Tout sur la cachroute
Par ces liens nombreux, tout Juif de bonne
foi (!) constate qu'il peut vivre facilement, partout,
et même en gourmet, en suivant les règles de la cachroute.
Le problème est simplement... dans l'identité
si belle et si intelligente... à assumer.
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Plan
Comprendre la cachroute
1. Les fausses justifications
2. Le véritable motif
3. Ce que comprend la cachroute.
4. Le vocabulaire et les pratiques
5. Références
6. Liens
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Vayichla'h
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Une question se présente à tout homme moderne :
pourquoi la cachroute et comment la justifier ?
1. Les fausses
justifications
Elles sont données par ceux qui tombent dans le panneau
de penser qu'il faut défendre le judaïsme devant les
attaques, devant la mauvaise foi, devant les persécuteurs,
devant ceux qui éprouvent de la honte face à leurs
origine et qui n'ont pas le courage d'être ce qu'ils sont.
Alors, la liste est longue des bonnes raisons (qui, d'ailleurs
sont exactes mais ne sont pas le motif) :
- la cachroute est une hygiène de vie (avoir toujours les
mains propres avant de manger ou quand on sort des toilettes,
ou avant de prier ; ne pas manger d'animaux vivants comme les
huitres ou les moules ; séparer les régimes alimentaires
de lait et de viande crée une hygiène que l'on découvre
seulement maintenant ; de pas manger d'animaux comportants des
signes suspects de déficiences ou de maladies, etc.).
- cette hygiène de vie a sauvé la communauté
juive lors des grandes épidémies dans l'histoires
(mais, a contrario, le fait qu'ils étaient sains et sauf
quand les autres mouraient les a fait accuser de pratiquer la
sorcellerie ou d'empoisonner les autres!).
- ce particularisme alimentaire créé des séparations
à l'égard des autres et protège le groupe
de l'assimilation ; là où la majorité des
tribus ont disparu dans l'histoire, les Juifs franchissent les
siècles avec la même culture.
- ce particularisme crée des complicités, des compréhensions,
facilite les mariages dans la même culture, facilite la
socialisation, la reconnaissance mutuelle, etc. Il unifie le peuple.
- l'attention nécessaire à la préparation
de la cachroute crée une distance entre les hommes et la
nourriture et les entraîne à dominer leurs pulsions,
à temporiser, à savoir attendre au lieu de faire
prévaloir la satisfaction immédiate et personnelle.
- elle soumet la nourriture à des buts et satisfactions
plus élevés.
- elle crée un respect de la nourriture et des aliments
végétaux ainsi que des animaux.
- elle nous distingue des animaux.
On pourrait allonger la liste. Ceux qui pratiquent la cachroute
ont découvert le développement de ces qualités.
Mais il ne faut pas tromper le monde, le motif et le but sont
ailleurs.
2. Le véritable motif
en Vayiqra ou Lévitique 11, 44-45
Il est faux de dire, comme on l'entend parfois qu'il n'y a pas
de raison à la cachroute et qu'il n'y a qu'à l'accepter
parce que c'est écrit ou parce que D.ieu le veut ainsi.
La Torah ne nous prend pas pour des machines automates et elle
nous a éclairé sur ce sujet.
En effet, dans le livre Vayiqra ou Lévitique 11, 44-45
nous avons les raisons et les seules raison véritables,
le coeur de tous les motifs. Les voici, et la phrase commence
par ki (parce que), qui est bien une justification.
"Ki Ani Hachém Eloqékhém
Car Moi Je suis votre D.ieu".
Le motif est en Hachém lui même,
ce n'est pas une régle d'hygiène.
Et le motif est que Hachém n'est pas dans les hauteurs
inaccessibles, mais qu'il est "notre" D.ieu. Donc, c'est dans
la mesure où nous comprendrons cette phrase, cette relation
que nous comprendrons la cachroute.
"...véhitqadichtém vihéyitém
qédochim, ki qadoche Ani
vous vous sanctifierez donc et vous serez qédochim
(saints, séparés dans la qédoucha,
la sainteté), car Qadoche (saint) Je suis...".
Il est demandé une similarité entre la qualité
de D.ieu et la nôtre ; et une similarité qui est
dans ce qui est la qédoucha. Or, la qédoucha
est toujours une sainteté caractérisée par
une scertaine séparation. Et c'est un trait essentiel de
la cachroute. Ainsi, la cachroute est une forme de participation
réelle à la sainteté divine, non seulement
un symbole.
