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Ce qui va caractériser
le mois de Tamouz (à partir
du 13 juin 2010)
par le Rav Yehoshua Ra'hamim
Dufour
(Dipour en hébreu) Vivre chaque jour
au rythme de la Torah,
de la vie des Sages et de nos martyrs
Ici Le 17 Tamouz
Toutes les indications des heures du Chabbate
doivent être vérifiées,
une erreur dans la transmission est toujours possible.
Le jour juif commence la veille au début de
la nuit.
D'abord, étudier
sur ce lien la signification du Roche 'Hoddéche, le premier
jour
du mois.
Voici ce qui va caractériser le mois de Tamouz :
1. Le mois de Tamouz n'a pas de Yom Tov, de même les mois de
Elloul et Mar'héchvane.
2. Nos Sages parlent d'une "téqoufate Tamouz", période
de Tamouz, caractérisée par la chaleur accablante et
le manque d'équilibre.
3. Comprendre les sens de : "Rien ne se dérobe à sa chaleur"
(psaume 19, 7 et Béréchite Rabba 6, 6), rien ne peut se
dresser contre la violence du soleil (Chémote Rabba 15,
6).
4. C'est une période qui est le signe de la puissance de Hachém
qui déssèche les plantes ou fait sortir les fruits et cette
puissance montre qu'il pourra satisfaire Sarah qui restait stérile
(Tan'houma Vayiqra, 6) ; il est plus fort que l'équilibre de
la nature (Tan'houma Tétsavé 8).
5. C'était aussi le mois où le grand don de la Torah se
transforma en blessure immense par la faute du veau d'or ; chacun
peut transposer cela dans sa vie pour comprendre le problème éprouvé
par Hachém envers Son peuple.
6. Se souvenir aussi de ceux qui faisaient de ce jour un culte de la
lune et des idoles (voir Ezéchiel 8, 14 et les commentaires
du Radaq et du Malbim). Sans aller jusque là, être conscient
que nous vivons nous-mêmes dans les autres pays non juifs au rythme
du calendrier dont les noms des jours sont des noms de divinités
païennes (mardi-mars, samedi-saturne, etc).
Nos appelations juives des mois sont babyloniennes pour nous faire souvenir
de la période de l'exil en Egypte (Rabbéinou Bé'hayé
sur Chémote 12, 2). Cela réfère aussi au sens de
l'utilisation de l'araméen dont j'ai parlé sur une autre
page (lien ici).
Période excessive
Au premier jour du mois de Tamouz (le 13 juin), aucune créature
n'a d'ombre (Béréchite Rabba 6, 6) car le soleil est au
zénith. Ce n'est pas une période caractérisée
par les nuances ; nombre de guerres commencent en été sous
la forte chaleur quand les hommes ne contrôlent plus les différentes
phases des problèmes et se prennent eux-mêmes chacun
pour la lumière.
La période qui va entre le 17 Tamouz (29 juin) et le 9
av (20 juillet) est particulièrement délicate et réfère
aux phases de destruction du premier et du second temple (Béréchite
Rabba sur Les Lamentations, préface et 1, 3, 29).
Le retour, téchouva
Il va falloir revenir lentement vers le sens vrai des choses par
la techouva, repentance, jusqu'à les remettre dans leur
ordre qui est celui de la Création ; c'est ce que nous ferons bientôt
à Roche Hachana.
Mais il y a espoir -si nous "revenons" vers le meilleur
de nous mêmes- car Jérémie, le prophète qui
essayait de retenir le peuple sur la pente des malheurs, le dit (1, 11)
lorsqu'il voit la première fleur qui est celle de l'amandier :
elle met 21 jours entre le bourgeon et le fruit, comme les 21 jours qui
séparent ces deux dates (Béréchite Rabba, préface).
Ainsi, le 17 tamouz, les murailles de Jérusalem furent percées,
et le 9 Av le Temple fut détruit. Il faut profiter de ce temps
de répît pour retourner la situation.
L'exemple du peuple dans le désert
Notre fragilité en cette période sera mieux comprise
si nous analysons ce qui s'est passé pour les bnéi Yisrael
dans le désert.
Moché a quitté le campement pour aller recevoir la
Torah le 7 du mois de Sivane que nous venons de terminer ; il avait annoncé
qu'il serait absent 40 jours et reviendrait avec la Torah. Le peuple
a donc compté et attendu. Dès que les 40 jours furent terminés
à ses yeux, il perdit espoir et alla se raccrocher aux anciennes
divinités d'Egypte et fit le veau d'or. Cette fragilité
et cette versatilité nous sont dites et enseignées car nous
sommes aussi faibles.
Pourtant, le peuple n'avait fait qu'une petite erreur dans
le calcul des 40 jours. Une impatience et une infidélité
de 6 heures seulement. Manque de compétence, manque de confiance,
manque de stabilité. C'est ce que nos Sages appelent "l'action
du Satane", le provocateur, le perturbateur qui met à
l'épreuve.
