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Je vous écris àchacun
pour les juifs prisonniers enIran
Dossier pour comprendre
(juin 1999)

(Voir ici le développement del'affaire au jour le jour)
 
Vous êtes concernés
Ici, le drapeau de votre pays

(parmi les 70000 pages lues chaque mois sur Modia, ily a des lecteurs de près de 40 pays)

et vous donne leurs nouvelles et celles de l'affaire au jour le jour
(rechargez la page régulièrement)
par Yehoshua Ra'hamim Dufour-Gompers


Depuis quelques mois, le rabbin de la ville de (Shraz) Shiraz, la 3ed'Iran, et 12 autres rabbins 
et responsables juifs ont été arrêtéset emprisonnés en Iran 
sous l'inculpation d'espionnage et trahison au profit d'Israël.
Il est clair que cela entre dans le cadre d'un activisme des milieuxpolitiques
extrémistes face à la montée des courants plusmodérés.
L'affaire n'avait pas été ébruitée dansl'espoir d'un réglement dans le calme ; en effet, depuis quelquesannées des juifs sont périodiquement arrêtéspuis relachés. Il y a deux ans cependant, deux furent exécutéspar pendaison, parallèlement à l'action internationale. Ilva donc de soi que toute intervention est délicate, peut-êtrenécessaire et urgente mais peut autant tourner au pire.
Les interventions internationales se multiplient de la part desEtats-Unis et de divers pays européens. Le Grand Rabbin Séfaraded'Israël, Ribbi Eliyahou Bakchi-Dorone a demandé au Roi duMaroc, au Pape et à des leaders occidentaux d'intervenir. LE GOUVERNEMENTISRAELIEN EST ACTIF SUR LES DIFFÉRENTS PLANS POUR OBTENIR LA LIBÉRATIONET NIE LES ACCUSATIONS DE L'IRAN. SPECIALEMENT LES USA, LA FRANCE ET L'ALLEMAGNEONT DÉCIDÉ D'INTERVENIR.
Le Grand Rabbin d'Israël Méïr Laudemande àtous de réciter au moins une fois par jour le psaume 142 pour demanderla libération de ces prisonniers. (Voyez surcette page le texte du psaume, son commentaire et l'enseignement duRoi David sur les conditions pour qu'une prière soit exaucée).
La France et les USA sont très actifs pour obtenir cette libération.
 

J'ai rédigé pour vous ce dossier très completpour comprendre vraiment et vous aider à aider.

Suivreen direct l'affaire sur Modia la radio officielle iranienne
Les nouvelles écritesde l'agence officielle de presse de la République islamiqued'Iran
Importantpour situer : les prochains événements à venir ducalendrier iranien
Suivez ici en direct sur Modiace que disent les radios iraniennes de l'affaire !
Toutsur l'Iman Khomeini vu d'Iran (photos CV, écrits, volontés,impact, etc).
Iciles leaders politico-religieux du régime iranien (photos, CV,présentation, etc)
Les horaires et fréquences des nouvelles enfrançais à la radio officielle, par régions
Les horaires des chaînesde TV iraniennes
Le site officiel du gouvernement iranien
Le site de l'agencede presse IRNA
L'ouverturedes nouvelles (bien écouter)
Le site sur l'Iran comme culture
Vous le voyez par ces liens, Modia selon sonorientation morale,
agit pour la libération des prisonniersdans le respect de l'Iran

Ici le résumé quotidien de l'affaire et analyse brève:

