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Dufour
 

de la Torah bien reçue et comprise :
COMMENT LIRE LES SIGNES DE LA TORAH ou téâmim

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par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour

Ici, plan et liens avec toutes les leçons sur les téâmim


6e leçon
Les signes qui précèdent la fin et le milieu du verset.

Nous savons situer les signes de ponctuation (téâmim) de la fin et du milieu de la phrase (1e leçon), ainsi que les principaux signes disjonctifs ou signes de ponctuation du sens.

Il est important de comprendre qu'il y a, à côté de cela, un autre dispositif : les signes qui précèdent ces grands téâmim et les annoncent. Ils sont de deux sortes :
- le signe disjonctif qui arrête le sens précédent ; il  permet ainsi d'insister sur le sens du dernier mot qui viendra ensuite dans le verset ou à la fin du demi-verset. 
On l'appelle tar'ha chez les Sépharades, et tif'ha chez les Askénazes.

- le signe conjonctif qui introduit ce mot si cela est nécessaire.
On l'appelle maarikh chez les Sépharades, et merkha chez les Askénazes.

Prenons un exemple en fin d'un verset, le premier verset de la paracha Vayigache (Béréchite 44, 18).

 bé âvdékha (fin du demi-verset)
ki khamokha kéfarô (fin du verset)

traduction:
"contre ton serviteur (fin du demi-verset)
car comme toi, tu es comme Pharaon" (fin du verset).

Le disjonctif tar'ha ou tif'haest sous le mot "comme toi"  khamokha ; il isole ce sens et il isole également le mot suivant qui est en soi-même un autre sens. Cela est utile et important pour ne pas interpréter ni lire d'une seule coulée mais il faut donner le sens à chacun de ces termes différents, donc on comprend qu'il faut aller rechercher leur sens dans les commentaires.

Par contre, le conjonctif maarikh ou merkha est sous le mot "car" ki ; il montre qu'il relie les deux mots ki khamokha  "car comme toi" qu'il faut lire et comprendre ensemble.
 

Maintenant que cela est bien compris, sachez que ce système se trouve
- à la fin de chaque verset avant le sof passouq
- à la fin de chaque demi-verset avant le atnah
- parfois avant les principaux signes ou téâmim  disjonctifs de ponctuation que nous avons vus dans les leçons précédentes.

Sachez aussi que  le conjonctif maarikh ou merkha  n'est pas toujours présent. Cela est facile à comprendre ; en effet, il développe un point mineur qui n'est pas toujours présent dans toutes les phrases. 
Donnons un exemple en français. On peut dire : "la maison de David" ; il y a deux termes et sens séparés (maison - David) dont il y aurait entre eux le signe disjonctif tar'ha ou tif'ha.
Mais si on ajoutait et disait : "la belle maison de David" au lieu de "la maison de David", on ajouterait le conjonctif maarikh ou merkha  sous le mot "belle" pour le relier avec "belle maison". De même, si on disait "la belle maison de David Cohen", on ajouterait le conjonctif maarikh ou merkha  sous le mot "David" pour le relier avec "David Cohen".

Maintenant, vous avez compris tout ce système. Il permet de bien lire la Torah, de ne pas faire de contresens et de ne pas relier faussement un mot à un autre, ce qui serait grave.

Exercice sonore 
Vous pouvez maintenant lire le premier verset de la paracha Vayigache (Béréchite 44, 18) et écouter ici l'ensemble du verset (Ort).
Faites ensuite l'exercice de lecture sans chant sur plusieurs versets, et avec chant en allant aux diverses parachiyotes qui sont sur le site et où les liens chantés sont présents dans le plan du commentaire.


Une particularité en 14 endroits, avec double merkha et le darga
Nous avons bien en mémoire la succession du conjonctif maarikh ou merkha  suivi  du signe disjonctif tar'ha ou tif'ha comme dans ces mots :

Or, en 14 endroits, la succession est différente :
- conjonctif maarikh ou merkha est doublé ,
- et ceci est précédé d'un autre signe conjonctif, le darga en forme de marche d'escalier, aussi bien dans la forme que dans le chant. 
On a alors cette séquence de téâmim et du chant comme dans Béréchite 27, 25, "il lui apporta du vin et il but".
Nous avons 1) darga, 2) double merkha ou maarikh, 3) le tar'ha ou tif'ha  comme ceci:

 

Voici ces 14 endroits, allez les vérifier pour bien intégrer visuellement cette même séquence :
1. Béréchite 27, 25. Paracha Tolédote
2. Chémote 5, 15. Paracha Vaéra
3. Vayiqra 10, 1. Paracha Chémini
4. Bémidbar 14, 3. Paracha Chéla'h lékha
5. Bémidbar 32, 42. Paracha Mattote, fin
6. Ezéchiel 14, 4.
7. I Rois 10, 3.
8. I Rois 20, 29.
9. Habacuc 1, 3.
10. Zacharie 3, 2.
11. Ezrâ 7, 25.
12. Né'hémia 3, 38.
13. II Chroniques 9, 2.
14. II Chroniques 20, 30.


Le darga

Cela est une exception sur tous les plans car, d'habitude, le darga se trouve seulement dans les deux séquences suivantes :
- il précède le tévir et nous avons alors, depuis la droite, la séquence  (...) 
- il précède le chofar holekh qui est suivi de réviî 
et nous avons alors, depuis la droite, la séquence  (...)  (...) 
que nous lisons 1) darga,   2) chofar holekh,   3) réviî.



 
 
Cette longue leçon nous fait comprendre que nous passons par plusieurs étapes :
- connaître les téâmim individuellement,
- découvrir leur séquence.
En fait, quand nous savons cela, il est facile d'apprendre à lire ou à chanter une paracha car nous repérons ces signes et ces spauses et ces séquences.

 
 
 

Ici 5e leçon, les téâmim des psaumes
Ici, 7e leçon. Trois autres signes
Azla-guéréche, Zarqa, Chalchéléte