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Règles du Copyright - Traduction et commentaires par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour basés sur les livres de nos Sages
 
Voici ce que le judaïsme enseigne sur le corps et la respiration,
pour en vivre et pour vivre dans la Torah
.
Cette page -basée sur les textes les plus importants de la tradition juive-
est la première introduction pour la compréhension
du verset 150,6 qui est la fin et l'aboutissement de tous les psaumes.
Voir ensuite des autres pages qui ne contredisent pas mais ajouteront des nuances; elles sont l'essentiel d'autres traditions spirituelles antiques.
Cet ajout nous éclairera selon la conception juive des "qabim"
ces dons complémentaires du Créateur aux différents peuples fils d'Adam.


Cette étude a été réalisée progressivement dans le cadre des travaux du Séminaire du Centre Ayurvédique Traditionnel, animé par Nili Stone Gangapersad, où les participants échangent leurs recherches anthropologiques différentes. http://www.traditional-ayurveda.com/ayurveda-et-respiration.php
Je dédie cette étude à chacun, et spécialement à tous ceux qui ont une fonction d'aide, de développement et de psychothérapie ou psychanalyse et à ceux qui travaillent dans les différentes branches du développement holistique, gouf/néféche.

Suite du texte de cette 1e étude sur la respiration, sur cette seconde page : lien
 



Peinture de l'artiste israélien Roee Yossef Suffrin (lien)

Plan de cette étude
Voir les qualifications de l'auteur en ces domaines, ici.

1. Ici, tous les liens avec 208 pages de Modia où le sens du corps dans le judaïsme est exposé
2. Un corps sain et saint.
3. Le sens juif de la respiration: Bible,middrachim,talmud, zohar,halakha,siddour,commentateurs (Ari,Chla,Yalkout, De Vidas, Cordovero,etc.) Lien: sens juif de la respiration. Psychologie et théologie juives du développement personnel.
4. Le vocabulaire bilingue des parties du corps.
5. Le vocabulaire des soins médicaux et de l'actualité du corps.
6. Le vocabulaire du corps vivant la Torah.
6. Tout mot quotidien en hébreu est vécu aussi dans la Torah. (nouvelle étude mise prochainement sur le site)
7. La méthode sûre du site Modia pour l'apprentissage de l'hébreu.
8. La page de Modia qui vous informe sur tout ce qui concerne l'hébreu.





Photo de l'auteur


  2. Un corps sain et saint. Note importante préalable

En 14 points, l'exercice de la respiration c'est néchima-néchama, respiration-âme:
- la reconnaissance de la présence divine en soi qui donne vie.
- la reconnaissance qui donne la conscience de notre véritable double composante divine dans le corps humain
- l'amplification continue en chaque trois temps (aspiration, rétention, souffle d'éjection) de cette composante,
- l'expansion vivifiante progressivement,
- la stabilisation vivante de l'amour douible intégré dans le corps, dans sa vie alternente permanente,
- l'expérience continue de notre double nature
- la prééminence du divin (bonté, beauté, morale, toute la vie) sur toutes les sensations, pensées, action dans la délicatesse, l'amour, la
force, la joie,
- la force revenant à chaque seconde, et la santé,
- une union avec tous les rythmes de vie que LUI a mis dans la nature et les animaux et tous les humains identiquement,
- l'amélioration continue.
- l'amour avec tout et tous, en LUI.
- la capacité de se tenir droit, et résistant face aux agressions de tous types dans la vie ordinaire et des relations,
- comprendre en réalité que tous les humains nous sommes semblables et que les différences ne sont qu'apparentes et superficielles,
- l'assurance de maintenir et de développer la santé, et à tous les niveaux de notre être, dans un renouvellement incessant de Sa création d'amour.

 

Il est indispensable de penser et ressentir son corps en hébreu, car chaque mot de l'hébreu exprime des dynamiques corporelles et spirituelles résumées dans les lettres et leur emplacement.
Et les versets de la Torah et des psaumes sont imprégnés de ces sens!
"Le psaume 84 dit: "libbi ou véssari yérannénou el El 'haï" (mon coeur et ma chair se réjouiront vers le D.ieu vivant).
Donc il est sain et saint de relier tout notre corps dans cette ligne car l'homme a été créé à l'image de D.ieu et à Sa ressemblance.
Nous ne sommes pas des anges. Ceux qui invoquent la pudeur pour "ignorer" ce plan de la Création, mélangent tout en pleine confusion. Ils sont dans la même erreur que ceux qui ignorent le lien du créé au Créateur.
Et toutes les mitsvotes passent par l'acte corporel, même celles du coeur. Nous ne sommes pas des anges.
Ceux qui se ferment les yeux sur ces dimensions sont fustigés par le Talmud en ces termes: c'est d'eux que le prophète Isaïe déclare au nom de D.ieu: "ils méprisent l'oeuvre de mes mains". Et le prophète ajoute: "Ton peuple ne sera composé que de justes qui possèderont à jamais ce pays, eux, rejeton que j'ai planté, oeuvre de mes mains, dont je me fais honneur (maâssé yadaï léhitpaér) Isaïe 60,21".
Ceux qui amputent à tort la terre d'Israël qui appartient à D.ieu seul et sur laquelle ils n'ont aucun droit d'agir ainsi,
ou ceux qui amputent leur lien au corps créé et n'en font pas une connaissance et louange sont avertis ainsi de leur erreur; ils sèment la mort.
Le judaïsme est une vie, "lémân ti'hiyou, pour que vous viviez" (Devarim 4,1).
Le judaïsme a une anthropologie, une théologie et une philosophie et une psychologie du corps. Mais elle n'est pas présentée comme dans les livres contemporains qui s'adressent uniquement à l'intellect ("Je pense donc je suis"!). Ici, c'est un exposé qui est constamment holistique et demande de penser avec le coeur et le corps et la sensibilité et l'âme autant qu'avec la tête. Voilà ce à quoi les modernes, dans leur autosuffisance ne comprennent guère. Pourtant, dans une recherche psychanalytique, on passe beaucoup de temps à relier les multiples niveaux pour élaborer peu à peu la connaissance. Freud, lui-même, pétri de culture juive a dit qu'il étudiait le langage du patient comme un texte sacré. Nous savons duquel il s'agit.
Ainsi, pour comprendre ce que le judaïsme transmet sur le corps, il faut étudier aussi bien la circoncision, le miqvé, le rite mortuaire et de deuil, la nourriture cachér, les rites du lever, la posture de la prière, la bénédiction avant de manger ou sur l'eau coulant sur les mains, les mains des Cohanim bénissant, le corps vivant pendant l'étude, le tallite qui couvre, la tête couverte, les téfillines, le vêtement juif, le jeûne, l'immense halakha sur tous les comportements corporels et relationnels et médicaux, etc. etc. Tout cela, vous le trouvez sur Modia avec les sources traditionnelles et leurs références précises.
C'est indispensable à connaître pour tout juif, et aussi pour toute personne qui veut aider des Juifs sur le plan psychologique ou médical. Se contenter de connaissances psychologiques théoriques sans prendre en compte toute l'anthropologie spécifique qui est intégrée consciemment et inconsciemment, est une naïveté coupable. Les "patients" sont en droit que leur psychothérapeute soit compétent en ces domaines. Quand les Juifs sont arrivés d'Ethiopie en Israël, tous les psychologues et psychiatres ont pris conscience de leur incapacité à les comprendre psychologiquement et dans leur pathologie. Mais c'est la même chose pour tout humain intégré dans sa culture. Seul l'ignorant s'imagine qu'il sait avec ses théories parcellaires et que c'est simple.
De plus, le sens juif ne se livre que par le rassemblement lent et progressif de multiples éléments dispersés: c'est pour cela que l'étude de la Torah est si longue. Exactement comme la connaissance de soi ou de l'autre. il n'y a pas de raccourcis. J'ai recherché et publié et enseigné abondamment depuis quelques décades en ces domaines conjoints, voyez-en l'exposé dans la rubrique intitulée "L'auteur" (lien ici).
C'est dans ce contexte global sur lequel nous sommes maintenant bien en compréhension commune, que nous allons essayer de comprendre un sujet "vital", celui de la respiration.

 



3. Le sens juif de la respiration. Psychologie et théologie juives du développement personnel.

Cette étude a été réalisée progressivement dans le cadre des travaux du Séminaire du Centre Ayurvédique Traditionnel, animé par Nili Stone Gangapersad, où les participants échangent leurs recherches anthropologiques différentes. Lien
Je dédie cette étude à chacun, et spécialement à tous ceux qui ont une fonction d'aide, de développement et de psychothérapie ou psychanalyse et à ceux qui travaillent dans les différentes branches du développement holistique, gouf/néféche.

Voici une étude qui est importante et vitale, mais elle n'est pas simple. C'est que Modia vous prend au sérieux. La vie n'est pas simple, ni la Torah. Des présentations qui voudraient emporter l'enthousiasme par la facilité sont fausses. Le Maharal de Prague l'a parfaitement expliqué dans Nétiv ha Emét. Il met même en garde contre ce qu'il considère alors comme des faussaires dans la Torah.