10 juin. Un journaliste officiel déclare sur Radio Téhéranque l'Iran n'a pas diffusé de nouvelle de l'arrestation de 13 juifs,mais qu'elle a simplement rapporté une dépêche de laradio israélienne rapportant le fait. (Cela c'est le Moyen-Orient.cf. ci-dessous).
11 juin. Déclaration officielle : ils seront jugésselon les lois de la République islamique (cela veut dire dans lareconnaissance des obligations internationales et donc de la loi islamique),les juifs d'Iran vivent en paix, l'affaire devient une campagne de propagandeinternationale menée par les USA et Israël (cela veut direque le courant extrêmiste au pouvoir veut casser à 6 moisdes élections la tendance qui monte dans le public iranien de rapprochementavec l'Ouest, en créant un réflexe d'autodéfense nationalistedevant une attaque externe menaçante. Jusqu'ici le silence internationalvoulait éviter ce piège. La rupture du silence était-ellenécessaire ou est-elle une erreur ?).
11 juin.  Manouchehr Eliasi, le représentant dela communauté juive iranienne au  parlement Majles, déclareau quotidien modéré Entekhab : "nous demandons officiellementune justice de vérité pour les suspects. Si les résultatsde l'enquête prouvent leur culpabilité, ils doivent êtrecondamnés ; mais, au contraire,  si leur innocence est démontrée,ils doivent être immédiatement relachés... C'est lapremière fois que des juifs sont arrêtés en Iran pourespionnage au profit du régime sioniste et nous espéronsque cela n'est pas exact et qu'ils seront acquittés... Nous n'avonsaucun contact avec le gouvernement israélien parce que nous faisonsla distinction entre judaïsme et sionisme"...
12 juin. Des prédicateurs du Vendredi, jour de prièredisent que si la règle islamique est appliquée, la peinede mort pourrait être prononcée. Les plus agressifs parlentde placer les "coupables" devant le mur et de les descendre.
14 juin. Des responsables juifs iraniens affirment leur confiancedans les autorités iraniennes et la justice de leur pays, espèrentle réglement rapide du problème et affirment que les campagnesextérieures sont hostiles au régime iranien. (Il est clairque ces déclarations étaient nécessaires sur le planintérieur).
Le leader noir américain Jackson qui a toujours étévanté par les autorités iraniennes pour ses initiatives,souvent contestées par le gouvement américain, a tentéd'être reçu par le représentant iranien aux NationsUnies, sans succès.
15 juin. Les autorités iraniennes ont déclaréesque d'autres personnes ont été arrêtées en mêmetemps que le 13 juifs pour espionnage dont des musulmans. (Cela indiquel'efficacité des pressions internationales qui essaient d'adoucirl'extrêmisme du problème).

A la table du Chabbat et pendant les prières, n'oublions pasces membres de la famille et nos autresprisonniers.


Vous voyez la ville de Shiraz (Shraz), origine des prisonniers.

Dossier. Plan
I - Pourquoi notre souci ?
II - Le problème en Iran :
- comprendre par l'histoire et par la géographie.
- l'actualité.

I - D'abord, pourquoi notre souci très vif  ?
Vous savez que, dans l'étude de la Torah que nous réalisonsensemble dans le Beit Middrache qu'est Modia, nous sommes sensibles àla mitsva qui rassemble toutes les autres, le sauvetage et le rachatdes prisonniers sous toutes les formes (pidiyone hachevouyime) dansla vie internationale ou dans les violences familiales.
Nous sommes reliés en permanence au site de RonArad et des autres prisonniers et les portons quotidiennement dansnos coeurs et dans nos prières.
Nous savons pourquoi :
Maïmonide, le Rambam, écrit ceci dans MichnéTorah, fascicule Matenote Aniyim, Dons aux pauvres, 8,10 :
  "La mitsva de libérer les prisonniers précèdela mitsva de subvenir aux besoins des pauvres,  de les nourrir, deles vêtir.
 Il n'y a pas de mitsva plus grande que le rachat des prisonniers
 car le prisonnier est celui qui a faim,
 est celui qui a soif,
 est celui qui est nu,
 est en danger de mort.
 Celui qui se ferme les yeux devant cette mitsva transgresse 
 - les mitsvotes prescrites dans le livre Vayiqra de la Tora (chapitre19, versets 16 et 18 ; chapitre 25, versets 53 et 56 ; s'y reporter), 
 - les mitsvotes prescrites dans le livre Devarim de la Torah15, 7 
 - les mitsvotes prescrites dans les Proverbes 24, 11 (s'y reporter) 
  et beaucoup d'autres mitsvotes.
  Il n'y a pas de plus grande mitsva que celle de racheter lesprisonniers". 
 Citation exacte.
Donc, nous ne faisons pas de concessions sur ces cas.
Lisez également :
  - Lire dans le Choul'hane Aroukh de Rabbénou YossefCaro, Ora'h 'Hayim 153 ;
  - Lire dans le Choul'hane Aroukh de Rabbénou YossefCaro, Yoré Déa 251 ;
 - Lire dans le Séfér 'Hokhmate adame, règle145, 152, 1 (le rachat des prisonniers précède mêmel'obligation d'étudier la Torah),
 - Lire dans le Séfér 'Hokhmate adame, règle145 (le rachat des prisonniers précède même l'obligationde donner aux pauvres),
 - Lire dans le Séfér 'Hokhmate adame, règle145 (qui n'assure pas le rachat des prisonniers transgresse de nombreusesautres mitsvotes de la Torah qui sont précisées en ce texte).

Il va de soi que le caractère précis de cette mitsva peuts'étendre aussi, dans la ligne du 'hésséd, dans laligne de la bonté qui est la caractéristique divine, pourexercer notre aide et nos secours et notre énergie envers les différentesformes de prisons qui enferment des humains.
 


