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Dufour
 

COMMENT LIRE LES SIGNES DE LA TORAH ou téâmim

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par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour

Attention, cette page comporte des textes sacrés qui ne peuvent être déposés que dans une guéniza si vous ne la conservez pas.

Ici, plan et liens avec toutes les leçons sur les téâmim



10e leçon


Révision dynamique, visuelle et auditive (fin)

Nous prenons encore comme exemple le 1e verset du livre de Chémote

Vééllé, chémote béné Yisrael, habbaim Mitsraima; éte Yaâqov, ich ouvéito, baou.
"Et les voici, les noms des enfants d'Israël, venus en Egypte; avec Yaâqov, chacun avec sa famille, ils sont venus".

Ecoutons ici une première fois la mélodie (askénaze)

Ecoutons-la également ici une première fois dans la mélodie (sépharade)

Examinons ce qu'est un mot milrâ, qui a l'accent sur la dernière syllabe
et un mot milél qui a l'accent sur une autre syllabe précédente.
Dans notre verset, nous voyons que le mot de sof passouq BAou (ils sont venus),
et le mot de atna'h mitsRAyema (en Egypte),
n'ont pas l'accent sur la dernière syllabe, ils sont donc milél, et l'accentuation et la cantilation doivent se faire sur la syllabe qui est marquée par le taâm. De même, le mot véEllé (et les voici) avec le réviâ. Je mets en majuscules la syllabe de l'accent qui correspond au taâm.

Par contre, dans ce verset, les deux mots qui sont avec le zaqef qatane sont accentués sur la dernière syllabe et sont donc appelés milrâ. Ces deux mots sont YisraEL, et aussi le mot YaâQOV.

Rappelons que milél veut dire "situé en haut" (âl), et que milrâ veut dire situé en bas sur la terre ( comme érets, en araméen).

Exercice: examiner maintenant chaque mot du verset et dire s'il est miél ou milrâ, cela afin de bien placer spontanément l'accent et la cantilation sur la syllabe exacte quand vous ferez la lecture de tout verset de la Torah, ou quand vous chanterez le texte de la Torah. Continuer cet exercice sur plusieurs versets.


Maintenant, pour habituer notre regard, nous allons observer les séquences qui précèdent plusieurs fins de versets, pour y distinguer les serviteurs qui annoncent (mécharétim), et le mafsiq qui interrompt.

En Béréchite 1,1 nous avons (après le zaqéfe qatane qui est une section en soi) la séquence:


maarikh qui est le mécharéte (sous iche), puis tar'ha ou tif'ha qui est le mafsiq (donc pause légère) , et enfin le sof passouq.

Autre type de séquence au verset Béréchite 1,2:

tar'ha ou tif'ha qui est le mafsiq (donc pause légère) , puis le maarikh qui est le mécharéte (sous péné), et enfin le sof passouq.


Maintenant, faisons le même exercice de bien percevoir la séquence avec la moitié du verset par le atna'h. Une moitié de vers poétique ou la césure qui le divise, s'appellent en français l'hémistiche; en hébreu, l'un et l'autre s'appellent tséla (avec l'accent sur tsé), qui veut dire côte du corps. En Béréchite 1,1 nous avons "bara Eloqim" avec le serviteur mécharéte nommé mouna'h sous baRA. On le nomme aussi chofar olékh car il a la forme d'un chofar. Donc une séquence simple: mouna'h suivi du atna'h.

Autre type de séquence en Béréchite 1,2:


 
tar'ha ou tif'ha qui est le mafsiq, puis mouna'h sous. Et, enfin, le atna'h.


Maintenant, nous pouvons aussi faire le même exercice avec la séquence qui précède le zaqef qatane et nous aurons alors l'aisance dans la lecture.

Allez simplement vérifier ces diverses séquences différentes.
Béréchite 1,4: zaqef qatane précédé du mouna'h ou chofar olékh.
Béréchite 1,7: zaqef qatane précédé du mouna'h ou chofar olékh et du pachta.
Béréchite 1,4: zaqef qatane précédé du pachta répété.


Maintenant, nous avons dans le regard la capacité de repérer chaque taâm, mais aussi le serviteur qui le précède ou les séquences fermées qui sont incluses par les mafsiqim mineurs.