L'hébreu de la respiration:

Processus respiratoire: tahalikh ha néchima / Dispositif: maneguénone /
air: avir / respiration: néchima / aspiration: chéifa / expiration: néchifa /
bouche: / nez: af / trachée: qané / poumons: réote / bronches: simponotes


Constat et signification de cette évolution
Constat

L'intérêt actuel pour le lien du corps à la psychologie et à la vie spirituelle est sans fin. Les livres se multiplient, et des instituts nouveaux sont fondés chaque jour en tous pays occidentaux qui enseignent les méthodes les plus diverses tirées de toutes les cultures anciennes. Il y a maintenant de nombreuses et véritables compétences en ces domaines dans le monde occidental, qui ont une formation technique mais aussi anthropologique et spirituelle solide en ces cultures. Et beaucoup ont confronté ces sagesses diverses qu'ils respectent à la science psychothérapie actuelle.
Mais il y a aussi des multiples raccourcis qui attirent les myriades de naïfs crédules ayant besoin de rêves et d'évasion. Et certains enthousiastes qui ont suivi quelques stages de formation s'instaurent parfois, en inconscience, maître et gourou en méthodes orientales sans rien connaître véritablement de ces cultures très complexes qui demandent à leurs habitants des dizaines d'années d'études et d'entrainement avant de s'instaurer en maître formateur.
Dans la jonction de la psychologie et du judaïsme (et réciproquement), on en est encore au balbutiement et ne sont pas nombreux ceux qui ont un niveau aussi élevé et simultané de connaissance en ces deux domaines. Humour: ce n'est pas le type de vêtement, ni la longueur de la barbe ni le couvre-chef ni les relations ni les obédiences qui définissent le niveau de compétence.

Avec toute cette évolution mondiale, tout psychothérapeute ou psychanalyste juif sérieux est maintenant confronté à cette évolution du public dans ses cures et il a besoin de formation en ces domaines. Il ne peut se contenter de sa science sérieuse, continuité des fondateurs depuis un siècle mais qui ignoraient tous ces domaines. Il est surprenant que Freud n'ait pas saisi cette importance, mais dans sa sincérité il reconnaissait face à Groddeck qu'il n'avait aucun génie dans les liaisons que touchait son collègue et qu'il en avait d'autres. Il a pourtant tellement découvert, aux successeurs de continuer comme lui et d'améliorer. La déficience est simplement chez ceux qui s'enferment dans une chapelle et n'ont pas la créativité totale des fondateurs et ne les cumulent pas les différents champs dont on a conscience maintenant. Depuis, la psychologie a intégré le sens de toute la cellule familiale, du système global, de la transmission générationnelle, de l'ethnologie et de l'anthropologie. Quelle formation longue et sérieuse est donc demandée au psychothérapeute et à tout conseiller. Autant qu'en médecine. Hélas certains métiers et certaines formations ne procurent rien de tout cela à leurs professionnels.

Signification de cette évolution
Cela, donc, répond à un besoin réel; surtout dans un monde qui a perdu ses repères, en a découvert la vanité des vanités et le vide et l'inadéquation de beaucoup de propositions, et qui recherche un sens renouvelé et des guides nécessaires et formés sérieusement. Il n'y a donc pas à mépriser ces recherches qualifiées d'orientales car ce qui n'est pas seulement une mode mais il faut en comprendre l'intuition et la nécessité pour une santé globale de l'être au niveau de la spécificité de chacun.

On propose partout de faire découvrir "the essential breath", la respiration essentielle et ses connections, la "prana samyama" ou l'équilibre des forces et énergies lors de la respiration par la restriction de toutes les fluctuations désordonnées et la promesse que cela pourrait mener par une science des respirations prolongées ("âyata-prâna") jusqu'à la "samâdhi", l'extase. Et, certainement, évoque-t'on, cela devrait assurer avec facilité la santé de tous les organes, un épanouissement "holistique" ou global et la sortie des angoisses existentielles. Il n'y a pas de doute que les grandes traditions d'où sortait Avraham avaient et ont encore une science multi-millénaire de tout cela et une connaissance approfondie montre que cela n'a rien à voir avec les croyances locales dans des idoles.

Dans ce contexte de ce grand village global, qu'en est-il dans le judaïsme dans sa spécificité? Et nous ne nous contenterons surtout pas d'analogies ni des raccourcis du type "c'est comme dans"!

Le judaïsme a-t'il une science de la respiration? Comment la comprend-elle?

Elle l'a certainement, mais j'insiste encore sur le mot "spécificité" propre. La voici; je vous l'exposerai dans les sources et non pas dans des dissertations de troisième ou quatrième main ni dans mon imagination. Cette transmission directe depuis la source est la méthode constante de mon site "Modia", mot qui veut dire; "faire savoir" la tradition authentique transmise.
Et, puisque les besoins de santé globale, holistique, sont aujourd'hui immenses, on ne peut pas garder le trésor juif pour soi quand tant d'éducateurs et formateurs et thérapeutes ou psychanalystes juifs ne connaissent pas encore ces richesses multi millénaires de leur propre tradition. Plus encore, il est indispensable qu'ils connaissent la tradition PROFONDE de leurs formés ou patients car elle est inscrite dans leur structure intérieure profonde depuis des millénaires et réagit dans leurs dynamiques de leur vie habituelle.
Se l


Première source de l'étude sur la respiration dans le judaïsme:

le Middrache Rabbah 14,9 sur le livre de Béréchite.

Qu'est-ce que le Middrache Rabbah?


C'est un recueil juif, rédigé vers le 5e siècle de notre ère, à partir des traditions antérieures multiples, mis par écrit par Ribbi Ochaya Rabbah dont le nom est dès l'entrée du livre. Le mot "middrache" avait une multitude de sens à l'époque et signifie parfois soit "livre, commentaire, examen du dossier, étude, interprétation, exercice de réflexion à la manière des sages romains ou grecs, recherche de halakha". Et il commence souvent sur un texte de la Torah par un verset d'un autre contexte qui est censé éclairer tout le sens puis vient l'étude.
Le Middrache Rabbah est le plus ancien de tous ces écrits et le plus élaboré dans la qualité de sa structure constante; d'autres ont été rédigé au cours des siècles jusqu'au début du Moyen-Age. C'est donc un document majeur sur les traditions antiques du judaïsme.

 

Voici la traduction avant de résumer l'enseignement de ce texte qui n'est pas bâti selon les critères des ouvrages actuels. Si cela nous est transmis, c'est pour le vivre, pour l'être.
" Un être primitif fut créé depuis la terre jusqu'aux cieux et il a reçu l'influx et il est mort mais à l'avenir je lui rendrai mon esprit (rou'hi) et vous serez vivifiés en lui (Ezékiel 37, 14).
Cinq noms lui ont été donnés: néféch (personnalité), roua'h (esprit), néchama (âme), yé'hida (unique), 'haya (vivante).
"Néféch" comme il est dit: "car l'homme est le néféch" (Dévarim 12; 23).
"Roua'h" car elle monte et descend comme il est dit: "Qui peut savoir si le souffle des fils d'Adam monte en haut, (tandis que le souffle des animaux descend en bas)". Qohéléte, l'Ecclésiaste 3,21.
"Néchama", c'est la hofiah, la respiration, comme les gens disent: "haofita tava" (sa respiration est bonne, il est très bien).
"Haya" (vivante), car tous les membres meurent mais elle subsiste dans le corps.
"Yé'hida" (unique), parce que les membres vont toujours deux par deux, tandis qu'elle est unique dans le corps.

Sur cela il est écrit: "s'il n'avait de pensée que pour Lui-même (D.ieu), s'il retirait vers Lui Son esprit et nichmato (sa néchama, ou son souffle)"; la citation s'arrête ici mais la fin du verset est "toutes les créatures périraient du même coup et l'homme retournerait à la poussière" (Job 34; 14).
Ribbi Yéhoshua, fils de Ribbi Né'hémiah, et les rabbins échangent sur cela. Ribbi Yéhoshua fils de Ribbi Né'hémiah dit: "Si Dieu place Son coeur sur cet homme (Adam), son roua'h (esprit) est déjà dans sa main et le saisit, mais à l'heure où l'homme dort, et ainsi la néchama (âme) réchauffe le corps de façon à ce que il ne se refroidisse pas et ne meure pas. Et, concernant cela, il est dit: "un flambeau divin est la néchama de l'homme" (Proverbes 20,27).
Ribbi Bisni et Ribbi Aha et Ribbi Yo'hanane disent au nom de Ribbi Méïr: "cette néchama emplit tout le corps, et à l'heure où l'homme dort, elle monte et aspire vers lui la vie depuis le haut". Ribbi Lévi dit au nom de Ribbi 'Hanina: "sur toute respiration et respiration (néchima) que l'homme respire, il doit louanger (léqaléss) le Créateur (Boré)".
Quel en est le sens? "Kol ha nnéchama téhallél Ya (Que toute néchama-âme loue Dieu, que toute néchima-respiration loue Dieu. Psaume 150,6" (Fin de ce texte concernant la respiration).

Etudiez déjà ce texte et essayez de le comprendre par vous-même, et de voir comment il situe le rôle de la respiration en liaison avec tous les niveaux;
et j'insérerai alors mon commentaire. C'est la méthode à laquelle, à Djerba, tous les petits Juifs étaient formés dès l'enfance: "rochi/Rachi", d'abord réfléchir par ma propre tête (rochi) avant d'aller lire Rachi ou les commentateurs.

Commentaire
1.
Il est capital d'intégrer et de repérer ces quatre points dans ce texte:
- Ce texte, l'un des plus anciens dans la transmission de la tradition révélée, nous donne la conscience d'une adéquation absolue entre néchima (la respiration) et l'âme divine en nous qui donne vie (néchama) et la maintient.
- A partir de là, en sa brièveté étonnante, il nous révèle de multiples dimensions de cette respiration-âme vitale et divine en nous.
- Ces multiples dimensions sont inséparables comme une constellation, c'est pour cela que j'ai dessiné et placé ci-dessus le symbole multiple et dynamique de l'Etoile de David.
- Et elles nous éclairent sur ce qu'est la nature de l'être juif, sa structure anthropologique, ses dynamiques internes, pathologiques ou naturelles ou optimales, optatives, à retrouver pour vivre en intégrité satisfaisante.

