'Hévrone que j'aime

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Scénario et photos: Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
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 PATIENTEZ UN INSTANT PENDANT LE CHARGEMENT DE CES PHOTOS où j'ai cherché à faire vivre votre regard qui cherche et aime sur place, avec ses émotions.


Nous traversons la cour et entrons dans la salle qui est entre les tombes d'Avraham et de Sarah son épouse. Les tombes sont modestement retirées derrière grilles et tentures. Ce qui frappe d'abord, c'est la beauté du plafond.


celle d'une fenêtre au haut du mur.

et d'une autre en face. La beauté n'apparaît que si le regard la reconnaît, ainsi de celle des humains également.



Voici L 'instant : la grille nous fait nous poser en respect pour attendre que le regard se situe dans la présence de tout ce que Avraham représente.


Le regard va vers la lumière qui émane du lointain...


Ne pouvant entrer, revenons dans la cour et par la fenêtre, entre les spirales de la grille, nous découvrons la face étroite du monument recouvert d'une tenture.


Ce n'est pas cela qui nous importe mais tout est posé depuis des siècles de respect, et d'essai de beauté. A nous de nous recueillir de même.


Déplaçons un peu le regard. Sur la droite, cette fenêtre à barreaux donne sur la salle de Yits'haq et Rivqa où nous ne pourrons pas aller. Là-bas, juste près de cette fenêtre est une entrée étroite comme un petit puits par laquelle on peut descendre vers les salles souterraines: après la coulée il y a une quinzaine de marches puis une salle, et encore un étage avec plusieurs cellules et des traces d'os qui restent encore. Nous n'irons pas profaner ces lieux.


Notre regard éclaire ces profondeurs inaccessibles. Notre affection millénaire ne sait s'exprimer, nous sommes la seule génération qui peut faire durer le message de ces pères et mères. Quelle responsabilité.


Hors de cette salle, dans le hall où donne la fenêtre par laquelle je vois de près la tombe d'Avraham, je lis les textes saints qui, seuls, expriment en mots ce qui se passe entre les êtres.
Je vous assure que c'est vrai ce qui va suivre. Vous l'auriez vu si vous étiez venu avec moi.

Voici, à droite, la fenêtre où je suis assis sur une chaise et je lis le texte.
Vient se poser sur la balustrade,en haut à droite de la pierre brune, une colombe qui tient en son bec ce que je n'ai jamais vu autrement que dans les dessins de l'arche de Noé, une branchette de 20 centimètres d'olivier ou qui lui ressemble avec les deux rangées de feuillettes bien espacées, serrée en son milieu dans son bec. Elle semble la poser, je vois la branche rester droite et la colombe s'envole. Puis, je vois la tête d'une autre colombe à qui elle a donné la branchette et la tient dans son bec comme elle l'a reçue, elle avance au bord de la pierre, je n'avais pas imaginé que l'espace y était profond. Elle apparaît, debout avec la branche dans son bec, et elle s'envole à son tour. Ne délirons pas sur les symboles, mais en tous cas c'est un moment très beau, exceptionnel comme toute cette rencontre. Que la paix soit sur terre entre chaque couple.

Du coup, je regarde le plafond du hall, un pigeon plus loin a observé tout le scène, aussi intrigué que moi. Tout est pur ici, ne compliquons pas. Au loin, j'entends un groupe prier et supplier avec les noms des 13 qualités de Hachém. Pas besoin d'autre musique de fond.



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