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Voici une brève histoire de la famille Gompers

Les premières traces officielles de l'histoire du nom juif Gompers (sous ses différentes transcriptions régionales Gundbert qui veut dire vaillant au combat, puis Gumpel, Gomperz,  Kompert, Kumpert, Gumpretch, Gomperts, Gompers, Gumpertz, Gompel, Gimpel, Gimbel...) commencent en 1206 (acte 371 dans le Registre allemand d'Aronius).

Voici la traduction de ce document, qui est en vieil allemand et en latin médiéval:

"La juive Sarah, résidant à Wurzbourg, donne toute sa propriété, les vignes ainsi que les maisons, entre les mains du chapitre cathédral et la reçoit en retour sous l'obligation qu'elle founisse annuellement, de son vivant et après sa mort ses fils, de six ares de la vigne qui se trouve sur la route vers Heidingsfeld près de la montagne Steinbach, un malter (ancienne mesure germanique de volume) de blé le jour de la fête de St Burchard (le 14 octobre). Pour la raison qu'elle habite et qui est voisine de clelle de l'annonciateur (Herold, ancienne expression) du marché, elle acquitte annuellement, le jour de St Nicolas (6 décembre) deux livres de cire, et pour sa maison près du Rigol, derrière celles de ceux qui fabriquent le cuir de Cordoue, une livre de cire le jour de St Nicolas. Afin que, après sa mort, ses filles et filles observent diligemment cet institut/contrat, elle ordonne que ses fils Nathan et Vives, en excluant ses filles, reçoivent la maison qu'elle habite et que Nathan seul, en excluant tous les autres, reçoive la vigne. Mais ladite Sarah s'en réserve à elle-même le bénéfice tant qu'elle est vivante, sauf qu'elle ne peut pas les vendre. Les filles Rachel, Ottilie, Zimea et Minna, en excluant les fils, reçoivent la maison près du Rigol, mais de façon que Sarah puisse la vendre, le cas échéant, et que, après la mort de Sarah, ceux-ci doivent au chapître cathédral annuellement une livre de cire le jour de St Nicolas".

Monum boica 37.171 Nr 170. Lang: Reg. boica 2,21. Wiener S. 107 Nr 17. Unter den Zeugen sind die letzten die Juden (Iudei): Samuel, Gumprecht, Salman, Michael, Nathan, Michael der Jüngere...). C'est la première mention du nom juif Gumprecht qui est une des variantes de Gompers. Il est souvent associé au x noms Ephraïm ou Mordekhaï. On le trouve dans le Aronius auparavant comme nom porté par des chrétiens. Par exemple, dans l'acte 119, le 1 mai 888 un évêque de Metz nommé Guntberg fait une lettre épiscopale à ses fidèles avant les fêtes de Pâque pour leur demander... de ne plus partager de repas chez les Juifs étant donné que cela a mené à des conversions au judaïsme!

Un sceau très ancien de la famille Gompers (Gumprecht) est dans les archives d'Etat du Canton de Zurich sous le numéro C I 277. Il est recensé aussi dans la Jewish Encyclopaedia de 1907, article seals, sous le numéro planche II numéro 23. Il appartenait à Moedekhaï ben Ménahem, Mordekhai étant le nom juif qui fuit traduit en Gumprecht, Gompers, etc. probablement pour la signification de courage que le nom contient. Il est écrit à droite en lettres latines, à gauche le nom en lettres hébraïques, et sur l'écu trois chapeaux obligatoires de Juifs.

L'histoire de la famille, qui nous est connue avec précision, commence avec les actes d'Emmerich et Clèves au 15e siècle, avec Elie Gomperz de Clèves dans les "Mémoires de Gluckel Hameln", avec ses descendants qui apparaissent dans les premiers actes autorisant les achkénazes à s'établir dans les Pays-Bas au 17e siècle, avec le Séfér Meguila Sod de Aharon Emmerich Gomperts (supercommentaire de celui de Ibn Ezra sur les 5 méguilotes, en 1765 à Hambourg et Berlin). 

