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Sens du mois et de ses pratiques
et calendrier
Le mois de Eloul
(depuis le 20 août
2009 au soir - 18 septembre au soir)
par le
Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Site Modia : http://www.modia.org
© Les textes de Modia sont
mis gratuitement à votre disposition par l'auteur, selon la mistva
obligatoire pour le Juif qui est d'etudier et d'enseigner simultanement.
Vous pouvez donc imprimer et dupliquer ces textes pour l'etude personnelle
et de groupe, ou pour l'enseignement. Bien entendu, selon la Torah,
en ne supprimant pas le nom de l'auteur et l'adresse du site.
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Situation du mois d'Eloul
Ce mois de Eloul comporte
- 4 chabatotes et l'étude des 4 parachotes peut se réaliser
car elles sont placées sur le site: Chofetim,
Ki
Tétsé, Ki
Tavo, Nitsavim-Vayélékh.
- la prière des séli'hotes qui se disent le matin avant
l'aube à la synagogue ; elles commencent au début du mois
pour les Séfarades, et pour les Achkénazes au début
de la semaine qui précède Roche hachana.
- l'adjonction du psaume 27 (Hachém est ma lumière
et mon salut, qui craindrai-je ?) à la prière du matin
(cha'harit) et du soir (ârbite), et cela jusqu'à
Hachana Rabba.
- la sonnerie du chofar chaque jour.
- la veille de Roche hachana, le 29 Eloul,
marquée par des coutumes.
- Le Roche 'Hoddéche de Eloul a deux jours : le 30 av et le lendemain
1e Eloul. Av a toujours 30 jours tandis que Eloul en a toujours 29 depuis
l'époque de Ezra (voir Traité Beitsa 6a).
La source du mois
C'est le 1e Eloul que Moché Rabbénou monta une seconde
fois au Sinaï pour y recevoir les secondes tables de l'alliance, puisque
les premières avaient été brisées par la suite
de la faute du veau d'or.
Il y resta 40 jours jusqu'à Kippour, le 10 du mois de Tichri,
les séli'hotes couvrant cette durée chez les Sépharades.
Donc, ce mois est vécu dans la même lancée ; regardez
avec précision cette liste :
- mois de pénitence envers Hachém et envers les
hommes,
- mois de montée spirituelle,
- mois de pureté,
- mois de rencontre vraie avec Hachém.
C'est pour cela que ce mois est caractérisé par ses lettres
hébraïques aleph, lamed, vav, lamed qui sont les initiales
d'une partie d'un verset du Cantique des Cantiques : "mon bien-aimé
est vers moi et je suis vers mon bien aimé" ani lédodi
védodi li (6, 3). Voir à ce sujet notre
étude de la paracha Eqév.
Ce verset est souvent rappelé lors des mariages. Voici le sens
d'après le commentaire du 'Hida sur ce verset, qui se base lui-même
sur celui du Ari. Je l'explicite pour vous.
1. Cela nous montre que Hachém est plein de désir
envers Israël (mitratsé lé Israël) en ce
mois de Eloul (commentaire du Ari).
2. Donc, l'homme doit travailler pour s'éveiller à cette
réalité dont il n'a pas une conscience spontanée.
Cette mise en éveil personnel de soi-même se nomme en hébreu
hitôréroute. Beaucoup de réunions et sessions
sont organisées pendant ce mois dans cette intention. On na à
une réunion de hitôréroute.
3. La phrase commence par ces mots : moi vers mon bien-aimé et
alors... Cela veut dire que cela doit commencer de mon côté
maintenant (puisque du côté de Hachém la réalité
existe déjà qui anticipe notre action, tandis qu'elle n'existe
pas chez moi, ou qu'elle n'est pas éveillée chez moi). C'est
exactement ce que l'on appelle la téchouva (retour) car
nous avons à nous éveiller pour "retourner" à
notre réalité de base. Tsarikh léhitorér
haadam bit'hila bitéchouva, vé zé ha rémez
ani lédodi : "il doit s'éveiller l'homme avant
tout par la téchouva, et c'est l'allusion moi vers mon bien-aimé".
4. Continuons. "et c'est l'allusion moi vers mon bien-aimé:
quand je m'éveille et me relie à mon bien-aimé Haqqadoche
baroukh Hou, alors vé dodi li". Alors, celui qui
vient se purifier ainsi a la réponse immédiate de Celui
qui est Ra'hamim, miséricorde. C'est la spécificité
de ce commentaire: il nous montre qu'il y a un lien de conséquence
ipso facto après la première étape qui est de notre
côté. Alors, en ce mois de Ra'hamim, Haqqadoche baroukh
Hou sera automatiquement présent et bien-aimant vers nous.
5. Mais ce verset nous autre chose encore. C'est une note particulière
qui réalise cela: il s'agit d'être dans la musique de l'amour.
En effet, on parle de dodi, de bien-aimé et non pas "
si je fais ceci ou cela". Cela nous donne ôd réméz,
un autre message par allusion. Il ne faut pas revenir par logique de tel
ou tel type mais par amour: ôd réméz dé
tsarikh la chouv méahava (autre allusion que il faut revenir
par amour). Ani lédodi, ha téchouva tsrikha méahava
: "ani lédodi veut dire que la téchouva
doit être par amour.
6. Cela étant précisé, la relation de conséquence
est reprise avec sa juste note: "c'est par amour qu'il faut revenir,
et az tékhéf alors immédiatement
s'annulent les fautes qui sont effacées mitkapérine âvonoténou.
7. La conséquence n'est pas seulement sur le plan de ce pardon,
elle est plus essentielle, dans l'union de la relation qui est à
peine imaginable: véaz "vé dodi li" tékhéf
Hachém îmo vé éin tsarikh choum zémane
(et alors "et mon Bien-aimé vers moi", immédiatement
Hachém est avec lui et il n'est pas besoin d'aucun délai
de temps). Fin du commentaire du 'Hida qui ne prend que quelques lignes
en hébreu car l'hébreu est la langue de La présence.
Permettez-moi d'ajouter quelques pistes pour faciliter le prolongement
de cette découverte.
