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Livre d'or

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Apprendre à lire les manuscrits sépharades anciens:
vos manuscrits et actes familiaux,
vos livres anciens manuscrits.
Cours. Page 2

Une page réalisée avec affection.
Je la dédie à la Rabbanite Jamila Messas, chalita, épouse de Rabbénou Chalom Messas, zal.
Depuis qu'il déchiffrait ces manuscrits dans sa jeunesse,
elle a rendu possible le rayonnement du Rav, et son accueil envers tout le peuple d'Israël ne peut être assez loué.

par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
http://www.modia.org
© Copyright



 

Le commentaire commence maintenant en fin de la première ligne

Déchiffrons en transcrivant les sons:
Léôlam Hachém dévarékha nitsav ba chamayim
(Pour toujours, Hachém, Ta parole est stable dans les cieux).
Kane ba lomar taâm (ici vient dire un sens...).

Maintenant, apprenons lettre par lettre. Dans les chiffres suivants, 1.6 par exemple, le 1 représente la ligne, et le 6 représente le sixième mot dans cette ligne. Vous pourrez ainsi facilement retrouvrer les explications nécessaires pour lire un caractère.

1.6 Le premier mot Kane (Ici) nous montre de nouvelles particularités:
- la première lettre, le kaf, k, n'est pas ici très différent en tracé du béit.
- la seconde lettre est nouvelle pour nous, c'est le alef. Il a un peu le tracé du tav moderne avec un trait qui le surmonte. Bien le distinguer du mém.
- la troisième lettre, noune sofit, n final est un long trait vertical, très légèrement courbé en bas. Dessinez le mot maintenant plusieurs fois.

1.7 Le second mot: ba (vient): c'est le premier mot dont nous connaissons toutes ses lettres!
1.8 Le troisième mot: lomar (dire): encore un mot dont nous connaissons toutes ses lettres! Bien distinguer le mém, en le séparant du vav qui le précède, par la vue.
1.9 Le quatrième mot: taâm (sens): nous connaissons ses dernières lettres sauf la première qui est le téit. Ajoutez bien sa forme sur votre liste et dessinez maintenant toute la ligne. Et relisez la plusieurs fois.
Encouragement encore : vous connaissez maintenant 15 des 27 lettres, plus de la moitié! Et vous allez donc avancer de plus en plus vite dans la lecture.


2. Lisons la seconde ligne:

A'her débichvilo téqoubal téfilato. Vé hou dékol.
Donnons la traduction avec le début de phrase sur la ligne précédente: "(ici vient dire un sens) autre selon lequel pour lui sera acceptée sa prière. Et c'est que tout...".
2.1 Premier mot: a'hér, autre. Il n'y a qu'une nouvelle lettre, le 'héit: attention, il ressemble au tav imprimé actuellement, et il ne doit pas être confondu avec la lettre mém que nous avons rencontrée dans les mots bachamayim et lomar. En effet, le jambage du haut dans le mém est ouvert et en courbe vers l'avant.

2.2 Second mot: débichvilo, selon lequel pour lui. Nous connaissons toutes les lettres, mais nous apprenons ici les variantes et liaisons. Les deux beit sont écrites un peu différemment. Le beit et le chine sont reliés: il faut donc bien les connaître pour ne pas se demander quel est ce nouveau caractère. Le béit et le youd de vi sont reliés comme s'ils formaient une seule lettre qu'il ne faut pas confondre avec un chine ou tav actuels.

2.3 Troisième mot: téqoubal, sera reçue, acceptée.
Nous apprenons deux lettres nouvelles qu'il ne faut pas confondre: le tav et le qouf. Voici leurs différences avec celle du :
La courbe du haut est presque identique, mais en bas le trait est droit et collé dans le qouf, tandis qu'il est tourné vers la droite dans le , et qu'il est tourné vers la gauche dans le tav. C'est simple mais il faut bien les mémoriser visuellement. Dessinez-les jusqu'à ne plus les confondre. Faites bien attention de lire ensemble les deux traits d'une lettre dans la lecture: par exemple, le tav du début le voir avec ses deux traits sinon vous chercherez le reich et un noun.
Ensuite, vous voyez bien la lettre qouf; mais vous vous demandez ce qu'est cette lettre en dessous du qouf! C'est simplement l'allongement très fort de cette lettre avec une sorte de courbe ou crochet en bas.

