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Le développement personnel
de la 3e semaine du Ômér
et de chaque jour
pendant la période du Ômér
entre Péssa'h et Chavouôte
centré
sur la beauté
(à partir du 4 mai 2008 au soir)
vérifiez toujours sur un calendrier, car un erreur peut se glisser
D'autres
images ici pour méditer sur la beauté que nous recevons en cette
semaine,
et à développer intérieurement
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Site Modia. http://www.modia.org
©
Avançons dans une période de développement
personnel...
Plan
Quel travail personnel réaliser sur soi-même pendant le Ômér
?
Les principes préalables de Ribbi Moché Cordovéro
Le travail progressif, lent et systématique
de la 1e semaine sur les middotes (tendances et attitudes) de bonté
('hésséd).
conceptuellement,
pratiquement et activement
pratiquement et passivement.
Le grand art de la conscience juive de l'épreuve.
I. Les dimensions psychologiques dans le développement personnel
juif
II. Les dimensions au-delà du psychologique dans le développement
personnel juif
Le travail de la 2e semaine de l'Ômér
sur les middotes (tendances et attitudes) de force guévoura.
Le travail de la 3e semaine
de l'Ômér sur les middotes (tendances et attitudes)
de beauté
tiféréte.
La 4e semaine travaille sur les middotes (tendances
et attitudes) d'assurance nétsa'h.
La 5e semaine travaille sur les middotes (tendances
et attitudes) de rayonnement et splendeur hod.
La 6e semaine travaille sur les middotes (tendances
et attitudes) d'union fécondante et sexualité yéssod.
Photo de l'auteur, Jérusalem, Jardin botanique. |
Le travail de la 3e semaine sur les middotes (tendances
et attitudes) de beauté
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La libération de ce que représentait Mistrayim,
Egypte (angoisse, esclavage volontaire, perte de l'identité, assimilation
à d'autres cultures et à d'autres dieux, glissement progressif
vers la destruction) s'est faite par don gratuit de Hachém
pendant le jour de Pessa'h ; mais, ces forces négatives se ravivent
et augmentent immédiatement leur prise si un travail personnel n'est
pas entrepris sur soi-même. C'est ce que nous enseignent tous
nos Sages et ils ont prescrit pour cela le compte du Ômér
et des techniques pour réaliser ce développement personnel.
Quel travail personnel réaliser
sur soi-même pendant le Ômér ?
La tradition nous enseigne que ce processus personnel de libération
doit
être fait pendant les 49 jours pour que nous soyions capables
de recevoir la Torah pendant la fête de Chavouôte.
Ce processus personnel de libération doit être fait systématiquement
sur chaque dimension de nos tendances (middotes).
Voilà pourquoi chaque semaine est consacrée au travail
sur l'une de ces middotes (d'abord la bonté 'hésséd,
puis la force guévoura, puis la beauté tiféréte,
puis l'assurance nétsa'h, puis l'expansion hod, puis
l'union et la sexualité yéssod, et la complétude
royale malkhoute...) ; on peut se reporter au TomérDévora,
Palmier de Dévora, de Rabbi Moché Cordovéro, pour
comprendre et accomplir ce travail qui est à la fois spirituel,
moral et psychologique. Chaque semaine est consacrée à un
travail particulier, mais également chaque jour de chaque semaine.
Nous le suivrons comme manuel de développement personnel jusqu'à
Chavouôte.
Ce processus doit se dérouler lentement, sur 49 jours.
La libération de Pessa'h elle, devait être soudaine,
comme toute décision peut être l'aboutissement d'une longue
réflexion mais, finalement, la décision est soudaine (bé'hipazone).
Tous ceux qui ont répondu à la logique juive de la montée
en Israël (âlia) connaissent ces deux étapes de
mûrissement lent et de décision définitive. Et, à
l'heure où la décision est possible et où seule la
décision de liberté est en jeu, si l'homme ne fait pas le
choix, comme pour la sortie d'Egypte, il a perdu alors le "temps favorable"
que Hachém lui donnait (davar tov béîto). Il
avait reçu le don gratuit de la lumière progressive et, finalement,
il dit "non" ou "oui". La fête de Pessa'h est marquée
par ce "bé'hipazone" (en hâte) mais le Ômér
qui suit est marqué par le travail progressif, lent et systématique.