- laissez les chtouyotes (bêtises) d'autres religions qui
se croient (par ignorance) religions d'amour contrairement, disent-elles,
au judaïsme. Soyons sûrs et fiers de notre domaine. Soyons
aussi fiers et sûrs que nous disposons de la force placée
en chacun des mots et des promesses de la Torah: "aujourd'hui, si
vous écoutez Ma voix, alors le bonheur sera pour Israël et
les ennemis devront s'envoler comme des frelons", vous l'avez lu
souvent en de multiples parachiyotes.
- il faut trouver le moyen de se remettre tout le temps devant cette
réalité: nous mettre devant Cette présence décrite
au présent dans ces 4 mots du Cantique des Cantiques qui définissent
la réalité du mois de Eloul. Dès le matin, une pédagogie
nous en est proposée dans les bénédictions premières
et obligatoires de la journée: elles sont toutes au présent.
Il est dit par exemple qu'Il nous donne la force, et non pas qu'Il nous
donnera plus tard.Voyez le commentaire
de cela sur la page du Modé ani (ici le lien) qui vous aidera
beaucoup pour la prière du matin et pour garder cette présence
instantanée. Et les poèmes joins vous montreront le langage
des sentiments internes qui cherchent à retrouver ces sentiers
cachés (poème
sur le Modé d'Avraham). C'est aussi la fonction de ces dessins
que l'on place dans les maisons et les synagogues, le Chiviti Hachém
lénéghdi tamid (je me suis représenté
les lettres de Hachém devant moi toujours).
- nous avons la volonté que ce programme
décrit ci-dessus se réalise pour Israël en ce mois
de Elloul. Comment cela est-ce possible ? Au-delà de l'amélioration
individuelle de chacun de nous qui est excellente mais n'est quand même
pas suffisante, surtout quand l'histoire quotidienne est si tragique et
décevant et douloureuse. Je vous propose cet axe.
Nous sommes conscients que ce verset d'amour réussi et efficace
concerne Eloul mais il concerne à égalité le Chabbate
car il est dans le Cantique des Cantiques (Chir ha Chirim) qui est exactement
tout cela et que les Sépharades lisent chaque semaine en hébreu
avant l'entrée du Chabbat. Cela est suivi de la réception
de la Chékhina (Présence divine en la fiancée heureuse
Israël) après s'être coupé des dynamiques habituelles
qui mènent le monde avec tout ce qui nous préoccupe. Et
cet ensemble est suivi du psaume 93: Hachém malakh guéoute
lavéche (Hachém règne, Il est revêtu
de majesté). Vous allez découvrir une fois de plus la richesse
des psaumes (lien ici).Je prends à nouveau le commentaire du 'Hida
qui se base sur les mêmes sources. Tant ce que dit le psaume est
beau, je place en grand ces deux mots guéoute lavéche:
Suivons pas à pas la démonstration.
1. Nos Sages nous ont transmis que ces deux mots ont un autre message
qui est donné par le mélange des lettres (procédé
nommé tsérouf) qui dévoile les deux mots goél
chabat qui ont exactement ces mêmes lettres.Vérifiez.
2. Cela nous transmet l'enseignement des middrachim disant que Israël
ne sera sauvé que s'il applique le Chabbate (eïne Israel
nigalim âd ché yichmérou chabbate). Effectivement
ce thème revient sans cesse sous la forme de chamérou
Yisrael 2 chabatote miyad hayou nigalim (qu'Israël applique deux
fois le Chabbate et immédiatement ils seraient sauvés) par
exemple dans Tosséfote de Nidda 13b, Sitré Torah Vayechev
et le Sefer Tiferete Chlomo de nombreuses fois. Et le Séfate Eméte
dit: même un seul Chabbate.
3. Le motif en est que chakoula Chabbate kékhol ha mitsvotes
: le Chabbate est équivalent à l'ensemble des mitsvotes.
Et donc même si nous sommes pécheurs et ne parvenons pas
à réaliser les mitsvotes, cela est évident, et donc
eine yabo goel, le sauveur ne vient pas... mais si nous appliquons
le Chabbate cela est considéré comme si toute la Torah est
réalisée(kéqayam kol haTorah). Car l'application
du Chabbate efface même l'idolâtrie (âvoda zara).
4. Et cela est encore enseigné par le fait qque les lettres finales
des trois mots Hachém malakh guéoute (lettres hé,
khaf, tav), ont la guématrie ou compte chiffré de "Machia'h
ben David" (avec le kolel). Et le 'Hida conclut: dékéché
nichmor Chabbate yavo Machia'h ben David (de cela il découle
que lorsqu'on appliquera le Chabbate viendra le Machia'h fils de David).
5. Comprenez aussi par là que cet enseignement nous est transmis
depuis des millénaires et qu'il n'est pas la découverte
de tel ou tel rabbin de tel ou tel courant. C'est l'héritage commun
et clair, qui n'appartient à aucun petit ou grand groupuscule.
Cela remonte à la Torah elle-même et il n'y a pas à
aller chercher ailleurs. La science de la Torah évite toujours
les égarements et chaque fois que des communautés même
saintes n'ont pas suivi cette voix elles ont erré dans les faux
messianismes.
6. Chacun peut décider où est la téchouva spécifique
qu'il doit faire dans sa vie (décider d'étudier chaque jour,
rétablir la morale dans la vie personnelle, sentimentale, professionnelle,
collective dans la tsédaqa, dans la prière, etc). Mais il
est une urgence commune pour le salut de tout Israel qui est à
la fois à la porte de sa réalisation et au risque de se
perdre, c'est que nous lancions une grande campagne d'application du Chabbate
(arrêter le travail et tout ce qui s'y rapporte dans les engins
de transports, l'argent, les conversations; organiser le repos de Chabbate;
participer à la vie communautaire de Chabbate; étudier la
Torah le Chabbat et arrêter télévision, téléphones;
bien entendu, régler la maison pour que la nourriture y soit cachère
ainsi que tout ce que l'on y fera le Chabbate). Par cela on se rapproche
de la communauté.
Demandez à votre rabbin de vous aider et de vous faire aider par
d'autres. Cela est possible, pas si difficile, tellement reposant et heureux
que, ensuite, vous serez surpris d'avoir ignoré ce bien-être.