Faisons ici une parenthèse pour les étudiants plus
avancés : toute mitsva est à ce niveau car son nom
lui-même est un doublet du nom saint de 4 lettres, quand
on applique la règle de at-bach pour les deux
premières. Donc, réaliser une mitsva, c'est mettre
au jour la révélation de la réalité
divine. Ceux qui ne savent pas cela ne voient rien ou trouvent
stupide, de même qu'ils ne comprennent pas le mot mitsva.
Ceux qui savent y voient la présence cachée de la
manifestation effective.
Continuons à lire ces deux versets :
"...vé lo tétaméou éte-nafchotékhém
car vous ne vous rendrez pas impurs en vos identités..."
Il s'agit donc bien d'une différence dans les niveaux de
sainteté ou d'impureté. Attention, impureté
ne veut pas dire salissure ni dégoûtant, mais simplement
ce qui n'est pas "pur". Et cela au niveau-même de la personne
ou de l'identité de l'être, le néféche.
De plus, cette explication est mise au pluriel car nous ne jouons
pas ces enjeux au niveau seulement individuel. Le judaïsme
est une opération collective pour le bien de toute l'humanité
et de toute la Création. Ce n'est pas une secte de candidats
individuels à l'aristocratie monacale.
"...bé-khol hachéréts haromés
âl-haarets
par tous ces reptiles qui se meuvent sur la terre..."
Ce texte réfère à l'échec du plan
de la cohabitation divine et humaine qui se déroulait dans
le Jardin d'Eden, quand le serpent s'est rebellé et a fait
rebeller d'autres et en a été frappé d'abaissement
au niveau du sol, par sa reptation. Ne philosophons pas longuement
sur le sens, on peut l'atteindre rapidement et modestement en
nous interrogeant sur nos attitudes de soi-disant indépendance
de pensée qui ne sont le plus souvent qu'un refus de la
hiérarchie exacte de la Création que nous sentons
bien entre le haut et le bas, entre le pur et le moins pur, entre
le Créateur et le créé.
"...ki Ani Hachém hamaâlé
étekhem
Car Je suis Hachém qui vous fait monter..."
Nous reprenons les principes premiers de la relation réciproche
et du modèle, en même temps que la question de l'élévation.
"...méérets mitsrayim lihiote lakhém
léEloqim
de la terre d'Egypte pour être pour vous vers D.ieu..."
Ce processus que nous venons de décrire en ce qui concerne
l'acte de manger de la nourriture cacher est identique et aussi
fort que la sortie de l'esclavage d'Egypte, réalisé
en un miracle d'une intensité exceptionnelle. On n'aurait
pas pu deviner cette importance de la cachroute sans cet éclairage.
Et le but d'un côté comme de l'autre (sortie d'Egypte
ou cachroute) est véritablement notre être (lihiote)
et une relation d'amour ("pour vous"), mais ce n'est pas être
D.ieu mais être "vers D.ieu". Ne mentons pas en théologie
flatteuse.
"...vihéyitém qédochim ki
qadoche Ani
et vous serez saints parce que Je suis saint".
La fin de ces deux versets reprend le début afin de bien
résumer l'ensemble et de ne pas l'oublier : il ne s'agit
pas d'une conduite psychologique phobique ni obsessionnelle, mais
de l'union et de la ressemblance dans la qualité de l'être.
Et cela dans une réalité à découvrir
toujours davantage : qu'est cette qédoucha, sainteté.
On comprend qu'une maison juive, qui est un sanctuaire de la présence
divine, ou que la terre d'Israël qui l'est encore davantage
ne peuvent être que selon ce modèle.
Il n'est pas question d'interdits imposés mais d'empressement
heureux à entrer dans une vie commune, à condition
d'être éduqués. Pourquoi donc tant de Juifs
connaissent tout cela et n'en font pas bénéficier
leurs frères ignorants mais intelligents et qui s'ouvriraient
à la connaissance si on la leur présentait.