Depuis 1600, cette histoire a été écrite avec érudition par l'historien David Kaufmann dans Die Familie Gomperz (Vienne, 1907), époux d'une fille Gompers et qui fut en correspondance avec Samuel Gompers des USA. 

Avant la choa, ses branches s'étendaient dans les différents pays d'Europe centrale. Des Pays-Bas sont venues, sous la transcription Gompers, les branches française, anglaise, argentine, américaine (voir Samuel Gompers, Seventy Years Of Life And Labor, New York, Dutton, 1925) et, enfin, israélienne. 
Un travail important de regroupement des liens entre les Gompers de différents continents est réalisé par Ernest Gompers d'Amsterdam mail: ejlgompers@wanadoo.nl Les liens y sont chaleureux.

La branche anglaise participa à la fondation de la Société protectrice des animaux.

Voir dans l'Encyclopedia Judaïca, l'article traitant de Samuel Gompers, proche cousin direct des grands parents de Yémima Nicole, qui fut fondateur de l'American Federation of Labor aux USA dès sa jeunesse pauvre et la présida pendant plus de 50 ans? Je possède de nombreux documents familiaux le concerdant et qui éclairent des aspects importants non publiés de la dynamique de l'entrée en guerre des USA lors de la première guerre mondiale connus de Samuel et de ses cousins français. 

Il faisait reposer sa réussite dans cette action sociale sur la brève formation talmudique qu'il avait reçue dans son enfance. Il écrivait : "at night school, I learned something of the Talmud. I was taught Hebrew -not the mongrel language spoken and written by many Jews of the present age- but that honorable language that unlocked a literature of wonderful beauty and wisdom. The discipline gained from studying the Talmud is essentially the same as resulting from any legal study. It develops the more subtle qualities of mind ; the students learns to deal with abstract problems, to make careful discriminations, to follow a line of reasoning from premise to conclusion. This legal training given to Jewish boys is fundamental in explaining the intellectual quality of many of the Jewish people". 

La correspondance familiale et les photos des membres rassemblés de ces deux branches que nous possédons sont particulièrement intéressants car ils témoignent des liens très proches entre Samuel et sa cousine Flore pendant la première guerre mondiale. Il est reconnu par les historiens que l'intervention de Samuel Gompers auprès du Président Wilson décida de l'entrée en guerre des USA en 1917 auprès des Alliés. Nous avons les preuves de l'influence déterminante de Flore Gompers auprès de lui dans sa lutte contre le lobby pro-germanique qui était particulièrement actif dans les sphères syndicales aux USA qui pouvaient accepter ou refuser l'effort de guerre. 

En conséquence, Flore Gompers, grand'mère de mon épouse, reçut la légion d'honneur "pour avoir servi utilement la cause française" (JO du 31 juillet 1925) ; Samuel Gompers, représentant des USA au Traité de Versailles est photographié avec elle le 11 novembre 1918 avec la dédicace "en souvenir des années terribles et glorieuses" et une carte postale lui est envoyée directement de la table de signature de la paix avec l'heure, de la part de Poncet.

Curieusement, pour démontrer que ses choix reposaient sur sa seule perspicacité ou pour ne pas faire état de cette relation connue dans notre famille, et malgré les visites affectives réciproques réalisée avant la guerre 1914-18 entre les cousins de France et des USA dont nous avons les témoignages, Samuel Gompers présente sa rencontre avec la famille de France comme une découverte en 1918 dans sa biographie, alors qu'il a un souci obsessionnel de témoigner de tous les aspects de sa carrière au grand plaisir des historiens. J'ai rassemblé ces éléments et documents méconnus sur ces épisodes et ils peuvent intéresser en particulier les nombreux chercheurs de la grande Fondation sur les papiers de Samuel Gompers à l'Université d'Illinois et ceux de l'American Federation of Labor. voir les sites internet suivants :

