| accès direct >> |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| accès direct
>> |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| accès direct
>> |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| accès direct
>> |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Rechercher ici les thèmes d'études
sur le site par un catalogue de
photos
|
LE CHABBATE
Comment maintenir ce sommet
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
© Voir les conditions du copyright. Ce texte peut être
imprimé pour l'étude personnelle ou de groupe.
Tous les liens sur le chabbate, ici
Cette page comporte des lettres saintes, ne la placer que dans un
endroit respectueux.
Ils ne sont pas rares ceux qui pensent que le sommet
du Chabbate est le repas du soir.
Effectivement, ce qui donne cette impression c'est le changement radical
entre l'agitation de la semaine et le repos soudain, avec tout ce
qui l'accompagne de spirituel, le qiddouche, les chants, la paix ensemble.
C'est une expérience forte.
Ensuite, le lendemain matin, la prière est longue avec
la lecture de la Torah puis l'adjonction de la prière de Moussaf.
Le second repas est festif lui aussi, mais la fatigue commence à
poindre après ces deux repas et c'est alors un devoir de jouir
du repos du Chabbat.
Alors, quand approche Min'ha, il est fréquent que beaucoup
se sentent déjà arriver à la fin de Chabbate,
et pensent que l'on redescend dans l'intensité de la fête.
Effectivement, en semaine, l'heure de Min'ha est une heure de légère
angoisse car la fin du jour approche; on dit que les dinim,
les rigueurs, augmentent. C'est exact.
Mais, le Chabbate, c'est le contraire; l'heure de Min'ha est
l'heure du sommet de l'union sur tous les plans. C'est pour cela
que l'on dit dans la prière Âmida: "Atta é'had,
Toi tu es Un". Alors que le soir on a dit "Atta qiddachta,
Toi tu as sanctifié" et la matin on a dit "Yisma'h
Moché, Il se réjouira Moché". On voit
la progression. C'est donc l'heure du baiser suprême entre
Moché rabbénou et HaQaddoche baroukh hou et c'est
l'heure où Moché est mort et est entré dans le
bonheur de la Gloire.
Quand on chante, pendant Min'ha, avant l'entrée du rouleau
de la Torah: "ouva létsion goël...(et vient
vers Sion le sauveur)", c'est un moment où descend
toute la bénédiction qui va se prolonger dans la
lecture de la Torah qui se poursuit dans le passage de la paracha
suivante.
Et, ensuite, on dira que nous sommes dans "êt ratsone,
le moment de la Volonté d'En-haut" qui est toute
miséricorde, tout ra'hamim. On comprend qu'on se lève
pour dire ces mots quand on commence 'Va ani télilati...êt
ratsone'.
C'est le niveau le plus élevé, celui dont les
femmes disent chaque matin dans la prière qu'elles remercient
D.ieu qui les a faites selon ce niveau de Lui qui est le plus élevé,
le niveau appelé ratsone, volonté. C'est pour
cela, disent nos Sages que l'on dit alors au féminin: ki
qaddéch hi, et non pas hou au masculin. Et c'est
un niveau créatif de bonté et de bonheur car les lettres
de ratsone forment également le mot notsar, formé.
Tout cela est l'enseignement classique de nos Sages qui ont ainsi
bâti cette prière de Min'ha pour ces motifs. Et ils nous
enseignent que nous sommes là en un êt, en un
"moment" très particulier, unique, précieux,
d'union, de réunion.
Nous sommes donc montés jusque là depuis le début
du Chabbate.
Et l'apparition du rouleau de la Torah confirme ce dévoilement.
C'est une sorte de re-création toute heureuse.
Cet état montera encore pendant la prière de
la Âmida en silence; et encore plus pendant la répétition
à haute voix.
L'importance de vivre ces moments, avec le maximum de conscience et
de présence de l'attention et du coeur, devient évidente.
Il était donc nécessaire que cette illumination, si
l'on peut dire, se fasse à l'heure habituelle de l'angoisse,
pour bien réaliser que cette fois tout est monté dans
le meilleur depuis le bloqué.
Alors on peut dire vraiment: Atta é'had, Tu es Un, véchimkha
é'had, et Ton Nom est Un. Car c'est la réussite.
Ceux qui étudient reconnaîtront toutes les sources de
ces enseignements.
Et on dit alors: "Mi kâmokha Israël goï é'had
ba aréts, Qui est comme toi, Israël, peuple unifié
sur la terre". Chacun de ces mots est important.
Nous comprenons maintenant que nos textes disent que D.ieu, le Chabbate
et Israël témoignent chacun l'un de l'autre (Talmud 'Haguiga
3b), souligne le 'Hida.
Voilà ce niveau et ces dynamiques dont on n'a pas assez
conscience.
J'écris ce texte en des jours où il est évident
qu'Israël est en péril, attaqué de l'extérieur
et du dedans, sans que les leaders ne sachent se réfèrer
à ce qui est la source de notre être, la source de Sa
présence sur Sa terre, ni à Celui qui est la seule source
de la paix Chalom car il est Chalom, complet et Tout,
et quand le peuple d'Israël est ouvert à Sa Torah de bénédiction,
alors le chalom est automatique et les ennemis n'ont aucune
place sur la terre d'Israël. On s'égare au lieu de se
remettre dans l'axe, alors qu'il faudrait le faire pour que la vie
de nos jeunes soldats subsiste et qu'ils fassent éclore leur
vie.
Vous le savez, je n'accuse pas ces leaders qui n'ont pas reçus
de ceux qui savent la formation qui est leur héritage.
Par Modia, nous essayons de combler ce déficit pour le maximum.
Il faudrait le faire en hébreu, en espagnol, en anglais comme
on me le demande, mais vos dons sont nécessaires pour cela.
Cela m'est im-po-ssi-ble sans vous.
Sur Modia, nous prions aussi toujours pour le chef de l'Etat, lien
ici.
