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AHAVA
"Amour"
Commentaire
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
basé sur les livres de nos
Sages
Site Modia http://www.modia.org
© Les textes de Modia sont mis gratuitement à votre disposition
par l'auteur, selon la mitsva obligatoire pour tout Juif qui est d'étudier
et d'enseigner simultanément. Vous pouvez donc imprimer
et dupliquer ces textes pour l'étude personnelle et de groupe,
ou pour l'enseignement. Bien entendu, selon la Torah, en ne supprimant
pas le nom de l'auteur ni l'adresse du site. Les sites ne peuvent
faire qu'un lien vers ces textes sans les capter. Chacun pourra ainsi
accomplir la mitsva : véchinnantam lé vanéikha
(et tu l'enseigneras à tes enfants) et l'autre mitsva : védibbarta
bam (et tu leur parleras dans les mots de la Torah. Dévarim 6,
7).
Voyez les règles du Copyright.
Ne pas oublier que, sur votre version imprimée
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textes de Modia. Or, ils sont indispensables dans l'étude.

Les lettres du mot ahava, amour, dans une immense sculpture du
jardin du Musée d'Israël.
Dessin de l'auteur,
l'approche des aspirations et des complétudes
dans la plénitude intérieure qui appelle et hésite
à se reconnaître.
Questions: Quel est le rapport entre 1 (é'had)-amour (ahava)-souci
(déaga) en hébreu? La même guématria:
13, comme les 13 middotes ou qualités et actions de Hachém.
Fondé sur nos textes et non pas une allusion de pirouette. A méditer.
Quel est le rapport entre le tout et toi (ate)? Solution sur ce lien.
Pour bien comprendre tout cela, nous allons
l'étudier dans une vie qui a été l'exemple parfait
de l'amour pour les autres: ce qu'a vécu Myriam et ce qu'elle nous
enseigne, à travers la Torah et à travers le Middrache.
Vie de Myriam, soeur
de Moché Rabbénou
Sa hiloula de gloire est le 10 du mois de Nissane,
juste avant Pessa'h, fête de la parole et du sauvetage.
Avec Moché et Aharone, elle est
un des 3 instruments de vie donnés par Hachém à
Son peuple.
Mais, sans elle, rien n'aurait eu lieu. Elle a réussi à
aimer dans les situations les plus difficiles et a pu ainsi sauver sa
famille, parents, frère et son peuple tout entier, et dans la joie,
en plus.
Elle doit donc être connue et comprise pour connaître et comprendre
le judaïsme.
Par le Rav Yehoshua Rahamim Dufour
http://www.modia.org
Myriam
nous enseigne sur de nombreuses dimensions dans la Torah. Voici les pages
de Modia qui vous éclaireront sur elle et sur les applications
personnelles vitales. Car elle y a une place.
Il était indispensable de préciser cet enseignement pour
avoir une vision exacte du judaïsme: la place de la femme y est essentielle
dans ce que le Créateur a voulu nous apprendre sur tout, et aussi
pour se vivre en tant que femme, ou pour comprendre, aimer et respecter
la femme.
Cela est encore plus important à l'heure où le peuple juif
est dans une phase de sortie de l'esclavage de la galoute et où
les femmes fortes d'Israël jouent un rôle considérable
en ce sens, particulièrement.
Et, dans toute soirée du Séder de Pessa'h, on ne peut pas
oublier cette dimension.
Dans la Torah, une femme qui a
su aimer, Myriam:
Hommage
aux nombreuses Myriam en parole qui se préparent à leur
rôle.
Ici, une Haggadah rare dite de Darmstadt, achkénaze du 15e siècle
allemand. Malgré mes recherches je n'ai pas réussi à
localiser l'endroit où elle se trouve actuellement. Si un lecteur
le sait, il me rendrait service. Sa particularité sur cette page
est l'importance que le dessinateur a donné aux femmes qui étudient
auprès des Sages, discutent, et forment la majorité des
personnages.

Regardez leurs expressions,
elles parlent, Torah.
Que dit le Middrache?
Faisons-en une étude stricte, vous en tirerez les enseignements
facilement
Situons d'abord ce que nous savons par l'apparence simple du texte
de la Torah, le pchate:
Myriam est la fille ainée de Amram et Yokhébéd (Bémidbar
26,59 et I Chroniques ou Divré ha yamim 5,29). Son premier frère
est Aharone, le second est Moché. Elle a proposé à
la fille de Pharaon de prendre une femme hébreue pour allaiter
Moché qu'elle avait placé dans un couffin d'osier sur le
fleuve dans l'attente du bain de la princesse Chémote 2).
Ensuite, elle réapparait après la sortie d'Egypte avec son
tambourin et menant les chants (Chémote 15,20-21). Elle est alors
nommée prophétesse.
