| Etude
du Péréq chira (Chapitres
2 et 3 et la louange des fourmis vient d'être placée)
Par notre union au chant de la
nature se réaliseront tous les plans de la Création
 Scénario
et photos par le Pr Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour © Les textes
de Modia sont mis gratuitement à votre disposition par l'auteur, selon
la mistva obligatoire pour le Juif qui est d'étudier et d'enseigner simultanement.
Vous pouvez donc imprimer et dupliquer ces textes pour l'étude personnelle,
familiale, amicale, et de groupe, ou pour l'enseignement. Bien entendu, selon
la Torah, en ne supprimant pas le nom de l'auteur et l'adresse du site. Les sites,
livres et bulletins ne peuvent faire qu'un lien vers ces textes sans les capter
au delà de ce qui est autorisé par les règles habituelles
du Copyright. Complétez
cette étude par celle du psaume 148 (lien)
Ici, une photo par jour
filmée par nous à Jérusalem, en hommage et louange au Créateur
 Après
avoir lu ce texte, vous comprendrez mieux le rôle des photos de la création
sur le site Modia, et en particulier le rôle des belles photos de nombreux
animaux ou plantes pris comme langage et comme présence chantante d'une
Présence qu'elles manifestent bien. Je "n'ai" pas d'animaux,
il y en a assez dans la nature qui m'enseignent et fournissent ce dialogue constant.
Dans la liberté et le chant. Une anecdote authentique: j'étais
dans la boutique du photographe dans mon quartier et une cliente attendait ses
photos (elle est un grand reporter sur les animaux en Afrique). Elle aperçoit
les photos qu'on me remet et elle dit au vendeur discrètement: "D'où
a-t'il pris de si belles photos?". Il lui a répondu: "Mais ici,
dans les 100 mètres autour d'ici, il est capable d'y prendre des photos
extraordinaires de ce que personne ne voit et qui est là". Il avait
tout compris de ce que vous allez lire ci-dessous de notre tradition dans le Pérék
Chira. Et, ici, un exercice sur le terrain:
je vous emmène visiter avec moi le Zoo biblique à Jérusalem
| 1. Présentation
2. Abrégé du Péreq Chira 3.
Texte du Péreq Chira 4. Pédagogie ersonnelle
permanente
1. Présentation
Un
exemple: quand nous terminons la fête de 'Hanouka, le dernier soir des 8
lumières, ce sont les hommes qui ont bâti ces lumières et
la fiole d'huile du miracle, et c'est le Ciel qui y place toute la puissance divine
créatrice, plus forte que toutes les oppositions. Nous touchons alors du
doigt et du regard la force et la plénitude de ce qui peut nous emplir
et nous imprégner dans la demi-heure minimale où nous avons à
regarder ces lumières, et nous le réussirons si nous y prêtons
attention. Cela veut dire que: - il y a une puissance à la disposition
de nos actes qui est à la taille de l'acte de Création de l'univers;
- nous pouvons mettre en mouvement cette puissance en nous branchant sur cette
rencontre qui est à notre disposition dans la nature. - elle est une
Torah écrite, non pas en lettres mais en nature. Et même si les humains,
et quelques religions stupidement rivales de la révélation faite
au peuple juif, et des idéologies sanguinaires, dans leur haine du bien,
cherchaient à faire disparaître la Torah écrite ou les Juifs
eux-mêmes comme ils l'ont fait souvent en la brûlant sur les bûchers,
ils ne parviendraient pas à détruire la Torah sans fin de la nature
qui s'étend dans fin. Le peuple Juif est dans la fonction de la Création
et de l'union que la nature représente avec le Créateur pour la
réussite du bonheur. Et les forces de la nature ne sont pas des dieux mais
elles sont des coopérations avec nous dans cette fonction de bénédiction.
Dans cette perspective, il est un texte que beaucoup de Juifs ne connaissent
pas et qui est très important, c'est le Péréq chira, le "Chapitre
du Cantique". Pourtant, il fait partie de la tradition des Juifs
achkénazes, sépharades ou d'autres communautés. Et on en
trouve des exemplaires et des références qui le citent depuis le
10e siècle. Il est composé de versets de louanges (surtout tirés
des psaumes) se rapportant uniquement aux éléments naturels ou surnaturels
ou aux animaux, et non pas aux humains. Voici un exemple: "La
nuit dit: Dire le matin Ta bonté, et dire Ta bienveillance pendant les
nuits" (psaume 92,2). Certes, le Traité 'Haguiga qui traite des
sphères célestes de la création les décrit en précisant
en quoi elles sont des lieux de sainteté. Mais, dans le Péréq
chira, l'axe est différent: les différentes créatures de
la nature, elle-mêmes, louangent le Créateur et on le démontre
alors par une citation qui indique quelle est leur louange. Cela pourrait être
un texte informatif mais ce n'est pas cela puisqu'il nous est demandé de
le dire, et d'agir par ce dire. Par exemple dans les Psaumes, spécialement
dans le psaume 148. Questions à ce sujet. Nous avons appris
de nombreuses fois sur le site que l'étude juive progresse par questions.