Mais le but n'est pas personnel d'abord, mais envers Israël.
Et c'est encore mieux: une histoire d'amour.
|
Vous pouvez utiliser ce texte-ci pour vos cours,
dans et selon votre propre enseignement, pour le diffuser, en
mettre des petits extraits avec les sources (et uniquement le lien pour venir
le trouver si vous avez un site juif). Ce n'est pas
pour moi, ni pour Modia. Modia veut dire: "faire savoir".
Très nombreux sont ceux qui ignorent tout de ce bel enseignement
de Eloul, autour de vous, et une fois que vous le connaissez,
il est très important que vous le transmettiez car il est
vôtre et l'enseignement de la Torah ne passe que par vous
vers ceux qui ignorent et sont dans votre proximité.
Faites vite, Eloul c'est maintenant ou presque
!
|
Questions :
Question - Pourquoi sonne-t-on du chofar
?
1. Comme la faute du veau d'or vint en partie de ce que le peuple avait
mal compté les 40 jours d'absence de Moché et, du fait qu'il
ne le voyait pas revenir, devant cette absence, il en avait tiré
des conclusions de désespoir.
Alors, en montant la seconde fois, Moché prit la précaution
de faire sonner du chofar aux quatre coins du camp le 1e Eloul, jour de
sa seconde montée. C'est une explication historique.
Mais il y a plus.
2. Le chofar est destiné à remuer par le son, jusqu'au
fond des entrailles, cette séquence précise chez celui qui
l'entend: déclancher un réveil, un trouble, un ébranlement,
une alarme, un bouleversement, des larmes et des sanglots, un rappel des
enseignements et de la sainteté, puis un apaisement.
3. Il fend les cieux.
Pour atteindre ces buts, sa sonnerie (tokéâ, tékiotes
au pluriel) agit selon 3 types de sons : prolongés et séparés
(térouâ), brefs et saccadés (chévarim),
longs comme 9 ou 18 petits sons (téquiâ).
Il y a des séries de 30 sonneries pour aller jusqu'à
100.
Un autre élément qui agit est l'ordre des séquences
et leur nombre.
Tout peut être résumé dans le mot retour (techouva).
Question - Que sont les séli'hotes
?
Ces séli'hotes sépharades suivent exactement le texte classique
de Zékhor Avraham de Roche Hachana imprimé à Livourne.
Voici les douze parties chantées, cliquez
et vous aurez le son suivant votre logiciel (Real Player, etc.
Qualité optimale avec Winam).Elles sont chantées par le
Rav Zécharia Zermati, de Jérusalem (voyez ici la page que je lui ai consacrée). Le disque en vente est
de qualité grandement supérieure à ce qui est possible
sur le Net; le commander, ainsi que son ouvrage sur les lois et coutumes
d'Afrique du Nord, en librairie ou chez l'auteur tel 972 2 6732919 ou
par mail: ravzermati_toratemet@hotmail.com
Il faut que votre ordinateur soit rapide dans sa communication (ADSL)
pour bénéficier d'un chargement très convivial et
preste. Mais un peu de patience pendant le chargement, et le résultat
vous plaira.Vous n'avez pas besoin de recharger pour entendre plusieurs
fois le même morceau, il suffit de le relancer sur sa présentation.
Les 1, 3, 9, 11, 12 sont déjà présentes en audio,
les autres viendront progressivement.
Séli'hotes
Séli'hotes est le pluriel du mot séli'ha, demande
de pardon. On l'emploie couramment dans la vie israélienne. Les
Sépharades disent souvent mé'hila.
Ce mot Séli'hote est employé aussi pour les
prières de demande de pardon adressées à D.ieu pendant
l'office de certains jours de la semaine, pendant les jeûnes collectifs
ou volontaires, spécialement à Ticheâ
bé Av, pendant les périodes de catastrophes (on les
nomme alors tsiddouk haddine), pendant le mois d'Eloul jusqu'à
Kippour par les Sépharades, et pendant une période plus
courte par les Askénazes.
Dire les séli'hotes est une tâche de toute la communauté
dans sa solidarité et son amour réciproque, et ce n'est
pas seulement une demande individuelle. Contrairement aux préjugés
antisémites religieux ou politiques ("peuple dominateur et sûr
de soi"), le peuple juif y manifeste là ce qui le caractérise
véritablement : son humilité, la conscience de ses
fautes qui causent les malheurs. On peut souhaiter que tous les peuples
soient dans cette attitude aussi profonde et sincère dans les actes
et dans la reconnaissance publique de leur responsabilité, de générations
en générations. Ainsi, le peuple reconnaît qu'il doit
vivre son destin selon le plan de D.ieu.
La base se trouve dans la Michna Taânite 2, 1-4 (s'y reporter)
concernant la 6e bénédiction de la âmida (prière
des 18 bénédictions qui se dit debout en silence) ; on trouve
également ses sources dans le Zohar. La composition est variable
suivant les communautés, mais on trouve déjà un ordre
de ce service (sédér) dans le Siddour de Ribbi Amram
au 9e siècle et de nombreux grands Sages de tous les siècles,
dont Rachi, ont contribué à la rédaction du sédér actuel. Il faut se reporter à une étude historique pour
en connaître le détail.
Il y a de nombreux poèmes chantés (piyoutim) insérés
dans ce service.
On y dit de nombreuses fois le verset des 13 attributs de bontés
de D.ieu (le lire en Chémote 34, 6-7) : Hachém, Hachém,él
ra'houm vé 'hanoune, D.ieu de miséricorde...
Pratique
Chez les Sépharades, les séli'hotes commencent le
lendemain du 1e Eloul, tandis que chez les Askénazes, elles commencent
lors de la semaine qui précède le mois suivant, celui de
Roche ha Chana et ils jeûnent habituellement les 4 jours précédant
Roche ha Chanah en souvenir des quatre jours pendant lesquels on examinait
une offrande avant le sacrifice. Mais si Roche ha Chana se produit un
lundi ou un mardi, les Askénazes commencent les séli'hotes
au début de la semaine précédente.
