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LE CHABBATE !
Comment maintenir ce sommet


par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
© Voir les conditions du copyright. Ce texte peut être imprimé pour l'étude personnelle ou de groupe.
Tous les liens sur le chabbate, ici
Cette page comporte des lettres saintes, ne la placer que dans un endroit respectueux.

Ils ne sont pas rares ceux qui pensent que le sommet du Chabbate est le repas du soir.
Effectivement, ce qui donne cette impression c'est le changement radical entre l'agitation de la semaine et le repos soudain, avec tout ce qui l'accompagne de spirituel, le qiddouche, les chants, la paix ensemble. C'est une expérience forte.
Ensuite, le lendemain matin, la prière est longue avec la lecture de la Torah puis l'adjonction de la prière de Moussaf. Le second repas est festif lui aussi, mais la fatigue commence à poindre après ces deux repas et c'est alors un devoir de jouir du repos du Chabbat.

Alors, quand approche Min'ha, il est fréquent que beaucoup se sentent déjà arriver à la fin de Chabbate, et pensent que l'on redescend dans l'intensité de la fête.
Effectivement, en semaine, l'heure de Min'ha est une heure de légère angoisse car la fin du jour approche; on dit que les dinim, les rigueurs, augmentent. C'est exact.

Mais, le Chabbate, c'est le contraire; l'heure de Min'ha est l'heure du sommet de l'union sur tous les plans. C'est pour cela que l'on dit dans la prière Âmida: "Atta é'had, Toi tu es Un". Alors que le soir on a dit "Atta qiddachta, Toi tu as sanctifié" et la matin on a dit "Yisma'h Moché, Il se réjouira Moché". On voit la progression. C'est donc l'heure du baiser suprême entre Moché rabbénou et HaQaddoche baroukh hou et c'est l'heure où Moché est mort et est entré dans le bonheur de la Gloire.
Quand on chante, pendant Min'ha, avant l'entrée du rouleau de la Torah: "ouva létsion goël...(et vient vers Sion le sauveur)", c'est un moment où descend toute la bénédiction qui va se prolonger dans la lecture de la Torah qui se poursuit dans le passage de la paracha suivante.
Et, ensuite, on dira que nous sommes dans "êt ratsone, le moment de la Volonté d'En-haut" qui est toute miséricorde, tout ra'hamim. On comprend qu'on se lève pour dire ces mots quand on commence 'Va ani télilati...êt ratsone'.
C'est le niveau le plus élevé, celui dont les femmes disent chaque matin dans la prière qu'elles remercient D.ieu qui les a faites selon ce niveau de Lui qui est le plus élevé, le niveau appelé ratsone, volonté. C'est pour cela, disent nos Sages que l'on dit alors au féminin: ki qaddéch hi, et non pas hou au masculin. Et c'est un niveau créatif de bonté et de bonheur car les lettres de ratsone forment également le mot notsar, formé.
Tout cela est l'enseignement classique de nos Sages qui ont ainsi bâti cette prière de Min'ha pour ces motifs. Et ils nous enseignent que nous sommes là en un êt, en un "moment" très particulier, unique, précieux, d'union, de réunion.
Nous sommes donc montés jusque là depuis le début du Chabbate.

Et l'apparition du rouleau de la Torah confirme ce dévoilement. C'est une sorte de re-création toute heureuse.
Cet état montera encore pendant la prière de la Âmida en silence; et encore plus pendant la répétition à haute voix.
L'importance de vivre ces moments, avec le maximum de conscience et de présence de l'attention et du coeur, devient évidente.
Il était donc nécessaire que cette illumination, si l'on peut dire, se fasse à l'heure habituelle de l'angoisse, pour bien réaliser que cette fois tout est monté dans le meilleur depuis le bloqué.
Alors on peut dire vraiment: Atta é'had, Tu es Un, véchimkha é'had, et Ton Nom est Un. Car c'est la réussite. Ceux qui étudient reconnaîtront toutes les sources de ces enseignements.

Et on dit alors: "Mi kâmokha Israël goï é'had ba aréts, Qui est comme toi, Israël, peuple unifié sur la terre". Chacun de ces mots est important.
Nous comprenons maintenant que nos textes disent que D.ieu, le Chabbate et Israël témoignent chacun l'un de l'autre (Talmud 'Haguiga 3b), souligne le 'Hida.

Voilà ce niveau et ces dynamiques dont on n'a pas assez conscience.
J'écris ce texte en des jours
où il est évident qu'Israël est en péril, attaqué de l'extérieur et du dedans, sans que les leaders ne sachent se réfèrer à ce qui est la source de notre être, la source de Sa présence sur Sa terre, ni à Celui qui est la seule source de la paix Chalom car il est Chalom, complet et Tout, et quand le peuple d'Israël est ouvert à Sa Torah de bénédiction, alors le chalom est automatique et les ennemis n'ont aucune place sur la terre d'Israël. On s'égare au lieu de se remettre dans l'axe, alors qu'il faudrait le faire pour que la vie de nos jeunes soldats subsiste et qu'ils fassent éclore leur vie.
Vous le savez, je n'accuse pas ces leaders qui n'ont pas reçus de ceux qui savent la formation qui est leur héritage.
Par Modia, nous essayons de combler ce déficit pour le maximum. Il faudrait le faire en hébreu, en espagnol, en anglais comme on me le demande, mais vos dons sont nécessaires pour cela. Cela m'est im-po-ssi-ble sans vous.
Sur Modia, nous prions aussi toujours pour le chef de l'Etat, lien ici.

Il nous faut donc maintenir ce niveau atteint au sommet du Chabbat, et nous savons que nous recevons un supplément de Chabbate (tosséféte Chabbate) pour en vivre dans les jours suivants au même niveau, c'est ce que nous allons étudier maintenant.