Reconnaissance envers les femmes
Les femmes n'apportèrent aucun or de leurs bijoux pour faire cette
idole et, depuis et de nos jours dans les familles pratiquantes, en
reconnaissance de la stabilité qu'elles ont eu en ces jours d'épreuve,
les femmes sont dispensées de tout travail pénible chaque
premier jour de chaque mois (lien
ici), et plus encore en ce mois de Tamouz. Sérieusement.
A bon entendeur... De plus, ce jour est vécu comme une fête
chaque premier du mois par toute la famille et par ceux qui, eux, ne sont
pas dispensés du travail.
Analyse de l'épreuve : créer la confusion par la désinformation.
Donc, depuis le 7 du mois de Sivane, Moché passa sur la montagne
24 jours en Sivane et jusqu'au 17 Tamouz ; cela fait apparemment 41 jours
selon les dates du calendrier. Mais, en réalité, cela ne
fait que 40 jours complets (puisque un jour comprend la nuit et le jour
comme il est dit en Béréchite 1, 5). Il fallait donc ajouter
les 6 heures d'entrée dans la journée du 17 Tamouz car Moché
avait bien dit qu'il serait absent 40 jours complets (chelemim)
et non 40 jours en date (emtsaîm).
La punition, dûe à ces erreurs d'analyse et de comportement
idolâtre, tomba sur le peuple: Moché brisa les Tables (voir
Taânite 26 a et 28 b Tossafotes), il remonta sur la montagne
supplier pour le peuple et revint avec les nouvelles Tables de l'alliance.
Le traité Chabbate page 89 a, commenté par Rachi
(lien
ici) et les Tossafistes (lien
ici), décrit cela :
Ribbi Yehoshua ben Lévi a dit : que signifie le verset "le
peuple croyant que Moshé tardait (bochéch) à
descendre de la montagne" (Chémote 32, 1), etc. Ne lis pas bochéch
mais bo-chéch ("dedans 6"). En effet, avant de
monter aux cieux sur la montagne, Moché avait bien averti : dans
40 jours, au début de la 6e heure, je serai de retour.
Quand les 40 jours furent terminés, le Satane apporta la
confusion dans le monde : "où est votre Maître ? - Il
est monté aux cieux - Mais la 6e heure est passé ! - Ils
ne réagirent pas à ce qu'il avait dit. Alors il ajouta :
Moché est mort. Ils ne réagirent pas. Alors il créa
une illusion et montra à leur yeux le cercueil de Moché.
Et alors le peuple dit à Aharone : Ce Moché, cet homme qui
nous a fait sortir d'Egypte, nous ne savons pas ce qu'il est devenu (Chémote
32, 2)." Lire Rabbénou Bé'hayé (lien
ici) sur Chémote 32, 1...
Chacun peut se reconnaître en ces phases de l'épreuve
: d'abord l'assurance, la fidélité, la résistance
intérieure, puis la fatigue, la lassitude, le doute, l'influence
des autres qui détruisent, et la chute par abandon.
Nous pouvons aussi reconnaître là la pression de la
désinformation qui presse continuellement le peuple à abandonner
ses valeurs sous prétexte qu'elles seraient dépassées,
différentes de celles des autres, que la preuve serait faite que
nous n'avons pas de protection divine ni d'histoire menée par la
Torah, que nos repères sont primitifs par rapport au monde moderne,
etc. Ils sont nombreux les intelligents (ignorants) qui se donnent le
droit de penser notre destin à notre place aujourd'hui. Dedans,
comme dehors. En fait, ils remuent le mensonge et l'illusion.
Sens éducatif de cet épisode
Les actes de notre histoire ne sont pas rapportés dans un
but de tenir une chronique mais uniquement pour notre éclairage
éducatif. Voici ce qu'en dit encore Ribbi Yehoshua ben Lévi
(cette fois dans le traité Avoda Zara 4b) : la construction du
veau d'or par les bnéi Yisrael n'a eu lieu que pour nous
encourager à faire techouva, repentance. Comme il est dit (après
le don des 10 commandements) : "ah! s'ils pouvaient toujours conserver
ce même coeur pour me craindre et accomplir mes commandements"
(Devarim 5, 26)...
Pourtant, David n'était pas homme à commettre cette
faute, Israël non plus...
Cela a eu lieu pour qu'on puisse montrer en exemple ces épisodes
à un individu qui fauterait ou à une communauté qui
fauterait. Comprendre par là que la voie du repentir est donc possible
et qie la miséricorde divine intervient.
Note
Cette étude demande maintenant une interrogation personnelle
et de se reporter avec précision aux références
ci-dessous:
Chémote (Exode) 32
Devarim 5, 26
Jérémie 1
Béréchite Rabba 6, 6
Béréchite Rabba sur Les Lamentations, préface et
1, 3, 29
Chabbate 89 a
Avoda Zara 4b
Halakha pratique
On jeûne le 17 Tamouz (29 juin 2010) toute la journée
à partir de l'aube. Cela veut dire que l'on peut manger jusqu'à l'arrivée
de l'aube. Les malades, les femmes enceintes ou qui allaitent sont dispensés
du jeûne mais veillent à se nourrir sobrement.
