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Par ces liens nombreux, tout Juif de bonne foi (!) constate qu'il peut vivre facilement, partout, et même en gourmet, en suivant les règles de la cachroute. Le problème est simplement... dans l'identité si belle et si intelligente... à assumer.
Une question se présente à tout homme moderne : pourquoi la cachroute et comment la justifier ? 1. Les fausses justifications
2. Le véritable motif en Vayiqra ou Lévitique 11, 44-45 Il est faux de dire, comme on l'entend parfois qu'il n'y a pas de raison à la cachroute et qu'il n'y a qu'à l'accepter parce que c'est écrit ou parce que D.ieu le veut ainsi. La Torah ne nous prend pas pour des machines automates et elle nous a éclairé sur ce sujet. En effet, dans le livre Vayiqra ou Lévitique 11, 44-45 nous avons les raisons et les seules raison véritables, le coeur de tous les motifs. Les voici, et la phrase commence par ki (parce que), qui est bien une justification. "Ki Ani Hachém Eloqékhém Car Moi Je suis votre D.ieu". Le motif est en Hachém lui même, ce n'est pas une
régle d'hygiène.
"...véhitqadichtém vihéyitém qédochim,
ki qadoche Ani
Continuons à lire ces deux versets :
"...bé-khol hachéréts haromés âl-haarets
"...ki Ani Hachém hamaâlé étekhem
"...méérets mitsrayim lihiote lakhém léEloqim
"...vihéyitém qédochim ki qadoche Ani
Maintenant, nous pouvons entrer dans les questions pratiques, indispensables à organiser et à vivre mais qui ne sont pas l'essentiel de la cachroute. Il ne faut pas confondre la voiture et le but de l'usage de la voiture.
3. Situer ce qu'est, pratiquement la cachroute. Cela comprend: 4. Connaître le vocabulaire
de la cachroute et ses pratiques - Cachér, c'est un mot hébraïque que l'on peut donc transcrire de multiples façons suivant les langues et les règles (cachér, cacher, casher, kasher, kocher, etc). Son origine
Sans nous noyer dans le détail, sans confondre le flacon et le parfum, voyons les autres termes de vocabulaire utilisés dans ce contexte dans la vie juive courante (si je fais des erreurs de rédactions, dites-les-moi pour les corriger) : - absorber, il s'agit de la notion par laquelle des ustensiles hormis le verre et ce qui lui est assimilé, absorbent les caractéristiques de la viande ou du lait qui y ont cuits ou y ont séjourné. Il faut donc séparer les vaisselles. Comme cette absorption concerne le taâm, le goût, et non pas seulement la matière, selon les Sépharades (Rav Ôvadia Yossef), on peut cependant laver ensemble dans la machine à vaisselle électrique les deux vaisselles, nettoyées en partie auparavant, dans la mesure où les produits nettoyants annulent le goût des aliments préalables. Donc, il faut échanger avec un rabbin compétent sur ces questions pratiques, mais selon votre communauté. - achga'ha, surveillance. C'est tout ce qui assure le
contrôle de la qualité cachère des aliments par des
rabbins ou organismes rabbiniques compétents et reconnus par leurs
pairs. Chaque achga'ha inscrit son tampon, son sigle est sa mention
sur les paquets : sous la achga'ha ou surveillance du Rav Untel
de telle ville". Ces surveillants sont très nombreux et essayant par la publicité et les démarches commerciales de rendre leur tampon le plus connu. Voici quelques certificats des principales communautés de Paris, du Canada, des USA, mais en chaque pays, ils sont à profusion, car c'est aussi un marché, et les bénéfices font vivre les institutions de tel ou tel groupe ou association. Et il y a aussi les rabbins qui veulent fermer leur clientèle par rapport aux autres influences, estimant que leur tradition est différente sur certains points, ou plus stricte, ou moins stricte. Voyons cela avec réalisme et d'un bon oeil. Il faut donc se renseigner sur la qualité de chaque sigle. - "ba'halév imo" (Chémote 23, 19 et
