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Ci-dessous, comment dire le compte
du Ômér
chaque soir
- la bénédiction de chaque soir.
- le mot et la lettre à dire dans le
psaume 67.
- les commentaires, rares, de la prière
Ana békhoa'h (Oh, par Ta force...), etc.
(par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour)
Site Modia : www.modia.org
De Pessa'h à Chavouôte, lire ces 6 PAGES :
le sens, le travail, comment faire.
Plan
La formule de la bénédiction,
chaque
jour
Traduction du psaume
67
Comment compter
l'Ômér ?
Traduction de
la prière : Ana békhoa'h, Oh ! par ta force
La science et l'exemple de Ribbi
Né'houniya ben Haqana
Nous comprenons maintenant.
La bénédiction du compte
du Ômér, chaque jour
Les règles de
base
(Le jour juif va du soir au lendemain soir à la tombée de
la nuit).
Il y a une modification dans l'ordre des mots pour les achkénazes
et pour les sépharades, mais le compte est, bien entendu, le même).
Si on ne connait pas l'hébreu, on le dit dans sa langue habituelle.
On ne nomme pas le compte du jour avant d'avoir dit la bénédiction;
donc, si quelqu'un vous demande quel compte du Ômér on est
aujourd'hui, vous répondrez: hier, on était le...".
Bien vérifier le nombre avant de compter. On dispose de divers
calendriers très pratiques et souvent très esthétiques
pour cela.
1. On attend la tombée de la nuit pour le dire et on le dit alors
même si on n'a pas dit Arvite, mais généralement on
le dit à la fin de la prière de Arvite. L'officiant le dit
d'abord mais ensuite chacun le dit également car c'est une obligation
personnelle pour chacun.
2 . On le dit debout mais si on l'a dit assis, on a rempli la mitsva aussi.
Les femmes ne le disent pas car elles sont dispensées des mitsvotes
liées à une précision du temps. Mais, si elles le
désirent, elles peuvent le dire en omettant la bénédiction.
Il est souhaitable de le dire avant de prendre le repas du soir.
3. On peut le dire pendant toute la nuit avec la bénédiction.
Si on l'a oublié, on pourra encore le dire toute la journée,
mais sans la bénédiction. Et les jours suivants on reprendra
avec la bénédiction.
4. Cas de quelqu'un qui a oublié de compter un jour. Alors, son
compte des 49 jours sera définitivement incomplet, donc il ne pourra
plus continuer à compter avec la bénédiction. De
même s'il s'aperçoit qu' hier a fait une erreur dans le nombre.
Mais, il se devra de compter quand même chaque jour (sans la bénédiction),
de façon à continuer à faire tout le travail d'amélioration
nécessaire.
Le calendrier
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1e jour de l'Ômér: le 16 nissane, on compte pour le commencer
le 3 avril 2007 au soir, fin de la première journée de
Pessa'h.
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la bonté
dans la bonté 'hésséd
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2e jour de l'Ômér. le 17 nissane, on compte pour le commencer
le 4 avril 2007 au soir,
|
la force guévoura
dans la bonté 'hésséd
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3e jour de l'Ômér. le 18 nissane, on compte pour le commencer
le 5 avril 2007 au soir,
|
la beauté tiféréte
dans la bonté 'hésséd
|
4e jour de l'Ômér. le 19 nissane, on compte pour le commencer
le 6 avril 2007 au soir, début du Chabbate
|
l'assurance victorieuse nétsa'h
dans la bonté 'hésséd
|
5e jour de l'Ômér. le 20 nissane, on compte pour le commencer
le 7 avril 2007 au soir, à la fin du Chabbate
|
l'expansion de la beauté hod
dans la bonté 'hésséd
|
6e jour de l'Ômér. le 21 nissane, on compte pour le commencer
le 8 avril 2007 au soir,
|
l'union et la sexualité yéssod
dans la bonté 'hésséd
|
7e jour de l'Ômér. le 22 nissane, on compte pour le commencer
le 9 avril 2007 au soir,
|
la complétude royale malkhoute dans la bonté 'hésséd .
|
Le texte et les étapes de
la bénédiction
(certains disent auparavant une formule non obligatoire:
"pour unifier, léchém yi'houd...)
Baroukh atta Hachém Eloqénou mélékh haôlam,
achér qiddéchanou vémitsvotav vétsivanou âl
séfirate ha ômér.
Béni est-Tu, Hachém
notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Tes mitsvotes
et nous a ordonné au sujet du compte du Ômér.
(exemple pour un certain jour:)
- Hayom, yom é'had laÔmér,
Aujourd'hui jour un dans le Ômér.
Ensuite, on dit: Ha Ra'hamane, Hou yivné véite
ha miqdache véya'hazir ha âvoda liméqomah vimhéra
véyaménou. Amén. Le Miséricordieux,
Lui, reconstruira le Temple et il fera revenir ses tâches en leur
lieu bientôt de nos jours. Amén.