Il nous faut donc maintenir ce niveau atteint au sommet du Chabbat,
et nous savons que nous recevons un supplément de Chabbate
(tosséféte Chabbate) pour en vivre dans les jours
suivants au même niveau, c'est ce que nous allons étudier
maintenant.
Comment pouvons-nous faire pour maintenir les forces négatives
à l'extérieur de cette zone paradisiaque? C'est le rôle
de ces rites de la fin du Chabbate.
Le 3e repas, séouda chélichite.
On y est à un niveau tellement élevé et de bonheur
qu'on ne fait pas le qiddouche de vin, car le vin comporte
toujours un petit élément de violence, de rigueur, de
dine. On veille donc à ne pas redescendre vers ces niveaux,
même quelque peu.
On dit qu'on est au niveau du yayine ha méchoumar, du
vin d'En-haut conservé pour cela. C'est un niveau complet de
bonheur nommé miséricorde ou ra'hamim. Donc on
peut en boire mais il n'y a pas la nécessité de faire
le qiddouche officiel dessus.
Ce petit repas est donc très important car il manifeste que
nous sommes conscients de tout ce que nous avons décrit, et
l'amplifions en nos vies.
C'est ipso facto, un moment où D.ieu est uni le plus à
Israël et accomplit ses besoins.
Lisez la page 118a et b du Traité Chabbate du Talmud, vous
verrez la louange qui y est faite de ce 3e repas:
"on recevra toute la bénédiction de Yaâqov
le 3e Patriarche dont il est dit: tu t'étendras à l'Ouest,
et à l'Est et au Nord et au Sud (Béréchite 28,14)
et on sera préservé des douleurs qui précèdent
la venue du Machia'h, du Messie, du jugement du Guéhinom, la
Géhène, et de la terrible guerre de Gog et Magog contre
Israël à la fin des temps". Et Elie le prophète
viendra avant tous ces ennuis (Malakhie 3,23).
Et Ribbi Yossé dit: "que ma récompense soit avec
ceux qui mangent les trois repas de Chabbate". On le comprend
maintenant. Et Rav Na'hmane dit: "que je sois récompensé
pour avoir pratiqué les 3 repas de Chabbate".
Et le Zohar III 273a dit que ces trois repas complètent les
7 bénédictions de la prière du Chabbate pour
atteindre la plénitude du 10.
On n'a pas véritablement faim en ce troisième repas,
mais c'est justement une réunion du plaisir matériel
et spirituel plus qu'une satisfaction d'un corps ayant faim.
On comprend maintenant le sens du poème du Ari, zal,
que beaucoup chantent ou disent pendant ce repas.
En voici ma traduction:
"Béné hékhala (vous qui
est les membres du Sanctuaire saint), vous aspirez à voir l'éclat
de la Sainte Présence.
Que vous puissiez être à cette table où se tient
dans la joie (guiloufine) le Roi (malka).
Associez-vous en vous unissant à cette réunion où
même les anges sont présents.
Soyez joyeux en cette heure qui est celle de la volonté (raâva,
comme ratsone) et où il n'y a pas de colère (zaafine).
Approchez-vous de Moi, ressentez Ma force ('héli) car
il n'y a pas de rigueurs (dinim) qui frappent (téqifine).
Laissez-les dehors (lévar), ne les éveillez pas
ces chiens (kalbine) agités.
Et alors, j'invite l'Ancien saint (D.ieu) à l'heure de Min'ha,
où ils disparaissent ('halefine).
Sa Volonté est dévoilée et annule toutes ces
écorces.
Qu'on les relègue dans leurs trous (nouqbéhone)
et qu'ils soient cachés dans des rochers.
Cela, maintenant, à l'heure de Min'ha, dans la joie de la sainte
Présence."
On dit aussi le psaume 23 qui est sous une forme du verbe qui est
un présent-futur:

"Hachém est mon berger, je ne manquerai de rien.
Dans des prairies d'herbe il me fait camper, sur des eaux de repos
Il me conduit.
Mon âme il la restaure, il me conduit dans les sentiers de la
justice, pour Son Nom.
Même si j'allais dans la vallée de la mort, je ne craindrais
pas le mal car Toi Tu es avec moi,
Ton soutien et Ton appui ce sont eux qui me consolent.
Tu dresses devant moi une table contre mes persécuteurs:
Tu parfumes d'huile ma tête; ma coupe est pleine à déborder.
Souverainement, le bien et la bonté me poursuivront tous les
jours de ma vie;
et j'habiterai dans la Maison de Hachém au long des
jours".
Je souligne que ce dernier mot (yamim) a la valeur numérique
des 100 bénédictions.
Car tout est complet.
Et nous sommes blindés dans cette union et cette présence
pour la garder dans la semaine.
Israël en a grand besoin. Tout Israël.
Nous prolongerons cette étude par
celle de la Havdala (lien ici).
Le Ari, zal, a consacré un long commentaire plein de
lumières accessibles sur ce psaume 23 dans son Séfer
haLiqoutim,
qui fait comprendre aisément combien la bénédiction
descend par ce psaume.
Voir aussi le commentaire du 'Hida dans Yossef Téhilote
et, bien entendu, celui de Rachi.
Voir aussi ici l'étude
du psaume 29 du Chabbate, une étude très précise
et complète de ce qu'est un psaume.
Etude du psaume 23
Verset 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6

"Hachém est mon berger, je ne manquerai de rien.
Dans des prairies d'herbe il me fait camper, sur des eaux de repos Il me conduit.
Mon âme il la restaure, il me conduit dans les sentiers de la justice,
pour Son Nom.
Même quand j'irai dans la vallée de la mort, je ne craindrai pas
le mal car Toi Tu es avec moi,
Ton soutien et Ton appui ce sont eux qui me consolent.
Tu dresses devant moi une table contre mes persécuteurs:
Tu parfumes d'huile ma tête; ma coupe est pleine à déborder.
Souverainement, le bien et la bonté me poursuivront tous les jours de
ma vie;
et j'habiterai dans la Maison de Hachém au long des jours".
Etude du premier
verset pour bien le comprendre et bien le prier

Mizmor lé David, Hachém roî, lo é'hsar.