La première semaine se caractérise par le travail sur
la bonté, hésséd.
Le travail progressif, lent et systématique selon les principes
que pose Ribbi Moché Cordovéro :
nous sommes fait à l'image et à la ressemblance du Créateur,
nous vivons de Son influx,
...si nous le laissons nous pénétrer par la prière
et par le travail sur nous-mêmes dans des actes effectifs ;
les semaines du Ômér sont propices à ce travail.
Cela se résume dans le principe : ha adam raouille
ché yitdamé léqqono (il est pertinent que l'homme
se rende semblable à son créateur).
Note - Ribbi Moché ben Yaâqov Cordovéro (1522-1570),
élève de Rabbénou Yosséf Caro, Marane, et de
Ribbi Chlomo Alkabéts auteur du Lékha Dodi fut le
maître de Ribbi Yits'haq Louria, le Ari. Ses livres les plus
connus sont Pardés Rimonim (livre très spécialisé
de caballe), Or Néêrav (plaidoyer pour la caballe)
et Tomér Dévora (livre de moussar, morale du
comportement pour l'ensemble du public, fondé sur la compréhension
de toute la Torah jusqu'aux niveaux les plus intimes et les plus élevés
mais traduits en modèles clairs et simples de comportement interne
et externe pour tout le peuple).
LA 3e SEMAINE DU ÔMÉR
Elle verra à son tour l'accent du travail personnel
porté sur l'une des 7 dimensions suivantes, successivement
:
(ressentez ce qui, dans ces photos, exprime l'enseignement de R. Moché
Cordovéro
sur la qualité à développer chaque jour).
15e jour du Omér:
soit le 1e jour de la 3e semaine de la beauté (tiféréte):
4 mai 2008 au soir et le 5
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la bonté
dans la beauté tiféréte

Photo de l'auteur près de ma maison
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16e jour du Omér:
soit le 2e jour de la 3e semaine de la beauté (tiféréte):5
mai 2008 au soir et le 6
-
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développer la force guévoura
dans la beauté tiféréte


Photo de l'auteur près de ma maison
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17e jour du Omér:
soit le 3e jour de la 3e semaine de la beauté (tiféréte):
6
mai 2008 au soir et le 7
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développer la beauté tiféréte
dans la beauté tiféréte

Photo de l'auteur
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18e jour du Omér:
soit le 4e jour de la 3e semaine de la beauté (tiféréte):
7
mai 2008 au soir et le 8
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développer l'assurance nétsa'h
dans la beauté tiféréte

Arrivée de Juifs éthiopiens. Beauté des humains,
beauté de l'histoire millénaire et fidèle,
beauté du retour.

Photo de l'auteur
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19e jour du Omér:
soit le 5e jour de la 3e semaine de la beauté (tiféréte):
8
mai 2008 au soir et le 9
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Aujourd'hui, dans chacun
de nos actes, dans nos pensées et sentiments, dans notre maison et habillement, dans nos projets et la profession, dans notre vie affective, dans notre confiance et prière, dans nos relations, développer
l'expansion de la splendeur hod
dans la beauté tiféréte, c'est
cela le travail personnel quotidien pendant le Ômér


Photos de l'auteur
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20e jour du Omér:
soit le 6e jour de la 3e semaine de la beauté (tiféréte):
9
mai 2008 au soir et le 10
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Aujourd'hui, dans chacun de nos actes, dans nos pensées et sentiments, dans notre maison et habillement, dans nos projets et la profession, dans notre vie affective, dans notre confiance et prière, dans nos relations, développer l'expansion de l'union et de la sexualité yessod
dans la beauté tiféréte, c'est cela le travail personnel quotidien pendant le Ômér.