Questionner le rabbin pour les précisions sur la façon
de jeûner ce jour-là.
Il n'y a pas de mariage ni de festivités ou acquisitions
qui réjouissent et que l'on peut retarder, pendant les 3 semaines
qui séparent le 17 Tamouz et le 9 Av (20 juillet 2010). Des communautés
ne font pas les mariages du 1 au 9 Av. Ces 9 jours sont si sévères
que l'on évite d'y faire des achats de plaisir et de nouveautés
ou de renouvellement de garde-robe.
Les fiançailles peuvent se dérouler mais sans festivités.
On évite les chants pendant cette période. On évite
également les disputes, les colères, les gronderies trop
sévères qui peuvent avoir des conséquences graves
en dégénérant.
La semaine du 9 av, on ne mange pas de viande, on ne fait pas de lessive
hormis pour les petits enfants; on ne prend pas de bain de mer, ni de
bain complet pour le plaisir. On garde toujours le bon sens et cela ne
concerne pas le besoin de se nettoyer à cause des grandes chaleurs
de l'été ou à cause de grands travaux.
Questionner le rabbin pour les précisions.
En conséquence,
1. Tamouz doit amorcer le processus de téchouva (repentance)
comme l'indiquent les initiales des mots (zémanéi
techouva memachmim oubaim, le temps de la téchouva
se concrétise et vient).
2. C'est l'un des trois mois de rigueur : Tamouz, Av et Tévéte
(Zohar III, 174 a).
3. C'est le quatrième mois où il y a un jeûne (Rachi
sur Zacharie 8, 19).
4. C'est un mois qui exige de nous une extrême vigilance,
sinon ce peut être comme le disent nos Sages sur le verset d'Esther
8, 13 : zé éinénou chavé li"cela ne
vaut rien de bon pour moi". Ce sont les voyelles des initiales de ces
mots que nos Sages placent sous les noms de Dieu qui caractérisent
ce mois (voir Chaâré Ora, et livres des autres Sages).
Lectures
Les 3 haftarotes de ces trois semaines sont dures et nommées pour
cela tlata dé pour anouta. IL FAUT LES LIRE en Jérémie,
chapitres 1 et 2, et 4, et Isaïe 1, 1-27.
Lire aussi ce que l'on en dit dans les
- Traité Yoma 9 a et b (les Tables furent brisées par
Moché le 17 Tamouz, et sur la haine gratuite sinate 'hinam qui
a détruit le Temple),
- Kétouvote 61 a (et en cette page, on verra combien l'attention
à autrui est indispensable : deux Sages avaient un serviteur, l'un
lui donnait de tous les plats qu'il servait, l'autre ne lui en donnait
que d'un seul plat. Le prophète Elie ne parla qu'avec le premier
Sage.
- Guittine 70 a et b (cette page, dans ce contexte, attire notre attention
sur ce qui détruit l'homme).
- Choul'hane Aroukh, Ora'h 'Hayim, 550 et suivants.
Calendrier du mois de Tamouz
Le 30 Sivane
Premier jour de l'entrée du mois de Tamouz (aléf dé
rosh 'hodéche tamouz).
le 1 Tamouz (13 juin )
- Premier jour du mois de Tamouz et deuxième jour de l'entrée
du mois de Tamouz (béit dé rosh 'hodéche tamouz)
- Les femmes sont dispensées de travail chaque Roche 'Hoddèche
pour le fait n'avoir pas donné leurs bijoux pour la confection
du veau d'or, et doublement de ce motif ce mois-ci qui en est l'anniversaire.
- C'est ce jour que la cîme des montagnes apparut sous l'arche de
Noa'h (voir Rambane et Rabbénou Bé'hayé sur Béréchite
8, 4-5). Et ils attendirent jusqu'au 10 av pour ouvrir la fenêtre.
- Hiloula de Yossef ha Tsaddiq, fils
de Yaâqov. On monte à Chékhém, lieu de sa tombe
(Sichém). C'est l'un des trois lieux acquis pour toujours par contrat
cité dans la Bible par le peuple juif (Jérusalem, Sichém
et Hévrone). Curieusement,
ce sont deux de ces trois qui ont été récemment
abandonnés et remis partiellement (Hévrone) ou totalement
aux palestiniens. Incroyable génération que la nôtre
capable de cela.