Comment pouvons-nous faire pour maintenir les forces négatives à l'extérieur de cette zone paradisiaque? C'est le rôle de ces rites de la fin du Chabbate.

Le 3e repas, séouda chélichite.
On y est à un niveau tellement élevé et de bonheur qu'on ne fait pas le qiddouche de vin, car le vin comporte toujours un petit élément de violence, de rigueur, de dine. On veille donc à ne pas redescendre vers ces niveaux, même quelque peu.
On dit qu'on est au niveau du yayine ha méchoumar, du vin d'En-haut conservé pour cela. C'est un niveau complet de bonheur nommé miséricorde ou ra'hamim. Donc on peut en boire mais il n'y a pas la nécessité de faire le qiddouche officiel dessus.
Ce petit repas est donc très important car il manifeste que nous sommes conscients de tout ce que nous avons décrit, et l'amplifions en nos vies.
C'est ipso facto, un moment où D.ieu est uni le plus à Israël et accomplit ses besoins.

Lisez la page 118a et b du Traité Chabbate du Talmud, vous verrez la louange qui y est faite de ce 3e repas:
"on recevra toute la bénédiction de Yaâqov le 3e Patriarche dont il est dit: tu t'étendras à l'Ouest, et à l'Est et au Nord et au Sud (Béréchite 28,14) et on sera préservé des douleurs qui précèdent la venue du Machia'h, du Messie, du jugement du Guéhinom, la Géhène, et de la terrible guerre de Gog et Magog contre Israël à la fin des temps". Et Elie le prophète viendra avant tous ces ennuis (Malakhie 3,23).
Et Ribbi Yossé dit: "que ma récompense soit avec ceux qui mangent les trois repas de Chabbate". On le comprend maintenant. Et Rav Na'hmane dit: "que je sois récompensé pour avoir pratiqué les 3 repas de Chabbate".
Et le Zohar III 273a dit que ces trois repas complètent les 7 bénédictions de la prière du Chabbate pour atteindre la plénitude du 10.
On n'a pas véritablement faim en ce troisième repas, mais c'est justement une réunion du plaisir matériel et spirituel plus qu'une satisfaction d'un corps ayant faim.


On comprend maintenant le sens du poème du Ari, zal, que beaucoup chantent ou disent pendant ce repas.


En voici ma traduction:


"Béné hékhala (vous qui est les membres du Sanctuaire saint), vous aspirez à voir l'éclat de la Sainte Présence.
Que vous puissiez être à cette table où se tient dans la joie (guiloufine) le Roi (malka).
Associez-vous en vous unissant à cette réunion où même les anges sont présents.
Soyez joyeux en cette heure qui est celle de la volonté (raâva, comme ratsone) et où il n'y a pas de colère (zaafine).
Approchez-vous de Moi, ressentez Ma force ('héli) car il n'y a pas de rigueurs (dinim) qui frappent (téqifine).
Laissez-les dehors (lévar), ne les éveillez pas ces chiens (kalbine) agités.
Et alors, j'invite l'Ancien saint (D.ieu) à l'heure de Min'ha, où ils disparaissent ('halefine).
Sa Volonté est dévoilée et annule toutes ces écorces.
Qu'on les relègue dans leurs trous (nouqbéhone) et qu'ils soient cachés dans des rochers.
Cela, maintenant, à l'heure de Min'ha, dans la joie de la sainte Présence."


On dit aussi le psaume 23 qui est sous une forme du verbe qui est un présent-futur:


"Hachém est mon berger, je ne manquerai de rien.
Dans des prairies d'herbe il me fait camper, sur des eaux de repos Il me conduit.
Mon âme il la restaure, il me conduit dans les sentiers de la justice, pour Son Nom.
Même si j'allais dans la vallée de la mort, je ne craindrais pas le mal car Toi Tu es avec moi,
Ton soutien et Ton appui ce sont eux qui me consolent.
Tu dresses devant moi une table contre mes persécuteurs:
Tu parfumes d'huile ma tête; ma coupe est pleine à déborder.
Souverainement, le bien et la bonté me poursuivront tous les jours de ma vie;
et j'habiterai dans la Maison de Hachém au long des jours".

Je souligne que ce dernier mot (yamim) a la valeur numérique des 100 bénédictions.
Car tout est complet.

Et nous sommes blindés dans cette union et cette présence pour la garder dans la semaine.
Israël en a grand besoin. Tout Israël.
Nous prolongerons cette étude par celle de la Havdala (lien ici).

Le Ari, zal, a consacré un long commentaire plein de lumières accessibles sur ce psaume 23 dans son Séfer haLiqoutim,
qui fait comprendre aisément combien la bénédiction descend par ce psaume.
Voir aussi le commentaire du 'Hida dans Yossef Téhilote et, bien entendu, celui de Rachi.
Voir aussi ici l'étude du psaume 29 du Chabbate, une étude très précise et complète de ce qu'est un psaume.


Etude du psaume 23
Verset 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6




"Hachém est mon berger, je ne manquerai de rien.
Dans des prairies d'herbe il me fait camper, sur des eaux de repos Il me conduit.
Mon âme il la restaure, il me conduit dans les sentiers de la justice, pour Son Nom.
Même quand j'irai dans la vallée de la mort, je ne craindrai pas le mal car Toi Tu es avec moi,
Ton soutien et Ton appui ce sont eux qui me consolent.
Tu dresses devant moi une table contre mes persécuteurs:
Tu parfumes d'huile ma tête; ma coupe est pleine à déborder.
Souverainement, le bien et la bonté me poursuivront tous les jours de ma vie;
et j'habiterai dans la Maison de Hachém au long des jours".


Etude du premier verset pour bien le comprendre et bien le prier



Mizmor lé David, Hachém roî, lo é'hsar.
Psaume de David. Hachém est mon berger, je ne manquerai de rien.


