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Hébreu
Le mot havdala
est un nom qui signifie "l'action de faire la différence",
par exemple entre le Chabbate et les jours de la semaine. Ou entre un jour de
fête (yom tov) et la semaine. Voir ici la
page sur le Yom tov (lien: http://www.modia.org/infos/etudes/fete-yomtov.html).
Le mot havdala vient du verbe badal qui signifie se séparer,
et il vient de la forme dite hifîl qui indique "faire une
action", donc "séparer ou mettre à part".
- En hébreu, on emploie couramment l'expression "léhavdil"
pour indiquer qu'il n'y a aucun rapport entre deux choses dont on parle, dont
l'une est bien et l'autre désobligeante.
-
Léhavdil signifie aussi faire la cérémonie de la havdala
où on dit la bénédiction qui comporte les mots de séparation
(léhavdil bein qodech lé 'hol, séparer entre le
sacré et le profane".
- Quand on parle de la séparation que l'on fait de la part de 'hala
avant de faire du pain, on emploie plutôt le verbe léafrich,
et on dit la afracha.
- Dans la Création (voyez Béréchite 1,6), il est dit que
D.ieu sépare (mavdil) entre les eaux et les eaux, celles du haut
et celles du bas.
- D.ieu dit aussi qu'il nous a séparés des autres peuples: "hivdalti
etkhem min haâmim" (Vayiqra 20,24).
SENS de cette séparation
Le sens
de la havdala est qu'il y a un arrêt net entre le Chabbate et ses
pratiques d'une part, et le sens et les pratiques de la semaine d'autre part.
Donc, on reste encore dans le Chabbate et on ne peut pas faire des travaux non
permis pendant ce Chabbate tant que l'on n'a pas marqué et franchi cette
séparation.
Cette cérémonie a été instaurée par les sages
de la Knesset ha guédola, la Grande Assemblée (Berakhote 33a).
Le Chabbate concerne tout l'univers, il est cosmique, et sa fin est délimitée
par le fait de voir trois étoiles de dimension moyenne dans le ciel quand
cela est possible. C'est donc très beau de garder l'habitude d'observer
ainsi l'apparition de ces trois étoiles pas très éloignées
pour maintenir la conscience vive de cette dimension cosmique de la Création.
Bien entendu, chacun doit aussi posséder un calendrier rédigé
pour sa communauté et qui indique à l'avance ces heures d'entrée
et de sortie du Chabbate, car l'état du ciel peut être nuageux
et on ne pourra pas alors déterminer exactement la "sortie du Chabbate".
Comment se fait cette sortie du Chabbate? Par l'une de ces pratiques:
- pour les hommes, avoir dit la bénédiction ata 'honantanou
dans la âmida de la prière de Ârvite qui clôt le jour
du Chabbate, puisqu'ils doivent dire cette prière de Ârvite non
obligatoire pour les femmes. On eut d'abord cette pratique de la bénédiction
ata 'honantanou, puis on y a ajouté la pratique de la bénédiction
sur la coupe de vin quand Israël devint plus riche. Lire le Traité
Bérakhotes page 33a et b qui l'explique.
- faire la cérémonie de la havdala qui comprend la bénédiction
léhavdil, obligatoirement sur une coupe de vin (comme le qiddouche
de l'entrée du chabbate). Voyez le Traité Chabbate 11a, 113 ,
150b et le Traité Pessa'him 105b et 107a.
- et, si l'on faire un travail obligatoire et urgent avant d'avoir accompli
la havdala, on dira la bénédiction "Béni Celui qui
sépare entre le sacré et le profane: Baroukh hammavdil bein
qodech lé 'hol". Lire le Traité Bérakhotes page
33a qui l'explique. Et plus tard, on fera aussi régulièrement
la havdala.
- s'il s'agit de la séparation entre un Chabbate et un jour de fête
(Yom tov), on dira la formule de bénédiction "Béni
Celui qui sépare entre le sacré et le sacré: Baroukh
hammavdil bein qodech lé 'qodech". Cette page de Bérakhote
insiste sur le fait que cette conscience de la séparation repose sur
notre intelligence qui est un don de D.ieu et que nous devons faire fonctionner.
C'est ce que Hanna nous a appris dans sa prière (II Samuel, ch. 2) "El
déôte Hachém, c'est un D.ieu d'intelligence Hachém".
En aucun cas, on ne prend de repas solide ou liquide avant d'avoir fait
la bénédiction de la havdala. On tolère de l'eau. Si
on s'est trompé et que l'on a mangé ou bu, on peut cependant faire
la havdala.
Si on a oublié de faire la havdala, ou si on n'a pas pu, on pourra
la dire jusque mardi soir (spécialement chez les Achkénazim) mais
ils ne diront pas alors les bénédictions sur les parfums et sur
la flamme mais seulement la bénédiction sur le vin et le texte
de la fin. Chez les Sépharadim, il peut y avoir des variantes dans les
coutumes des communautés différentes. Pour ces détails,
il faut donc étudier davantage et poser les questions à un rabbin
de la communauté dès que nous avons un manque de connaissances.
La havdala concerne tout le peuple d'Israël, hommes et femmes, de même
que le qiddouche de Chabbate. Certaines décisionnaires pensent que la
femme n'en a pas l'obligation. C'est le motif pour lequel il a été
admis que, si le mari est présent à la maison, la femme écoute
la havdala dite apr le mari. Mais si une femme est seule et arrive à
l'heure de la havdala sans présence d'homme, ou si son mari s'est déjà
rendu quitte, elle fait et dit la havdala elle-même. Et si elle ne sait
pas la faire, son mari la dira pour elle même s'il l'a déjà
faite.
N'oublions pas que les trois premiers jours de la semaine sont reliés
au Chabbate précédent et se nomment en hébreu
-