- Quel est donc le rapport entre tous ces versets de louanges d'autres créatures
et l'homme qui aurait à rapporter ces faits? La réponse à
cette question nous apprendra beaucoup sur le lien de l'homme à la nature.
Tout-à-coup, cela nous fait prendre conscience que nous quittons la synagogue
et la maison pour aller dans la soucca, la cabane. Nous prenons aussi des branchages
pour prier à Souccote. - Pourquoi les psaumes de Cha'harite de Chabbate
commencent-ils par le psaume qui dit: "les cieux racontent la gloire de D.ieu".
Pourquoi? Et comment peuvent-ils raconter cette gloire. - Pourquoi dans le
psaume 146 est-il dit : "louez depuis les cieux, ou depuis la terre"?
Nous avons une première réponse
dans le fait que ce texte est accompagné de phrases des grands Sages de
la Michna précisant l'importance de ce Péréq chira, et le
pourquoi. Découvrons le Péréq
Chira Il est composé de 6 chapitres comportant des versets introduits
par l'expression: "les oiseaux (par exemple) disent:...".
Le 1e chapitre est composé de versets se rapportant aux éléments
de cadres essentiels: aux cieux, à la terre, au Jardin d'Eden, aux profondeurs,
au désert, aux champs, à l'eau, aux fleuves, aux sources. Voir ci-dessous.
Le 2e chapitre est composé de versets se rapportant aux éléments
insérés dans ces cadres: au jour, à la nuit, au soleil, à
la lune, aux étoiles, aux nuages, aux nuages de gloire, aux vents aux éclairs,
à la rosée, à la pluie.
Le 3e chapitre est composé de versets se rapportant aux végétaux:
aux arbres, à la vigne, aux figues, aux grenades, aux dattes, à
la pomme, aux épis de blés, d'orge, d'avoine, aux légumes,
aux prés.
Le 4e chapitre est composé
de versets se rapportant aux petits animaux: au coq et à ses 7 chants,
à la poule, à la colombe, à l'aigle, à la cigogne,
à différentes sortes d'oiseaux, au hibou,
au corbeau, au canard, aux sauterelles,
 aux
lézards, aux mouches, aux baleines, aux poissons, aux grenouilles.
Le
5e chapitre est composé de versets se rapportant aux gros animaux: aux
moutons, aux vaches, aux petis bestiaux, aux animaux immenses, aux chameaux, au
cheval, au mulet, à l'âne, au taureau, à la girafe, aux
gazelles, à l'éléphant, au lion, à l'ours, au
loup, au renard, au lévrier, au chat.
Le 6e chapitre est composé
de versets se rapportant aux reptiles divers, aux crabes, aux limaçons,
aux fourmis, aux souris, aux chiens. 
Le
Chla ha Qadoch (lien
ici) (dans son Siddour, son livre de prières intitulé Chaâr
haChamayim ainsi nommé car il l'a écrit à Jérusalem
après son alyah) reprend les enseignements du Ari, zal, sur le Péréq
chira pour nous faire part de la conception de l'univers et des créatures
et de leur rôle dans la distribution de la bénédiction.
Il les traduits en termes moins techniques et plus compréhensibles par
le peuple. Une première structure y apparaît en un scénario:
1- Toutes les créatures qui existent dans le monde ont un prince, un Sar,
dans les Cieux et c'est le secret de ce que disent nos Sages: il n'y a pas un
brin d'herbe dans l'univers qui n'ait pas son mazal, son sort qui le gouverne
d'en haut. 2- Ce Sar le pilote, et lui dit: "grandis". Nous voyons
ici que la parole de diction est importante, comme dans la Création initiale.
3- Et c'est par cette correspondance entre le Sar et la créature d'en bas
que vient en bas le flux (chéfâ) et la vie ('hayim). 4- Mais
nous découvrons maintenant la clef: ce Sar ne peut pas agir ainsi que seulement
après qu'ait été dit en bas une chira, un chant saint.
5- En effet, c'est cette chira qui donne au Sar le pouvoir d'agir, également
au mazal. Essayez de mémoriser cette structure juive.
Il est justifié de se demander sur quoi ce système repose dans nos
textes. Voici: - Il est dit clairement que c'est à la ressemblance
et à l'image de D.ieu que l'homme a été fait. Cela veut dire
qu'il y a en Haut un niveau (tsélem) qui représente le niveau que
nous sommes en bas. - Il en est ainsi pour toutes les créatures qui
dépendent de cette image élevée de l'homme. Les
conclusions arrivent maintenant: 1- c'est parce que toutes les créatures
sont ainsi reliées à l'homme et à son niveau élevé
que toutes les créatures reçoivent par l'homme la bénédiction.