Les deux verset suivants Vayiqra ou Lévitique 11, 46-47
traduisent cela concrètement en organisation de la chachroute
: ce que l'on peut ou ne pas manger, par un effort de distinction
(léhavdil, distinguer). C'est le même mot
que l'on reprend à la sortie du Chabbate, havdala
: ayant rencontré la qédoucha, la sainteté,
il faut toujours être dans le concret mais en sachant distinguer
la qédoucha et le profane (ce qui est 'hiloni),
ce qui nous est permis et interdit.
Maintenant, nous pouvons entrer dans les questions
pratiques, indispensables à organiser et à vivre
mais qui ne sont pas l'essentiel de la cachroute. Il ne faut pas
confondre la voiture et le but de l'usage de la voiture.
3. Situer ce qu'est,
pratiquement la cachroute. Cela comprend:
- la liste des animaux interdits à la consommation.
Celui qui est permis ou tahor (pur, en ce sens) et celui
qui est non autorisé ou tamé (impur). Dès
le temps du déluge, cette distinction existait (Béréchite
7,2) et la Torah en donne la liste pour les insectes, oiseaux
et poissons (Vayiqra ch. 11) et pour les animaux (Dévarim,
ch. 14...).
- les règles de l'abattage des animaux pour la consommation.
- les parties d'animaux que l'on ne mange pas, par exemple le
guid ha naché, le nerf sciatique.
- les règles de l'organisation de la cuisine pour ne pas
mélanger les catégories incompatibles, par exemple
lait ('halav) et viande (bassar), ni les ustensiles
qui sont attribués à l'une et à l'autre.
- les règles de la préparation des aliments, de
la cuisson et des ustensiles quand on cuisine.
- les règles particulières concernant le Chabbate,
Pessa'h, l'année de la chémita, etc.
- connaître ce qui est dit explicitement dans la Torah,
et ce qui en a été déduit par les Sages,
souvent en fonction de la prudence sue à l'expérience
des populations.
- connaître ce qui est ainsi appliqué dans la tradition
de telle ou telle communauté.
Tout Juif adulte se doit d'être compétent en tout
cela comme il l'est pour ce qui concerne tous les autres secteurs
de sa vie. On y parvient sans difficulté en se faisant
initier amicalement au départ puis en suivant quelques
cours qui sont organisés dans toutes les communautés.
4. Connaître le vocabulaire
de la cachroute et ses pratiques
Avec ce vocabulaire vous pourrez organiser votre pratique, poser
les questions au rabbin, comprendre les cours, suivre des conférences
ou livre des livres sur la question, à un excellent niveau.
Vous verrez que ce n'est pas très compliqué.
- Cachér, c'est un mot hébraïque
que l'on peut donc transcrire de multiples façons suivant
les langues et les règles (cachér, cacher, casher,
kasher, kocher, etc).
Son origine
Le premier passage est dans le Livre d'Esther 8,5 où
il est dit :
"vé kachér haddavar lifné hammélékh",
"si la chose est convenable, convient, est pertinente, devant
le Roi".
Remarquons encore qu'il s'agit ici de la présence en relation
devant le Roi du monde. Il s'agit de quelque chose qui remplit
parfaitement le rôle optimal, et qui exclut toute chose
non adaptée parfaitement à ce qui doit être
de grande qualité.
Ainsi, en hébreu moderne, on parlera de "c'est cachér"
pour tout ce qui est correct, fiable, bien au point, droit dans
des affaires, contrats, propositions, témoignages. Dire
de quelqu'un qu'il est "cachér", c'est le meilleur compliment
qu'on puisse adresser.
Cela est venu dans la Torah de la mitsva alimentaire de ne pas
manger du nerf sciatique mais, par extension cela s'est étendu
à tout ce qui est selon le meilleur ordre des choses.
On parle ainsi de tout ce qui intervient dans le culte et est
réalisé conformément à bien pouvoir
véhiculer ce qui devrait l'être : on parlera de téfilinnes
ou de talites cachers.
Le second passage du Tanakh (la Bible) où cela est utilisé
est en Qohéléte (l'Ecclésiaste) 11, 6.
Ce passage reprend les même sens mais en dévoile
un autre important : ce qui est cachér assure la réussite,
exprime la réussite. Ainsi, ce mode alimentaire compris
dans la totalité de la vie juive (depuis la circoncision
jusqu'au chabbate, l'étude et non pas comme seul rite alimentaire)
assure la réussite du projet du monde. Voici le verset
:
"Dès le matin, fais tes semailles et le soir encore ne
laisse pas chômer ta main car tu ignores où sera
(ikhchar) la réussite, ici ou là, et peut-être
y aura-t-il du bon des deux côtés".