Photos de l'auteur
Et cette photo nous rend sensible à la proximité;
c'est plus que la proximité, c'est l'amitié;
c'est plus que l'amitié, c'est l'amour. Il faut relire le Cantique des Cantiques entre le Créateur et Israël.
Et régler nos comprtements sur ces mesures.

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21e jour du Omér:
soit le 7e jour de la 3e semaine de la beauté (tiféréte):
10
mai 2008 au soir et le 11
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Aujourd'hui, dans chacun de nos actes, dans nos
pensées et sentiments, dans notre maison et habillement, dans nos projets et la profession, dans notre vie affective, dans notre confiance et prière, dans nos relations, développer l'expansion de la complétude
royale malkhoute
dans la beauté tiféréte, c'est
cela le travail personnel quotidien pendant le Ômér.
C'est une plénitude de la beauté qui règle
sur tout.
(photo de l'auteur sur le ciel à Yom ha Atsmaoute à Jérusalem).

(photo de l'auteur de la plénitude globale à Jérusalem).

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TEXTE DE RIBBI MOCHÉ CORDOVÉRO
centré
sur la beauté
(et commentaire de présentation, entre les parenthèses)
:
Comment l'homme s'éduquera-t'il lui-même
pour se développer dans la midda (tendance et attitude et
comportement) de beauté (tiféréte) ?
D'autres
images ici pour méditer sur la beauté que nous recevons
en cette semaine,
et à développer intérieurement
Il n'y a aucun doute que la midda de beauté tiféréte
trouve sa source et son expression et sa nature dans l'étude
de la Torah.
Eïne saféq chémiddate hattiféréte
hi haêsséq ba -TTorah.
(Commentaire. Nous sommes placés immédiatement dans un décalage
par rapport à nos conceptions spontanées, nous aurions pu
penser que nous aurions à nous améliorer concernant l'esthétique
de l'apparence extérieure.
Le Rav ne dit pas qu'il ne s'agit pas de cela, il s'agit bien de cela
car on emploie ce mot, mais il va droit à la nature des choses
-toute beauté a sa nature et source d'existence en la beauté
d'en-haut dont le témoin est la Torah.
La beauté extérieure est à développer et doit
être cohérente avec la beauté intérieure et
en être le rayonnement, comme Rachi le souligne dans son commentaire
du Cantique des Cantiques 1,17: "hinékha yafé dodi:
lo ha yofi cheli ella chélékha ata hou ha yafé,
tu es beau mon Bien-aimé, pas ma beauté à moi mais
ta beauté, Toi tu est le beau".
C'est pour cela que nos textes mettent en valeur la femme dont la caractéristique
la plus spécifique est la beauté mais ils disent que, si
cette beauté n'est qu'extérieure, elle n'est rien tandis
que la femme dont la béritable beauté extérieure
a sa source dans son lien à Ha Qadoche Baroukh Hou et à
sa Torah, alors, il faut la louer. C'est la fin du livre des Proverbes,
le texte que l'on chante chaque soir de Chabbate:
chéqér ha 'hen, vé ével ha yofi, icha yirate
Hachém hi tithallal,
mensongère est la grâce et rien du tout la beauté
(qui ne serait que beauté), mais la femme qui est pleine de la
crainte de Hachém, alors celle-là, combien il faut
la louer, et il le faut pour sa beauté.
Il nous rappelle ainsi que nous ne nous développerons que dans
la mesure
- où nous nous situerons dans notre nature qui est d'être
semblable au Créateur,
- et où nous chercherons à nous rendre le plus possible
semblable à Son image que nous pouvons connaître dans la
Torah.
Il est important que nous réalisions que la caractéristique
par laquelle on nomme la Torah est tiféréte, beauté;
on aurait pu choisir d'autres concepts mais c'est celui-là qui
est le mieux adapté. Dans ce processus de descente de la bénédiction,
le moment ou la phase où la Torah se dévoile est nommé
la séfira de beauté ou tiféréte. Nous
en tirons une grande considération pour la beauté mais aussi
une rectification pour ne pas nous limiter à une beauté
superficielle).