Hiloula de l'auteur du célèbre commentaire de la Torah
Maor
vachéméche, Ribbi Qalonymos Qalmane.
le 2 Tamouz (14 juin )
Selon une tradition, jour de naissance et du décès (hiloula)
de Yosséf hatsaddiq fils de Yaâqov Avinou et de Ra'hel, à
l'heure de min'ha. Moché rabbéinou chercha et rapporta ses
ossements lors de la sortie d'Egypte.
le 3 Tamouz (15 juin )
- En ce jour, Yehoshua arrêta le cours du soleil (lire le
chapitre 10 du Livre de Yéhoshua). Lire
la page consacrée à Yehoshua.
- Jour du décès du Rabbi Menahem Mendel Schneerson de
Loubavitch, en 1994. Voir la
page consacrée au 'hassidisme et à ce courant particulier
dans le 'hassidisme.Il n'y a pas à s'étonner de ce que
une partie de ses fidèles disent qu'il n'est pas mort. En effet,
c'est un enseignement constant dans le judaïsme qu'un Sage n'est
pas "mort" mais est vivant et plus vivant lorsqu'il a atteint
la plénitude après le décès. En effet, le
judaïsme voit cette vie -ci comme un hall vers le monde à
venir (cf. le Principes des Pères), et le passage est une montée
(ilouï) et une fête (hiloula) pour ceux qui passent
de la sainteté (qodéche) à la sainteté
plus éclatante, et qui font souvent ce passage par "un baiser"
(mitate néchiqa) en douceur. La connaissance évite
toujours les discussions qui divisent au lieu de s'apprécier.
On dit que Yaaqov avinou lo méte, notre père Yaâqov
n'est pas mort. Et le Sage tunisien est nommé le "Ribbi
Taïeb
lo met" (qui n'est pas mort) et cela est écrit sur sa tombe.
Il n'y a donc pas à s'imaginer qu'il y a là quelque chose
qui distingue exceptionnellement un seul des Sages et qui, pour cela,
serait dans une position que certains diraient même plus élevée
que celle de Moché rabénou. Il suffit de connaître
nos traditions pour ramener les choses dans le bon sens. Ceux qui disaient
qu'il allait ressusciter sous trois jours (on a déjà déjà
eu ce scénario dans l'histoire juive) puis, après l'échec
de leurs prévisions prophétiques alors qu'il n'y a plus
de prophètes bâtissent toujours d'autres scénarios
plus imaginatifs, relèvent de toute autre chose que des enseignements
classiques de la tradition juive.
Le fait que une partie conséquente de ses disciples pensent qu'il
est le Machia'h qui reviendrait ne pose pas non plus de problème
tant que cela reste dans le cadre de l'enseignement de toute la tradition.
En effet, le Roi David est le Machia'h, personne ne niera cela. Et chaque
roi qui recevait l'onction (sens de Machia'h) aurait pu l'être,
c'est pour cela que David l'était éminemment. Cela est totalement
dans le verset 7 du psaume 20 que vous
trouvez sur le site.
Le temps du Machia'h se distinguera seulement, disent nos Sages,
par le fait que les nations n'auront plus de domination sur Israël.
Le Rambam a accordé de nombreuses pages à ces problèmes.
Et, comme disait un Sage du Talmud: si on me dit que le Machia'h
est arrivé et qu'il est à la porte de la ville, je continuerai
à planter l'arbre que je plante car, ainsi, mes petits enfants
verront certainement les fruits de cet arbre. Il savait qu'il est inutile
de discuter de ce faux problème à l'avance car le Machia'h
ne sera pas reconnu avant sa venue mais uniquement après sur la
base des fruits positifs de son action envers tout le peuple juif. C'est
la seule règle.
Cela est écrit. Et dans la tradition, celui qui n'a pas
accompli ce résultat total n'est pas le Machia'h, quelles que soient
ses qualités immenses. C'est clairr. Donc, les personnes nombreuses
dans l'histoire juive qui ont soutenu que leur
rav est le
Machia'h pour
telle
ou telle
raison
qu'ils fixent ou parce qu'il l'aurait dit, oubliaient ces enseignements
de base que le Machia'h n'est celui qui est attendu que lorsque les
transformations
annoncées ont été réalisées effectivement.
Sinon, c'est accorder des satisfactions à notre imagination.
D'ici là, notre tradition est très prudente sur cette question
car il y a eu tant d'erreurs et de déceptions, chaque fois, chaque
fois, chaque fois que des très grands Sages ont voulu se prononcer
sur quelqu'un et le reconnaître; combien ont annoncé sur
toutes les radios que le Rabbi reviendrait 3 jours après sa
mort (comme un autre scénario bien connu et que l'on imitait, hélas)
et les déceptions
sont dangereuses ensuite. Le mieux est de bénéficier
des exemples et des enseignements de ces Sages, de les respecter
car les grands
Sages sont effectivement
exceptionnels et hors de nos petites dimensions; ils ont fait un bien
inégalable dans le peuple et leur enseignement les continue.
Discuter ensuite sur des questions qui ne sont pas de notre niveau
et se permettre
de distribuer à tel ou tel ces titres frise l'orgueil qui est
l'une des pires fautes. Et cela ne fait que diviser, voyons donc ce
qui nous
unit. Et vénérons l'enseignement de nos Sages sur la Torah,
et non pas les fantasmes de notre imagination.
