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Livre d'or

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La fête de Yom Haâtsmaoute
Jour de l'Indépendance
Nouvelles images

 


Je dédie cette page au Professeur et grand enseignant de judaïsme Beno Gros (bien connu de tous les Juifs francophones) et Myriam Gros son épouse dont le fils Yoel a été (Jour de Yom ha Atsmaoute) victime d'un accident de circulation, fauché en vélo par un automobiliste, et qui a été enterré à Jérusalem. Que son souvenir soit bénédiction pour son épouse et ses enfants, pour ses parents et pour tout Israël. L'affection de tous les accompagne. Que les études de ces jours soient lé ylouï nichmato, pour l'élévation de son âme. Cela nous rappelle le devoir de prudence pour protéger la vie d'autrui, chacun est potentiellement capable de tels actes.


Renaissons tous ensemble dans l'amour de notre héritage
Nous nous souvenons aussi que, le Président de la Knesset, Réouvéne Rivline a fait un discours d'ouverture de cette journée, d'une qualité remarquable, situant notre présent dans la fidélité indispensable à notre tradition pour arrêter l'effondrement moral politique actuel. Il fut suivi en ce sens par les paroles de nombreux Juifs de diaspora et d'Israël qui donnent leur vie et leurs ressources pour cette même cause, et beaucoup qui montent en Israël pour construire. Magnifique!

Vous ne verrez pas ici ce qui caractérise aussi cette journée à caractère familial pour de nombreux israéliens:
être ensemble, être tassés sur les routes, être tassés dans les parcs naturels aménagés où les uns à côtés des autres ils respirent les barbecues des voisins, et trouver délicieux de ressentir tout le peuple autour d'eux. Ils visitent aussi les bases militaires ouvertes au public, les musées gratuits. Et il y a le grand concours biblique ouvert à tous les jeunes Juifs du monde entier. Et la remise des Prix Israël.

Dans les psaumes du Hallel qu'on chante dans les fêtes, un verset est répété trois fois (nos ennemis seront supprimés, ki amilam) et ce dernier mot fait allusion à la circoncision (mila). Et tant que le peuple juif n'assume pas sa terre avec moralité, c'est-à-dire qu'il ne respecte pas l'alliance de la circoncision qui est alliance de sainteté, alors l'autre peuple descendant d'Ismaël qui a pris sur lui aussi la circoncision et à un âge où elle est est plus douloureuse, s'en trouve être le gardien. Et, comme ce mot amilam est répété trois fois, alors ces peuples de la circoncision entourent trois fois la terre: autour de Jérusalem, puis autour de la terre dans les pays environnants et dans une couronne plus large encore d'Etats. Et, de fait, aucun autre peuple n'a vraiment séjourné sur cette terre qu cet autre peuple de la circoncision.
Par contre, leur circoncision très importante n'a pas "toutes" les caractéristiques de celle de l'héritier d'Avraham. Et, quand les Juifs assumeront leur alliance (ce qui n'est pas encore le cas, puisqu'ils ne sont pas sur cette terre où Avraham et son fils sont montés; ou n'y vivent pas encore vraiment selon la Torah, loin de là), alors ipso facto ces peuples reconnaîtront le rôle du peuple juif, puisqu'il l'assumera!!
En cela, on est loin de la politique simpliste entendue... bizarrement dans le concours biblique international par le représentant du gouvernement! Pourquoi a t'il donc choisi cet endroit pour profaner cette conception de la Torah? "Davqa" (justement comme ça), selon l'expression typiquement israélienne alors que lui faisait partie auparavant d'un parti sioniste lorsqu'il avait le pouvoir et l'a quitté quand le pouvoir semblait changer de camp? Est-ce que son sionisme n'avait pas de fondement biblique? Ou est simplement un politicien?
Donc, respect fraternel envers ces peuples mais aussi assumer notre mission. C'est simple, pourtant. Et D.ieu n'a pas demandé à Avraham d'être un peuple hors de cela.
J'ai relu aussi un livre sur les Juifs en Palestine sous le mandat britannique, venant vers leur terre depuis de nombreux pays et j'ai vu les photos de ce dans quoi ils osaient vivre pour construire: sur des espaces vides sans canalisations dans des tentes minuscules, et ils ont construit. Honte à nous qui voulons tout le confort pour venir seulement y passer des vacances ou envisager d'y vivre. Quelque chose ne va plus dans nos têtes, dans une dégénérescence qui s'est produites en quelques années. Dans le peuple et dans ses gouvernants, car ils ne font que représenter le peuple. N'en faisons pas des boucs émissaires. Et n'oublions pas les psaumes pour prier pour eux (lien ici).
Voilà de quoi beaucoup réfléchir comme vous le voulez à partir de ces échos entendus en ce jour. Nous sommes un peuple qui pense ses fondations morales et divines pendant le jour de la fête nationale. Ce n'est pas ainsi chez tous les autres peuples, soyons objectifs sur ce point. Mais quelle exigence cela représente.

Avant la fête, la veille, voici les parents et enfants dans les écoles. Emouvant de voir cet ensemble revenus sur leur terre et ayant tellement construit en quelques décades.

Puis le soir, le rite d'autres peuples, les feux d'artifices.
Mais tous ceux qui ont des références vitales dans la Torah ont prié, étudié, dit le hallel.


Même les oiseaux vivent au milieu des drapeaux. Et les oiseaux d'Israël sont beaux et multicolores.
Il a tenu aujourd'hui à porter une teinte de bleu...

Ce qui nous prend au ventre en ce jour, c'est l'unité, la conscience d'être tous ensemble un seul peuple, et de vivre par notre interdépendance. Pas de querelle là-dessus et pourtant nous sommes un peuple tellement discutailleur.


