2.
Un corps sain et saint. Note importante préalable
Il est indispensable de penser et ressentir
son corps en hébreu, car chaque mot de l'hébreu
exprime des dynamiques corporelles et spirituelles résumées
dans les lettres et leur emplacement.
Et les versets de la Torah et des psaumes sont imprégnés
de ces sens!
"Le psaume 84 dit: "libbi ou véssari yérannénou
el El 'haï" (mon coeur et ma chair se réjouiront
vers le D.ieu vivant).
Donc il est sain et saint de relier tout notre corps dans cette
ligne car l'homme a été créé à
l'image de D.ieu et à Sa ressemblance.
Nous ne sommes pas des anges. Ceux qui invoquent la pudeur pour
"ignorer" ce plan de la Création, mélangent
tout en pleine confusion. Ils sont dans la même erreur
que ceux qui ignorent le lien du créé au Créateur.
Et toutes les mitsvotes passent par l'acte corporel, même
celles du coeur. Nous ne sommes pas des anges.
Ceux qui se ferment les yeux sur ces dimensions sont fustigés
par le Talmud en ces termes: c'est d'eux que le prophète
Isaïe déclare au nom de D.ieu: "ils méprisent
l'oeuvre de mes mains". Et le prophète ajoute: "Ton
peuple ne sera composé que de justes qui possèderont
à jamais ce pays, eux, rejeton que j'ai planté,
oeuvre de mes mains, dont je me fais honneur (maâssé
yadaï léhitpaér) Israïe 60,21".
Ceux qui amputent à tort la terre d'Israël qui appartient
à D.ieu seul et sur laquelle ils n'ont aucun droit d'agir
ainsi,
ou ceux qui amputent leur lien au corps créé et
n'en font pas une connaissance et louange sont avertis ainsi
de leur erreur; ils sèment la mort.
Le judaïsme est une vie, "achér ti'hiyou, pour
que vous viviez".
Le judaïsme a une anthropologie, une théologie et
une philosophie et une psychologie du corps. Mais elle n'est
pas présentée comme dans les livres contemporains
qui s'adressent uniquement à l'intellect ("Je pense
donc je suis"!). C'est un exposé qui est constamment
holistique et demande de penser avec le coeur et le corps et
la sensibilité et l'âme autant qu'avec la tête.
Voilà ce à quoi les modernes, dans leur utosuffisance
ne comprennent guère. Pourtant, dans une recherche psychanalytique,
on passe beaucoup de temps à relier les multiples niveaux
pour élaborer peu à peu la connaissance. Freud,
lui-même, pétri de culture juive a dit qu'il étudiant
le langage du patient comme un texte sacré. Nous savons
duquel il s'agit.
Ainsi, pour comprendre ce que le judaïsme transmet sur
le corps, il faut étudier aussi bien la circoncision,
le miqvé, le rite mortuaire et de deuil, la nourriture
cachér, les rites du lever, la posture de la prière,
la bénédiction avant de manger ou sur l'eau coulant
sur les mains, les mains des Cohanim bénissant, le corps
vivant pendant l'étude, le tallite qui couvre, la tête
couverte, les téfillines, le vêtement juif, le
jeûne, l'immense halakha sur tous les comportements corporels
et relationnels et médicaux, etc. etc. Tout cela, nous
le trouvez sur Modia avec les sources traditionnelles et leurs
références précises.
C'est indispensable à connaître pour tout juif,
et aussi pour toute personne qui veut aider des Juifs sur le
plan psychologique ou médical. Se contenter de connaissances
psychologiques théoriques sans prendre en compte toute
l'anthropologie spécifique qui est intégrée
consciemment et inconsciemment, est une naïveté
coupable. Les "patients" sont en droit que leur psychothérapeute
soit compétent en ces domaines. Quand les Juifs sont
arrivés d'Ethiopie, tous les psychologues et psychiatres
ont pris conscience de leur incapacité à les comprendre
psychologiquement et dans leur pathologie. Mais c'est la même
chose pour tout humain intégré dans sa culture.
Seul l'ignorant s'imagine qu'il sait avec ses théories
parcellaires et que c'est simple.
De plus, le sens juif ne se livre que par le rassemblement lent
et progressif de multiples éléments dispersés:
c'est pour cela que l'étude de la Torah est si longue.
Exactement comme la connaissance de soi ou de l'autre. il n'y
a pas de raccourcis. J'ai
recherché et publié et enseigné abondamment
depuis quelques décades en ces domaines conjoints, voyez-en
l'exposé dans la rubrique intitulée L'auteur (lien
ici).
C'est dans ce contexte global sur lequel nous sommes maintenant
bien en compréhension commune, que nous allons essayer
de comprendre un sujet "vital", celui de la respiration.
3.
Le sens juif de la respiration. Psychologie et théologie
juives du développement personnel.
Je dédie cette étude à
chacun, et spécialement à tous ceux qui ont une
fonction d'aide, de développement et de psychothérapie
ou psychanalyse et à ceux qui travaillent dans les différentes
branches du développement holistique, gouf/néféche.
Si D.ieu veut, j'ouvrirai après les vacances d'été
un séminaire à Jérusalem qui fournira un
perfectionnement théorique et pratique à ces professionnels
qualifiés dans cette ligne, avec la prise en compte sérieuse
de la dimension juive. Reportez-vous à la page de l'auteur
pour comprendre cet axe pluriel. J'animerai le séminaire
avec des professionnels remarquables avec qui j'ai une longue
expérience de cures conjointes et complémentaires,
moi dans la dimension psychothérapique et psychanalytique
et eux dans la dimension corporelle holistique. Admission au
séminaire après entretien (Mon tel; 02-5634137).
Voici une étude qui est importante et vitale,
mais elle n'est pas simple. C'est que Modia vous prend au sérieux.
La vie n'est pas simple, ni la Torah. Des présentations
qui voudraient emporter l'enthousiasme par la facilité
sont fausses. Le Maharal de Prague l'a parfaitement expliqué
dans Nétiv ha Emét. Il met même en garde
contre ce qu'il considère alors comme des faussaires
dans la Torah.
L'hébreu de
la respiration:
Processus
respiratoire: tahalikh ha néchima /
Dispositif: maneguénone /
air: avir / respiration: néchima
/ aspiration: chéifa / expiration: néchifa
/
bouche: pé / nez: af / trachée:
qané / poumons: réote
/ bronches: simponotes
|
Constat et signification
de cette évolution
Constat
L'intérêt actuel
pour le lien du corps à la psychologie et à la
vie spirituelle est sans fin. Les livres se multiplient, et
des instituts nouveaux sont fondés chaque jour en tous
pays occidentaux qui enseignent les méthodes les plus
diverses tirées de toutes les cultures anciennes. Il
y a maintenant de nombreuses et véritables compétences
en ces domaines dans le monde occidental, qui ont une formation
technique mais aussi anthropologique et spirituelle solide en
ces cultures. Et beaucoup ont confronté ces sagesses
diverses qu'ils respectent à la science psychothérapie
actuelle.
Mais il y a aussi des multiples raccourcis qui attirent les
myriades de naïfs crédules ayant besoin de rêves
et d'évasion. Et certains enthousiastes qui ont suivi
quelques stages de formation s'instaurent parfois, en inconscience,
maître et gourou en méthodes orientales sans rien
connaître véritablement de ces cultures très
complexes qui demandent à leurs habitants des dizaines
d'années d'études et d'entrainement avant de s'instaurer
en maître formateur.