Les séli'hotes ne peuvent pas se dire avant minuit (sauf la nuit
de Kippour) mais seulement à partir de minuit qui est le temps
de êt ratsone, le temps de la volonté divine; si certains
le font, par erreur, avant minuit, on ne peut pas y participer avec eux
(eino rachaï lé itstaref éléihem, avis
des grands décisionnaires ou posséqim) et, dit le Rav Ôvadia
Yossef, il faut annuler cette coutume qui n'a pas de base minhag zé
ché ein lo yessod).Certains s'associent aux séli'hotes
d'Israël par satellite et le Rav dit qu'on peut justifier cette pratique.
La plupart les disent de bonne heure avant la prière du matin,
par exemple à 5 heures du matin. C'est donc un exercice difficile.
S'il n'y a pas le minyane (10 présents), on ne dit pas Vayaâvor
(les 13 middotes ou attributs
divins de miséricorde), ni Bédil Vaâvor ni
les textes en araméen ni le qaddiche.

On sonne le chofar (corne de bélier), habituellement, pendant les
séli'hotes. Pour comprendre cette pratique voir
ici. Celui qui les sonne doit être très compétent,
non pas un débutant qui n'a pas acquis l'assurance satisfaisante
ni quelqu'un qui simplement paierait pour avoir cet honneur mais il doit
bien en connaître les significations et être reconnu comme
un Juif sérieux et cacher. Quand il a reçu cette fonction,
n'importe qui d'autre ne peut pas se substituer à lui simplement
parce qu'il aurait envie de sonner du chofar, ni par zèle
; il montrerait seulement qu'il ne connaît pas bien les usages juifs,
les règles du respect d'autrui et serait prétentieux
d'assumer ainsi une fonction si importante.
Avant les séli'hotes, quelle que soit l'heure, on aura dit
déjà toutes les bénédictions du matin, y compris
celle de la Torah.
La coutume est différente selon les communautés sur le fait
que l'officiant porte ou non le tallite, châle de prière.
Le ével ou endeuillé ne se rend pas aux séli'hotes.
Les séli'hotes sont des supplications et l'on veillera à
ne pas chanter les airs comme s'il s'agissait de chants alertes et gais.
Les Sages demandent de veiller à ne pas commettre cette absurdité,
spécialement sur les chant: ânénou, an'hanou léfanéikha,
etc.
Précisions halakhiques tirées
des ouvrages du 'Hida (lien ici)
- En Eloul, on surabonde en prières et séli'hotes, lecture
du Zohar, des michnayotes et des psaumes, et cela a la priorité
sur l'étendue habituelle de l'étude. Mais il est strictement
interdit de dire ces prières abondantes avec routine, empressement,
automatisme, sans avoir conscience de ce que l'on dit et sans que le coeur
soit relié aux mots et à la pensée, spécialement
dans les suppliques, les chants et les 13 attributs de Hachém,
ou 13 middotes.
- Dans cet effort, on veillera à ne pas importuner le public par
ses propres exigences, et à ne pas importuner le voisinage la nuit
par les sonneries du chofar si cela peut gêner.
- Il est absolument interdit de décaler les heures normales des
prières sous prétextes des séli'hotes ou de la préparation
intérieure à la prière, on ne doit jamais négliger
l'essentiel pour le secondaire. Ne vous laissez pas emporter dans le trouble
par des exaltés sur ces points, leur exigence déréglée
est simplement le signe de leur ignorance.
- Plus que les jeûnes, sont importants le retour, la téchouva
et les bonnes actions et le changement intérieur.
- Il est recommandé d'étudier chaque jour les commentaires
sur chaque jour de la Création, à partir de Roche ha chana.
- L'endeuillé peut être chalia'h tsibour (prier au
nom de la communauté et diriger l'office) pendant cette période,
ce ne sont que des coutumes qui n'accorderaient pas ce droit.
Précisions halakhique tirées
des ouvrages du Rav Ôvadia Yossef (lien ici)
- Ceux qui ne peuvent pas, pour des motifs divers, participer aux sélihotes
à l'heure de la communauté, pourront les dire plus tard,
même jusqu'à min'ha ou jusqu'à l'apparition des étoiles.
Mais ils essaieront de participer au moins le lundi et le jeudi. En tous
cas, entre Roche ha chana et Kippour, ils feront le maximum pour y participer
avec la communauté.
- Le degré de Tiqqoune 'hatsote est plus important que
de dire les séli'hotes avec la communauté (maâlote
tiqqoune 'hatsote 'hachouva yoter méamirote séli'hote îm
ha tsibbour).
- Pendant le mois d'Eloul, on souhaite que "pour une bonne année
on soit inscrit et que cela soit signé"
- seul, on ne peut dire les 13 middotes que si on les lit selon les téâmim.
Et il faut toujours faire un arrêt entre les deux fois où
on dit le nom Hachém / Hachém.
- on ne dit pas les textes en araméen (ré'hamana, déâné
laaniyé, marana dévichémaya, ma'hé oumassé),
s'il n'y a pas dix adultes mais si le 10e arrive on commence alors à
les dire.
- après les séli'hotes, on dit le Qaddiche titeqabbal
s'il y a encore 10 personnes.
- c'est un minhag chez les 'hassidim d'examiner les téfilines
chaque années en Eloul mais cela concerne ce groupe et "il
n'y a en cela aucune obligation sur les bases essentielles de la halakha"
(éïne 'hiouv mé îqar hahalakha). Et surtout
si les téfilines ont été écrits par un sofér
compétent. Quant aux mézouzotes, elles doivent être
éxaminées une fois tous les 3 ans 1/2. Cela est simple et
clair.Ne pas tomber dans des pratiques obsessionnelles sans fin qui n'ont
rien à voir avec la halakha.
- Concernant les mariages, on doit avoir le même bon sens de la
halakha. Tout le long du mois de Eloul, on peut célébrer
les mariages sans aucune crainte et, dit le Rav, celui qui veut être
plus sévère que cela n'est rien d'autre qu'un farfelu (vé
ha ma'hmir ba zé éïno élla mine ha métaméim).
Question - Quelle est l'influence personnelle
et la part personnelle concrète de ces pratiques ?