Psaume de David. Hachém est
mon berger, je ne manquerai de rien.
Etudions-le
d'abord avec le 'Hida. C'est une véritable étude classique,
approfondie qui relie les textes entre eux, la grande classe de la
tradition:
Le Yalkoute
Chimôni,
ch. 4,
sur Ezéchiel 34, 31,cité par le Rav
Matrani dit que Israël est nommé Adam quand
il vit selon la volonté (ratsone)
de Celui qui crée tout l'espace et qu'on appelle ainsi maqom,
lieu. Par contre,
quand il ne le fait pas, on le nomme par l'appellation tsone,
troupeau. Il vit en troupeau suiveur et, comme un troupeau, il
suit le premier qui l'emmène dans le précipice. Mais, même
alors, Hachém est le Berger de Son peuple qui dévie
et court à sa
perdition.
C'est donc encore un grand privilège et une sauvegarde heureuse que
d'être ainsi sauvegardé quand on pâtit des conséquences négatives de
nos actes. Maintes fois, les prophètes l'ont rappelé dans chaque époque.
Aujourd'hui, où il est tellement clair que les dirigeants du peuple
d'Israël.
Mais,
nous devons aussi nous extirper de notre condition de troupeau
allant vers le mal si
nous demandons aussi à Hachém de nous aider. Concrètement, en
cette heure vitale pour Israël, notre examen de conscience doit
porter sur ces points suivants:
Même si nous
agissons dans la guerre, nécessaire, avec le minimum vital de logique,
d'intelligence et de cohésion,
la réalité de l'existence d'Israël dépend
encore en profondeur, d'autres facteurs qui ne sont encore nullement pris
en compte dans la logistique de défense, de résistance
et de construction:
la moralité de la direction politico-financière, la justice sociale,
la justice éducative égalitaire, la volonté d'appréciation
réciproque entre les différentes composantes de la société,
spécialement de la part des religieux envers ceux qui n'ont pas reçu
ce bagage de l'identité nationale par le fait qu'ils ne le leur communiquent
pas; enfin et surtout, le silence très coupable des grands leaders rabbiniques
en cette heure extrêmement grave, qui n'apportent pas au peuple les réponses
de la Torah, existantes, claires, celle de la téchouva morale et sociale
et de la fraternité absolue. Spécialement quand ils savent, eux,
qu'une telle crise où Israël est attaquée de l'extérieur
contre sa survie ne vient que de deux raisons indiquées par la Torah:
l'immoralité de la vie sociale, politique, fraternelle et religieuse,
et le refus d'une grande partie du peuple de recevoir le cadeau que D.ieu fait à Son
peuple de Sa terre pour venir y vivre selon Sa Torah.
Comment peut se faire aussi cette téchouva
indispensable, vitale?
C'est nous tous qui sommes les soldats de ces combats essentiels,
où que
nous vivions.
Ce n'est pas du tout par quelques collectes que nous apportons les vraies réponses
de fonds, seulement. Avant de continuer à prier, nous devons nettoyer
notre coeur
et nos actes.
Cela
est d'autant possible que les nations sont gouvernées en haut, selon le Zohar, par les puissances
célestes que l'on nomme les sarim, les Princes dont ils tirent
leur force ('hozeq, en hébreu, et toqpa, en araméen dans II Zohar
17a) qui sont sous l'obédience de D.ieu. Tandis qu'Israël, dans
la mesure où
il vit
selon son
être, est sous la mobilisation directe de la volonté de D.ieu.
Cela peut sembler un privilège, ce n'est pas le sujet car c'est
d'abord une exigence de pureté.
C'est pour cela qu'il est dit d'Israël dans le Traité Baba
Batra (page 115b): "guémiri, nous étudions
la Torah et l'écoutons
vraiment, ela kala chivta, et qu'il y ait une destruction,
une part d'Israël subsistera puisqu'elle est branchée
dans la Torah qui est le branchement sur le Créateur de
vie". (Vous voyez combien
les mots du Talmud sont abrégés et qu'on ne peut
les étudier qu'avec
quelqu'un qui a reçu la tradition orale sinon on ne peut
pas déchiffrer
ni comprendre et on parlera alors bêtement d'arguties talmudiques).
C'est pour cela qu'il est dit que "Hachém est envers
nous roï, mon berger". C'est Lui notre Prince
et, donc, "je ne manque de rien", dit le verset du psaume: ela
kala chivta, et qu'il y ait une destruction, une part d'Israël
subsistera.
Et maintenant, nous comprenons parfaitement le lien qu'il y a entre
notre psaume et ce que dit le prophète Ezéchiel 34,
31:
"Véatem tsoni, tsone marîti, Et quant à vous,
vous êtes mon troupeau, le troupeau que je fais paître,
Adam atem, Adam vous êtes, (et D.ieu place alors les formules
grandioses comme à chaque fois que c'est une déclaration
capitale qui engage tous, Lui et les humains),
Ani Eloqékhem, néoum Adonaï Hachém,
Je suis votre D.ieu, déclaration
du Seigneur Hachém".
Attention, "Véatem
tsoni, tsone marîti, Et quant à vous, vous êtes
mon troupeau", ce n'est pas un privilège du type "peuple
élu", cela veut simplement dire: "vous n'accomplissez pas Ma
volonté mais Moi Je suis cependant votre berger qui vous guide".
Nous devons donc reconnaître nos écarts de conduite
et nous replacer sous la bonne guidance, c'est ce que l'on appelle
la téchouva,
le retour.
Nos
écarts de conduite sont flagrants et conduisent à la
destruction d'Israël. C'est clair: Après 2000 ans, le
Ciel nous ramène et nous savons que nous ne pourrons
subsister que si nous sommes fraternels, que si nous
éduquons dans la Torah, que si nous aidons les pauvres,
que si nous sommes droits avec les autres peuples.