Dans la jonction de la psychologie et du judaïsme (et réciproquement),
on en est encore au balbutiement et ne sont pas nombreux ceux
qui ont un niveau aussi élevé et simultané
de connaissance en ces deux domaines. Humour: ce n'est pas le
type de vêtement, ni la longueur de la barbe ni le couvre-chef
ni les relations ni les obédiences qui définissent
le niveau de compétence.
Avec toute cette évolution mondiale, tout psychothérapeute
ou psychanalyste juif sérieux est maintenant confronté
à cette évolution du public dans ses cures et
il a besoin de formation en ces domaines. Il ne peut se contenter
de sa science sérieuse, continuité des fondateurs
depuis un siècle mais qui ignoraient tous ces domaines.
Il est surprenant que Freud n'ait pas saisi cette importance,
mais dans sa sincérité il reconnaissait face à
Groddeck qu'il n'avait aucun génie dans les liaisons
que touchait son collègue et qu'il en avait d'autres.
Il a pourtant tellement découvert, aux successeurs de
continuer comme lui et d'améliorer. La déficience
est simplement chez ceux qui s'enferment dans une chapelle et
n'ont pas la créativité totale des fondateurs
et ne les cumulent pas les différents champs dont on
a conscience maintenant. Depuis, la psychologie a intégré
le sens de toute la cellule familiale, du système global,
de la transmission générationnelle, de l'ethnologie
et de l'anthropologie. Quelle formation longue et sérieuse
est donc demandée au psychothérapeute et à
tout conseiller. Autant qu'en médecine. Hélas
certains métiers et certaines formations ne procurent
rien de tout cela à leurs professionnels.
Signification de cette évolution
Cela, donc, répond à un besoin réel; surtout
dans un monde qui a perdu ses repères, en a découvert
la vanité des vanités et le vide et l'inadéquation
de beaucoup de propositions, et qui recherche un sens renouvelé
et des guides nécessaires et formés sérieusement.
Il n'y a donc pas à mépriser ces recherches qualifiées
d'orientales car ce qui n'est pas seulement une mode mais il
faut en comprendre l'intuition et la nécessité
pour une santé globale de l'être au niveau de la
spécificité de chacun.
On propose partout de faire découvrir
"the essential breath", la respiration essentielle
et ses connections, la "prana samyama" ou l'équilibre
des forces et énergies lors de la respiration par la
restriction de toutes les fluctuations désordonnées
et la promesse que cela pourrait mener par une science des respirations
prolongées ("âyata-prâna") jusqu'à
la "samâdhi", l'extase. Et, certainement, évoque-t'on,
cela devrait assurer avec facilité la santé de
tous les organes, un épanouissement "holistique"
ou global et la sortie des angoisses existentielles. Il n'y
a pas de doute que les grandes traditions d'où sortait
Avraham avaient et ont encore une science multi-millénaire
de tout cela et une connaissance approfondie montre que cela
n'a rien à voir avec les croyances locales dans des idoles.
Dans ce contexte de ce grand village
global, qu'en est-il dans le judaïsme dans sa spécificité?
Et nous ne nous contenterons surtout pas d'analogies ni des
raccourcis du type "c'est comme dans"!
Le judaïsme a-t'il une science,
par exemple, de la respiration? Comment la comprend-elle?
Elle l'a certainement, mais
j'insiste encore sur le mot "spécificité"
propre. La voici; je vous l'exposerai dans les sources et non
pas dans des dissertations de troisième ou quatrième
main ni dans mon imagination. Cette transmission directe depuis
la source est la méthode constante de mon site "Modia",
mot qui veut dire; "faire savoir" la tradition authentique
transmise.
Et, puisque les besoins de santé globale, holistique,
sont aujourd'hui immenses, on ne peut pas garder le trésor
juif pour soi quand tant d'éducateurs et formateurs et
thérapeutes ou psychanalystes juifs ne connaissent pas
encore ces richesses multi millénaires de leur propre
tradition. Plus encore, il est indispensable qu'ils connaissent
la tradition PROFONDE de leurs formés ou patients car
elle est inscrite dans leur structure intérieure profonde
depuis des millénaires et réagit dans leurs dynamiques
de leur vie habituelle.
Se limiter au seul Freud n'est plus possible. Lui-même
ne répétait pas Freud, il cherchait continuellement
et, littéralement, dé-couvrait des 'hiddouchim,
des renouvellements.

Première source de l'étude
sur la respiration dans le judaïsme:
le Middrache Rabbah 14,9 sur
le livre de Béréchite.
Qu'est-ce que le Middrache Rabbah?
C'est un recueil juif, rédigé vers le
5e siècle de notre ère, des traditions
antérieures multiples, mis par écrit par
Ribbi Ochaya Rabbah dont le nom est dès l'entrée
du livre. Le mot "middrache" avait une multitude
de sens à l'époque et signifie parfois
soit "livre, commentaire, examen du dossier, étude,
interprétation, exercice de réflexion
à la manière des sages romains ou grecs,
recherche de halakha". Et il commence souvent sur
un texte de la Torah par un verset d'un autre contexte
qui est censé éclairer tout le sens puis
vient l'étude.
Le Middrache Rabbah est le plus ancien de tous ces écrits
et le plus élaboré dans la qualité
de sa structure constante; d'autres ont été
rédigé au cours des siècles jusqu'au
début du Moyen-Age. C'est donc un document majeur
sur les traditions antiques du judaïsme.
|
Voici
la traduction avant de résumer l'enseignement de ce texte
qui n'est pas bâti selon les critères des ouvrages
actuels.
" Un être primitif
fut créé depuis la terre jusqu'aux cieux et il
a reçu l'influx et il est mort mais à l'avenir
je lui rendrai mon esprit (rou'hi) et vous serez vivifiés
en lui (Ezékiel 37, 14).
Cinq noms lui ont été donnés: néféch
(personnalité), roua'h (esprit), néchama (âme),
yé'hida (unique), 'haya (vivante).
"Néféch" comme il est dit: "car
l'homme est le néféch" (Dévarim 12;
23).
"Roua'h" car elle monte et descend comme il est dit:
"Qui peut savoir si le souffle des fils d'Adam monte en
haut, (tandis que le souffle des animaux descend en bas)".
Qohéléte, l'Ecclésiaste 3,21.
"Néchama", c'est la hofiah, la respiration,
comme les gens disent: "haofita tava" (sa respiration
est bonne, il est très bien).
"Haya" (vivante), car tous les membres meurent mais
elle subsiste dans le corps.
"Yé'hida" (unique), parce que les membres vont
toujours deux par deux, tandis qu'elle est unique dans le corps.
Sur cela il est écrit: "s'il n'avait de pensée
que pour Lui-même (D.ieu), s'il retirait vers Lui Son
esprit et nichmato (sa néchama, ou son souffle)";
la citation s'arrête ici mais la fin du verset est "toutes
les créatures périraient du même coup et
l'homme retournerait à la poussière" (Job
34; 14).
Ribbi Yéhoshua fils de Ribbi Né'hémiah
et les rabbins échangent sur cela. Ribbi Yéhoshua
fils de Ribbi Né'hémiah dit: "Si Dieu place
Son coeur sur cet homme (Adam), son roua'h (esprit) est déjà
dans sa main et le saisit, mais à l'heure où l'homme
dort, et ainsi la néchama (âme) réchauffe
le corps de façon à ce que il ne se refroidisse
pas et ne meure pas. Et, concernant cela, il est dit: "un
flambeau divin est la néchama de l'homme" (Proverbes
20,27).