2- et cela se fait quand l'homme dit ces versets des psaumes et autres textes
qui sont rassemblés dans le Péréq chira et qui nomment ainsi
les créatures se reliant au monde d'en haut. Cela, à condition que
le coeur de l'homme soit présent avec son coeur dans sa prière et
dans ses intentions. 3- alors l'homme devient le producteur du flux (gorem
chéfâ) de la bénédiction dans la création. Et
cela vers toutes les créatures qui dépendent de lui. 4
- par le Péréq chira, l'homme rassemble toute cette dynamique en
un faisceau; ce rassemblement, comme on forme un bouquet se fait par les termes:
"les cieux que disent-ils? Ils disent:..". Et l'homme a le pouvoir de
tout faire monter comme un chef d'orchestre le fait pour tous les instruments,
c'est le rôle du Ménatséa'h comme dit le mot d'introduction
des psaumes, mot qui signifie à la fois le chef d'orchestre et le victorieux.
Cet enseignement a été reçu pour le Chla auprès
de ce qu'a écrit son père dans son livre 'Héssed lé
Avraham. - En plus de l'enseignement précédent, il ajoute ceci:
que chaque Sar d'En-haut loue (méchabéa'h) et fait de la poésie
chantante (méchorér) envers le Créateur. - Cela, par
le chant nommé chira qui va vers le Créateur. - Celui qui a
compris cela, a compris pourquoi il y a ces louanges sous forme poétique
qui assument ce rôle, comme le Cantique de la Mer rouge qui est un élément
de la nature. (Pour rendre sensible cette fibre que nous avons chacun de nous,
je mets aussi les poèmes
sur le site, lien ici) - On le voit clairement dans le psaume 148. Et
c'est pour cela que nos Sages ont rassemblé ces versets, en ont fait le
Péréq chira et ont ajouté à chaque fois les mots :
"le ...X... dit". - Ainsi le Péréq chira rassemble
tout ce que nous venons de présenter et le fait monter. - Et alors
la lumière est dispensée en bas, fait vivre tout. - Cela est
la loi du monde.
| Pratiquement, il s'ensuit que
- si nous prions ainsi avec cette conscience du monde, avec intention et avec
le coeur, le Péréq chira, nous contribuons à la descente
de vie dans la Création. - En effet, le chant de l'homme est encore
plus important que celui de toutes les créatures. - Et si l'homme
prie bien, alors les créatures d'En-haut font monter ce chant de l'homme
car elles sont soumises aux chants de l'homme. - Celui qui prie ainsi
est nommé 'hakham lev (sage du soeur) et navone daâte (intelligent
dans la science des unions). | Les
textes qu'on lit avant et après le Péréq chira sont maintenant
compréhensibles. Puisque nous avons compris ce fonctionnement global
de la Création dans sa gestion de la bénédiction de vie,
nous pouvons comprendre pourquoi nos Sages de la Michna font une telle liste de
bienfaits qu'apporte le Péréq chira. Ils concernent l'individu,
son lien à la Torah, à l'espace, au temps, et à la venue
du Machia'h car c'est le projet de la Création qui fonctionne bien.
"Rabbi dit Celui qui s'occupe dans le Péréq chira"....
Mon commentaire: remarquons bien qu'il n'est pas dit: celui qui récite,
et le fait automatiquement comme souvent on file sur les versets, mais il est
bien précisé "celui qui s'occupe haôsséq"
car c'est un "labeur intense dans l'attention de l'esprit et du coeur et
de la présence". Il dit "kol haôsséq, chacun
qui s'occupe". Mon commentaire: toute personne qui le fait ainsi produit
de tels fruits car ce n'est pas seulement entre lui et D.ieu mais il fait fonctionner
la Création. Et cela est effectif par chacun. Il dit "baôlam
hazzé, en ce monde-ci". Commentaire: cela nous montre qu'il s'agit
d'une action qui prend en charge les structures de notre monde. Celui-là
mérite toute cette liste impressionnante des bénéfices d'une
telle prière (mon commentaire est placé entre les parenthèses):
- apprendre la Torah et l'enseigner (car il fait alors fonctionner la Torah créatrice
dans son projet et dans son effet). - garder et faire et réaliser (c'est
une action effective). - son étude reste acquise en lui et dans son
action. - il est préservé de la puissance du yetser ha râ
(car il fait fonctionner le monde selon le bien qui le crée), il est préservé
des atteintes du mal qui le blesseraient, de la destruction de la tombe (il mobilise
les forces vitales), des verdicts des rigueurs qui précipitent dans les
abîmes. - des souffrances qui précèdent la venue du Machia'h
(car cet acte de prière assure la réussite en bien. Cela nous indique
aussi que cette réussite est liée à une telle qualité
qui l'assurerait et non pas sur simple essai, action ou volonté). -
sa vie s'allongera et il bénéficiera de voir la venue du Machia'h
et de vivre la vie du monde à venir. C'est
pour tous ces motifs les plus précis indiqués par la tradition que
je propose la lecture de ce psaume 148 en notre période de détresse
totale. Voir ici l'oeuvre
de Rabbi Yehouda ha Nassi. Sa
place, ici, dans la chaîne de la transmission de la Torah.
