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La dynamique des rencontres de chikoukhim
qui vont fonder le couple et
la famille juive
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Une page à lire pour tous débutants ou pour tous
couples!
 
Voir aussi nos études
Après la page théorique de présentation des
chidoukhim (lien ici), cette fois,
nous allons essayer de rendre le vécu de personnes en chidoukh,
de façon à rendre sensibles aux dimensions qui y
sont abordées, et aux dynamiques qui y sont mises en jeu.

photo de l'auteur
On verra combien les
directions y sont diverses et la question est toujours: dans quel
sens explorer pour se connaître afin de ne pas se lancer
n'importe comment dans une relation qui s'avérerait erronée.
Le problème est grand car le besoin d'amour et de réussite
est tyrannique, autant que la peur et l'incertitude.
Pour rendre sensible, j'ai choisi de rendre, en photos significatives,
des instants qui vont exprimer ce qui m'a été souvent
raconté en relation de conseil par des personnes cherchant
à voir clair, et ces photos dans le cadre banal de notre
quartier.
Imaginons deux jeunes qui se rencontrent après leur travail,
dans un café et continuent en parlant dans les rues à
Jérusalem; toutes les images sont dans le même quartier
au cours de cette promenade répétée plusieurs
fois en plusieurs rencontres. Ce scénario, basé
sur de nombreuses confidences reçues en relation de conseil,
s'est appuyé sur des photos toutes prises dans le même
environnement quotidien (mochava ha germanite, à Jérusalem).
Ailleurs, on pourrait le faire de même. Le regard unit toujours
le coeur interne et ce que l'on aime au dehors. En fait, on ne
parlera ici que de Torah, car elle est vécue dans la réalité,
dans l'écoute et l'amour (ahava).
Essayer, à chaque étape, de penser et de vous demander:
"sont-ils ou non faits pour s'entendre, posent-ils les vraies
questions, est-ce cela qui vous semble essentiel? ou autre chose?
comment le diriez-vous? et de façon à le faire comprendre".
Qu'en cette nuit qui fut, depuis des millénaires dans le
judaïsme, celle de l'aspiration à la rencontre, que
chacun soit lune et soleil réunis dans la même lumière
de Hachém. C'est toute la
question du chidoukh juif, une aventure pleine d'aspiration,
mais difficile à vivre; chacun s'observe et cela ne facilite
pas la relation ouverte dans la confiance, on a raison de ne pas
vouloir se laisser tromper par nos rêves quand le coeur
semble reconnaître l'âme soeur, il faut voir clair
dans la nuit et rester lucide:
On a peur d'être trop
exigeants alors qu'il s'agit de marier ensemble un palmier et
un cyprès si différents, homme et femme. Pourquoi
tant de différence qui n'est pas seulement problème
mais nécessité pour se compléter. Que faire?
Réfléchissons sur les 3 pages du chidoukh.
Et il y a tant de coeurs
qui se présentent autour aussi aimables,
pourquoi lui, pourquoi elle simplement parce qu'il/elle veut plaire
et se trouve là?
Premier scénario
Où voulez-vous vivre?
Pour moi c'est très important de vivre en Israël.
Rien de bizarre, d'ailleurs regardez même les étrangers
veulent vivre sur notre terre, les Grecs s'installent ici, pourquoi
pas moi et mon mari!
Même les Templiers nazis voulaient habiter à Jérusalem
et ont laissé cette belle demeure:
Même les Romains ou les Egyptiens ont souhaité se
trouver sur notre territoire. Moi aussi.
C'est ici que se vit le Cantique des Cantiques, le Chir ha Chirim.
L'échange se poursuit après cette entrée
en matière.
Second scénario
et seconde rencontre, aux mêmes heures.
Chacun parle de sa maison familiale, de la façon dont il
voit la maison d'avenir.
Ce qui m'importe c'est une maison calme, chaleureuse, avec de
la lumière, de l'intimité. Une vie dedans, tranquille,
comme ces lumières le laissent pressentir mais on ne voit
pas l'intérieur, c'est secret.
Moi, j'aime bien les visites d'amis qui arrivent et ils ne dérangent
pas l'intimité.
(On regarde ensemble ce qui a suscité cette confidence).
Moi, je préfère une belle maison accueillante, mais
d'abord qui se protège, et on invite quand on veut seulement.
Une famille et un couple il faut le construire et c'est fragile,
il faut se préserver.
Il faut beaucoup de jours d'intimité tranquille pour progresser
ensemble et monter lentement
Moi, j'aime la fantaisie sinon on tombe dans la routine,
il faut savoir rire et être un peu kitch
sinon on s'ennuie, on s'attriste, on s'oublie vite.
et on ne pense plus bientôt qu'à rappeler d'enlever
ses chaussures avant d'entrer
3e scénario et rencontre, aux mêmes heures.
Chacun parle d'avantage de son rêve intérieur.
Tout cela était un peu la surface, n'est-ce pas?
Que souhaitez-vous vivre dans ces murs de la maison que nous avons
évoquée?
Moi, l'image qui me vient, ce sont des fleurs
soleils qui rayonnent avec délicatesse tout le temps.
Il y a des épines aussi, et le noir derrière mais
on est contents continuellement et on le ressent.
Possible, moi c'est plutôt ce qui se vit ainsi entre les
deux personnes seulement. La maison n'est pas le plus important.
Et il faut qu'on y ressente ensemble les mêmes sentiments,
être sur la même longue d'onde du même bonheur.
Pour moi, le décor est important, je voudrais
que la maison elle-même traduise
le soleil intérieur qu'on y vit et que le bonheur y soit
visible
C'est beau (ils marchent devant une belle vitrine), mais le risque
est que ce soit superficiel et rien que superficiel.
Non, si c'est une façon de dire à l'autre comment
on la voit, en beauté bleu et qu'on l'exprime pour le mieux
ainsi.
C'est vrai que c'est beau, mais à condition de pouvoir
retrouver ces couleurs dans le couple aussi,
sinon c'est seulement de la décoration.
Mais c'est important de pouvoir s'exprimer chaque jour avec les
sentiments différents,
plus profonds ou tristes même pour partager et vivre vraiment
ensemble.
Même quand la femme dort, la voir aussi
belle que si elle était embellie de ses plus beaux bijoux
de fantaisie, en lumière gaie. Et pas tomber dans la monotonie
du "tu dors"?
C'est cela le problème: il faut aimer sans cesse et toutes
les années, et toutes les heures,
sans cesse. Je suis très prudente car je ne veux pas échouer.