Ecoutons donc encore pendant la lecture le début de Béréchite ici.

Puis nous allons regarder quelques versets plus longs et plus complexes et la difficulté ne sera pas très grande, en le faisant lentement. Il s'agit dans ces trois exemples de la première moitié d'un verset, le premier tsélâ, jusqu'au atna'h ou atna'hta. Je sépare bien les pauses, aussi bien dans la transcription que dans la traduction. Essayer de distinguer les pauses (mafsiqim avec leur nom), leur serviteur avec son nom, et la syllabe sur laquelle est l'accent par la place du taâm. Puis revenez ensuite à l'écoute de la paracha... ou commencez à l'apprendre avec un 'hazane, il sera enthousiasmé d'avoir un élève si compétent.
Analysons la première partie du verset Béréchite 1,9:
 
Vayomér Eloqim,yiqavou hammayim, mita'hate hachamayim, émaqom é'had, vétéraé, hayabacha;

Et dit D.ieu, que soient rassemblées les eaux, sous le ciel,vers un endroit unique, et que soit vu le sol sec.

Analysons la première partie du verset Béréchite 1,10:

Vayiqra Eloqim layabacha, Eréts, oulémivé hamayim, qara yamim;
Il nomma D.ieu le sol, Terre, et le rassemblement des eaux, il nomma mers.
 
Analysons la première partie du verset Béréchite 1,14
  Vayomér Eloqim, vayéhi méorote, birqiâ hachamayim, léhavdil, béïne hayom, ouvéïne hallaïla;
  Et dit D.ieu, qu'il y ait des luminaires, dans l'espace des cieux, pour séparer, entre le jour, et entre la nuit;

Ayez maintenant le grand plaisir d'entendre tout le texte de ce chapitre de Béréchite en le suivant sur le texte avec les teâmim.


Quelques dernières précisions:

1. Nous voyons plusieurs fois dans les premiers versets qu'il y a un trait d'union nommé maqaf. Ce mot veut dire "relié". Alors, tous les mots reliés par un maqaf sont considérés comme un seul mot, et pour ce motif vous constatez qu'il n'y a pas de taâm sous chacun de ces mots.Le premier mot qui est suivi du maqaf est nommé tévâ mouqéféte, mot relié. Le trait d'union peut changer les voyelles de ce premier mot, ainsi le mot éte qui porte normalement un tséré long, est alors avec un ségol bref.

2. Tous les mafsiqim qui interrompent et délimitent le sens se trouvent imprimés au dessus de la ligne sauf ceux-ci:

 


1) le silouq de la fin du verset ou sof passouq,


2) le atna'h du milieu du verset,

3) le tif'ha ou tar'ha,


4) le tévir,


5) le yétiv.

.

3. Tous les serviteurs, mécharétim sont imprimés en bas sous la ligne sauf:
 

 


1) la télicha qétana


2) le qadma

4) Quelques précisions de vocabulaire, souvent à partir de l'araméen: une lettre marquée d'un daggéche qui renforce ou double est dite daggouche; le point dans la lettre finale d'un mot est un mapiq; le maqaf "relie"; le silouq "termine"; le darga est une "marche"; le zarqa est un tsinor ou "tuyau"; le révia est "assis"; le zaqef est "redressé"; le légarmé est "seul"; le guéréche "renvoie" son serviteur et s'en passe. Ces sens sont mis en valeur dans le poème de Rabbénou Tam (1100-1171) qui résume toutes les caractéristiques des téâmim.Rabbénou Tam est Ribbi Yaâqov ben Méïr, petit-fils de Rachi. Il est connu de beaucoup pour ses divergences sur la halakha avec Rachi, par exemple concernant la direction des mézouzotes (verticales pour Rachi et horizontales pour R. Tam, ce qui a conduit souvent à une position intermédiaire) et la répartition des 4 textes dans le boitier des téfillines (tous suivent l'avis de Rachi, mais certains ajoutent ensuite ou dans un second temps les téfillines de Rabbénou Tam). La règle étant qu'on ne doit se permettre des suppléments que l'orsqu'on parvient déjà à accomplir l'essentiel obligatoire.

Ici 1e leçon et plan de tous les cours sur les téâmim