Tout cela n'a évidemment pas empêché la police française d'emmener à Drancy Renée et Sylvain Gompers, et leur fils François, depuis Monaco, de les dépouiller de leurs derniers biens contre reçu cynique et de les livrer avec tous les détails administatifs aux bourreaux nazis pour les exterminer. Ci-joint les pièces de cette barbarie. Nous avons publié un article scientifique en français en 1994 (voir la page de nos publications) sur ces faits avec les preuves du camouflage du dépôt de cet argent à la Caisse des Dépôts et Consignations au nom de chaque juif, et non pas dans un compte global fictif qui aurait disparu comme, d'un commun accord et malgré les pièces, on tentait de le faire croire ; nous en avons informé de 1992 à 1994 les journalistes français, rédacteurs spécialistes de la Shoa dans les principaux grands hebdomadaires français ainsi que les chercheurs de la communauté juive connus pour leurs travaux en ce domaine. 

(Les personnes concernées qui désirent avoir connaissance de leurs droits peuvent consulter notre page sur les biens juifs spoliés qui comporte de nombreux renseignements et liens avec des sites spécialisés).

Nos recherches précises ont montré que Renée Gompers fut gazée, Sylvain mourut à Auschwitz dans la maladie due aux conditions de vie, et François continua dans les camps de la mort sa résistance antérieure, subit des mesures disciplinaires répétées, avant d'être abattu par les nazis lors d'une tentative d'évasion. 