Ensuite, Ribbi Eliêzér ajoute le motif pour lequel cela apporte également
le monde à venir. Car il n'est pas dit que Moché "a chanté"
mais qu'il "chantera", ce qui fait référence aussi au
monde à venir. Donc, le Péréq chira développe
toute la dynamique du psaume 148 en nous montrant qu'elle est présente
dans l'ensemble des psaumes, qui sont eux-même le rythme intérieur
du Juif vivant de la Torah. Donc, le Péréq chira n'est
pas une simple collection de symboles reliés aux différents éléments
et animaux mais le Péréq chira nous enseigne qu'il y a un système
dans la Torah qui concerne l'ensemble de la Création et le rôle de
l'homme. Bien plus, c'est ce rôle qui fait fonctionner le monde. Davantage
encore, la prière a un rôle important là dedans. Enfin, la
communauté de destin entre tous les êtres est claire et on n'a pas
attendu les idéologies écologiques récentes pour le découvrir.
Nombreux sont les Juifs qui admirent ailleurs ce qu'ils ignorent de leur propre
culture et héritage. Le Péréq chira n'est donc pas
non plus un plaidoyer pour l'élevage d'aminaux domestiques ni une philosophie
particulière à ce sujet selon la mode qui se répand de plus
en plus, et qui dans certains cas tend à substituer la relation animale
à la relation aux enfants pour le couple moderne car la relation aux enfants
demande un soin bien plus long et plus compliqué sur le plan matériel,
psychologique et affectif. Et la société de consommation immédiate
n'est guère prête à ces attentions. Il s'agit bien ici
des animaux dans la fonction globale de la Création. Ils ont été
préservés pour cela comme élément essentiel dans l'arche
de Noa'h. Car il y a une conception essentielle, disent nos Sages sur
le Péréq chira, c'est que la Chékhina réside dans
le monde d'En-bas, bata'htonim. Il appelle aussi ce soin que nous avons envers
la beauté de ce bas monde pour le faire monter: les "embellissements
et bijoux de la fiancée, qichoutim dé Kala". Tout cela
se joue non pas dans des théories de la tête ni dans des automatismes
des lèvres qui prient mais dans "tout l'être qui agit par le
coeur" comme il est dit en Qohélète 2 "ani libbi: moi
mon coeur". Sans cette intervention précise de l'homme par la
Chira (et seulement par la Chira), toutes les forces magnifiques de la nature
et des animaux et de leurs chants...
...ne parviendraient pas à recevoir le flux
de vie et de bénédiction ni à monter véritablement.
Nous exerçons donc une fonction vers l'ensemble de ces êtres voulus
par D.ieu et vers eux par la Chira. L'homme exerce ce rôle global envers
l'ensemble, bien plus que par le compagnonage avec "un" animal familier.
Ce qui pose d'ailleurs des problèmes halakhiques de pudeur, de respect
du besoin de liberté de l'animal qui devrait vivre dans ses conditions
normales et selon ses besoins. Voici quelques références
de la tradition pour les étudiants avancés qui voudraient étudier
davantage sur ces thèmes: - 'Héssed lé Avraham 1,5 et1,17
et 4,1. (C'est un grand plaisir que de vous faire participer ainsi à la
relation d'enseignement qu'il y avait entre le père du Chla et son fils.
Et, comme vous le voyez sur le site, nous puisons autant aux beautés de
la tradition achkénaze que de la tradition sépharade). - Sefer
ha iqarim, 3,1. - Ari: Chaâr maamaré R. Chiméone, Séfer
taâmé hamitsvote, paracha Vaét'hanane - 'Hida (Siddour
1804 et Chel haguédolim, Pérek Chira), liste de nombreux pérouchim
spécialement du Sia'h Yits'haq, Kouzari, Mabit (Beit Eloqim,1576), Chimeone
Wolf (Chaâr Chimeone, 1664), 'Hayim Lipchits (Dérekh Hayim, 1703),
et du Yabets dans son siddour avec résumé de la thèse du
Ari. Et beaucoup d'autres - Ici, la signification
du mot Chir dans le commentaire des psaumes. - Ici, la signification du
mot Chira dans nos commentaires de la paracha Haazinou
et surtout dans Béchala'h
de Chémote 15, 1; Bémidbar 21, 17; Dévarim 31, 19 et
31, 21-22 et 31, 30 et 32, 44; II Samuel 22, 1; Psaumes 18, 1; Isaïe 5, 1
et 23, 15; Amos 8, 3. Et leurs commentaires.