Etudions-le d'abord avec le 'Hida. C'est une véritable étude classique, approfondie qui relie les textes entre eux, la grande classe de la tradition:
Le Yalkoute Chimôni, ch. 4, sur Ezéchiel 34, 31,cité par le Rav Matrani dit que Israël est nommé Adam quand il vit selon la volonté (ratsone) de Celui qui crée tout l'espace et qu'on appelle ainsi maqom, lieu. Par contre, quand il ne le fait pas, on le nomme par l'appellation tsone, troupeau. Il vit en troupeau suiveur et, comme un troupeau, il suit le premier qui l'emmène dans le précipice. Mais, même alors, Hachém est le Berger de Son peuple qui dévie et court à sa perdition.
C'est donc encore un grand privilège et une sauvegarde heureuse que d'être ainsi sauvegardé quand on pâtit des conséquences négatives de nos actes. Maintes fois, les prophètes l'ont rappelé dans chaque époque. Aujourd'hui, où il est tellement clair que les dirigeants du peuple d'Israël.

Mais, nous devons aussi nous extirper de notre condition de troupeau allant vers le mal si nous demandons aussi à Hachém de nous aider. Concrètement, en cette heure vitale pour Israël, notre examen de conscience doit porter sur ces points suivants:
Même si nous agissons dans la guerre, nécessaire, avec le minimum vital de logique, d'intelligence et de cohésion, la réalité de l'existence d'Israël dépend encore en profondeur, d'autres facteurs qui ne sont encore nullement pris en compte dans la logistique de défense, de résistance et de construction:
la moralité de la direction politico-financière, la justice sociale, la justice éducative égalitaire, la volonté d'appréciation réciproque entre les différentes composantes de la société, spécialement de la part des religieux envers ceux qui n'ont pas reçu ce bagage de l'identité nationale par le fait qu'ils ne le leur communiquent pas; enfin et surtout, le silence très coupable des grands leaders rabbiniques en cette heure extrêmement grave, qui n'apportent pas au peuple les réponses de la Torah, existantes, claires, celle de la téchouva morale et sociale et de la fraternité absolue. Spécialement quand ils savent, eux, qu'une telle crise où Israël est attaquée de l'extérieur contre sa survie ne vient que de deux raisons indiquées par la Torah: l'immoralité de la vie sociale, politique, fraternelle et religieuse, et le refus d'une grande partie du peuple de recevoir le cadeau que D.ieu fait à Son peuple de Sa terre pour venir y vivre selon Sa Torah.
Comment peut se faire aussi cette téchouva indispensable, vitale?
C'est nous tous qui sommes les soldats de ces combats essentiels, où que nous vivions.
Ce n'est pas du tout par quelques collectes que nous apportons les vraies réponses de fonds, seulement. Avant de continuer à prier, nous devons nettoyer notre coeur et nos actes.

Cela est d'autant possible que les nations sont gouvernées en haut, selon le Zohar, par les puissances célestes que l'on nomme les sarim, les Princes dont ils tirent leur force ('hozeq, en hébreu, et toqpa, en araméen dans II Zohar 17a) qui sont sous l'obédience de D.ieu. Tandis qu'Israël, dans la mesure où il vit selon son être, est sous la mobilisation directe de la volonté de D.ieu. Cela peut sembler un privilège, ce n'est pas le sujet car c'est d'abord une exigence de pureté.
C'est pour cela qu'il est dit d'Israël dans le Traité Baba Batra (page 115b): "guémiri, nous étudions la Torah et l'écoutons vraiment, ela kala chivta, et qu'il y ait une destruction, une part d'Israël subsistera puisqu'elle est branchée dans la Torah qui est le branchement sur le Créateur de vie". (Vous voyez combien les mots du Talmud sont abrégés et qu'on ne peut les étudier qu'avec quelqu'un qui a reçu la tradition orale sinon on ne peut pas déchiffrer ni comprendre et on parlera alors bêtement d'arguties talmudiques). C'est pour cela qu'il est dit que "Hachém est envers nous roï, mon berger". C'est Lui notre Prince et, donc, "je ne manque de rien", dit le verset du psaume: ela kala chivta, et qu'il y ait une destruction, une part d'Israël subsistera.
Et maintenant, nous comprenons parfaitement le lien qu'il y a entre notre psaume et ce que dit le prophète Ezéchiel 34, 31:
"Véatem tsoni, tsone marîti, Et quant à vous, vous êtes mon troupeau, le troupeau que je fais paître,
Adam atem, Adam vous êtes, (et D.ieu place alors les formules grandioses comme à chaque fois que c'est une déclaration capitale qui engage tous, Lui et les humains),
Ani Eloqékhem, néoum Adonaï Hachém, Je suis votre D.ieu, déclaration du Seigneur Hachém".

Attention, "Véatem tsoni, tsone marîti, Et quant à vous, vous êtes mon troupeau", ce n'est pas un privilège du type "peuple élu", cela veut simplement dire: "vous n'accomplissez pas Ma volonté mais Moi Je suis cependant votre berger qui vous guide".
Nous devons donc reconnaître nos écarts de conduite et nous replacer sous la bonne guidance, c'est ce que l'on appelle la téchouva, le retour.