II - Le problème en Iran, mon analyse :
- comprendre par l'histoire et par la géographie.

La situation des juifs d'Iran est la suivante :
L'Iran a toujours été un pays très sensible aucoeur des juifs. Une première clef : ce sont les relations de deuxamoureux qui seraient à la fois très passionnés (affectifs,attachés, explosifs et instables) et totalement logiques (menantparallèlement entre eux une politique la plus réaliste desintérêts militaires communs et géostratégiquescommuns). Supprimer l'un de ces pôles est se condamner à nerien comprendre. 
Ne voir que le problème palestinien tel que le présententles médias de l'occident est stupide par l'étroitesse desvues.

Cyrus, empereur de Perse (-539)  l'emporta sur la Babylonieet permit avec Darius II en -423 la reconstruction du Temple (voyez Ezra6, 14 et le livre de Ezra et celui de Néhémie et Isaïe44, 28 - 45,1). Cela est vu dans la tradition comme l'exemple optimal dela relation des nations à Israël et le modèle de l'avenir.
Si vous voulez connaître l'histoire ancienne de la Perse, cliquezici.
Il faut lire le livre de Daniel et celui d'Esther pour être transportésdans ce monde. Le monde de l'époque était centré surdes métropoles avec leur culture et leurs dieux (voyez Ezra 1, 3)mais sans une conception nationaliste comme aujourd'hui. Un empire pouvaitalors être très composite. L'araméen était pratiquédans toute la région comprenant des empires différents. Celacrée des affinités entre la culture juive et le trésorhistorique de ces peuples et  cela explique aussi les passions d'amoursoudaines et brèves entre certains de ces peuples et nous.
Les peuples qui s'estiment leaders du monde et n'ont que quelques centainesd'années d'existence ne peuvent pas réussir à
 comprendre ces  biens communs historiques des peuples dela région, au delà des divergences. L'attitude de la Syrieen est un exemple où les intérêts des libanais et despalestiniens (deux pseudo-Etats crées par les puissances occidentales)ne représentent nullement les stratégies de la Syrie quiles abandonne chaque fois que ses propres choix doivent se manifester et,alors, la rivalité avec l'Egypte ou avec l'Iraq apparait au grandjour.
Cela est également concret : il y a une splendide tombe du prophèteDaniel à Soussa (près de la frontière actuelle avecl'Iraq).
C'est aussi le lieu d'anciennes communautés juives, en Perseet Babylonie (selon les relations changeantes entre ces deux "pays"; avecun dirigeant unique de la communauté, le Roche Galouta. 

II - Le problème en Iran, mon analyse :
- pour comprendre la culture : allez sur cesite officiel iranien.
- pour connaître lespaysages quotidiens,comme un journaliste ou  touriste.

- pour comprendre l'actualité.
C'était le pays le plus peuplé de juifs orientaux ; ilsétaient 95000 en 1948, date de la fondation de l'Etat d'Israel.Après une première émigration partielle de 55000 jusqu'en1968, selon les statistiques de l'Agence juive et le retour en Iran de3000, il en restait encore 60000 en 1968 et il en reste actuellement 25000.Shiraz ou Shraz  est la 3e ville après Téhéranet Isfahan. 
L'Alliance Israélite Universelle et l'ORT (francophones) etle Joint (américain) ont profondément marqué cettecommunauté. Cela a entrainé aussi une grande assimilation,la diminution de l'encadrement religieux traditionnel et un développementdes mariages mixtes. 
Les juifs iraniens avaient obtenus l'égalité des droitspar la constitution de 1906 et l'oppositon aux juifs n'était pasviolente. Ils avaient le droit d'élire un député àl'assemblée nationale des Majlis mais tout non-Chîte ne pouvaitdevenir ministre. Ils étaient peu présents dans les fonctionspubliques.
Depuis longtemps, l'Iran a une politique indépendante des paysarabes et de l'Occident face à la Palestine ou face à Israël. 
En 1921 déjà, l'Iran gérait ses 30000 citoyensde Palestine depuis son consulat d'Egypte. Et, en 1934, l'Iran établitson propre consulat pour cela à Jérusalem.
L'arrivée de la dynastie Pahlévi depuis 1925 amélioraencore les relations avec les juifs.