Elles ont toutes un but unique qui comporte plusieurs points :
- éveiller notre conscience
- pour que nous revenions vers D.ieu
- de façon réelle, concrète, sincère, précise
- par une méthode organisée et systématique d'examen
de nos actes (pichpouche ha maâssim).
- Cela repose sur le fait que D.ieu reçoit ceux qui reviennent
vers Lui (Hou méqabbél chavim).
Pour cela, en plus de ces pratiques en commun, chaque Juif va utiliser
des pratiques individuelles variables suivant les personnalités
et les communautés :
- l'étude de quelques livres qui éveillent à
tout cela, spécialement Les devoirs des coeurs ('Hovote
ha lévavote), le 7e chapitre de Commencement de la Sagesse
(Réchite 'Hockhma), et Le Palmier de Dévora (Tomar
Dévora) que nous utilisons déjà sur le site
Modia pendant la période du Ômér et que vous
trouverez ici de façon très détaillée
ici sur plusieurs pages en continu.
- dire des psaumes qui éveillent tous ces niveaux. Le nombre
et le choix sont variables suivant les communautés.
- jeuner certains jours (jamais le Roche 'Hoddéche ni les Chabbatote).
- s'examiner scrupuleusement, spécialement pour réparer
le tort fait à autrui : médisance (lachone ha râ),
regard
négatif envers autrui (âyine ha râ), dettes non
réglées, promesses de don non réalisées, injustice
dans les salaires, manque d'écoute et manque d'attentions dans le
couple, injustice dans l'aide à apporter dans la vie familiale,
manque de reconnaissance envers ceux qui ont aidé, manque de partage
des ressources envers les pauvres, non réalisation de la tsédaqa
et du maâssér,
réglement des promesses de don dans la communauté, etc.
- l'examen doit être vraiment systématique, précis
et aboutir à une correction immédiate (aller demander pardon
ou réparer vraiment le mal commis), corriger de façon concrète
et financièrement exacte.
- on s'entraine à donner chaque jour la tsédaqa avant
la prière (voir Baba Batra 10a).
Il est clair que tout cela exige d'abandonner son orgueil : nous nous
remettons à notre véritable place où D.ieu seul est
grand, et nous tous petits et égaux en cela.
- souhaiter vraiment le bien à autrui : en particulier, depuis
le début du mois on souhaite dans le courrier qu'on lui adresse
: kétiva vé 'hatima tova bé séfér
'hayim tovim.
- on vérifie les téfilines et les mézouzotes
si cela n'a pas été fait (car on doit le faire deux
fois en sept ans). Rester normalement pondéré sur ces
examens, nous reviendrons sur ce point où des "zélés"
imposent des exigences non exactes.
- pour y parvenir et avoir l'esprit plus libre à cet effet,
on veille à ce que les femmes puissent être dégagées
d'une part importante des travaux ménagers habituels. |
Question - Pourquoi les séli'hotes se lisent-elles avant l'aube
?
Parce que les heures depuis minuit sont les heures de plus grande proximité
avec Dieu. Les plus fidèles lisent le
tiqqoune 'hatsote, prières du moment favorable qui va
précéder l'aurore où la majorité liront les
séli'hotes. Le Tiqqoune 'hatsote a la priorité de
niveau sur les séli'hotes et c'est lui que l'on préférera
quand on ne peut pas dire les deux (avis des décisionnaires).
Question - Quelles sont les coutumes
de la veille de Roche hachana ?
Ce jour-là, il y a diverses coutumes qui sont toutes dans la ligne
de la préparation intérieure à Roche
hachana : certains jeûnent, on fait l'annulation des voeux
superflus (hatarate nédarim), on ne sonne pas du chofar
(pour l'interrompre entre le mois d'Eloul et Roche hachana), on
se coupe les cheveux avant midi, on se rend au miqvé,
on se rend sur les tombes des saintes personnes (les justes ou tsaddiqim),
après avoir fait généreusement la tsédaqa
ou bienfaisance, pour demander de vivre comme il convient, grâce
à leur exemple et à leurs mérites, les jours de pénitence
qui vont venir.
Lectures personnelles de préparation
pour tous :
Chemote 34, 28
Vayiqra 23, 24 et 25, 9
Bémidbar 10, 9-10
Devarim 9, 25-29 et 10, 3-5
Aller voir le premier mot du verset 13 du psaume 27 que l'on lit en
ce mois, et trouver son rapport avec le mois d'Eloul.
Méditer chaque mot de ce psaume 27.
Apprendre et mémoriser le vocabulaire d'hébreu de cette
page.
Lecture personnelle pour les étudiants avancés
en hébreu :
L'annonce du mois de Eloul au Sanhédrine : Roche hachana 1, 3...
Tour et Choul'hane Aroukh, Ora'h 'Hayim 581...
Halakha pratique
Pour toute question ou incertitude : une seule règle est d'étudier
soi-même et de s'assurer en questionnant le rabbin, et non les simples
voisins, pour les précisions. Les informations ici données
tombent sous cette règle et ne sont pas des prescriptions.
Ephémérides
Le peuple d'Israël est un grand corps (gouf) et une grande néchama
(âme) animée d'une même vie à travers les particularités
et les âges. Les affinités peuvent aussi franchir les régions
et les siècles. Aussi, il est important de vivre les jours au rythme
des richesses, des peines et des gloires de l'ensemble de tout le peuple,
en une seule affection, autant que les actes de Hachém envers
la création et envers Son peuple.
Les événements révèlent aussi des dynamiques
particulières de certains jours ; ces jours restent aussi imprégnés
de ce qui s'est passé ces jours-là dans l'histoire, ne serait-ce
que par la transmission du souvenir et de l'enseignement.
Par les informations multiples qui sont ici rassemblées,
cette page constitue une véritable page d'étude indispensable
dans une formation solide, avec la note que nous essayons de transmettre
: l'étude dans la vie, simultanément par l'intelligence,
la sensibilité et le coeur. C'est alors une organisation interne
du monde dans la dimension juive, une anthropologie juive. Et non pas
un dictionnaire, ni un "Quid" juif
Le 1e septembre 1941
Obligation pour les Juifs allemands de porter l'étoile jaune.