Nicole, jeune enfant, était incapable psychologiquement de s'éloigner de sa mère sans difficulté, même pour aller en classe, elle fut transformée en une seconde quand elle fut face à face et seule devant l'arrestation de ses parents. Elle leur téléphona à la bijouterie (qui est maintenant la bijouterie Albuquerque sur la Place du Casino à Monaco) et tomba sur un Allemand qui lui passa son père avec l'ordre de lui dire de les rejoindre et il lui dit "tu dois venir car nous sommes arrêtés tous les quatre". Dans ces dernières paroles entendues de ses parents, elle comprit l'ordre donné par eux de s'enfuir, comme cela avait déjà été combiné pour le cas où l'un d'eux se trouverait dans cette situation.
En une seconde, elle changea, car elle se dit, selon ses propres termes: "ils seront fiers de moi quand ils reviendront".
Elle me fit connaître tous ces lieux de cette période après notre mariage (voir la page consacrée à ces lieux par photographies) et je fus surpris de son peu d'enthousiasme d'allé chercher des personnes qui l'avaient hébergée quelque temps.
Après son décès, j'y retournais et ai compris alors le motif. En effet, des personnes m'apprirent que les voisins, bons Français et bons citoyens de Monaco, la recherchaient, cette enfant, pour la livrer à l'ennemi. Elle comprit cela et s'enfuit. Mais, lors de ma recherche, ignorant encore ce détail capital, j'ai alors invité ces personnes à Jérusalem -voyage et hôtel payés pendant trois semaines durée de son séjour chez ces personnes-, pensant qu'elle avait été sauvée par eux puisqu'elle avait été hébergé chez eux. Tout fut organisé et ces poersonnes acceptent mon invitation de remerciement puis, par des motifs fallacieux, lelles se défilèrent de cette invitation, au dernier moment, alors même que le billet fut payé et perdu et ne m'ont même pas envoyé le certificat médical qui aurait permis de récupérer le voyage. Je compris alors les culpabilités cachées et la situation trouble qui occasionna la fuite subite de Nicole, puis son refus de rencontrer ces personnes à nouveau alors qu'elle me faisait découvrir tous les lieux.
Nicole se rendit alors à Nice chez un jeune résistant ami de son grand frère qui lui fit des faux papiers et fut surpris dans cette activité, et torturé jusqu'à la mort par les Allemands; elle s'enfuit alors vers les Alpes où elle avait appris qu'il y avait des réseaux de résistance, ayant entendu parler de cela par son frère qui appartenait à un réseau de résistance à Monaco. J'ai retrouvé le Chef de ce réseau qui m'a raconté l'audace inconcevable et inconsciente de ces jeunes: ils avaient organisé à Monaco une exposition pour une artiste espagnole juive recherchée par les Allemands et la Princesse de Monaco assista à l'inauguration. Sur l'affiche placée par eux sur les murs de la ville, il y avait simplement ces mots: "Un art nouveau pour un monde nouveau" et la photo de l'Empire State Building de New York! Une provocation sans limite et pleine d'inconscience qui aurait pu immédiatement créer un désastre. Cela nous fait mieux comprendre cette époque mouvementée en tous sens.
Nicole, l'ex-timide, franchit seule tous les barrages sur les routes, sans connaître avec précision où se trouvent les Alpes, ni que ces maquis sont dans le Vercors précisément. Elle les trouva, se fit adopter et assura pour eux la liaison entre les groupes dispersés jusqu'à la fin de la guerre. Son réseau fut intégré à l'armée du Gouvernement provisoire de De Gaulle quand elle remonta d'Italie avec les Américains et elle obtint, bien que mineure, d'y être enrôlée officiellement sous la responsabilité d'une femme officier. Douée en langues, elle fut mise à la constitution des premiers dossiers sur les criminels nazis, après la libération de la France. Quand elle réalisa que la guerre était terminée et que ses parents ne reviendraient plus, l'apprenant à l'Hôtel Lutétia de Paris d'amis revenant d'Auschwich, là où ils débarquaient, et qu'elle se retrouvait seule, elle quitta l'armée pour tenter de faire face à la nouvelle vie. Je possède les documents et photos sur toute cette aventure.
Plus tard, bien que devenue psychologue et psychanalyste, comme beaucoup de Juifs à cette époque, il lui fallu de nombreuses années avant de retrouver la capacité de vivre au jour son identité juive. L'une des plus grandes difficultés fut de prendre une voie socialement religieuse qui soit différente de celle de ses parents car cette génération -contrairement à celle des Grands parents- s'assimilait hors du judaïsme, de ses rites et prières. Et, dans les profondeurs psychologiques d'une enfant, une confusion s'était faite entre la fidélité affective aux parents victimes et tués, et la fidélité à ces modes de vie qu'ils avaient choisis. 
Quand, en 1982, mûre dans sa conscience retrouvée, elle constata que même le dernier rempart, ses amis et officiels de gauche, participaient au lynchage injuste d'Israël, elle décida sans tapage et sans amertume de ne plus perdre de temps en France et de mettre modestement ses compétences au service de son peuple totalement, et surtout de faire de sa montée en Israël l'aboutissement de la vie de toutes ses générations, par elle.
En son alyah, elle y voyait la victoire et l'honneur de toutes les générations de l'exil et surtout celle des générations précédentes qui avaient été flouées dans leur participation sincère aux valeurs autres que celles de leur peuple, auxquelles elles avaient adhérées avec enthousiasme, et surtout pour la dernière génération au prix de l'abandon de la tradition. Fidélité aux valeurs ambiantes qui les avait maintenues dans le piège jusqu'à les précipiter dans la mort. Ses parents, son frère et elle avaient tous des passeports argentins et ils auraient donc pu s'y évader à temps, mais l'absurdité fut, comme pour beaucoup, leur fidélité à la France des Droits de l'Homme qui les fit rester sur place et les envoya à la mort.

