Ce qui va caractériser 
le mois de Tamouz


Vivre chaque jour au rythme de la Torah, de la vie des Sages et de nos martyrs
Ici Le 17 Tamouz


Toutes les indications des heures du Chabbate doivent être vérifiées, 
une erreur dans la transmission est toujours possible.
Le jour juif commence la veille au début de la nuit.

D'abord, étudier sur ce lien la signification du Roche 'Hoddéche, le premier jour du mois.

Voici ce qui va caractériser le mois de Tamouz :
1. Le mois de Tamouz n'a pas de Yom Tov, de même les mois de Elloul et Mar'héchvane.
2. Nos Sages parlent d'une "téqoufate Tamouz", période de Tamouz, caractérisée par la chaleur accablante et le manque d'équilibre
3. Comprendre les sens de : "Rien ne se dérobe à sa chaleur" (psaume 19, 7 et Béréchite Rabba 6, 6), rien ne peut se dresser contre la violence du soleil (Chémote Rabba 15, 6).
4. C'est une période qui est le signe de la puissance de Hachém qui déssèche les plantes ou fait sortir les fruits et cette puissance montre qu'il pourra satisfaire Sarah qui restait stérile (Tan'houma Vayiqra, 6) ; il est plus fort que l'équilibre de la nature (Tan'houma Tétsavé 8).
5. C'était aussi le mois où le grand don de la Torah se transforma en blessure immense par la faute du veau d'or ; chacun peut transposer cela dans sa vie pour comprendre le problème éprouvé par Hachém envers Son peuple.
6. Se souvenir aussi de ceux qui faisaient de ce jour un culte de la lune et des idoles (voir Ezéchiel 8, 14 et les commentaires du Radaq et du Malbim). Sans aller jusque là, être conscient que nous vivons nous-mêmes dans les autres pays non juifs au rythme du calendrier dont les noms des jours sont des noms de divinités païennes (mardi-mars, samedi-saturne, etc). 
Nos appelations juives des mois sont babyloniennes pour nous faire souvenir de la période de l'exil en Egypte (Rabbéinou Bé'hayé sur Chémote 12, 2). Cela réfère aussi au sens de l'utilisation de l'araméen dont j'ai parlé sur une autre page (lien ici).

Période excessive
 Au premier jour du mois de Tamouz , aucune créature n'a d'ombre (Béréchite Rabba 6, 6) car le soleil est au zénith. Ce n'est pas une période caractérisée par les nuances ; nombre de guerres commencent en été sous la forte chaleur quand les hommes ne contrôlent plus les différentes phases des problèmes et se prennent eux-mêmes chacun pour la lumière.
 La période qui va entre le 17 Tamouz et le 9 av ) est particulièrement délicate et réfère aux phases de destruction du premier et du second temple (Béréchite Rabba sur Les Lamentations, préface et 1, 3, 29).

 Le retour, téchouva
 Il va falloir revenir lentement vers le sens vrai des choses par la techouva, repentance, jusqu'à les remettre dans leur ordre qui est celui de la Création ; c'est ce que nous ferons bientôt à Roche Hachana.
 Mais il y a espoir -si nous "revenons" vers le meilleur de nous mêmes- car Jérémie, le prophète qui essayait de retenir le peuple sur la pente des malheurs, le dit (1, 11) lorsqu'il voit la première fleur qui est celle de l'amandier : elle met 21 jours entre le bourgeon et le fruit, comme les 21 jours qui séparent ces deux dates (Béréchite Rabba, préface). Ainsi, le 17 tamouz, les murailles de Jérusalem furent percées, et le 9 Av le Temple fut détruit. Il faut profiter de ce temps de répît pour retourner la situation.

 L'exemple du peuple dans le désert
 Notre fragilité en cette période sera mieux comprise si nous analysons ce qui s'est passé pour les bnéi Yisrael dans le désert.
 Moché a quitté le campement pour aller recevoir la Torah le 7 du mois de Sivane que nous venons de terminer ; il avait annoncé qu'il serait absent 40 jours et reviendrait avec la Torah. Le peuple a donc compté et attendu. Dès que les 40 jours furent terminés à ses yeux, il perdit espoir et alla se raccrocher aux anciennes divinités d'Egypte et fit le veau d'or. Cette fragilité et cette versatilité nous sont dites et enseignées car nous sommes aussi faibles.
 Pourtant, le peuple n'avait fait qu'une petite erreur dans le calcul des 40 jours. Une impatience et  une infidélité de 6 heures seulement. Manque de compétence, manque de confiance, manque de stabilité. C'est ce que nos Sages appelent "l'action du Satane", le provocateur, le perturbateur qui met à l'épreuve.