2.4 Quatrième mot: téfilato, sa prière.
Nous pouvons appliquer notre connaissance de la lettre tav, au début du mot.
La seconde lettre n'est pas le mém car son trait vertical ne descend pas jusqu'en bas, mais c'est la lettre . Voyez ici les différences entre , tsadé, , il est clair qu'il faudra toujours se poser la question en raison des variations dans l'écriture personnelle.
Ensuite, nous avons le laméd puis à nouveau le tav et le vav final: téfilato. Mais nous observons une différence entre les deux tav: le premier est bien dessiné avec les deux traits séparés tandis que le second relie les deux traits et vous pourriez vous demander ce qu'est cette nouvelle lettre, c'est aussi le tav.
Ensuite, le point en haut est simplement le point de fin de phrase.

2.5 Cinquième mot: véhou, et c'est
Nous connaissons les lettres: vav, hé, vav, alef. Vous constatez les variantes: les deux vav sont un peu différents et le n'a pas son jambage bien courbé vers la droite. Soyons souples dans les formes, une fois que nous les connaissons bien.

2.6 Sixième mot: dékol, Et c'est que tout... nous connaissons bien ces lettres.
Encouragement encore : vous connaissez maintenant 19 des 27 lettres, plus des 6/9! Vous savez presque lire après avoir bien travaillé seulement deux lignes. Nous allons maintenant pouvoir aller plus vite et découvrir directement le sens de cet enseignement du Rav.


3. Lisons la troisième ligne:

îqarénou baTorah vatéfilotes hou kédéi létaqqén ôlamotes êlionim...
Donnons la traduction avec le début de phrase sur la ligne précédente: "(ici vient dire un sens autre selon lequel pour lui sera acceptée sa prière. Et c'est que tout) notre essentiel dans la Torah et dans les prières est pour réparer les mondes supérieurs...".
Nous connaissons toutes les lettres des deux premiers mots. Voyons que le final de haTorah a un jambage plus court que les autres jambages habituels.
Bien plus, dans le 3e mot, vatéfilotes, le tav n'a pas son jambage comme il est bien dessiné dans la dernière lettre du mot; et le ou fi est dessiné comme un mém; je reconnais qu'il faut une grande souplesse pour lire les écritures, mais il en serait de même de la mienne ou de la vôtre.
Voyons ensuite: hou kédéi. Le hou est facile à lire, mais vous auriez pu lire ko (kaf hé) au lieu de kédéi par erreur, car vous ne saviez pas que le youd vient souvent se glisser sous le dalét, ce qui lui donne l'allure trompeuse de la lettre . Donc, bien lire: kédéi (pour, afin de) et non pas ko ou bo.
Dans le mot suivant, létaqqén, la lettre tav voit son jambage tellement relevé qu'elle ressemble à notre écriture actuelle.
Dans l'avant dernier mot, ôlamotes, les mondes, les trois premières lettres sont simples (ayine, vav, laméd), mais il faut bien distinguer le mém qui est pourtant bien dessiné. Contre lui se blotit le vav. Mais le tav final est plus difficile à identifier car il se fond dans le vav. Et on a le mot ôlamotes.
Dans le dernier mot, êlionim, le youd avant la dernière lettre est venu se cacher dans la boucle du lamed et nous le voyons à peine.
Relisez bien maintenant toute la ligne.
Puis arrivons-en à l'essentiel: le sens, pour la première fois.
Le Rav a pris ce verset des psaumes
"Pour toujours, Hachém, Ta parole est stable dans les cieux" pour nous expliquer que tout ce dont nous avons besoin dans la Torah et dans nos prières est mis dans ce verset qui ne vient pas nous dire que les Cieux sont stables, car c'est évident. Il vient nous expliquer que, dans notre monde fragile et difficile, ce sont les mots de notre prière qui doivent rejoindre ceux de la Parole de Hachém car elle, qui est dans les cieux, est stable; et, alors nous serons sauvés.
C'est donc un enseignement vital: comment comprendre et agir pour que nous puissions être sauvés aux heures de détresse. Il va le développer et nous donner ci-dessous l'exemple des Patriarches pour bien comprendre cela car ils l'ont compris et ont pu ainsi construire dans le monde. Comme il le dit, c'est essentiel pour nous.