Quant à la question du "retour" d'un Sage décédé,
c'est une question très complexe et qui ne peut être traitée
que par des Sages du niveau du Ari, zal qui ne sont plus de
notre génération, dit le Rav Yaâqov Hillel dans
ses ouvrages, l'un des plus grands caballistes de Jérusalem.
Nul n'a la capacité de comprendre aujourd'hui
à qui nous sommes reliés dans notre néchama et donc
ce qui revient de passages dans des existences précédentes.
Ces questions sont absurdes au niveau de nos capacités à TOUS aujourd'hui.
Et qui l'oublie n'est qu'un illuminé hors de la Torah de vérité.
Etudions seulement la Torah, pratiquons-la. Et surtout, nous avons le
devoir de la réaliser selon nos traditions.
De plus, il est interdit d'abandonner nos propres traditions familiales
et communautaires pour celle d'un autre courant, le Rabbi de Loubavitch
était le premier à l'enseigner. Et beaucoup l'ignorent
et abandonnent leur richesse obligatoire de leurs coutumes communautaires
pour d'autres. Sur cette question,
voyez ce que sont les minhaguim, ces coutumes de chaque communauté
(paragraphe
11 de cette page sur la tradition orale).
Mais, bien entendu nous
avons à nous enrichir des enseignements de tous les courants,
et à les
aimer tous. Voir les pages à ce sujet.
le 4 Tamouz (16 juin )
Décès de Rabbéinou Tam, Ribbi Yaâkov ben Méïr
(1100-1171). C'est le plus grand des Tossafistes, commentateurs de Rachi
sur le Talmud. 80 grands tossafistes acquérirent le titre prestigieux
de baâléi tossafote dans sa yéchiva située
dans ce qu'est aujourd'hui encore le village de Ramerupt, dans l'Aube,
connu dans le monde entier par les Juifs qui étudient ; les Français
sont-ils consients de la grandeur de son brillant passé? Peu de
vestiges subsistent à cause des destructions au moyen-âge,
et ils n'ont pas encore été explorés archéologiquement.
Les commentaires de Rabbéinou Tam sont insérés
dans les livres du Talmud. Il a écrit le Séfér
hayachar qui clarifie de nombreux problèmes talmudiques.
Il est le fils de Rabbénou Méir de Ramerupt et frère
du Rachbam, du Rivam et de Rabbénou Chlomo.
Il fut victime des persécutions des chrétiens lors de
la seconde croisade.
le 5 Tamouz (17 juin )
Lire le début du Livre du prophète Ezéchiel (chapitres
1 à 3) qui parle de ce jour où Ezéchiel entendit la
phrase grandiose : baroukh kévode Hachém miméqomo.
le 6 Tamouz (18 juin )
la libération des otages d'Entebbe en 1978
le 7 Tamouz (19 juin )
Jour déconseillé pour les mariages de même que le
7 Chévéte et le 7 Elloul, selon des traditions.
le 8 Tamouz (20 juin )
- Jeûne local en souvenir du Pourim d'Alger.
- Commémoration de massacre de diverses communautés.
- Décès du Rav Eliahou Mani, de 'Hévrone, en 1899.
le 9 Tamouz (21 juin )
- Jeûne en Israël en souvenir des 70 ans d'exil à Babylone
(nommé le 4e jeûne, en Zacharie 8, 18-19 qui annonce qu'ils
seront un jour changés en joie et fêtes si on aime la vérité
et la paix). Le jeûne du 17 Tamouz étant plus important encore
parce qu'il commémore la destruction du second Temple, celui-ci
est moins dur.
- Sous le régne de Nabuchodonosor (Nébuqodnétsar),
en 3779, la faim s'étend dans Jérusalem encerclée
(en lire le récit dramatique dans le Traité Sanhédrine
96 a et b).
- Se souvenir aussi des 24 charrettes pleines de livres du Talmud et de
rouleaux de la Torah que le "bon Saint Louis" fit brûler à
Paris. Il faut réaliser ce que pouvait représenter un seul
de ces livres à une époque où n'existait pas l'imprimerie.
Réfléchir à la puissance de falsification de l'histoire
("Saint" L.), en toute bonne conscience, et comment les victimes elles-mêmes
que nous sommes peuvent intégrer (par assimilation et avantages)
ces forfaits sans remettre en cause une telle "civilisation". Combien
cet épisode est typique des malheurs de ce mois, il faut le connaître.