Sans nous noyer dans le détail, sans confondre
le flacon et le parfum, voyons les autres termes de vocabulaire
utilisés dans ce contexte dans la vie juive courante
(si je fais des erreurs de rédactions, dites-les-moi pour
les corriger) :
- absorber, il s'agit de la notion
par laquelle des ustensiles hormis le verre et ce qui lui est
assimilé, absorbent les caractéristiques de la viande
ou du lait qui y ont cuits ou y ont séjourné. Il
faut donc séparer les vaisselles. Comme cette absorption
concerne le taâm, le goût, et non pas seulement
la matière, selon les Sépharades (Rav Ôvadia
Yossef), on peut cependant laver ensemble dans la machine à
vaisselle électrique les deux vaisselles, nettoyées
en partie auparavant, dans la mesure où les produits nettoyants
annulent le goût des aliments préalables. Donc, il
faut échanger avec un rabbin compétent sur ces questions
pratiques, mais selon votre communauté.
- achga'ha, surveillance. C'est tout
ce qui assure le contrôle de la qualité cachère
des aliments par des rabbins ou organismes rabbiniques compétents
et reconnus par leurs pairs. Chaque achga'ha inscrit son
tampon, son sigle est sa mention sur les paquets : sous la achga'ha
ou surveillance du Rav Untel de telle ville". Ces surveillants
sont très nombreux et essayant par la publicité
et les démarches commerciales de rendre leur tampon le
plus connu. Voici quelques certificats des principales communautés
de Paris, du Canada, des USA, mais en chaque pays, ils sont à
profusion, car c'est aussi un marché, et les bénéfices
font vivre les institutions de tel ou tel groupe ou association.
Et il y a aussi les rabbins qui veulent fermer leur clientèle
par rapport aux autres influences, estimant que leur tradition
est différente sur certains points, ou plus stricte, ou
moins stricte. Voyons cela avec réalisme et d'un bon oeil.
Il faut donc se renseigner sur la qualité de chaque sigle.

Pour découvrir cette multiplicité, allez sur ce
site http://www.kashrut.com/agencies/.
On parle aussi ensuite, par extension de achga'ha pour
les tissus ou téfilines qui doivent être cachér,
conformes aux règles. Celui qui est mandaté pour
organiser cela et le vérifier est le machguiya'h.
- "ba'halév imo" (Chémote
23, 19 et 34, 26 et Dévarim 14, 21) "tu ne feras
pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère "ba'halév
imo". Ces deux termes "lait" et "chair de la mère"
sont l'origine de multiples études d'où on déduit
qu'il est interdit de mélanger les aliments de lait et
de viande. Le temps de séparation entre ces deux aliments
est variable (de 1 à 6 heures) selon les communautés
(askénazes, sépharades, hollandaises, tunisiennes,
marocaines, etc.) ; il y a une logique interne à ces différences
à partir du mode de raisonnement et de tradition spécifique,
et on n'a pas le droit de jouer avec ces points et il faut respecter
la tradition de son groupe natal auquel on est réuni par
le père. C'est une erreur et une supercherie de dire que
telle ou telle spiritualité nouvelle ou le progès
supprimeraient ces traditions ; cela ne trompe que les ignorants.Ainsi
le mouvement réformiste au 19e siècle a tenté
de faire annuler ces règles primitives à ses yeux,
et aujourd'hui ils s'entichent des nouvelles règles alimentaires
modernes!
Pour respecter ces règles de la cachroute, on est conduit
à organiser la cuisine d'une manière particulière
(séparer les couverts, les vaisselles viande et lait, et
cela selon la composition des matériaux) ; cela est très
simple mais il faut le voir pratiquer avec simplicité et
esthétisme et automatisme avant de parvenir à l'adopter;
pour cela, se faire initier par des pratiquants qui se feront
un bonheur d'aider.
- bén yomo . Un ustensile
bén yomo est celui qui a été utilisé
dans sa catégorie (lait ou viande) dans les 24 heures précédentes.
Au contraire, on dira qu'il n'est pas bén yomo
s'il n'a pas été utilisé dans les 24 heures
précédentes.