Depuis la création de l'Etat d'Israel, le sioniste y a étéactif. L'Iran a voté par solidarité contre l'Etat d'Israelmais en même temps il bâtissait des liens sous le couvert dela protection des biens iraniens en Israel. Dès le 11 mars 1949,l'Iran s'oppose aux pays arabes en reconnaissant Israël, ce qui estconsidérable.
En fait, ce n'est pas seulement l'originalité islamiquede l'Iran qui l'amène à se différencier des pays arabesni même le fait que les Iraniens ne sont pas arabes (pas plusque la majorité des Egyptiens d'ailleurs, fait souvent oublié); ce n'est pas seulement le fait que sa langue et sa culture ne sontpas arabes, ce qui est important ; c'est le fait que l'Iran n'oubliepas que les Arabes ont été des envahisseurs en Iran,des destructeurs d'une culture millénaire, des dominateurs et qu'ilsont des prétentions précises sur les régions pétrolifèrestrès riches du Khuzestan, de Shatt-el-Arab (jonction du Tigre etde l'Euphrate sur la côte) et du Golfe persique que les arabes nomment"le Golfe arabe" !  (voir la carte ci-dessus). Cela est l'essentiel.Ajoutez des îles disputées, qui sont des forteresses de protection.La lutte pour le pétrole et ses taux est l'arme de cette guerre.
Donc l'Iran se garde de ses voisins qui utilisent l'Islam pour se rapprocherd'elle afin de la détruire, comme nous le voyons dans le conflitIraq-Iran. Le conflit Iran-Israël est peu de choses face àces intérêts vitaux menacés. Le problèmeest le même que celui des sources d'eau en Israël quisont visées par les palestiniens et le monde arabe sous le couvertde la constitution d'une entité politique palestinienne. Cela estbien plus fort que les idéologies de quelques leaders brillantset gauchistes en Israël ; c'est aussi vital que la suppression del'air pour la respiration.
On comprend alors que dans les périodes de conflit les plusvifs entre l'Iran et Israël, il a été découvertmaintes fois que l'Iran demandait des armes à Israël pour seprotéger de ses menaçants voisins et les obtenait secrètement.C'estcela qui est important. Les ennemis respectifs étaient les mêmes. 

Qui ne veut pas entrer dans des politiques si complexes ferait mieuxde ne pas s'occuper de ce qu'est le Moyen-Orient. On le voit par les échecscuisants des américains dans leurs opérations-fléchecontre l'Iran ou l'Iraq qui se terminent toujours dans le retrait et leridicule. Que peut faire l'imposante flotte contre ces subtilitéscontinentales et mentales ? L'Occident est utilisé par l'Iran maisil est vu également comme un élément externe qui vientcompliquer la géopolitique éternelle de la région.
Il est donc logique pour l'Iran de jouer constamment de l'allianceavec les pays islamiques et arabes et de s'allier à Israëlpour défendre sa vie. 
Toute alliance renforcée entre l'un et l'autre des leaders dumonde arabe est ressentie par l'Iran comme un danger réel (rappelez-vousla réaction de l'Iran aux alliances entre Nasser et l'Iraq et l'augmentation immédiate des coopérations secrètesalors entre l'Iran et Israël).

Par contre, le conflit palestinien contre Israël est égalementutile pour l'Iran car il destabilise la région et oriente les forcesdans une autre direction. Tant que l'Iraq, la Syrie et les divers mouvementsd'indépendance sont géographiquement orientés versle Sud et l'Ouest de la région (Israël), l'Iran respire davantagepar rapport à ses voisins, redoutables depuis des siècleset des millénaires. L'aide aux mouvement islamiques au Liban parl'Iran qui maintient la Syrie dans ce bourbier est très fructueusepour détourner l'Iraq et la Syrie de la frontière iranienne. 
De plus, maintenir en activité le 'hesbollah et autres mouvementincontrôlables à proximité de la Syrie est contraindrecelle-ci à vivre sur la défensive car tous ces pays arabessavent que ces mouvements islamiques extrémistes ne sont pas seulementorientés contre Israël mais, surtout, sont des armes de subversionde l'Iran contre les pays arabes, comme on le voit à chaque pélerinageen Arabie saoudite. Ce n'est pas en Israël que l'Iran veut exporterle Révolution islamique.
 

Quelle naïveté, disons plutôt quelle malveillanceque celle des occidentaux qui feignent de croire qu'il y a un accord detoute la région pour promouvoir le peuple palestinien, entiténouvelle qui n'a jamais eu d'histoire, car chacune de ses composantes étaittoujours reliée à ses familles différentes et souventhostiles, qui du Caire, qui de Syrie, qui du Liban, qui de Transjordanie.Personne n'est dupe ici. Et tous ces Etats redoutent le jour oùun nouvel Etat viendrait déséquilibrer le jeu bien connudes forces et affaiblir Israël qui est un tampon alternatif entretous ces frères belliqueux qui ont un seul rêve : dominerles autres pour retrouver leur gloire abolie.