Ribbi Bisni et Ribbi Aha et Ribbi Yo'hanane disent au nom de
Ribbi Méïr: "cette néchama emplit tout
le corps, et à l'heure où l'homme dort, elle monte
et aspire vers lui la vie depuis le haut". Ribbi Lévi
dit au nom de Ribbi 'Hanina: "sur toute respiration et
respiration (néchima) que l'homme respire, il doit louanger
(léqaléss) le Créateur (Boré)".
Quel en est le sens? "Kol ha nnéchama téhallél
Ya (Que toute néchama loue Dieu. Psaumes 150,6), que
toute respiration (néchima) loue Dieu." (Fin de
ce texte concernant la respiration).
Etudiez déjà ce texte
et essayez de le comprendre par vous-même, et de voir
comment il situe le rôle de la respiration en liaison
avec tous les niveaux;
et j'insérerai alors mon commentaire. C'est la méthode
à laquelle, à Djerba, tous les petits Juifs étaient
formés dès l'enfance: "rochi/Rachi",
d'abord réfléchir par ma propre tête (rochi)
avant d'aller lire Rachi ou les commentateurs.
Commentaire
1.
Il est capital d'intégrer et de repérer ces quatre
points dans ce texte:
- Ce texte, l'un des plus anciens dans la transmission de la
tradition révélée, nous donne la conscience
d'une adéquation absolue entre néchima (la respiration)
et l'âme divine en nous qui donne vie (néchama)
et la maintient.
- A partir de là, en sa brièveté étonnante,
il nous révèle de multiples dimensions de cette
respiration-âme vitale et divine en nous.
- Ces multiples dimensions sont inséparables comme une
constellation, c'est pour cela que j'ai mis ci-dessus le symbole
multiple et dynamique de l'Etoile de David.
- Et elles nous éclairent sur ce qu'est la nature de
l'être juif, sa structure anthropologique, ses dynamiques
internes, pathologiques ou naturelles ou optimales, optatives,
à retrouver pour vivre en intégrité satisfaisante.
2.
Développons ces quatre points.
Ce texte situe chaque
mouvement de notre respiration au coeur de toutes ces dimensions:
- l'acte de la Création
elle-même: " Un être primitif fut créé",
- l'union très personnalisée entre D.ieu et nous:
" Je lui rendrai mon esprit (rou'hi) et vous serez vivifiés
en lui",
- les étapes du temps passé, présent et
à venir situées simultanément: "mais
à l'avenir",
- le lien avec ce qui donne vie à la matière,
ou avec la mort en cas de déficience,
- ce qui caractérise et définit l'homme: "car
l'homme est le néféch",
- la permanence absolue: "haya (vivante), car tous les
membres meurent mais elle subsiste dans le corps";
- mais aussi les risques, et la sensation de risques vitaux:
"s'il retirait vers Lui Son esprit ",
- l'assurance totale et la respiration vécue comme chaleur
bonne et vitale: "à l'heure où l'homme dort,
et ainsi la néchama (âme) réchauffe le corps
de façon à ce que il ne se refroidisse pas et
ne meure pas".
- le mouvement de la respiration, remontant continuellement,
est un indice sûr de notre remontée vers D.ieu
à chaque instant: "cette néchama emplit tout
le corps, et à l'heure où l'homme dort, elle monte
et aspire vers lui la vie depuis le haut", et alors maintient
la vie,
- elle est le lieu qui est l'union à D.ieu, et la présence
de Dieu en l'homme: "un flambeau divin est la néchama
de l'homme".
3. Puis ce texte ajoute encore
deux éléments essentiels (le second sera développé
plus loin, c'est celui du couple)..
D'abord, il cite le dernier verset de tous les psaumes (150,6).
Ce n'est pas par hasard que c'en soit le dernier verset, car
c'est le résumé et aboutissement de tout l'humain
uni à Dieu. C'est donc une révélation d'importance
majeure et, même, la plus importante et la plus vitale
puisqu'elle est l'aboutissement de toute l'écriture du
Roi David.
Voici ce texte du dernier psaume, le 150:
- Alléluia!
Louez Dieu en son sanctuaire, louez-le dans le firmament, siège
de sa force.
- Louez-le pour sa puissance, louez-le pour son immense grandeur.
- Louez-le aux sons stridents du Chofar, louez-le avec le luth
et la harpe.
- Louez-le avec le tambourin et les instruments de danse, louez-le
avec les instruments à cordes et la flûte.
- Louez-le avec les cymbales sonores, louez-le avec les cymbales
retentissantes.
- Que tout ce qui respire loue le Seigneur! Alléluia!
Voici,
dans le Middrache Rabbah, le dernier verset du texte suivi de
sa traduction par analogie:
"Quel
en est le sens?
Kol ha nnéchama
téhallél Ya (Que toute néchama loue Dieu.
Psaumes 150,6),
Kol ha nnéchima
téhallél Ya (Que toute respiration (néchima)
loue Dieu".
La traduction
classique en français a essayé de rendre ces deux
sens (âme-respiration) par l'expression: "Que tout
ce qui respire loue le Seigneur! "
Eclairages
des commentateurs de la tradition juive sur la méditation
concrète dans l'acte de respiration.
Alors, remarquons bien que cette conjonction de néchama
(âme) et néchima (respiration) qui résumerait
tout ce qui est dit précédemment, se joue en
chacune de nos respirations puisque c'est le mot "kol,
toute" qui est clairement indiqué; ce n'est pas
une définition de philosophie métaphysique, mais
il s'agit de chaque acte concret et successif de ma respiration.
Les commentateurs classiques insistent sur cette continuité
et ce renouvellement et cette continuation de l'acte
qui doit s'accompagner d'une continuité et renouvellement
et continuation de la conscience en méditation sur
le lien à Dieu (Ya)
et une telle relation ne peut comporter
que le mot Hallél (louange).
Et, en hébreu, ce mot Hallél (l'avant-dernier
à partir de la gauche dans le texte hébreu ci-dessus)
est plus parlant encore dans son graphisme :

- il a d'abord (on lit à partir de la droite en hébreu)
la lettre hé de la présence divine,
- puis deux fois la lettre lamed, la seule de toutes
les lettres qui réunit et le haut et le milieu et le
bas dans son graphisme.
Ce doublement rend encore davantage la
succession double de l'acte et de la conscience vers
Dieu,
mais aussi c'est une double dimension qui respire en
nous.
Et la nomination de Dieu, choisie ici, est le nom YA
qui, par le sens de chacune de ses deux lettres, nous
unit aux doubles dimensions masculine et féminine
présentes comme source en Dieu vers nous dans Sa Création.
C'est cela qui se joue en tout acte de respiration méditative.
Le texte du middrach nous a bien dit plus haut que la néchama
(âme procurant la vie) n'est pas localisée dans
un organe plus que dans un autre mais la
respiration est l'expression la plus expressive de tout cela
qui n'est pas théorie mais acte renouvelé de vie
par union avec la source de Dieu créateur.
Et Ibn Ezra ajoute que c'est un réméz
(une allusion) vers la néchama éliona,
vers l'âme des niveaux supérieurs.
Effectivement, nous comprenons que toutes ces liaisons réalisées
dans chaque souffle montant et descendant sont bien représentées
par les deux lettres lamed du mot hallél.