Nos écarts de conduite sont flagrants et conduisent à la destruction d'Israël. C'est clair: Après 2000 ans, le Ciel nous ramène et nous savons que nous ne pourrons subsister que si nous sommes fraternels, que si nous éduquons dans la Torah, que si nous aidons les pauvres, que si nous sommes droits avec les autres peuples.
Au lieu de remercier et d'agir en ce sens, comme des pilotes fous, nous avons saccagé. Les ennemis attaquent alors, des milliers de roquettes tombent, et le Ciel protège et il n'y a que quelques tués: au lieu de remercier et de comprendre et de revenir, non, nous sommes sourds, méprisant envers le Ciel et entre nous, et nous expulsons les Juifs et donnons la terre aux pires ennemis et nous disons dans un mensonge éhonté aux nations: "n'est ce pas que nous sommes des pacifistes ainsi" et les nations qui veulent notre destruction encouragent ces traîtres.
Là-dessus, les ennemis amenés par nous attaquent, et à nouveau des milliers et milliers de roquettes et très peu de victimes. Et nous ne comprenons en rien: ni les religieux ne font téchouva pour aimer tous leurs frères et partager avec eux la Torah et prendre leur part dans la défense commune, ni lutter les premiers pour la justice envers les pauvres. Et le mépris des autres envers eux continue également.
Troisième avertissement: nous avons perdu la guerre et au lieu de faire téchouva, de revenir, nous mentons effrontément sans vouloir prendre en compte l'avertissement ni nos morts, et disons que nous avons gagné.

Alors la machine à détruire continue à fonctionner de plus belle, par notre unique faute: ce n'est pas une punition externe, c'est un suicide accompli par nous.

REAGISSEZ!

JE LANCE DONC ICI UN APPEL. IL N'Y A PAS DE SOLUTION DANS LE POLITIQUE EN ADHERANT A UN TEL CONTRE D'AUTRES. NI A REGARDER PASSIVEMENT LA TV. IL N'Y A PAS DE SOLUTION DANS LE MILITAIRE: NOUS VENONS DE LE CONSTATER, LE MILITAIRE SANS LA MORALE EST NUL EN EFFICACITE.
DONC, REVENONS A L'AVEU DE LA FAUTE COLLECTIVE ET INDIVIDUELLE ET REVENONS A CE QUI EST UNE VERITABLE RELATION D'AMOUR PROUVEE ENTRE LE MAITRE D'ISRAEL ET NOUS SON PEUPLE COMPLEXE, ET QU'IL FAUT AIMER DANS SES COMPOSANTES LES PLUS DIVERSES. EN EN TIRANT LES CONCLUSIONS.
C'EST L'APPEL A CETTE RELATION D'AMOUR ENTRE LE CIEL ET NOUS PAR DES ACTES CONCRETS, SEULE ACTION EFFICACE, QUE NOUS LANCE CE PSAUME 23.
C'EST POUR CELA QUE NOUS EN FAISONS ENSEMBLE UNE ETUDE TRES APPROFONDIE.
S.O.S!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
LISEZ-LA COMME UNE LETTRE PERSONNELLE
adressée à vous par le Ciel, je ne suis que le facteur qui vous apporte ce courrier écrit par tous les Sages de notre tradition merveilleuse.




Toute la solution de la survie et du bonheur d'Israël tient en cela et non pas dans des trucs magiques comme j'en entends souvent évoquer du type (dans les difficultés terribles actuelles du peuple ou de votre vie personnelle, vous obtiendrez tout si vous allez sur la tombe de X, si vous ouvrez au hasard le livre de Untel, si vous dites cette formule chaque jour, si vous lisez uniquement le livre de tel Rav, si vous devenez adepte de X qui seul sait tout et qui fera le salut du monde, si vous faites telle mitsva, si vous donnez à notre oeuvre de la tsédaqa, etc, etc.). Tous cela n'est que se substituer à la Torah et à Son maître pour n'en prendre qu'une partie (parfaite mais délaissant l'ensemble) ou un substitut humain au rôle de berger du seul Roé, berger. On redescend alors au niveau des sarim, des Princes comme les autres nations, et on s'étonne en plus, de par la division du peuple ainsi créée, que le salut n'arrive pas car on a détruit au lieu de construire tous ensemble.
Au contraire, soyez Adam, c'est à dire ces humains selon le modèle direct d'union au Créateur, car Adam a la guématria 45 qui est celle de l'écriture du Nom de D.ieu, pour bien en montrer la relation de lien et d'unité exclusive. Ne prenez pas d'autres styles de modèles comme le font les autres nations et religions, l'expression Adam atem, vous vous êtes Adam, a un sens qui indique la différence (lémaête) par rapport à d'autres et à leurs modèles, et le Ritba et le Rachba l'indiquent dans leur livre de Réponses, 1, 830.
Ne pensez pas qu'on puisse en déduire quelque chose de péjoratif envers les nations, cela n'existe jamais dans la Torah car tout homme est à l'image de D.ieu; c'est pourquoi Rabbénou Tam précise bien sur ce sujet: les nations du monde (oumotes ha ôlam) sont nommées (niqréim) "haAdam" et le peuple juif est nommé Adam. Donc simple nuance mais non pas divergence. Mais l'exigence envers nous subsiste. Cette différence est indiquée dans les commentaires oraux de ce qui s'est produit lors de la dispersion après la Tour de Babel (Béréchite ou Genèse 11,5).
Vous le voyez, l'enseignement de la Torah démontre en tous ses axes combien il est vital que le peuple juif soit relié à son berger pour qu'il puisse bénéficier de la protection ontologique, automatique. Ce ne sont pas les armes seules, ni les alliances politiques avec un empereur puissant, ni une économie brillante, qui peuvent assurer la prospérité et la survie de ce peuple particulier, car elles ne sont que du vent sans ce lien, donc moral, au Créateur. C'est ce que ce verset de Béréchite (la Genèse) nomme "la tour qu'avaient bâti les fils de haAdam", ce n'est que de l'humain friable. Ne faisons pas de la Torah cela, ne faisons pas de Son peuple cela. Ensuite, refusant notre jonction vitale, on s'étonne que notre santé est en danger et que les ennemis deviennent puissants comme les cellules d'un corps vivant de façon malsaine sont attaquées. C'est ce que l'on appelle tomber dans 50 portails de l'impureté ('hamichim chéâré toumea).
Pour ceux qui ont une formation leur permettant de comprendre avec justesse et complexité les niveaux du rémez, le 'Hida indique que tout cela est résumé en code dans la composition du mot tsoni (mon troupeau) dont les deux premières lettres tsadé aleph forment la guématria des mots Adonoute Hachém (91), le noun annonce les 50 portails de la connaissance et sagesse (bina), et le youd est la sagesse ou 'hokhma. Pour ceux qui n'ont pas encore cette formation, ne prétez pas attention à ce paragraphe, il n'est qu'un aide mémoire dans les connaissances de ce niveau avancé.

