Le développement personnel
de la 7e semaine

termine la période du Ômér
entre Péssa'h et Chavouôte
Préparer ici la fête de Chavouôte

par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Site Modia.    http://www.modia.org


Le processus de la 7e semaine
(à partir du 43e jour de l'Ômér, malkhoute)
La dernière préparation avant Chavouôte

Plan

  • Quel travail personnel réaliser sur soi-même pendant le Ômér ?
  • Les principes préalables de Ribbi Moché Cordovéro
  • Le travail progressif, lent et systématique de la 1e semaine sur les middotes (tendances et attitudes) de bonté ('hésséd).
  • conceptuellement,
  • pratiquement et activement
  • pratiquement et passivement.
  • Le grand art de la conscience juive de l'épreuve.
  • I. Les dimensions psychologiques dans le développement personnel juif
  • II. Les dimensions au-delà du psychologique dans le développement personnel juif
  • Le travail de la 2e semaine de l'Ômér  sur les middotes (tendances et attitudes) de force guévoura.
  • Le travail de la 3e semaine de l'Ômér sur les middotes (tendances et attitudes) de beauté tiféréte.
  • La 4e semaine travaille sur les middotes (tendances et attitudes) d'assurance nétsa'h.
  • La 5e semaine travaille sur les middotes (tendances et attitudes) de rayonnement et splendeur hod.
  • La 6e semaine travaille sur les middotes (tendances et attitudes) d'union fécondante et sexualité yéssod


  • La 7e SEMAINE DU ÔMÉR

    a un accent différent et complémentaire dans le  travail personnel :

  • La 7e semaine travaille sur les middotes (tendances et attitudes) de royauté malkhoute, d'épanouissement total en nous de l'habitation divine.

  • et, à l'intérieur de cette dynamique, chaque jour de la semaine travaillera une dimension particulière:
     

    le 1e jour de la semaine
    25 mai au soir et 26 mai 2006

    la bonté 'hésséd dans malkhoute, la complétude
    Symbole de la Chékhina ayant besoin de toute notre sollicitude
    en attitude équilibrée, enseignée par la grandeur, la pudeur et la dignité morales des Juifs revenant d'Ethiopie (lien).
    Ils nous enseignent, ils l'ont plus que tous autres, et l'amour en qualité Amour (Yne dihallo, en amharic).
    Merci (Amassiginalo, en amharic)

    Et dites leur par 'héssed: "comment ça va?": éndéméné (à un homme) et éndéménéche (à une femme).

    le 2e jour de la semaine
    26 mai au soir et 27 mai 2006

    la force guévoura dans malkhoute, la complétude
    et elle garde le 'héssed.

    le 3e jour de la semaine
    27 mai au soir et 28 mai 2006

    la beauté tiféréte dans malkhoute , la complétude

    le 4e jour de la semaine
    28 mai au soir et 29 mai 2006

    l'assurance et la victoire nétsa'h dans malkhoute, la complétude

    le 5e jour de la semaine
    29 mai au soir et 30 mai 2006

    l'expansion de splendeur hod dans malkhoute, la complétude

    le 6e jour de la semaine
    30 mai au soir et 31 mai 2006

    l'union et la sexualité yéssod dans malkhoute, la complétude

    le 7e jour de la semaine
    31 mai au soir et 1 juin 2006

    la complétude royale malkhoute dans malkhoute, la complétude

    Le 50e jour
    le 26 mai 2004

    La fête de Chavouôte don de la Torah et, surtout, sa réception!


    LA DERNIÈRE PRÉPARATION PERSONNELLE AVANT LA FÊTE DE Chavouôte
    Texte de Ribbi Moché Cordovéro sur la 7e semaine
    (et commentaire de présentation, entre les parenthèses) :

    Le Rav nous donne deux types de conseils pour intégrer la midda de malkhoute (royauté épanouie) en nous, dans nos pensées et dans nos comportements 
    héakhe yarguil âtsmo haadam bémidate hammalkhoute.

    Une condition négative : enlever tout orgueil pour être disponibles.
    Une condition positive : être prêt à recevoir la Chékhina dans toute Sa beauté de la Torah, et cela s'acquiert dans la qualité de l'attitude de l'homme envers la femme.

    Une condition négative
    La première nécessité (richona lékhoulane) c'est que le coeur ne soit pas orgueilleux (ché lo yitgaé libo) de ce qu'il est et de ce qu'il a (békhol achér lo)
    et qu'il se place toujours dans la position d'un pauvre ( (véyassim âtsmo tamid kéâni)
    et qu'il se tienne devant son Créateur (véyaâmid âtsmo ligné kono)
    comme un pauvre (khéddal)
    qui demande et supplie (choél oumit'hannéne).