...(suite du texte du Rav Cordovéro) Cependant, il faut accorder
une grande attention à ce point capital : ne pas nous enorgueillir
justement dans notre connaissance de la Torah car cela causerait un très
grand dommage, ché lo yigrom raâ guédola.
(Le Rav nous apprend par là que tout homme qui a bénéficié
d'une qualité de beauté, sur un plan ou sur un autre, physique,
moral, spirituel, manifeste la beauté d'En-haut et celle de la
Torah ; mais l'erreur dans la gestion de cette qualité peut entraîner
des nuisances graves, ce que nous allons découvrir. Le lien à
la beauté supérieure qui est la source de la vie qui est
beauté, ne doit jamais induire chez nous un sentiment de supériorité
envers ceux qui n'ont pas perçu cette physique de la réalité
et de la beauté qui y est placée).
...(suite) En effet, exactement à l'image de la hauteur dédaigneuse
qu'il prendrait envers autrui en s'enorgueillissant, de même il causerait
par là que la qualité de beauté tiféréte
qui
est la Torah, elle-même prendrait de la hauteur dédaigneuse
et se retirerait en haut, que cela ne se produise !
ché aré kémo ché hou mitgaé,
raq gorém ché midate hattiféréte, ché
hi hattorah, titgaé vé tistaléq lémaâla,
'has véchalom !
(Le Rav nous montre par là comme il est grand le pouvoir de
l'homme, en bien comme en mal, dans la création et par rapport à
Dieu. Si le monde va bien, c'est parce que l'homme permet à la vie
et à la bonté de d'expanser ; inversement c'est nous qui
fermons le monde à la profusion des bontés divines et ce
n'est pas alors un "silence de Dieu").
...(suite) Et, a contrario, celui qui veille à s'abaisser avec
humilité concernant tout ce que dit la Torah, il devient la cause
précise que la beauté tiféréte s'humilie
en descendant vers nous pour diffuser vers le bas son influx de vie :
élla kol hammachpil âtsmo bédivré torah
dorém él hattiféréte ché yéréd
oumachpil âtsmo léhachpiâ lémata.
(Le Rav souligne, si l'on peut dire, l'interdépendance très
forte et automatique qui existe entre notre attitude face à la beauté
de notre être et la présence ou le retrait de Hachém.
Si nous sommes conscients que la beauté est seulement une continuité
de celle de Dieu et de Sa Torah, alors celle-ci s'expanse ; si notre beauté
est référée à nous-même, alors autrui
devient méprisé, D.ieu est ignoré et c'est comme s'il
était repoussé).
...(suite) Pour comprendre cela, il faut se représenter que la
Torah est une étape dans la descente de la bonté divine envers
nous, étape qui est suivie de quatre autres pour atteindre la réalisation
idéale, et ces quatre étapes ont trois middotes ou
attitudes de comportement qui leur permettent de se dérouler.
vaharé lémata méhattiféréte arbâ
séfirotes vélahéne chaloche middote.
(Ces étapes qui suivent la descente de la Torah jusqu'à
sa concrétisation dans l'existence par la manifestation qu'en fera
le peuple juif, sont des "séfirote" portant les noms de la
beauté tiféréte pour celle de la Torah,
puis la séfira qui est travaillée le 4e jour et
qui est l'assurance nétsa'h,
puis la séfira qui est travaillée le 5e
jour, l'union et la sexualité hod,
puis la séfira qui est travaillée le 6e jour,
l'expansion yéssod,
et enfin la séfira qui est travaillée le 7e jour,
la complétude royale malkhoute. Nous sommes déjà
en terrain connu si nous avons étudié les différents
textes sur le Ômér placés sur le site.