Reconnaissance envers les femmes
Les femmes n'apportèrent aucun or de leurs bijoux pour faire cette idole et, depuis et de nos jours dans les familles pratiquantes, en reconnaissance de la stabilité qu'elles ont eu en ces jours d'épreuve, les femmes sont dispensées de tout travail pénible chaque premier jour de chaque mois (lien ici), et plus encore en  ce mois de Tamouz. Sérieusement. A bon entendeur... De plus, ce jour est vécu comme une fête chaque premier du mois par toute la famille et par ceux qui, eux, ne sont pas dispensés du travail.

Analyse de l'épreuve : créer la confusion par la désinformation.
Donc, depuis le 7 du mois de Sivane, Moché passa sur la montagne 24 jours en Sivane et jusqu'au 17 Tamouz ; cela fait apparemment 41 jours selon les dates du calendrier. Mais, en réalité, cela ne fait que 40 jours complets (puisque un jour comprend la nuit et le jour comme il est dit en Béréchite 1, 5). Il fallait donc ajouter les 6 heures d'entrée dans la journée du 17 Tamouz car Moché avait bien dit qu'il serait absent 40 jours complets (chelemim) et non 40 jours en date (emtsaîm).
La punition, dûe à ces erreurs d'analyse et de comportement idolâtre, tomba sur le peuple: Moché brisa les Tables (voir Taânite 26 a et 28 b Tossafotes), il remonta sur la montagne supplier pour le peuple et revint avec les nouvelles Tables de l'alliance.
 Le traité Chabbate page 89 a, commenté par Rachi (lien ici) et les Tossafistes (lien ici), décrit cela :
 Ribbi Yehoshua ben Lévi a dit : que signifie le verset "le peuple croyant que Moshé tardait (bochéch) à descendre de la montagne" (Chémote 32, 1), etc. Ne lis pas bochéch mais bo-chéch ("dedans 6"). En effet, avant de monter aux cieux sur la montagne, Moché avait bien averti : dans 40 jours, au début de la 6e heure, je serai de retour. 
 Quand les 40 jours furent terminés, le Satane apporta la confusion dans le monde : "où est votre Maître ? - Il est monté aux cieux - Mais la 6e heure est passé ! - Ils ne réagirent pas à ce qu'il avait dit. Alors il ajouta : Moché est mort. Ils ne réagirent pas. Alors il créa une illusion et montra à leur yeux le cercueil de Moché. Et alors le peuple dit à Aharone : Ce Moché, cet homme qui nous a fait sortir d'Egypte, nous ne savons pas ce qu'il est devenu (Chémote 32, 2)." Lire Rabbénou Bé'hayé (lien ici) sur Chémote 32, 1...

 Chacun peut se reconnaître en ces phases de l'épreuve : d'abord l'assurance, la fidélité, la résistance intérieure, puis la fatigue, la lassitude, le doute, l'influence des autres qui détruisent, et la chute par abandon.
 Nous pouvons aussi reconnaître là la pression de la désinformation qui presse continuellement le peuple à abandonner ses valeurs sous prétexte qu'elles seraient dépassées, différentes de celles des autres, que la preuve serait faite que nous n'avons pas de protection divine ni d'histoire menée par la Torah, que nos repères sont primitifs par rapport au monde moderne, etc. Ils sont nombreux les intelligents (ignorants) qui se donnent le droit de penser notre destin à notre place aujourd'hui. Dedans, comme dehors. En fait, ils remuent le mensonge et l'illusion.

 Sens éducatif de cet épisode
Les actes de notre histoire ne sont pas rapportés dans un but de tenir une chronique mais uniquement pour notre éclairage éducatif. Voici ce qu'en dit encore Ribbi Yehoshua ben Lévi (cette fois dans le traité Avoda Zara 4b) : la construction du veau d'or par les bnéi Yisrael n'a eu lieu que pour nous encourager à faire techouva, repentance. Comme il est dit (après le don des 10 commandements) : "ah! s'ils pouvaient toujours conserver ce même coeur pour me craindre et accomplir mes commandements" (Devarim 5, 26)... 
 Pourtant, David n'était pas homme à commettre cette faute, Israël non plus...
 Cela a eu lieu pour qu'on puisse montrer en exemple ces épisodes à un individu qui fauterait ou à une communauté qui fauterait. Comprendre par là que la voie du repentir est donc possible et qie la miséricorde divine intervient.

