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La
tsédaqa
(le devoir de donner à qui a besoin)
Ici: l'étudier pour la comprendre,
et
comment la réaliser.
Par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Retour à la page d'accueil - http://www.modia.org
Plan
Causes à aider par votre don:
1. La priorité pour la tsédaqa
2. Autres causes nécessaires que Modia aide
Etudes:
1. Pourquoi nous avoir l'obligation du maâssér et de la tsédaqa.
2. La mitsva: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même".
Trois exemples.
La cause prioritaire pour la tsédaqa: éduquer,
et, pour cela, il faut exister.
Modia éduque, c'est un service,
pour tous, et pour vous:
1. AIDER FINANCIEREMENT MODIA.
Vous avez expérimenté la qualité
de Modia et ce que le site vous apporte. Faites-le vivre!
A ce jour, par qui ce service gratuit est-il porté financièrement
? Matériel informatique, photo, livres, frais que vous
pouvez imaginer et qu'il faut renouveler régulièrement,
sans compter le temps consacré aux recherches, à
la mise en page (un gouffre!):
seulement par l'auteur Dipour,
5 alef Alroi, 92108 Jerusalem, Israel.
(tel. 972 2 563 41 37. Fax 563 41 37)
et... vous.
Je donne aussi le temps énorme d'étude et de rédaction
et de courrier. Ne me laissez pas porter seul
tous ces frais qui vous
servent, c'est peut-être beau mais ce serait vraiment
trop injuste: plus de 20000 personnes étudient chaque
mois depuis quelques années sur Modia. Et je ne le pourrai
plus longtemps.

Mais, EN PLUS, en faisant des dons à Modia,
- "vous" aidez des milliers
de juifs isolés et dispersés dans plus de
40 pays qui découvrent leur judaïsme et leurs racines,
reviennent de loin, font un chemin immense,
-"vous" permettez à tout Juif de progresser jusqu'à
un haut niveau dans l'étude,
-" vous" diffusez des textes que des enseignants et
des bénévoles utilisent chaque semaine dans leurs
communautés.
- "vous" formez des Juifs qui auront développé
leur amour d'Israël (Torah, peuple et terre) et qui donneront
alors à de multiples causes. Mais la base pour cela, c'est
l'éducation.
Mettez donc Modia dans votre liste de
maâssér et de tsédaqa régulière.
En conséquence du service que vous en tirez.
Engagez-vous avec moi dans cette tâche si vous sentez que
cela est nécessaire.
Des animateurs de communautés de langue espagnol et anglais
ayant très peu de ressources éducatives à offrir à leurs membres
qui sont très loin du judaïsme
me demandent aussi de traduire le site en leur langue.
Le contenu et le langage du site leur semblent très adaptés à ces besoins.
Cela est commencé. Et ne sera possible que par vous.
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direct en Swift code: POALILIT 19065 : Bank hapoalim
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compte 19065, Modia).
C'est très simple: vous donnez ces renseignements avec le montant à votre banque qui réalise facilement ce virement;
et vous m'informez par un mail
Merci.
Si cela vous impressionne, envoyez un chèque par courrier mais c'est plus compliqué et plus coûteux.
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2. Deux Restaurants du coeur à
aider à Jérusalem

Lisez ceci par votre coeur:
Un enfant sur 3 en Israël vit sous le seuil de pauvreté et a faim.
525.000 enfants et 314.000 familles et 1.164.000 personnes. 27,1% de la population à Jérusalem, par exemple. Selon le rapport officiel.
Donc, donc, donc! Ces restaurants ouverts sont indispensables.
Cela est clair. Qu'Israël ne soit pas seulement un beau rêve pour vous. Mais une solidarité concrète.
Le Resto du coeur
de
Linate 'Hessed, décrit longuement
par notre reportage en français.
Je coopère étroitement avec eux. C'est fiable.
(cliquez ici)
et son reportage ici en hébreu
Si cela vous est plus simple,
adressez-moi un chèque barré au nom de Linate Hessed et je le leur transmettrai et vous recevrez un reçu.