Vous comprenez, par cette étude longue d'un seul verset chez un seul auteur nous rapportant notre tradition, quelle puissance a l'étude pour éclairer nos enjeux vitaux au niveaux du peuple aussi bien qu'au niveau personnel. Car notre position dans l'existence et dans les conflits est différentes si on comprend cela ou non. Mais il faut étudier pour avoir ces éclairages; on le fit pour toute connaissance nécessaire dans la profession, et on le néglige en un secteur vital bien plus important encore.

Munis de ces connaissances, vous comprenez les usages multiples de D.ieu nommé roé, berger dans la Torah, par exemple par Yaacov-Israel bénissant Ephraïm et Ménaché et disant: "HaElohim ha roé oti méôdi âd ha yom ha zé, le D.ieu qui a été berger pour moi depuis toujours jusqu'à ce jour-ci" (Béréchite 48,15).
Voyez également dans le Cantique des Cantiques le terme de berger ou faire paître ou conduire (roê): 1,7; 1,8; 2,16; 4,5; 6,2. ou dans les psaumes: 49,15; 78,71; 80,14. Vous comprendrez parfaitement le psaume 28 et surtout son verset 9.
Et de même en de nombreux passages de tout le Tanakh (la Bible), 75 fois.

Ce qui est donc important, après avoir compris cela, c'est de faire de la lecture-prière de ces versets et mots, non pas une connaissance mais une "réalisation" présente ensemble (intérieure, relationnelle avec Hachém, et extérieure).

(photo de l'auteur, près de chez moi, à Jérusalem, près: les herbes multiples comme tous les humains et toutes nos tâches; au loin: le moulin de Montefiore, la force de notre tradition qui nous enseigne en phare; et le ciel de Jérusalem; le tout, en une seule présence). Là, nous essayons d'être ce troupeau et conformes au berger.

Si D. veut, l'étude continuera sur cette page les jours suivants.


Etude du deuxième et troisième versets pour bien les comprendre et bien les prier



2. Binéote déché yarbitséni; âl méi ménou'hotes yénahaléni
Dans de belles prairies d'herbe, il me fait camper; sur des eaux de repos il me conduira.
3. Nafchi yéchovév; yané'héni vémaâguéléi- tsédéq lémaâne Chémo..

Mon âme, Il la restaurera; il me dirigera dans des sentiers de justice, pour Son Nom.


Il faut essayer de comprendre ce que cela veut dire. Il est interdit de prier sans cavana (intention basée sur la compréhension du texte). Et il est bien ordonné aux éducateurs de ne pas faire des automates de ceux qui veulent étudier et prier. Donc pas: vous avez tel problème, lisez x fois le psaume Y, comme s'il était efficace par cet acte; le judaïsme n'est pas de la magie. Si cette conception et pour vous nouvelle et vous surprend, lisez le commentaire de Rachi sur Chémote 21,1: "Vééllé hamichpatim achér tassim lifnéhem" (et celles-ci sont les ordonnances que tu placeras face à eux). Rachi commente: "que tu placeras face à eux: Ha qadoche baroukh Hou (le Saint, béni soit-Il) a dit à Moché: qu'il ne te vienne pas à l'esprit de penser comme ceci, je vais leur enseigner un chapitre ou une halakha deux fois ou trois fois jusqu'à ce que ce soit devenu un automatisme connu dans leur bouche, et je ne vais pas me fatiguer à leur faire comprendre le sens des choses et leur signification; c'est pour cela qu'il est dit: " que tu placeras face à eux", comme une table préparée (choul'hane âroukh) et disposée pour manger devant un être humain (lifné adam). Fin de citation de Rachi.
En conséquence, vous comprenez pourquoi je place ces commentaires sur les psaumes souvent lus avec répétition automatique. Il vaut mieux aller jusqu'à apprendre l'hébreu car des jeux nombreux de sens ne transparaissent que dans l'hébreu, mais en tous cas, il faut étudier les commentaires pour nous ouvrir le regard et la sensibilité sur les mots. Continuons donc.

Les verbes de ces trois versets sont un futur (je ne manquerai, il me fera camper, il me conduira, il restaurera, il me dirigera). Ce n'est pas un futur de souhait mais de certitude; de plus, ce futur hébraïque est un présent continu que l'on prolonge jusqu'au futur. Donc, ressentir cela dans la prière.