 Note
 Cette étude demande maintenant une interrogation personnelle et de se reporter avec précision aux  références ci-dessous:
Chémote (Exode) 32
Devarim 5, 26
Jérémie 1
Béréchite Rabba 6, 6
Béréchite Rabba sur Les Lamentations, préface et 1, 3, 29
Chabbate 89 a
Avoda Zara 4b

 Halakha pratique
 On jeûne le 17 Tamouz toute la journée à partir de l'aube. Cela veut dire que l'on peut manger jusqu'à l'arrivée de l'aube. Les malades, les femmes enceintes ou qui allaitent sont dispensés du jeûne mais veillent à se nourrir sobrement.
 Questionner le rabbin pour les précisions sur la façon de jeûner ce jour-là.
 Il n'y a pas de mariage ni de festivités ou acquisitions qui réjouissent et que l'on peut retarder, pendant les 3 semaines qui séparent le 17 Tamouz et le 9 Av (20 juillet 2010). Des communautés ne font pas les mariages du 1 au 9 Av. Ces 9 jours sont si sévères que l'on évite d'y faire des achats de plaisir et de nouveautés ou de renouvellement de garde-robe.
 Les fiançailles peuvent se dérouler mais sans festivités. On évite les chants pendant cette période.  On évite également les disputes, les colères, les gronderies trop sévères qui peuvent avoir des conséquences graves en dégénérant.
La semaine du 9 av, on ne mange pas de viande, on ne fait pas de lessive hormis pour les petits enfants; on ne prend pas de bain de mer, ni de bain complet pour le plaisir. On garde toujours le bon sens et cela ne concerne pas le besoin de se nettoyer à cause des grandes chaleurs de l'été ou à cause de grands travaux.
 Questionner le rabbin pour les précisions.

En conséquence,
1. Tamouz doit amorcer le processus de téchouva (repentance) comme l'indiquent les initiales des mots (zémanéi techouva memachmim oubaim, le temps de la téchouva se concrétise et vient). 
2. C'est l'un des trois mois de rigueur : Tamouz, Av et Tévéte (Zohar III, 174 a).
3. C'est le quatrième mois où il y a un jeûne (Rachi sur Zacharie 8, 19).
4. C'est un mois qui exige de nous une extrême vigilance, sinon ce peut être comme le disent nos Sages sur le verset d'Esther 8, 13 : zé éinénou chavé li"cela ne vaut rien de bon pour moi". Ce sont les voyelles des initiales de ces mots que nos Sages placent sous les noms de Dieu qui caractérisent ce mois (voir Chaâré Ora, et livres des autres Sages).


Lectures
Les 3 haftarotes de ces trois semaines sont dures et nommées pour cela  tlata dé pour anouta. IL FAUT LES LIRE en Jérémie, chapitres 1 et 2, et 4, et Isaïe 1, 1-27.

Lire aussi ce que l'on en dit dans les 
- Traité Yoma 9 a et b (les Tables furent brisées par Moché le 17 Tamouz, et sur la haine gratuite sinate 'hinam qui a détruit le Temple), 
- Kétouvote 61 a (et en cette page, on verra combien l'attention à autrui est indispensable : deux Sages avaient un serviteur, l'un lui donnait de tous les plats qu'il servait, l'autre ne lui en donnait que d'un seul plat. Le prophète Elie ne parla qu'avec le premier Sage.
- Guittine 70 a et b (cette page, dans ce contexte, attire notre attention sur ce qui détruit l'homme).
- Choul'hane Aroukh, Ora'h 'Hayim, 550 et suivants.



Calendrier du mois de Tamouz

Le 30 Sivane
Premier jour de l'entrée du mois de Tamouz (aléf dé rosh 'hodéche tamouz).

le 1 Tamouz
- Premier jour du mois de Tamouz et deuxième jour de l'entrée du mois de Tamouz (béit dé rosh 'hodéche tamouz)
- Les femmes sont dispensées de travail chaque Roche 'Hoddèche pour le fait n'avoir pas donné leurs bijoux pour la confection du veau d'or, et doublement de ce motif ce mois-ci qui en est l'anniversaire.
- C'est ce jour que la cîme des montagnes apparut sous l'arche de Noa'h (voir Rambane et Rabbénou Bé'hayé sur Béréchite 8, 4-5). Et ils attendirent jusqu'au 10 av pour ouvrir la fenêtre.
- Hiloula de Yossef ha Tsaddiq, fils de Yaâqov. On monte à Chékhém, lieu de sa tombe (Sichém). C'est l'un des trois lieux acquis pour toujours par contrat cité dans la Bible par le peuple juif (Jérusalem, Sichém et Hévrone). Curieusement, ce sont deux de ces trois qui  ont été récemment abandonnés et remis partiellement  (Hévrone) ou totalement aux palestiniens. Incroyable génération que la nôtre capable de cela.
Hiloula de l'auteur du célèbre commentaire de la Torah Maor vachéméche, Ribbi Qalonymos Qalmane.

le 2 Tamouz
Selon une tradition, jour de naissance et du décès (hiloula) de Yosséf hatsaddiq fils de Yaâqov Avinou et de Ra'hel, à l'heure de min'ha. Moché rabbéinou chercha et rapporta ses ossements lors de la sortie d'Egypte.

le 3 Tamouz
- En ce jour, Yehoshua arrêta le cours du soleil (lire le chapitre 10 du Livre de Yéhoshua). Lire la page consacrée à Yehoshua.

