Septembre 2004 à Jérusalem



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L'été brûlant commence à se fatiguer et quelques nuages blancs et légers traversent lentement le ciel.
Le soleil a chauffé les têtes, on parle de plus en plus de "mil'hémète a'him", de guerre fraternelle.

"L'autre devient oyév (ennemi) ou boguéd (traître). Au Juif, en son pays, on impose un transfert,
on planifie de détruire ses synagogues, ses maisons d'étude, ses maisons et ses cimetières.
Aucun autre Etat moderne n'a réalisé cela sinon l'Allemagne honnie.
Non pas transférer les ennemis, mais seulement les Juifs.
A côté de cela, l'antisémitisme en France, c'est de la petite comédie.
Taisez-vous: qui ne se soumet pas à ce que décide la démocratie est l'ennemi;
etc, etc, "

Et nous sommes pourtant dans la préparation de la repentance, et de l'année nouvelle.

Profitons encore de quelques jours de bon temps, et espérons que le chofar apaisera les querelles.

Partout les bougainvilliers de toutes couleurs envahissent en myriades de conquêtes,


mais les couleurs sont douces et respectueuses. Elles coexistent.
Ah, si les humains pouvaient être sensibles à la douceur qu'on leur enseigne...
Et savaient vivre en proximité comme nous sans se fâcher.

Les doux épis en fleurs soyeuses et chatoyantes dialoguent avec les nuages qui planent lentement.
Prière entre la terre et le Ciel.


Une famille accueille un nouvel enfant, David, roux et djine djine comme lui
.
C'est chez le Rav Ména'hém et Manou Akerman à Efrate, et bien connus de la communauté en exil à Nice.
Baroukh ha ba, bienvenue dans la famille, on a besoin de joie ici.



Jérusalem est calme et bleue, les maisons aussi. Pourvou qué ça douré.


Beaucoup préparent la guerre fraternelle. En duel, il faut être deux.
Pour s'aimer aussi.
Mais les humains ont l'art de s'aimer n'importe comment, de mentir, et de haïr continuellement.
Votez pour moi, mon programme est ce que vous désirez; mais je ferai le contraire comme il me plait...

Poème

Téchouva:
reviens à Moi,
reviens à toi.

 

Quand nous Le trahissons
D.ieu n'enlève pas la nature.
Elle reste en immensité de stature
à la taille de notre imposture
et devant cet Amour nous plaçons un grand mur.

Nous jouons aux vainqueurs sûrs
mais nos rêves nous rappellent notre forfaiture.
Et nous devenons dedans malheur et pourriture.

Il est suprême le plaisir de détruire
les belles promesses et les rêves d'azur,
et les choix éternels vers Lui de venir,
et de choisir, et de nous convertir
à l'Amour donné dans toute Sa Bible.

J'avais reçu, j'ai préféré vomir
et trahir et vivre avec ceux qui savent mentir
pour partager avec eux un bref paradis.

Mais les jours restent courts
et la rencontre sera infinie
face à l'Amour pur que nous avons trahi.

Avant Kippour,
l'immense nature
sera une torture
qui nous criera:
vas-tu revenir?
Je te donne la vie.
Choisis! Je t'en supplie.
Ton retour est possible.

Ce jour-là, ta joie tu la trouveras.
Ose regarder Ma nature,
ô Ma créature,
que J'ai créée
belle et aimée.


Entre frères, changez vos épés dans la tête en tiges de fleurs. Vous vous ressemblez, vous êtes de la même terre.

La nature est merveille pour nous enseigner le bonheur.
Chaque matin dans la prière, nous nous engageons à écouter, à aimer à chaque heure.
Bat Israel, reviens au bonheur:



(Je vous expliquerai prochainement, si D. veut, quels sont les arguments des deux camps qui veulent cette guerre).


 
© Photos de l'auteur Copyright 
Dufour