Voici les persécutions de l'antisémite que, pour cela, est
dit "Saint" Louis (règne de 1226 à 1270). Il est ainsi nommé
car, à travers de telles actions, il eut la particularité
de toujours faire privilégier les intérêts de l'Eglise
sur ceux du royaume. Son très long règne fut un cauchemar
pour les Juifs. Après que les Juifs aient été contraints
d'assumer les charges honnies de prêteur, il leur enleva cette charge
tout en les contraignant à la poursuivre, puis il les priva du
tiers des dettes écrites envers eux, fit exercer envers eux la
surveillance humiliante de témoins, ne les protégea pas
lors des croisades cruelles en France. Quand le page Grégoire IX,
en 1239 ordonna la saisie et la destruction des livres juifs, "Saint"
Louis manifesta son zéle et en 1242 exécuta un grand autodafé.
Les années qui suivirent furent du même style ; en 1268,
il saisit toutes les propriétés des Juifs avant leur expulsion
: la politique des biens volés par l'Etat français et l'expulsion
mortelle des Juifs ne date pas de la France de notre génération
; elle n'a même été possible que par une longue tradition
historique et religieuse qui l'a autorisée et organisée.
Il contraignit les Juifs à assister aux sermons de missionnaires.
Son nom reste l'un des plus fameux de ceux qui ont haï les Juifs
dans l'histoire et les ont fait souffrir par leur puissance politique
et religieuse.
Il y a beaucoup à réfléchir sur, précisément,
le fait que la civilisation occidentale ait introduit dans l'éducation
scolaire des enfants la valorisation d'un tel personnage et que l'on en
ait fait, un exemple de "valeur culturelle et religieuse qui n'a pas été
abolie". C'est le sousbassement organisé sur lequel une politique
peut se poursuivre sans rebellion des esprits, sous d'autres formes renouvelées
et plus camouflées.
le 10 Tamouz (22 juin )
Chants spéciaux dans les communautés d'Alger en souvenir
des miracles du Chabbat Pourim rouge d'Alger en 1775 par le sauvetage
de la ville des espagnols ; coutumes semblables à celles de Pourim.
Chant "mikamokha".
A Tsfate, en 1834, la communauté est sauvée du massacre
exécuté par les arabes.
En 1927; grand tremblement de terre à Jérusalem, miraculeusement
sans morts dans la communauté juive.
le 12 Tamouz (24 juin )
Décès de Rabbénou ben Asher (1270-1343) qui vécut
en Allemagne puis partit avec son père en Espagne à cause
des persécutions des croisés. Il a écrit les Arbaâ
Tourim, bases de toute la Halakha, qui comprend quatre volumes en
1714 chapitres (Ora'h 'Hayim, Yoré Déâ, 'Hochne
Michpate, Evéne haêzer). Le Chouklkhane Aroukh
de Rabbénou Yosséf Qaro suit exactement son plan. Le Tour
y résume toute la halakha, cite les sources et les opinions différentes
(contrairement à Michné Torah du Rambam). Son commentaire
de la Torah qui utilise souvent la guématria est imprimé
presque dans chaque 'Houmache. Il vécut dans la plus grande pauvreté
refusant tout avantage matériel dû à ses fonctions
dans la Torah. Comme de nombreux autres, il partit pour la terre d'Israël
et mourut en trajet en ces temps difficiles. Que l'on soit conscient de
chacun de ces choix.
le 15 Tamouz (27 juin )
Ezra quitte Bavél pour revenir à Jérusalem en
3654.
Hiloula de Ribbi 'Hayim Ben Attar (1696-1743). Né au Maroc,
il monta en Israël malgré les épidémies de l'époque,
et fit monter de nombreux élèves et rabbins, spécialement
d'Italie, pour faire avancer la géoulah (libération
totale). Il faisait prier constamment pour l'élévation des
juifs de la diaspora et leur montée en Israël. Le Baâl
Chem Tov voulut aller étudier près de lui. Son commentaire
de la Torah Or ha 'Hayim est apprécié par toutes
les communautés. Il est enterré à Jérusalem
où sa tombe est vénérée, sur la montagne des
oliviers (har ha zéitim), en bas, sur le côté
de la route ; sa tombe est reconnaissable de loin par son toit qui la
protège.
Voir la page qui
lui est consacrée sur le site avec photos.
le 16 Tamouz (28 juin )
Décès (hiloula) à plus de 94 ans de Ribbi
Moché Yosséf Zénou, zatsal, notre maître
en Torah qui n'a eu de cesse que d'essayer de nous transmettre son amour
affectif de la Torah dans les téâmim du chant et dans
la cohérence spontanée des versets et de toute action selon
la phrase du chémâ : vé dibbbarta bam,
"et tu parleras dans les mots de la Torah" (Dévarim 6, 7), ce qui
était notre échange continu, expérience telle que
je n'ai eu qu'avec un tel homme qui créait cette relation. Et...
il est décédé ce jour qui est aussi le jour hébraïque
de ma naissance comme cela est souvent indiqué dans la Talmud dans
la relation intense de maître à élève. Qu'il
nous aide tous dans cette tâche de diffusion de la Torah. Il est
enterré à Jérusalem à Guiveate Chaoul auprès
de son épouse, zatsal,décédée un an
plus tôt et qui avait accompagné ses bénédictions
continues d'un amen continu que j'entends encore dans l'oreille.
