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Livre d'or

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A Pessa'h, prendre l'envol vers Jérusalem.

Texte et photos par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Toutes photos prises à Yérouchalayim.
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"Comme une hirondelle plaintive je gémissais, je roucoulais comme une colombe; mes yeux s'élevaient languissant vers le haut: Hachém, je suis accablé, assure-moi!"
"Qui prépare au corbeau sa provision de route, quand ses petits crient vers D.ieu et errent ça et là par manque de nourriture?" (Job 38,41).
Ces deux versets suffisent pour que nous exprimions comme eux nos sentiments par ces images d'oiseaux. Comme la Torah qui nous parle en mots et en ces images de nature, de corbeau et de colombe, pour nous enseigner son message.
Notre regard ne doit pas oublier ces messages quand nous regardons la nature. Je le partage avec vous.
J'ai appris de mon Père en Torah, Ribbi Moché Yossef Zenou, qui l'a appris de son grand-père (qui l'avait appris de..., jusqu'à la Torah) cette façon de regarder la nature et de laisser un verset jaillir du coeur. On doit savoir de qui vient l'enseignement de la source.

Avant Pessa'h, chacun doit se sentir personnellement sortant d'Egypte. Et réussir à en sortir.
Cela veut dire, sortant de notre endormissement pour nous diriger réellement vers Yérouchalayim.
"Ah! me dis-je, si j'avais des ailes comme la colombe, qui me les donnera? Mi yiten li éver ka yona? je m'envolerais pour établir ailleurs (à Jérusalem) ma maison" (Psaume 55,7). Qui (Mi) me les donnera? Mi yiten li éver ka yona? Ce "qui (Mi)", c'est D.ieu et il nous les a déjà données, il suffit d'en prendre conscience, qu'Israël écoute vraiment, et de se montrer courageux, 'hazaq.
"Notre D.ieu donne leur nourriture aux bêtes, aux petits des corbeaux qui la réclament" (Psaume 147,9. Vivons ce rêve:

Nous avons l'habit du Juif, qui est pour l'un sa Torah apprise, pour l'autre le pays qui l'abrite, pour le troisième ses habitudes de pensée, ses routines, et de tout cela nous faisons une Torah qui reste en Egypte: nous sommes assoupis, Israël n'est qu'un rêve de très loin dans un livre, un point dans une spiritualité évasive.
Et pourtant, c'est d'elle que nous devons sortir et non pas dire dans le pire cynisme: l'an prochain à Yérouchalayim, pas cette année-ci. Envers le Ciel, envers son texte à nous remis, ce serait une gifle, la parole d'un escroc cynique.

Suivez mon rêve, j e ne vais pas vous réveiller mais vous emmener dans un envol intérieur qui, peut-être, vous donnera des idées à concrétiser dans la vie.

La première étape, pour sortir, c'est de sauter dans le vide. 80% du peuple ne l'a pas fait et est resté en Egypte.
Serez-vous de ceux là, ou de celui-ci?
De mon vêtement noir pour imiter un 'hassid, je me suis fais des ailes qui m'élèvent dans le vent.

Je pensais que c'était impossible de tenir sur le vide. Qui n'essaie pas ne sait pas que cela réussit.

Très vite, ensuite on acquiert de la surface, on respire plus large, une nouvelle âme prend naissance:

On peut tournoyer, je ne suis plus figé comme les arbres aux racines menottes, restez où vous le voulez,
je découvre déjà en moi d'autres joies:

Pour arriver où je vais, je vais traverser combien d'étapes aux différents visages,
et partout je serai étranger, mais je suis obstiné et je continuerai mon voyage jusqu'à Jérusalem bien loin:


Maintenant, j'ai lâché mes amarres, je suis dans l'espace où je ne peux tenir que si je vis de la lumière sidérale.
La Torah nourrit mon âme, elle éclaire en moi chaque respiration, elle gonfle mes joies et mes espoirs:

Pourquoi, me dites-vous, vas-tu si loin, si longtemps seul sans phare et sans canne?
Je suis seul apparemment, comme le Créateur est seul, Il l'a dit à Avraham.