34, 26 et Dévarim 14, 21) "tu ne feras pas cuire un chevreau dans
le lait de sa mère "ba'halév imo". Ces deux termes
"lait" et "chair de la mère" sont l'origine de multiples études
d'où on déduit qu'il est interdit de mélanger les
aliments de lait et de viande. Le temps de séparation entre ces
deux aliments est variable (de 1 à 6 heures) selon les communautés
(askénazes, sépharades, hollandaises, tunisiennes, marocaines,
etc.) ; il y a une logique interne à ces différences à partir du mode de raisonnement
et de tradition spécifique, et on n'a pas le droit de jouer avec
ces points et il faut respecter la tradition de son groupe natal auquel
on est réuni par le père. C'est une erreur et une supercherie
de dire que telle ou telle spiritualité nouvelle ou le progès supprimeraient ces
traditions ; cela ne trompe que les ignorants.Ainsi le mouvement réformiste au 19e siècle a tenté de faire annuler ces règles primitives à ses yeux, et aujourd'hui ils s'entichent des nouvelles règles alimentaires modernes! - bén yomo . Un ustensile bén yomo est celui qui a été utilisé dans sa catégorie (lait ou viande) dans les 24 heures précédentes. Au contraire, on dira qu'il n'est pas bén yomo s'il n'a pas été utilisé dans les 24 heures précédentes. - bitoul bé chichim. Un aliment n'est pas considéré comme modifiant l'autre (n'étant pas de sa catégorie) quand il ne dépasse pas le 60e du volume de l'autre. Demander les précisions à un rabbin. - cachérisation, ce terme est utilisé généralement pour rendre conforme aux règles de cachroute, des ustensiles ou la salle où on cuisine. Voir la page de Pessa'h pour cela. - cachérisé. Une viande cachérisée (bassar moukhchar) est celle dont on a retiré le sang de l'animal, selon la prescription de Vayiqra 7, 26-27 (allez lire ces versets). La technique qui le réalise est la cachérisation. Elle comprend les étapes suivantes : la réaliser avant le troisième jour suivant la fin de la vie de la bête afin que le sang ne soit pas durci, faire tremper la viande dans de l'eau salée qui la recouvre entièrement (durée variable suivant les communautés), ensuite elle est placée salée sur une planche inclinée pendant une heure, puis rincée plusieurs fois. Le sel est nommé méla'h, et la salaison méli'ha. Le motif est que le sang est le composant qui représente le plus la vie propre de l'animal. On ne cachérise pas les poissons car ils ne sont pas présents dans la liste des animaux lorsqu'on en parle (Vayiqra 7, 26). On cachérise chez soi, ou on achète la viande déjà cachérisée. Demander au rabbin ou à des femmes pratiquantes pour apprendre. Le foie ne peut pas être cachérisé selon cette méthode et il doit être grillé. Toute viande non cachérisée est téréfa, interdite. Ce n'est pas une marque de modernisme ou de liberté d'esprit que de manger non cacher pour un Juif, c'est une marque d'inculture et d'ignorance. Il faut toujours demander au boucher si la viande vendue est ou non cachérisée. - cachroute ou cashroute ou kashroute, est le mot abstrait qui désigne tout l'ensemble des règles, pratiques et contrôles de ce mode alimentaire. La terminaison "oute" en hébreu indique l'abstraction. - cachroute chél Pessa'h. La cachroute de la période de Pessa'h (lien ici) comprend des règles supplémentaires et plus sévères qui varient selon les différentes communautés. Se renseigner auprès des rabbins et étudier ce qui concerne la fête de Pessa'h sur le site. - cachroute chel Chabbate. La cachroute de la période de Chabbate (lien ici) comprend des règles supplémentaires et plus sévères que celles de la semaine. - cachroute chel Chénate ha chémita. La cachroute de la période de l'année de la chémita (lien ici) comprend des règles supplémentaires et plus sévères que celles des autres années. - chékhita, est l'acte de tuer la bête rituellement en laissant échapper son sang après avoir incisé délicatement une artère. Cela dans l'intention et la conscience de réaliser tout ce dont nous avons parlé plus haut. C'est aussi toute la connaissance qui traite de cela. Celui qui le réalise est le cho'héte. 