- Jour du décès du Rabbi Menahem Mendel Schneerson de Loubavitch, en 1994. Voir la page consacrée au 'hassidisme et à ce courant particulier dans le 'hassidisme.Il n'y a pas à s'étonner de ce que une partie de ses fidèles disent qu'il n'est pas mort. En effet, c'est un enseignement constant dans le judaïsme qu'un Sage n'est pas "mort" mais est vivant et plus vivant lorsqu'il a atteint la plénitude après le décès. En effet, le judaïsme voit cette vie -ci comme un hall vers le monde à venir (cf. le Principes des Pères), et le passage est une montée (ilouï) et une fête (hiloula) pour ceux qui passent de la sainteté (qodéche) à la sainteté plus éclatante, et qui font souvent ce passage par "un baiser" (mitate néchiqa) en douceur. La connaissance évite toujours les discussions qui divisent au lieu de s'apprécier.

On dit que Yaaqov avinou lo méte, notre père Yaâqov n'est pas mort. Et le Sage tunisien est nommé le "Ribbi Taïeb lo met" (qui n'est pas mort) et cela est écrit sur sa tombe. Il n'y a donc pas à s'imaginer qu'il y a là quelque chose qui distingue exceptionnellement un seul des Sages et qui, pour cela, serait dans une position que certains diraient même plus élevée que celle de Moché rabénou. Il suffit de connaître nos traditions pour ramener les choses dans le bon sens. Ceux qui disaient qu'il allait ressusciter sous trois jours (on a déjà déjà eu ce scénario dans l'histoire juive) puis, après l'échec de leurs prévisions prophétiques alors qu'il n'y a plus de prophètes bâtissent toujours d'autres scénarios plus imaginatifs, relèvent de toute autre chose que des enseignements classiques de la tradition juive.

Le fait que une partie conséquente de ses disciples pensent qu'il est le Machia'h qui reviendrait ne pose pas non plus de problème tant que cela reste dans le cadre de l'enseignement de toute la tradition. En effet, le Roi David est le Machia'h, personne ne niera cela. Et chaque roi qui recevait l'onction (sens de Machia'h) aurait pu l'être, c'est pour cela que David l'était éminemment. Cela est totalement dans le verset 7 du psaume 20 que vous trouvez sur le site.

Le temps du Machia'h se distinguera seulement, disent nos Sages, par le fait que les nations n'auront plus de domination sur Israël. Le Rambam a accordé de nombreuses pages à ces problèmes. Et, comme disait un Sage du Talmud: si on me dit que le Machia'h est arrivé et qu'il est à la porte de la ville, je continuerai à planter l'arbre que je plante car, ainsi, mes petits enfants verront certainement les fruits de cet arbre. Il savait qu'il est inutile de discuter de ce faux problème à l'avance car le Machia'h ne sera pas reconnu avant sa venue mais uniquement après sur la base des fruits positifs de son action envers tout le peuple juif. C'est la seule règle. Cela est écrit. Et dans la tradition, celui qui n'a pas accompli ce résultat total n'est pas le Machia'h, quelles que soient ses qualités immenses. C'est clairr. Donc, les personnes nombreuses dans l'histoire juive qui ont soutenu que leur rav est le Machia'h pour telle ou telle raison qu'ils fixent ou parce qu'il l'aurait dit, oubliaient ces enseignements de base que le Machia'h n'est celui qui est attendu que lorsque les transformations annoncées ont été réalisées effectivement. Sinon, c'est accorder des satisfactions à notre imagination.

D'ici là, notre tradition est très prudente sur cette question car il y a eu tant d'erreurs et de déceptions, chaque fois, chaque fois, chaque fois que des très grands Sages ont voulu se prononcer sur quelqu'un et le reconnaître; combien ont annoncé sur toutes les radios que le Rabbi reviendrait 3 jours après sa mort (comme un autre scénario bien connu et que l'on imitait, hélas) et les déceptions sont dangereuses ensuite. Le mieux est de bénéficier des exemples et des enseignements de ces Sages, de les respecter car les grands Sages sont effectivement exceptionnels et hors de nos petites dimensions; ils ont fait un bien inégalable dans le peuple et leur enseignement les continue. Discuter ensuite sur des questions qui ne sont pas de notre niveau et se permettre de distribuer à tel ou tel ces titres frise l'orgueil qui est l'une des pires fautes. Et cela ne fait que diviser, voyons donc ce qui nous unit. Et vénérons l'enseignement de nos Sages sur la Torah, et non pas les fantasmes de notre imagination.
Quant à la question du "retour" d'un Sage décédé, c'est une question très complexe et qui ne peut être traitée que par des Sages du niveau du Ari, zal qui ne sont plus de notre génération, dit le Rav Yaâqov Hillel dans ses ouvrages, l'un des plus grands caballistes de Jérusalem. Nul n'a la capacité de comprendre aujourd'hui à qui nous sommes reliés dans notre néchama et donc ce qui revient de passages dans des existences précédentes. Ces questions sont absurdes au niveau de nos capacités à TOUS aujourd'hui. Et qui l'oublie n'est qu'un illuminé hors de la Torah de vérité.