Au lieu de remercier et d'agir en ce sens, comme des pilotes fous, nous avons
saccagé. Les ennemis attaquent alors, des milliers de roquettes tombent, et le
Ciel protège et il n'y a que quelques tués: au lieu de remercier et de comprendre
et de revenir, non, nous sommes sourds, méprisant envers le Ciel et entre nous,
et nous expulsons les Juifs et donnons la terre aux pires ennemis et nous disons
dans un mensonge éhonté aux nations: "n'est ce pas que nous sommes des pacifistes
ainsi"
et
les
nations
qui
veulent notre destruction encouragent ces traîtres.
Là-dessus, les ennemis amenés par nous attaquent, et à nouveau des milliers et
milliers de roquettes et très peu de victimes. Et nous ne comprenons en rien:
ni les religieux ne font téchouva pour aimer tous leurs frères et partager avec
eux la Torah et prendre leur part dans la défense commune, ni lutter les premiers
pour la justice envers les pauvres. Et le mépris des autres envers eux continue
également.
Troisième avertissement: nous avons perdu la guerre et au lieu de faire téchouva,
de revenir, nous mentons effrontément sans vouloir prendre en compte l'avertissement
ni nos morts, et
disons
que
nous
avons
gagné.
Alors la machine à détruire continue à fonctionner de plus belle, par notre unique
faute: ce n'est pas une punition externe, c'est un suicide accompli par nous.
REAGISSEZ!
JE LANCE DONC ICI UN APPEL. IL N'Y A PAS DE SOLUTION
DANS LE POLITIQUE EN ADHERANT
A
UN
TEL CONTRE D'AUTRES. NI A REGARDER PASSIVEMENT LA TV. IL N'Y A PAS DE SOLUTION
DANS
LE
MILITAIRE:
NOUS
VENONS
DE LE CONSTATER, LE MILITAIRE SANS LA MORALE EST NUL EN EFFICACITE.
DONC, REVENONS A L'AVEU DE LA FAUTE COLLECTIVE ET INDIVIDUELLE ET REVENONS A
CE
QUI EST UNE VERITABLE RELATION
D'AMOUR PROUVEE ENTRE LE MAITRE D'ISRAEL ET NOUS SON PEUPLE COMPLEXE, ET QU'IL
FAUT
AIMER
DANS
SES COMPOSANTES LES PLUS DIVERSES. EN EN TIRANT LES CONCLUSIONS.
C'EST L'APPEL A CETTE RELATION D'AMOUR ENTRE LE CIEL ET NOUS PAR DES ACTES CONCRETS,
SEULE
ACTION
EFFICACE,
QUE
NOUS
LANCE
CE PSAUME 23.
C'EST POUR CELA QUE NOUS EN FAISONS ENSEMBLE UNE ETUDE TRES APPROFONDIE.
S.O.S!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
LISEZ-LA COMME UNE LETTRE PERSONNELLE
adressée à vous par le Ciel, je ne suis que le facteur qui vous apporte ce courrier
écrit par tous les Sages de notre tradition merveilleuse.
|
Toute la solution de la survie et du bonheur d'Israël tient en
cela et non pas dans des trucs magiques comme j'en entends souvent
évoquer du type (dans les difficultés terribles actuelles du
peuple ou de votre vie personnelle, vous obtiendrez tout si vous
allez sur la tombe de X, si vous ouvrez au hasard le livre de
Untel, si vous dites cette formule chaque jour, si vous lisez
uniquement le livre de tel Rav, si vous devenez adepte de X qui
seul sait tout et qui fera le salut du monde, si vous faites
telle mitsva, si vous donnez à notre oeuvre de la tsédaqa, etc,
etc.). Tous cela n'est que se substituer à la Torah et à Son
maître
pour
n'en prendre qu'une partie (parfaite mais délaissant l'ensemble)
ou un substitut humain au rôle de berger du seul Roé,
berger. On redescend alors au niveau des sarim, des
Princes comme les autres nations, et on s'étonne
en plus, de par la division du peuple ainsi créée, que le salut
n'arrive pas car on a détruit au lieu de construire tous
ensemble.
Au contraire, soyez Adam, c'est à dire ces humains selon
le modèle direct d'union au Créateur, car Adam a
la guématria 45 qui est celle de l'écriture du Nom de D.ieu,
pour bien en montrer la
relation de lien et d'unité exclusive.
Ne prenez pas d'autres styles de modèles comme le font
les autres nations et religions, l'expression Adam atem, vous
vous êtes Adam, a un sens qui indique la différence
(lémaête) par rapport à d'autres et à leurs
modèles, et le Ritba et le Rachba l'indiquent dans leur livre
de Réponses, 1, 830.
Ne pensez pas qu'on puisse en déduire quelque chose de péjoratif
envers les nations, cela n'existe jamais dans la Torah car tout
homme est à l'image de D.ieu; c'est pourquoi Rabbénou Tam précise
bien sur ce sujet: les nations du monde (oumotes ha ôlam)
sont nommées (niqréim) "haAdam" et
le peuple juif est nommé Adam.
Donc simple nuance mais non pas divergence. Mais l'exigence
envers nous subsiste. Cette différence est indiquée dans les commentaires
oraux de ce qui s'est produit lors de la dispersion après la
Tour de Babel (Béréchite ou Genèse 11,5).
Vous le voyez, l'enseignement de la Torah démontre en tous ses
axes combien il est vital que le peuple juif soit relié à son
berger pour qu'il puisse bénéficier de la protection ontologique,
automatique. Ce ne sont pas les armes seules, ni les alliances
politiques avec un empereur puissant, ni une économie brillante,
qui peuvent assurer la prospérité et la survie de ce peuple particulier,
car elles ne sont que du vent sans ce lien, donc moral, au Créateur.
C'est ce que ce verset de Béréchite (la
Genèse) nomme "la tour qu'avaient
bâti les fils de haAdam", ce n'est que de l'humain
friable. Ne faisons pas de la Torah cela, ne faisons pas de Son
peuple
cela. Ensuite,
refusant notre jonction vitale, on s'étonne que notre
santé est en danger et que les ennemis deviennent puissants comme
les cellules d'un corps vivant de façon malsaine sont attaquées.
