Prenons le temps de prier, d'aimer, de demander. Nous avons prié
spécialement pour celles qui se nomment Sarah, Léa,
et les autres, et ceux qui n'ont plus ou n'ont pas connu leurs pères
et mères, et pleurent souvent de l'essentiel qui leur manque,
ils ont sûrement l'aide d'Avraham notre père et de Sarah
notre mère. Et notre peuple peut compter sur celui qui n'a
pas désespéré de l'unité de Joseph et
de ses frères. Et combien ont besoin de trouver celle qui sera
et Léa et Ra'hel.
Je me rappelle, grâce à un de mes fils, je suis déjà
allé en Jordanie pour être près du lieu où
Moché notre
maître a regardé la terre d'Israël (lien ici).
Il en était privé alors que moi, nous, les petits, les
infames souvent, nous y entrons sans difficulté. J'ai essayé
de saisir son regard et son émotion vers cette terre dont il
savait, Lui, ce que cela veut dire qu'elle est "le lieu de la
présence divine, de la Chékhina à venir".

(au loin, la terre d'Israël, vue de l'endroit où serait
enterré Moché. Photo de l'auteur)
Non loin de là, étaient en terre aussi, sa soeur sublime
et unique, Myriam, sans qui aucun Juif n'aurait jamais existé,
et Aharone l'homme de l'amour fraternel parfait.
Je me rappelle aussi ces visites émouvantes dans le Galil mises
en photos sur le site: Ribbi
Méïr baâl ha ness (lien ici), et Ribbi
Chiméône bar Yo'haï (lien ici). Et toutes les
autres racines (lien ici). Nos affinités à chacun
resteront secrètes avec tel ou tel maître, mais ici on
est tous en famille avec tous les autres, unanimes.
Maintenant, il faut repartir. Nourris. Optimistes. De sève,
de bonté, et de beauté nourris.
En repassant devant, nous comprenons mieux l'architecte qui a dressé
ces murs géants comme nos pères et mères.
et pourquoi ils ont mis de telles pierres, celle-la a plus de 7 mètres
de long, nous sommes faits de ces mesures éternelles, aucun
peuple ne pourra vaincre des immensités si rebelles. Nous ne
plierons jamais sous les guerres ni sous les peines, ce n'est plus
besoin de nous tester. Nous sommes droits, pierre et bleu du ciel.
Nous avons des blessures mais si minuscules car, en dessous, ce sont
des millénaires d'amour sûr.
N'est-ce pas misère humaine alors que vous nous obligiez, même
ici, où vous avez des racines fraternelles aussi, à
nous défendre, fils et filles contre vos besoins de nous détruire,
...de prendre notre Torah, et notre terre, comme si tout le monde
ne pouvait pas vous suffire, et vos 21 Etats presque vides, et vos
puits de pétroles et vos milliards de bénéfices.
Nous n'avons que ce petit domicile, et cette Torah divine, laissez
nous vivre.
Faire ce travail-la n'amuse vraiment pas nos filles.
Au revoir, 'Hévrone et merci. Le ciel est bleu maintenant,
sans nos soucis.

Et je rentre à Jérusalem,
je "vis" à Jérusalem.
et tout cela est à notre disposition.Si facilement.
Rien ne nous empêche vraiment de vivre.
Tant d'autres générations ont souffert de vivre ailleurs.
Pourquoi, "à nous", est-il donné de vivre
tout cela. Pourquoi ce don "à nous"?
Il faudrait être très masochistes pour ne pas accepter
ce cadeau
et pour ne pas en payer le prix!
Car il y a un prix! Bien entendu.
Baroukh Hachém
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