Etudions seulement la Torah, pratiquons-la. Et surtout, nous avons le devoir de la réaliser selon nos traditions.
De plus, il est interdit d'abandonner nos propres traditions familiales et communautaires pour celle d'un autre courant, le Rabbi de Loubavitch était le premier à l'enseigner. Et beaucoup l'ignorent et abandonnent leur richesse obligatoire de leurs coutumes communautaires pour d'autres. Sur cette question, voyez ce que sont les minhaguim, ces coutumes de chaque communauté (paragraphe 11 de cette page sur la tradition orale).
Mais, bien entendu nous avons à nous enrichir des enseignements de tous les courants, et à les aimer tous. Voir les pages à ce sujet.

le 4 Tamouz
Décès de Rabbéinou Tam, Ribbi Yaâkov ben Méïr (1100-1171). C'est le plus grand des Tossafistes, commentateurs de Rachi sur le Talmud. 80 grands tossafistes acquérirent le titre prestigieux de baâléi tossafote dans sa yéchiva située dans ce qu'est aujourd'hui encore le village de Ramerupt, dans l'Aube, connu dans le monde entier par les Juifs qui étudient ; les Français sont-ils consients de la grandeur de son brillant passé? Peu de vestiges subsistent à cause des destructions au moyen-âge, et ils n'ont pas encore été explorés archéologiquement.
Les commentaires de Rabbéinou Tam sont insérés dans les livres du Talmud. Il a écrit le Séfér hayachar qui clarifie de nombreux problèmes talmudiques.
Il est le fils de Rabbénou Méir de Ramerupt et frère du Rachbam, du Rivam et de Rabbénou Chlomo.
Il fut victime des persécutions des chrétiens lors de la seconde croisade.

le 5 Tamouz
Lire le début du Livre du prophète Ezéchiel (chapitres 1 à 3) qui parle de ce jour où Ezéchiel entendit la phrase grandiose : baroukh kévode Hachém miméqomo.

le 6 Tamouz
la libération des otages d'Entebbe en 1978

le 7 Tamouz
Jour déconseillé pour les mariages de même que le 7 Chévéte et le 7 Elloul, selon des traditions. 

le 8 Tamouz
- Jeûne local en souvenir du Pourim d'Alger.
- Commémoration de massacre de diverses communautés. 
- Décès du Rav Eliahou Mani, de 'Hévrone, en 1899.

le 9 Tamouz
- Jeûne en Israël en souvenir des 70 ans d'exil à Babylone (nommé le 4e jeûne, en Zacharie 8, 18-19 qui annonce qu'ils seront un jour changés en joie et fêtes si on aime la vérité et la paix). Le jeûne du 17 Tamouz étant plus important encore parce qu'il commémore la destruction du second Temple, celui-ci est moins dur.
- Sous le régne de Nabuchodonosor (Nébuqodnétsar), en 3779, la faim s'étend dans Jérusalem encerclée (en lire le récit dramatique dans le Traité Sanhédrine 96 a et b).
- Se souvenir aussi des 24 charrettes pleines de livres du Talmud et de rouleaux de la Torah que le "bon Saint Louis" fit brûler à Paris. Il faut réaliser ce que pouvait représenter un seul de ces livres à une époque où n'existait pas l'imprimerie. Réfléchir à la puissance de falsification de l'histoire ("Saint" L.), en toute bonne conscience, et comment les victimes elles-mêmes que nous sommes peuvent intégrer (par assimilation et avantages) ces forfaits sans remettre en cause une telle "civilisation". Combien cet épisode est typique des malheurs de ce mois, il faut le connaître.
Voici les persécutions de l'antisémite que, pour cela, est dit "Saint" Louis (règne de 1226 à 1270). Il est ainsi nommé car, à travers de telles actions, il eut la particularité de toujours faire privilégier les intérêts de l'Eglise sur ceux du royaume. Son très long règne fut un cauchemar pour les Juifs. Après que les Juifs aient été contraints d'assumer les charges honnies de prêteur, il leur enleva cette charge tout en les contraignant à la poursuivre, puis il les priva du tiers des dettes écrites envers eux, fit exercer envers eux la surveillance humiliante de témoins, ne les protégea pas lors des croisades cruelles en France. Quand le page Grégoire IX, en 1239 ordonna la saisie et la destruction des livres juifs, "Saint" Louis manifesta son zéle et en 1242 exécuta un grand autodafé. Les années qui suivirent furent du même style ; en 1268, il saisit toutes les propriétés des Juifs avant leur expulsion : la politique des biens volés par l'Etat français et l'expulsion mortelle des Juifs ne date pas de la France de notre génération ; elle n'a même été possible que par une longue tradition historique et religieuse qui l'a autorisée et organisée. Il contraignit les Juifs à assister aux sermons de missionnaires. Son nom reste l'un des plus fameux de ceux qui ont haï les Juifs dans l'histoire et les ont fait souffrir par leur puissance politique et religieuse.
Il y a beaucoup à réfléchir sur, précisément, le fait que la civilisation occidentale ait introduit dans l'éducation scolaire des enfants la valorisation d'un tel personnage et que l'on en ait fait, un exemple de "valeur culturelle et religieuse qui n'a pas été abolie". C'est le sousbassement organisé sur lequel une politique peut se poursuivre sans rebellion des esprits, sous d'autres formes renouvelées et plus camouflées.