C'est ce que l'on appelle tomber dans 50 portails de l'impureté ('hamichim
chéâré toumea).
Pour ceux qui ont une formation leur permettant de comprendre
avec justesse et complexité les niveaux du rémez,
le 'Hida indique que tout cela est résumé en code
dans la composition du mot tsoni (mon troupeau) dont
les deux premières lettres tsadé aleph forment la guématria
des mots Adonoute
Hachém (91), le noun annonce les
50 portails de la connaissance et sagesse (bina),
et le youd est la sagesse ou 'hokhma.
Pour ceux qui n'ont pas encore cette formation, ne prétez pas attention
à ce paragraphe, il n'est qu'un aide mémoire dans les connaissances
de ce niveau avancé.
Vous comprenez, par cette étude longue d'un seul verset chez
un seul auteur nous rapportant notre tradition, quelle puissance
a l'étude pour éclairer nos enjeux vitaux au niveaux du peuple
aussi bien qu'au niveau personnel. Car notre position dans l'existence
et dans les conflits est différentes si on comprend cela ou non.
Mais il faut étudier pour avoir ces éclairages; on le fit pour
toute connaissance nécessaire dans la profession, et on le néglige
en un secteur vital bien plus important encore.
Munis
de ces connaissances, vous comprenez les usages multiples de
D.ieu nommé roé, berger dans la Torah,
par exemple par Yaacov-Israel bénissant Ephraïm et Ménaché et
disant: "HaElohim ha roé oti méôdi âd
ha yom ha zé, le
D.ieu qui a été berger pour moi depuis toujours jusqu'à ce jour-ci"
(Béréchite 48,15).
Voyez également dans le Cantique des Cantiques le terme de berger
ou faire paître ou conduire (roê): 1,7; 1,8; 2,16;
4,5; 6,2. ou dans les psaumes: 49,15; 78,71; 80,14. Vous comprendrez
parfaitement
le psaume 28 et surtout son verset 9.
Et de même en de nombreux passages de tout le Tanakh (la
Bible), 75 fois.
Ce
qui est donc important, après avoir compris cela, c'est
de faire de la lecture-prière de ces versets et mots,
non pas une connaissance mais une "réalisation" présente
ensemble (intérieure,
relationnelle avec Hachém, et extérieure).
(photo de l'auteur, près de chez moi, à Jérusalem, près: les
herbes multiples comme tous les humains et toutes nos tâches;
au loin: le moulin de Montefiore, la force de notre tradition
qui nous enseigne en phare; et le ciel de Jérusalem; le tout,
en une seule
présence).
Là, nous essayons
d'être
ce troupeau et conformes au berger.
Si D. veut, l'étude continuera sur cette page les jours suivants.
Etude du deuxième
et troisième versets pour bien les comprendre
et bien les prier

2. Binéote déché yarbitséni; âl méi ménou'hotes yénahaléni
Dans de belles prairies d'herbe, il me fait camper;
sur des eaux de repos il me conduira.
3. Nafchi yéchovév; yané'héni vémaâguéléi- tsédéq lémaâne Chémo..
Mon âme, Il la restaurera; il me dirigera dans des sentiers
de justice, pour Son Nom.
Il faut essayer de comprendre ce que cela veut
dire. Il est interdit de prier sans cavana (intention basée sur la
compréhension du texte). Et il est bien ordonné aux éducateurs de ne
pas faire des automates de ceux qui veulent étudier et prier. Donc
pas: vous avez tel problème, lisez x fois le psaume Y, comme s'il était
efficace par cet acte; le judaïsme n'est pas de la magie. Si cette
conception et pour vous nouvelle et vous surprend, lisez le commentaire
de Rachi sur Chémote 21,1: "Vééllé hamichpatim achér
tassim lifnéhem"
(et celles-ci sont les ordonnances que tu placeras face à eux). Rachi
commente: "que tu placeras face à eux: Ha qadoche baroukh
Hou (le Saint,
béni soit-Il) a dit à Moché: qu'il ne te vienne pas à l'esprit de penser
comme ceci, je vais leur enseigner un chapitre ou une halakha deux
fois ou trois fois jusqu'à ce que ce soit devenu un automatisme connu
dans leur bouche, et je ne vais pas me fatiguer à leur faire comprendre
le sens des choses et leur signification; c'est pour cela qu'il est
dit: " que tu placeras face à eux", comme une table préparée (choul'hane
âroukh) et disposée pour manger devant un être humain (lifné
adam).
Fin de citation de Rachi.
En conséquence, vous comprenez pourquoi je place ces commentaires sur
les psaumes souvent lus avec répétition automatique. Il vaut mieux
aller jusqu'à apprendre l'hébreu car des jeux nombreux de sens ne
transparaissent que dans l'hébreu, mais en tous cas, il faut étudier
les commentaires pour nous ouvrir le regard et la sensibilité sur les
mots. Continuons donc.
Les verbes de ces trois versets sont un futur (je ne manquerai, il
me fera camper, il me conduira, il restaurera, il me dirigera). Ce
n'est pas un futur de souhait mais de certitude; de plus, ce futur
hébraïque
est
un présent
continu que l'on prolonge jusqu'au futur. Donc, ressentir cela dans
la prière.
Ces verbes se terminent par la particule "i" qui relie les deux personnages,
l'acteur (D.ieu) et le bénéficiaire (moi) en un seul mot d'union. Prendre
le temps de déguster cette union. J'appelle cela "se rapprocher en
sincérité, en union", diminuer l'écart de la sincérité. Le
"Il" grandiose et le "moi" sont dans une présence. On comprendra ensuite
combien ce lien est capital pour que l'on en vienne à oser traverser
les vallées de la mort. Et, en ce moment de guerre, on découvre alors
l'importance d'une prière vécue ainsi vraiment. Certains de nos Sages
en tous les siècles ont appelé cet exercice, ou plutôt cette attitude
du coeur et de la pensée dans la prière: cavana (intention) ou bien
hitbonénoute (attention, méditation).