J'ai appris qu'il faut, avant tout, être -par soi-même- fort, 'hazaq,
et la prière à chaque instant me redonne de monter plus haut, plus loin, je deviens tenace:

Vous me plaignez, mais vous ne connaissez pas ma joie, je suis devenu un avec l'espace,
terrestre, aérien, divin, je m'y baigne, bien plus vrai qu'hier je marchais sur les trottoirs sales:

Vous ne savez pas ce que c'est: quand la Torah et la terre sont une même réalité
qui s'éclaire d'une nouvelle lumière ailleurs ignorée:

Etre porté, en cette lumière, qui a la solidité de plusieurs millénaires de solide vérité:

Perdre les vêtements d'apparence superbe et, tous ensemble, avancer dans la même lumière
qui nourrit chacun, jusqu'au fond, en son humilité:


J'ai vécu le risque, maintenant je découvre la sécurité sereine,
et elle est en même temps divine richesse et pauvreté humaine,
Ecoute Israël, en toutes les dimensions de ton être, seulement sur la terre d'Israël tu peux le réaliser:


Vous me croyez devenu interplanétaire. Non! J'ai seulement pris vraiment la dimension de mon être.
Et je traverse à nouveau la réalité concrète. Mais je ne perds plus tout mon être:

Je vais me poser en colombe de paix sur la terre que le Ciel nous avait proposée:

Jérusalem, je vais la rencontrer, elle est belle, et je vois que même chantent ses pierres.
Elle ont la même couleur que mes ailes:

Je ne le savais pas, une maison m'attendait à Jérusalem, sa fenêtre m'est ouverte:

J'arrive près du Kotel, la joie éclate dans mes ailes. Je le sens: depuis des siècles
nous sommes la même fidélité de pierre, la même couleur chacun au fond de nos êtres:


Tu viens de si loin, tu es si différent de moi, je ne pouvais pas imaginer que nous savions la même chanson,
nous pouvons nous parler, que tu viennes du Yémen, de Chine, d'Argentine, de Paris, de Toronto ou de Bombay :

J'ai atterri, après des millénaires d'éloignement, et je touche la pierre qui est lumière dedans comme c'était écrit.
Les autres sont proches, je leur suis toujours uni. Même différents, aucun n'est seul, nous sommes famille.
La même présence nous réunit.

"Ma colombe (dit D.ieu), nichée dans les fentes du rocher, cachée dans les pentes abruptes, laisse-moi voir ton visage, entendre ta voix, car ta voix est suave et ton visage gracieux" (Cantique des Cantiques 2,14).
"Que tu es belle mon amie (Israël), tes yeux sont ceux d'une colombe" (idem 4,2).
Et même si, parfois, d'autres par leur apparence ou leur langue ou leurs opinions politiques,
sont pour moi aussi bizarres en leur visage que s'il avaient des cornes magiques,
je garde maintenant la force de mes voyages, mes ailes sont aussi riches qu'une partition de musique.
Que les autres ne le voient pas, ou ne le comprennent pas, je m'en fiche.
J'existe vraiment, je le vis, je le chante, je le lis, je le prie, je le danse, je Le remercie, cela me suffit.
Et je sais que chacun a ses vols magnifiques.


Je vis ici, c'est devenu mon pays, je ne dirai plus "l'an prochain à Yérouchalayim", ici "je vis":

J'ai rebâti ma maison, mes arbres pour mon nid, mon pays est béni:

Je ne vis plus dans les nuages, en poster de paix d'idéologie, loin d'ici à comprendre mes ennemis:


C'est ici le lieu choisi par le Ciel pour les Juifs, cela me suffit. Si nous vivons dans ce bonheur,
ceux qui respectent D.ieu ils sont nombreux- le comprendront aussi.

Maintenant, je suis capable de lire toutes les nuances des beautés de qui je suis l'ami(e)
car je sais que lui et elle aussi a eu le courage de sortir de l'Egypte. Il est bon, il est doux de se le dire:


Pour continuer cette approche de la Torah, qui est la plus traditionnelle et la plus sûre, lire le commentaire du Pérék Chira, ici.

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