Et nous parvenons à une nouvelle réalité:
si nous comprenons le commentaire de Métsoudate Tsione,
nous voyons qu'il reprend bien le texte qui unit ce qu'est
le néféche (être individuel dans
sa personnalité) et la néchama (âme)
et nous arrivons à une autre prise de conscience: nous
sommes alors complets et une telle union avec Dieu est jubilation
envers la source d'un tel programme créatif.
Le Roi David avait démontré
tout au long des psaumes que tout humain passe continuellement
par des phases incontrôlables d'enthousiasme par la conscience
de son bonheur divin et par des chutes aussi incontrôlables
que la succession des saisons ou les changements météorologiques.
Et, dans ce psaume 150, face à la visualisation que toute
la création physique est souffle et don divin dans un
dialogue alternant entre Lui et nous qui est la définition
même de la Création continue, il comprend cet autre
don qu'est ce film éducatif devant nos yeux et il comprend
alors que le lien de la néchama et du corps, le lien
divin avec nous et le mouvement alterné de la respiration
sont une même chose et que la Création globale
visuelle l'a compris et nous l'enseigne et nous donne l'exemple.
Alors ce souffle alternatif, est comme un dialogue d'amour,
il est comme un baiser commun et alternatif, comme le plus grand
chant d'amour, le plus grand orgasme aux dimensions de tout
l'univers. Ayant compris le sens et la physique de tout ce système,
l'angoisse humaine n'a plus besoin des excès de déclarations
sur la stabilité victorieuse, ni des excès des
dépressions soudaines: la stabilité est régulée
et alternante en chaque instant et elle comprend tous les niveaux
de l'être.
Arrivé là tout est dit et compris et agir, et
le Roi David n'avait plus rien à ajouter ni à
nous enseigner et il n'y a plus un autre psaume ni un autre
verset des psaumes.
Nous comprenons maintenant les expressions du Zohar:
- "la néchama emplit (mémalét) tout
le corps et le commande, le domine, le gouverne (cholétét)".
III 257 b.
- "le mouvement du corps vient de la néchama qui
s'étend (mitpachétét) dans tous les membres".
III 282 b.
- une phrase du Zohar va encore plus loin pour notre prise de
conscience quand il dit que nous n'avons aucun lien uniquement
spirituel avec l'âme mais uniquement corporel: "il
n'y a aucune action de la néchama si ce n'est par le
corps". Tiqounéi Zohar 67 page 98 a.
- le Zohar abonde lui aussi en ce sens: "il est impossible
de saisir et comprendre la nature et réalité de
la néchama si ce n'est par le mouvement des membres du
corps et, par leur action, la néchama est connue".
I 103 b.
- cette nature et ce dynamisme communs qui sont visibles par
la respiration, centre du processus comme le dernier verset
du psaume nous l'enseigne, prennent toute leur importance par
cette phrase: "néfesh ihou 'hila, dé goufa
étbané miné", la néfesh (être
personnel, concept proche de la néchama) est la force
du corps, car le corps est construit par elle". I 81 a.
On reste effaré devant les inconsciences de la
science moderne et des psychologies, psychanalyses, philosophies
qui ignorent ces connaissances séculaires, ces richesses
des civilisations. Davantage encore lorsqu'il s'agit de Juifs.
Et qui courent glaner quelques miettes dans les autres cultures.
Ils répètent en cela la négation de scientistes
du 19e siècle qui croyaient que les vaccins étaient
le remède simple et explicatif de toute la complexité
interne. Pourtant Freud avait écrit que tout ce qu'il
découvrait sur la vie intérieure lui était
venu de ce qu'il avait appris dans la science juive des textes.
Il choisit pourtant de nier cela finalement en choisissant la
rupture post-mortem avec son dentité (en se faisant incinérer
et placer ses cendres dans une urne grecque)! Piège comme
il aimait en faire à ceux de ses disciples qui s'y prêtaient.
Beaucoup de sociétés orthodoxes de psychanalyse
sont restées dans ses répétitions en abandonnant
sa créativité.
Nous pouvons, au contraire, connaître et transmettre ces
mêmes consciences dans les systèmes musulmans des
grands auteurs comme Ibn Arabi avec son concept dynamique de
lien entre tous les niveaux divins et humains qu'est "l'ouverture,
foutouh", le "mouvement, haraka", et surtout
la barakh, et son audace globale va jusqu'à parler de
la "respiration du Dieu miséricordieux, nafas al
rahman". Nous pourrions en dire autant des penseurs arabes
du Moyen-Age dont la conscience des mécanismes intrapsychiques,
ou, plus loin encore, celle des textes zoroastristes avaient
déjà intégré une part importante
des découvertes ultérieures de la psychanalyse
et de la psychosomatique. Et je regrette que le Viennois Freud
n'ai pas connus ces bibliothèques immenses car elles
éclairaient déjà nombre de ses concepts
redécouverts laborieusement. Rien que Ibn Arabi a écrit
plus de 700 ouvrages de ce type et abondants en pages et chapitres.
Le pro-occidentalisme intellectuel moderne est une ignorance
grave, auto-satisfaite et lamentable que les autres civilisations
ne leur pardonnent plus, à juste titre. Prenons un seul
exemple à l'heure où la linguistique et la sémiotique
ont fait leur entrée en psychanalyse et pensent renouveler
la connaissance: Ibn Arabi avait déjà longuement
explicité le rôle significatif du mot linguistique
dans ces processus fluides de la vie.
Et c'est la base de toute l'immense
découverte de la signification sur les textes par toutes
les génératins de Juifs, de musulmans et des autres
civilisations occidentales. Il est effarant de constater l'ignorance
de ceux qui voient en Lacan un nouveau Christophe Colomb.
Revenons à notre tradition: le Ari, zatsal,
dans Séfer halliqoutim, démontre que
ce verset ("Que
tout ce qui respire loue le Seigneur! Alléluia!")
est le commencement et la fin de tout, car il est uni au premier
des 72 noms divins et à la qéts, à
l'aboutissement. Sans exposer ici ni expliquer la profondeur
de sa démonstration, le crédit de son affirmation
nous suffit pour réaliser l'importance
de ce rythme fluide, divin et corporel, vital de la respiration
dans le judaïsme.
Nous arrivons encore à une notion
supplémentaire:
Notre étude sur le Hallel (lien ici pour
vous y reporter longuement) et sur le Pérek Chira (lien
ici) nous ont déjà montré combien les
différents êtres de la Création
sont liés à ces dynamiques et le Chla ha
qaddoch (lien
ici) va jusqu'à rappeler les textes du Zohar II,196
a affirmant que si nous étions capables de voir ces louanges,
nous serions submergés.
Et notre étude actuelle nous démontre
que l'être humain peut également atteindre à
cette louange vitale et la vivre par cette conscience méditative
de la respiration unissant toutes ces dimensions.
Et voici quatre autres enseignements prudents:
1. Le Yalkoute Chimeoni dit que lorsque le Roi David termina
les psaumes par ce verset dont nous venons de déployer
toute la richesse, il fut pris d'une jubilation en disant que
jamais ne fut exprimé un tel bonheur. Alors, une grenouille
le prévint de rester modeste car elle, simple grenouille,
lui dit qu'elle émet constamment 3000 chants réussis.
Ce n'est pas une objection qui prétendrait
mettre le Roi David face à une réalité
d'échec, c'est un encouragement pour réaliser
que, effectivement, les créatures animales, elles, ont
déjà bien compris ce qu'est la réussite
immense placée en chaque respiration tranquille, complète
et unie à toutes les dimensions présentes, unissant
holistiquement les différents niveaux de l'être
dans une présence saine, vivante et louangeante. Et la
grenouille invite ainsi le Roi David et nous même à
continuer comme le font toutes les créatures du Pérek
Chira et du Hallél. Cela nous enseigne d'aimer tellement
la dimension corporelle absolument présente en nous,
et aussi de la situer dans l'ensemble du lien de Création
avec le Créateur.