- bitoul bé chichim. Un
aliment n'est pas considéré comme modifiant l'autre
(n'étant pas de sa catégorie) quand il ne dépasse
pas le 60e du volume de l'autre. Demander les précisions
à un rabbin.
- cachérisation, ce terme
est utilisé généralement pour rendre conforme
aux règles de cachroute, des ustensiles ou la salle où
on cuisine. Voir la
page de Pessa'h pour cela.
- cachérisé. Une viande cachérisée
(bassar moukhchar) est celle dont on a retiré le
sang de l'animal, selon la prescription de Vayiqra 7, 26-27 (allez
lire ces versets). La technique qui le réalise est la cachérisation.
Elle comprend les étapes suivantes : la réaliser
avant le troisième jour suivant la fin de la vie de la
bête afin que le sang ne soit pas durci, faire tremper la
viande dans de l'eau salée qui la recouvre entièrement
(durée variable suivant les communautés), ensuite
elle est placée salée sur une planche inclinée
pendant une heure, puis rincée plusieurs fois. Le sel est
nommé méla'h, et la salaison méli'ha.
Le motif est que le sang est le composant qui représente
le plus la vie propre de l'animal. On ne cachérise pas
les poissons car ils ne sont pas présents dans la liste
des animaux lorsqu'on en parle (Vayiqra 7, 26). On cachérise
chez soi, ou on achète la viande déjà cachérisée.
Demander au rabbin ou à des femmes pratiquantes pour apprendre.
Le foie ne peut pas être cachérisé selon cette
méthode et il doit être grillé. Toute viande
non cachérisée est téréfa,
interdite. Ce n'est pas une marque de modernisme ou de liberté
d'esprit que de manger non cacher pour un Juif, c'est une marque
d'inculture et d'ignorance. Il faut toujours demander au boucher
si la viande vendue est ou non cachérisée.
- cachroute ou cashroute ou kashroute,
est le mot abstrait qui désigne tout l'ensemble des règles,
pratiques et contrôles de ce mode alimentaire. La terminaison
"oute" en hébreu indique l'abstraction.
- cachroute chél Pessa'h. La
cachroute de la période de Pessa'h (lien
ici) comprend des règles supplémentaires et
plus sévères qui varient selon les différentes
communautés. Se renseigner auprès des rabbins et
étudier ce qui concerne la fête de Pessa'h sur le
site.
- cachroute chel Chabbate. La cachroute
de la période de Chabbate (lien
ici) comprend des règles supplémentaires et
plus sévères que celles de la semaine.
- cachroute chel Chénate ha chémita.
La cachroute de la période de l'année de la chémita
(lien
ici) comprend des règles supplémentaires et
plus sévères que celles des autres années.
- chékhita, est l'acte de tuer
la bête rituellement en laissant échapper son sang
après avoir incisé délicatement une artère.
Cela dans l'intention et la conscience de réaliser tout
ce dont nous avons parlé plus haut. C'est aussi toute la
connaissance qui traite de cela. Celui qui le réalise est
le cho'héte. 'Haléf est le nom de
son couteau qui doit être parfait. Le judaïsme est
très sévère envers les individus qui tuent
les animaux pour leur plaisir comme les chasseurs qui ne le font
pas par nécessité alimentaire. Auparavant et ensuite,
il faudra faire un examen très précis (bédika)
de la qualité des organes et l'éliminer s'il est
non sain (taréf).
- chiour réti'ha , est le délai
qu'il faut pour qu'un aliment soit considéré comme
bouillant et, donc, a fortiori, transmettant encore plus ses propriétés.
A forte flamme, on considère généralement
que cela est atteint en 6 minutes. Avis variables.
- fléichig est le nom des produits
de viande, en yiddiche (ou yiddish). Milchig est le nom
des produits laitiers, en yiddiche (ou yiddish). Parvé
est le nom des produits ni laitiers, ni viande, en yiddiche (ou
yiddish), comme les légumes et fruits ; il est clair que
ces produits n'ont pas besoin de contrôle de leur caractère
"parvé", ayons du bon sens. On appelle 'halav
yisrael un lait qui est resté "lait normal" venant
d'une bête saine, cachère, et dont le dit lait n'a
reçu aucune adjonction non cachère, de même
pour les fromages, ou pour le pain, et pour de nombreux produits
alimentaires, le tout réalisé en présence
d'un Juif (Yisrael) cachér depuis la traite jusqu'à
l'empaquetage ; voilà pourquoi il faut des contrôles
réalisés par des personnes très compétentes
en halakha mais aussi en techniques de laboratoire et de science.