2.
Développons ces quatre points.
Ce texte situe chaque mouvement de notre respiration au coeur de toutes ces dimensions:
- l'acte de la Création elle-même: " Un être primitif fut créé" (rejoindre cette dynamique);
- l'union très personnalisée entre D.ieu et nous: " Je lui rendrai mon esprit (rou'hi) et vous serez vivifiés en lui" (recevoir cela),
- les étapes du temps passé, présent et à venir situées simultanément: "mais à l'avenir",
- le lien avec ce qui donne vie à la matière, ou avec la mort en cas de déficience,
- ce qui caractérise et définit l'homme: "car l'homme est le néféch",
- la permanence absolue: "haya (vivante), car tous les membres meurent mais elle subsiste dans le corps";
- mais aussi les risques, et la sensation de risques vitaux: "s'il retirait vers Lui Son esprit ",
- l'assurance totale et la respiration vécue comme chaleur bonne et vitale: "à l'heure où l'homme dort, et ainsi la néchama (âme) réchauffe le corps de façon à ce que il ne se refroidisse pas et ne meure pas" (garder la permanence de cette conscience, et ressentir le bon).
- le mouvement de la respiration, remontant continuellement, est un indice sûr de notre remontée vers D.ieu à chaque instant: "cette néchama emplit tout le corps, et à l'heure où l'homme dort, elle monte et aspire vers lui la vie depuis le haut", et alors maintient la vie, (comme la respiration, avoir la conscience de ces montées et descentes dans notre vie),
- elle est le lieu qui est l'union à D.ieu, et la présence de Dieu en l'homme: "un flambeau divin est la néchama de l'homme".

3. Puis ce texte ajoute encore deux éléments essentiels (le second sera développé plus loin, c'est celui du couple).
D'abord, il cite le dernier verset de tous les psaumes (150,6). Ce n'est pas par hasard que c'en soit le dernier verset, car c'est le résumé et aboutissement de tout l'humain uni à Dieu. C'est donc une révélation d'importance majeure et, même, la plus importante et la plus vitale puisqu'elle est l'aboutissement de toute l'écriture du Roi David qu'il a ouverte par ces mots :"heureux l'homme, acheréi ha ish".
Voici ce texte du dernier psaume, le 150 (à lire en partageant intérieurement ces dynamiques):

- Alléluia! Louez Dieu en son sanctuaire, louez-le dans le firmament, siège de sa force.
- Louez-le pour sa puissance, louez-le pour son immense grandeur.
- Louez-le aux sons stridents du Chofar, louez-le avec le luth et la harpe.
- Louez-le avec le tambourin et les instruments de danse, louez-le avec les instruments à cordes et la flûte.
- Louez-le avec les cymbales sonores, louez-le avec les cymbales retentissantes.
- Que tout ce qui respire loue le Seigneur! Alléluia!

Voici, dans le Middrache Rabbah, le dernier verset du texte suivi de sa traduction par analogie:
"Quel en est le sens?
Kol ha nnéchama téhallél Ya (Que toute néchama loue Dieu. Psaumes 150,6),
Kol ha nnéchima téhallél Ya (Que toute respiration (néchima) loue Dieu".

La traduction classique en français a essayé de rendre ces deux sens (âme-respiration) par l'expression: "Que tout ce qui respire loue le Seigneur! "


Eclairages des commentateurs de la tradition juive sur la méditation concrète dans l'acte de respiration.

Alors, remarquons bien que cette conjonction de néchama (âme) et néchima (respiration) qui résumerait tout ce qui est dit précédemment, se joue en chacune de nos respirations puisque c'est le mot "kol, toute" qui est clairement indiqué; ce n'est pas une définition de philosophie métaphysique, mais il s'agit de chaque acte concret et successif de ma respiration. Pour cela, ce mot "kol, tout, est répété 5408 fois dans tout le Tanakh, la Bible.

Les commentateurs classiques insistent sur cette continuité et ce renouvellement et cette continuation de l'acte qui doit s'accompagner d'une continuité et renouvellement et continuation de la conscience en méditation sur le lien à Dieu (Ya)
et une telle relation ne peut comporter que le mot Hallél (louange).

Et, en hébreu, ce mot Hallél (l'avant-dernier à partir de la gauche dans le texte hébreu ci-dessus) est plus parlant encore dans son graphisme :

- il a d'abord (on lit à partir de la droite en hébreu) la lettre de la présence divine,
- puis deux fois la lettre lamed, la seule de toutes les lettres qui parcourt et réunit et le haut et le milieu et le bas dans son graphisme.
Ce doublement rend encore davantage la succession double de l'acte et de la conscience vers Dieu,
mais aussi c'est une double dimension qui respire en nous.


Et la nomination de Dieu, choisie ici, est le nom YA qui, par le sens de chacune de ses deux lettres, nous unit aux doubles dimensions masculine et féminine présentes comme source en Dieu vers nous dans Sa Création. C'est cela qui se joue donc en nous en tout acte de respiration méditative.

Le texte du middrach nous a bien dit plus haut que la néchama (âme procurant la vie) n'est pas localisée dans un organe plus que dans un autre mais la respiration est l'expression la plus expressive de tout cela qui n'est pas théorie mais acte renouvelé de vie par union avec la source de Dieu créateur.

Et Ibn Ezra ajoute que c'est un réméz  (une allusion) vers la néchama éliona, vers l'âme des niveaux supérieurs.

Effectivement, nous comprenons que toutes ces liaisons réalisées dans chaque souffle montant et descendant sont bien représentées par les deux lettres lamed du mot hallél.

Et nous parvenons à une nouvelle réalité: si nous comprenons le commentaire de Métsoudate Tsione, nous voyons qu'il reprend bien le texte qui unit ce qu'est le néféche (être individuel dans sa personnalité) et la néchama (âme) et nous arrivons à une autre prise de conscience: nous sommes alors complets et une telle union avec Dieu est jubilation envers la source d'un tel programme créatif.

Le Roi David avait démontré tout au long des psaumes que tout humain passe continuellement par des phases incontrôlables d'enthousiasme par la conscience de son bonheur divin et par des chutes aussi incontrôlables que la succession des saisons ou les changements météorologiques. Et, dans ce psaume 150, face à la visualisation que toute la création physique est souffle et don divin dans un dialogue alternant entre Lui et nous qui est la définition même de la Création continue, il comprend cet autre don qu'est ce film éducatif devant nos yeux et il comprend alors que le lien de la néchama et du corps, le lien divin avec nous et le mouvement alterné de la respiration sont une même chose et que la Création globale visuelle l'a compris et nous l'enseigne et nous donne l'exemple. Alors ce souffle alternatif, est comme un dialogue d'amour, il est comme un baiser commun et alternatif, comme le plus grand chant d'amour, le plus grand orgasme aux dimensions de tout l'univers. Ayant compris le sens et la physique de tout ce système, l'angoisse humaine n'a plus besoin des excès de déclarations sur la stabilité victorieuse, ni des excès des dépressions soudaines: la stabilité est régulée et alternante en chaque instant et elle comprend tous les niveaux de l'être, dans un maintenant, celui de l'exercice, celui de chaque moment, celui de chaque respir.
Arrivé là tout est dit et compris et agi, et le Roi David n'avait plus rien à ajouter ni à nous enseigner et il n'y a plus un autre psaume ni un autre verset des psaumes.


Nous comprenons maintenant les expressions du Zohar:

- "la néchama emplit (mémalét) tout le corps et le commande, le domine, le gouverne (cholétét)". III  257 b.
- "le mouvement du corps vient de la néchama qui s'étend (mitpachétét) dans tous les membres". III 282 b.
- une phrase du Zohar va encore plus loin pour notre prise de conscience quand il dit que nous n'avons aucun lien uniquement spirituel avec l'âme mais uniquement corporel: "il n'y a aucune action de la néchama si ce n'est par le corps". Tiqounéi Zohar 67 page  98 a.
- le Zohar abonde lui aussi en ce sens:  "il est impossible de saisir et comprendre la nature et réalité de la néchama si ce n'est par le mouvement des membres du corps et, par leur action, la néchama est connue". I 103 b.
- cette nature et ce dynamisme communs qui sont visibles par la respiration, centre du processus comme le dernier verset du psaume nous l'enseigne, prennent toute leur importance par cette phrase: "néfesh ihou 'hila, dé goufa étbané miné", la néfesh (être personnel, concept proche de la néchama) est la force du corps, car le corps est construit par elle". Zohar I 81 a.
On reste effaré devant  les inconsciences de la science moderne et des psychologies, psychanalyses, philosophies qui ignorent ces connaissances séculaires, ces richesses des civilisations. Davantage encore lorsqu'il s'agit de Juifs. Et qui courent glaner quelques miettes dans les autres cultures. Ils répètent en cela la négation de scientistes du 19e siècle qui croyaient que les vaccins étaient le remède simple et explicatif de toute la complexité interne. Pourtant Freud avait écrit que tout ce qu'il découvrait sur la vie intérieure lui était venu de ce qu'il avait appris dans la science juive des textes. Il choisit pourtant de nier cela finalement en choisissant la rupture post-mortem avec son identité (en se faisant incinérer et placer ses cendres dans une urne grecque)! Piège comme il aimait en faire à ceux de ses disciples qui s'y prêtaient. Beaucoup de sociétés orthodoxes de psychanalyse sont restées dans ses répétitions en abandonnant sa créativité.