Le 1 Eloul
Le prophète 'Hagaï demande à Zéroubavel de
commencer la construction du second Temple (Haguiga 1).
Evaluation du maâssér
sur les biens agricoles en bestiaux.
Le 2 Eloul
Le Pape Jules III fait brûler le Talmud le 2 Eloul, 12-08-1553.
En 1946, hiloula de Rabbi Eliêzer Eiger de Vitznitz, auteur du Damasq
Elêzer.
Le 3 Eloul
Arrivée du Rav Avraham Yits'haq Kook en Israël en 1919, et
sa hiloula en 1935, le 31 août.
En 1935, hiloula du Grand Rabbin askénaze d'Israël , le Rav
Avraham Yitsd'haq HaCohen Kook (1865/31-08-1935).
A son orthodoxie, il ajouta toujours le souci de la culture générale,
le besoin d'être en contact avec toutes les couches du peuple juif.
Il monta en Erets Israel en 1904 et fut le fondateur du courant du sionisme
religieux orthodoxe en Israël tout en s'opposant à la fondation
d'un Israël laïc. Il a, en particulier, écrit Orote
ha Qoddéche et Orote hattéchouva, "Les lumières
de la téchouva", traduit et commenté en français par
Benjamin Gros.(Ed. Albin Michel). Il bâtit le concept contemporain
de la alyah (montée) en Israël comme début
du "salut total" (at'halate haguéoula) qui fut ensuite repris
par les courants sionistes concernant la création de l'Etat d'Israël,
ce qui fut plus discuté encore.
Son oeuvre, abondante, se caractérise
par un style poétique et mystique se prétant à de
nombreuses interprétations et qui se refuse à être simplifiée car la moindre de ses phrases est un carrefour de plusieurs citations de tous les textes du judaïsme repris sous son angle personnel. Ceux qui le simplifient ne sont certainement pas entrés dans sa pensée.
Bien souvent, nombreux sont ceux qui
le revendiquent pour appuyer leurs thèses (beaucoup plus
concrètes et unilatérales sur le plan politico-religieux
que les siennes). Beaucoupoublient aussi d'intégrer
le même amour qu'il manifestait pour TOUT l'ensemble du peuple juif,
sans exception et sans extrémisme.
A travers le Merkaz
haRav (lien), il bâtit un nouveau style de yeshivotes comprenant une
formation directe à la Torah et non seulement à travers
le Talmud, un accent fort sur le sionisme religieux, une philosophie originale
sur le lien du profane et du sacré et écrivit de nombreux
livres sur ce thème, dont l'interprétation demande une grande
prudence pour ne pas la simplifier, une conception originale de la relation
du peuple juif aux autres nations. L'expression la plus sûre de
son oeuvre peut être résumée dans le trio de sainteté
: Tora-peuple-terre mais cela ne donne pas le contnu de ces termes et surtout de leur relation. Son fils le Rav Tsvi Yéhouda lui succéda
et continua longuement à animer le courant ouvert par son père.
Des rabbins israéliens francophones comme le Rav
Léon Askénazi zal ou le Rav Chlomo Aviner de
la Yeshiva Âtéréte
Cohanim se revendiquent de cette lignée.
Le
4 Eloul
Massacre des Juifs de Barcelone ( 5-08-1391).
Le 5 Eloul
Hiloula de Myriam Bella, tsadéqéte célèbre
et soeur du Rama, Rabbi Moché Isserles, commentateur qui a ajouté
au Choulkhane Aroukh les coutumes askénazes (16-08-1619).
Le 6 Eloul
En 1654, hiloula de Rabbi Guerchone Chaoul Yom Tov Lipmann Heller de Cracow,
auteur du célèbre commentaire de la Michna, Tossefote Yom
Tov.
Adoption des lois nazies en Italie, en 1938.
Le 7 Eloul
Amram reprend sa vie conjugale avec Yokhébéd, la mère
de Myriam (Sota 12a).
Fête célébrée pendant de nombreux siècles
de la dédicace d'une nouvelle porte des murailles de Jérusalem
en +42 par le roi Agripas I (Méguilat Taânite 6).
Le 8 Eloul
La Suisse adopte une législation antisémite d'interdiction
de la cachroute pour l'abattage des animaux (20-08-1893).
Le 9 Eloul
Naissance et décès à 125 ans de Dane, fils de Yaâqov,
en 2325.
JOUR
DE FÊTE, LE RAMBANE, Ribbi Moché ben
Na'hmane, arrive à Jérusalem (1-09-1267). Il y rétablit la communauté
juive détruite par les Croisés en 1099. Elle fut détruite
en 1947 par la Jordanie et restaurée en 1967, exactement
700 ans après l'arrivée du Rambane. Directement, et à
travers le commentaire de Rabénou Bé'hayé, les lecteurs
de Modia bénéficient de son enseignement.
Moché ben Na'hmane, ou Na'hmanide, ou Bonastroug Da Porta
(1194-1270). Médecin de profession. Eminent commentateur
de la Torah.de Talmud, halakhiste et caballiste. Auteur de plus de 50
ouvrages. Cousin de Rabbénou Yona de Girondi, auteur de Chaâréi
hattéchouva. Reconnu comme la plus grande autorité séfarade
de son époque, et Grand Rabbin de Catalogne. il n'hésita
pas à lâcher tout cela pour monter en terre d'Israël
à 66 ans malgré l'état de désolation qui y
régnait. Dans le conflit opposant les rabbins français aux
tenants de Maïmonide, il essaya de trouver un compromis et bâtit
un programme de formation des jeunes en yeshiva qui pourrait satisfaire
les exigences des deux camps. Son influence a été
et reste considérable.
Le Rambane naît environ 10 ans après la mort de Maïmonide.
C'est le géant de la connaissance juive en Espagne, il eut
aussi pour maîtres des tossafistes de France. Le Rav Qanepanetone
le considère comme l'un des maîtres parfaits du Talmud et
les qabbalistes le considèrent comme la fleur de la tradition
la plus ancienne.