Enfin: on dit le psaume
67.
En effet, après le premier verset, il y a 49 mots et chacun d'eux
est la caractéristique d'un de ces jours du Ômér.
De même, le verset 5 a 49 lettres dont chacune manifeste également
la qualité de ce jour.
Puisque les 7 versets de ce psaume sont l'expression du chandelier du
Temple, la ménora,

on l'imprime selon cette forme et le verset 5 est alors la branche centrale.
La ménora est l'homme qui reçoit
tout le flux de la bénédiction dans toutes les structures
de son être. Chaque jour, une correction (un tiqqoune)
se fait au niveau de ce qui pouvait arrêter ce flux de la bénédiction
en une dimension précise de nous-même, et son investissement
complet dans notre être. Cela est exprimé, dans le langage
technique par un travail précis sur chaque partie de séfira
incluse dans chaque séfira ; ceux qui ont étudié
cette partie de la Torah comprennent. Voici un dessin de cette ménora
écrite avec le psaume. Chaque artiste juif ou scribe (sofér)
aime composer son propre dessin de "sa" ménora.
Pour que vous puissiez situer chaque jour le mot et la lettre qui y correspondent,
d'après les indications données plus haut, j'ai placé
un numéro près de chaque mot:
Traduction du psaume 67 (en gras, le mot et la lettre
à dire à la tombée de la nuit, début du jour
juif)
1. La ménatséa'h binéguinote
mizmor chir.
Au chef du choeur des chantres (au
victorieux), sur les instruments à cordes, cantique, chant.
2. Eloqim yé'hannénou vivarkhénou
yaér panav itanou séla.
D.ieu nous prendra en grâce
et nous bénira ! Qu'il illumine Son visage sur nous, éternellement.
3. Ladaâte baaréts darkékha
békhol goyim yéchouâtékha.
Pour connaître sur la terre
Tes voies, dans tous les peuples Ton salut.
4. Yodoukha âmim Eloqim, yodoukha âmim
koulam.
Ils Te loueront les peuples,
D.ieu, ils Te loueront les peuples, tous.
5. Yismé'hou virannénou léoumim
ki-tichpote âmim michor ouléoumim baaréts téna'hem
séla.
Ils se réjouiront et jubileront
les peuples car Tu jugeras droitement, et les nations sur la terre Tu verras
avec bonté éternellement.
6. Yodoukha âmim Eloqim, yodoukha âmim
koulam.
Ils Te loueront les peuples,
D.ieu, ils Te loueront les peuples, tous.
7. Eréts naténa yévoula yévarkhénou
Eloqim Eloqénou.
La terre a donné sa moisson
et Il nous bénira Eloqim notre D.ieu.
8. Yévarkhénou Eloqim véyireou oto
kol-afsé-aréts.
Il nous bénira Eloqim et
elles Le vénèreront toutes les extrémités
de la terre.
Ensuite,
La prière Anna békhoa'h
Oh ! par ta force
(traduction par l'auteur du site
Modia,
Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour. ©
Copyright)
Cette prière poème est lue chaque
matin dans la prière des séfarades
et, par tous, pendant la période du Ômér
Cette prière est attribuée à
Ribbi Né'houniya ben Haqana (fin du 1e siècle).
Il est sûr que la place de Ribbi Né'houniya
ben Haqana est éminente car son élève, Ribbi Yichmaël
nous a transmis en son nom les 13 règles d'interprétations
que nous lisons également dans la prière du matin et dont
il est dit que c'est le seul passage de la Michna sur lequel il n'y a jamais
eu de discordance dans les interprétations.
Cette prière est composée de
7 versets de 6 mots. Les initiales de chaque mot dans un verset forment
un mot supplémentaire qui a des sens élevés par rapport
aux appellations de D.ieu.
On arrive ainsi à la somme de 7 x 7 =
49 mots, ce qui correspond aux 49 jours qui séparent la fête
de Péssa'h de celle de Chavouôte (comme le psaume 67). Aussi,
ces deux textes sont utilisés pour scander la marche d'amélioration
de soi qui doit se faire chaque jour entre ces deux fêtes : un mot
sera utilisé chaque jour et il sera mis en relation avec le travail
à effectuer, que nous décrivons par l'intermédiaire
du livre de moussar, morale, Tomér
Dévora.
Voici une traduction
de cette prière que nous avons réalisée.
Elle s'ajoute à nos autres traductions.
La traduction de chacun des 6 mots hébraïques dans l'une des
7 lignes est séparée par un /.
Oh ! je T'en prie / par la force / de la bonté
/ de Ta droite / délivre / ce qui est empaqueté et ficelé.
Reçois / la supplication / de Ton
peuple / protège-nous / purifie-nous / Redoutable !