"yom
richone bé Chabbate, jour premier dans le Chabbate" (dimanche dans le calendrier grégorien), on dit courramment yom richone, en abrégé,
-
"yom chéni bé Chabbate, jour deuxième dans le Chabbate" (lundi),
"yom chélichi bé Chabbate, jour troisième dans le Chabbate" (mardi),
C'est pour cela qu'on ne peut pas faire la havdala après le 3e jour. Ensuite, les jours se relient au Chabbate suivant:
"yom révii lé Chabbate, jour quatrième vers le Chabbate" (mercredi),
"yom 'hamichi lé Chabbate, jour cinquième vers le Chabbate" (jeudi),
"yom chichi lé Chabbate, jour sixième vers le Chabbate" (vendredi).
Comme la cérémonie se fait à la synagogue à la fin
de Ârvite pour les invités de passage qui n'auront pas de domicile
pour faire la cérémonie de havdala, on y assiste mais en pensant
que cela ne nous rend pas "quitte" (latsét yédé
'hova). En effet, on quittera le Chabbate en famille ensuite. Mais, si on
a oublié de ne pas se rendre "quitte" en l'entendant à
la synagogue, on peut quand même faire les bénédictions
pour autrui une fois arrivé à la maison. Donc, le mari pensera
à la synagogue à ne pas être quitte en entendant la habdala,
afin de la faire tous ensemble à la maison en famille.
SOURCES
Lire le
Traité Bérakhotes page 33a. Puis le Tour (Ora'h 'hayim 266 et
suivants, ainsi que tous les commentateurs qui suivent ce même plan comme
le Beit Yossef, le Choulkhane Âroukh, le Rama, Michna Béroura,
etc).
PRATIQUES, étapes par étapes dans la cérémonie
Ce reportage filmé a pu se réaliser car on à le droit
de prolonger le Chabbate pour l'amplifier et bien l'intégrer, bien au-delà
de la tombée de la nuit. Cela se produit par exemple quand on est dans
une étude de la Torah, ou quand on prolonge le troisième repas
du Chabbat, entre min'ha et ârvite.
Donc, en notre cas, l'officiant et sa communauté avaient célébré
longuement le Chabbate et nous, nous avions terminé plus brièvement;
le Chabbate était donc terminé pour nous et nous pouvions filmer
après avoir fait la havdala ou, en tous cas, après avoir dit la
bénédiction de séparation, comme nous l'avons indiqué
plut haut.
Nos lecteurs vont ici bénéficier d'un grand privilège:
cette havdala est réalisée par le Grand Rabbin sépharade
d'Israël
le Rav Chlomo Moché Âmar. Nous puisons notre enseignement à
la meilleure source.
En bref, l'ordre de la havdala est le suivant:
chants et versets, bénédiction, sur le vin, bénédiction
sur les parfums, bénédiction sur la flamme, texte de la havdala,
chants. Le Choulkhane Arouk fait un beau mot avec les initiales de ces bénédictions:
ybané, il sera construit.
Les Sépharades disent la havdala assis. Des Achkénazim la disent
debout comme s'ils accompagnaient la Reine Chabbate lors de son départ,
mais ils peuvent la dire assis. La règle est de toujours respecter les
coutumes sages des ancêtres, qui ont leur raison d'être. On respecte
également les coutumes de la communauté locale. On s'instruit
davantage si on est surpris et on ne suscite aucune discussion oiseuse ou de
reproches. On n'a jamais raison avant d'avoir approfondi l'étude sur
les véritables sources et on ne se contente pas d'un simpliste: je l'ai
lu, je l'ai vu, je l'ai entendu dire de la part de ...
Première étape de la havdala
Elle se déroule à la synagogue, après la prière
de Arvite qui ajoute certaines prières après la formule habituelle
de Arvite en semaine.
Ensuite, quelqu'un prépare sur un plateau les composants nécessaires
pour les différentes bénédictions de la Havdala:
- le verre ou la coupe (kos) et le vin (yayine) ou le jus de raisin
en quantité suffisante pour que le verre déborde un peu, mais
si on n'en a peu on pourra rallonger avec de l'eau dans la bouteille, ou même
le faire sur un autre liquide mais pas sur de l'eau,
- ce qu'il faut pour la lumière et pour allumer: on choisira une bougie
(nér) qui a plusieurs mèches entremélées
si cela est possible,
(Mèches
multiples et leurs flammes. Judaïca)
sinon une mèche simple, ou même utiliser deux allumettes (gafrourim)
car il faut qu'il y ait plusieurs flammes. Le feu a de nombreux symbolismes
et il est, en particulier, le symbole du travail productif de l'homme. Adam
ha richone aurait découvert cette puissance du feu après un chabbate.
- les parfums ou branches odoriférantes (béssamim) qui
nous rappellent la spiritualité du Chabbate et de notre néchama
qui est doublée le jour du Chabbate; on évite donc des parfums
brutaux, amères.
(Boîte bessamim.
Judaïca)
Si on n'a pas de bougies ni de parfums ou objets odorants, on fera la havdala
uniquement sur la coupe de vin. De même à la fin d'un jour de fête
(yom tov), on fait la havdala uniquement sur la coupe de vin.
Demander au rabbin comment faire quand la havdala d'un Chabbate est aussi le
début d'un yom tov. De même que doivent faires les aveugles
ou ceux qui ne sentent pas les odeurs. Il y a encore à étudier
après ce texte.
Notez bien qu'il n'y a pas d'obligation du tout dans le style de ces objets,
tout dépend des coutumes, du lieu, des budgets. Un art juif s'est développé
dans toutes les communautés autour de ces objets. Voici un exemple de
coupe de havdala des Juifs iraniens; la finesse de la gravure à la main,
avec les motifs traditionnels des oiseaux, et le verset "anna Hachem
hochiâ na, nous T'en supplions, Hachém, sauves-nous".