Le Shah brisa lui-même cet équilibre d'oscillations constantesen prenant un engagement trop unilatéral avec Israël quand,en 1963, il s'allia totalement avec Israël pour la RévolutionBlanche de développement alliant aussi la coopération totalesur le plan militaire, technologique et économique. Ainsi,toute vérité trop simple, excessive et trop unilatéraleest dangereuse au Moyen-Orient

Israël apprécie le pétrole iranien et l'Iran savoirtechnologique israélien mais il est inutile de le faire savoir.Cela est aussi souvent le cas entre les autres pays arabes et Israëlderrière les déclarations belliqueuses aux nations Unies.
La politique apparemment de droite nationaliste du Likoud , spécialementavec les niet entêtés de Shamir, savait très bien s'adapteren coulisse à ces contradictions psychologiques, pour le plus grandbonheur de ces pays qui avancaient économiquement et militairementsans perdre les rênes de leur propre jeu politique. 

Ainsi, même le Shah autorisa l'aviation soviétique àsurvoler son territoire pendant la Guerre de Kippour pour aider l'Egypte!
N'oublions jamais que, dans ses pires heures contre Israël qu'iltraitait de Satan et dont il exigeait la suppression, l'ayatolah Khomeinine pouvait pas s'empêcher d'attaquer le Président Sadam Husseinen le traitant de "sioniste infidèle" et de créer des troublesen Arabie Saoudite ! Et, toujours, des enquêtes de journoux des indiscrétionsfaisaient état (à tort ou à raison !) de livraisond'armes israéliennes à l'Iran à ces mêmesépoques. 

Inversement, une politique idéologiquement occidentale en cetterégion mène à des catastrophes de fait aprèsavoir posé le principe d'avoir toujours raison depuis Neptune. Vanitédes vanités.

Donc, si on ne va pas fausser ce jeu, il est probable que l'apparentincident actuel devrait se résoudre, derrière le drame. Mais,il faut aussi l'aide du Ciel et des dérapages et accidents sonttoujours possibles.

Et il y eut, certes, des périodes d'attaques contre la communauté,spécialement depuis le lien du gouvernement Mossadeq avec les mouvementsislamiques. On sait que le Chah reconnut à nouveau Israël le30 janvier 1960, ce qui créa un vif conflit depuis entre l'Iranet les pays arabes. 
La suite de l'histoire récente est connue de tous, les liensétroits entre l'Iran du Chah et Israël, la compagnie El Alfaisant partie de la vie iranienne ainsi que les experts agricoles et techniquesd'Israël, la chute du Chah en février 1979 et le khomeinismequi est au pouvoir, enfin le début de libéralisation qui crée actuellement des tensions internes. Le juif est toujoursun bouc émissaire facile.

Derrière tout cela, Israël est en fait le prétextequi cache le véritable problème : la lutte acharnéepour le leadership sur le monde islamique de la région entre les"frères" : l'Egypte, la Syrie, l'Iraq, l'Arabie Saoudite, l'Iran,la Lybie, le Soudan, l'Iraq. Ce problème est millénaire,car toujours la terre d'Israël a été le lieu géographiquede rencontre des armées de la région s'affrontant, souventsur le territoire comme à Meggido, même avant l'Islam. Mêmele combat entre Napoléon et les Turcs en 1799 se fit à Meggido,et de même la chute des Turcs par les anglais avec Allenby en 1918.La région a la politique de sa géographie, voyez la carteci-dessous.
Lisez cedocument datant de 3500 ans  sur ces guerres entre ces empiresdont le champ de bataille était à Meggido sur la terre actuelled'Israël.

Les divisions entre l'islam sunnite et chiîte ont servi aussices luttes. De même, le problème israélien/palestinienest une aubaine cultivée pour diviser les autres influences et tenterde reprendre le leadership. Ne pas y parvenir est la meilleure façonde faire perdurer la drôle de paix qui n'est pas la guerre.

Nous avons une seule demande au Ciel : que la France des idéesclaires et simples ne vienne pas toucher au jeu de ces subtils joueursd'échecs, et que les Etats-Unis se contentent de parader et de ratisseréconomiquement comme ils le font, ici comme ailleurs, sans vouloirdicter : sinon, ils aboutiraient à des interventions massives etdestructrices suivies de retraits dans la honte dès le premier massacrede combattants américains. Ils jouent tous aux échecs avecles règles du jeu de domino. Et, cyniquement, ils voient d'abordun marché d'armes, et les USA en 1986 ont reconnu s'être alignésenvers l'Iran sur la politique israélienne et lui avoir livrédes armes au plus fort de l'opposition ! 