Et cela coûte cher souvent, ce qui fait que les produits
cachers coûtent plus chers que les autres, surtout aujourd'hui
où les techniques évoluent rapidement et le contrôle
devient de plus en plus difficile. La séparation des couverts
de lait et viande lors du lavage en machine, pose des problèmes
qui sont résolus différemment chez les Askénazes
et chez les Sépharades. De même que la question des
services en verre. Les Sépharades utilisent ces ustensiles
pour le lait et la viande, mais évidemment après
avoir bien lavé et bien essuyé. Questionner les
pratiquants cachères et les rabbins.
- four électrique ou à micro-ondes.
Demander au rabbin pour ces questions.
- glate cachér, super et strictement
cachér, dans le langage courant. Ce terme glate
veut dire "poumon" en yiddiche. En effet, le poumon doit être
examiné après l'abattage de la bête car cette
partie est la plus sensible aux maladies et la moindre atteinte
fait éliminer cet animal de la qualité de cachér.
Lorsqu'il y a ce type d'examen, on parle de viande glate cachère
ou de restaurant glate cachère. Mais c'est un non-sens
d'employer cette expression pour ce qui n'est pas la viande. Même
si la viande est glate cachère, un restaurant
ne peut pas l'être si le réalisateur de la cuisine
n'est pas un homme cachér qui connaît les règles
de la cachroute et qui est cachér en sa droiture; beaucoup
de restaurants contournent à juste titre la difficulté
en louant les services d'un inspecteur (machguia'h ; pluriel,
machgui'him) permanent de la cachroute du restaurant et
de la cuisine. Cela est prouvé uniquement par un panneau
confirmant cela par des rabbins compétents. C'est une téouda
de cachroute, un certificat de cachroute.
- ién néssékh,
c'est un vin qui ne peut pas être consommé par les
Juifs car il n'a pas été réalisé en
tous les stades de sa fabrication et de sa vente pour l'usage
saint des bénédictions. A fortiori, ce sont les
vins qui sont aussi utilisés dans les cultes idolâtres.
On y a joint les vins dont les Romains se servaient dans leurs
bombances et, depuis, il est interdit de boire un vin qui a été
touché par des non-Juifs. Un vin est dit cachér
quand il a eu un contrôle en tous ces stades. Il porte sur
l'étiquette un sigle qui le prouve (U, K, etc).
- kévissa, comme
le mélange des aliments est plus important s'il y a cuisson
(kévissa), par émission et réception
des particules, que si les aliments sont froids, on parle de cuisson,
généralement, à partir de 45 degrés.
Demander au rabbin car sur ce point comme sur beaucoup
la façon de poser le problème mène à
des principes d'analyse différents, et aussi à des
conclusions quelque peu différentes suivant les écoles
ou les grands décisionnaires de telle ou telle communauté.
Il faut donc ne jamais hésiter à se renseigner auprès
du rabbin chaque fois que la solution ne semble pas évidente,
cela pour toutes les questions de chachroute.
- lait en premier. Quand on a mangé
un aliment au lait, on n'a pas besoin d'attendre avant de passer
à la viande si on se rince la bouche, fait la bénédiction
appropriée et se lave les mains. Car le taâm,
le goût, du lait part rapidement. Certains attendent 15
minutes.
- likh tékhila, Signifie
généralement qu'une action est interdite dès
le départ. Mais, parfois, si elle a été quand
même faite par 'ignorance ou par inattention, elle reste
valable après coup (bédiâvad).
- lo lévachél guédi
bé 'halev immo,

c'est l'un des versets les plus importants concernant la cacheroute.
Il revient 3 fois dans la Torah (Chémote 23,19 et 34,26
et Dévarim 14,21). Il interdit 3 actions concernant lait
et viande: les cuire ensemble, les manger ensemble et tirer bénéfice
de ces aliments préparés ensemble. Strictement,
avant analyse, il semble dire seulement qu'on ne peut pas faire
cuire ensemble un animal dans le lait de sa mère pour tous
types d'animaux. Mais, dès la traduction par Onkélos
en araméen, on a la tradition que cela signifie la
tékhéloun bassar ba 'halav: ne pas cuire de
viande avec le lait, dans le but de les consommer ensemble, et
cela dans le seul cadre de ce que dit la Torah des animaux permis
ou interdits à la consommation tant pour le lait que pour
la viande.