Par toute cette étude, vous comprenez maintenant le motif
de la place des photos de nature et des poèmes sur notre
site Modia. Reportez vous-y ainsi qu'à la
galerie de photos placéesur Flickr. Elle est réalisée
selon cet axe: lien ici.
2. Nos Sages attirent aussi notre attention sur le fait que
le verset dit au futur : "toute créature qui respire
louera Ya" et il utilise un verbe
au futur qui en hébreu pour en faire percevoir la nécessité.
Nous l'avons compris: cet ordre, marque du futur de continuation
nécessaire, est exprimé en raison de l'importance
vitale de cette respiration de liaison, et qui "doit"
relier et y intégrer tout ce qui vit en nous. En effet,
dans l'hébreu biblique, le futur n'est pas un futur mais
un présent continu perpétuel.
3. La louange.
Vous me direz peut-être: mais pourquoi de cela sort-il
une louange et non un autre sentiment?
Réponse: quand on aime, on est émerveillé
des qualités de l'autre et cet émerveillement
interne chante vers l'autre, chante le besoin de le lui exprimer,
de chanter; les cellules de tout l'être sont saisies de
ce chant, et il s'élève. Ribbi Eliahou Vidas,
le célèbre auteur de Réchite 'Hokhma
(dans le chapitre Ahavah, 10) commente ce texte en
disant: "puisque Hachém qu'il soit béni Lui
qui donne la respiration et la vie, il convient que toutes les
respirations le soient au service du Créateur, et c'est
à ce sujet que nos Sages ont recommandé la bénédiction
du dernier verset du psaume 150 comme le dit Ribbi Lévi
dans le Middrache Rabbah 14,9".
Et quand on découvre alors que ce chant interne a les
dimensions non pas de deux êtres seulement mais de tout
l'univers et qu'il atteint jusqu'à la source même
de cette Création, et qu'il y a dans cette Création
une relation d'amour et de don et de partage et de proximité,
alors du chant privé on passe à une louange totale.
Et ces textes nous disent que cela se joue dans une simple respiration.
Alors, ce n'est plus seulement "ma"
respiration, c'est LA respiration générale:
relisez maintenant le psaume 150 et vous remarquerez qu'il dit
cela.
Et c'est une grande faveur que de pouvoir y participer, comme
un violoniste qui recevrait l'autorisation de se joindre au
plus grand orchestre du monde.
Mais, réfléchissez par vous-même sur ce
que peut être cette louange, elle a beaucoup d'autres
noms que vous seul trouverez, pas moi.
4. Le grand nettoyage. Le Chlah ha qaddoch, Ribbi
Yéchaya Horowitz dans Chénéi Lou'hote
ha bérite, Massékhète Pessakhim, Matsa
âchiran 389, déclare qu'il se produisit
une nettoyage complet des qlipotes (écorces)
recouvrant les néchamotes (les âmes)
lors de la descente en Egypte suivie de la sortie. Et pour cela
elles chantèrent ce dernier verset du psaume 150. Pensons
aussi à cette dimension dans la fonction de la respiration
(aspiration-expulsion). Et n'utilisons plus le terme de "expiration"
pour la sortie de l'air, car ce terme est tellement mortifère!
Seconde source, après le Middrache
Rabbah 14,9:
le commentaire du Zohar sur tout cela. Continuons ensemble notre
étude dans les textes majeurs de la tradition:
1. Le nom le plus élevé
de tous
Le Zohar nous dit que ce lien atteint en ce verset par la respiration
et qui va jusqu'à le nom de Dieu nommé YA,
atteint ce qu'il nomme "chéma ilea âl
cola, le nom le plus élevé de tous"
(I Zohar 232 b). C'est pour cela que David a placé "ce"
nom dans ce dernier verset de tous les psaumes. Et ce nom est
particulièrement lié aux deux dimensions (féminine
et masculine) de notre être. Cela, en un acte de respiration
qui semble si anodin.
Regardez, en ce sens pour que je déploie la prise de
conscience, cette respiration rendue sur ce tableau où
Moché rabbénou est relié grandement aux
différentes dimensions de tous les espaces qu'il semble
occuper à lui seul dans sa respiration interne de lien
à l'essence de tout. Il vit "le corps" immense
de tous les niveaux de l'être. Respiration immense.
Et son corps dépasse le cadre, et en haut et en bas.
Mais le peuple, hélas, refuse cette immense respiration
possible et il s'asphyxie, se détourne vers des dieux
partiels et sans vie (le veau d'or égyptien qui est en
même temps comme aujourd'hui: politique et argent), et
la majorité de ces membres du peuple mourront de cela
dans le désert.
Ce tableau est de Roee Suffrin:

(collection privée)
Cette expansion de la respiration
est exprimée dans le judaïsme par l'utilisation
du chofar qui lui donne toute sa dimension de lien avec la nature
et le Ciel depuis notre intime et notre coeur et notre souffle:
Cette respiration s'expanse jusqu'au souffle immense du chofar
dans cet autre tableau de Roee Suffrin:

(collection privée)
Le peintre a rejoint là,
dans sa connaissance intérieure spontanée, les
commentaires nombreux sur la respiration et le chofar du Beit
Yossef, Ora'h Hayim 199,4, katav rabeinou, et du Chouk'hane
Aroukh Orah Hayim 590,8 et suivants et du Hazone Ich sur les
halakhotes de Roch ha Chana et l'Encyclopédie talmudique,
vol. 16.
Il l'a décrit encore dans
cet autre tableau où les humains avancent constamment
reliés avec amplitude à leur source de respiration
interne qui les porte avec puissance depuis des générations
et des siècles jusqu'à la seconde présente:
Toute personne qui a vécu
dans sa famille l'expérience cachée et refoulée
de la situation de marranes, et la sent se réveiller
avec force en lui dans notre génération (et ils
sont nombreux à vivre cela, j'en suis témoin par
le courrier), comprendra parfaitement cette description.
2. Le don de la vie
Le Zohar II, 94b, sur la paracha Michpatim décrit tous
les dons que l'homme reçoit et termine ainsi: "il
mérite encore davantage, et alors il reçoit...
une nichmate 'hayim, une néchama de
vie, qu'est-ce que c'est la vie ('hayim) ? C'est le
nom YA comme il est dit dans notre verset". Ces niveaux
élevés dans les sphères supérieures
sont également nommés "gouf"
(corps) mais il s'agit là de niveaux spirituels inaccessibles
à notre entendement. Il reste que cette nomination dans
le contexte dont nous parlons, attire notre attention sur le
fait que le corps lui-même est relié aux niveaux
les plus élevés. Il ne s'agit pas d'étages:
l'homme est fait à l'image du Créateur.
Et cela atteint un niveau de complétude (chalém)
indiqué par notre verset du psaume 150 dit le Zohar I,
119a.
3.
L'accès au Trésor
Et, dans la paracha Térouma, Zohar I, 174a, il est dit
que cela fait fonctionner les 32 voies de la sagesse et tout
ce qui est en haut et en bas, et le roua'h ha qoddéch,
le vent divin peut alors se répandre dans toutes les
directions et tous les trésors du Roi sont alors ouverts.