le 10 Tamouz
Chants spéciaux dans les communautés d'Alger en souvenir des miracles du Chabbat Pourim rouge d'Alger en 1775 par le sauvetage de la ville des espagnols ; coutumes semblables à celles de Pourim. Chant "mikamokha"
A Tsfate, en 1834, la communauté est sauvée du massacre exécuté par les arabes.
En 1927; grand tremblement de terre à Jérusalem, miraculeusement sans morts dans la communauté juive.

le 12 Tamouz
Décès de Rabbénou ben Asher (1270-1343) qui vécut en Allemagne puis partit avec son père en Espagne à cause des persécutions des croisés. Il a écrit les Arbaâ Tourim, bases de toute la Halakha, qui comprend quatre volumes en 1714 chapitres (Ora'h 'Hayim, Yoré Déâ, 'Hochne Michpate, Evéne haêzer). Le Chouklkhane Aroukh de Rabbénou Yosséf Qaro suit exactement son plan. Le Tour y résume toute la halakha, cite les sources et les opinions différentes (contrairement à Michné Torah du Rambam). Son commentaire de la Torah qui utilise souvent la guématria est imprimé presque dans chaque 'Houmache. Il vécut dans la plus grande pauvreté refusant tout avantage matériel dû à ses fonctions dans la Torah. Comme de nombreux autres, il partit pour la terre d'Israël et mourut en trajet en ces temps difficiles. Que l'on soit conscient de chacun de ces choix.

le 15 Tamouz
Ezra quitte Bavél pour revenir à Jérusalem en 3654.

Hiloula de Ribbi 'Hayim Ben Attar (1696-1743). Né au Maroc, il monta en Israël malgré les épidémies de l'époque, et fit monter de nombreux élèves et rabbins, spécialement d'Italie, pour faire avancer la géoulah (libération totale). Il faisait prier constamment pour l'élévation des juifs de la diaspora et leur montée en Israël. Le Baâl Chem Tov voulut aller étudier près de lui. Son commentaire de la Torah Or ha 'Hayim est apprécié par toutes les communautés. Il est enterré à Jérusalem où sa tombe est vénérée, sur la montagne des oliviers (har ha zéitim), en bas, sur le côté de la route ; sa tombe est reconnaissable de loin par son toit qui la protège.
Voir la page qui lui est consacrée sur le site avec photos.

le 16 Tamouz
Décès (hiloula) à plus de 94 ans de Ribbi Moché Yosséf Zénou, zatsal, notre maître en Torah qui n'a eu de cesse que d'essayer de nous transmettre son amour affectif de la Torah dans les téâmim du chant et dans la cohérence spontanée des versets et de toute action selon la phrase du chémâ : vé dibbbarta bam, "et tu parleras dans les mots de la Torah" (Dévarim 6, 7), ce qui était notre échange continu, expérience telle que je n'ai eu qu'avec un tel homme qui créait cette relation. Et... il est décédé ce jour qui est aussi le jour hébraïque de ma naissance comme cela est souvent indiqué dans la Talmud dans la relation intense de maître à élève. Qu'il nous aide tous dans cette tâche de diffusion de la Torah. Il est enterré à Jérusalem à Guiveate Chaoul auprès de son épouse, zatsal, décédée un an plus tôt et qui avait accompagné ses bénédictions continues d'un amen continu que j'entends encore dans l'oreille. Jamais je ne pourrai assez remercier le Ciel d'une telle relation vécue, ni ses enfants qui la connaissaient et la permettaient en toute conscience et affection aussi envers moi. Qu'ils en soient bénis.
Voir Rabbénou Bé'hayé sur Chémote 32, 1 sur le problème des 6 heures de Moché, le 16 Tamouz.