Cette géo-stratégie alternative, double et complexe, quej'ai décrite est toujours camouflée par les medias occidentauxet spécialement français, qui brandissent la seule questiondu droit d'un peuple à une terre (ce qui n'est jamais dit en Franceconcernant les Corses ou les Basques, ou d'autres) ou l'on divise en deuxcamps absurdes : d'une part les ayatollas ou les juifs religieux et, d'autrepart,  la démocratie incarnés pour eux par les gouvernantsd'Egypte ou de Syrie ou par l'autorité palestinienne!!!

Il faut donc connaître avec précision cet environnementimmense où Israël est noyé et pris en sandwich, àla jonction  entre ces conquérants multiples qui disent êtresemblables seulement pour mieux se contrôler et s'abattre réciproquement:


(carte du site gouvernemental http://www.pmo.gov.il/english/policy/middleeast.html)

 Il faut donc situer tout incident concernant Israël dansle contexte de ces luttes et des autres signes, sans vouloir y chercherune causalité étroite.
Exemple : le 8 juin 1999, Téhéran reconnait l'emprisonnementdes 13 juifs. Le même jour, Téhéran a pris d'autresinitiatives : à Bagdad, dans un quartier d'opposants au régimede l'Iran, ce dernier réussit a fait sauter un bus portant de nombreuxopposants tuant un leader candidat à la direction des Mudjahines,6 hauts responsables et de nombreux  opposants iraniens. De même,des bombes ont explosé devant leur quartier général.

La simultanéité des deux faits peut être interprétéecomme un avertissement sur l'audace du gouvernement iranien, capable dedéfier.
Mais l'interprétation, probablement exacte est encore trop simplecar les 30000 opposants iraniens hébergés en Iraq se révèlentaussi  comme une arme interne redoutable placée dans le coeurmême de l'Iraq par l'Iran. Ainsi, ils ont déjà tentéd'assassiner de nombreux responsables iraqiens dont Odai  le proprefils d Saddam Hussein. 

De plus, il faut connaître également la réalitédes attaques antisémites qui s'exercent actuellement de façonofficielle dans un certains nombre de ces pays qui ont signés desaccords avec Israël  Ces médias ne peuvent s'exprimerqu'en obédience à leurs gouvernements. Leurstextes sont donc une tactique gouvernementale également.
Il faut absolument lire  ces pages pour connaître la structuredes poncifs antisémites actuels de la région qui allientl'antisémitisme classique de l'époque hitlérienneet de l'antisémitisme religieux européen séculaireen l'appliquant au juif actuel qu'est l'israélien relié àsa terre politiquement et religieusement. Un seul exemple de ce dernierpoint sur ce site-là :
The second dominant feature of the dispensations is that they are inlarge part obviously motivated by the spirit of profit. And it is thiscombination of hypocrisy and the profit motive which increasingly dominatedclassical Judaism. In Israel, where the process goes on, this is dimlyperceived by popular opinion, despite all the official brainwashing promotedby the education system and the media. The religious establishment -therabbis and the religious parties - and, by association, to some extentthe Orthodox community as a whole, are quite unpopular in Israel. One ofthe most important reasons for this is precisely their reputation for duplicityand venality. Of course, popular opinion (which may often be prejudiced)is not the same thing as social analysis; but in this particular case itis actually true that the Jewish religious establishment does have a strongtendency to chicanery and graft, due to the corrupting influence of theOrthodox Jewish religion. Because in general social life religion is onlyone of the social influences, its effect on the mass of believers is notnearly so great as on the rabbis and leaders of the religious parties.Those religious Jews in Israel who are honest, as the majority of themundoubtedly are, are so not because of the influence of their religionand rabbis, but in spite of it. On the other hand, in those few areas ofpublic life in Israel which are wholly dominated by religious circles,the level of chicanery, venality and corruption is notorious, far surpassingthe 'average' level tolerated by general, non-religious Israeli society.
LE seul juif bon dans ces campagnes est celui qui se désidentifie,qui hait ses propres attachements.
Comme dans le courant révisionniste européen,  onle voit dans cet article, la démonstration utilisée joued'une apparentce de connaissance scientifique alors qu'elle est une ignorancecrasse, une malhonneteté claire et des glissements à desdébats de l'actualité politique. L'ignorant tombe sous lematracage ainsi organisé.
Le juif de ces pays est en position très vulnérable quandla propagande officielle veut organiser une action contre les représentantsde la communauté juive locale.
Il est important de savoir que ces procédés sont égalementutilisés par ce que l'on peut définir comme les partenairesmodérés du processus de paix. Il faut connaîtrecequi est "autorisé" par les autorités qui sont nospartenaires dans les textes de leurs médias et dans les caricaturesles plus antisémites chez les plus "modérés" en Egyptepar exemple ou sous l'impulsion constante de l'autoritépalestinienne. Il est clair que rien de cela n'existe en Israëlà leur égard.
Tout ceci pour simplement comprendre quel est le contexte de la réalitéet dans quel environnement vivent ces juifs le jour où un gouvernementdécide de les inculper. On est loin des discours des articles complaisantspour lecteurs occidentaux.