Rav Yehoshua Dipour, 5 alef Alroi, 92108 Jerusalem, Israel.
Ceux qui ont faim et seront nourris grâce à vous, seront votre bénédiction. Soyez généreux.
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2. Deux Restaurants du coeur à
aider à Jérusalem
Les
resto de Méïr Panim (cliquez ici).
Comment les aider?
Depuis la France, par un simple appel téléphonique
au 0899 707 706 et raccrochez, depuis un poste fixe
ou portable, et vous venez de déposer automatiquement
0,51 Euros permettant d'offrir un repas.
Enregistrez ce numéro sur votre portable et renouvelez-le,
et communiquez-le à vos amis.
Opération parrainée par le Grand Rabbin
de France et par le Grand Rabbin de Paris.
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Ici, nous étudions pourquoi nous avoir l'obligation de
la tsédaqa.
La source du maâssér dans la Torah
Son sens et comment le compter.
Etudier la page de la mitsva: Tu aimeras.
Etudier la page de la fraternité
Un sujet tabou: comment aimer.
Le Maâssér
Lisez d'abord sa source dans la Torah:
http://www.modia.org/tora/devarim/kitavo.html
Puis la halakha pratique ci-dessous. La source en est le Chouk'hane
Aroukh et les règles résumées par le Rav Ôvadia
Yossef, et par le Séfer Yalqoute Yossef de son fils le
Rav Yits'haq Yossef.
Tout Juif a le devoir et l'obligation de donner de ses biens et de
ses revenus en bienfaisance, en tsedaqa. Cette part obligatoire
était auparavant donnée au Lévi qui en redonnait
une part au Cohen. C'est-à-dire à ceux qui orientent nos
vies vers D.ieu et donnent leur temps pour cela. Cette pratique se nomme
le maâssér.
Aujourd'hui, cette part qui était donnée dans le Temple
va surtout aux oeuvres d'enseignement de la Torah, aux pauvres. Le fait
de la donner aux oeuvres de Torah contribue plus que tout à faire
que les pauvres en bénéficieront par l'augmentation du
sens moral.
Le Talmud abonde en enseignements qui disent que celui qui donne ainsi,
D.ieu le lui rend en abondance, et celui qui hésite et ne le
fait guère se ferme la porte de la richesse (Voyez le chapitre
3 du prophète Malachie et le Traité Chabbate 119a).
Ces textes considèrent comme généreux celui qui
donne ainsi le 1/4 de ses biens, comme normal celui qui en donne le
1/5 et comme avare celui qui en donne le 1/6. Depuis la destruction
du Temple, cette mitsva n'est plus absolue mais l'usage de tout bon
Juif est de la continuer.
Nos textes disent que :
- Un Juif ne détourne pas ses yeux de la demande de tsédaqa.
- Celui qui le ferait est considéré comme un idolâtre
et un béliyaâl, un être lamentable.
- Quiconque est miséricordieux envers les pauvres, Hachém
est miséricordieux envers lui.
- La tsédaqa sauve de la mort. Elle éloigne les
guézérote qachotes, les décrets rigoureux.
- Les pauvres doivent toujours être comme les membres de notre
maison.
- Tout homme doit donner la tsédaqa, homme comme femme,
même le pauvre qui en vit.
Procédure
Quand on commence à appliquer cette mitsva, l'usage est celui-ci
:
- on fait tout le bilan de ses biens,
- on peut ne pas compter tout ce qui concerne l'éducation des enfants
dans la Torah, et leur assurer une maison, l'installation lors du mariage.
De la même manière, concernant si on le veut ceux que l'on
porte en ce sens et qui se consacrent à l'étude de la Torah
ou à sa diffusion. (Ou, disons autrement, on peut inclure ensuite
comme somme donnée dans le maâssér, les sommes
qui concernent l'éducation de nos enfants dans la Torah, et pour
leur assurer une profession, une maison, le mariage et l'installation
lors du mariage. De la même manière, toute somme que l'on
donne pour soutenir ceux qui se consacrent à l'étude de
la Torah ou à sa diffusion, à plein temps ou à temps
partiel).