Voici
quelques références du Zohar sur la Chira pour bien renforcer l'assurance
que cette voie est juste et sûre: "La" perle: Moché
a dit la chira au féminin envers "la" Chékhina (III 201a).
(Que notre civilisation qui avilit sans cesse la femme par toutes les publicités
et l'habillement, médite cela, alors que le judaisme met la terre d'Israël
et la Torah et Jérusalem au féminin, par respect et connaissance
de la valeur). - R. Elazar et Abba entendaient les chants des arbres et les
versets des psaumes qu'ils disaient (I 7a). - Toute créature a son
chant (I 123a). - Les chants des cieux (Zohar Hadach Béréchite
10b). - Les chants des étoiles (I 188b-189a et II 10a). - Le chant
de l'âne (III 201a). - Les chants des fruits (I 17a). - Les chants
du début de la nuit (I 92a). - Les chants des anges, la nuit (I 207b).
Le jour ils disent un chir, le matin chéva'h, la nuit un zémer (III
32b). - Comment HQBH reçoit bien nos chants de la nuit (I 27b).
- Les chants du matin (I 40b et I 231b et II 196a et III 64b). Et par l'homme
le matin (I 189a). - Les chants au lever du soleil (II 176a). - Les chants
de la terre et du ciel ajoutent la force (II 18b). - La chira de la terre
(Zohar Hadach Berechite 10b). - La chira de Dévora et Hanna (III 19b).
- Dans la chira de Moché, les mots vinrent se présenter devant lui
les uns après les autres (III 284b). - Les chants d'Israël sont
qedoucha, de la sainteté (II 18b) depuis en haut jusque vers le bas (III
287b). - C'est une bonne voie que de demander par les chants et louanges (II
178a). - Le chofar est un chant (I 198a). - On sort de la galoute (dispersion)
par des chants comme d'Egypte (Tiqouné Zohar 21, 51b). - Il y a des
palais d'En-haut qui ne s'ouvrent que par le chant (Tiqouné Zohar 11, 26b).
- Ceux qui savent louer par le chant, leur prière est toujours entendue
(I 73a et 178b). - Les dire avec crainte, yirea (II 202b). - Chanter,
le chabbate (III 272b). - A l'avenir, les chants iront de haut en bas et de
bas en haut (III 286a). - Quand HQBH se vengera des nations, il y aura des
chants (I 124 a). Cela est parfaitement résumé dans
ce texte: Zohar II 196a, sur la paracha Vayaqhel de Chémote: "ilmalé
divené âlma atimine libba ou sétimine âyénine
la yakhline léméqem miqal néîmta dégalguéla
déchimcha kad natel, Si les humains ne se fermaient pas leur coeur
et ne se fermaient pas leurs yeux, ils ne pourraient pas soutenir la voix des
chants lors de la réapparition du soleil". Ce texte se dit dans le
Tiqoune des Chélocha michmarotes de la nuit. Ouvrons
donc nos coeurs et nos yeux et nos oreilles, Ecoute Israël, Chémâ
Yisrael!
Pour
s'entrainer ensuite sur le terrain partout, voir sur ce lien mes photos de
nature de Jérusalem et d'Israël Pour
1) les rencontrer,
2) capter leur chant et l'unir au nôtre ainsi éveillé,
3) par une louange, faire descendre la vie et la bénédiction constamment La
place des photos de nature sur le site Modia est maintenant bien compris:
d'une part ils nous montrent ce que nous enseigne la Torah; d'autre part,
ces photos sont un entrainement pour notre regard afin qu'il voie tout ce que
nous venons de transmettre,et afin qu'il transforme en cette prière demandée
par la Torah chacun de nos regards sur la nature,à l'heure où le
monde à besoin d'être sauvé par le flux de la bénédiction.
Et cela dépend de nous. En particulier,
je le propose à l'heure historique où la folie de nos politiciens
détruit la terre d'Israël et brise le peuple. Seule la bénédiction
et notre pouvoir sur elle peuvent nous sauver des forces qui animent ces tigres
de papier. La création est belle, ne l'abimons
pas, chacun est une lettre de la Torah et sans lui, et sans elle, le rouleau
ne serait pas cachér.
3.
Le texte du Péréq Chira Chapitre 1
Les cieux disent:
Les cieux racontent la gloire de D.ieu et le firmament proclame l'oeuvre de Ses
mains (Psaume 19,2).  La
terre dit: A
Hachém appartient la terre et ce qu'elle renferme, le globe et ceux
qui l'habitent (Psaume 24,2). Et il est dit: Du bout de la terre nous entendons
des chants, gloire au juste (Isaïe 24,16) 
Le
Jardin d'Eden dit: Réveille-toi, rafale du Nord! Accord, brise du Midi!