Derrière cela, il y a un passé de très grande estimeentre la mémoire iranienne et la mémoire juive.



Lesdonnées brutes iraniennes officielles :

Population: 68,959,931 (July 1998 est.) 
note: includes 607,252 non-nationals (July 1998 est.) 

Age structure: 
0-14 years: 43% (male 15,371,060; female 14,513,782) 
15-64 years: 53% (male 18,469,620; female 17,810,596) 
65 years and over: 4% (male 1,428,471; female 1,366,402) (July 1998est.) 

Population growth rate: 2.04% (1998 est.) 

Birth rate: 31.37 births/1,000 population (1998 est.) 

Death rate: 6.19 deaths/1,000 population (1998 est.) 

Net migration rate: -4.79 migrant(s)/1,000 population (1998 est.) 

Sex ratio: 
at birth: 1.05 male(s)/female 
under 15 years: 1.06 male(s)/female 
15-64 years: 1.04 male(s)/female 
65 years and over: 1.05 male(s)/female (1998 est.) 

Infant mortality rate: 48.95 deaths/1,000 live births (1998 est.) 

Life expectancy at birth: 
total population: 68.25 years 
male: 66.83 years 
female: 69.74 years (1998 est.)

Total fertility rate: 4.31 children born/woman (1998 est.) 

Nationality: 
noun: Iranian(s) 
adjective: Iranian 

Ethnic groups: Persian 51%, Azerbaijani 24%, Gilaki and Mazandarani8%, Kurd 7%, Arab 3%, Lur 2%, Baloch 2%, Turkmen 2%, other
1% 

Religions: Shi'a Muslim 89%, Sunni Muslim 10%, Zoroastrian, Jewish,Christian, and Baha'i 1% 

Languages: Persian and Persian dialects 58%, Turkic and Turkic dialects26%, Kurdish 9%, Luri 2%, Balochi 1%, Arabic 1%, Turkish 1%,
other 2% 

Literacy: 
definition: age 15 and over can read and write 
total population: 72.1% 
male: 78.4% 
female: 65.8% (1994 est.) 

 Government

Country name: 
conventional long form: Islamic Republic of Iran 
conventional short form: Iran
local long form: Jomhuri-ye Eslami-ye Iran 
local short form: Iran 

Data code: IR 

Government type: theocratic republic

National capital: Tehran 

Administrative divisions: 25 provinces (ostanha, singular—ostan); Ardabil,Azarbayjan-e Gharbi, Azarbayjan-e Sharqi, Bushehr, Chahar
Mahall va Bakhtiari, Esfahan, Fars, Gilan, Hamadan, Hormozgan, Ilam,Kerman, Kermanshahan, Khorasan, Khuzestan, Kohkiluyeh va
Buyer Ahmadi, Kordestan, Lorestan, Markazi, Mazandaran, Semnan, Sistanva Baluchestan, Tehran, Yazd, Zanjan 
note: there may be three new provinces named Gorgan, Qom, and Qazvin 

Independence: 1 April 1979 (Islamic Republic of Iran proclaimed) 

National holiday: Islamic Republic Day, 1 April (1979) 

Constitution: 2-3 December 1979; revised 1989 to expand powers of thepresidency and eliminate the prime ministership 

Legal system: the Constitution codifies Islamic principles of government 

Suffrage: 15 years of age; universal 

Executive branch
Chief of state: supreme leader (rahbar-e moazam) and functional chiefof state—
Leaderof the Islamic Revolution Ayatollah Ali
Hoseini-KHAMENEI (since 4 June 1989) 
 


Head of government: President (Ali) Mohammad KHATAMI-Ardakani (since3 August 1997); 
 

First Vice President Hasan Ebrahim HABIBI
(since NA August 1989) 
cabinet: Council of Ministers selected by the president with legislativeapproval 
elections: supreme leader appointed for life by the Council of Experts;president elected by popular vote for a four-year term; election last held
23 May 1997 (next to be held NA May 2001) 
election results: (Ali) Mohammad KHATAMI-Ardakani elected president;percent of vote - (Ali) Mohammad KHATAMI-Ardakani 69% 