Arrivés à une telle intimité, je dirai à ceux qui ont étudié davantage,
(par attention du coeur, et que D.ieu me pardonne si je me trompe en
cela) que ce n'est pas par hasard que ces trois versets se terminent
dans l'ordre
par les lettres "r-i-o" de guématria 216 qui correspond trois fois
à l'écriture alargie du nom de D.ieu. Cela a sens; les étudiants avancés
comprennent. En tous cas, cela concorde bien avec ce que dit le
Middrache Téhilim 24, 1: chaque fois que le psaume
commence par mizmor lé David, cela veut dire que David
commença à chanter
et ensuite la Chékhina (présence divine) vint vers lui. Voilà
l'union: à nous de commencer, et c'est commencer en chantant (il faut
donc que
notre
coeur se mettre dans ce registre) et alors la Chékhina vient et s'unit;
ce n'est pas une petite chose!
Et en effet, dès le troisième mot cela est réalisé car le Nom divin
est nommé.
Remarquons aussi que cela est intense et réalisé de façon pressante
car il y a peu de mots en ces versets (6-7-7) et dans un équilibre
parfait. Prenons le temps calmement pour lire en traversant le paysage
extérieur et intérieur de chaque mot, car ils sont des lieux d'union,
comme nous l'avons vu. Mais aussi de calme absolu: rien ne manque,
herbe, paisible.
Le seul mouvement, est la conduite très douce du berger dans ces paysages
différents tellement calmes que Il fait que mon néféche revient.
Le néféche, c'est plus que la psychologie conscience, c'est l'ensemble
de tout ce qui constitue ma personnalité. On dit, dans l'anthropologie
juive, qu'il y a le corps (gouf), le néféche (personnalité), la néchama (âme). Ils sont un tout et vont au même rythme comme il est dit dans
le psaume 84,3: "mon néféche (nafchi)
a soupiré et désiré vers les parvis de Hachém, mon coeur (libbi) et ma chair (ou
véssari)
se réjouiront vers le D.ieu vivant (yérannénou el El 'haï)".
Revenons à notre verset: nafchi yéchovév, mon néféche Il le fait revenir.
Donc, il y a une rénovation de tout l'être personnel qui revient à
ses sources, à ses profondeurs, à ses puretés, à ses forces, à une
situation heureuse et souriante, chovav.
Revenir, c'est la téchouva (même racine), c'est revenir
d'abord de la dispersion de la galoute comme le souligne
le Rav Chalom Abihssira dans son commentaire des psaumes Zévah Chéva,
se basant sur Sanhédrine 98a: il me ramènera de mon pays d'exil jusqu'en
terre d'Israël comme il est écrit en Dévarim 30,5: "et Il te ramènera,
Hachém ton D.ieu, dans le pays qu'auront possédé tes pères".
Le
niveau exceptionnel de ce qui se passe dans ce psaume et par
ce psaume au niveau de tout
l'être fait que beaucoup de communautés le récitent dans les
moments les plus élevés, spécialement le Chabbate:
avant le dernier kaddiche et âlénou lé chabéa'h, dans la première du Chabbate,
le soir. Souvent on le dit aussi avant le qiddouche, soit le
soir, soit le midi, soit avant la séouda chélichite, ou avant
la bénédiction de la fin du repas (birkate
ha mazone). Ceci,
pour que vous perceviez sa force de ré-union.
Après
avoir déchiffré, et nous être entraîné à entendre ce qu'il y
a en chaque marche, nous allons maintenant relier toute cette
première partie en un seul faisceau et nous laisser prendre par
la musique de cette rencontre entre notre niveau déficient (et
je pense beaucoup aux misères qui se déroulent sur la terre d'Israël
en ce moment) et notre Créateur. Cette terre est le lieu de Sa
présence, et de notre relation d'amour.
Nous serions tentés de dire: qu'on nous y laisse tranquille;
d'autant que les musulmans ne se tournent pas vers Jérusalem
pour prier mais vers La Mecque! Et qu'elle n'est pas nommée une
seule fois dans tout le Qoran. Alors. Mais le problème de ce
qui les obsède en nous n'est pas le sujet. Il suffit que nous
vivions avec le Créateur sur "Sa" terre, et les ennemis s'éloigneront.
Entrons maintenant dans cette relation qui est développée autour
de nos versets dans un dialogue amoureux extraordinaire dans
le Midrache Rabbah (2,2,16,1) du Cantique des Cantiques. Je le
traduis en abrégeant un peu:
"Dodi li va ani Lo (mon Bien-aimé
est à moi et moi je suis à Lui)" Cantique
des Cantiques. Il est mon D.ieu et je suis Sa nation, comme il
est
dit: "Anokhi
Hachém
Elohéikha, Je suis
Hachém ton D.ieu" (Chémote 20,2). Et je suis
Son peuple et Sa nation, comme il est dit: "Ecoutez-moi,
vous qui êtes Mon
peuple, prêtez-moi l'oreille, vous qui formez Ma nation" (Isaïe
51,4).
Réfléchissons
bien à ces mots dans le contexte de nos événements.
Il
est un père pour moi, et je suis un fils pour Lui, "car Tu es
notre père" (Isaïe 63,16). Egalement: "car Je suis devenu un
père pour Israël" (Jérémie 31,9). Je suis comme un fils pour
Lui: "Israël est Mon fils, Mon premier né" (Chémote 4,22). et
encore: "Des enfants vous êtes pour Hachém votre D.ieu" (Dévarim
14,1).

Il est comme un berger pour moi: " Prête l'oreille, Berger d'Israël"
(Psaume 80,2). Je suis à Lui comme un troupeau: "Et vous, mes
brebis, que je fais paître, vous êtes des hommes, moi Je suis
votre D.ieu" (Ezéchiel 34,31).
Il est pour moi comme un gardien: "Non, sûrement, il ne s'endort
pas ni ne sommeille, Celui qui est le Gardien d'Israël" (Psaume
121,4).