Encore une fois, moi je ne le sens pas en kitch mais plutôt
en sensibilité des plantes vertes et fines.
Toujours vibrer un peu mais sans faire de bruit. Etre très
sensible envers l'autre.

Comme un chat qui semble immobile mais qui est totalement présent
et sensible
Entendre ce que l'autre dit, le ressentir.
Moi, si c'est tout le temps comme cela, j'aurais peur de me sentir
jugé, surveillé, et je me replierai pour me protéger
Non, je ne crois pas que ce serait cela car c'est être présent
gentiment, de façon rayonnante
comme les pins doux à caresser, ce n'est rien de menaçant.
Ok dans l'intention, mais on est deux, et il faut tenir compte
des deux réactions différentes à chaque instant.
L'un préfère un siège en plastique et l'autre
au même moment un fauteuil fantaisie sculpté dans
le bois des îles.

On a le droit parfois de se fermer, de se renfermer, de se protéger,
et l'autre ne doit pas se sentir condamné ni rejeté.
Comme cet arbre, il faut encore y voir là sa beauté
et l'aimer sans le déranger quand il est fermé.
C'est vrai, moi des fois, je ne suis pas seulement fermé,
mais j'ai des épines qu'il vaut mieux ne pas toucher
car elles feraient mal en dehors de ma volonté. Et surtout
certains jours du mois. Un ami, un mari peut-être,
c'est celui qui protège en douceur et en tranquillité
ces moments de secrets.

Tout cela est bien beau mais des fois, c'est bien plus compliqué
et on est tout embrouillé sans pouvoir le changer.
Il ne faut même pas y toucher car tout s'écroulerait.

Il me semble qu'à ces moments, l'autre doit aussi aider
à s'en dégager et on peut sortir pour voir des curiosités
et acheter des bagatelles, des colliers pas chers qui changent
les idées.
Suite ici: 4e scénario et
rencontre, aux mêmes heures.
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