4. Lisons la quatrième ligne:

lémaâla. Vékhol haqédochim harichonim haétanim mossedéi (aréts) ...
Donnons la traduction avec le début de phrase sur les lignes précédentes: "(ici vient dire un sens autre selon lequel pour lui sera acceptée sa prière. Et c'est que tout notre essentiel dans la Torah et dans les prières est pour réparer les mondes supérieurs)
d'En-Haut. Et tous les Saints, les premiers, qui sont stables-solides-forts, fondations (du monde) ...".

Lecture:
Le premier mot est facile, à la fin c'est un et non pas un mém final. Il est suivi d'un point de fin de phrase.
Le second mot sans problème. Le troisième mot haqédochim a un trait surajouté avant le , dont le jambage n'est pas assez tourné vers la droite. Il l'est un peu plus clairement en début du mot suivant.
Ce mot harichonim voit le reich et le aleph se mélanger en un seul graphisme. Le chine a vibré en courbe également. Puis le vav et le noun se touchent et le mém final vient toucher l'extrêmité du jambage du noun. Cela nous dit, graphologiquement, que le Rav réagissait avec intensité en parlant de ces Patriarches.
Le mot suivant haétanim est simple à lire; le youd est confondu dans le mém final.
Dans le dernier mot, mossedéi, quelques particularité: le mém et le vav se touchent. Le samékh est clair. Et nous retrouvons ce que nous avons déjà vu quand le youd vient se glisser sous le dalét.
Regardez bien cette ligne, avec ses variations de hauteurs entre les mots et vous sentirez la vie de la main qui écrit et du Rav qui ressent cet enseignement. Ce n'est pas du texte imprimé, froid et égal.
Notre lecture, en vous présentant une photo de chaque ligne, vous simplifie l'apprentissage, car souvent les lettres se chevauchent un peu d'une ligne à l'autre et cela complique pour le débutant.


5. Lisons la cinquième ligne:

aréts kivane chékol déâtane haya létaqén ôlamote haêlionim...
Donnons la traduction avec le début de phrase sur les lignes précédentes: "(ici vient dire un sens autre selon lequel pour lui sera acceptée sa prière. Et c'est que tout notre essentiel dans la Torah et dans les prières est pour réparer les mondes supérieurs
d'En-Haut. Et tous les Saints, les premiers, qui sont stables-solides-forts, fondations)
du monde puisque toute leur idée était de réparer les mondes supérieurs...".
Dans le premier mot, nous apprenons une nouvelle lettre, le tsadé en fin de mot, avec sa belle guirlande comme les jolies signatures d'antan.
La suite est facile à lire, puisque vous connaissez toutes ces lettres et qu'elles sont bien séparées. Voyez dans le mot haya, toujours ces mêmes petites variations dans le dessin du jambage du hé, mais savez les voir maintenant sans être perturbé.
Dans le mot ôlamote le vav entre le mém et le tav est oublié.
Relisez cette phrase et vous aurez la grande satisfaction de savoir lire un manuscrit ancient et de le comprendre.

Maintenant, jubilez: faire l'exercice de relire les 5 premières lignes plusieurs fois et vous découvrez que vous savez lire.
Et continuons jusqu'à lire tout ce texte et le comprendre en enseignement direct, ce qui est "autre chose".