- ensuite,après le bilan des biens, la moyenne est d'en prélever
le 1/10 pour le maâssér, ou le pourcentage que l'on
estime juste en fonction de sa fortune, sans avarice et sans être
irréfléchi. Puis de maintenait ce taux sur les revenus à
l'avenir. Prenez conseil auprès d'un rabbin pour parvenir à
être droit et raisonnable en ces matières.
Le prélévement du maâssér doit se
réaliser de façon continue et avec une grande régularité.
On doit tenir les comptes par écrit, et de Roche ha chana
à Roche ha chana, sans transfert de période.
A qui doit-on attribuer les fonds à donner en tsédaqa
?
La priorité est donnée aux proches et aux oeuvres d'éducation
dans la Torah sur les autres causes (car elles en bénéficieront).Un
exemple, quand une fille épouse un talmid 'hakham qui
consacre sa vie à la Torah pour le bien du peuple, c'est un devoir
pour la nouvelle famille de l'aider également par le maâssér.
Et d'abord, c'est le plus proche qui en bénéficie, vé
haqarov qarov qodém.
Celui que le Ciel a rendu riche et qui a les moyens d'aider ses proches
sans toucher à sa fortune, a le devoir de donner tout son maâssér
aux pauvres extérieurs, aux étudiants de la Torah et aux
oeuvres de Torah. Si ses conditions changent, il revient au sustème
précédent de faire passer ses proches en priorité.
Même s'il avait pris des engagements de versements automatique,
par exemple.
On ne peut pas attribuer tout le maâssér ou toute
la tsédaqa à ses enfants ou proches mais on doit
toujours garder une part pour les pauvres. On appelle pauvres aussi
ceux qui se consacrent totalement à la Torah pour le bien du
peuple et ne bénéficient donc pas des ressources que tout
un chacun peut obtenir.
On donne la tsédaqa soit le matin (cha'harite), soit
à min'ha, mais pas le soir, heure des dinim qachim,
des rigueurs sérieuses. Min'ha est l'heure des rigueurs
légères mais aussi l'heure des plénitudes (par
exemple, par excellence le jour du Chabbate où c'est le summum)..
Pour étudier cette question, lire dans le Choukhane
Aroukh, Yoré Déa, Hilekhote tsédaqa, chapitres
247-250....
Cela, c'est le peuple de la Torah, à l'image de son généreux
Créateur. Que la bénédiction vous en revienne,
à vous et à vos proches, et qu'ils montent ainsi dans
un vie éclairée par la lumière de la Torah.
Amen, kén yéhi ratsone, que Sa volonté
se réalise.
La tsédaqa
Elle est une obligation même pour les pauvres. Son minimum est
le dixième de nos biens (le mâassér). Elle
doit être immédiate devant le nécessiteux, devancer
le besoin en prétant, le faire avec discrétion (matane
béssétér) et si possible par intermédiaires
pour ne pas humilier et pour le faire avec désintéressement,
donner avec joie, réfléchir à l'ordre des priorités,
les proches ont priorité sur les lointains, les fiancés
pauvres et les étudiants pauvres de la Torah doivent être
aidés, la femme a priorité sur l'homme et le prisonnier
sur tous (voir notre étude sur "Libérer les prisonniers"),
a fortiori la prisonnière. Dans chaque communauté, des
personnes ou des associations animent la bonne gestion de la tsédaqa.
Voir le développement dans la
paracha Ki-tavo (en Dévarim).
Le passage de tsédéq à tsédaqa dans la
paracha Chofétim (Dévarim).
La tsédaqa doit
toujours accompagner toute téchouva.
La mitsva:
"Tu aimeras ton prochain comme toi-même"
Vayiqra (Lévitique) 19, 18
(30e Paracha : Qéddochim)
"Soyez saints"
Commentaire par
le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
basé sur les livres de
nos Sages
Site Modia http://www.modia.org
Avertissement indispensable.