    (Commentaire. Intégrons d'abord cela qui est indiqué comme étant la base de tout. Effectivement, la majorité des luttes sociales et des cruautés de tous types qui caractérisent la société, viennent de ce que quelqu'un s'estime, en soi et par rapport à l'autre, comme un puissant et aspire à être LE puissant alors qu'il n'est qu'un pauvre qui n'a aucune puissance de survie en rien. Tout lui est donné prêté. C'est un inconscient prétentieux et borné mais dangereux.
    David savait qui il était exactement car il disait : "ki ya'hid véâni ani, car je suis isolé et pauvre, moi" (psaume 25, 16).
    Cette juste position face au seul existant s'exprime 
    - par le terme de Roi, en ce qui concerne D.ieu,
    - par le terme de pauvre, en ce qui concerne l'homme.
    Qu'est-ce que le pauvre ? C'est celui qui n'a pas, qui ne peut pas parvenir à se procurer le nécessaire, et qui dépend uniquement de la bonté d'autrui pour l'obtenir.)

    La seconde nécessité (od chéniya) pour que la royauté de la bénédiction puisse fonctionner dans le monde grâce à la bonne midda ou attitude de l'homme est celle-ci :
    - bien réaliser que la Chékhina est comme exilée (haChékhina haggola). Cela veut dire que ce qui pourrait assurer sa présence (le Temple et le service qui devrait s'y dérouler pour le bon fonctionnement du peuple et du monde) est détruit et en manque,
    - en conséquence, chacun doit vivre soi-même en état d'exilé avec un bagage léger (yémaête békhélav békhol yékholto), et être prêt à aller ainsi d'endroit en endroit (yigalé mimmaqom lémaqom) dans le respect de D.ieu (léchém chamayim).
    (Commentaire. Ceci est très contraire aux aspirations contemporaines de stabilité et il faut relire ce que dit Rachi de la nécessité de franchir de très nombreuses étapes d'instabilité pour s'approcher de l'état où on sera disponible à la réception de la Torah : c'est la paracha Nasso). Le prophète Ezéchiel (12, 3) définit cela : kélé ghola âssi lakh, "fais-toi des instruments d'exilé".
    - Vivant ainsi, il s'ensuit 3 répercussions : 1) on contraint ses instincts à se soumettre (yakhniya lélavo), 2) on peut se relier à la Torah (véyitqachér baTorah), 3) alors la Chékhina est avec nous (véaz chékhina îmo).
    - Il faut donc nous organiser pour casser (chévér) sans cesse notre stabilité et notre confort "allant à pied, sans cheval ni voiture" (raglav béli sous varékhév). Et cela pour la Gloire d'En-haut (likhvod gavoa). (Commentaire. Cela n'est pas pour nous assurer une hygiène intelligente de vie mais bien pour D.ieu, et pour qu'il trouve quelqu'un disponible véritablement intérieurement avant qu'Il puisse faire de l'homme son habitation).



    L'homme et la femme
    Une condition positive : comprendre les diverses formes que prend cette réception de la Torah : "faire que la Chékhina soit attachée à l'homme et ne s'en sépare pas"
    laâssote ché tiyé chékhina dévéqa îmo vélo tifrad mimméno.
    Comment cette "adhésion", au sens propre, peut-elle se réaliser ?
    1. en se mariant. Cela peut surprendre ; aussi, voici l'explication développée systématiquement par le Rav,  hiné:
    - Tant que l'homme n'a pas épousé une femme (haadam bé ôd ché lo nassa icha)
    il est clair que la Chékhina n'est en rien du tout avec lui (péchita ché éine îmo chékhina klal).
    - Car l'essentiel de la Chékhina est, en ce qui concerne l'homme, du côté de la féminité (ki îqar chékhina lé adam mittsad hannéqéva).
    - L'homme est situé entre deux féminités (véhaadam ôméd béine chété néqévote):
    a) la féminité d'en-bas concrète  ( néqéva ta'htona guachmite) qui reçoit de lui, par le contrat de la kétouva du mariage, la nourriture chéar, le vêtement késsoute et la vie sexuelle ôna ; ce sont les dynamiques de 'hesséd, dine, tiféréte.
    b) la féminité qui se tient au-dessus de lui pour lui transmettre la bénédiction (véhaChékhina ha ômédéte âlav levarkhro).
    Cette position de l'homme entre deux féminités est celle de la beauté de la Torah qui est Tiféréte, beauté, et qui est à la fois en relation avec le ciel et la terre
    ké îgnagne hattiféréte ché hou ôméd béin chté hannéqévote. (Commentaire. C'est pour cela que ces dynamiques se jouent pendant la fête de Chavouôte).