Le Rav va étudier le comportement
- envers l'élève, qui réfère aux séfirotes
nétsa'h
et hod ;
- envers le pauvre, qui réfère à la séfira
yéssod
;
- envers l'ignorant, qui réfère à la séfira
malkhoute)
Richona. La première midda envers l'élève,
qui réfère aux séfirotes nétsa'h et
hod.
...(suite) Celui qui s'enorgueillit au sujet de ses élèves,
envers ses élèves, au-dessus de ses élèves
Hammitgahé âl talmidav...
...(suite) est la cause que la beauté tiféréte
reprend de sa hauteur, de son orgueil par rapport à ses étapes
suivantes (séfirotes nétsa'h et hod) qui sont
comme des enfants, des étudiants.
gorém ché hattiféréte yitgaé
véyitâlé méâl nétsa'h va hod, ché
hém limoudé Hachém, talmidé hattiféréte.
(Le Rav prend un exemple qui pourrait sembler le plus justifié : l'auto-satisfaction
de quelqu'un qui connait la Torah, a réussi à former des
disciples jusqu'à un haut niveau, est fier d'eux, et ressent un
sentiment de plaisir de cela, et sait qu'il est plus qu'eux.
1. Le seul mot d'hébreu âl (par les sens divers que
nous avons indiqués ci-dessus) montre toutes les ambigüités
de l'attitude et révèle l'erreur : il "s'élève"
alors que la relation qui apporte la beauté de la vie et qui devrait
être son exemple, est une relation de "descente et d'abaissement"
: D.ieu -si l'on peut dire- "descend" vers l'homme, comme un parent qui
descend au niveau d'un bébé et joue avec lui très
sérieusement.
Toute élévation de soi, toute assurance dans le ton, dans
les affirmations, dans les idées, dans l'expérience, semblent
justifiées et le sont en tant que résultat de la formation,
mais sont contraires à ce qui crée, à ce qui donne
la vie, à ce qui est la "nature" divine et celle de la Torah.
2. Le Rav nous enseigne par là ce qui devrait être toute
relation dans la société : nous ne sommes que transitoires
et avons à passer l'enfant (tout) à d'autres mains, nous
aurions dû comprendre cela de la seule existence des générations
et de l'écart entre ceux qui peuvent et savent et ceux qui ne sont
pas encore parvenus à ce stade ; nous devons nous comporter comme
Celui qui est LE riche : nous "abaisser".
On comprend ici le choix de la photo pour illustrer cet enseignement.
Le Rav prend ensuite l'exemple inverse pour mieux le faire comprendre
).
...(suite) Et celui qui s'abaisse lui-même vers ses élèves
dans l'amour, également la beauté tiféréte
s'abaissera elle-même vers ses étapes suivantes et leur transmettra
son bon influx.
Vé hammachpil âtsmo oumélaméda béahava,
gam hattiféréte yachpil âtsmo él talmidav véyachpiêm.
(Cela étant bien compris, le Rav en tire une conclusion pour
le comportement concret. C'est cet ensemble que l'on appelle, dans le judaïsme,
le moussar, improprement traduit par "la morale". C'est tout un
courant important de l'enseignement qui comporte ses maîtres, nous
les découvrirons peu à peu.)
...(suite) Donc, que l'homme soit agréable envers ses élèves
quand il les enseigne et quand ils parviennent à se rapprocher
de lui, et alors la beauté tiféréte par son
mérite d'avoir agi ainsi, fera descendre son influx dans les étapes
suivantes dans ces élèves de Hachém (aussi
bien les étudiants réels que netsa'h et hod)
comme il sera pertinent selon ce qu'ils sont.
(En fait, le Rav Moché Cordovéro, l'un des plus grands
et qui a enseigné les plus grands, nous révèle le
travail de remise en question de soi qu'il faisait ; par là il nous
enseigne la méthode. Il est important pour nous de bien comprendre
par là que la morale, pour ceux qui veulent connaître la Torah
comme lui, n'est pas "de faire ou de ne pas faire" ; elle est de comprendre,
si l'on peut dire, les "comportements" (middotes) de D.ieu qui nous a créés
à Son image et ressemblance, et à se mettre à agir
selon cet exemple.