Je le rends par ce dessin que j'ai fait d'un maguén David
en expansion:

(dessin de l'auteur)
4.
L'immédiateté
Et les Tiqounéi Zohar 50a précisent que lorsqu'on
retire l'obscurité (de l'inconscience) hors de la néchama,
"miyad, immédiatement" toute la néchama
(néchima) louera YA. Je ne prétends
pas transmettre ici par une simple lecture d'un texte le sens
de tout cela mais simplement donner l'appétit d'apprendre
plus en étudiant -là où l'on vit- avec
des personnes qualifiées et selon les étapes qu'ils
connaissent car on ne peut pas brûler ces étapes;
sinon, sans faire une étude marches par marches avec
un guide en relation personnelle, on croirait avoir compris
et on errerait sans le savoir. La sagesse antique iranienne
rend bien cette progressivité par une expression qui
est plus forte que les "marches"; elle dit "manzél
bé manzél", maison après maison: tout
est déjà atteint mais il y aura déploiement
de toute la maison-respiration à chaque fois.
5. L'union
Et les Tiqounéi Zohar 50b ajoutent que ces deux lettres
YA du verset "toute la néchama (néchima)
louera Ya" sont l'union analogue à un mariage
(zivoug) de la sagesse ('hokhma) et de la
compréhension (bina) ; et alors s'accomplit
ce qui manquait dans le verset de Chémote 17;16: "ki
yad âl kés Ya" où ce qui était
imparfait comme Amalec se complète jusqu'à cette
plénitude de notre verset de la néchama/néchima
complète. Ceci simplement pour percevoir la qualité
immense de ce que nous faisons dans une simple méditation
active et vraie corporellement.
6. L'expansion
Ensuite, dans les Tiqounéi Zohar 52a, cela est encore
développé sur le verset et il nous montre les
fruits de cela qui s'expansent.
Tout
ce commentaire était la prolongation du texte du Middrach
Béréchite 14,9.
Troisième
source, le Middrache Rabbah 2,37
sur Dévarim.
Les
trois dimensions de la respiration
Dans ce texte, on commence par un verset de la Torah, il est
référé tout de suite à
la respiration et aux composantes de notre personne, puis
à la relation immensément conjugale entre Dieu
et nous. Suivons bien ces 3 étapes et essayez
de saisir l'éclairage que cela donne, et pourquoi on
est passé "spécifiquement" par la respiration
pour tout ce beau programme.
Commençons par le texte du middrache:
Ce middrache commente le verset que tout Juif redit chaque jour:
"Et Hachém ton Dieu de tout ton coeur,
et de toute ton néféche (être personnel)",
verset de Dévarim 6,5.
Traduction du Middrach (Suivez-y bien
les composantes suivantes de la néchama dont
on sait maintenant qu'elle est néchama/néchima:
tous les néféches, les 5, la similitude
entre Dieu et nous, le voir, la joie,
"Quel est le sens de ce verset? C'est en tout néféche
et néféche (être personnel et être
personnel) qu'Il a créé en toi.
Ribbi Méïr a dit: Sur toute respiration (néchima)
et respiration que l'homme fait monter, il doit louer son Créateur.
D'où sait-on cela? Du verset des psaumes: que tout ce
qui respire loue YA".
Ribbi Simon a dit: 5 noms ont été donné
au néféche et ce sont: roua'h
(esprit), néféch (personnalité),
néchama (âme), 'haya (vivante),
yé'hida (unique).
Les
rabbins ont dit: viens et vois (cela est typiquement une expression
du courant le plus élevé, celui du Zohar qui "voit"
et non pas comme le Talmud qui "pense et étudie";
et ici il va bien être question de "voir".
ndlr).
Ha Qaddoch baroukh Hou emplit Son monde, et ce néféche
emplit le corps.
Ha Qaddoch baroukh Hou porte Son monde, et ce néféche
porte le corps.
Ha Qaddoch baroukh Hou est un (unique, ya'hid)
dans son monde et le néféche est unique
dans le corps.
Ha Qaddoch baroukh , devant Lui il n'y a pas de sommeil
(chéna) et le néféche
n'a pas de sommeil.
Ha Qaddoch baroukh Hou est pur (tahor) dans
son monde et le néféche est pur dans
le corps.
Ha Qaddoch baroukh Hou voit et n'est pas vu et le néféche
voit et n'est pas vu.
Alors, ...que le néféche qui voit et
n'est pas vu vienne et loue Ha Qaddoch baroukh Hou
qui voit et n'est pas vu!
Israël
a dit: Maître du monde, ce néféche
qui Te loue, jusqu'à quand sera-t'il étendu sur
la poussière? "car nos néféches
sont allongés sur la poussière" (Psaume 44,26).
Ha Qaddoch baroukh Hou leur a dit: " Par vos vies,
viendra le temps ou vos néféches se réjouiront".
C'est
pourquoi Isaïe vous console et dit: " Je me réjouirai
beaucoup dans Hachém, mon néféche
se réjouira en Dieu" (Isaïe 61, 10).
(Commentaire.
Sur la base de tout cela, le Middrache tire une conclusion qui
est logique pour lui, c'est que cette relation est analogue
à celle de l'amour parfait entre le fiancé et
la fiancé lors de la fête du mariage; pour cela
il met à égalité où on est toujours
dans le contexte de la respiration en nous révélant
de niveau en niveau la beauté et l'intensité de
ce qui s'y déroule, et nous nomme alors "Israël=Kalla",
mot qui a à la fois le sens de bien-aimée, fiancée,
épousée. Je place ci-dessous entre parenthèses
l'ensemble du verset et seulement entre guillemets les quelques
mots cités par Ribbi Bérékhia, cela afin
de comprendre le sens dans son contexte, ce que parvenaient
à faire spontanément ses lecteurs autrefois car
ils connaissaient les
Et Ribbi Bérékhia a dit: en 10 endroits Ha
Qaddoch baroukh Hou a nommé Israël "Kalla"
(rappelons que ce mot a à la fois le sens de bien-aimée,
fiancée, épousée) et les voici:
1.
"Viens du Liban, ma soeur, mon épouse
bien-aimée (iti miLévanone ".
Cantique des Cantiques 4,8.
2. "Je suis venu dans mon jardin, ma sœur, ma
fiancée (bati léghanni, a'hoti khalla).
Cantique des Cantiques 5,1
3. "Tu as capté mon cœur, ma sœur, ma
fiancée" (...tu as capté mon cœur
par un de tes regards, par un des colliers qui ornent ton cou).
Cantique des Cantiques 4,9.
4. "Qu'elles sont délicieuses tes caresses, ma sœur,
ma fiancée!" Cantique
des Cantiques 4,10.
5. "Tes lèvres, ma fiancée,
distillent la douceur du miel" Cantique des Cantiques 4,11.
6. (Oui, comme le jeune homme s'unit à la vierge, tes
enfants te seront unis); "et comme le fiancé se
réjouit au sujet de sa fiancée
bien aimée" (ton Dieu se réjouira
de toi) Isaïe 62,5.
7. (Ainsi parle Hachém: De nouveau on entendra
dans ce lieu-ci qui, dites-vous, est ruiné, privé
d'hommes et d'animaux, dans les villes de Juda et les rues de
Jérusalem, désolées faute d'hommes, faute
d'habitants et faute de bétail, [on entendra] des accents
d'allégresse, des cris de joie, "la voix du fiancé
et la voix de la fiancée",
la voix de ceux qui s'écrient: Rendez hommage à
Hachém-Cebaot, car Hachém est bon et sa grâce
est immuable! tout en apportant des offrandes au Temple du Seigneur,
car je rétablirai les exilés de ce pays, comme
ils y étaient jadis, dit Hachém. Jérémie
43,11.