Nous pouvons, au contraire, connaître et transmettre ces mêmes consciences dans les systèmes musulmans des grands auteurs comme Ibn Arabi avec son concept dynamique de lien entre tous les niveaux divins et humains qu'est "l'ouverture, foutouh", le "mouvement, haraka", et surtout la barakh, et son audace globale va jusqu'à parler de la "respiration du Dieu miséricordieux, nafas al rahman". Nous pourrions en dire autant des penseurs arabes du Moyen-Age dont la conscience des mécanismes intrapsychiques, ou, plus loin encore, celle des textes zoroastristes avaient déjà intégré une part importante des découvertes ultérieures de la psychanalyse et de la psychosomatique. Et je regrette que le Viennois Freud n'ait pas connu ces bibliothèques immenses car elles éclairaient déjà largement nombre de ses concepts redécouverts laborieusement. Rien que Ibn Arabi a écrit plus de 700 ouvrages de ce type et abondants en pages et chapitres. Le pro-occidentalisme intellectuel moderne est une ignorance grave, auto-satisfaite et lamentable que les autres civilisations ne leur pardonnent plus, à juste titre. Prenons un seul exemple à l'heure où la linguistique et la sémiotique ont fait leur entrée en psychanalyse et pensent renouveler la connaissance: Ibn Arabi avait déjà longuement explicité le rôle significatif du mot linguistique dans ces processus fluides de la vie. 

Et c'est la base de toute l'immense découverte de la signification sur les textes par toutes les génératins de Juifs, de musulmans et des autres civilisations occidentales. Il est effarant de constater l'ignorance de ceux qui voient en Lacan un nouveau Christophe Colomb.


Revenons à notre tradition: le Ari, zatsal, dans Séfer halliqoutim, démontre que ce verset ("Que tout ce qui respire loue le Seigneur! Alléluia!") est le commencement et la fin de tout, car il est uni au premier des 72 noms divins et à la qéts, à l'aboutissement. Sans exposer ici ni expliquer la profondeur de sa démonstration, le crédit de son affirmation nous suffit pour réaliser l'importance de ce rythme fluide, divin et corporel, vital de la respiration dans le judaïsme.

Nous arrivons encore à une notion supplémentaire:
Notre étude sur le Hallel (lien ici pour vous y reporter longuement) et sur le Pérek Chira (lien ici) nous ont déjà montré combien les différents êtres de la Création sont liés à ces dynamiques et le Chla ha qaddoch (lien ici) va jusqu'à rappeler les textes du Zohar II,196 en affirmant que si nous étions capables de voir ces louanges, nous serions submergés.
Et notre étude actuelle nous démontre que l'être humain peut également atteindre à cette louange vitale et la vivre par cette conscience méditative de la respiration unissant toutes ces dimensions.

Et voici quatre autres enseignements prudents:

1. Le Yalkoute Chimeoni dit que lorsque le Roi David termina les psaumes par ce verset dont nous venons de déployer toute la richesse, il fut pris d'une jubilation en disant que jamais ne fut exprimé un tel bonheur. Alors, une grenouille le prévint de rester modeste car elle, simple grenouille, lui dit qu'elle émet constamment 3000 chants réussis.
Ce n'est pas une objection qui prétendrait mettre le Roi David face à une réalité d'échec, c'est un encouragement pour réaliser que, effectivement, les créatures animales, elles, ont déjà bien compris ce qu'est la réussite immense placée en chaque respiration tranquille, complète et unie à toutes les dimensions présentes, unissant holistiquement les différents niveaux de l'être dans une présence saine, vivante et louangeante. Et la grenouille invite ainsi le Roi David et nous même à continuer comme le font toutes les créatures du Pérek Chira et du Hallél. Cela nous enseigne d'aimer tellement la dimension corporelle absolument présente en nous, et aussi de la situer dans l'ensemble du lien de Création avec le Créateur.
Par toute cette étude, vous comprenez maintenant le motif de la place des photos de nature et des poèmes sur notre site Modia. Reportez vous-y ainsi qu'à la galerie de photos placéesur Flickr. Elle est réalisée selon cet axe: lien ici.

2. Nos Sages attirent aussi notre attention sur le fait que le verset dit au futur : "toute créature qui respire louera Ya"  et il utilise un verbe au futur qui en hébreu pour en faire percevoir la nécessité. Nous l'avons compris: cet ordre, marque du futur de continuation nécessaire, est exprimé en raison de l'importance vitale de cette respiration de liaison, et qui "doit" relier et y intégrer tout ce qui vit en nous. En effet, dans l'hébreu biblique, le futur n'est pas un futur mais il est un présent continu perpétuel.

3. La louange.
Vous me direz peut-être: mais pourquoi de cela sort-il une louange et non un autre sentiment?
Réponse: quand on aime, on est émerveillé des qualités de l'autre et cet émerveillement interne chante vers l'autre, chante le besoin de le lui exprimer, de chanter; les cellules de tout l'être sont saisies de ce chant, et il s'élève. Ribbi Eliahou Vidas, le célèbre auteur de Réchite 'Hokhma (dans le chapitre Ahavah, 10) commente ce texte en disant: "puisque Hachém qu'il soit béni Lui qui donne la respiration et la vie, il convient que toutes les respirations le soient au service du Créateur, et c'est à ce sujet que nos Sages ont recommandé la bénédiction du dernier verset du psaume 150 comme le dit Ribbi Lévi dans le Middrache Rabbah 14,9".
Et quand on découvre alors que ce chant interne a les dimensions non pas de deux êtres seulement mais de tout l'univers et qu'il atteint jusqu'à la source même de cette Création, et qu'il y a dans cette Création une relation d'amour et de don et de partage et de proximité, alors du chant privé on passe à une louange totale. Et ces textes nous disent que cela se joue dans une simple respiration. Alors, ce n'est plus seulement "ma" respiration, c'est LA respiration générale: relisez maintenant le psaume 150 et vous remarquerez qu'il dit cela.
Et c'est une grande faveur que de pouvoir y participer, comme un violoniste qui recevrait l'autorisation de se joindre au plus grand orchestre du monde.
Mais, réfléchissez par vous-même sur ce que peut être cette louange, elle a beaucoup d'autres noms que vous seul trouverez, pas moi. Mais je vous communiquerai aussi le lien que j'ai fait entre cette étude sur la fin du psaume 150 et un important écrit de Saadi..

4. Le grand nettoyage. Le Chlah ha qaddoch, Ribbi Yéchaya Horowitz dans Chénéi Lou'hote ha bérite, Massékhète Pessakhim, Matsa âchiran  389, déclare qu'il se produisit une nettoyage complet des qlipotes (écorces) recouvrant les néchamotes  (les âmes) lors de la descente en Egypte suivie de la sortie. Et pour cela elles chantèrent ce dernier verset du psaume 150. Pensons aussi à cette dimension dans la fonction de la respiration (aspiration-expulsion). Et n'utilisons plus le terme de "expiration" pour la sortie de l'air, car ce terme est tellement mortifère!



Seconde source, après le Middrache Rabbah 14,9
:
le commentaire du Zohar sur tout cela. Continuons ensemble notre étude dans les textes majeurs de la tradition:

1. Le nom le plus élevé de tous
Le Zohar nous dit que ce lien atteint en ce verset par la respiration et qui va jusqu'au nom de Dieu nommé YA, atteint ce qu'il nomme "chéma ilea âl cola, le nom le plus élevé de tous" (I Zohar 232 b). C'est pour cela que David a placé "ce" nom dans ce dernier verset de tous les psaumes. Et ce nom est particulièrement lié aux deux dimensions (féminine et masculine) de notre être. Cela, en un acte de respiration qui semble si anodin.
Regardez, en ce sens pour que je déploie la prise de conscience, cette respiration rendue sur ce tableau où Moché rabbénou est relié grandement aux différentes dimensions de tous les espaces qu'il semble occuper à lui seul dans sa respiration interne de lien à l'essence de tout. Il vit "le corps" immense de tous les niveaux de l'être. Respiration immense. Et son corps dépasse le cadre, et en haut et en bas.
Mais le peuple, hélas, refuse cette immense respiration possible et il s'asphyxie, se détourne vers des dieux partiels et sans vie (le veau d'or égyptien qui est en même temps comme aujourd'hui: politique, pornographie, publicité, argent), et la majorité de ces membres du peuple mourront de cela dans le désert.

Ce tableau est de Roee Suffrin:

(collection privée)

Cette expansion de la respiration est exprimée dans le judaïsme par l'utilisation du chofar qui lui donne toute sa dimension de lien avec la nature et le Ciel depuis notre intime et notre coeur et notre souffle: Cette respiration s'expanse jusqu'au souffle immense du chofar dans cet autre tableau de Roee Suffrin:


(collection privée)


Le peintre a rejoint là, dans sa connaissance intérieure spontanée, les commentaires nombreux sur la respiration et le chofar du Beit Yossef, Ora'h Hayim 199,4, katav rabeinou, et du Chouk'hane Aroukh Orah Hayim 590,8 et suivants et du Hazone Ich sur les halakhotes de Roch ha Chana et l'Encyclopédie talmudique, vol. 16.

Il l'a décrit encore dans cet autre tableau où les humains avancent constamment reliés avec amplitude à leur source de respiration interne qui les porte avec puissance depuis des générations et des siècles jusqu'à la seconde présente:


Toute personne qui a vécu dans sa famille l'expérience cachée et refoulée de la situation de marranes, et la sent se réveiller avec force en lui dans notre génération (et ils sont nombreux à vivre cela, j'en suis témoin par le courrier), comprendra parfaitement cette description.