Ces verbes se terminent par la particule "i" qui relie les deux personnages, l'acteur (D.ieu) et le bénéficiaire (moi) en un seul mot d'union. Prendre le temps de déguster cette union. J'appelle cela "se rapprocher en sincérité, en union", diminuer l'écart de la sincérité. Le "Il" grandiose et le "moi" sont dans une présence. On comprendra ensuite combien ce lien est capital pour que l'on en vienne à oser traverser les vallées de la mort. Et, en ce moment de guerre, on découvre alors l'importance d'une prière vécue ainsi vraiment. Certains de nos Sages en tous les siècles ont appelé cet exercice, ou plutôt cette attitude du coeur et de la pensée dans la prière: cavana (intention) ou bien hitbonénoute (attention, méditation).
Arrivés à une telle intimité, je dirai à ceux qui ont étudié davantage, (par attention du coeur, et que D.ieu me pardonne si je me trompe en cela) que ce n'est pas par hasard que ces trois versets se terminent dans l'ordre par les lettres "r-i-o" de guématria 216 qui correspond trois fois à l'écriture alargie du nom de D.ieu. Cela a sens; les étudiants avancés comprennent. En tous cas, cela concorde bien avec ce que dit le Middrache Téhilim 24, 1: chaque fois que le psaume commence par mizmor lé David, cela veut dire que David commença à chanter et ensuite la Chékhina (présence divine) vint vers lui. Voilà l'union: à nous de commencer, et c'est commencer en chantant (il faut donc que notre coeur se mettre dans ce registre) et alors la Chékhina vient et s'unit; ce n'est pas une petite chose!
Et en effet, dès le troisième mot cela est réalisé car le Nom divin est nommé.
Remarquons aussi que cela est intense et réalisé de façon pressante car il y a peu de mots en ces versets (6-7-7) et dans un équilibre parfait. Prenons le temps calmement pour lire en traversant le paysage extérieur et intérieur de chaque mot, car ils sont des lieux d'union, comme nous l'avons vu. Mais aussi de calme absolu: rien ne manque, herbe, paisible.
Le seul mouvement, est la conduite très douce du berger dans ces paysages différents tellement calmes que Il fait que mon néféche revient.
Le néféche, c'est plus que la psychologie conscience, c'est l'ensemble de tout ce qui constitue ma personnalité. On dit, dans l'anthropologie juive, qu'il y a le corps (gouf), le néféche (personnalité), la néchama (âme). Ils sont un tout et vont au même rythme comme il est dit dans le psaume 84,3: "mon néféche (nafchi) a soupiré et désiré vers les parvis de Hachém, mon coeur (libbi) et ma chair (ou véssari) se réjouiront vers le D.ieu vivant (yérannénou el El 'haï)".

Revenons à notre verset: nafchi yéchovév, mon néféche Il le fait revenir. Donc, il y a une rénovation de tout l'être personnel qui revient à ses sources, à ses profondeurs, à ses puretés, à ses forces, à une situation heureuse et souriante, chovav.
Revenir, c'est la téchouva (même racine), c'est revenir d'abord de la dispersion de la galoute comme le souligne le Rav Chalom Abihssira dans son commentaire des psaumes Zévah Chéva, se basant sur Sanhédrine 98a: il me ramènera de mon pays d'exil jusqu'en terre d'Israël comme il est écrit en Dévarim 30,5: "et Il te ramènera, Hachém ton D.ieu, dans le pays qu'auront possédé tes pères".

Le niveau exceptionnel de ce qui se passe dans ce psaume et par ce psaume au niveau de tout l'être fait que beaucoup de communautés le récitent dans les moments les plus élevés, spécialement le Chabbate: avant le dernier kaddiche et âlénou lé chabéa'h, dans la première du Chabbate, le soir. Souvent on le dit aussi avant le qiddouche, soit le soir, soit le midi, soit avant la séouda chélichite, ou avant la bénédiction de la fin du repas (birkate ha mazone). Ceci, pour que vous perceviez sa force de ré-union.


Après avoir déchiffré, et nous être entraîné à entendre ce qu'il y a en chaque marche, nous allons maintenant relier toute cette première partie en un seul faisceau et nous laisser prendre par la musique de cette rencontre entre notre niveau déficient (et je pense beaucoup aux misères qui se déroulent sur la terre d'Israël en ce moment) et notre Créateur. Cette terre est le lieu de Sa présence, et de notre relation d'amour.
Nous serions tentés de dire: qu'on nous y laisse tranquille; d'autant que les musulmans ne se tournent pas vers Jérusalem pour prier mais vers La Mecque! Et qu'elle n'est pas nommée une seule fois dans tout le Qoran. Alors. Mais le problème de ce qui les obsède en nous n'est pas le sujet. Il suffit que nous vivions avec le Créateur sur "Sa" terre, et les ennemis s'éloigneront.
Entrons maintenant dans cette relation qui est développée autour de nos versets dans un dialogue amoureux extraordinaire dans le Midrache Rabbah (2,2,16,1) du Cantique des Cantiques. Je le traduis en abrégeant un peu:

"Dodi li va ani Lo (mon Bien-aimé est à moi et moi je suis à Lui)" Cantique des Cantiques. Il est mon D.ieu et je suis Sa nation, comme il est dit: "Anokhi Hachém Elohéikha, Je suis Hachém ton D.ieu" (Chémote 20,2). Et je suis Son peuple et Sa nation, comme il est dit: "Ecoutez-moi, vous qui êtes Mon peuple, prêtez-moi l'oreille, vous qui formez Ma nation" (Isaïe 51,4).

Réfléchissons bien à ces mots dans le contexte de nos événements.

Il est un père pour moi, et je suis un fils pour Lui, "car Tu es notre père" (Isaïe 63,16). Egalement: "car Je suis devenu un père pour Israël" (Jérémie 31,9). Je suis comme un fils pour Lui: "Israël est Mon fils, Mon premier né" (Chémote 4,22). et encore: "Des enfants vous êtes pour Hachém votre D.ieu" (Dévarim 14,1).