6. Lisons la sixième ligne:

âl zé nityasséd haôlam oukémo chédarchou razal âl passouq...
sur cela se fonde le monde, et comme ont expliqué nos Sages, que leur souvenir soit bénédiction, sur le verset".
Le Rav explique ici que les justes sont la fondation sur lequel le monde existe et subsiste; car ils ont le souci de faire correspondre le monde d'ici-bas au monde d'En-haut. C'est là qu'est la réparation, dans ce qui doit être en adéquation entre le bas et le haut, et cela est vraiment entre leurs mains, leur action et leurs prières.

7-8. Lisons la septième et la huitième lignes. Elles vont nous donner la preuve par un verset de la Torah:

Elé tolédotes hachamayim véhaaréts béhibaream Al tiqri
béhibaream éla Avraham ché-âl-yédéi Avraham nitqayém haôlam.
"Ce sont les générations des Cieux et de la terre béhibaream dans leur engendrement. Ne lis pas
béhibaream dans leur engendrement mais par Avraham car par Avraham est en existence le monde".

Lecture: nous lisons tout facilement mais lentement encore, et l'écriture est simple et bien espacée. Voyons seulement les quatre derniers mots: ché-âl-yédéi Avraham nitqayém haôlam.
ché-âl-yédéi est écrit seulement par les initiales chine ayine youd. Avraham est écrit avec une erreur corrigée: le reich est rajouté au-dessus. haôlam comporte aussi un trait qui a recouvert partiellement les lettres ayine et vav. C'est la hampte du laméd de la ligne d'en-dessous. C'est bien utile aussi d'apprendre à lire les fautes ou gribouillis dans les écritures.

Explication du sens. Le Rav cite ici le Midrache Béréchite Rabba 12,9 sur Béréchite 2,4 selon l'enseignement de Ribbi Yehoshua ben Kar'hah faisant remarquer que les deux mots béhibaream et béAvraham sont composées exactement des mêmes lettres pour transmettre ce fait que le Rav expose: il est remit aux justes le pouvoir et le devoir de faire subsister le monde et de le recréer sans cesse parce qu'ils sont reliés à la pureté du bien du monde d'En-haut et relient donc ces deux mondes séparés; et quand il y a un mal qui se développe dans le monde d'En-bas, il porte atteinte si l'on peut dire également dans le monde d'En-haut et dans leur relation; mais, par le fait qu'ils font le lien entre ces deux mondes, ils peuvent réparer, et ils doivent le faire. Alors, c'est par eux que le verset cité au départ, se réalise. Et cela parle de chacun de nous et de notre pouvoir. Le Ari, zal, explique également que ce pouvoir correspond aussi à ce que l'on appelle le guer, le converti, statut qui est celui d'Avraham, de tout le peuple juif, et qui est aussi en guématria la somme de l'union entre les noms de D.ieu. Tout cela va de pair.
Le Rav veut nous montrer la grandeur et la puissance du Juif pour améliorer le monde quand celui-ci va mal. C'est la meilleure réponse que nous pouvons donner face aux folies et destructions des politiciens.

9-10. Lisons la neuvième et la dixième lignes. Elles nous donnent un nouvel enseignement très encourageant et indispensable dans notre désarroi actuel: aucune génération n'a manqué et ne manquera en ces justes.

Vékhén Yits'haq vékhén Yaâqov âléihem hachalom vékhén békol dor va dor nichtalim
hatsadiqim vééin choum dor ché ya'hsérou hatsadiqim kémo ché daréchou.
Traduction: "(ligne précédente:car par Avraham est en existence le monde...) et de même Yits'haq et de même Yaâqov que la paix soit sur eux et de même en chaque génération sont parachevés
(à la ligne) les justes et il n'y a aucune génération où ont manqué les justes comme l'ont enseigné...

 


Retravaillez toute cette phase depuis le début sur l'ensemble du texte que nous avons vu, et la suite de la lecture de tout ce texte viendra vite, si D. veut.
Vous saurez alors lire tout manuscrit sépharade ancien, et il y en a beaucoup dans les bibliothèques juives!