8. (Porte tes regards à l'entour et vois: tous en masse
ils te reviennent! Vrai comme je suis vivant, dit Hachém)
"tu les revêtiras tous comme une parure, tu te ceindras
d'eux comme une fiancée".
Isaïe 49,18.
9. (Je veux me réjouir pleinement en Hachém,
que mon âme se délecte en mon Dieu! Car il m'a
revêtu de la livrée du salut, enveloppé
du manteau de la victoire: tel un fiancé orne sa tête
d'un diadème,) "telle une jeune fiancée
se pare de ses joyaux". Isaïe 61,10.
(Je
fais une pause dans le texte pour souligner 2 commentaires:
1. Ce texte: "la voix du fiancé et la voix
de la fiancée, qol 'hatan vé qol kallah"
se trouve également en Jérémie 7,34 et
16,9 et 25,10. Lire aussi tous les versets du Cantique des Cantiques
4, 8 à 4,12 et le verset 5,1. Dans de nombreux autres
emplois du mot "Kallah" dans la Torah (Béréchite
38, versets 11 à 24 et Ruth, chapitres 1 et 2, par exemple),
il veut dire comme en hébreu moderne "la femme du
fils".
2. Ribbi Bérékhia accentue encore la révélation
sur la nature de cette union de respiration commune en disant
ces versets où ce n'est plus seulement Israël qui
reçoit ces niveaux supérieurs magnifiques mais
c'est Israël, nous, qui a le pouvoir incroyable d'embellir
Dieu lui-même s'il est possible de dire. La respiration
de sainteté va jusque là. Voici la suite de ce
texte:
Et
correspondant àces 10 citations de versets, Israël
couronne HaQaddoche baroukh Hou de 10 vêtements:
1-2. (Je me revêtais d'équité comme d'une
parure), "mon esprit de justice était mon manteau
et mon turban". Job 29, 14. En voici deux (sous-entendu:
vêtements).
3-5. "Il endossa comme une draperie de vengeance et s'enveloppa"
(en guise de manteau, d'un zèle jaloux). Isaïe 59,
17. En voilà cinq.
6. (Je continuai à regarder, lorsque des trônes
furent dressés et un ancien des jours prit la place).
"Son vêtement avait la blancheur de la neige",
(et la chevelure de sa tête, celle de la laine éclatante
son trône était des flammes étincelantes
et ses roues un feu incandescent). Daniel 7,9.
7. "Pourquoi cette couleur rouge à ton vêtement?"
Isaïe 63,2.
8-9. "Hachém règne! Il est revêtu
de majesté; Hachém se revêt, se
ceint de puissance". Psaume 93,1.
10. (Bénis, mon âme, Hachém! Hachém,
mon Dieu, tu es infiniment grand;) "Tu es vêtu de
splendeur et de majesté". Cela fait 10.
(Commentaire.
Il n'y a pas de doute que, dans la respiration qui est le contexte
global de ce texte, nous sommes ici dans une attitude méditative
vers la complémentarité et la complétude
entre Dieu et les hommes).
Et le texte se termine par une autre interprétation qui
souligne bien que nous n'avons pas conscience de toutes ces
beautés et qu'il fallait la révélation
pour nous les faire connaître (sens de "Modia, je
fais connaître"). Et l'auteur souligne ainsi avec
force: même si nous n'en n'avons pas conscience, cela
est).
Voici
une autre compréhension: "Soos assis baHachém,
Je me réjouirai grandement en Hachém"
(Isaïe 61,10). A quoi cela est semblable? A une épouse
dont le mari et le fils et le gendre vers une autre ville, etc.
comme il est dit dans la Pessikta (de Ribbi Kahanah).
(Fin du texte).
(Commentaires.
1. Par ce dernier texte de Ribbi Bérékhia, nous
comprenons que même s'il nous est révélé
combien ce mouvement continu de montée et de descente
qui se produit entre nous et Dieu dans la respiration est désormais
clair dans tout ce qu'il porte, en fait nous le vivrons comme
une absence et distance affective très douloureuse souvent.
2. Mais cela ne devrait rien changer dans la confiance et la
fidélité, et peut-être même dans la
réassurance que nous avons à reconstruire sans
cesse envers la conscience de l'union vivante.
3. Au lecteur, maintenant, de dresser la liste personnelle des
dimensions dynamiques de la respiration qu'il a reçues
ainsi par ces textes apportés vers lui de par la tradition
la plus ancienne, la plus solide où j'ai essayé
de ne rien ajouter mais seulement d'expliciter.
Je rappelle quelques unes de ces dimensions, mais c'est la réflexion
sur le texte qui vous permettra de constituer votre ligne car
chaque lecteur est un instrument de musique unique auquel aucun
autre ne peut être comparé et qui a été
créé tel par la volonté du Créateur.
La transmission par le Rav n'est qu'un outil, un conduit, un
tsinor, comme il est dit dans les Principes des Pères:
"âssé lékha Rav, fais pour
toi-même ce que tu peux recevoir du Rav". Il y a
beaucoup à comprendre de là. Tomber dans la servilité
est contraire à ce principe et à ce que D.ieu
a demandé comme première révélation
à Avraham: "lékh lékha, va
vers toi-même"). Le Rav est un transmetteur et éducateur
mais n'est qu'un adjuvant.
4.
Certes, on peut apprendre des autres cultures, et c'est sagesse.
Mais il est impossible "d'être" si on ignore
la sienne propre.
Et il est encore plus impossible que des accompagnants (éducateurs,
psychothérapeutes, psychanalystes, formateurs en développement
personnel holistique) ignorent les ressources culturelles et
anthropologiques de la personne juive qui leur demande de l'aide.
L'affaire serait encore plus absurde si un Juif demandait avec
confiance cette aide à un professionnel Juif de l'aide
qui, lui-même, aurait fait l'impasse ou aurait choisi
délibérément l'ignorance envers la sagesse
multimillénaire de sa propre origine. Absurde.
C'est bien pour cela que mon sujet de thèse de doctorat
d'Etat sur travaux publiés fut: "l'influence de
la culture sur le rêve du patient". Et avant mon
alyah en Israël où j'allais bientôt me trouver
en situation de formateur de psychothérapeutes de cultures
différentes (bien plus qu'en France, alors, ou dans les
autres pays où j'ai travaillé) et qui eux-mêmes
seraient dans la même situation dans ces cultures entremêlées,
j'ai travaillé jusqu'aux sources la langue et la culture
des auteurs fondateurs de la culture arabe, puis d'autres cultures
dans la mesure où de jeunes Israéliens revenaient
vers moi étudier après avoir passé du temps
dans la sagesse d'autres cultures orientales. L'homme n'existe
pas en dehors de ces anthropologies et surtout pas hors de son
anthropologie ancestrale. Et j'ai approfondi assez les langues
pour pouvoir lire les textes fondateurs et leurs ommentaires
dans les langues originales, par respect pour ces personnes
qui me demandent de l'aide. C'est l'attitude du Juif qui nous
est enseignée par les Sages du Sanhédrin dont
il est dit qu'il connaissaient 70 langues, afin que la bénédiction
de D.ieu dans toute la Créatin soit respectée.
Mais la base la plus importante pour les éducateurs et
accompagnants, c'est d'abord de connaître et d'assumer
nos sources vives avec un sérieux au moins aussi grand
que celui que l'on met dans la compétence professionnelle.