Le 17 Tamouz, Jeûne
- Aujourd'hui, Noé a laché la colombe hors de l'arche. Décès de Hour. 
- Aujourd'hui commence la période dite "Béine hamétsarim" (au milieu des ennuis), trois semaines jusqu'au 9 de Av. L'expression vient de Eikha (Lamentations) 1, 3. 
Le jeûne de 17 Tamouz est très important.
En ce 17 Tamouz cinq malheurs se sont produits : 

- la brisure des premières tables de l'alliance par Moché, 
- l'arrêt du sacrifice quotidien (korbane tamid) lors du 1e siège de Jérusalem, 
- la brèche dans la muraille lors du second Temple, trois semaines avant sa destruction, 
- l'incendie du second Temple,
- la mise d'une idole dans le Temple (voir Taânite 26 a).
C'est beaucoup.
Zacharie 8, 19 indique les 4 jeûnes prescrits par les prophètes (3 Tichri, 10 Tévéte, 17 Tamouz et 9 Av).

Halakha pratique
Les personnes faibles en sont dispensées. On ne prend pas de bains ni ne se coupe les cheveux ou la barbe. On évite de manger des fruits nouveaux, de la viande et de boire du vin, d'acheter des vêtements, de faire la lessive. Il n'y a pas de mariages, mais des fiançailles sans danses de réjouissances. On veille à ne pas faire de travaux excessifs. Demander au rabbin les précisions sur les usages. Le jeûne commence au matin.
Beaucoup étudient concernant le Temple pendant la période de Beine Hammétsarim, particulièrement les adeptes du Rabbi de Loubavitch ; les Juifs tunisiens suivent l'incitation du Rav Mazouz de la Yeshiva Kissé Ra'hamim de réciter le Tiqqoune 'Hatsote, selon les prescriptions du Ari zal, assis par terre à minuit en pleurant sur la destruction du Temple. Ceux qui ne parviennent pas à le faire la nuit, le disent à midi ou avant la prière de min'ha suivant les communautés. Se renseigner sur les usages de la tradition de ses pères et de sa communauté locale. En tous cas, on redouble de tsédaqa (dons d'argent pour la bienfaisance) en ces jours.
Il est écrit que celui qui pleure et porte chaque jour le deuil de la destruction du Temple aura le mérite de se réjouir de son retour.

le 18 Tamouz
En l'an 2689, aujourd'hui, la faute du veau d'or est consommée et Moché remonte sur le Sinaï pour implorer le pardon de Hachém pour la faute du veau d'or.

le 20 Tamouz
Mort de Bineyamine Zéev  (Théodore) Hertzl (1904). 

le 21 Tamouz
Mort du poète hébraïque Bialik (1934). 

le 23 Tamouz (1 juillet)
Aujourd’hui, c’est la hiloula de R. Moché Cordovéro. Plus de 20 liens sur lui dans Modia (si vous écrivez son nom dans le moteur de Google en page d’accueil). En particulier, pendant le Omer, nous avons etudié son livre, le Palmier de Dévorah.
http://www.modia.org/infos/calendrier/dp-omer.html
http://www.modia.org/infos/calendrier/tomerdevora.html
Ribbi Moché ben Yaaqov Cordovéro (1522-1570), élève de Rabbénou Yossef Caro nommé Marane par les Séfarades, et de Ribbi Chlomo Alkabets auteur du Lekha Dodi fut le maître de Ribbi Yits'haq Louria, le Ari.
Ses livres les plus connus sont Pardes Rimonim (livre très spécialisé de caballe), Or Néérav (plaidoyer pour la caballe) et Tomer Dévora (livre de moussar, morale du comportement pour l'ensemble du public, fondé sur la compréhension de toute la Torah jusqu'aux niveaux les plus intimes et les plus élevés mais traduits en modèles clairs et simples de comportement interne et externe pour tout le peuple).