Cette mitsva est l'une des plus connues. Hélas, depuis des
siècles, l'antisémitisme chrétien a réussi
à faire croire au monde que cela n'est pas écrit dans
la Torah mais dans le texte nouveau de l'autre religion, en ajoutant
que les Juifs n'avaient que la crainte, la lettre et pas l'esprit,
qu'ils avaient tués le prophète d'amour et D.ieu lui-même,
etc. Infamies dont on n'arrive pas à comprendre comment ces
millions d'individus religieux sont parvenus ainsi à mentir
sur la parole de D.ieu elle-même et à tuer Son peuple.
C'est pourtant la vérité historique, si contraire
à ce qu'elle prétend être, une religion d'amour.
Elle fut une religion de massacres du peuple de D.ieu. Il en reste
une civilisation occidentale qui s'allie toujours aux ennemis du
peuple juif, encore maintenant, car elle-même a gardé
cet antisémitisme viscéral même si elle en a
perdu la théologie.
Voir le résultat
sur la page de la Shoa, ici.
Comment peut-on ainsi accuser de tant de vilenies le peuple juif
qui a justement apporté cette mistva d'amour et le Cantique
des Cantiques? Au point justement que sont nombreux les fondateurs
d'autres religions qui ont piqué dans tous les sens des bribes
de leur créativité dans la Torah.
Revenons donc à la Torah qui a le copyright éternel
de cette expression: "Tu
aimeras ton prochain comme toi-même".
De même qu'il a le copyright éternel de la terre d'Israël
et de Jérusalem sans aucune revendication possible. L'histoire
est là, comme les textes saints, et comme le respect envers
D.ieu qui passe par le respect envers le peuple qu'Il a choisi,
par Son amour que nul homme religieux ne devrait se permettre de
contester.
Quel est le sens de cette
expression?
Tous les auteurs et Sages ont parlé sur ce verset.
1. Il veut d'abord dire qu'un sentiment de base, amour, doit
aller vers tous et non pas seulement vers une ou deux personnes.
Ce n'est pas si simple d'aimer ainsi tous ses proches (expression
stricte de l'hébreu). Donc, il y a déjà là
des conclusions à tirer et des remises en questions considérables,
avant d'aller plus loin.
2. Il ne s'agit pas d'un principe idéologique comme
lors de l'adhésion à un parti, une mafia, une association,
un club, une confrérie professionnelle, ce n'est pas une
simple solidarité d'intérêts. C'est aimer.
Qu'est-ce que cela veut dire?
3. C'est ne pas faire de tort, c'est être attentif, c'est
alors aider qui est dans le besoin sous toutes formes et ne pas
s'abriter derrière des raisonnements pour s'en dispenser
(on est différents, il y a des malheureux et des gens heureux,
c'est le sort, des riches et des pauvres). C'est donc s'organiser
pour voir les besoins de l'autre et ne pas vivre en quartier
protégé qui ferait qu'on n'a pas l'occasion de voir
le besoin. Il faut aller vers, c'est pour cela que la préposition
hébraïque est "vers", "lé",
comme l'anglais "to". Tandis que lorsqu'on parle de l'amour
envers D.ieu, il est dit: Tu aimeras D.ieu (avec éte,
complément d'objet direct, c'est tout), de même envers
le guer, le converti. Car ces amours doivent être inconditionnels
et totaux. Le guer représente nous-même, celui
qui est différent des autres et qui a choisi d'aller dans
le peuple de D.ieu comme Avraham, ce qu'ont fait tous les ancêtres
de tous les Juifs. Ils sont tous cela, des guérim, et c'est
pour cela qu'ils sont différents des autres cultures, et
à la fois admirés, enviés et détestés,
le guer est dans la même position. Donc, ne pas l'aimer,
c'est ne pas s'aimer.
4. Mais il y a plus, disent nos Sages, aimer nos proches, c'est
les aimer comme nous nous-aimons nous-mêmes, c'est donc leur
vouloir explicitement le bien que nous désirons pour nous
mêmes et les aider à l'acquérir, et cela au
même degré que nous l'avons pour nous-mêmes;
c'est donc donner ce qui manque quand nous le pouvons, parce que
l'autre en manque et que nous voudrions l'avoir si cela nous manquait;
c'est nous réjouir de ce qu'il a au même degré
que nous nous réjouirions quand nous l'avons; donc, même
si nous ne l'avons pas et qu'il l'a, nous réjouir vraiment
pour lui, qu'il s'agisse d'une famille si nous ne l'avons pas ou
plus, d'un époux ou d'une épouse ou d'enfants, qu'il
s'agisse de la santé, de qualités, de biens, de sagesse,
de dons, etc. Nous avons chacun un travail important à réaliser
sur tous ces points.