Jamais je ne pourrai assez remercier le Ciel d'une telle relation vécue,
ni ses enfants qui la connaissaient et la permettaient en toute conscience
et affection aussi envers moi. Qu'ils en soient bénis.
Voir Rabbénou Bé'hayé sur Chémote 32, 1
sur le problème des 6 heures de Moché, le 16 Tamouz.
Le 17 Tamouz, Jeûne (29 juin )
- Aujourd'hui, Noé a laché la colombe hors de l'arche. Décès
de Hour.
- Aujourd'hui commence la période dite "Béine hamétsarim"
(au milieu des ennuis), trois semaines jusqu'au 9 de Av. L'expression
vient de Eikha (Lamentations) 1, 3.
Le jeûne de 17 Tamouz est très important.
En ce 17 Tamouz cinq malheurs se sont produits :
- la brisure des premières tables de l'alliance par Moché,
- l'arrêt du sacrifice quotidien (korbane tamid) lors du
1e siège de Jérusalem,
- la brèche dans la muraille lors du second Temple, trois semaines
avant sa destruction,
- l'incendie du second Temple,
- la mise d'une idole dans le Temple (voir Taânite 26 a).
C'est beaucoup.
Zacharie 8, 19 indique les 4 jeûnes prescrits par les prophètes
(3 Tichri, 10 Tévéte, 17 Tamouz et 9 Av).
Halakha pratique
Les personnes faibles en sont dispensées. On ne prend pas de bains
ni ne se coupe les cheveux ou la barbe. On évite de manger des
fruits nouveaux, de la viande et de boire du vin, d'acheter des vêtements,
de faire la lessive. Il n'y a pas de mariages, mais des fiançailles
sans danses de réjouissances. On veille à ne pas faire de
travaux excessifs. Demander au rabbin les précisions sur les usages.
Le jeûne commence au matin.
Beaucoup étudient concernant le Temple pendant la période
de Beine Hammétsarim, particulièrement les adeptes
du Rabbi de Loubavitch ; les Juifs tunisiens suivent l'incitation du
Rav Mazouz
de la Yeshiva Kissé Ra'hamim de réciter le Tiqqoune
'Hatsote, selon les prescriptions du Ari zal, assis par terre
à minuit en pleurant sur la destruction du Temple. Ceux qui ne
parviennent pas à le faire la nuit, le disent à midi ou
avant la prière de min'ha suivant les communautés. Se
renseigner sur les usages de la tradition de ses pères et de
sa communauté
locale. En tous cas, on redouble de tsédaqa (dons d'argent
pour la bienfaisance) en ces jours.
Il est écrit que celui qui pleure et porte chaque jour le deuil
de la destruction du Temple aura le mérite de se réjouir
de son retour.
le 18 Tamouz (30 juin )
En l'an 2689, aujourd'hui, la faute du veau d'or est consommée
et Moché remonte sur le Sinaï pour implorer le pardon de Hachém
pour la faute du veau d'or.
le 20 Tamouz (2 juillet )
Mort de Bineyamine Zéev (Théodore) Hertzl (1904).
le 21 Tamouz (3 juillet 2010)
Mort du poète hébraïque Bialik (1934).
le 23 Tamouz (5 juillet 2010)
Aujourd’hui,
c’est la hiloula de R. Moché Cordovéro. Plus de 20 liens
sur lui dans Modia (si vous écrivez son nom dans le moteur de Google
en page d’accueil). En particulier, pendant le Omer, nous avons etudié
son livre, le Palmier de Dévorah.
http://www.modia.org/infos/calendrier/dp-omer.html
http://www.modia.org/infos/calendrier/tomerdevora.html
Ribbi Moché ben Yaaqov Cordovéro (1522-1570), élève
de Rabbénou Yossef Caro nommé Marane par les Séfarades,
et de Ribbi Chlomo Alkabets auteur du Lekha Dodi fut le maître
de Ribbi Yits'haq Louria, le Ari.
Ses livres les plus
connus sont Pardes Rimonim (livre très spécialisé
de caballe), Or Néérav (plaidoyer pour la caballe) et Tomer
Dévora (livre de moussar, morale du comportement pour l'ensemble
du public, fondé sur la compréhension de toute la Torah
jusqu'aux niveaux les plus intimes et les plus élevés mais
traduits en modèles clairs et simples de comportement interne
et externe pour tout le peuple).
Il fut aussi le maître de R. de Vidas, l'auteur de Réchite
'Hokhma, bien utilisé sur le site: http://www.modia.org/priere/expliq4.html
le 25 Tamouz 1997, attentat terroriste au marché Ma'hané
Yéhouda à Jérusalem, nombreuses victimes.
le 27 Tamouz (9 juillet ). Etudiez sur Yossef:
Selon une autre tradition, naissance et hiloula de Yossef hattsadiq, fils
de Ra'hel et Yaâqov avinou.
