'Hévrone que j'aime

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Scénario et photos: Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
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 PATIENTEZ UN INSTANT PENDANT LE CHARGEMENT DE CES PHOTOS où j'ai cherché à faire vivre votre regard qui cherche et aime sur place, avec ses émotions.


Quelle puissance et droiture, nos ancêtres ont bien exprimé ici ce que représentent les Patriarches et Matriarches. Cela est aussi solide en montant vers le ciel, sans relâchement.

Il y a encore les traces de beaucoup de siècles de ceux qui ont voulu habiter tout contre leurs ancêtres.


Du haut de l'escalier qui mène aux salles, des jeunes soldats surveillent.
Leur jeunesse est émouvante, ils sourient mais observent professionnellement
et l'un d'eux, au centre, cache le bras toujours posé sur la gachette de la mitraillette.
C'est quotidien pour nous.Qu'ils vivent jusqu'à 120 ans et qu'ils voient les enfants
de leurs petits enfants.



Un bruit de tourbillon d'ailes s'élève et tourne autour de nous comme un concert.
Ces oiseaux sont comme les Juifs, les nuages chargés tourbillonnent, le ciel bleu optimiste
et ils tournent tellement heureux, ils se complaisent avec leurs ailes à jouer en cercles avec le vent.
En Israël, il n'y a pas de distance entre tous les niveaux de l'être.
Nous commençons les psaumes du Chabbate: "les cieux racontent la gloire de D.ieu".
Le haut de la muraille ressemble comme les notes d'un piano qui accompagne
cette démonstration musicale; le soir, nous disons: "j'élèverai mes yeux vers les montagnes"
et les commentaires disent que ces montagnes sont nos Patriarches, nous sommes ici pour cette rencontre.



Nous approchons de la porte

Nous franchissons la porte, avançons dans le couloir en dépassant la salle d'étude,
puis le corridor s'ouvre à droite sur un grand hall. En face de nous, un choc,
la splendide salle de Yits'haq et Rivqa, la plus grande de toutes, est fermée
comme un vulgaire magasin, sans même aucune beauté. Comme disaient les
commerces des infames antisémites: "Fermé aux Juifs". Honte, honte, pardon Yits'haq notre père et Rivqa notre mère! Je revois en mémoire tout le récit de leur rencontre dans la paracha 'Hayé Sarah.


Elle, la cruche sur l'épaule auprès de ses brebis.


Regardons sur le mur de droite, à travers une grille nous voyons la pierre d'une tombe,
elle est dressée sur le lieu où sont déposés les restes de Essav, Esaü.


Regardons plus loin, le regard éclaire le plafond décoré de teintes légères.
On sait que Essav a essayé de faire téchouva à la fin de sa vie, et a commencé
à l'enterrement de son père.
Cela donne l'espoir que la civilisation occidentale, dont le génie vient de Essav,
fera amende honorable et arrêtera d'exterminer les Juifs comme elle l'a fait pendant
tant de siècles et surtout dans notre génération. Et elle finance encore sans fard nos exterminateurs ainsi qu'ils se définissent.


Que le respect donné à Essav par la beauté leur montre que nous ne sommes que fraternité.


Respect, d'abord à notre père de tous les humains. Adam et Eve reposent
dans la caverne qui se trouve juste sous ce palmier. Recueillement. Instant unique.
Les hommes pourraient venir ici méditer sur cette fraternité profonde.
Et, pourtant, sans nos jeunes armés, nos voisins nous trancheraient immédiatement
la gorge comme ils le promettent. Comme ils montent danser sur les toits quand
quelques missiles d'Iraq sont tombés sur la terre d'Israël. Ils aiment tellement cela qu'ils envoient
leurs fils mourir en suicide s'ils peuvent tuer ainsi quelques Juifs. Le délire humain
n'a aucune limite. Et cela ne change pas l'avis des nations qui se prétendent pour les droits de l'homme et des républiques.

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