En Bémidbar 12 (paracha Béhaâlotékha) est l'épisode
de 'Hatsérote où elle conteste le mariage de Moché,
suivi de la colère de Hachém et de la lèpre de Myriam.
Elle doit être mise à l'écart pendant 7 jours et le
peuple l'attend (car elle est le puits de vie pour le peuple). Dans le
résumé de la Torah qu'est Dévarim, cet épisode
est rappelée comme exemple pour l'enseignement (24,9).
Après la traversée du désert de Tsine, elle meurt
à Kadéche où elle est enterrée (Bémidbar
20,1).
En Mikha (Michée 6,4), elle est explicitement nommée comme
envoyée de Hachém devant le peuple au même
titre que Aharone et Moché. Et comme une preuve de l'attention
de Hachém pour son peuple. Ce passage est donc très
important pour nous situer la dignité et la fonction de Myriam.On
ne peut plus, depuis ce verset, dissocier le trio comme les acteurs inséparables
de toute cette sortie d'Egypte et de la direction spirituelle effective
du peuple.
Maintenant, étudions la littérature du Middrache.
Elle rassemble des traditions qui vont au-delà du pchate et
"examinent" (darach) avec insistance le texte pour lui
faire rendre toutes ses potentialités de sens. Cela ne supprime
jamais le sens concret du pchate. On dit que c'est comme un marteau qui
frappe un rocher et en fait sortir des étincelles:
"Le psaume 62,12 dit: une fois D.ieu a parlé, deux fois j'ai
entendu. Cela veut dire qu'un même passage ouvre plusieurs sens,
et que deux passages ne se répètent pas et ne disent pas
la même chose. Et, à la yechiva de Ribbi Yichmaël, on
disait le verset 23,29 de Yermiahou (Jérémie): comme
un marteau qui fait voler en éclat le rocher, ainsi un seul texte
de la Torah fournit de multiples interpréations".
Et le middrache les trouve par les rapprochements linguistique, les contiguïtés
des passages, la dimension symbolique de l'histoire ou des expressions,
etc.
Béréchite Rabba 80,6: Il est dit en Chémote
15,20 que Myriam la prophétesse, soeur de Aharone, prit un tambourin.
Pourquoi nommer son frère et seulement Aharone? Parce qu'il avait
une affection particullière pour elle (parce qu'elle avait
été victime de la lèpre; réfléchissez
pourquoi cette affection).
Béréchite Rabba 88,5: Dans le rêve du maitre-échanson,
il dit : "une vigne était devant moi en trois parties"
(Béréchite 40,10). Cela fait allusion au Psaume
80,9 : " tu as fait émigrer une vigne de l'Egypte, et expusler
des nations pour la replanter". Et les trois branches étaient
Moché, Aharone et Myriam. (Ici, on voit combien le trio est inséparable
dans le plan divin pour sortir Son peuple d'Egypte et l'amener sur la
terre d'Israël. Et ensuite le middrache parle des 4 coupes de Pessa'h).
Chémote Rabba 1,13.
- Et le roi d'Egypte parla aux accoucheuses des femmes hébreues
(Chémote 1,15). Il s'agit de Yokhébed et sa fille Myriam
qui avait 5 ans, quand Aharone en avait deux et Moché ne naîtra
qu'un an plus tard. Myriam accompagnait toujours sa mère et faisait
tout ce qu'elle voulait, de là on voit qu'on connaît déjà
le caractère d'un enfant quand il est très petit. (réfléchissez
à quel trait de Myriam on fait allusion).
- On appelait Myriam "Pouâ" parce qu'elle faisait revivre
les bébés en soufflant dans leur bouche, et elle faisait
des bulles avec du vin pour amuser les enfants (on trouve ici sa caractéristique
qui est de faire revivre, ce qu'elle fera envers ses parents, envers le
peuple, en chantant, etc).
- On appelait Myriam "Pouâ" parce qu'elle faisait paraître
(hofiâ) le peuple devant D.ieu en l'élevant.
- On l'appelait Pouâ parce qu'elle osait affronter le Pharaon
et l'interpeler avec vigueur.
Chémote Rabba 1,15.
- Il est dit en Chémote 1,20 que D.ieu bénit les sages-femmes
car elles avaient la crainte de D.ieu. Et quelle est la récompense
de cette crainte?.. De Myriam naquit Betsalel qui était plein
de sagesse comme il est écrit en Chémote 31,3: "Je
l'ai rempli d'une inspiration divine, d'habileté, de jugement,
de science et d'aptitude pour tous les arts..." Et il fit une arche
pour la Torah qui est appelée tov, bon. Idem en Chémote
Rabba 40,1.
Chémote Rabba 1,17.
- David descendait de Myriam car il est écrit: "David était
le fils de l'Ephratite de Bethléhem en Yéhouda" -(I
Samuel 17,12).