2. Le don de la vie
Le Zohar II, 94b, sur la paracha Michpatim décrit tous les dons que l'homme reçoit et termine ainsi: "il mérite encore davantage, et alors il reçoit... une nichmate 'hayim, une néchama de vie, qu'est-ce que c'est la vie ('hayim) ? C'est le nom YA  comme il est dit dans notre verset". Ces niveaux élevés dans les sphères supérieures sont également nommés "gouf" (corps) mais il s'agit là de niveaux spirituels inaccessibles à notre entendement. Il reste que cette nomination dans le contexte dont nous parlons, attire notre attention sur le fait que le corps lui-même est relié aux niveaux les plus élevés. Il ne s'agit pas d'étages: l'homme est fait symphoniquement à l'image du Créateur.
Et cela atteint un niveau de complétude (chalém)  indiqué par notre verset du psaume 150, dit le Zohar I, 119a.

3. L'accès au Trésor
Et, dans la paracha Térouma, Zohar I, 174a, il est dit que cela fait fonctionner les 32 voies de la sagesse et tout ce qui est en haut et en bas, et le roua'h ha qoddéch, le vent divin peut alors se répandre dans toutes les directions, et tous les trésors du Roi sont alors ouverts. Je le rends par ce dessin que j'ai fait d'un maguén David en expansion:



(dessin de l'auteur)

 

4. L'immédiateté
Et les Tiqounéi Zohar 50a précisent que lorsqu'on retire l'obscurité (de l'inconscience) hors de la néchama, "miyad, immédiatement" toute la néchama (néchima) louera YA. Je ne prétends pas transmettre ici par une simple lecture d'un texte le sens de tout cela mais simplement donner l'appétit d'apprendre plus en étudiant -là où l'on vit- avec des personnes qualifiées et selon les étapes qu'ils connaissent car on ne peut pas brûler ces étapes; sinon, sans faire une étude marches par marches avec un guide en relation personnelle, on croirait avoir compris et on errerait sans le savoir. La sagesse antique iranienne rend bien cette progressivité par une expression qui est plus forte que les "marches"; elle dit "manzél bé manzél", maison après maison: tout est déjà atteint mais il y aura déploiement de toute la maison-respiration à chaque fois. Et, dans l'enseignement ainsi guidé, chaque supplément est transmis uniquement au moment opportun comme les graines sont plantées au juste moment et non à chaque instant.

5. L'union
Et les Tiqounéi Zohar 50b ajoutent que ces deux lettres YA du verset "toute la néchama (néchima) louera Ya" sont l'union analogue à un mariage (zivoug) de la sagesse ('hokhma) et de la compréhension (bina) ; et alors s'accomplit ce qui manquait dans le verset de Chémote 17;16: "ki yad âl kés Ya" où ce qui était imparfait comme Amalec se complète jusqu'à cette plénitude de notre verset de la néchama/néchima complète. Ceci simplement pour percevoir la qualité immense de ce que nous faisons dans une simple méditation active et vraie corporellement.

6. L'expansion

Ensuite, dans les Tiqounéi Zohar 52a, cela est encore développé sur le verset et il nous montre les fruits de cela qui s'expansent.

Tout ce commentaire était la prolongation du texte du Middrach Béréchite 14,9.


Troisième source, le Middrache Rabbah 2,37 sur Dévarim.

Les trois dimensions de la respiration
Dans ce texte, on commence par un verset de la Torah, il est référé tout de suite à la respiration et aux composantes de notre personne, puis à la relation immensément conjugale entre Dieu et nous. Suivons bien ces 3 étapes et essayons de saisir l'éclairage que cela donne, et pourquoi on est passé "spécifiquement" par la respiration pour tout ce beau programme.


Commençons par le texte du middrache:
Ce middrache commente le verset que tout Juif redit chaque jour:

"Et tu aimeras Hachém ton Dieu de tout ton coeur, et de toute ton néféche (être personnel)", verset de Dévarim 6,5.

Traduction du Middrach (Suivez-y bien les composantes suivantes de la néchama dont on sait maintenant qu'elle est néchama/néchima: tous les néféches, les 5, la similitude entre Dieu et nous, le voir, la joie,

"Quel est le sens de ce verset? C'est en tout néféche et néféche (être personnel et être personnel) qu'Il a créé en toi.

Ribbi Méïr a dit: Sur toute respiration (néchima) et respiration que l'homme fait monter, il doit louer son Créateur. D'où sait-on cela? Du verset des psaumes: que tout ce qui respire loue YA".

Ribbi Simon a dit: 5 noms ont été donné au néféche et ce sont: roua'h (esprit), néféch (personnalité), néchama (âme), 'haya (vivante), yé'hida (unique).

Les rabbins ont dit: viens et vois (cela est typiquement une expression du courant le plus élevé, celui du Zohar qui "voit" et non pas comme le Talmud qui "pense et étudie"; et ici il va bien être question de "voir". ndlr).
Ha Qaddoch baroukh Hou emplit Son monde, et ce néféche emplit le corps.
Ha Qaddoch baroukh Hou porte Son monde, et ce néféche porte le corps.
Ha Qaddoch baroukh Hou est un (unique, ya'hid) dans son monde et le néféche est unique dans le corps.
Ha Qaddoch baroukh , devant Lui il n'y a pas de sommeil (chéna) et le néféche n'a pas de sommeil.
Ha Qaddoch baroukh Hou est pur (tahor) dans son monde et le néféche est pur dans le corps.
Ha Qaddoch baroukh Hou voit et n'est pas vu et le néféche voit et n'est pas vu.
Alors, ...que le néféche qui voit et n'est pas vu vienne et loue Ha Qaddoch baroukh Hou qui voit et n'est pas vu!

Israël a dit: Maître du monde, ce néféche qui Te loue, jusqu'à quand sera-t'il étendu sur la poussière? "car nos néféches sont allongés sur la poussière" (Psaume 44,26). Ha Qaddoch baroukh Hou leur a dit: " Par vos vies, viendra le temps ou vos néféches se réjouiront".

C'est pourquoi Isaïe vous console et dit: " Je me réjouirai beaucoup dans Hachém, mon néféche se réjouira en Dieu" (Isaïe 61, 10).

(Commentaire. Sur la base de tout cela, le Middrache tire une conclusion qui est logique pour lui, c'est que cette relation est analogue à celle de l'amour parfait entre le fiancé et la fiancé lors de la fête du mariage; pour cela il met à égalité où on est toujours dans le contexte de la respiration en nous révélant de niveau en niveau la beauté et l'intensité de ce qui s'y déroule, et nous nomme alors "Israël=Kalla", mot qui a à la fois le sens de bien-aimée, fiancée, épousée. Je place ci-dessous entre parenthèses l'ensemble du verset et seulement entre guillemets les quelques mots cités par Ribbi Bérékhia, cela afin de comprendre le sens dans son contexte, ce que parvenaient à faire spontanément ses lecteurs autrefois car ils connaissaient les sources.

Et Ribbi Bérékhia a dit: en 10 endroits Ha Qaddoch baroukh Hou a nommé Israël "Kalla" (rappelons que ce mot a à la fois le sens de bien-aimée, fiancée, épousée) et les voici:

1. "Viens du Liban, ma soeur, mon épouse bien-aimée (iti miLévanone ". Cantique des Cantiques 4,8.
2. "Je suis venu dans mon jardin, ma sœur, ma fiancée (bati léghanni, a'hoti khalla). Cantique des Cantiques 5,1
3. "Tu as capté mon cœur, ma sœur, ma fiancée" (...tu as capté mon cœur par un de tes regards, par un des colliers qui ornent ton cou). Cantique des Cantiques 4,9.
4. "Qu'elles sont délicieuses tes caresses, ma sœur, ma fiancée!" Cantique des Cantiques 4,10.
5. "Tes lèvres, ma fiancée, distillent la douceur du miel" Cantique des Cantiques 4,11.
6. (Oui, comme le jeune homme s'unit à la vierge, tes enfants te seront unis); "et comme le fiancé se réjouit au sujet de sa fiancée bien aimée" (ton Dieu se réjouira de toi) Isaïe 62,5.
7. (Ainsi parle Hachém: De nouveau on entendra dans ce lieu-ci qui, dites-vous, est ruiné, privé d'hommes et d'animaux, dans les villes de Juda et les rues de Jérusalem, désolées faute d'hommes, faute d'habitants et faute de bétail, [on entendra] des accents d'allégresse, des cris de joie, "la voix du fiancé et la voix de la fiancée", la voix de ceux qui s'écrient: Rendez hommage à Hachém-Cebaot, car Hachém est bon et sa grâce est immuable! tout en apportant des offrandes au Temple du Seigneur, car je rétablirai les exilés de ce pays, comme ils y étaient jadis, dit Hachém. Jérémie 43,11.
8. (Porte tes regards à l'entour et vois: tous en masse ils te reviennent! Vrai comme je suis vivant, dit Hachém) "tu les revêtiras tous comme une parure, tu te ceindras d'eux comme une fiancée". Isaïe 49,18.
9. (Je veux me réjouir pleinement en Hachém, que mon âme se délecte en mon Dieu! Car il m'a revêtu de la livrée du salut, enveloppé du manteau de la victoire: tel un fiancé orne sa tête d'un diadème,) "telle une jeune fiancée se pare de ses joyaux". Isaïe 61,10.