J'ai assuré cette formation profonde aussi dans les formations
individuelles et dans les supervisions individuelles et nombreux
sont déjà ceux qui ont intégré cette
approche; et, dès la rentrée, après les
vacances, nous l'approfondirons dans un séminaire régulier
de psychothérapeutes à Jérusalem. Si D.ieu
veut., avec Son aide, et ensemble entre praticiens, dans une
recherche commune.
Quatrième
source dans la tradition juive sur la respiration:
L'enseignement des caballistes.
Il est clair que ce n'est pas ici
le lieu pour développer ces points. Je vais donc seulement
donner des références pour que les étudiants
avancés puissent s'y reporter. Toute la question des
5 composantes de la néchama (âme) est
développée par le Ari, zal, dans Ets
Hayim 42,2-3. Et il y indique aussi que chaque niveau est lui
même dans une dynamique comprenant les 10 séfirotes.
J'indique cela avec précision pour bien réaliser
qu'il y a richesse mais il est impossible pour nous, si petits,
de la comprendre. Dans cette réciprocité, le Ari
va jusqu'à dire dans le chapitre 42, 2 que la néchama
est appelée gouf (corps), et il répète
que ce n'est pas la néchama qui pêche
mais le néféche et le corps: toutes affirmations
qui nous montrent combien il faudrait une longue formation pour
ne pas faire dire n'importe quoi aux mots sous prétexte
qu'ils sont apparemment simples.
Et Ribbi Moché Cordovéro, dans Pardés
Rimonim, dans le chapitre 21 traitant des détails
des noms divins, aborde la question de la respiration pendant
la méditation sur ces noms. Il y présente une
technique très précise de nomination de ces noms
accompagnés de telle ou telle voyelle et il y décrit...
comment respirer à chaque instant lors du déroulement
de cette formulation très détaillée. Il
nous montre par là que cette tradition qui est passée
par Abulafia jusqu'aux prières quotidiennes et jusqu'aux
versets de la Torah, a été transmise; elle a été
publiée par les Sages dans leurs ouvrages et elle est
pratiquée par ces Sages qui ont reçu cette formation
très longue et très complexe et qui ont été
reconnus capables de la recevoir; cela est très rare
et celui qui prétendrait s'avancer seul dans ces voies
sans avoir acquis la formation de base puis la formation avancée
en Torah, talmud, halakha, etc. selon les méthodes traditionnelles
de formation... prouverait simplement qu'il n'a rien compris
et n'en n'est même pas conscient.
Il reste pour nous, dans l'allusion brève à ces
textes de ces Sages très particuliers, une conformation
sur la justesse de tout ce qui a été dit précédemment.
Cinquième
source dans la tradition juive sur la respiration:
Liste des sources étudiées:
Tanakh:
Béréchite 7,22 avec Rachi. II Samuel 22; 16 avec
Métsoudate David. I Rois 20, 31. Isaïe 30,32 avec
Radaq. Jérémie 11, 19 avec Radaq. Job 26,4 et
33,4 avec Métsoudate Tsione. Qohelete 6, 17 avec Torah
Témima. Commentaire de Ribbi Eliahou Vidas, le célèbre
auteur de Réchite 'Hokhma (dans le chapitre Ahavah, 10).
Middrache
Rabbah:
Béréchite 14,9. Dévarim 2, 37.
Talmud:
Rachi sur Haguiga 12b. Nombreux commentateurs sur Soucca 53-54.
Chabbate, Tossafot sur 121b. Roche ha Chana 33b-35 avec nombreux
commentateurs.
Zohar:
II Michpatim 94b et 119a. II Térouma 174a.
Tiqounéi Zohar: 50b et 52a.
Et Pardès Rimonim de M Cordovéro, ch. 21 et Ets
'Hayim 42,2-3.
Siddour
de prières:
Vitry, le Roqéa'h et autres commentateurs sur le verset
du psaume 150.
Halakha:
Beit Yossef, Ora'h Hayim 199,4, katav rabeinou. Nombreux commentaires
sur la respiration et le chofar d'une seule respiration, comme
Chouk'hane Aroukh Orah Hayim 590,8 et suivants et le Hazone
Ich sur les halakhotes de Roch ha Chana et l'Encyclopédie
talmudique, vol. 16.
Le
Chlah ha qaddoch, Ribbi Yéchaya Horowitz dans Chénéi
Lou'hote ha bérite, Massékhète Pessakhim,
Matsa âchira, 389.
Résumé des dimensions
de la respiration dans la tradition juive exprimées
dans cette étude.
Ce résumé a pour but
- de vous permettre,
- dans l'acte méditatif de prise de conscience
de chaque respiration,
- de vous unir à ces différentes dynamiques:
respiration-âme .../... adam primitif .../...
influx donnant la vie .../... adam .../... 5 composantes
de l'âme .../... elle comprend tout l'humain .../...
montée et descente vers D.ieu source .../...
unicité .../... réchauffement .../...
dans la main de D.ieu .../... louange du Créateur
.../... jubilation .../... double lieu .../... double
lien .../... D.ieu/moi .../... homme/femme et rythme
alterné de couple.../... complétude .../...
32 voies de la Sagesse .../... accès au divin
.../... immédiateté .../... union .../...
plein, plénitude .../... porte-portail .../...
éveil constant .../... vision .../... découverte
de toute la dualité divine de toute créature
.../... éveil
- pour les percevoir personnellement et les développer
en chaque instant répété: "Chiviti
Hachém lé negdi tamid, je me représente
Hachém devant moi toujours", dit le psaume
16,8.
Questions pour les accompagnants: "ai-je perçu
ces dynamiques de base dans la constitution et la dynamique
des Juifs que j'aide? Ai-je développé
ces dimensions chez moi-même? Car ce sont les
dynamiques de base de la personnalité et de sa
"vie". Est-ce que je connais l'anthropologie
juive au sein de laquelle j'aide les Juifs? Anthropologie
qui est inscrite inconsciemment mais puissamment dans
ce qui dynamise sa vie.La civilisation chinoise a perçu
qu'il est possible de s'exercer (gong) sur l'énergie
(qi), et elle a inventé le Qigong; et cet exercice
se réalise par trois régulations (san
tiao), la régulation du corps physique (tiao
chén) et toute la pratique juive est à
ce niveau, la régulation de la respiration (tiao
xi) que vous venons de voir dans le judaïsme, et
la régulation du coeur (tiao xin) et le
judaïsme a infiniment développé avec
spécificité cette dimension (voir le lien
ici sur Modia). Alors, pourquoi connaîtrions-nous
tous les bienfaits des autres civilisations que la Torah
reconnaît (cf. le passage du Talmud sur la répartition
des 10 mesures par le Créateur parmi les peuples)
et refuserions-nous de connaître les mesures de
notre sagesse? Sortons de cette situation d'aliénation
due à l'exil qui a duré presque 2000 ans;
car nous sommes la génération de la libération.
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Terminez
cette étude par la
lecture de cette page (lien)
avec photos parlantes qui montrent et expansent en nous la grande
respiration.
Photo Nasa

Tableau de Pieter Breueghel

Photo de
l'auteur
et découvrons cette délivrance
à la fois dans le texte, à la fois dans le don
de la nature
que nous devons regarder en bénissant pour comprendre
ce don, et dans la respiration intérieure
dont chacun aura en son expérience unique:
4. Le vocabulaire
bilingue (français-hébreu) des parties du corps