    2. A partir de là, le Rav explique comment veiller à ne jamais se séparer de la Chékhina ni également de sa femme , que ce soit pendant la séparation de la période de nidda ou de voyages. Cette adhésion continue se fait par une présence constante à l'étude de la Torah.
    Car l'homme n'est complet qu'en tant que masculin et féminin (léôlam adam chalém zakhar ounéqéva) et ainsi la Chékhina l'unité (vaharé chékhina mizsavéguéte lo).

    3. Au retour de voyage ou de la période de nidda, ou la nuit du Chabbate, ce sont les temps qui sont adapté et alors c'est une mitsva (kol é'had méhén zémane béîlat mitsva hi).

    4. Celui qui veut ainsi "s'accoupler (harotsé léhizdavvég) avec la fille du Roi" et qu'elle ne se sépare jamais de lui,
    doit avant toutes choses (tsarikh té'hila)
    doit d'abord se parer lui-même se parer de toutes sortes de parures et vêtements agréables (qichoutim ou malbouchim naim) et ce sont les réparations (tiqqounim) des middotes, intentions, attitudes et comportements. Cela s'acquiert dans l'étude de la Torah.

    5. Alors, il peut à la fois être uni à la Chékhina et elle l'épouse  immédiatement (oumiyad hi nisséte lo) et aussi assurer à sa femme ce qu'il lui a promis (les 3 engagements dits plus haut).

    6.  Redisons ici ce dont le Rav a parlé sur ce sujet dans le chapitre de guévoura.
    L'homme doit éveiller avec douceur l'instinct de son épouse (lé tsorékh ichto yéôrér yitsro béna'hate) par des renforcements doux (létsad haguévourote hamétouqote). C'est ainsi qu'il faut comprendre par exemple de lui procurer le vêtement (kégone léalbicha),  lui assurer- réparer une maison (létaqqéne la bayite). Et il dira : "c'est en cela que je la vêts que je répare la Chékhina" qui est alors parée (bazzé ché ani malbicha, ani méttaqéne haChékhina ché hi mitqachététe).
    Toutes les réparations de la maison-femme (kol tiqouné habbayite) sont des réparations de la Chékhina (hén tiqouné hachékhina).

    (Commentaire. On découvre là que le Rav a choisi de nous éclairer sur le don de la Torah comme union, dans le modèle de l'union du couple. Non pas comme une image, mais comme une double réalité à vivre simultanément aux deux niveaux.
    Le don de la Torah est l'union du couple exprimée par l'image du ciel et de la terre qui est ainsi le projet initial de  D.ieu puisque cela ouvre toute la Torah au premier verset. Le Rav nous rappelle de voir ainsi comme accouplement le don de la Torah.
    On sait qu'Israel est la fiancée et l'épouse de D.ieu et il lui donne Sa Torah. Ce que l'on sait mois, c'est ce parallélisme complet qui se joue également dans le couple ; et que l'un et l'autre sont la condition.
    Il est clair que le monde n'a pas cette conscience car la femme ne reçoit cette place dans la réalité, ni dans l'estime, ni dans le type de jouissance, ni dans le culte et l'estime. La pression culturelle est si forte que les yeux ne le perçoivent pas, souvent, dans la lecture de la Torah. Il est clair que nous transmettons en continu ce message de respect de la féminité par des Sages sur le site Modia. Le Cantique des Cantiques, centre du Tanakh, la Bible, se comprend mieux selon cet éclairage, dans son double langage qui parle simultanément des deux unions.

    Il ne s'agit pas seulement des droits de la femme ; le judaïsme nous enseigne aussi la nature de la femme, de l'homme, du couple et les obligations qui en découlent.
    Cet embellissement n'est pas seulement au niveau de l'intimité conjugale, mais elle est identique au niveau de l'affection délicate à apporter à la communauté qui est la fiancée ; cela est bien loin des luttes intestines dures et continues qui ressemblent à un couple sans pitié.
    C'est dans cette attitude que nous encourageons à relire, au moment où nous serons tous sur le plateau du Sinaï, le commentaire mis sur la paracha Nitsavim qui étend cela à toute la communauté.
    A méditer lentement).

    Nous pouvons maintenant passer la nuit de Chavouôte à recevoir la Torah
    soit en lisant le Tiqqoune leil Chavouôte, abrégé de toute la Torah écrite,
    soit en suivant des cours qui nous éveillerons à l'amour de la Torah.
    Nous entendrons aussi chanter le livre de Ruth.

    Si tout cela éveille en vous un poème, écoutez-le, écrivez-le, dites-le à qui vous importe.





    Penser à perfectionner l'hébreu en apprenant le vocabulaire hébreu de cette page.



     
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