(Je fais une pause dans le texte pour souligner 2 commentaires:
1. Ce texte: "
la voix du fiancé et la voix de la fiancée, qol 'hatan vé qol kallah" se trouve également en Jérémie 7,34 et 16,9 et 25,10. Lire aussi tous les versets du Cantique des Cantiques 4, 8 à 4,12 et le verset 5,1. Dans de nombreux autres emplois du mot "Kallah" dans la Torah (Béréchite 38, versets 11 à 24 et Ruth, chapitres 1 et 2, par exemple), il veut dire comme en hébreu moderne "la femme du fils".

2. Ribbi Bérékhia accentue encore la révélation sur la nature de cette union de respiration commune en disant ces versets où ce n'est plus seulement Israël qui reçoit ces niveaux supérieurs magnifiques mais c'est Israël, nous, qui a le pouvoir incroyable d'embellir Dieu lui-même s'il est possible de dire. La respiration de sainteté va jusque là. Voici la suite de ce texte:

Et, correspondant à ces 10 citations de versets, Israël couronne HaQaddoche baroukh Hou de 10 vêtements:
1-2. (Je me revêtais d'équité comme d'une parure), "mon esprit de justice était mon manteau et mon turban". Job 29, 14. En voici deux (sous-entendu: vêtements).
3-5. "Il endossa comme une draperie de vengeance et s'enveloppa" (en guise de manteau, d'un zèle jaloux). Isaïe 59, 17. En voilà cinq.
6. (Je continuai à regarder, lorsque des trônes furent dressés et un ancien des jours prit la place). "Son vêtement avait la blancheur de la neige", (et la chevelure de sa tête, celle de la laine éclatante son trône était des flammes étincelantes et ses roues un feu incandescent). Daniel 7,9.
7. "Pourquoi cette couleur rouge à ton vêtement?" Isaïe 63,2.
8-9. "Hachém règne! Il est revêtu de majesté; Hachém se revêt, se ceint de puissance". Psaume 93,1.
10. (Bénis, mon âme, Hachém! Hachém, mon Dieu, tu es infiniment grand;) "Tu es vêtu de splendeur et de majesté". Cela fait 10.

(Commentaire. Il n'y a pas de doute que, dans la respiration qui est le contexte global de ce texte, nous sommes ici dans une attitude méditative vers la complémentarité et la complétude entre Dieu et les hommes). Ecoutons et dégustons.
Et le texte se termine par une autre interprétation qui souligne bien que nous n'avons pas conscience de toutes ces beautés et qu'il fallait la révélation pour nous les faire connaître (sens de "Modia, Je fais connaître"). Et l'auteur souligne ainsi avec force: même si nous n'en n'avons pas conscience, cela est). Donc, écoutons par cette forme de conscience.

Voici une autre compréhension: "Soos assis baHachém, Je me réjouirai grandement en Hachém" (Isaïe 61,10). A quoi cela est semblable? A une épouse dont le mari et le fils et le gendre vers une autre ville, etc. comme il est dit dans la Pessikta (de Ribbi Kahanah).
(Fin du texte).

(Commentaires.
1. Par ce dernier texte de Ribbi Bérékhia, nous comprenons que même s'il nous est révélé combien ce mouvement continu de montée et de descente qui se produit entre nous et Dieu dans la respiration est désormais clair dans tout ce qu'il porte, en fait nous le vivrons comme une absence et distance affective très douloureuse souvent.
2. Mais cela ne devrait rien changer dans la confiance et la fidélité, et peut-être même dans la réassurance que nous avons à reconstruire sans cesse envers la conscience de l'union vivante. Et, pour cela, la respiration se poursuit et se renouvelle continuellement.
3. Au lecteur, maintenant, de dresser la liste personnelle des dimensions dynamiques de la respiration qu'il a reçues ainsi par ces textes apportés vers lui de par la tradition la plus ancienne, la plus solide où j'ai essayé de ne rien ajouter mais seulement d'expliciter.
Je rappelle quelques unes de ces dimensions, mais c'est votre réflexion personnelle sur le texte qui vous permettra de constituer votre ligne car chaque lecteur est un instrument de musique unique auquel aucun autre ne peut être comparé et qui a été créé tel par la volonté du Créateur. La transmission par le Rav n'est qu'un outil, un conduit, (un tsinor), comme il est dit dans les Principes des Pères: "âssé lékha Rav, fais pour toi-même ce que tu peux recevoir du Rav". Il y a beaucoup à comprendre de là. Tomber dans la servilité est contraire à ce principe et à ce que D.ieu a demandé comme première révélation à Avraham: "lékh lékha, va vers toi-même"). Le Rav ou le thérapeute ou le transmetteur et éducateur ne sont que des adjuvants accompagnateurs et temporaires.

4. Certes, on peut apprendre aussi des autres cultures, et c'est sagesse.
Mais il est impossible "d'être" si on ignore la sienne propre dans toute sa richesse.
Et il est encore plus impossible que des accompagnants (éducateurs, psychothérapeutes, psychanalystes, formateurs en développement personnel holistique) ignorent les ressources culturelles et anthropologiques de la personne juive qui leur demande de l'aide. L'affaire serait encore plus absurde si un Juif demandait avec confiance cette aide à un professionnel Juif de l'aide qui, lui-même, aurait fait l'impasse ou aurait choisi délibérément l'ignorance envers la sagesse multimillénaire de sa propre origine. Absurde.

Dès mes études de psychologie, j'ai ajouté la connaissance de la philosophie indienne dans les cours magistraux de Olivier Lacombe; et j'ai ajouté ajouté les études d'espagnol me donnant accès à l'oeuvre des deux grands mystiques espagnols d'origine de familles juives. Aussi bien que la lecture en latin ou grec des sources religieuses de la civilisation occidentale. C'est bien pour cela que mon sujet de thèse de doctorat d'Etat sur travaux publiés qui m'a permis d'accéder directement à la fonction internationale de professeur d'université fut: "l'influence de la culture sur le rêve du patient". Et avant mon alyah en Israël où j'allais bientôt me trouver en situation de formateur de psychothérapeutes de cultures différentes (bien plus qu'en France, alors, ou dans les autres pays où j'ai travaillé) et qui eux-mêmes seraient dans la même situation dans ces cultures entremêlées, j'ai travaillé jusqu'aux sources la langue et les oeuvres des auteurs fondateurs de la culture arabe et persane, puis d'autres cultures dans la mesure où de jeunes Israéliens revenaient vers moi étudier après avoir passé du temps dans la sagesse d'autres cultures diverses et surtout pas hors de son anthropologie ancestrale souvent complexe. Et j'ai approfondi assez leurs langues pour pouvoir lire les textes fondateurs et leurs commentaires dans les langues originales, par respect pour ces personnes qui me demandent de l'aide. C'est l'attitude du Juif qui nous est enseignée par les Sages du Sanhédrin dont il est dit qu'il connaissaient 70 langues, afin que la bénédiction de D.ieu dans toute la Création soit respectée.
Mais la base la plus importante pour les éducateurs et accompagnants, c'est d'abord de connaître et d'assumer nos propres sources vives avec un sérieux au moins aussi grand que celui que l'on met dans la compétence professionnelle envers autrui. J'ai assuré cette formation profonde aussi dans les formations individuelles et dans les supervisions individuelles, et cela non seulement en France et en Israël mais aussi dans d'autres cultures éloignées; et nombreux sont déjà ceux qui y ont intégré cette approche. Cela m'a permis aussi d'y intervenir pour l'aide psychologique internationale dans les conflits entre cultures, que la seule "politique" ou les seules armes militaires ou démocratiques ne peuvent améliorer.



Quatrième source dans la tradition juive sur la respiration:
L'enseignement des caballistes.

Il est clair que ce n'est pas ici le lieu pour développer ces points. Je vais donc seulement donner des références pour que les étudiants avancés puissent s'y reporter. Toute la question des 5 composantes de la néchama (âme) est développée par le Ari, zal, dans Ets Hayim 42, 2-3. Et il y indique aussi que chaque niveau est lui même dans une dynamique comprenant les 10 séfirotes. J'indique cela avec précision pour bien réaliser qu'il y a richesse mais il est impossible pour nous, si petits, de la comprendre. Dans cette réciprocité, le Ari va jusqu'à dire dans le chapitre 42, 2 que la néchama est appelée gouf (corps), et il répète que ce n'est pas la néchama qui pèche mais le néféche et le corps: toutes affirmations qui nous montrent combien il faudrait une longue formation pour ne pas faire dire n'importe quoi aux mots sous prétexte qu'ils sont apparemment simples.

Et Ribbi Moché Cordovéro, dans Pardés Rimonim, dans le chapitre 21 traitant des détails des noms divins, aborde la question de la respiration pendant la méditation sur ces noms. Il y présente une technique très précise de nomination de ces noms accompagnés de telle ou telle voyelle et il y décrit... comment respirer à chaque instant lors du déroulement de cette formulation très détaillée. Il nous montre par là que cette tradition qui est passée par Abulafia jusqu'aux prières quotidiennes et jusqu'aux versets de la Torah, a été transmise; elle a été publiée par les Sages dans leurs ouvrages et elle est pratiquée par ces Sages qui ont reçu cette formation très longue et très complexe et qui ont été reconnus capables de la recevoir; cela est très rare et celui qui prétendrait s'avancer seul dans ces voies sans avoir acquis la formation de base puis la formation avancée en Torah, talmud, halakha, etc. selon les méthodes traditionnelles de formation... prouverait simplement qu'il n'a rien compris et n'en n'est même pas conscient.
Il reste pour nous, dans l'allusion brève à ces textes de ces Sages très particuliers, une conformation sur la justesse de tout ce qui a été dit précédemment.