Veuille / Puissant / ceux qui désirent
/ Ton unité / comme la prunelle des yeux / les conserver.
Bénis-les / purifie-les / mets-les
dans Ta miséricorde / Ta juste bonté / toujours / comble-les
en.
Inébranlable / Saint / dans l'immensité
/ de Ta bonté / conduis / ce peuple qui est Ta part.
Unique / glorifié / vers Ton peuple
/ tourne-Toi / eux qui font mémoire / de Ta sainteté.
Nos supplications / reçois-les / et écoute
/ nos cris / Toi qui connais / les mystères des êtres.
(Béni soit le Nom glorieux de Sa royauté
à jamais et pour toujours).
Il n'est pas de notre niveau ni de ce lieu de
commenter les allusions que chacun de ces mots évoque, dans
l'hébreu. Ceux qui savent, comme on nomme les Sages qui ont reçu
la tradition la plus profonde, disent que cette prière de 42 noms
contient de multiples secrets et une grande puissance qui permet à
l'homme de s'élever. C'est pour cela que le qaddiche est
bâti sur cette même structure de 6x7 car il a la force d'assurer
également la montée de celui qui le dit, de la communauté
et de l'âme du défunt.
Précaution
Cependant, ferait erreur celui qui verrait le judaïsme
avancé comme un ésotérisme. En effet, dans le judaïsme,
les niveaux des secrets sont exactement en correspondance avec la structure
du concret et avec la dynamique de la prière et des actes moraux
les plus quotidiens. C'est une structure globale, holistique, qui est inséparable.
On ne peut pas être soit un spécialiste de la halakha ou de
l'interprétation, ou du moussar (morale), ou... ou. Mais les maîtres
sont toujours et... et... et ils ont écrit simultanément
en ces différentes branches du savoir.
La synthèse des secrets
Ainsi, il nous est rapporté 2 enseignements
très quotidiens de Ribbi Né'houniya ben Haqana :
1. Dans le Traité Méguila 28
a, les élèves de Ribbi Né'houniya ben Haqana lui ont
demandé le secret de ce qui lui a permis d'atteindre une telle vieillesse
(bamé héérakhta yamim). Il leur a répondu
(et à nous) par ses trois secrets :
1a. de toute ma vie mimaï, je
n'ai jamais accepté un honneur ou une promotion sur le dos d'un
autre lo nitkavadti véqalone 'havéraï, à
l'exemple de Rav Houna qui portait un lourd instrument sur l'épaule
et Rav 'Hana a voulu le lui porter pour le soulager ; alors Rav Houna lui
a dit : "si tu as l'habitude de porter ainsi en public, je veux bien" mais
sinon je ne veux pas (car cela t'humilierait). C'est donc une extrême
délicatesse qui porte attention à l'honneur de l'autre.
1b. jamais je n'ai proféré
dans le secret de malédictions contre des collégues, lo
âleta âl mitati qélalate 'havéraï
;
cela, à l'exemple de Mar Zoutra qui disait avant de s'endormir :
chéri
lé lékhol mane détsaârén "je pardonne
à tout homme qui m'a causé des tracas".
1c. j'ai su renoncer à mon argent,
vatrane
bémamouni hayiti, comme un Sage nous a enseigné que Job
savait l'être ; ainsi, quand il achetait et qu'on lui rendait la
monnaie, il en laissait toujours une part sur place.
2. On comprend maintenant que les Pirqé
Avote (Principes des Pères) nous disent :
Ribbi Né'houniya ben Haqana disait que celui
qui s'engage à porter vraiment le joug de ce que demande la Torah
(kol hamméqabbél palav ôl Tora)
n'a pas besoin de juger des choses selon les exigences
du gouvernement en place (maâvirine mimménou ôl malkhoute)
ni des contraintes sociales (véôl dérékh
éréts) ;
mais, au contraire, celui qui ne se mène
pas selon le joug réel de la Torah, alors il ne lui reste plus qu'à
mener sa vie selon le niveau des lois et des contraintes sociales.
Il est évident qu'il ne s'agit pas d'un anarchisme
mais, au contraire, de se fonder absolument sur la véritable morale
avec laquelle on ne peut pas tricher.
Nous comprenons
maintenant
- pourquoi cette prière de Ribbi Né'houniya
ben Haqana nous est proposée quotidiennement pendant le temps du
Ômér pour son exigence concrète en même temps
que pour son lien à la véritable morale de tout.
- ce que nous rencontrons souvent sur le site, notre
Beit Middrache, qu'un aspect du judaïsme (par exemple, ici,
cette prière) ne nous révèle son sens que si nous
recherchons par l'étude ce qui est autour et nous l'explique.
Alors, la Torah abstraite devient vraiment une Torah "de vie".
Que cela se réalise pour vous et pour ceux
que vous aimez. Amen!
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