Le 9 Eloul
En 1342, décès de Rabbénou Chimeône, fils
de Rabbénou Achér dit le Roche. Ce dernier est avec
Rachi la plus grande figure de l'époque en Europe. Disciple du
Maharam de Rothenburg victime des croisés, il s'enfuit à
Barcelone avec sa famille et fit la liaison entre le monde askénaze
et le judaïsme séfarade. Il écrivit l'ouvrage de base
de toute la halakha, les Hilkhote Rabbénou Achér.
Ses 8 fils furent de brillants maîtres pour tout le judaïsme,
en particulier Rabbénou Yaaqov dit le Tour qui mourut en chemin
pour la terre d'Israël en 1343.
En 1828, décès de Rabbi Moché Eliaqim, fils
du Magguide de Koziénice, un des principaux propagateurs du
'hassidisme. Il était élève de Dov Baer le Magguide
de Mézériche et de Rabbi Lévi de Berditchév.
Il se donna pour tâche d'éclairer le peuple sur l'importance
de la prière du coeur et de l'adhésion à Dieu (la
dévéqoute)
qu'il transmis aussi par son livre
Avodate Yisrael.
Le 10 Eloul
Noé (Noa'h) ouvre la fenêtre de l'arche et envoie un corbeau
(voir Rachi Béréchite 8, 5).
Le 13 Eloul
- En 1189, des Juifs sont massacrés à l'occasion du couronnement
de Richard I Coeur de Lion à Londres.
- A Roche hachana 1553, l'Inquisition confisque et brûle les
livres juifs en Italie.
- En 1909, hiloula de Ribbi Yosséf 'Hayim, de Bagdad, dit le
Ben Iche 'Haï (1832-1909) titre de son livre
(1898), traduit en abrégé en français, et qui associe
le commentaire de la Torah, la hakakha et la qabbale.Il est aussi l'auteur
du livre Rav Péâlim, questions sur la Torah. Son
influence est considérable et il est très populaire. Son
portrait est parmi les plus connus.
Voir ici mon
reportage sur sa tombe à Jérusalem.

Le 16
Eloul
A partir d'aujourd'hui,
une soucca dont
on commence à s'occuper
sera considérée comme nouvelle par rapport à celle
de l'an dernier. Etant donné qu'il ne faut pas utiliser telle quelle,
celle de l'an passé.
Les Askénazim commencent à dire les séli'hotes à partir
de cette fin de chabbate (motsé chabbate) ou du Chabbate suivant (vérifier avec chaque communauté car il y a tant de coutumes, minhaguim).Les Séfarades
ont commencé au début du mois de Eloul. Celui qui ne les dirait
pas dans un minyane de 10 personnes au moins ne dira pas les 13 qualités
(middotes) de Hachém, car la présence de la
Chékhina nécessaire pour cela requiert au moins 10
personnes.
Beaucoup d'usages (minhaguim) diffèrent d'une communauté
à l'autre ; donc, demander au rabbin quel est l'usage de la communauté,
être tolérant envers les usages des autres et envers la nécessité
de pratiquer un usage commun, laisser uniquement la personne qui a longuement
étudié et connait les traditions savoir ce qui est le "minhag
des pères", car des coutumes parfois non sérieuses ont été
transmises dans des communautés en voie d'assimilation et on ne
peut pas les appeler "minhag de nos pères" quand elles sont une
ereur "minhag chtout" (les décisionnaires sont clairs et
d'accord là-dessus et sur le fait qu'on ne peut pas invoquer en
ce cas la règle que "le minhag de nos pères fait loi". Seuls
les Sages, et ceux qui a le souci du bien de tout l'ensemble, sont habilités
à se prononcer.
Une coutume reconnue est d'aller se recueillir sur les tombes des tsaddiqim
(léhichtatéa'h âl qivrote hattsadiqim). Ceux
qui ne la pratiquent pas ou ne la comprennent pas se doivent de la respecter
chez les autres. D'autres coutumes concernent les jeûnes (se renseigner).
L'approche des fêtes renforce la nécessité d'étudier
les nombreuses règles qui vont les organiser (halakhotes).
Le 10 septembre
En 1349, extermination de la communauté de Constance en Allemagne
sur le bûcher.
Le 17 septembre 1394
Le roi de France Charles VI expulse tous les juifs de France.
Le 18
Eloul
- Naissance
de Rabbi Yéhouda Loew ben Bétsalél
dit le
Maharal de Prague (1512-1609). Le Maharal est une autre
figure légendaire pour plusieurs motifs : d'abord la durée des
fonctions importantes qu'il exerça pendant presque un siècle
dans le judaïsme d'Europe centrale, le savoir encyclopédique
et créatif alliant la rigueur orthodoxe et le souci de développer
la pensée et de philosopher, des légendes incertaines
concernant le Golem. Depuis quelques décades son oeuvre est fortement
étudiée et diffusée. L'école française
y a contribué spécialement avec André Neher, le
premier promoteur, et ses élèves Theo Dreyfus et Benjamin
Gross. Comme il était admis que le Maharal était de la
lignée directe du Roi David, ceux qui peuvent se relier au Maharal,
sont fiers de revendiquer la même filiation.
- Naissance du
Baâl Chém Tov, dit le
Bétch (Rabbi
Israël ben Eliézer) (1700-1760). Il est l'arrière grand-père
de Rabbi N'a'hmane de Braslav. De famille très pauvre, il acquis
une solide formation talmudique et se prépara longuement dans la
discrétion. A 36 ans, il se révéla comme maître
reconnu. Il tenta en vain de monter en Israël et en garda une grande
amertume. Il est le fondateur et le représentant le plus typique
de la tradition 'hassidique pour le mélange de formation solide,
de piété démonstrative, de chaleur communicative,
de souci du peuple en qui il est toujours vu une étincelle de la
chékhina à sauver, de pédagogie par les contes 'hassidiques,
d'influence charismatique et légendaire, de don de la vie à
la cause de la Torah, de voyages et de pratiques mystiques. (Découvrir ici,
la page du 'hassidisme).
En 1899, condamnation du capitaine Alfred Dreyfus à 10 ans de
prison. Influence de ce procès sur Theodor Herzl.