Mais, deuxièmement, cette méthode fait que Hachém
peut alors continuer envers Son processus de création, pour
le bien de nous et du monde.
C'est probablement cela le rôle de bénédiction
du peuple juif pour les nations : être un canal de LA bénédiction,
comme le Cohen l'est pour le peuple).
Chéniya. La seconde midda.
Celui qui s'enorgueillit sur le compte du pauvre et le méprise
hammitgaé âl héâni oumévazé
oto
est la cause que la beauté tiféréte reprenne
de sa hauteur et de son orgueil par rapport à l'étape suivante
(séfirote yéssod qui sont l'arrivée à
l'union et à la sexualité).
gorém ché hattiféréte yitgaé
âl ha yéssod
et ne lui apportera pas sa bénédiction, vélo
yachpiâ bo.
Au contraire, si la compréhension du sage est unie en lui et
avec le pauvre
véîm tiyé daeto chél 'hakham méyoouchévéte
âlav îm héâni,
alors, tiféréte apportera pas sa bénédiction,
az hattiféréte yachpiâ béyéssod.
(Le Rav nous apporte une conception dont notre société
est dépourvue. Elle accorde l'appréciation au riche,
à ceux qui se nomment eux-mêmes les élites, et le mépris
du pauvre est tel que celui-ci est totalement exclu. Le judaïsme ne
peut pas être cela. La société juive israélienne
doit réagir car elle prend un tournant d'immoralité grave
en ce domaine, à l'image des autres sociétés occidentales.
Le rôle des sages en Torah devrait être de le rappeler
à haute voix. Il est vrai que des milliers et milliers de familles
vivent en Israël dans la pauvreté la plus grande parce qu'elles
consacrent leur vie à la Torah. Mais cela ne suffit pas.
Deplus, en le formulant selon nos repères, disons que le Rav
nous fait comprendre que cela n'est pas seulement une morale sociale et
politique, mais cette morale est celle qui permet l'existence même
du monde. Nous sommes tous également et totalement les pauvres par
rapport à Hachém et ne vivons que par Son don. Nous devons
vivre selon Son exemple vital et nous devons faire suivre
la vie envers les pauvres, sinon nous arrêtons ensemble et la
vie divine et la vie naturelle, par notre responsabilité.
Le Rav nous fait comprendre, que le soin constant et absolu de tout
pauvre, n'est pas une attitude décorative pour les riches, c'est
le minimum de l'honnêteté ontologique, de la responsabilité
d'existence du monde.)
Chélichite. La troisième midda.
Celui qui s'enorgueillit par sa connaissance de la Torah sur le compte
de celui qui n'a pas d'instruction en ce domaine
hammitgaé bétorato âl âma déarâ
et cela c'est tout le peuple de Hachém
ché hou klal âm Hachém
est la cause que la beauté tiféréte reprend de
sa hauteur, et s'éloigne par rapport à l'étape suivante
(séfirote malkhoute qui sont la complétude et la réalisation
totale).
gorém ché hattiféréte yitgaé
méâl hammalkhoute
et ne lui apportera pas sa bénédiction, vélo
yachpiâ bo.
Au contraire, que la compréhension du sage soit intriquée
parmi les créatures
et que tout le peuple qui existe soit aussi important
devant son visage ;
et s'il ne leur accorde pas ce regard
il les enferme ipso facto dans les forces négatives par son
action.
(Permettez-moi de vous dire que j'avais les larmes aux yeux en traduisant
et rédigeant ce texte
en pensant aux souffrances réelles actuellement dans notre peuple
de la part de gens que je connais (pauvres sur l'un de ces trois points),
souffrances
toutes superflues et dues simplement à l'ignorance de ces termes
de la part de ceux qui se posent comme l'establishment intellectuel, économique,
religieux en toute assurance et qui pourraient aisément réduire
ces situations, par ce regard que nous enseigne la Torah et ses Sages dans
un dévoilement.