Nous sommes au coeur de Jérusalem, n'est-ce pas étonnant, cette capitale mondiale qui est en même temps visuellement comme un village par sa verdure et ses fleurs innombrables?


Et, subitement, chaque année, un roulement surgit de derrière l'horizon.
Nous savons que le Ciel veille, il ne dort ni ne sommeille le Gardien d'Israël.


Surgit une escadrille qui traverse tout le pays du Sud au Nord
et dessine sur le ciel en bleu et blanc comme le drapeau.


Nous sommes le peuple des quatre lettres, des quatre matriarches.
Quelle proximité, quelle assurance, le message est passé chez tous.

Ils montent dans le ciel de Jérusalem

et virent brusquement comme les hirondelles en bandes

Où vont-ils donc subitement? Ils venaient de Beer Chévâ,
virent au-dessus du palais présidentiel et s'en vont rejoindre Tel Aviv au bord de la mer:

Ils semblent s'engouffrer dans le soleil comme Elie le Prophète


et ils replongent vers l'horizon, semblant entrer dans la forêt. Un beau ballet.
Les citoyens sont impressionnés de la prestation si variée à cette vitesse.
Nul n'oublie que ce sont nos garçons, si précieux, qui donnent leur vie
pour nous protéger des adversaires. En ce jour, tous les coeurs sont sensibles les uns aux autres.

Je penche les yeux vers les herbes. Le regard capte uniquement ce que nous avons dans le coeur,
pour cela en hébreu l'oeil est ayine et la source est maâyane. Je vois donc les herbes
où chaque communauté est en sa grappe mais toutes reliées à la même origine centrale;
chacune est fragile, mais le centre qui les crée est d'une force inébranlable.
Ainsi du peuple Israël qui n'a d'existence qu'en son origine en chaque instant.
Ceux qui n'y voient qu'un Etat, une léoumiyoute, sans origine, sans sève,
sans vie venant d'une source font comme s'ils coupaient une fleur ou une herbe,
ils tuent, ils enlèvent le coeur, laborantins fous qui tuent pour mieux étudier le vivant.
Daumier avait il y a plus d'un siècle caricaturé ces scientistes mécréants.

Il faut relire le commentaire de la paracha Bémidbar pour retrouver le sens ressenti
de cette commune existence, en un corps vivant. Beau dans la mesure où il est relié
au Créateur de tout vivant.



Il faut que notre corps, que notre main ressente physiquement cette conscience de corps
tous ensemble. Ce n'est pas une théorie politique ou constitutionnelle, le judaïsme
a pour constitution explicative le Cantique des Cantiques, le sentiment.



Aussi sur le drapeau, l'étoile de David est composée de parties ajustées,
en six triangles et un centre, et 18 côtés, le tout en unité.

et c'est d'une même couleur, le bleu qui est la seule couleur allant d'ici, à la mer, à l'horizon, au ciel
et jusqu'à la pierre du siège de la Gloire. Sur fond de lumière blanche.
Voir ici la page d'étude sur le symbolisme du drapeau d'Israël.
Je rentre chez moi, à pied au milieu des maisons incessantes de drapeaux, guirlandes et fleurs.
Chacun est différent mais il vit tout cela de même.

A deux pas de mon entrée, voici une petite ferme, en plein Jérusalem,
c'est en même temps le jardin d'une école. Ici, poules, canards, paon, pigeons
et autres volailles. Quand ça caquette, c'est un concert amusant.
Mais celui qui se croit le maître, c'est le coq. Celui-ci ne chante pas seulement le matin
pour le réveil et vous envoyer à la synagogue pour la prière. Tout le jour il chante.
Lisez l'étude sur le Péréq Chira (lien ici) et vous comprendrez que la nature et les animaux
nous enseignent comment vivre et prier.
Au premier chant, le coq dit les versets 7 et 8 du psaume 24.
Au second chant, le coq dit les versets 9-10 de ce psaume.
Au troisième chant, il dit le verset 49,18 de Béréchite.
Au cinquième chant, il dit le verset 6,9 des Proverbes.
Au sixième chant, il dit le verset 119,126 des Psaumes.
Et la poule dit le verset 25 du psaume 136.

En tous cas, ce coq a la démarche déterminée nous rappelle toujours
ce que Hachém a dit à Yéhoshua: sois fort et courageux.
C'est caractéristique du Juif vivant sur la terre d'Israël.
Nul ne parviendra à le terroriser.
Combien d'amis hors d'Israël me disent:
"franchement, ce qui m'empêche de vivre en Israël, c'est que j'ai peur; vous n'avez pas peur?"
Non, vraiment non. Et pourtant, comme les autres j'ai été dans plusieurs attentats.
Avec ce que vous pouvez imaginer autour.
Et je sais de près ce que c'est que des personnes tombant autour de vous. Beaucoup.
Il y a une telle présence, non seulement intérieure, mais celle qui nous réunit
sur la terre d'Israël à Celui qui veille sur nous et nous demande d'y vivre
pour la bénédiction de tous. Et une conscience collective.
Je vais vous faire une confidence, cela ce sont les vrais Juifs d'Israël, un jour
mon épouse, zal, a été prise plusieurs jours dans une situation de guerre dangereuse
et je lui ai demandé ensuite: "est-ce que tu as eu peur?"
Elle m'a répondu: "Ah! je n'y ai pas pensé. Je me suis occupée des gens autour de moi qui pouvaient avoir peur".
C'est typiquement cela la femme juive sur la terre d'Israël.
Puissante et simple et naturelle. Avec humour involontaire. Elles sont des myriades comme cela.



Lisez ma page sur l'attentat du Café Hillel et le retour immédiat des Juifs, des Juifs israéliens.





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