5. C'est comprendre encore que cela ne se fait pas dans le vague
et l'irréalité envers toute l'humanité
car alors il n'y a plus qu'une idéologie, et l'on voit souvent
les idéologues politiques et religieux devenir les plus cruels
au nom de leur idéologie d'amour universel. Le judaïsme
n'a pas ce travers et ne cherche pas à convertir les autres
par la force, par la loi et par la prison et par la mort. Qu'ils
aient leurs dieux disent nos textes. Nous devons aimer ainsi
qu'il a été dit, d'abord dans le cercle possible:
autour de nous, nos proches. Cela est simple: maison, famille
plus large, amis, lieu proche. Pour cela, ce qui nous est possible
de donner doit d'abord aller dans ce cercle. Si nous ne le faisons
pas là, nous ne le ferons pas plus loin. C'est le critère
de vérité. Tout ce que je dis là est le résumé
de multiples transmissions de la tradition, dans toutes les communautés.
Cela veut dire aussi, justement, que notre amour doit d'abord
prendre en charge notre communauté, et notre famille juive.
6. Ensuite, il y a une autre dimension et tout cela, et pour aller
au delà. Le motif essentiel de cet amour repose sur quoi?
Sur le fait que nous avons été créé
par amour, gratuitement, et gratuitement créés à
l'image et à la ressemblance du Créateur, TOUS.
C'est donc, par une participation ensemble et UNIQUE à cette
dimension divine d'amour que ce doit être notre seule règle
entre tous les humains. Tous.
Inutile d'aller chercher des accords ou de faire des conférences
pour décider si oui ou non tous les hommes sont égaux
en droits. La nature de la Création l'affirme dès
le début de la Torah en en donnant le motif de création
(ce que ne font pas les déclarations universelles fondées
uniquement sur la pensée et les dimensions politiques).
Donc, en plus, nous apprenons de là quelle doit être
la nature et la forme de ce que l'on appelle "cet amour":
c'est "aimer" la présence divine en les autres.
Réellement. Porter atteinte à l'autre, quelle
que soit sa forme, sa couleur, son éducation, sa musique,
sa langue, son sexe, etc, c'est insulter directement le Créateur.
Il faudrait qu'il y ait toujours quelqu'un pour rappeler cela, d'abord
dans les Chambres des députés de tous pays.
Le Créateur est aimé en Lui-même lorsque nous
manifestons de l'attention à quelqu'un ou faisons quelque
chose pour autrui.
Et cela, même si personne n'en est témoin et ne le
saura jamais, car cela n'a aucune importance, l'action est réalisatrice
de l'amour. Il en est ainsi quand on aime quelqu'un (enfant ou conjoint
ou ami). C'est pareil.
C'est pour cela que ce verset ne dit pas simplement: Tu aimeras
ton prochain comme toi-même.
Il dit, allez vérifier: "Tu aimeras ton prochain comme
toi-même, Je suis Hachém".

Maintenant, on comprend. C'est la même chose. Et, de plus,
l'obligation devient capitale.
Application.
Exemples
La Torah nous prescrit de ressentir la peine de l'autre.
C'est quand même pour cela d'abord que ce m'est un devoir.
Pourquoi je le ressens et pas eux? Peut-être parce que j'ai
eu plus qu'eux des deuils très proches pénibles. Dès
l'enfance. Et sans perdre, baroukh Hachém, le goût
de la vie.
Mais j'ai reçu aussi deux gifles magistrales qui m'ont appris
à ressentir autrui. Et j'en suis marqué.
Premier fait.