Il est comme un berger pour moi: " Prête l'oreille, Berger d'Israël" (Psaume 80,2). Je suis à Lui comme un troupeau: "Et vous, mes brebis, que je fais paître, vous êtes des hommes, moi Je suis votre D.ieu" (Ezéchiel 34,31).
Il est pour moi comme un gardien: "Non, sûrement, il ne s'endort pas ni ne sommeille, Celui qui est le Gardien d'Israël" (Psaume 121,4).
Je suis Son vignoble: "Car la vigne de Hachém-Tsévaote, c'est la maison d'Israël" (Isaïe 5,7).
Il combat pour moi contre ceux qui m'attaquent et je combats pour Lui contre ceux qui l'attaquent. Il combat contre ceux qui m'attaquent comme lorsqu'Il fait la plaie des premiers-nés d'Egypte: "Je parcourrai le pays d'Egypte" (Chémote 12,12). Et aussi :"Or, au milieu de la nuit, HAchém fit périr tout premier-né dans le pays d'Egypte" (12,29). Dieu dit: "Et Je ferai justice de toutes les divinités de l'Egypte" (12,12).
Et je sacrifierai à Lui, come il est dit: "quoi, nous immolerions sous leurs yeux les idoles des Egyptiens!" (Chémote 8,22). et aussi: "que chacun se procure un agneau pour sa famille paternelle" (Chémote 12,3).
Il m'a dit: "Ton giron est comme une coupe arrondie, pleine d'un breuvage parfumé" (Cantique des Cantiques, 7,3). et je Lui dis: "Tu es mon ami bien aimé, que Ta bonté jamais ne me manque" comme il est dit: "Hachém est mon berger, je ne manquerai de rien" (notre psaume 23,1)...
...Il m'appelle: "Ma soeur, Mon aimée, Ma colombe, ma parfaite, Mon unique" et je Lui dis: "Que Tu es beau, mon Bien aimé, et combien aimable" Cantique des Cantiques 1,16). Et il me dit: "Heureuse es-tu, Israël, qui est comme Toi?" (Dévarim 33,29) et je Lui dis: "Qui est comme Toi, Hachém, parmi les puissances" (Chémote 15,11). Et Il me dit: "Et y a-t'il une seule nation sur la terre, comme Ton peuple, comme Israël" (II Samuel 7,23).
Et je proclame l'unité de Ton nom deux fois par jour, disant: "Chémâ Israël, Hachém Elokénou, Hachém é'had. Ecoute, Israël, Hachem notre D.ieu, Hachém est Un" (Dévarim 6,4)...."

Et le texte continue sur des pages et des pages ce dialogue extraordinaire d'amour entre Dieu et Israël, en disant des mots puisés dans tout le Tanakh, la Bible.
Ainsi, doit être notre relation à Lui, en tant que Son peuple, en tant que Sa terre.
Alors, comme en Egypte, quand nos ennemis nous attaqueront, Il nous défendra avec la même puissance.
Mais, pour cela, il faut que nous soyions avec Lui, particulièrement dans les heures difficiles et non pas à nous lamenter sans dialogue d'amour.
C'est tout cela qui est contenu dans ces trois premiers versets qui constituent exactement la moitié du psaume 23.

Redisons-les:


Mizmor lé David, Hachém roî, lo é'hsar.
Psaume de David. Hachém est mon berger, je ne manquerai de rien.



2. Binéote déché yarbitséni; âl méi ménou'hotes yénahaléni
Dans de belles prairies d'herbe, il me fait camper; sur des eaux de repos il me conduira.
3. Nafchi yéchovév; yané'héni vémaâguéléi- tsédéq lémaâne Chémo..

Mon âme, Il la restaurera; il me dirigera dans des sentiers de justice, pour Son Nom.



Ensuite, avec cela, nous allons traverser la vallée des combats sans être en péril, comme en Egypte (les 3 derniers versets).

Vous le voyez, une étude sur Modia vous transmet la richesse des sources de la tradition juive dans ses ouvrages fondamentaux, selon la méthode la plus traditionnelle que vous apprenez ainsi pour devenir progressivement capables d'étudier par vous mêmes avec ces outils intégrés. Mais, jamais n'est oublié l'essentiel: l'intériorité de la Torah et notre intériorité personnelle. Enfin, cela éclaire toujours l'actualité car la Torah est donné pour nous aider à vivre ici, et non pas dans les cieux.


Réalisez donc -dans son mouvement de véritable prière- ce psaume 23, pour Israël en danger et qu'il soit la demande d'aide avec la force de la confiance envers Hachém. L'étude de ce psaume est très utile pour découvrir la part que "je" peux réaliser pour sauver Israël. Car il exige de nous de ne plus nous comporter en "troupeau".
Et n'oublions pas qu'il est tellement efficace que le Talmud (Pessa'him 118b) dit qu'on le dit après le Hallel, selon certains Sages. C'est dire son efficience puissante. Le Zohar II, 170a, explique pourquoi: c'est que D.ieu en Sa Chékhina (présence) veut tellement aimer, aider les hommes qu'il devance en dons tout ce qu'il peut demander et éveille ses demandes.


Si nous avons bien compris que cette efficacité vient du trio que représente la venue divine vers nous, notre réponse sincère, et la relation entre nous,
alors nous comprenons le mécanisme de cette efficacité: c'est comme un équilibre de balance entre 3 termes, les deux côtés de la balance et leur relation dans le fléau. Le Zohar I, 162b trouve cet équilibre exprimé par les trois temps que vous avons étudiés:
1.
Hachém est mon berger, je ne manquerai de rien.
2. Dans de belles prairies d'herbe, il me fera camper.
3. Sur des eaux de repos il me conduira. Mon âme, Il la restaurera; il me dirigera dans des sentiers de justice, pour Son Nom.


Intégrez d'abord progressivement ce qui est mis sur cette page, avant que j'insère la suite.
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Etude du quatrième verset pour bien le comprendre et bien le prier/
Resituons-le:



1. "Hachém est mon berger, je ne manquerai de rien.
2. Dans des prairies d'herbe il me fait camper, sur des eaux de repos Il me conduit.
3. Mon âme il la restaure, il me conduit dans les sentiers de la justice, pour Son Nom.
4. Même quand j'irai dans la vallée de la mort, je ne craindrai pas le mal car Toi Tu es avec moi,
Ton soutien et Ton appui ce sont eux qui me consolent.