Il fut aussi le maître de R. de Vidas, l'auteur de Réchite 'Hokhma, bien utilisé sur le site: http://www.modia.org/priere/expliq4.html

le 25 Tamouz 1997, attentat terroriste au marché Ma'hané Yéhouda à Jérusalem, nombreuses victimes.

le 27 Tamouz . Etudiez sur Yossef:
Selon une autre tradition, naissance et hiloula de Yossef hattsadiq, fils de Ra'hel et Yaâqov avinou.
Sa chronologie parmi les autres personnages: http://www.modia.org/tora/history/yaacov.html
Sa place dans la Torah: http://www.modia.org/tora/berechite/vayechev.html
et http://www.modia.org/tora/berechite/miqets.html
Les téamim dans la bénédiction de ses fils: http://www.modia.org/etapes-vie/jeunes/teamim5.html
La rencontre avec son père: http://www.modia.org/tora/berechite/vayekhi.html
Yossef dans la soucca lors de la fête de Souccote: http://www.modia.org/infos/etudes/souccote.html
Sa compassion et celle de D.ieu: http://www.modia.org/tora/devarim/aftavaet.html
Yossef dans la prière: http://www.modia.org/priere/prierter.html
Sa tombe: http://www.modia.org/infos/israel/yose.html profanée comme celle d'autres Sages: http://www.modia.org/infos/israel/benbaba.html

Occupation de Jérusalem par les Croisés (1099).

le 29 Tamouz
- Pourim de Holone et 
- Pourim de 'Hévrone.

le 1 Av
- En ce jour, le sommet des montagnes émergea des eaux du déluge (Béréchite 8, 5).
- Ezra arrive à Jérusalem acccompagné d'une petite partie du peuple (Ezra 7, 9).
- Début des 9 jours (ticheâte hayyamim); on évite les réjouissances, constructions, négociations, voyages de plaisance. On ne se rase pas ni fait de coupe de cheveux.
- Jeûne des tsadiqim, en souvenir du décès de Aharone (en 2729) au delà du Jourdain, et de Nadav et Avihou ses fils.
Au Roche 'Hoddéche, on va rendre visite à son rav qui vous enseigne.
Les minhaguim du mois de Av étant très différents d'une communauté à l'autre, se renseigner auprès du rabbin.

le 3 Av
Fin des 3 jours de repos d'Ezra après son voyage vers Jérusalem (lire Ezra 8, 32).

le 4 Av
Ezra compte, pèse et verse pour le Temple, l'argent, l'or et les ustensiles apporés de Bavél (lire Ezra 8, 32).
Lire absolument les chapitres 2 et suivants du livre de Néhémie qui commence aujourd'hui à relever les murailles de Jérusalem. et les premiers chaîtres du Livre de Ezra.

le 5 Av
Hiloula du Ari zal, Ribbi Yits'haq Achkénazi ben Chlomo Louria, (1534-1572), élève de R. Moshé Cordovero et maître de R. 'Hayim Vital. Il est enterré à Tsfate, Saféd. Il est l'auteur de Ets 'Hayim et de nombreux ouvrages de qabala (caballe) rédigés par ses élèves, et de trois poèmes chantés le chabbate (lien ici).



Quelques persécutions récentes en France en ces périodes

Le 28 juin 1942, convoi 5 de Beaune-la-Rolande à Auschwitz : 1038 déportés, 55 survivants.
le 16 juillet 1942. Rafle des juifs, au Vélodrome d'hiver à Paris : 12884 victimes.
le 17 juillet 1942, convoi 6 de Pithiviers à Auschwitz : 928 déportés, 45 survivants.
le 18 juillet 1943, convoi 57 de Paris-Bobigny à Auschwitz : 1000 déportés, 52 survivants.
le 25 Tamouz 1997 (9 juillet), attentat terroriste au marché Ma'hané Yéhouda à Jérusalem, nombreuses victimes.
le 19 juillet 1942, convoi 7 de Bourget-Drancy à Auschwitz : 1000 déportés, 17 survivants.
le 20 juillet 1942, convoi 8 d'Angers à Auschwitz : 824 déportés, 19 survivants.
le 22 juillet 1942, convoi 9 de Drancy à Auschwitz : 998 déportés, 7 survivants.
le 24 juillet 1942, convoi 10 de Bourget-Drancy à Auschwitz : 1000 déportés, 5 survivants.
le 27 juillet 1942, convoi 11 de Bourget-Drancy à Auschwitz : 1000 déportés, 13 survivants.
le 19 juillet 1942, convoi 12 de Bourget-Drancy à Auschwitz : 1000 déportés, 5 survivants.
le 31 juillet 1942, convoi 13 de Pithiviers à Auschwitz : 1049 déportés, 16 survivants.
le 31 juillet 1943, convoi 58 de Paris-Bobigny à Auschwitz : 1000 déportés, 44 survivants.
le 31 juillet 1944, convoi 77 de Drancy à Auschwitz : 232 enfants, 32 survivants.

Triste civilisation qui est cela qu'elle fait
et qui se prétend en plus la mère des droits de l'homme et avoir le droit constant de faire la morale aux autres nations.