Liste des sources étudiées ici dans la tradition juive sur la respiration:
Tanakh:
Béréchite 7,22 avec Rachi. II Samuel 22; 16 avec Métsoudate David. I Rois 20, 31. Isaïe 30,32 avec Radaq. Jérémie 11, 19 avec Radaq. Job 26,4 et 33,4 avec Métsoudate Tsione. Qohelete 6, 17 avec Torah Témima. Commentaire de Ribbi Eliahou Vidas, le célèbre auteur de Réchite 'Hokhma (dans le chapitre Ahavah, 10).

Middrache Rabbah:
Béréchite 14,9. Dévarim 2, 37.

Talmud:
Rachi sur Haguiga 12b. Nombreux commentateurs sur Soucca 53-54. Chabbate, Tossafot sur 121b. Roche ha Chana 33b-35 avec nombreux commentateurs.

Zohar:
II Michpatim 94b et 119a. II Térouma 174a.
Tiqounéi Zohar: 50b et 52a.
Et Pardès Rimonim de M Cordovéro, ch. 21 et Ets 'Hayim 42,2-3.

Siddour de prières:
Vitry, le Roqéa'h et autres commentateurs sur le verset du psaume 150.

Halakha:
Beit Yossef, Ora'h Hayim 199,4, katav rabeinou. Nombreux commentaires sur la respiration et le chofar d'une seule respiration, comme Chouk'hane Aroukh Orah Hayim 590,8 et suivants et le Hazone Ich sur les halakhotes de Roch ha Chana et l'Encyclopédie talmudique, vol. 16.

Le Chlah ha qaddoch, Ribbi Yéchaya Horowitz dans Chénéi Lou'hote ha bérite, Massékhète Pessakhim, Matsa âchira, 389.



Résumé des dimensions de la respiration dans la tradition juive exprimées dans cette étude.


Ce résumé a pour but
- de vous permettre,
- dans l'acte méditatif de prise de conscience de chaque respiration,
- de vous unir à ces différentes dynamiques:
respiration-âme .../... adam primitif .../... influx donnant la vie .../... adam .../... 5 composantes de l'âme .../... elle comprend tout l'humain .../... montée et descente vers D.ieu source .../... unicité .../... réchauffement .../... dans la main de D.ieu .../... louange du Créateur .../... jubilation .../... double lieu .../... double lien .../... D.ieu/moi .../... homme/femme et rythme alterné de couple.../... complétude .../... 32 voies de la Sagesse .../... accès au divin .../... immédiateté .../... union .../... plein, plénitude .../... porte-portail .../... éveil constant .../... vision .../... découverte de toute la dualité divine de toute créature .../... éveil

- pour les percevoir personnellement et les développer en chaque instant répété: "Chiviti Hachém lé negdi tamid, je me représente Hachém devant moi toujours", dit le psaume 16,8.

Questions pour les accompagnants: "ai-je perçu ces dynamiques de base dans la constitution et la dynamique de chaque Juif que j'aide? Ai-je développé ces dimensions chez moi-même? Car ce sont les dynamiques de base de la personnalité et de sa "vie". Est-ce que je connais l'anthropologie juive au sein de laquelle j'aide les Juifs? Anthropologie qui est inscrite inconsciemment mais puissamment dans ce qui dynamise sa vie. La civilisation chinoise a perçu qu'il est possible de s'exercer (gong) sur l'énergie (qi), et elle a inventé le Qigong; et cet exercice se réalise par trois régulations (san tiao): la régulation du corps physique (tiao chén) et toute la pratique juive est à ce niveau, la régulation de la respiration (tiao xi) que vous venons de voir dans le judaïsme, et la régulation du coeur (tiao xin) et le judaïsme a infiniment développé avec spécificité cette dimension (voir le lien ici sur Modia). Alors, pourquoi connaîtrions-nous tous les bienfaits des autres civilisations que la Torah reconnaît (cf. le passage du Talmud sur la répartition des 10 mesures par le Créateur parmi les peuples) et refuserions-nous de connaître les mesures de notre sagesse? Sortons de cette situation d'aliénation due à l'exil qui a duré 2000 ans; car nous sommes la génération de la libération.

Terminez cette étude par la lecture de cette page (lien)
avec photos parlantes qui montrent et expansent en nous la grande respiration.



Photo Nasa



Tableau de Pieter Breueghel

Photo de l'auteur

et découvrons cette délivrance
à la fois dans le texte, à la fois dans le don de la nature
que nous devons regarder en bénissant pour comprendre ce don, et dans la respiration intérieure
dont chacun aura en son expérience unique:

 



4. Le vocabulaire bilingue (français-hébreu) des parties du corps
 
Vêtements

Vêtements
chapeau: kovâ, kissouï roch
foulard: tsaîf, mitpa'hate
perruque: péa
écharpe: tsaîf
manteau: méîl
gants: kéfafote
canne: makel
parapluie: mitriya
bottes: magafaim
chaussette: guérév
chaussure: naâl, naâlayim
maillot de corps: goufia
chemise, chemisier: 'houltsa, coutonéte
chemisier à manches: charvoul
soutien-gorge: 'hazia
pull-over: afouda, svéder
gilet: 'hazia
slip: ta'htonim
pantalon: mikhnassayim
jupe: 'hatsayit
dentelle: ta'hra

 

Bijoux
boucle d'oreille: âguil
collier: ravid
broche: sika
perle: pnina, (pluriel: pninote)
bracelet: tsamid
bague: tabaâte

Parties du corps qui sont au féminin en hébreu et, en plus, ces mots sont accentués sur la première syllabe:

Ayine adouma: oeil rouge
Ozén 'hada: oreille fine, aiguisée, précise
Lé'hi néfou'ha: joue gonflée
Chén lévana: dent blanche
Katéf 'hazaqa: épaule forte, solide
Etsém qacha: os dur
Bétén méléa: ventre plein
Zéroâ nétouya: bras tendu
Yad 'hazaqa: main forte
Choq qétana: jambe petite
Yérékh chéména: grosse cuisse
Réguél ré'hava: pied large
Naâl ché'hora: chaussure noire

Autre, au féminin:
Tsiporén arouka: ongle long

chapeau: kovâ, kissouï roch
foulard: tsaîf, mitpa'hate
perruque: péa
écharpe: tsaîf
manteau: méîl
gants: kéfafote
canne: makel
parapluie: mitriya
bottes: magafaim
chaussette: guérév
chaussure: naâl, naâlayim
maillot de corps: goufia
chemise, chemisier: 'houltsa, coutonéte
chemisier à manches: charvoul
soutien-gorge: 'hazia
pull-over: afouda, svéder
gilet: 'hazia
slip: ta'htonim
pantalon: mikhnassayim
jupe: 'hatsayit
dentelle: ta'hra


Bijoux
boucle d'oreille: âguil
collier: ravid
broche: sika
perle: pnina, (pluriel: pninote)
bracelet: tsamid
bague: tabaâte

tête: roch
visage, face: panim
front: métsa'h
oeil : ayine
oreille: ozéne
nez: af
bouche: pé
joue: lé'hi
menton: santar
cheveux: séâr, séâra, (pluriel, séârote)
boucles: taltélim

Verticalité

tête: roch
cou: tsavar
épaule: katef
thorax: beit ha 'hazé
abdomen, ventre: bétén
nombril: tabbour
aine: michaa
pubis: erva
sexe (membre): ever ha mine
sexe masculin: pine
cuisse: yérékh
genou: bérékh
fémur: choka
jambe: réguél
pied: kaf ha réguel
orteil: etsbaôte raglayim
talon: êqev

 

bras: zarouâ
coude: marpéq
poignet: chorech kaf ha yad
main : yad
dos de la main: kaf ha yad
paume: panim kaf ha yad
pouce: agoudal
doigts: etsbaôtes

os de...: étsem (ensuite on nomme l'organe)
côtes: tsélaotes
guélilim: phalanges
vertèbre: 'houliya
vertèbres: h'ouliyote
du haut: ...tsavariotes
du dos: ... ha 'hazé
lombaires:...motniotes

 

Colonne vertébrale: âmoud ha chidra

vertèbre: 'houliya
vertèbre dorsale: 'houliya gavite
racine: choréche
fil: 'houte
nerf intercostal: êtsev beine tsélayiim
nerf fémoral: êtsév ha yérékh

muscle: charir, chéririm (pluriel)
tendon: guid
pour nommer chaque muscle, on dit: muscle de... organe, par exemple:
pectoral (chérir ha 'hazé, muscle de la poitrine)
muscles du visage: chériré ha roche. Etc...