'Haléf est le nom de son couteau qui doit être parfait. Le judaïsme est très sévère envers les individus qui tuent les animaux pour leur plaisir comme les chasseurs qui ne le font pas par nécessité alimentaire. Auparavant et ensuite, il faudra faire un examen très précis (bédika) de la qualité des organes et l'éliminer s'il est non sain (taréf). - chiour réti'ha , est le délai qu'il faut pour qu'un aliment soit considéré comme bouillant et, donc, a fortiori, transmettant encore plus ses propriétés. A forte flamme, on considère généralement que cela est atteint en 6 minutes. Avis variables. - fléichig est le nom des produits de viande, en yiddiche (ou yiddish). Milchig est le nom des produits laitiers, en yiddiche (ou yiddish). Parvé est le nom des produits ni laitiers, ni viande, en yiddiche (ou yiddish), comme les légumes et fruits ; il est clair que ces produits n'ont pas besoin de contrôle de leur caractère "parvé", ayons du bon sens. On appelle 'halav yisrael un lait qui est resté "lait normal" venant d'une bête saine, cachère, et dont le dit lait n'a reçu aucune adjonction non cachère, de même pour les fromages, ou pour le pain, et pour de nombreux produits alimentaires, le tout réalisé en présence d'un Juif (Yisrael) cachér depuis la traite jusqu'à l'empaquetage ; voilà pourquoi il faut des contrôles réalisés par des personnes très compétentes en halakha mais aussi en techniques de laboratoire et de science. Et cela coûte cher souvent, ce qui fait que les produits cachers coûtent plus chers que les autres, surtout aujourd'hui où les techniques évoluent rapidement et le contrôle devient de plus en plus difficile. La séparation des couverts de lait et viande lors du lavage en machine, pose des problèmes qui sont résolus différemment chez les Askénazes et chez les Sépharades. De même que la question des services en verre. Les Sépharades utilisent ces ustensiles pour le lait et la viande, mais évidemment après avoir bien lavé et bien essuyé. Questionner les pratiquants cachères et les rabbins. - four électrique ou à micro-ondes. Demander au rabbin pour ces questions. - glate cachér, super et strictement cachér, dans le langage courant. Ce terme glate veut dire "poumon" en yiddiche. En effet, le poumon doit être examiné après l'abattage de la bête car cette partie est la plus sensible aux maladies et la moindre atteinte fait éliminer cet animal de la qualité de cachér. Lorsqu'il y a ce type d'examen, on parle de viande glate cachère ou de restaurant glate cachère. Mais c'est un non-sens d'employer cette expression pour ce qui n'est pas la viande. Même si la viande est glate cachère, un restaurant ne peut pas l'être si le réalisateur de la cuisine n'est pas un homme cachér qui connaît les règles de la cachroute et qui est cachér en sa droiture; beaucoup de restaurants contournent à juste titre la difficulté en louant les services d'un inspecteur (machguia'h ; pluriel, machgui'him) permanent de la cachroute du restaurant et de la cuisine. Cela est prouvé uniquement par un panneau confirmant cela par des rabbins compétents. C'est une téouda de cachroute, un certificat de cachroute. - ién néssékh, c'est un vin qui ne peut pas être consommé par les Juifs car il n'a pas été réalisé en tous les stades de sa fabrication et de sa vente pour l'usage saint des bénédictions. A fortiori, ce sont les vins qui sont aussi utilisés dans les cultes idolâtres. On y a joint les vins dont les Romains se servaient dans leurs bombances et, depuis, il est interdit de boire un vin qui a été touché par des non-Juifs. Un vin est dit cachér