Sa chronologie parmi les autres personnages: http://www.modia.org/tora/history/yaacov.html
Sa place dans la Torah: http://www.modia.org/tora/berechite/vayechev.html
et http://www.modia.org/tora/berechite/miqets.html
Les téamim dans la bénédiction de ses fils: http://www.modia.org/etapes-vie/jeunes/teamim5.html
La rencontre avec son père: http://www.modia.org/tora/berechite/vayekhi.html
Yossef dans la soucca lors de la fête de Souccote: http://www.modia.org/infos/etudes/souccote.html
Sa compassion et celle de D.ieu: http://www.modia.org/tora/devarim/aftavaet.html
Yossef dans la prière: http://www.modia.org/priere/prierter.html
Sa tombe: http://www.modia.org/infos/israel/yose.html
profanée comme celle d'autres Sages: http://www.modia.org/infos/israel/benbaba.html
Occupation de Jérusalem par les Croisés (1099).
le 29 Tamouz
(11 juillet )
- Pourim de Holone et
- Pourim de 'Hévrone.
le 1 Av (12 juillet )
- En ce jour, le sommet des montagnes émergea des eaux du déluge
(Béréchite 8, 5).
- Ezra arrive à Jérusalem acccompagné d'une petite
partie du peuple (Ezra 7, 9).
- Début des 9 jours (ticheâte hayyamim); on évite
les réjouissances, constructions, négociations, voyages
de plaisance. On ne se rase pas ni fait de coupe de cheveux.
- Jeûne des tsadiqim, en souvenir du décès
de Aharone (en 2729) au delà du Jourdain, et de Nadav et Avihou
ses fils.
Au Roche 'Hoddéche, on va rendre visite à son rav qui
vous enseigne.
Les minhaguim du mois de Av étant très différents
d'une communauté à l'autre, se renseigner auprès
du rabbin.
le 3 Av
(14 juillet )
Fin des 3 jours de repos d'Ezra après son voyage vers Jérusalem
(lire Ezra 8, 32).
le 4 Av
(15 juillet )
Ezra compte, pèse et verse pour le Temple, l'argent, l'or et les
ustensiles apporés de Bavél (lire Ezra 8, 32).
Lire absolument les chapitres 2 et suivants du livre de Néhémie
qui commence aujourd'hui à relever les murailles de Jérusalem.
et les premiers chaîtres du Livre de Ezra.
le 5 Av
(6 juillet )
Hiloula du Ari zal, Ribbi Yits'haq Achkénazi ben Chlomo
Louria, (1534-1572), élève de R. Moshé Cordovero
et maître de R. 'Hayim Vital. Il est enterré à Tsfate,
Saféd. Il est l'auteur de Ets 'Hayim et de nombreux ouvrages
de qabala (caballe) rédigés par ses élèves,
et de trois poèmes
chantés le chabbate (lien ici).
Quelques persécutions récentes en France en ces périodes
Le 28 juin 1942, convoi 5 de Beaune-la-Rolande à Auschwitz
: 1038 déportés, 55 survivants.
le 16 juillet 1942. Rafle des juifs, au Vélodrome d'hiver
à Paris : 12884 victimes.
le 17 juillet 1942, convoi 6 de Pithiviers à Auschwitz :
928 déportés, 45 survivants.
le 18 juillet 1943, convoi 57 de Paris-Bobigny à Auschwitz
: 1000 déportés, 52 survivants.
le 25 Tamouz 1997 (9 juillet), attentat terroriste au marché
Ma'hané Yéhouda à Jérusalem, nombreuses victimes.
le 19 juillet 1942, convoi 7 de Bourget-Drancy à Auschwitz
: 1000 déportés, 17 survivants.
le 20 juillet 1942, convoi 8 d'Angers à Auschwitz : 824
déportés, 19 survivants.
le 22 juillet 1942, convoi 9 de Drancy à Auschwitz : 998
déportés, 7 survivants.
le 24 juillet 1942, convoi 10 de Bourget-Drancy à Auschwitz
: 1000 déportés, 5 survivants.
le 27 juillet 1942, convoi 11 de Bourget-Drancy à Auschwitz
: 1000 déportés, 13 survivants.
le 19 juillet 1942, convoi 12 de Bourget-Drancy à Auschwitz
: 1000 déportés, 5 survivants.
le 31 juillet 1942, convoi 13 de Pithiviers à Auschwitz
: 1049 déportés, 16 survivants.
le 31 juillet 1943, convoi 58 de Paris-Bobigny à Auschwitz
: 1000 déportés, 44 survivants.
le 31 juillet 1944, convoi 77 de Drancy à Auschwitz : 232
enfants, 32 survivants.
Triste civilisation qui est cela qu'elle fait
et qui se prétend en plus la mère des droits de l'homme
et avoir le droit constant de faire la morale aux autres nations.
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