Bouche- pé

Lèvre supérieure: safa éliona
lèvre inférieure: safa ta'htona
dent, dents: chén, chinayim
langue: lachone
émail: tazguig
racine: choréch
palais: 'héne rakh
amygdale: chéqédim
intérieur de la bouche: 'halal ha pé

Processus respiratoire:
tahalikh ha néchima

Dispositif: maneguénone
air: avir
Respiration: néchima
aspiration: chéifa
expiration: néchifa
bouche: pé
nez: af
qané: trachée
poumons: réote
bronches: simponotes


Système de procréation-
maârékhete ha réviya

homme: guéver
femme: icha
membres sexuels: évréi ha mine
vagin: nartiq
ovaire: cha'hala
utérus: ré'hem
sexe masculin: pine
prépuce: orla
circoncision: mila
toison du pubis: séîr ha érva
testicule: échékh
érection: zéqifa
éjaculation: pélita
rapport sexuel: hizdavégoute
prostate: ârmonite
sein(s): chad, chayim
cycle: ma'hzor
période féconde: téqoufa poriyaa
cellule: ta
ovulation: biouts
règles: véssét
mois: 'hodèche
ovule: bétsite
oeuf: beitsa
trompe: 'hatsotséra
grossesse: érayone
être enceinte: bé érayone
foetus: oubar
cordon ombilical: 'hével ha tabour
jumeau: téom
naissance, accouchement: léida

Système urinaire - maârékhete ha chéténe
rein, kliya
reins, kélayotes
uretères, chofkhanim
vessie, chalpourite ha chéténe
canal urinaire, chofkha
rein artificiel, kliya mélakhoutite
sphincter: soguer


Système nerveux - maârékhete ha âtsabim
nerf, nerfs: êtsev, âtsavim
cellule nerveuse: ta êtsev
cerveau: moa'h
hémisphère: hémisféra
nerf optique: êtsev ha réiya
nerf facial: êtsev ha panim
nerf auditif: êtsev ha chémiya
hypophyse: yotéret ha moa'h
bulbe olfactif: golate 'houch ha réa'h
zone sensorielle: ézor té'houchati
zone motrice: ézor ténouâti
cellule: ta
noyau: garîne

Coeur: lev

Veine: varid
artère: ôréq
aorte: av haourqim
ventricule: 'héder
valve: mastem
dystola-systola

Système lymphatique - maârékhete ha limfa

Système immunitaire - maârékhete ha 'hissoune
ganglions: ganglionim

Oeil: âyine

sourcil: gaba
paupière: âfâf
cil: ris
rétine: réchétite
iris: qachtite
cornée: carnite
liquide rétinien: nozel méimiq
glande lacrimale: baloutate dimaote
lentille adacha
lunettes: michkafayim
myopie: qotsér réiya

Audition: chémiya

oreille: ozéne
lobe: ténoukh
conduit auditif: téâlate ha chémiya
oreille interne: ozène pnimit
oreille externe: ozène 'hitsonit

Un sens: 'houch, les sens: 'houchim
sens olfactif: 'houch ha réa'h
le goût: taâm
le toucher: magâ
empreintes digitales: téviâte etsbaôte
une excitation: guirouille

Système digestif - maârékhete ha îkoul

oesophage: véchéte
estomac: qéva
foie: kévéd
pancréas: lavlav
rate: té'hol
bile: kis mara
colon: qarkéchète
intestin: méî
gros intestin: méî gas
intestin grèle: méî daq
appendice: tosseftane
rectum: 'hal'holéte
anus: pi ha tabaate

 

Bénédiction quand on met les vêtements:
"Baroukh atta Hachém, Eloqénou mélékh ha ôlam, malbich âroumim"
(Béni es-tu, toi Hachém, Dieu du monde, qui habille ceux qui sont nus).

5. Le vocabulaire indispensable en hébreu
pour vous débrouiller avec efficacité dans les soins médicaux


et pour participez aux nouvelles israéliennes concernant la santé de telle ou telle personnalité.
Tout immigrant qui connaît ce petit vocabulaire n'aura plus aucun problème de communication avec les médecins ou hôpitaux. Stop aux angoisses inutiles, c'est simple de vivre en Israël avec un minimum d'effort :


examen: bédiqa
hôpital: beit 'holim
département: ma'hlaqa
médecin: rofé, rofa (fém)
infirmières: a'hayotes
spécialiste: moum'hé, moum'hit
spécialistes: moum'him
hospitalisé(e): méouchpaz, méouchpézéte
laboratoire: maâbada
équipe: tsévéte
directeur: ménahel
responsable: a'haraï
centralisateur: mérakez
on suit: ôqévim
réunion d'équipe: yéchivate tsévéte
elle soigne: hi métappélete
il soigne: hou métappél

examen: bédiqa
examinent: bodekim
soin: tippoul
norme: norma
diminution: yérida
jusqu'à maintenant: adayine
plus: yoter - moins pa'hote
égal: chavé
diagnostic: diagnoza
prévoient comme programme: métakhnénim
programme: tokhnite
décision: a'hlata
décider: léa'hlite
objectif: yaâd
misssion: méssima
investir: lé achkiâ
résumé: sikoum
conclusion: maskana
évaluer: léaârikh,
j'évalue: ani maarikh(a)
ce qu'on espère: tsipiotes
tête: roche
cerveau: moa'h
droit: yamine - gauche: smol
pouls: doféq
léger (e): daq, daqa
fort: 'hazaq
tension: la'hats
normal: takine
habituel: ka raguil
bon: tov
mauvais: râ
grave: 'hamour
mesure: médad
rythme: qétsev
changement: chinouï
situation: matsav
signe: sima; signes: simanim

demander: lévaqéch
je demande: ani mévaqech, mévaqéchete
exiger: lidroche
j'exige: ani dorech, ani doréchéte
s'il vous plait: bévakacha
urgent: da'houf
question: chééla
réponse: téchouva

évanouissement: hitâlfoute
atteinte: négâ
grave: kaché, kacha
danger: sakana
un dommage: nézeq
hypertension: la'hats dam gavoâ
douleur(s): kéév, kéévim (pluriel)
j'ai une douleur à la tête: koève li ha roch
souffrance: sével
je souffre: ani sovél (sovéléte) (féminin)

changement: chinouï
complication: istabroute
imprévu: lo tsafouï
ne savent pas: lo yodéîm
coma: tardémète
mort: mavéte

léthargie: tardéma
paralysie: chitouk
inflammation: daléqéte
hémorragie: dimoum, chétéf dam
scanner: CI TI
endormissement artificiel: ardama
révéiller: léaîr
sauvetage: atsala
pause: afsaqa
prière: téfila
psaumes: téhilim
soutien: témikha
aide: êzra
j'aide: ani ôzer(éte)
je soutiens: ani tomékh (ète)
visite: biqour
discret: discréti
encouragement: îdoud
stabilité: yétsivoute
complication: histabehoute
amélioration: chippour
amélioration radicale: a'hlama
satisfaction: sipouk
satisfaisant: méssapek
espoir: tiqva
encourage: mé'hazeq éte ha yad
optimiste: optimi
pessimiste: pessimi
prudent: zahir
triste: atsouv
guérison: ripouï
sortir de danger: latset mi sakana
convalescence : havraa
résurrection: té'hiya
joie: sim'ha


6. Le vocabulaire du corps vivant la Torah

Vocabulaire
des notions

Exercice
de mémorisation

de versets

Vocabulaire
de la vie

Vocabulaire
de méthode
dans l'étude

'haya : Chémini
émor et dabbér : Emor 
ki : Vaét'hanane 
kol : Bé'houqotaï 
léchém : Vayiqra 
lechone qabala : Ki Tissa
nassa : Ki Tissa 
qaloute roche : Tazriâ
la qédoucha : Qéddochim 
ratsone : Tazriâ
vénatati : Métsorâ 
yéche et vav : Vayetsé
michpatim : Michpatim

Ici, la prière pour les malades, et le gomel

Ici, le sens du décès, de la mort et les rites
qui les accompagnent.

 

7. Tout mot quotidien en hébreu est vécu aussi dans la Torah

Voici une étude capitale qui sera mise prochainement sur le site

8. La méthode sûre du site Modia pour l'apprentissage de l'hébreu



Sur chaque page du site, vous y apprenez l'hébreu


Comment ?

1. INTEGRER L'HEBREU
Chaque semaine, Sur chaque page de LA PARACHA, vous lisez le commentaire de la Torah qui comprend des dizaines de mots et structures intégrés dans un contexte que vous avez intégré. VOUS PENSEZ HEBREU.
Alors, chaque jour vous apprenez et mémorisez systématiquement -selon votre capacité- quelques mots ou une dizaine de mots, selon votre capacité. VOUS MEMORISEZ L'HEBREU.
Le progrès se fera très vite car vous intégrez dans votre pensée spontanée des mots et phrases qui sont situés dans des contextes où votre sentiment est présent.
C'est la méthode la meilleure pour acquérir un hébreu vivant. 
Et votre hébreu sera relié à la Torah, sans division entre la tête et le coeur.

Méthode sûre en 6 points
1. Faites-vous un cahier de toutes ces expressions que vous apprenez et vous connaitrez vite l'hébreu.
2. Répétez ces mots et phrases sans regarder le texte, pour mémoriser.
3. Révisez les mots et phrases des jours précédents.
4. Lire chaque jour quelques lettres d'hébreu dans la Torah, quelques mots ou un verset, et les apprendre selon la même méthode. Les dire plusieurs fois dans la journée.
Je continuer moi-même à pratiquer cette méthode chaque jour. L'hébreu devient parlé dedans. Vous accomplirez les mots du Chémâ (védibarta bam : tu parleras en toi et dehors à tes enfants dans les mots de la Torah).

5. Des études précises de VOCABULAIRE  biblique.

6. Ecouter l'hébreu pour former votre oreille :
- la paracha est reliée aux bibliothèques sonores accessibles sur le Net, celle de l'ORT en particulier.
- chaque heure, vous pouvez entendre les informations en direct en hébreu sur votre ordinateur (cliquez sur Listen).

7. Pour les plus avancés. Lire beaucoup. Des excellentes éditions bilingues du livre de prières, des psaumes et de la Torah existent sur le Net. Voyez aussi la bibliothèque des grands textes juifs sur l'internet .

Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour

Suite du texte de cette 1e étude sur la respiration, sur cette seconde page : lien
 


 
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