- orla, c'est l'état "incirconcis"
d'un arbre pendant ses 3 premières années, où
il est interdit de jouir de ses fruits ; la 4e année, ils
sont réservés et consacrés à D.ieu
et on peut les consommer seulement à partir de la 5e année
(voyez Vayiqra 19, 23).
- parvé, ce qui n'est ni lait
ni viande, par exemple les fruits et légumes, ou une vaisselle
qui leur est consacrée. On peut aller de cela vers lait
ou viande mais pas l'inverse.
- salades. Les salades contenant
souvent des bestioles demandent un soin particulier pour le nettoyage.
Demander le "coup de main" à ceux qui ont l'expérience.
- séparation. Etant données
les règles de cachroute, on séparera les aliments
avant cuisson, mais aussi les ustensiles et aussi les zones où
on les placera pendant la préparation. Pour cela, demander
conseil à ceux qui pratiquent ces règles. Quand
on a la place, on facilite les choses en ayant deux éviers,
ou on place une plaque mobile de protection au fond de l'évier
quand on en a un uniquement.
- séparation des personnes.
Cela concerne des personnes mangeant à une même table
et cosommant des aliments incompatibles (lait ou viande). On ne
place pas ces aliments différents sur une même surface
donc on peut placer des petites nappes différentes, ou
mettre une séparation réelle ou symbolique (bouquet,
ou objet) ou être à distance plus longue que le bras.
En tous cas, on veille à ne pas mélanger des restes
ou miettes.
- taâm richone , ou "premier
goût", réfère au goût transmis
par un aliment à l'ustensile qui le contient. Ensuite,
on dira que l'ustensile émet à son tour le goût
(noten taâm). Donc, on doit en tenir compte
pour ne pas transporter des légumes, par exemple, cuits
dans un ustensile lait vers un ustensile viande.
- tréf, réfère
aux animaux interdits et réfère en principe aux
charognes (névéla), bêtes mortes
de façon naturelle ou par blessure, malades et non selon
le rite précis de la mise à mort qui leur
évite la douleur, et qui en fait un objet alimentaire de
qualité dans le cycle de la qédoucha. Le
terme hébraïque exact est téréfa
pour désigner cette bête (Chémote 22, 30)
: "vous ne mangerez pas la chair déchirée dans le
champ, ouvassar bassadé téréfa lo
tokhélou". On doit dire téréfa
et non pas tréfa. La catégorie abstraite
est nommée tarfoute. Ce qui est téréfa
ne peut jamais devenir cachér ni être cachérisé.
L'examen se fait sur 8 points: s'il y a brisure (chévira),
perforation (néqouva), manque (nétoula,
'hasséra), adjonctions ou deformations (kéroua'h),
etc. L'animal cachér est celui qui a réussi cet
examen à l'intérieur d'un espèce cachér.
- verre. Voir fléichig.
5.Références
Guémara : 'Houline 59a... 66a...114b. Maccote 13a
Rambam : Hilkhote maakhalote assourote
Séfér hammitsvote pos149... neg 180
Séfér ha 'hinoukh 153, 470...
Choul'hane Aroukh, Yoré déâ
17... 23... 62... 65... 79... 86-93. 98-111.123-129.etc.
6. Liens
sur la cacheroute :
sens, prescriptions, pratique, sigles, supervision, habilitation,
liste de produits, etc (complet, en français),
- par le Grand
Rabbinat du Québec
- par le Consistoire
de Paris
Tout sur la cacheroute dans la vie et sur le web (le
site le plus complet en anglais)
Liste
de poissons cachers
Tout
sur les vins casher
Architecture
: organiser une maison et cuisine cacher
La
cashroute en voyages, partout
La
page cashroute de Maven
Un
guide critique des restaurants cacher de Paris
Nourriture
cacher aux USA
Restaurants
cacher en Israël
Restaurants
et hôtels cachers aux USA
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guide des réceptions cachers en France
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et aussi applesauce)
La
cuisine cacher alsacienne, par Danièle Rothé
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Un
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un autre site de recettes juives des fêtes
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