et tout autour le verset "Kos yéchouôte essa, la coupe
du salut je l'élèverai"
Et, ici, au milieu des fleurs, l'étoile de David marquée de Tsione,
Sion
et les mots "ouvéChem Hachém, éqra, et dans
le Nom de Hachém j'appellerai".
Deuxième étape
de la havdala
On remplit la coupe de vin qui doit déborder légèrement.En
aucune façon, on n'y rajoute pas d'eau.
L'assemblée (ou en famille) chante des pioutim ou cantiques qui
célèbrent la beauté du Chabbate et l'espoir que la semaine
gardera les qualités et les lumières et bénédictions
qui furent celles du chabbate. En effet, en hébreu, les premiers jours
de la semaine se disent "premier jour dans le Chabbate, second jour dans
le Chabbate", etc.
Le Rav se fixe intérieurement sur ces dimensions et son visage manifeste
ce bien-être, cette assurance et ce contentement.
Les cantiques parlent aussi du prophète Etliahou (Elie) qui reviendra
nous annoncer les temps heureux définitifs, le grand Chabbate final.
Les chants facilitent cette joie car ils sont chantés collectivement
et il y a une force commune, et un contentement quand on retrouve de belles
mélodies connues ou anciennes lancées par l'un ou l'autre. Chaque
famille a ses chants propres qui scandent ses semaines depuis longtemps. On
est loin de ceux qui ont déjà arrêté le Chabbate,
ou ne l'ont même pas commencé et qui ont rebranché les radios,
les télévisions, remis en route la voiture, le monde de la routine
de consommation et de lavage de cerveau par le superficiel présenté
comme obligatoire.
Ensuite, on commence la cérémonie par des textes rituels que l'on
trouve déjà dans le Siddour de Vitry, au Moyen-Âge et qui
peuvent avoir des variantes entre les communautés mais l'essentiel est
ceci:
- "Richone lé Tsiyone..., Une bonne nouvelle Je donnerai
à Sion et j'enverrai un messager à Jérusalem.
- Anna Hachém..., Nous t'en supplions, Hachém, sauves-nous, et
fais nous réussir. (Psaume 118,25).
- Hiné El yéchouâti..., Voici, Dieu de mon salut,
j'aurai confiance en Toi et je ne craindrai pas car Tu es ma force et mon chant,
Ya, Hachém, et Tu seras pour moi pour mon salut. (Voir Isaïe 12,2-3).
- Et vous puiserez des eaux avec joie depuis les sources du salut.
- A Hachém est le salut pour Ton peuple, et Ta bénédiction
pour toujours. (Psaumes 3,9).
- Hachém des structures est avec nous. Un refuge puissant est pour nous
le D.ieu de Yaâcov, pour toujours.(Psaumes 84,13).
- Pour les Juifs il y eut lumière, joie et réjouissance et gloire
(Esther 8,16).
- Souvent sont ajoutés aussi les textes de Psaumes 20,10.