Je suis Son vignoble: "Car la vigne de Hachém-Tsévaote, c'est
la maison d'Israël" (Isaïe 5,7).
Il combat pour moi contre ceux qui m'attaquent et je combats
pour Lui contre ceux qui l'attaquent. Il combat contre ceux
qui m'attaquent comme lorsqu'Il fait la plaie des premiers-nés d'Egypte:
"Je parcourrai le pays d'Egypte" (Chémote 12,12). Et aussi :"Or,
au milieu de la nuit, HAchém fit périr tout premier-né dans le
pays d'Egypte" (12,29). Dieu dit: "Et Je ferai justice de toutes
les divinités de l'Egypte" (12,12).
Et je sacrifierai à Lui, come il est dit: "quoi, nous immolerions
sous leurs yeux les idoles des Egyptiens!" (Chémote 8,22). et
aussi: "que chacun se procure un agneau pour sa famille paternelle"
(Chémote 12,3).
Il m'a dit: "Ton giron est comme une coupe arrondie, pleine d'un
breuvage parfumé" (Cantique des Cantiques, 7,3). et je Lui dis:
"Tu es mon ami bien aimé, que Ta bonté jamais ne me manque" comme
il est dit: "Hachém est mon berger, je ne manquerai de rien"
(notre psaume 23,1)...
...Il m'appelle: "Ma soeur, Mon aimée, Ma colombe, ma parfaite,
Mon unique" et je Lui dis: "Que Tu es beau, mon Bien aimé, et
combien aimable" Cantique des Cantiques 1,16). Et il me dit:
"Heureuse es-tu, Israël, qui est comme Toi?" (Dévarim 33,29)
et je Lui dis: "Qui est comme Toi, Hachém, parmi les puissances"
(Chémote 15,11). Et Il me dit: "Et y a-t'il une seule nation
sur la terre, comme Ton peuple, comme Israël" (II Samuel 7,23).
Et je proclame l'unité de Ton nom deux fois par jour, disant:
"Chémâ Israël, Hachém Elokénou, Hachém é'had. Ecoute, Israël,
Hachem notre D.ieu, Hachém est Un" (Dévarim 6,4)...."
Et
le texte continue sur des pages et des pages ce dialogue extraordinaire
d'amour entre Dieu et Israël, en disant des mots puisés dans
tout le Tanakh, la Bible.
Ainsi, doit être notre relation à Lui, en tant que Son
peuple, en tant que Sa terre.
Alors, comme en Egypte, quand nos ennemis nous attaqueront, Il
nous défendra avec la même puissance.
Mais, pour cela, il faut que nous soyions avec Lui, particulièrement
dans les heures difficiles et non pas à nous lamenter sans dialogue
d'amour.
C'est tout cela qui est contenu dans ces trois premiers versets
qui constituent exactement la moitié du psaume 23.
Redisons-les:

Mizmor lé David, Hachém roî, lo é'hsar.
Psaume de David. Hachém est mon berger, je ne manquerai de rien.

2. Binéote déché yarbitséni; âl
méi ménou'hotes yénahaléni
Dans
de belles prairies d'herbe, il me fait camper; sur des eaux
de repos il me conduira.
3. Nafchi yéchovév; yané'héni vémaâguéléi-
tsédéq lémaâne Chémo..
Mon âme, Il la restaurera; il me dirigera dans des sentiers de
justice, pour Son Nom.
Ensuite, avec cela, nous allons traverser la vallée des combats
sans être en péril, comme en Egypte (les 3 derniers versets).
Vous le voyez, une étude sur Modia vous transmet la richesse
des sources de la tradition juive dans ses ouvrages fondamentaux,
selon la méthode la plus traditionnelle que vous apprenez
ainsi pour devenir progressivement capables d'étudier par
vous mêmes avec ces outils intégrés. Mais, jamais n'est oublié
l'essentiel: l'intériorité de la Torah et notre intériorité
personnelle. Enfin, cela éclaire toujours l'actualité car
la Torah est donné pour nous aider à vivre ici, et non pas
dans les cieux.
Réalisez donc -dans son mouvement de véritable prière-
ce psaume 23, pour Israël en danger et qu'il soit la demande d'aide
avec la force de la confiance envers Hachém. L'étude de
ce psaume est très
utile pour découvrir
la part que "je" peux réaliser pour sauver Israël.
Car il exige de nous de ne plus nous comporter en "troupeau".
Et n'oublions pas qu'il est tellement efficace que le Talmud (Pessa'him
118b) dit qu'on le dit après le Hallel, selon certains Sages. C'est dire
son efficience puissante. Le Zohar II, 170a, explique pourquoi: c'est
que D.ieu en Sa Chékhina (présence) veut tellement aimer, aider les hommes
qu'il devance en dons tout ce qu'il peut demander et éveille ses demandes.
Si nous avons bien compris que
cette efficacité vient du trio que représente
la venue divine vers nous, notre réponse sincère,
et la relation entre nous,
alors nous comprenons le mécanisme de cette efficacité:
c'est comme un équilibre de balance entre 3 termes,
les deux côtés de la balance et leur relation
dans le fléau. Le Zohar I, 162b trouve cet équilibre
exprimé par les trois temps que vous avons étudiés:
1. Hachém est
mon berger, je ne manquerai de rien.
2. Dans
de belles prairies d'herbe, il me fera camper.
3. Sur
des eaux de repos il me conduira. Mon âme, Il la restaurera; il me dirigera dans des sentiers de
justice, pour Son Nom.
|
Intégrez
d'abord progressivement ce qui est mis sur cette page, avant
que j'insère la suite.
.
Etude du quatrième
verset pour bien le comprendre et bien le prier/
Resituons-le:

1. "Hachém est mon berger, je ne manquerai
de rien.
2. Dans des prairies d'herbe il me fait camper, sur des eaux de repos Il me conduit.
3. Mon âme il la restaure, il me conduit dans les sentiers de la justice,
pour Son Nom.
