de la Torah bien reçue
et comprise :
COMMENT LIRE LES SIGNES DE LA
TORAH ou téâmim
Site Modia : http://www.modia.org
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Ici, plan et liens avec toutes les leçons
sur les téâmim
7e leçon
Trois autres signes
Azla-guéréche,
Zarqa, Chalchéléte
Nous savons situer les signes disjonctifs de ponctuation
(téâmim)
du sof passouq en fin de verset
comme
ceci
du atna'h en milieu de verset
des signes intermédiaires :
- le réviî ou réviâ
- le zaqef
- le tar'ha ou tif'ha
Nous devons encore en ajouter quelques uns qui sont moins fréquents
:
- la chalchéléte
- le zarqa
suivi du ségol
- le azla-guéréche ou qadma-véazla
Commençons par le azla-guéréche
ou qadma-véazla.
Nous le trouvons par exemple dans le premier verset de la paracha Vayigache
:
"vayigache élav yéhouda vayomér Et il rencontra
vers lui Yéhouda en disant :
bi adoni en moi mon seigneur
yédabber-na âvdékha qu'il dise,
de grâce, ton serviteur,
davar béoznéï adoni... une parole
dans les oreilles de mon seigneur,
véal-yi'har apékha... et qu'elle ne s'enflamme
pas ta colère...".
Le azla-guéréche ou qadma-véazla
se trouve sur les deux premiers mots :
"vayigache élav Et il rencontra vers lui".
Sur le premier mot vayigache(Et il rencontra), c'est un signe
conjonctif azla
qui
relie son sens au second mot,
tandis que, sur le second mot, c'est un signe disjonctif, le guéréche
,
qui isole ainsi ces deux mots pour le sens et pour la lecture
.
Exercice sonore
Vous
pouvez maintenant lire le premier verset de la paracha Vayigache (Béréchite
44, 18) et écouter ici l'ensemble du verset (Ort).
Faites ensuite l'exercice de lecture sans chant sur plusieurs versets,
et avec chant en allant aux diverses parachiyotes qui sont sur le site
et où les liens chantés sont présents dans le plan
du commentaire. Vous y trouverez souvent ces signes.
Trois précisions sur la localisation du premier signe
1. Quand le signe qui précède le taâm disjonctif,
le guéréche
,
est placé sur la seconde ou sur la troisième lettre, c'est
alors le signe conjonctif azla
comme
dans notre exemple.
2.Par contre, quand ce signe est sur la première lettre du mot
qui précède le guéréche, alors on met
le signe conjonctif mouna'h ou holékh
comme dans le premier mot du verset de Isaïe 60, 17 : ta'hat
hanné'hochéte "à la place du cuivre...". Allez
le constater.
3. Il n'est pas rare que les deux signes se trouvent à l'intérieur
du même mot, comme lorsque Yaâqov bénit les fils de
Yossef dans la paracha Vayé'hi 48, 20 :
Vayévarékhem bayom hahou lémor.
"et il les bénit en ce jour en disant...".
Nous voyons que les mots suivants ont un zarqa et un ségol,
nous allons donc expliquer ces signes.
Continuons par le zarqa-ségol.
Regardons à nouveau le premier verset de Vayigache :
Nous savons lire les deux premiers téâmim azla-guéréche
ou qadma-véazla puis nous connaissons bien la ponctuation
suivante sur le mot Yéhouda, c'est le réviî
ou réviâ
qui délimine cette première partie du verset
"vayigache élav yéhouda vayomér Et il rencontra
vers lui Yéhouda".
.
Ensuite nous arrivons à une seconde partie du verset
"vayomér bi adoni en disant : en moi mon seigneur".
Elle est délimitée par le zarqa
suivi du ségol
Le zarqa est le mot araméen qui correspond à tsinor
en hébreu, tuyau. Cela veut faire allusion au son courbe qui le
caractérise ; autrefois, on le dessinait verticalement comme la
tige de notre point d'interrogation.
Remarquez que le taâm ségol est la forme inversée
de la voyelle ségol.
Ces deux signes (le zarqa suivi du ségol)
forment souvent un ensemble, pourtant chacun des deux est un signe disjonctif
du sens et de la ponctuation. Le chant du zarqa accompagne bien
la forme de son dessin et le chant du ségol est nettement
un point appuyé. Ainsi, cette séquence est très typique
et facile à apprendre et à retenir et à repérer
à l'audition.
Note. Ici, nous entrons dans une caractéristique de certains
téâmim.
Jusqu'à maintenant, chaque taâm étudié
était placé sur la syllabe accentuée dans la prononciation
; cela était bien pratique, surtout pour les francophones qui commettent
souvent une erreur venant de leur langue courante. En effet, en franàais,
l'accentuation est presque toujours sur la dernière syllabe des
mots Moché (tandis que ceux qui parlent yiddish diront MOché).
Par contre, le zarqa
et le ségol
se
placent toujours sur la dernière syllabe du mot mais le chant particulier
qu'ils apportent sera sur la syllabe accentuée du mot, et non pas
forcément sur la syllabe qui a reçu ces signes le zarqa
ou
le ségol . Et en hébreu, la place de l'accentuation
est variable, suivant des règles bien précises. Par exemple
les mots qui ont deux voyelles identiques qui se suivent sont accentués
sur la première syllabe comme dérékh, naar,
etc.
Pour celui qui ne connaîtrait pas toutes ces règles,
les imprimeurs ont facilité la tâche et ajouté un zarqa
ou
un ségol supplémentaire et donc tout devient facile
:
- quand le zarqa ou le ségol sont seuls sur un
mot, l'accentuation est sous le signe,
- quand il y a deux fois le zarqa ou le ségol,
c'est sur le premier placé sur le mot que se fera l'accentuation.
Le ségol est toujours précédé du
zarqa.
Le
zarqa est toujours suivi du ségol.
On peut aussi trouver deux fois le zarqa suivis d'un seul ségol.
La seule exception est en Isaïe 45, 1 (allez voir) où deux
fois nous trouvons le ségol et sans zarqa.
Parfois entre les deux, il peut y avoir un
signe de lien conjonctif qui est nommé chofar holékh
pour les Séfarades et mouna'h ou îlouï
pour les Askénazes.
Etude de la chalchéléte
Elle est un taâm disjonctif fort mais les auteurs anciens ne la
comptaient pas parmi les 21 téâmim de la Torah car
elle est très rare, seulement en 7 endroits dans tout le Tanakh.
Et au début des versets.
Après elle on trouve un passéq
que
nous avons déjà étudié.
Son chant correspond à sa forme : un tremblement qui monte.
Voici les 7 endroits :
1. Vayitmahmah. Béréchite 19, 16. Paracha Vayéra.
2. Vayéamén. Béréchite 39, 8. Paracha
Vayéchev.
3. Vayomar. Béréchite 24, 12. Paracha 'Hayé
Sarah.
4. Vayich'hate. Vayiqra 8, 23. Paracha Tsav.
5. Vanivhalou. Isaïe 13, 8.
6. Vayomar. Amos 1, 2.
7. Vaamar-léh. Ezra 5, 15.
Ici 5e leçon, les
téâmim des psaumes
Ici, 6e leçon.
Les
signes qui précèdent la fin du verset et le milieu du verset