Troisième étape
de la havdala
On saisit la coupe de vin de la main droite, on la regarde pour être bien
présent à ce que l'on fait.
La vin ou jus de raisin expriment à la fois le bonheur mis en réserve
depuis les temps de la Création et qui nous seront donnés un jour.
Le Rav regarde la coupe et pense à tous ces symboles essentiels. Il est
interdit de prononcer des bénédictions sans penser à ce
que l'on fait.
Le Rav nous le démontre.

Il chante et réalise du geste de la main ces paroles:
"Kos yéchouotes éssâ, ou ve Chem Adonoute eqra
J'élèverai la coupe du salut et je dirai le Nom de Hachém"
(Psaumes 116,13).
Il faut le faire et le dire en pensant à ce que l'on dit: cela est clair
sur cette image.
Et regardez comme le Rav tient le verre, il le porte.

Il se concentre, s'intériorise mais regarde aussi le verre, pas seulement
pour ne pas le renverser
mais parce que le judaïsme est une sanctification conrète de la
réalité,
ce n'est pas une philosophie ni une spiritualité. C'est révéler
et développer la sainteté présente dans le monde du Créateur,
et l'orienter en bien vers Lui.

Après avoir dit le texte de la bénédiction (Baroukh
atta Hachém Eloqénou mélékh ha ôlam boré
féri ha guéfén, Beni es-Tu, Hachém notre D.ieu,
Roi du monde, qui crées le fruit de la vigne), on se penche sur le verre,
comme si on voyait notre visage créé à l'image du Créateur,
et on rit à haute voix de ce bonheur, la main protège cette pensée
discrète. souvent les participants rient également de ce bonheur.
(Pour la prononciation: boré péri, ou boré féri,
ha guéfén ou ha guafén notre page qui en donne
les règles et motifs; ne vous étonnez pas de lire : boré
féri et non pas boré péri. Ce que nous écrivons
est la prononciation exacte et normale de l'hébreu car le daggéche
qui durcit la lettre p de péri tombe après l'une des lettres
qui sont dans le tétragramme et après la lettre aleph et nous
avons donc f et non pas p. C'est le b-a ba de la lecture de la Torah ; une bonne
occasion pour découvrir ces règles si vous les ignorez; ici
le lien). Les Achkénazim disent Baroukh atta Hachém Eloqénou
mélékh ha ôlam boré péri ha guafén,
car un mot de deux syllabes comme guéfén devient gafén
en fin de phrase. Voir aussi
ce lien. Les deux ou trois versions ont leurs bases sur quoi se fonder et
soyons souples.