Chémote Rabba 1,19.
- Il est écrit en Chémote 2,1: un homme de la maison
de Lévi. Le père de Myriam (qui avait divorcé de
sa femme de désespoir quand Pharaon avait interdit la vie des enfants
mâles) suivit le conseil de sa fille Myriam et réépousa
sa femme. Et Myriam et Aharone dansèrent devant eux sous la 'houpa
en disant: "Il fait trôner dans la maison la femme stérile
devenue mère de nombreux fils" (Psaume 113,9).
Chémote Rabba 1,25.
- Pourquoi Myriam a t'elle proposé à la fille du Pharaon
que Moché soit allaité par une femme hébreue? Parce
qu'elle a vu que Moché rejetait le lait de toute femme non hébreue.
Chémote Rabba 26,1.
- Il leur envoya un sauveur, Myriam, dont le nom signifie "amertume,
mar", parce que le Pharaon fit dire: "si c'est un garçon
faites-le périr, si c'est une fille qu'elle vive".
Chémote Rabba 48,4.
- D'où vient que Betsalél reçut toutes ces distinctions?
De Myriam? Il est dit d'elle en Chémote 1,21: "les sages-femmes
craignaient D.ieu et il leur fit des maisons". De quelles maisons
s'agit-il? Des maisons des Cohanim et des Rois d'Israël (mesurez
le mérite de Myriam dont tout cela vient d'elle!)... Puis, l'explication
déjà vue concernant Betsalel et: David descendait de
Myriam car il est écrit: "David était le fils de
l'Ephratite de Bethléhem en Yéhouda" -(I Samuel 17,12).
Et Myriam était appelée Ephrate. (Et, plus fort encore,
le texte poursuit en expliquant que de cette sagesse le monde fut
créé, le Tabernacle et le Temple furent faits).
Vayiqra Rabba 15,8.
- Quand Myriam fut guérie de sa lèpre, qui l'a examinée
comme il se doit? Pas Moché car il n'était pas le Cohen,
pas Aharone car un membre de la famille ne peut pas. C'est D.ieu lui-même:
Je suis Cohen, Je me lèverai et Je déclarerai qu'elle est
pure et guérie. Et le peuple a attendu Myriam parce que la Chékhina
l'attendait!
Vayiqra Rabba 16,5.
- Ce verset de Qohéléte, l'Ecclésiaste 5,5, concerne
Myriam :" Ne donne pas à ta bouche la permission de faire
pécher toute ta chair". Cela veut dit que si nous péchons
par une partie de notre corps, tout le corps en sera malade, Myriam
nous l'a appris.
Vayiqra Rabba 20,12.
- Pourquoi l'épisode de la mort de Myriam est-il placé
à côté de celui des cendres de la vache rousse? Car,
de même que les cendres de la vache rousse purifiaient, ainsi la
mort d'un juste (Myriam était une tsadéqéte)
purifie.
Vayiqra Rabba 27,6.
- Le Saint béni soit-Il dit: Je vous ai envoyé trois
messagers: Moché, Aharone et Myriam. La manne vous a été
donnée par le mérite de Moché, le puits (d'eau vitale)
par le mérite de Myriam, et le nuage de gloire par le mérite
de Aharone. Idem en Bémidbar Rabba 1,2.
Bémidbar Rabba 13,20.
- C'est par l'intervention de Myriam que Amram a à nouveau
désiré son épouse dont il avait divorcé. Et
on la nomme prophétesse soeur de Aharone car elle n'a prophétisé
que lorsqu'elle était soeur de Aharone; de même qu'elle n'était
soeur que de Aharone quand son mère s'est remarié
grâce à elle.
Dévarim Rabba 6,9.
- Si vous ne croyez pas tout ce qui est écrit concernant les
dangers de la médisance, l'épisode de ce qui est dit
au sujet de Myriam doit vous convaincre.
Qohéléte Rabba 5,1.
Le verset de Qohéléte, l'Ecclésiaste 5,5, concerne
Myriam :" Ne donne pas à ta bouche la permission de faire
pécher toute ta chair". Cela veut dit que si nous péchons
par une partie de notre corps, tout le corps en sera malade, Myriam a
péché avec sa bouche et tous ses membres furent punis. Le
silence a le double de valeur que la parole et que vos mots soient comme
une pierre précieuse. Rabbi Yehouda haNassi a dit dans les Prqé
avote, les Principes des Pères 1,17: "rien n'est mieux que
le silence". Et son fils Chiméone a dit: "j'ai passé
toute ma vie parmi les Sages, et je n'ai rien trouvé de mieux que
le silence".
Qohéléte Rabba 7,1,4.