J'étais en taxi à Jérusalem. Le chauffeur,
allure de jeune typique de Tel Aviv, crane tondu, queue de cheval,
anneaux dans les oreilles et ailleurs, un tatouage, pas de kipa,
etc. Une caricature visuelle très étudiée.
J'ai vu comme cela, spontanément, je l'avoue. On arrive à
un carrefour très important, et il s'arrête à
l'orange et un autre nous double et passe au rouge. Mon chauffeur
est choqué: "mais c'est un fou, ici, en ce carrefour!
c'est grave, c'est criminel, c'est comme... c'est comme... comme
ne pas faire Chabbate". J'ai reçu la plus grande gifle
de ma vie. Je ne jugerai plus jamais quelqu'un sur l'apparence.
Et pourtant, je me croyais très ouvert et tolérant.
Merci le Ciel de cette gifle. Et pardon. C'est un grand sage, celui-là,
je l'ai remercié. C'est pour cela que j'ai le même
contact maintenant avec lui, avec quelqu'un de Méa Chéarim
ou de mon quartier, ou avec l'un de mes amis francophones.
Deuxième fait
Je suis à la synagogue au premier office au lever du jour
car je dois prendre l'autobus pour aller jusqu'à l'Université
et je compte deux heures pour arriver à temps. Chaharite se termine magnifiquement et on lit deux halakhotes comme il se
doit puis on dira le Qaddiche et je partirai sans attendre une seconde
car le bus va arriver. Et voilà, pour la première
fois, deux qui viennent de bien prier ensemble commencent à
se disputer sur la halakha qu'on lit et n'arrêtent plus. Malgré
la prière, je commence moi aussi à m'énerver
intérieurement. Cela continue et quand j'arrive à
la station du bus, il file sous mes yeux, je fais signe mais le
chauffeur ne me voit pas. Je suis très contrarié.
Mes étudiants risquent de partir. Quelques minutes plus loin,
une explosion, une dizaine de morts dans l'autobus, nombreux blessés,
un terroriste était dans cet autobus que j'ai râté.
Depuis, le Ciel m'a appris à ne plus du tout penser en chiffre
de morts et de blessés mais je réalise mieux ce que
c'est le moi détruit, pour ces familles et ces personnes.
Je ne me réjouis pas d'y avoir échappé tandis
que d'autres ont péri, je comprends maintenant mieux leur
désastre. Comment faire pour apprendre cela ("tu aimeras
l'autre comme toi-même") sans ces expériences?
Le prix de l'apprentissage est trop excessif.
Voilà exactement ce qui est resté de cet autobus-là,
c'est celui-là. Le vide. Et le sang.
Je suis aussi beaucoup plus
tolérant quand des gens se disputent, là où il ne faudrait pas: nous ne savons pas grand chose de ce qui se
passe vraiment. Je ne sais plus quel Sage disait
pour nous apprendre la tolérance et l'amour: "si, par
un geste malencontreux, en coupant du bois, tu te tranches la main
gauche, tu ne vas pas couper la main droite pour la punir, alors
agis ainsi envers ceux qui ont mal agi, ne te venge pas".

Une aide, ou tsédaqa: un restaurant du coeur
et une auberge du coeur à Jérusalem: Linate 'hessed.
J'ai choisi un exemple qui sera justement "exemplaire".
Le plus souvent, nous n'aimons pas le proche qui est quelque peu différent
de nous. On est agacé par un proche qui ne fait pas exactement
comme nous, qui n'a pas le même rythme, qui écoute une
autre musique encore, qui ne range pas comme nous, qui ne gère
pas l'espace comme nous, ni les horaires, qui ne fait pas ses dépenses
essentielles selon nos critères, qui ne choisit pas les mêmes
amis, etc. Rien n'est plus difficile que cela. Et c'est là
que se joue l'amour-commun dans la différence.
Ce problème bien localisé (inacceptation de la différence
chez le proche) est la source du manque d'unité dans le peuple
juif. Et ensuite, de sa destruction automatique.