J'avais les larmes aux yeux en voyant ces mots qui nous disent explicitement
ce qu'est notre Torah, qui nous expliquent ce qu'est "la" nature
du monde comme l'a découverte Avraham notre père : la
nature du monde est la bonté, le 'hésséd seulement,
et aucune autre dynamique ni la science, force, ni l'intelligence,
ni l'argent, ni la communication, ni la politique, etc. ; mais tout cela
n'a d'existence que dans le 'héssed, la beauté de
la bonté, tiféréte.
Si nous ne le comprenons pas, le monde continuera à aller
à sa destruction d'âge en âge. Ne le le voyons
encore en ce moment où les nations les plus avancées, pensent-elles,
n'ont comme moyen intelligent selon leur morale pour résoudre les
difficultés réelles que le rideau de bombes et la fuite des
réfugiés massacrés à la fois par les persécuteurs
et par ces morales étrangères à la bonté.
Le peuple de la Torah a une autre réponse. C'est notre fonction.
Avraham fut seul dans la monde de l'époque qui était
comparable. Il est le père du peuple juif.
La vérité ne peut pas être séparée
de la beauté et de la bonté, dit le Rav en terminant.
Cela vous explique l'importance que j'essaie de placer dans la beauté
et la bonté sur le site Modia qui cherche à transmettre la
Torah, faire savoir, Modia).
Beaucoup disent qu'en eux-mêmes ils sont touchés par cet
axe qu'ils sentent de l'intérieur.
C'est la Torah, elle est tiféréte, beauté.
Comprenez que cette option et cette tentative que nous essayons de partager
ensemble
n'est pas une philosophie personnelle.
Si elle s'exprime personnellement (graphisme, couleurs, photos, etc),
elle ne fait qu'obéir à l'enseignement du Rav qui dit en
ce chapitre :
Ajoutons autre chose, qu'il soit coutumier en tout exposé
et discussion sur la Torah
ôs yiyé raghil bihéyoto nossé vénoténe
bédivré Tora
d'orienter son intention vers la réparation de la chékhina
lékhavéne él tiqouné chékhina,
létaqénah ouléqachtah él hattiféréte
de la réparer et de l'embellir de parures et de bijoux de beauté.
(Nous l'essayons dans la musique des mots, parfois, ou des poèmes.
Toujours notre sensibilité doit être en fonctionnement quand
nous sommes centrés sur la Torah, et pas seulement notre tête.
Pourquoi le dire ? Cette explication fait partie de l'explicitation et
de la transmission).
C'est un prix à payer pour cela.
Sources. Voici les références de la beauté dans
la Torah et le Tanakh.
Pour étudier ces versets en vous y reportant. Je ne peux pas faire
ce travail à votre place, car la Torah vous parle directement avec
ce que vous êtes. Cela vous donnera des éclairages magnifiques.
Le commentaire de Rachi et des autres Sages y est éclairant.
Le terme venant de la racine yofi:
- Béréchite 12,11-14; 29,17; 39,6; 41,2 et 4 et 18.
- Dévarim 21,11
- I Samuel 16,12; 17,42; 25,3
- II Samuel 13,1; 14,25-27
- I Rois 1,3-4
- Chir ha Chirim, le Cantique des Cantiques est un jardin de beauté
de l'union de D.ieu avec Son peuple et nous le montre en termes de beauté
en de nombreux versets: 1,8 et 15-16; 2,10 et 13; 4,1 et 7 et 10; 5,9;
6,1 et 4 et 10; 7,2 et 7.
- Ezéchiel 16,13; 31,3 et 7 et 9; 32,32
- Jérémie 4,30; 10,4; 11,16; 46,20
- Amos 8,13
- Qohéléte, l'écclésiaste 3,11; 5,17
- Téhilim, psaumes 48,3
- Michlé, Proverbes 11,22
- Esther 2,7
- Job 32,15
Le terme venant de la racine péer:
- tifara: Isaïe 28,5 et Jérémie 48,17.