quand il a eu un contrôle en tous ces stades. Il porte sur l'étiquette un sigle qui le prouve (U, K, etc). - kévissa, comme le mélange des aliments est plus important s'il y a cuisson (kévissa), par émission et réception des particules, que si les aliments sont froids, on parle de cuisson, généralement, à partir de 45 degrés. Demander au rabbin car sur ce point comme sur beaucoup la façon de poser le problème mène à des principes d'analyse différents, et aussi à des conclusions quelque peu différentes suivant les écoles ou les grands décisionnaires de telle ou telle communauté. Il faut donc ne jamais hésiter à se renseigner auprès du rabbin chaque fois que la solution ne semble pas évidente, cela pour toutes les questions de chachroute. - lait en premier. Quand on a mangé un aliment au lait, on n'a pas besoin d'attendre avant de passer à la viande si on se rince la bouche, fait la bénédiction appropriée et se lave les mains. Car le taâm, le goût, du lait part rapidement. Certains attendent 15 minutes. - likh tékhila, Signifie généralement qu'une action est interdite dès le départ. Mais, parfois, si elle a été quand même faite par 'ignorance ou par inattention, elle reste valable après coup (bédiâvad). - lo lévachél guédi bé 'halev immo, - orla, c'est l'état "incirconcis" d'un arbre pendant
ses 3 premières années, où il est interdit de jouir
de ses fruits ; la 4e année, ils sont réservés et
consacrés à D.ieu et on peut les consommer seulement à
partir de la 5e année (voyez Vayiqra 19, 23).
- salades. Les salades contenant souvent des bestioles demandent un soin particulier pour le nettoyage. Demander le "coup de main" à ceux qui ont l'expérience. - séparation. Etant données les règles de cachroute, on séparera les aliments avant cuisson, mais aussi les ustensiles et aussi les zones où on les placera pendant la préparation. Pour cela, demander conseil à ceux qui pratiquent ces règles. Quand on a la place, on facilite les choses en ayant deux éviers, ou on place une plaque mobile de protection au fond de l'évier quand on en a un uniquement. - séparation des personnes. Cela concerne des personnes mangeant à une même table et cosommant des aliments incompatibles (lait ou viande). On ne place pas ces aliments différents sur une même surface donc on peut placer des petites nappes différentes, ou mettre une séparation réelle ou symbolique (bouquet, ou objet) ou être à distance plus longue que le bras. En tous cas, on veille à ne pas mélanger des restes ou miettes. - taâm richone , ou "premier goût", réfère au goût transmis par un aliment à l'ustensile qui le contient. Ensuite, on dira que l'ustensile émet à son tour le goût (noten taâm). Donc, on doit en tenir compte pour ne pas transporter des légumes, par exemple, cuits dans un ustensile lait vers un ustensile viande. - tréf, réfère aux animaux interdits
et réfère en principe aux charognes (névéla), bêtes mortes de
façon naturelle ou par blessure, malades et non selon le rite précis
de la mise à mort qui leur évite la douleur, et qui
en fait un objet alimentaire de qualité dans le cycle de la qédoucha.
Le terme hébraïque exact est téréfa pour
désigner cette bête (Chémote 22, 30) : "vous ne mangerez
pas la chair déchirée dans le champ, ouvassar bassadé
téréfa lo tokhélou". On doit dire téréfa
et non pas tréfa. La catégorie abstraite est nommée
tarfoute.
Ce qui est téréfa ne peut jamais devenir cachér
ni être cachérisé.
- verre. Voir fléichig.
5.Références
6. Liens sur la cacheroute : sens, prescriptions,
pratique, sigles, supervision, habilitation, liste de produits, etc (complet,
en français),
Liste de poissons cachers
Architecture : organiser une maison et cuisine cacher La cashroute en voyages, partout
Recettes
cacher de Pessah
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Copyright Dufour |