Balayez de votre souffle mon jardin, pour que ses parfums s'épandent.
Que mon bien-aimé entre dans son jardin et en goûte les fruits
exquis (Cantique des Cantiques 4,16). 
Le
Guéhinom dit: Car Il a rassasié l'être épuisé
et rempli de délices l'être affamé (Psaume 107,9)
Le désert
dit: Que le désert et le sol brûlé se réjouissent!
Que la plaine aride exulte et fleurisse comme la rose (Isaïe 35,1).
Les champs disent:
Hachém par la sagesse a fondé la terre; par l'intelligence
Il a affermi les cieux (Michlé, Proverbes 3,19).
Les eaux disent:
Lorsqu'Il fait entendre le bruit (du tonnerre), des torrents d'eau s'amassent
au ciel, Il élève les nuées du bout de la terre, Il accompagne
d'éclairs la pluie et fait s'échapper le vent de ses réservoirs
(Jérémie 51,16). 
Les
mers disent:
Plus que le tumulte des eaux profondes, des puissantes vagues de l'océan,
Hachém est imposant dans les hauteurs (Psaume 93,4)
Les
rivières disent: Que les fleuves battent
des mains, qu'à l'unisson les montagnes retentissent de chants (Psaume
98,8). Les sources disent: Chanteurs et joueurs
d'instruments (disent): toutes mes sources sont en Toi (Psaume 87,7). 
(Source
brûlante et bouillonnante dans le volcan de la Soufrière, à
la Guadeloupe. Photo de l'auteur)
(Source à Jérusalem) 
Chapitre
2 Le jour dit:
Le jour en fait le récit au jour, la nuit en donne connaissance à
la nuit (Psaume 19,3)  La
nuit dit: Il
est beau d'annoncer dès le matin Ta bonté et Ta bienveillance
pendant les nuits (Psaume 92, 3).  Le
soleil dit: Le
soleil, la lune s'arrêtent dans leur orbite, à la lumière
de tes traits qui volent, à la clarté fulgurante de ta lance (Habacuc
3,11).
La lune dit:
Il a fait la lune pour marquer les temps, le soleil connaît la fin
de sa course (Psaume 104, 19).  (Photo
de l'éclipse lune-soleil à Jérusalem. Voir
tout le reportage et l'étude ici) Les
étoiles disent:
C'est Toi seul qui es l'Eternel; c'est Toi qui as fait les cieux et les cieux
des cieux avec toutes leurs milices, la terre et tout ce qui la couvre, les mers
et tout ce qu'elles renferment: Tu donnes la vie à tous les êtres,
et l'armée du ciel s'incline devant Toi (Néhémie 9,6). 
Les
nuages disent:
Des ténèbres, Il se fait une mystérieuse retraite, Il s'enveloppe
comme d'un pavillon, des eaux obscures, d'opaques nuages (Psaume 18, 12).
Les
nuages de gloire disent:
Il charge aussi la nue de vapeurs humides, dissémine ses nuages que
traversent les éclairs (Job 37, 11).
Le vent dit:
Je dirai au Nord: "Donne!" au Midi: "Ne les retiens pas! Ramène
des pays lointains Mes fils, et des confins de la terre Mes filles (Isaïe
43, 6). 
Les
éclairs disent:
Il amène les nuages des extrémités de la terre; Il accompagne
d’éclairs la pluie, fait s’échapper le vent de ses réservoirs
(Psaume 135, 7)
La rosée dit:
Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme la rose
et enfoncera ses racines comme [le cèdre] du Liban.
Les pluies disent:
Tu fis ruisseler, ô Dieu, une pluie bienfaisante; ainsi Toi-même
Tu restauras Ton héritage, si épuisé.
Chapitre 3 - Lien
Les
arbres des champs disent: Alors, les arbres de la forêt se réjouiront
d'allégresse devant Hachém car Il vient pour juger la terre (I Chroniques
16,33).
La vigne dit:
Ainsi parle Hachém: "Quand on trouve une grappe pleine de jus, on
dit: Ne la détruis point, car la bénédiction y est dedans,
ainsi je ferai pour mes serviteurs en prenant garde de ne pas tout détruire
(Isaïe 65,8). 
La
figue dit: Qui
veille sur le figuier jouira de ses fruits (Proverbes 27,18). La
grenade dit: Ta tempe est comme une tranche de
grenade à travers ton voile (Cantique des Cantiques 4,3). Le
palmier dit:
Le juste fleurit comme le palmier; comme le cèdre du Liban, il est élancé
(Psaume 92,13).