11-13. Lisons les lignes 11 à 13:

ligne 11: rz'l â'p véAvraham haio yiyé. yiyé béguématria chélochim vééine...
Traduction (ligne précédente:...comme l'ont enseigné): "razal (nos rabbins, que leur souvenir soit bénédiction): et Avraham être sera. Sera, qui s'écrit youd hé youd hé vaut en guématria trente et il n'y a pas"...
...
ligne 12: haôlam pa'hote michélochim tsadiqim bédor. Vé éïne lé'haleq...
dans le fonctionnement du monde moins de trente justes par génération. Et il n'y a pas à faire de différence...

ligne 13: béin dor lé dor, lomar zé ha dor raouï liyote bo tsadiqim vézé...
entre une génération et une autre génération, en disant celle-ci est une génération convenable pour qu'il y ait dedans des justes et cette...

14-15. Lisons les lignes 14 à 15:

ligne 14: hador éine raoui lihiote bo tsadiqim dékivane déhakol taloui
Traduction: (et cette...) génération n'est pas convenable pour qu'il y ait dedans des justes puisque tout est suspendu...
Remarque de lecture: vous parvenez maintenant à lire sans difficulté, avec l'aide de la transcription phonétique. Pensez à réviser jusqu'à lire aisément, plusieurs fois car nos habitudes des caractères actuels viennent souvent nous tromper dans la lecture. Ne pas être surpris des surplus dans le dernier mot. Bien séparer le reich et le youd dans le mot tsrikha à la ligne suivante.

ligne 15: bétiqoune ha Chékhina, haChékhina tsrikha tiqoune békhol dor vador
Traduction: ...au tiqoune de la Chékhina: la Chékhina a besoin d'un tiqoune en chaque génération et génération...
Explication: le Rav explique ici que la raison fondamentale qui nous permet de comprendre tout cela est que le Créateur a choisi de nous rendre co-créateurs du monde en chaque génération, et c'est de nous que dépend l'expansion de la présence divine effective, nommée Chékhina, dans le monde. C'est cela qu'il nomme "tiqoune de la Chékhina". Donc, cela se jouera en chaque génération génération, quel que soit le niveau bon ou moins bons des habitants ou des membres du peuple juif qui a reçu la Torah pour bien réaliser cette tâche. Il découle de cela que nous n'avons pas à nous lamenter sur les malheurs de notre génération, ni à nous étonner de la cruauté ou de la difficulté. Bien plus, la terre d'Israël est le lieu par excellence de cette joute entre le bien et le mal, donc il n'y a pas à être scandalisés des difficultés qu'il y a à y vivre; et quand des Juifs prennent prétexte de cette difficulté pour ne pas y vivre, c'est qu'ils n'ont pas compris du tout même s'ils étudient la Torah que l'étude de la Torah n'est pas un passe-temps, ni un faire-valoir donnant des titres ni un luxe pour lequel on pourrait se mettre dans les conditions les plus favorables; elle est une tâche qui doit contribuer au renforcement de la Présence divine dans le monde, par sa vertu seule mais aussi par la présence de celui qui étudie sur le champ du combat, comme lors de la guerre contre Amalec, Moché rabbénou était en prière sur le champ de bataille. Et les autres l'aidaient à maintenir ses bras en prière. Les étudiants de la Torah doivent être présents sur la terre d'Israël, lieu du combat essentiel non pas seulement spirituel mais en actes bons ou mauvais; et ils doivent y être dans la Torah également par la qualité de leur comportement et de leurs relations avec autrui qui seront intégralement selon la Torah. C'est cela le Tiqoune de la Chékhina, ce n'est pas un concept ésotérique. C'est bien pour cela que Rabbénou Yaâqov Abou'hatséra, comme le Rambam, comme le Rambane, comme Ribbi Yossef Caro l'auteur du Choulkane Aroukh, comme le Ramh'al, comme le Gaone de Vilna, comme le Chla, etc. dès que cela fut possible essayèrent constamment et se mirent en route vers la terre d'Israël, dans des difficultés de route terribles à l'époque et malgré les persécutions que les musulmans exerçaient alors contre les Juifs sur place.

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