Etude et chant visuel
sur la nuit à Jérusalem, ville de LA Présence.
Par les chants de la nature entendus par nous, se réaliseront tous les plans de la Création


"Allons, bénissez Hachém, tous les serviteurs de Hachém qui se dressent dans la maison de Hachém pendant les nuits" (Psaume 134,1).

Scénario et photos par le Pr Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
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Complétez cette étude par l'autre page sur Jérusalem sous la neige en 2006.

Complétez cette étude par l'autre page sur Jérusalem sous la neige en 2003.


Vivons ces instants avec le Roi David
qui nous apprend comment vivre le réel dans l'axe exact de la réalité véritable et saine:

1. Psaume 17,3: "Tu sondes mon coeur, Tu m'examines pendant la nuit".

2. Psaume 139,12: "Les tènèbres même ne sont pas obscures pour Toi, la nuit est lumineuse comme le jour". C'est ce que nous allons vivre ensemble dans cette promenade.

3. Psaume 1,2: "Heureux celui qui médite Ta Torah jour et nuit".

4. Psaume 119,55-56: "Je me souviens de Ton Nompendant la nuit, Hachém, et j'observe Ta Torah. C'est là mon bonheur à moi de m'attacher à ce que Tu commandes".

5. Psaume 77,7: "La nuit, je me souviens de mes cantiques. Je médite en mon coeur".

6. Psaume 16,7: "Je bénis Hachém qui a été mon guide, même de nuit mon coeur m'en avertit".



Début janvier, mois de Tévète; la nuit est descendue sur la ville.
Sous la pluie, quelques merles et rossignols chantent le psaume 104,20: "Tu amènes les ténèbres et c'est la nuit". A chaque heure, en concert, tout est louange.

Il faut voir la profondeur des choses et ne pas en rester à l'apparence uniforme. Une porte s'ouvre, dans ce miroir je découvre trois salles pour qui sait les voir. La profondeur et l'intériorité ne se cachent jamais quand le coeur sait écouter.

Chaque niveau a sa lumière, et différente, si nous voulons bien avancer.


Nous allons marcher dans la nuit du centre de Jérusalem, tout sera ombres et lumières. Mais le vin de Tes secrets (ha yayine ha méchoumar) que Tu nous as gardé, va se révéler pour notre bonheur.

Toujours, nous y serons accompagné par des bons anges invisibles, Israël n'est jamais abandonné.


Etrange nuit, toute éclairée de lumières inhabituelles. Ne les voient pas ceux qui restent devant les nouvelles à la télévision. Mot comique, "télévision": ils voient de très loin, certes, mais pas les merveilles qui les entourent de près.
Des boutiques sont encore ouvertes, d'autres offrent encore leurs vitrines visibles pour aimer, tout simplement.


C'est l'étrange, il vient seulement nous réapprendre la beauté, Ta beauté, et non pas nous inquiéter.

Splendeur des talites de prière pour ceux qui sont sensibles à la beauté.


Et, en pleine nuit, les couleurs et les tentures chantent sur terre la gloire du Ciel. Elles ressemblent aux chants qui s'éveillent à chaque instant dans nos coeurs en pensant à ce bonheur de Jérusalem qui nous est offert. Ah! Se dit en moi le psaume 137 qu'on rappelle aux mariages: "si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite se paralyse et que ma langue se colle à mon palais, si je ne te mets pas au sommet de mes joies".


Les artistes (ici, David Azoulay) traduisent pour nous
tous les mouvements de finesse qui vibrent dans nos coeurs en cette ville de présence merveilleuse. Et le mot inscrit en haut est bien juste: 'Haï, Vivant!

J'arrive dans le centre-ville, la pluie devient battante et les passants courent avec les enfants. Tout est symphonie de couleurs et de mouvements.

Et la rue passante Ben Yéhouda se transforme en un immense tableau qui rendrait jaloux tous les peintres de sensibilité:


Les murs de pierre s'éclairent et chantent dans la nuit en douce mélodie:

Le Pérék chira dit, qu'en hommage au Créateur, les herbes chantent les mélodies du coeur pour qui les entend. Les pierres jaunes sont chaleureuses entre elles et nous rappellent ce que doit être le peuple d'Israël.
Ce mur d'illusion brillait étrangement comme de l'or dans la nuit noire, dans éclairage d'aucune manière, je l'ai photographié quand même, sans flache,craignant d'avoir eu la berlue. Quel émerveillement. Je n'avais pas rêvé. Et, pourtant, le jour, il est ordinaire.

Un coup d'oeil par la fenêtre dans la synagogue. A cette heure, une ambiance qui défie les siècles rayonne encore, même en l'absence des prières.

Seulement à Jérusalem, on peut lire de tels grafittis (ché âssani biretsono, qui m'a fait selon Sa volonté!):

Noir et blanc, lumières dehors et dedans, même celles des oranges de l'arbre de la connaissance, tout interpelle.


Dans cette nuit, tout est finesse et discrétion pour guider doucement les pas des passants sans réveiller la nuit.


Nous vivons entre la pierre et la lumière.


A Jérusalem, tout est simple et fantastique, antique et actuel, présent et surrréaliste.
Les vélos montent seuls les escaliers pour rentrer à la maison après une rude journée.


Les barquettes de fleurs font de même.


La moindre porte devient somptueuse et force à l'interrogation et à la prière.


Le temps est frisquet, mais celui-là se repose sans façon en pleins courants d'air au vu de tous les passants.

C'est la nuit, l'heure des songes, et l'orchestre commence à répandre sur la ville ses mélodies pour vous endormir.


Pendant que votre enfant révise une dernière fois la lecture de sa bar mitsvah dans le rouleau de la Torah.

Demain, tout sera encore sous la guématria du chiffre 13, ahava (amour) et unité.

Et, pour ceux qui peinent à rêver, voici le Petit Prince traduit en hébreu. Et pour ceux qui veulent en une seconde tout comprendre, voici le Talmud aux idiots expliqué. Il y a une place pour tout un chacun sur cette terre.

 

La fontaine et le puits de pierre, et le sol bombé de la citerne,
nous rappellent que tout n'est pas pierre, même pas nos coeurs, dedans est l'eau de la vie.
Se promener dans Jérusalem, à toute heure, c'est un bonheur.
Je vous y ai emmené. Peut-être aimerez-vous Jérusalem?




Autres pages de photos et méditation sur l'hiver à Jérusalem:
La pluie nous apprend le 'héssed, la bonté.
http://www.modia.org/galerie/next52.html
http://www.modia.org/jerusalem/maison/maison1.html


Et les poèmes de neige:
http://www.modia.org/poeme/aurores/terrisrael.html
http://www.modia.org/poeme/aurores/visiteamitie.html
http://www.modia.org/poeme/dechirement/00c.html