Elle avait retrouvé finalement comme ses ancêtres la valeur de Jérusalem comme centre de la vie du peuple, non seulement sur le plan spirituel mais dans le concret, dans le présent du service d'une vie professionnelle. Certes, elle avait perdu l'efficacité remarquable d'une vie professionnelle qu'elle avait avec facilité en France où sa compétence pourrait s'exercer et être reconnue ; au lieu de cela, en Israël, ce fut un rude parcours, la perte totale d'une activité professionnelle rassemblant des milliers de personnes recevant une formation psychologique, pour recommencer à zéro, dans les obstacles et sans collaboration accordée par l'environnement. Elle vécut le lot de nombreux olim (immigrants), le prit avec amour pour Israël, étudia beaucoup, ne se plaignit pas mais intégra douloureusement cette dureté des Israéliens envers une collègue agréable et brillante qu'ils refusèrent d'aider. Elle éprouva ensuite les mêmes difficultés de la part du corps médical et, devant le danger couru, mais trop tard, nous dûmes repartir en France, après examen de son dossier médical par différents experts étrangers qui tous, sans contact les uns avec les autres, nous apprirent les mêmes erreurs de diagnostic et de traitement des médecins israéliens. Il était trop tard. Elle le paya de sa vie. Devant la cruauté de cette situation de victime, plusieurs chefs différents de département à Paris (Juifs et non Juifs) nous offrirent de lui accorder les meilleures conditions d'hébergement en hôpital, ce qui fut fait, et une véritable suite nous fut attribuée pour cela, et elle y vécut dans une ambiance relationnelle de qualité, soupirant pourtant vers les paysages de Jérusalem qui lui manquaient et qu'elle me demandait de lui dessiner de mémoire. Elle partit sereine. Courageusement, elle me demanda de l'aider au mieux des méthodes psychologiques que nous connaissions. Les médecins et infirmières me dirent un jour: "nous ne comprenons pas, car ici règne toujours le silence de douleur et de tragique et nous vous entendons toujours rire, expliquez-nous, nous voudrions comprendre". Je leur répondis: "mais nous sommes heureux, puisque nous sommes ensemble" et nous avons continué ainsi jusqu'à la dernière limite. Ils nous disaient aussi: "mais ce doit être passionnant ce livre que vous lisez jour et nuit dans une langue qu'on ne comprend pas"; nous rions: c'était le Talmud et elle était capable de me donner des indications et orientations avec une plus grande facilité que la mienne. Elle m'a laissé un volume de Massékhet Chevouote en araméen avec ses notes en marge,ainsi que sur la michna en hébreu. Extraordinaire proximité des femmes juives avec la sainteté sans tout le spectacle et le labeur que les hommes s'y donnent pour se cacher dans leur infériorité. Tant qu'elle put, elle même se mit à dessiner et ses dessins et peintures sont pleins de vie et chantent et ne laissent pas transparaître la tragédie. Elle fut très attentive envers moi jusqu'à la fin et envers les enfants. Elle m'encourageait -sans agressivité mais pour rendre service à d'autres- à analyser toute notre expérience hospitalière honteuse et douloureuse aussi bien que heureuse, ou en admiratrice de la relation soignant-malade. Je publiais avec tout cela un livre de formation pour les soignants un an près son décès, en reprenant les multiples cas que nous avions vécus, cela afin d'en dégager du positif.

L'exil et le rassemblement des exilés avaient pris un sens réel, à Jérusalem, dans son regard et dans la relation aux autres : valeur d'être chez soi, de vivre la beauté et l'intériorité de Jérusalem dans la réalité, dans la diversité d'un seul corps composé de tous les rassemblés différents. Gravement malade, elle était désolée de ne pouvoir rien faire pour les nombreux immigrants de Russie qui arrivaient par milliers et un jour elle me dit: "j'ai trouvé, je vais apprendre le russe, comme cela je donnerai un peu de travail à une émigrante qui m'enseignera". Ce qu'elle fit tant que cela lui fut possible.
Surtout, rien ne valait pour elle de pouvoir étudier dans l'hébreu la Torah à Jérusalem. Les conférences intelligentes sur le judaïsme, en français pendant quelques années à Paris, avaient joué leur magnifique rôle de passage mais, maintenant, elle buvait directement dans la source elle-même, incomparable.
Après cette cruelle maladie vécue dans l'étude incessante, elle atteignit la yeshiva d'En-haut le 19 'Hechvane, en 1991.
Elle a eu le privilège d'être enterrée au Mont des Oliviers, Har ha zéitim, vallée de la Résurrection, parmi les Sages de tous les siècles. Le lieu de sa tombe est visible depuis le Kotel, parcours étonnant.

Ce paysage est décrit en nombreuses photos sur cette page. Et sur celles-ci.


Suite détaillée de l'histoire de la famille jusqu'à aujourd'hui avec de nombreux documents: lien ici.


 
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