Legislative branch: unicameral Islamic Consultative Assembly or Majles-e-Shura-ye-Eslami(270 seats; members elected by popular vote to
serve four-year terms) 
elections: last held 8 March and 19 April 1996 (next to be held NAMarch 2000) 
election results: percent of vote—NA; seats—NA 

Judicial branch: Supreme Court 

Political parties and leaders: Iran has no political parties; the mostimportant political "groupings" are—Tehran Militant Clergy
Association, Secretary General Ayatollah Mohammad EMAMI-KASHANI; MilitantClerics Association, Mehdi MAHDAVI-KARUBI and
Mohammad Asqar MUSAVI-KHOINIHA; Servants of Reconstruction (G-6), MohammadHASHEMI-RAFSANJANI, Hosein MARASHI 

Political pressure groups and leaders: groups that generally supportthe Islamic Republic include Ansar-e Hizballah, Mojahedin of the
Islamic Revolution, Muslim Students Following the Line of the Imam,and the Islamic Coalition Association; opposition groups include the
Liberation Movement of Iran and the Nation of Iran party; armed politicalgroups that have been almost completely repressed by the government
include Mojahedin-e Khalq Organization (MEK), People's Fedayeen, DemocraticParty of Iranian Kurdistan; the Society for the Defense of
Freedom 

International organization participation: CCC, CP, ECO, ESCAP, FAO,G-19, G-24, G-77, IAEA, IBRD, ICAO, ICC, ICRM, IDA,
IDB, IFAD, IFC, IFRCS, IHO, ILO, IMF, IMO, Inmarsat, Intelsat, Interpol,IOC, IOM (observer), ISO, ITU, NAM, OIC, OPEC, PCA,
UN, UNCTAD, UNESCO, UNHCR, UNIDO, UPU, WCL, WFTU, WHO, WMO, WToO 

Diplomatic representation in the US: none; note—Iran has an InterestsSection in the Pakistani Embassy, headed by Faramarz
FATH-NEJAD; address: Iranian Interests Section, Pakistani Embassy,2209 Wisconsin Avenue NW, Washington, DC 20007; telephone: [1]
(202) 965-4990 

Diplomatic representation from the US: none; note—protecting power inIran is Switzerland 

Flag description: three equal horizontal bands of green (top), white,and red; the national emblem (a stylized representation of the word
Allah) in red is centered in the white band; ALLAH AKBAR (God is Great)in white Arabic script is repeated 11 times along the bottom edge of
the green band and 11 times along the top edge of the red band 


Il est remarquable de constater que  le site officieliranien ne cite aucunement Israel dans les pays avec lesquels il est enconflit :
Disputes—international: Iran and Iraq restored diplomatic relationsin 1990 but are still trying to work out written agreements settling
outstanding disputes from their eight-year war concerning border demarcation,prisoners-of-war, and freedom of navigation and sovereignty
over the Shatt al Arab waterway; Iran occupies two islands in the PersianGulf claimed by the UAE: Lesser Tunb (called Tunb as Sughra in
Arabic by UAE and Jazireh-ye Tonb-e Kuchek in Persian by Iran) andGreater Tunb (called Tunb al Kubra in Arabic by UAE and Jazireh-ye
Tonb-e Bozorg in Persian by Iran); it jointly administers with theUAE an island in the Persian Gulf claimed by the UAE (called Abu Musa in
Arabic by UAE and Jazireh-ye Abu Musa in Persian by Iran)—over whichIran has taken steps to exert unilateral control since 1992, including
access restrictions and a military build-up on the island; the UAEhas garnered significant diplomatic support in the region in protestingthese
Iranian actions; Caspian Sea boundaries are not yet determined amongAzerbaijan, Iran, Kazakhstan, Russia, and Turkmenistan 

Illicit drugs: illicit producer of opium poppy for the domestic andinternational drug trade; net opiate importer but also a key transshipment
point for Southwest Asian heroin to Europe 



Le contexte étant mieux compris, soutenons ces prisonniers. 
Il est sûr que les gouvernants israéliens ont uneconnaissance subtile et juste de cette situation, 
quelle que soit la coloration politique de la majoritéau pouvoir. Et les iraniens le savent.

Je continuerai à vous informer sur ce problème.
Informez-moi également.
Soutenons-les de nos prières et de nos initiatives.
Solidaires

Chalom 
Yehoshua Ra'hamim


 
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