4. Même quand j'irai dans la vallée de la
mort,
je ne craindrai pas
le mal car Toi Tu es avec moi,
Ton soutien et Ton appui ce sont eux qui me consolent.
Gam ki-élékh béghéi tsalmavét,
lo ira râ di-ata îmadi;
chivtékha oumicheânetékha hémma yéna'hamouni.
Etudions
Donc, après trois versets de méditation apaisante et confortante,
nous arrivons à la dure réalité, telle qu'elle peut être véritablement.
Nous confrontons maintenant ensemble et ce calme assuré et le mal
menaçant et vraiment dangereux jusqu'au péril de mort. Et nous savons
tous que cela est exact. La Torah n'est pas au milieu des Cieux pour
des anges bienheureux et contemplants, elle est ici pour des vivants
qui ont une tâche à réaliser et le danger, le mal sont effectivement
présents.
Nos Sages, réalistes, précisent bien que ces menaces de mort viennent
aussi de l'intérieur de nous, dans ce qui est nommé l'instinct de
mal, ou découvert par la psychanalyse, entre 2000 ans et 3200 ans
plus tard après nos textes fondamentaux, par un Juif nommé Freud:
l'instinct de destruction.
C'est ce qui vient détruire le programme de bonheur mise au point
aussi bien par le Créateur que par nous envers nous-même ou entre
nous les humains. On se rend compte après coup que "notre mauvais
penchant nous a dominé" comme dit Ribbi Elaï l'ancien dans le Traité
Qiddouchine page 40a: "roé adam ché yitsro mitgabbér âlav".
Même dans ces situations les pires où on risque la mort physique
et morale, exactement comme l'est la situation morale et physique
de notre peuple en Israël (et cela concerne la mise en cause de tous
les Juifs également, où qu'ils soient dans le monde), alors...
même en cette situation lamentable, comme dit le psaume 139,7-8:
"où je me refugie pour me dérober à Ta face, si j'escalade les Cieux
(de
la
richesse
et
des
plaisirs
et du confort en fuyant hors d'Israël), ou si je fais du Chéol de
mort là où je me repose (c'est la même chose cette fuite en diaspora
est comme une mort pour la vérité de son être, concernant un Juif),
hinnékha, Te voici encore face à moi!".
Le Juif utilise toutes les cachettes pour échapper à son destin profond,
spirituel, même la vie d'étude et de communauté peut être utilisée
pour cela, tout le meilleur, absolument tout.
C'est pour cela que D.ieu dit par la bouche du prophète Jérémie, Yirmiyahou
23,24: "im yissatér ich bamistarim, vaani lo érénnou?!, dit Hachém"
(y a t'il quelqu'un qui puisse se cacher dans une cachette et que
Je ne le voie pas?!).
L'important, c'est de ne pas perdre la conscience que Hachém est
avec nous, avec Son peuple ("Atta îmadi, Toi, Tu es avec moi). Mais
non pas pour nous assoupir comme un bébé, mais le berger a en mains
deux batons, un pour indiquer la route, soutenir, diriger, et l'autre
pour donner des coups s'il le fallait. Car il s'agit d'aller, d'avancer.
Ce n'est pas la contemplation statique devant le Roi assis sur Son
trône, sceptre en main.
Exercice:
méditer ce qu'il en est de notre cohérence de vie face à Hachém,
selon tous ces paramètres. Et, comme dit Rachi sur ce verset, comprendre
en ce sens les yissourim, les épreuves difficiles que l'on traverse.
Et
le Middrach sur le Cantique des Cantiques 2,1 cite Ribbi Abba
bar Kahana: "Knesset Israël (la communauté d'Israël) dit à D.ieu:
Ani hi, il m'arrive d'être dans un piteux état ou je suis devenue
comme étrangère à moi-même,"elle, hi" et c'est alors que j'appelle
mon berger selon le verset bien connu du psaume 130,1: "mimaâmaqim
qératikha Hachém, des profondeurs je t'ai appelé, Hachém" et
Tu m'as retiré de la boue, de la fange, vayaâléni mibor chaone"
(psaume 40,3). Et il a mis en moi un "chir 'hadache, un chant
nouveau".
Remarquons bien que ce texte n'est pas une apologie de l'attente
car il dit seulement que, même si je suis dégringolé dans les
pires profondeurs et loin du dessein d'amour de D.ieu envers
les hommes, si je veux changer et je L'appelle, comme un berger
Il répond. Et je peux donc sortir de mes abîmes d'échec.
Le texte continue en remarquant qu'alors les nations profitent
des faiblesses morales d'Israël pour l'accuser en tout et auprès
de D.ieu mais c'est alors qu'est cité notre psaume en ses trois
derniers versets. Que les nations s'arrangent avec leurs idoles
et leurs dieux mais le Créateur, D.ieu d'Israël, ne l'abandonne
pas et nous vivrons dans Sa maison toujours, tous les jours de
notre vie.
"Mais", il y a un mais, le mot akh en hébreu qui indique une
restriction. Cela veut dire que la permanence du secours divin
reste avec nous, mais que les malheurs que nous avons déclanché
par notre conduite et nos égarements vers les profondeurs ténébreuses
et notre éloignement de la terre du Sain béné soit-Il, lieu de
vie de Sa Torah, s'exerceront quand même.
Pourquoi perdre tant de temps, causer tant de ruines et de morts,
comme nous le voyons dans la phase actuelle du peuple juif mené
par des équipes de faux bergers mais où nous-mêmes ne venons
pas au lieu du rendez-vous du Cantique des Cantiques, ou n'y
vivons pas selon les règles d'amour?
Alors que c'est si simple. Même si cela demande un grand courage.
Etude
du cinquième verset pour bien le comprendre
et bien le prier.

5. "Taârokh léfanaï choulkhane néguéd
tsoreraï:
dichaneta vachéméne rochi kossi révaya.
Tu dresses devant moi une table contre mes persécuteurs:
Tu parfumes d'huile ma tête; ma coupe est pleine à déborder".
Bientôt le commentaire