Les formes en sont évidentes. On entend toujours déclarer
que "seul mon rav" sait, seul il a compris ce que les autres
n'ont pas compris, qu'il dira quand il faut faire ceci ou cela, qu'il
est le.... etc. Tout cela est, bien entendu, la preuve de l'ignorance
du contenu de la tradition en toute la richesse de toutes ses branches,
dans toutes les communautés, et dans les différentes
époques. Aaucun de ceux qui ont vraiment étudié
ne dirait cela? On peut être nombreux entre ignorants à
croire cela.. Vous savez que Modia veut corriger ce manque d'amour,
cette bêtise, par toutes les pages sur les différentes
communautés, courants et maîtres.
Mais il ne suffit pas de se dire large d'esprit, il n'est pas facile
de mettre le pied pour la rencontre dans une autre famille juive.
C'est bien cela que je vais vous proposer ici, délibérement.
Pour développer cet amour prescrit en Vayiqra 19,18!
La majorité de mes lecteurs ont vu des Juifs dits orthodoxes
(tout Juif qui essaie de vivre la Torah est orthodoxe, mais passons
sur cette autre bêtise). Mais on a toujours tendance à
gober tous les poncifs et préjugés envers ce que l'on
ne connait pas. Et la majorité n'a pas été en
relation de proximité et de parole avec eux. Je ne veux pas
changer la position géographique de chacun, mais nous travaillons
ici sur le lien, l'amour, la parole, la compréhension, l'aide
réciproque. Il faut tester nos résistances et les guérir.
Je vais donc vous proposer une rencontre inhabituelle pour beaucoup.
Et elle sera importante dans l'amour à l'intérieur du
peuple juif.
Beaucoup de Juifs du monde entier passent un jour à Jérusalem.
La plupart visitent alors Méa Chéârim, pour ses
particularités, et on aime cette traversée de ce que
l'on ressent comme le passé, ou tout un monde disparu dans
la Choa; et souvent on repart en gardant l'émotion et en campant
sur les préjugés. Et on les justifie. Mais tout cela
est clair: c'est en dehors de la mitsva de l'amour.
En bordure de Méa Chéârim, un "Juif"
(c'est tout) de cette communauté, simplement par le coeur comme
d'autres ailleurs a ouvert un restaurant du coeur.
Quatre pièces exactement, mais y viennent pour deux repas par
jour environ 200 personnes qui n'ont pas de quoi manger.
Leur origine? Je connais comme vous la population de ces restos dans
d'autres pays. C'est différent. Ici, pas de clochards, car
on a le sens de la dignité dans la Torah, on a l'habit comme
les autres et rien ne vous aurait permis de savoir qu'il y a cette
pauvreté.
Dans les statistiques économiques, Jérusalem est la
ville la plus pauvre de tout Israël, même si je vous en
montre toujours la beauté. Et la population religieuse y est
la plus pauvre, par le choix de faire passer la Torah avant tout,
et par le nombre des enfants. Ne retombez pas dans la méchanceté
des préjugés mais restons dans la mitsva de compréhension
d'amour. A Pessa'h, je passe dans ce quartier quand ils cachérisent
la maison et ont mis dehors le maximum sur le trottoir et j'ai un
choc devant la rareté du matériel hormis les livres.
Il y a donc cette population qui a besoin de manger, et beaucoup de
jeunes, et d'anciens, mais aussi beaucoup qui viennent des quartiers
avoisinants et qui trouvent là repas et gîte. Il était
difficile de vous donner des images pour ne pas humilier ni gêner
ceux pour qui l'image d'eux-mêmes a beaucoup de sens comme nous
l'avons dit.
Le choc est de voir en ces conditions combien les livres de la Torah
ont leur digne place. Monde différent des institutions analogues
en monde non-juif.
Je vous propose d'aider cette oeuvre, justement
dans le sens que nous avons dit, de la fraternite avec notre proche
qui est différent, ce sera une étape importante pour
chacun et pour le peuple juif vers son unité.
J'ai vérifié les lieux, le service, la structure associative,
la qualité, et leur main tendue vers moi est signe que, de
leur part, ils font la moitié du chemin. Ajoutons cela à
notre dossier de la fraternité.