Gam ki-élékh béghéi tsalmavét, lo ira râ di-ata îmadi;
chivtékha oumicheânetékha hémma yéna'hamouni.


Etudions
Donc, après trois versets de méditation apaisante et confortante,
nous arrivons à la dure réalité, telle qu'elle peut être véritablement.
Nous confrontons maintenant ensemble et ce calme assuré et le mal menaçant et vraiment dangereux jusqu'au péril de mort. Et nous savons tous que cela est exact. La Torah n'est pas au milieu des Cieux pour des anges bienheureux et contemplants, elle est ici pour des vivants qui ont une tâche à réaliser et le danger, le mal sont effectivement présents.
Nos Sages, réalistes, précisent bien que ces menaces de mort viennent aussi de l'intérieur de nous, dans ce qui est nommé l'instinct de mal, ou découvert par la psychanalyse, entre 2000 ans et 3200 ans plus tard après nos textes fondamentaux, par un Juif nommé Freud: l'instinct de destruction.
C'est ce qui vient détruire le programme de bonheur mise au point aussi bien par le Créateur que par nous envers nous-même ou entre nous les humains. On se rend compte après coup que "notre mauvais penchant nous a dominé" comme dit Ribbi Elaï l'ancien dans le Traité Qiddouchine page 40a: "roé adam ché yitsro mitgabbér âlav".
Même dans ces situations les pires où on risque la mort physique et morale, exactement comme l'est la situation morale et physique de notre peuple en Israël (et cela concerne la mise en cause de tous les Juifs également, où qu'ils soient dans le monde), alors...
même en cette situation lamentable, comme dit le psaume 139,7-8: "où je me refugie pour me dérober à Ta face, si j'escalade les Cieux (de la richesse et des plaisirs et du confort en fuyant hors d'Israël), ou si je fais du Chéol de mort là où je me repose (c'est la même chose cette fuite en diaspora est comme une mort pour la vérité de son être, concernant un Juif), hinnékha, Te voici encore face à moi!".
Le Juif utilise toutes les cachettes pour échapper à son destin profond, spirituel, même la vie d'étude et de communauté peut être utilisée pour cela, tout le meilleur, absolument tout. C'est pour cela que D.ieu dit par la bouche du prophète Jérémie, Yirmiyahou 23,24: "im yissatér ich bamistarim, vaani lo érénnou?!, dit Hachém" (y a t'il quelqu'un qui puisse se cacher dans une cachette et que Je ne le voie pas?!).
L'important, c'est de ne pas perdre la conscience que Hachém est avec nous, avec Son peuple ("Atta îmadi, Toi, Tu es avec moi). Mais non pas pour nous assoupir comme un bébé, mais le berger a en mains deux batons, un pour indiquer la route, soutenir, diriger, et l'autre pour donner des coups s'il le fallait. Car il s'agit d'aller, d'avancer. Ce n'est pas la contemplation statique devant le Roi assis sur Son trône, sceptre en main.
Exercice: méditer ce qu'il en est de notre cohérence de vie face à Hachém, selon tous ces paramètres. Et, comme dit Rachi sur ce verset, comprendre en ce sens les yissourim, les épreuves difficiles que l'on traverse.

Et le Middrach sur le Cantique des Cantiques 2,1 cite Ribbi Abba bar Kahana: "Knesset Israël (la communauté d'Israël) dit à D.ieu: Ani hi, il m'arrive d'être dans un piteux état ou je suis devenue comme étrangère à moi-même,"elle, hi" et c'est alors que j'appelle mon berger selon le verset bien connu du psaume 130,1: "mimaâmaqim qératikha Hachém, des profondeurs je t'ai appelé, Hachém" et Tu m'as retiré de la boue, de la fange, vayaâléni mibor chaone" (psaume 40,3). Et il a mis en moi un "chir 'hadache, un chant nouveau".
Remarquons bien que ce texte n'est pas une apologie de l'attente car il dit seulement que, même si je suis dégringolé dans les pires profondeurs et loin du dessein d'amour de D.ieu envers les hommes, si je veux changer et je L'appelle, comme un berger Il répond. Et je peux donc sortir de mes abîmes d'échec.
Le texte continue en remarquant qu'alors les nations profitent des faiblesses morales d'Israël pour l'accuser en tout et auprès de D.ieu mais c'est alors qu'est cité notre psaume en ses trois derniers versets. Que les nations s'arrangent avec leurs idoles et leurs dieux mais le Créateur, D.ieu d'Israël, ne l'abandonne pas et nous vivrons dans Sa maison toujours, tous les jours de notre vie.
"Mais", il y a un mais, le mot akh en hébreu qui indique une restriction. Cela veut dire que la permanence du secours divin reste avec nous, mais que les malheurs que nous avons déclanché par notre conduite et nos égarements vers les profondeurs ténébreuses et notre éloignement de la terre du Sain béné soit-Il, lieu de vie de Sa Torah, s'exerceront quand même.
Pourquoi perdre tant de temps, causer tant de ruines et de morts, comme nous le voyons dans la phase actuelle du peuple juif mené par des équipes de faux bergers mais où nous-mêmes ne venons pas au lieu du rendez-vous du Cantique des Cantiques, ou n'y vivons pas selon les règles d'amour?
Alors que c'est si simple. Même si cela demande un grand courage.


Etude du cinquième verset pour bien le comprendre et bien le prier.



5. "Taârokh léfanaï choulkhane néguéd tsoreraï:
dichaneta vachéméne rochi kossi révaya.
Tu dresses devant moi une table contre mes persécuteurs:
Tu parfumes d'huile ma tête; ma coupe est pleine à déborder".



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