- tiféréte:
- Chémote, Exode, 28,2 et 40;
- Dévarim 26,19
- Juges 4,9
- Isaïe 3,18; 4,2; 10,12; 13,19; 20,5; 28,1 et 4; 52,1; 43,13; 46,13;
60,7 et 19; 62,3; 63,12 et 14-15; 64,10
- Jérémie 13,11 et 18 et 20; 33,9
- Ezéchiel 16,12 et 19 et 39; 23,26 et 42;24,25
- Zacharie 12,7
- Téhilim, les psaumes: 71,8; 78,61; 89,18; 96,6
- Michlé, Proverbes 4,9; 16,6 et 31; 19,11; 20,28; 28,12
- Esther 1,4
- Eikha 2,1
- I Chroniques 22,4-5; 29,11-13
- II Chroniques 3,6
- hadar, beauté se trouve aussi dans une quarantaine
d'endroits dont les Psaumes 8,6; 21,6; 29,4; 45,4-5; 90;16; 104,1; 110,3;
111,3; 145,5 et 12; 149,9.
- hod, beauté se trouve aussi dans une quarantaine
d'endroits dont les Psaumes 8,2; 21,6; 45,4; 104,1; 111,3; 145,5; 148,13.
Cette longue énumération, objet d'étude, vous montre
l'importance de la beauté dans le judaïsme, beauté
ayant sa source en Hachém et donc devant être appréciée,
magnifiée, développée et jamais détournée
de sa pureté. D'où la nécessité de se détourner
de toute beauté qui se pervertirait en étant coupée
de sa source. C'est le
contrôle du regard sur la beauté ambiguë, si difficile,
et cela est expliqué dans la paracha Michpatim (lien ici)
Voyez
- le lien du regard
à cette beauté dont nous avons parlée
- les poèmes
de regard et ici
et ici et
- la qualité du
regard de Moché (lien ici) centré sur la terre d'Israël
qui est le lieu de beauté par la présence de la Chékhina
- le regard qui tente de rencontrer la beauté
des Patriarches et Matriarches (lien ici)
- la beauté
dans le regard à l'instant de la rencontre de Avraham et Sarah
(lien ici)
- les pages qui essayent de développer le regard sur la
beauté supérieure de la terre d'Israel (lien ici)
- la beauté
des gestes de pureté (lien ici)
- l'importance du regard un instant vers la
beauté de la lune (lien ici) rencontré chez
mon père
- la prière pour le regard
sur la beauté de Jérusalem
- la beauté vue
dans l'amour et ici
- se replacer dans la
beauté par les bénédictions du matin
L'enseignement de la Torah sur la beauté:
- celle du vêtement
(paracha Tetsavé)
- celle de la femme (paracha
Tazria)
- la destruction de la
beauté par le ayine ha ra (paracha Eqev)
- la beauté des kétouvotes
- la beauté
a son mois: Iyar, le nôtre en ce moment
- la beauté de la
terre d'Israel (paracha Vaet'hanane).
En résumé:
Nous avons le devoir de travailler, pendant cette semaine de l'Ômér,
sur la beauté, de la développer mais en y voyant sa source,
de changer ainsi notre regard sur l'extérieur, et dans la relation.
Nous placer à ce niveau avant le départ dans la journée,
avant une rencontre, spécialement avec des gens de l'autre sexe,
avant toute prière qui ne doit être que dans la beauté
intérieure.
Pour nous y aider, regardez
cette page (lien ici).
A suivre, la semaine prochaine...
(La suite de ce texte sera placée jour après jour pour
prendre le temps d'assimiler, de s'interroger et de travailler sur soi-même).
Perfectionner l'hébreu en apprenant le vocabulaire hébreu
de cette page.
Lire :
- GÉNÉRAL. La période
du Omér : un développement personnel (et étude sur
ce qu'est le tiqqoune)
- PRATIQUE. Comment
compter le Omér : ce soir, chaque jour.
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