Soyez très généreux, c'est vital pour des êtres
humains, et à Jérusalem au coeur de votre coeur. Et
vous construirez vraiment notre peuple.
Vous pouvez m'envoyer des chèques généreux
(uniquement bancaire) à mon adresse:
Rav Yehoshua Rahamim Dipour
5 alef Alroi. 92108 Jerusalem
ou directement en votre monnaie et écriture rédigés
au nom de "Linate hahéssed" (cela veut
dire hébergement de bonté, nom de l'association israélienne
déclarée).
Son adresse est : 1 Rehov Oneg Chabate, Jerusalem. Tel. 02-6262743,
directeur-fondateur, Rav Haim Cohen.
Compte bancaire:
Banque 52 Banque Poalei Agoudate Israel
Agence 184
Compte 409. 665355 .
Cette association est déclarée sous le numéro
58-037-242-3 le 3-03-2001. Son but dans les statuts est "donner
de la nourriture et le coucher aux nécessiteux". J'ai
tout vérifié.

Des reçus en bonne et due forme à votre nom seront remis
pour chaque don et je vous les transmettrai. Je ne serai que celui
qui assure la transmission et la certitude de l'attribution aux besoins
réels pour votre sécurité, et rien ne passera
par mon compte. Honneteté avant tout. Lé chem chamayim,
comme le site. Pour notre peuple et dans la Torah. Vous aurez ainsi
bâti notre peuple qui se relève, à Jérusalem,
et qui essaie de reconstruire son unité dans la fraternité
vécue, participez y. La bénédiction vous
en reviendra et à vos proches.
Ce que vous avez reçu gratuitement par le site, donnez-en au
Ciel en remerciement par votre don. Il vous sera rendu bien plus encore,
même matériellement. Soyez très larges. C'est
la nourriture vitale.
En cela, je me base avec vous sur l'amour de toutes les communautés
que j'ai vu et appris chez le Rav Chalom Messas, zal. Il aidé
autant un Juif laïc, non pratiquant, du centre, loubavitch, 'haridi,
jeune ou vieux, hozer bitéchouva, tous étaient égaux,
Juifs, du peuple, c'est tout. Tous se sentaient également aimés
intégralement et enfants auprès de lui.
En France, prenez contact aussi avec Mr Lévi Frimaq (Tel 01
42 41 30 05 ou 066 2509971) qui pourra vous donner les renseignements.Versements
au compte suivant:
Banque: Caisse d'Epargne 17.515
Guichet 90000
Compte: Linat tsedek numero 04 25 39 73 49 3. Clé 49.
Si cela vous est plus simple,
adressez-moi un chèque barré au nom de Linate Hessed et je le leur transmettrai et vous recevrez un reçu.
Rav Yehoshua Dipour, 5 alef Alroi, 92108 Jerusalem, Israel.
Ceux qui ont faim et seront nourris grâce à vous, seront votre bénédiction. Soyez généreux.
Mais cela ne doit pas être une rencontre théorique, aussi
avec leur permission je vous faire rencontrer avec moi cette oeuvre,
en exercice réel de la mitsva. Essayez de liquider tous
les préjugés et stéréotypes quand ils
apparaitront pour ne voir, comme dit la mitsva que quelqu'un exactement
"comme vous". Une thérapeutique qui sera définitive.
Nous arrivons dans le quartier, ce
ne sont pas les belles maisons que j'ai présentées sur
le site!
Nous rencontrons des anciens qui arrivent accompagnés.
J'ai caché les visages pour respecter ces personnes

.
L'animateur fondateur Haim Cohen (Colinski) nous accueille
Attention aux préjugés non fraternels! Et
il retourne à ses fourneaux car la maison se remplit et ils ne
sont que trois pour faire face.

Regardez bien les populations différentes.
Vous n'imaginiez pas que ces habitants de Méa Chéarim
s'occupaient de tous.
Et, certains jours, les grands rabbins du voisinages viennent partager
le repas
Voici une chambre à coucher avec un lit occupé à
droite par un dormeur

et une autre chambre occupée également
C'est ultra modeste mais propre, et des livres de Torah utilisés.
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