Profiter des temps de vacances
ou des moments de présence ensemble
pour apprendre à nos enfants ou à
nous-mêmes...
à voir, à sentir, à parler dans les mots de la
Torah, dans la vie quotidienne
Ouvrir ces pages sera passer
de moments magnifiques avec eux
C'est:
Un développement du coeur, de la sensibilité,
Un développement du regard,
Un développement de la facilité d'expression,
Tout cela relié au texte de la Torah.
(Attention, cette page contient des lettres saintes,
elle doit donc être placée uniquement dans un endroit
respectable)
Nous devons accomplir ce que nous disons dans le début
du Chémâ Yisrael:
"vé dibarta bam, et quand tu parleras à
tes enfants, parle-leur dans les paroles de la Torah".
Avec mon maître vénéré, Ribbi
Moché Yossef Zenou, zal, c'était ainsi et
ce fut ainsi avec lui seul,
spontanément entre nous, pour parler de tout, les paroles venaient
continuellement
dans les versets du Tanakh et nous n'y faisions pas attention tant
cela était simple, exact et naturel.
Il m'y a autorisé dans notre relation en me racontant ceci:
Son grand-père, encore enfant, était avec son papa quand
celui-ci voyant pour la première fois un train dans la campagne
et la locomotive secouant le sol et crachant fumée et étincelles
avec beaucoup de bruit, il dit spontanément les versets du
Psaume 18. 8-9:

"Va tigâche vatirâche haaréts, oumosdé
harim yirgazou,
vayitgaâchou, ki 'hara lo.
Et voici que oscille et tremble la terre, et les fondations des montagnes
sont ébranlées,
elles vascillent quand surgit la colère du Ciel.
âla âchane béapo vééche-mipiv
tokhél
ga'halim baârou mimménou.
Monte de la fumée par Sa colère, et un feu de Sa bouche
dévore tout,
des étincelles viennent de Lui et brûlent tout".
On ne peut pas oublier un tel enseignement concret de la mitsva.
Il marque des générations, jusqu'à nous.
Donc, nous apprendrons à parler ainsi, selon la mitsva.
Voici quelle
est la base de la mitsva de parler à ses enfants dans les mots
de la Torah
"en situation de vie".
Cette mitsva se trouve dans le 5e livre de la Torah,
Dévarim, au chapitre 6.
Elle est si grande qu'elle est dans les mêmes versets qui nous
donnent le Chémâ Yisrael
et nous la disons chaque fois que nous disons ce Chémâ
Yisrael.
C'est la 419e mitsva de Maïmonique, le Rambam, et elle est exposée
dans le Tour et dans le Choul'hane Âroukh de Marane
Rabbénou Yossef Qaro dans le Chapitre 245-246 de Yoré
Déâ.
Voici le texte (attention, il comprend des lettres saintes et, donc,
ne le placer que dans un lieu respectable).
Traduisons tout le texte.
Chémâ Yisrael, Hachém Eloqénou, Hachém
E'had.
Ecoute Israël, Hachém, notre D.ieu, Hachém
est Un.
Véahavta éte Hachém Eloqékha békhol
lévavékha ouvékhol nafchékha ouvékhol
méodékha.
Tu aimeras Hachém ton D.ieu de tout ton coeur, de tout
ton être, et de toutes tes ressources.
Véhayou haddévarim haéllé achér
Anokhi métsavékha hayyom âl-lévavékha.
Ces choses que Moi Je t'ordonne aujourd'hui, qu'elles soient sur ton
coeur.
La phrase est celle du verset 7
Véchinanetam lévanékha vé dibarta
bam
Tu les inculqueras à tes enfants et tu parleras dans
(ces paroles de la Torah)
bé chivtékha bévéitékha ouvélékhtékha
que ce soit en étant assis dans ta maison ou dans tes déplacements
va dérekh ouvéchorbékha ouvéqoumékha
sur la route ou en te couchant ou en te levant.
La prescription pédagogique est donc
très claire.
Il ne s'agit pas seulement d'apprendre aux enfants les prescriptions
rituelles (comment mettre les téfillines, etc.)
mais de les entrainer à mettre des mots de Torah sur les actes
quotidiens que nous vivons.
Que cette parole dans les mots de la Torah y soit spontanée progressivement.
Cela suppose d'étudier la Torah, de travailler à en mémoriser
les phrases et le vocabulaire.
Un travail important. C'est pour cela qu'il est dit: Véchinanetam,
Tu les inculqueras.
Cela signifie: tu leur rabacheras, tu aiguiseras leurs dents là-dessus
(chén, c'est la dent).
Ce traévail que nous leur demandons, nous devons d'abord le faire
sur nous même,
sans cela nous ne parviendrons pas à le faire.
Le programme est simple.
(Etudier ici la
paracha où est commenté le contexte de ce passage, Vaét'hanane).
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