Le pommier dit:
Comme un pommier parmi les arbres de la forêt, ainsi est mon bien-aimé
parmi les jeunes gens; à son ombre, j'ai brûlé du désir
de m'asseoir, et son fruit est doux à mon palais (Cantique des Cantiques
2,3). Les épis de blé disent:
Chant des montées (vers Jérusalem). Des profondeurs, je T'ai
appelé, Hachém (Psaume 130,1).
Les
épis d'orge disent: Prière d'un
pauvre qui se sent défaillir et répand sa plainte devant Hachém
(Psaume 102,1). Les autres épis disent:
Les prairies sont revêtues de troupeaux, les vallées se couvrent
de blé comme d'un manteau. Partout des jubilations et des chants (Psaume
65,14). 
Les légumes qui sont dans les champs
disent: Tu en inondes les sillons, en écrases
les glèbes, par les ondées Tu la détrempes, Tu en bénis
les plantes (Psaume 65,11). 
Chapitre
4 Le coq dit : A l'heure où le Saint
Béni soit-Il vient vers les Justes dans le Jardin d'Eden,... (insertion
prochaine, si D. veut)
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à la page de toutes les photos comme voie de rencontre avec la beauté
de l'essentiel. Comment éduquer
les enfants à ces regards et à ces rencontres intérieures
pour agir en ce sens (lien)
4. Résumé pour
une auto-pédagogie permanente 1.
Le monde est un cadeau de Hachém, un support le manifestant, une rencontre
avec Lui. Cela se réalise par l'écoute d'une voix-rencontre
qui n'est pas le bruit (vain, vide, superficiel, pervers ou avili) de beaucoup
de paroles. Mais c'est l'écoute d'une voix-rencontre qui est spiritualité
dans la matérialité de la beauté (mer, nuage, montagne...),
de couleurs (ciel, fleurs...), de sons (oiseaux, vent...). A travers tout
cela, c'est l'écoute d'une voix n'ayant que le Créateur pour motif,
par la pureté de Son union à ce qu'Il fait exister. A nous de saisir
ces voix qui révèlent cette union, et cette orientation incessante
de tout existant. 2.
Donc, cherchons à entendre cette musique et ne pas en rester aux bruits
des radios, ni au bruit de nos pensées. Donc, cherchons à être
présent dans l'acte de voir, entendre, sentir, ressentir, humer, pour être
relié à l'essentiel présent. 3.
Nos textes nous disent que le monde est plus près que nous du Créateur.
C'est peut-être pour cela qu'il s'éveille bien avant nous; écoutons
les oiseaux chanter dès l'aurore en un concert puissant. Qui
apporte un cadeau de bouquet de fleurs, nous révèle et exprime son
bonheur d'aimer. Combien plus, Celui qui nous remet ce bouquet aux milliards de
fleurs, couleurs, senteurs qu'est tout l'univers. Avant d'entendre mes sentiments,
mes pensées, j'ai à entendre, à recevoir, à voir,
le cadeau de ce concert universel. Alors, nous sommes en contact direct
avec Son baiser; et Il sait que nous l'avons compris, reçu, écouté.
Le Chémâ Israël est réalisé. Et Sa bénédiction
peut s'expanser. Il
faut donc sans cesse lâcher notre besoin d'autres informations, d'autres
synthèses et discussions, afin d'entrer dans cette relation à l'ESSENTIEL.
4. Chaque fois
qu'un sentiment, une information, un événement nous inquiètent,
nous angoisse, nous irrite, nous peine, nous attaque, nous surprend, ce doit être
le signal que nous avons dérapé hors du bon, de l'union, de l'essentiel,
hors de la louange universelle. 5.
Alors, prendre le temps de rebrancher l'union à Celui qui est présent
en chaque sensation, information ou réaction, face aux éléments
ou aux êtres. Je ne suis pas alors "dérangé-par... mais
Celui qui crée en ce moment le monde et sa louange est bien plus présent
que l'agitation qui m'agresse. 6.
Chaque matin, prendre le temps de reformer la conscience de cette rencontre sûre:
comme deux qui s'aiment et se retrouvent passent ensemble de la rencontre externe
à l'intimité de la chambre, ensemble. 7. Cela, à
chaque instant, au milieu même des bruits environnants.
Chapitre 6 (extraits)
La fourmi dit:
"Va trouver la fourmi, paresseux, observe ses façons d'agir et deviens
sage" (Michlé", Proverbes 6,6). Voici la suite du texte: "Elle
n'a ni maître, ni surveillant, ni supérieur; et elle prépare
sa nourriture durant l'été, elle amasse ses provisions au temps
de la moisson! Jusqu'à quand, paresseux, resteras-tu couché? Quand
sortiras-tu de ton sommeil? "Ah! dormir encore un peu, rester un peu assoupi,
entrelacer un peu les mains pour reposer!" Cependant, la pauvreté
s'introduit chez toi comme un rôdeur, et la misère comme un guerrier
armé". Observons donc ses façons d'agir puisque nos
Sages dans le Tanakh (la Bible) nous disent que le Créateur nous donne
là un enseignement.