Quatrième étape
de la havdala
Puis on passe le verre ou la coupe dans la main gauche et
on saisit de la main droite l'objet d'odeurs pour dire la bénédiction
sur elles.
Ici encore, observez la grande attention du Rav à ce qu'il dit. Il n'y
a pas d'automatisme.

Si on bénit sur des espèces végétales d'herbes souples,
on dit "Baroukh atta Hachém Eloqénou mélekh ha
ôlam boré isbé véssamim"; si on dit
sur des espèces végétales fermes, on dit "boré
atsé véssamim"; si on bénit sur des parfums, on
dit "boré miné véssamim".
Cinquième étape
de la havdala
Puis, on passe à la bénédiction du feu, on place la main
près de la flamme de manière à observer la transparence
des ongles,
en souvenir du temps avant la faute où tout le corps était transparents
commme seulement les ongles le restent,
nous étions toute lumière. On présente seulement la main
droite à la flamme, les doigts repliés vers l'intérieur
et le pouce est replié sous les doigts, comme on le voit bien ici. Ce
sont des coutumes codifiées par la Ari, zal. Et on dit: "Baroukh
atta Hachém Eloqénou mélekh ha ôlam boré
méoré haéche, qui crée les lumières du
feu".

Première
Sixième étape de la havdala
Puis on dit le texte final qui sépare le jour de la semaine du jour du
Chabbate.
Remarquez le regard, la simultanéité en tre ce qui est fait, ce
qui est pensé, ce qui est ressenti et ce qui est dit.
C'est ainsi que l'on doit prier. On reprend alors le verrre de la main droite.

Ce n'est pas dire les paroles automatiquement et rapidement pour en finir et
filer vers la semaine.
Il faut aller à ce rythme réussi jusqu'aux derniers mots.
"Béni es-Tu, Hachém, notre D.ieu, Roi de l'univers qui distingues
le sacré du profane, sépares la lumière des ténèbres,
Israël des autres peuples, le septième jour des six jours de l'action.
Béni es-Tu, Hachém, notre D.ieu, Roi de l'univers qui distingues
le sacré du profane".
C'est le texte essentiel de la séparation, de la havdala.
Reprenons ce texte pour en montrer les sources afin de s'y reporter pour mieux
comprendre: "Béni es-Tu, Hachém, notre D.ieu, Roi de l'univers
qui distingues le sacré du profane (Vayiqra 10,10), sépares la
lumière des ténèbres (Béréchite 1,4), Israël
des autres peuples (Vayiqra 20,26), le septième jour des six jours de
l'action (Chémote 20,9-10). Béni es-Tu, Hachém, notre D.ieu,
Roi de l'univers qui distingues le sacré du profane".

Septième étape
de la havdala
Et l'officiant boit une très grande quantité du verre, au moins
un réviîte, soit 86 ml d'une seule traite. C'est intégrer
la bénédiction
pour continuer à vivre la semaine (qui est différente du Chabbate
absolu) dans la lumière et dans le goût du Chabbate.

Huitième étape
de la havdala
Des communautés ajoutent des versets, pleins de significations élevées,
éclairées par la cabala, chantent de nombreux pioutim ou cantiques,
en particulier en l'honneur du prophète Eliahou, Elie. Il y a de nombreux
livrets avec les paroles de ces chants, de nombreuses cassettes et disques CD-Rom
pour les traditions de chaque communauté. Et la cérémonie
se prolonge par le repas de Mélavé Malka, d'accompagnement
de la Reine Chabbate qui a sa source dans le Traité Chabbate 119,2.
Conclusion
Le Chla haqadoche, dans son Siddour de prières
Chaâr ha chamayim, donne le sens de tout ce rite:
d'un côté on sépare les deux mondes: la richesse spirituelle
du Chabbate, incomparable, d'une part, et le monde matériel d'autre part,
d'un autre côté, cette cérémonie nous fait comprendre
que les 6 jours de la semaine se nourrissent du Chabbate, comme l'extérieur
de quelqu'un traduit son intérieur qui en est la vérité
et la source.
Donc, il y a un lien vital entre ces deux temps. Et nous allons ainsi vers le
temps à venir qui sera entièrement Chabbate.
Cette cérémonie fait justement la jonction, entre les cieux et
la terre, entre la source de la bénédiction et le monde qui en
a besoin.