Quand un tsaddiq, un juste, nait, personne ne ressent de différence,
mais quand ils meurent chacun le ressent. Quand Myriam est née,
personne ne la ressenti, mais quand elle est morte, le puits (qui donnait
l'eau de la vie sur tous les plans) a cessé d'exister et on l'a
ressenti.
Chir ha chirim (Cantique des Cantiques) Rabba 1,2,5.
Deux Sages discutaient d'interprétations et le Saint béni
soit-Il les approuva et il est dit d'eux qu'ils sont morts d'un baiser
du Ciel (mitate néchiqa)? Cela est dit aussi de Aharone
(.../...), de Moché (.../...) et de Myriam, car il est dit qu'elle
mourut là (cham) et ce même mot est joint au mot bouche dans
un autre texte concernant la mort de Moché (Dévarim 34,5):
"et Moïse mourut là (cham) , le serviteur de Hachém,
dans la terre de Moav selon (ou sur la bouche de, âl-pi)
Hachém".
Chir ha chirim (Cantique des Cantiques) Rabba 2,11,1.
Les Hébreux furent condamnés à 400 ans de séjour
en Egypte, mais cela leur fut réduit à 210 ans et ce n'est
que 86 ans après la naissance de Myriam que l'esclavage devint
douloureux et elle fut alors appelée Myriam parce que la vie leur
fut amertume (mar).(Note: 86 est souvent mis en relation dans les
guématriotes a une dimension de jugement sévère de
la part de D.ieu).
Chir ha chirim (Cantique des Cantiques) Rabba 4,5,2.
Trois grands guides ont été donné à Israël:
Moché, Aharone et Myriam... et Yokhébed et Myriam nourrissaient
le peuple d'Israël dont les coeurs étaient fragiles comme
des fleurs de lilas.
Dans le Talmud, il y a aussi de nombreux passages de ce type (middrache
ou aggada), spialement en Sota 11b, concernant Myriam. Ils reprennent
les thèmes précédents. Je n'indique que quelques
particularités.
- Myriam dit à son père, pour le convaincre de reprendre
sa femme pour épouse et d'engendrer: "ce que tu as décidé
est plus cruel que le décret de Pharaon car il a condamné
à mort les garçons et toi tu condamne aussi les filles,
il n'a agi que pour le monde actuel mais toi tu agis également
contre le monde à venir, son ordre ne durera pas car c'est un méchant
mais le tien durera car les actes des justes durent comme Job dit (22,28):
"vétigzar-omér véqayam, tu décrèteras
ce que tu dis et cela se réalisera". Alors Amram revint sur
sa décision et tous les autres hommes également. (La force
de conviction de Myriam pour le bien, et son influence considérable
sur tous). Et Amram organisa une véritable cérémonie
de mariage.
- Myriam est nommé âlma (jeune fille) par le verset
(Chémote 2,6) qui dit qu'elle prit l'enfant sur l'ordre de la fille
du Pharaon pour l'emporter à sa mère afin de l'allaiter.Cela
veut dire su'elle s'empressa comme le pas d'une jeune fille (âlma),
ou qu'elle cacha son projet (heâlma).Et la princesse
dit à la mère de Moché: je te donnerai ton salaire
(éténe éte sékharékhe), ce qui prouve
que lorsque des justes ont une épreuve et perdent, ils retrouvent
ensuite ce qu'ils ont perdu mais en plus ils reçoivent le salaire
de leur perte. Amen, kén yéhi ratsone.
- Myriam prophétisait et disait: "ma mère mettra au
monde un fils qui sauvera Israël". A la naissance de Moché,
toute la maison s'emplit de lumière et son père embrassa
Myriam sur le front en lui disant: "ma fille, ta prophétie
se réalise" mais quand il fallut placer Moché sur le
fleuve, son père dit à Myraim: "ma fille", où
est ta prophétie?". C'est pour cela que le verset dit que
Myriam surveillait ce qui allait se produire (Chémote 2,4): vatétatsév
a'hoto méra'hoq, lédéâ ma-yaâssé
lo.
Dans le Zohar, il y a aussi quelques middrachim concernant Myriam.
- c'est par son mérite que le puits de vie était là
avec eux dans le désert (II 190b).Ce n'est que par son mérite...
(I 124b).
- Dans le Jardin d'Eden, les femmes viennent vers Myriam les jours de
Chabbate et de fêtes (III 123a).
- Sa mort a purifié et réparé comme le fait la mort
des tsaddiqim (III 181a).
Les middrachim ont donc développé longuement tout l'enseignement
de la Torah en notre paracha et ils insistent pour nous faire comprendre
que cela s'applique dans nos vies si cela a été la loi pour
une tsadéqéte comme Myriam.
Puisse cette étude laborieuse inciter à étudier le
middrache avec la tête, avec le coeur et à le vivre dans
nos actes. Il y a toute une psychologie et une pédagogie de vie
dans nos textes.
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