(Photos de l'auteur, Dufour. Dipour, en hébreu)
Voici
deux fourmis qui ont découvert quelques minuscules granulés de sucre.
Chacune s'affaire selon toutes ses capacités; la première a repéré
cette manne tombée du ciel. Mais comment a-t'elle fait pour avertir la
seconde qui vient d'arriver? Elle a deux glandes dans sa tête, la glande
Ayenin venimeuse et la glande Dufour (ce n'est pas une plaisanterie) qui envoie
ou répand des signaux chimiques parfumés que seules les autres fourmis
peuvent capter et qui conduisent aux sources découvertes de nourriture
particulièrement par un fin cordon déposé sur le sol, comme
des messages d'Internet qui seraient réservés à quelques
correspondants et qui leur indiquent toutes les coordonnées personnelles
de cette fourmi, son rôle, sa tâche, sa mission, sa localisation,
l'objet communiqué, qu'il est nourriture, etc. Il y a une communication
entre elles maintenant par une légère danse qui informe encore quand
elles sont à proximité 
puis
la communication se fait maintenant par les antennes et elle est permise parce
que la seconde fourmi a trouvé le code de communication par la trace chimique
déposée par la première fourmi autour de soi. Elle sait ainsi
que celle qui approche est capable de coopérer puisqu'elle sait lire ses
messages, de les avaler pour bien les analyser (c'est vraiment une réception,
qabala parfaite et écoute parfaite et profonde comme cela est demandé
par le Chémâ). Elle interprète alors l'usage qu'elle pourra
en faire dans le nid. Ici, en plus, la première fourmi lui transmet
un message de détresse par un rapide battement des pattes sur le sol que
je ne sais pas interpréter mais je vois qu'elle reste bloquée dans
une position: a t'elle ingurgité trop de sucre ou a t'elle attrapé
une hernie discale?! La seconde fourmi s'approche, examine, reçoit
des précisions par le contact des antennes. Chaque forme de contact avec
telle ou telle patte ou antenne est un langage précis. 
La
fourmi s'éloigne, communique ces données, une autre arrive et constate
que la malade est immobile, s'est repliée, apparemment morte. 
Elle
s'éloigne. 
Elle
en rencontre une autre et un échange actif sur la situation se réalise.
Nous voyons bien ici les articulations des antiennes et les yeux, et les contacts.
Nous découvrons l'importance des relations dans cette société,
et celle des interactions, des codes, des langues multiformes. Et les informations
sont extrêmement précises sur les tâches à réaliser.
L'obéissance à ces codes est indiscutée. Nous sommes dans
une société parfaitement organisée, et je ne peux m'empêcher
de penser à la parache de cette semaine qui nous raconte comme un état
à fuir la vie des Hébreux dans la société égyptienne,
parfaite dans le contrôle de tous les codes sociaux et ne laissant pas de
place au désir personnel ni à la liberté ni à la créativité.
Tout y est organisé, analysé, évalué, répertorié
jusqu'au timing (le îtouï, en hébreu) des conduites à
tenir, jusqu'aux conduites de suicide individuel ou collectif en cas d'attaque
insurmontable ou de sacrifice organisé face à l'ennemi pour ne pas
lui céder; c'est le niveau des conduites de combattants suicidaires qui
sont encore exploitées par les armées et religions. . 

Ici,
nous voyons clairement la structure de la tête, avec les yeux composés
de centaines de petites billes, les deux pinces devant le visage et, dans cette
tête plus d'un demi-million de neurones 
Voici,
au microscope, la tête de cet animal si sage qui est extérieurement
d'une souplesse extraordinaire lui permettant de tomber de très haut sans
dégâts mais qui intérieurement vit tout en programmation.
Adoptons son sens du travail mais nous sommes d'une autre forme de créature
par notre liberté qui se résume dans ce verset : "J'ai placé
devant toi la mort et la vie, le mal et le bien, choisis la vie". Partout
il faut refaire la sortie d'Egypte, sortir de l'esclavage. Nous devons toujours
apprendre des autres et des fourmis le bien (l'attention, la communication, le
sens du travail) mais apprendre aussi à ne pas suivre les travers.
Et être tolérants envers chacun car ce qui semble pour nous une infirmité
est probablement le revers de qualités certaines. Avons-nous ces qualités?
Tout cela dans une seule phrase du Pérék Chira et dans un seul paragraphe
des Proverbes (Michlé). 
Image free. US Department of Interior.
Pour y revenir 1. Présentation.
2. Abrégé du Péreq Chira. 3. Texte
du Péreq Chira. 4. Pédagogie personnelle
permanente |