Le 20 Eloul
- Jour de bonheur (lire Néhémie ch 10 et 11) où le
peuple se proposa de mettre le Temple et Jérusalem au centre de leur
vie et de déléguer toujours le dixième du peuple pour
habiter Jérusalem.
Le 23 Eloul
Le 24 Eloul
1.
Selon le Traité Roche hachana 11 a, la méthode d'analyse
de Ribbi Eliêzér ben Ourcanous fixe aujourd'hui le premier
jour de la Création du monde, à partir du soir, comme il
est dit en Béréchite. Par contre, Ribbi Yéhoshua
le fixe en Adar, le 20, le 25 ou le 27, suivant les commentateurs. Ceux
qui ont un
niveau avancé pourront étudier ces pages du talmud avec les
commentateurs.
C'est donc le début de la Création de tout en couples,
nommés feu (éche) et eau (mayim), puis terre
(éréts) et cieux (chamayim), selon les jeux
des lettres de l'hébreu dont les significations sont extrêmement
riches.
2.
Le livre de Néhémie 6, 15 nous indique que, également,
ce jour est celui de la fin de la construction de la muraille de Jérusalem.
Le rapport avec la création est important. Le texte nous indique
aussim déjà, la réaction hostile des populations
environnantes et des Arabes. Ces chroniques, écrites pour notre
enseignement, dans une analyse très nuancée, doivent être
lues et étudiées.
3.
En 1933, hiloula du 'Haféts 'Hayim ainsi nommé
par le livre qu'a écrit Rabbénou Yisraël Méïr
hacohen (1838-1933), célèbre par son enseignement très
précis sur la façon de se préserver de la médisance
et de tout ce qui peut réduire la qualité de la parole.
Il fut l'élève de Rabbi Yisraël Salenter (1810-1883),
le fondateur du courant du moussar (morale, éthique), lui-même
descendant du Gaone de Vilna. Rabbi Salenter, extraordinairement doué,
eut besoin de 18 ans pour acquérir sa formation sur la Torah, cela
nous fait comprendre ce que nous pouvons espérer si nous n'investissons
pas beaucoup. Le 'Haféts 'Hayim a écrit Iguéréte
hammoussar, la lettre de l'éthique qui forme pour que l'on
parvienne à intégrer la Torah dans les passions, les émotions
et les actes, selon la tradition ouverte par "Les devoirs des coeurs"
de R. Bé'hayé ibn Paquda, par Chaâréï
téchouva de R. Yona, par Messilate Yécharim du Ram'hal.
Aujourd'hui, cet ensemble est intégré dans la formation
de base de tout étudiant de yéchiva et de tout Juif qui
se forme sérieusement. Les femmes étudient également
cette littérature avec assiduité. Les enfants qui fréquentent
les écoles juives connaissent ces classiques.
4. En 1935, Rudolf Hess signe les lois de Nuremberg contre les Juifs.
5.
Hiloula de Ribbi Aharone Abou'hatséira
(1901).
Second fils du Gaone Ribbi Yaâqov Abou'hatséira (1807-1880)
(Ribbi Yaâqov Abou'hatséira)
C'est le frère de R. Massoud II, de R. David assassiné
par les arabes en 1920, de R. Avraham et de R. Yits'haq (1897-1970) dit
Baba 'Haqi, de Ramlé. Il vivait au Tafilalét (Maroc) et
était l'émissaire de son père pour l'éducation
des communautés ; il se dépensa pour imprimer en Israël
et faire diffuser ses oeuvres après son décès.Les
grands rabbins de Jérusalem reçurent en rêve l'ordre
d'examiner et de donner leur accord pour cette impression.
Le 26 Eloul
2e jour
de la création (lire le texte dans Béréchite
et les commentaires, et ainsi de suite, les jours suivants).
Le 27
Eloul On fait avant le chabbat
l'abolition des voeux superflus ou interdits (atarate nédarim).
Questionner le rabbin sur la coutume, les variantes, la procédure
et le sens.
3e jour de la création, et création du Gan Edén (les
jours, l'herbe et les arbres).
En 1349, le duc Albrecht d'Autriche protège 330 juifs à
Kyburg (Suisse) puis les fait brûler.
En 1939, le 20 septembre, la Gestapo reçoit
de Reinhard Heydrich à Berlin, l'ordre de liquidation corporelle
de tous les juifs.
Le 28 Eloul
4e jour de la création (les deux luminaires, méorotes,
et la séparation du jour et de la nuit pour établir les jours,
les fêtes et les années).
Le 29 Eloul , Veille de Roche
hachana 5764.
-
5e jour de la création (les animaux marins et les oiseaux).
-
En 1939, la veille de Roche hachana, les nazis exterminent les 4000 juifs
de Mielec en Pologne en les brûlant et en les fusillant dans la synagogue
et le miqvé.
Le 1 Tichri , 1e jour de Roche hachanna 5769
- 6e jour
de la création
(les animaux terrestres ; Adam, homme-femme).
- Après le déluge, la terre devient sèche
( (Béréchite 8, 13) et l'espoir renaît.
- Jour de
la naissance et du décès
de notre matriarche Sara.
- Ce jour,
furent exaucées Sara, Ra'hel et 'Hanna pour les naissances
(Ribbi Eliêzér, - Roche hachanna 11 a-b qui fixe aussi la
naissance et la mort des patriarches en Tichri).
- Jour de
la bénédiction de Yaâqov par son père
Yits'haq (Zohar III, 99a... qui explique les sonneries du chofar selon
les patriarches).
- Joseph
sortit de sa prison car le Pharaon le demande pour interpréter
ses rêves et le nomme Sofnate-Panéa'h.
-
Abolition de l'esclavage d'Egypte.
- La guéoula, rédemption
finale aura lieu ce jour.
- En 1348,
hormis quelques expulsés, la communauté juive de
Zurich est exterminée sur le bûcher, avec interdiction aux
juifs de jamais revenir à Zurich.
- En 1941,
Mgr Josef Tiso, président de la République slovaque,
ordonne aux juifs de porter l'étoile jaune.
En 1942, à Roche hachana, 1600 juifs de Grodeck en Biélorussie
sont exterminés par les nazis.
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