La Haggadah de Pessa'h
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Plan


Le souvenir obligatoire de la sortie d'Egypte
Ce passage de la Haggadah dit : 
lémaâne tizkor éte yom tsétékha mééréts mitsrayim kol yémé 'hayékha
"dans le but que tu te souviennes du jour de ta sortie de la terre d'Egypte tous les jours de ta vie".
Lire ici Dévarim 5, 15.
Commençons ce commentaire selon le 'Hida, comme il se doit par les questions que nous recherchons :
- pourquoi se souvient t-on tellement de l'exil d'Egypte (galoute mitsrayim) et de sa libération (guéoula) ?
- pourquoi au point que nous ayons l'obligation de nous en souvenir chaque jour ?
- pourquoi cette obligation ne s'applique t'elle pas aux autres exils (galouyotes) et libérations (guéoulotes) ?
Nous devons avancer progressivement dans le sujet et bien éclaircir chaque étape avant de comprendre le problème.

1. La 1e caractéristique de la terre de Mitsrayim (Egypte) : culture et toumea.
Elle était, certes, le sommet de la culture, de la richesse, de l'intelligence, de la science, du développement philosophique et politique.
Mais, en même temps, tout ce bien était utilisé pour fausser la vérité des choses et ne pas leur permettre d'aller vraiment dans le sens de la vie. C'est ce que l'on appelle l'impureté ou toumea, dans la conception juive.
Nous devons donc nous poser ces mêmes questions sur les pouvoirs dominants dans notre monde actuel.

2. La 2e caractéristique de la terre de Mitsrayim (Egypte) : l'esclavage obligatoire.
Ce système séducteur et apparemment supérieur avait comme stratégie que personne ne pouvait en sortir : c'est la prison culturelle dorée et absolue.
Osons nous poser des questions sur ce qui caractérise les pouvoirs dominants de notre civilisation moderne occidentale : idéologie très précise de supériorité basée sur la direction économique, la puissance des médias qui créent des esclaves des besoins et installés dans la prison de leur fauteuil devant la télévision, la création obligatoire de besoins (voiture, ordinateur, etc.) transformant l'individu en consommateur effréné. On l'exprime en disant que l'Egypte possédait les plus grands magiciens du monde. Chercher les parallélismes des modèles.

3. La 3e caractéristique de la terre de Mitsrayim (Egypte) : la supercherie sur le bien, et sa neutralisation.
En effet, il ne s'agit pas d'un mal apparent mais, comme le Satane fit envers le couple originaire, cette civilisation parvenait à fait tomber le bien et la qéddoucha, la sainteté, dans des moules qui les enferment et les neutralisent. Ainsi les juifs sont enfermés dans ces capsules (qlipotes) qui les empêchent de manifester le bien qu'ils sont et de le vivre et le manifester dans le lieu qui devrait en être le phare pour tous : la terre d'Israël. 

4. La 4e caractéristique de la terre de Mitsrayim : centralité mondiale absolue dans l'espace.
Dans ces stratégies, l'Egypte était parvenue à être la centralité et la source de ce blocage général des autres nations (70, dans la symbolique juive). Il fallait donc que le problème soit repris dans l'ensemble de la création (exil sur toute la terre) et à la source de ces phénomènes (exil en Egypte). On comprend alors qu'il ait pu y avoir d'autres exils très important comme les 3 autres (Perse, Grèce et Rome) mais que l'essentiel ait été celui d'Egypte. Tous les autres sont vus globalement mais celui-là est l'exil absolu, la source des exils et il est différent et spécial. 

5. La nécessité de la contre-attaque : la descente en Egypte, nécessité dans le temps.
Comme ce problème n'est pas seulement un état épisodique de telle ou telle époque mais puise sa nature dans ce qui a commencé dans la première chute de niveau, il fallait une réaction globale.
Cela, d'autant plus que 
- toutes les ressources positives du monde (les néchamotes de qéddoucha) étaient ainsi neutralisées par cette grande supercherie culturelle ;
- elles n'avaient plus en elles-mêmes aucune force pour s'en sortir,
- il n'y avait donc que la miséricorde de Dieu (ra'hamim) qui pouvait changer ce cours de l'histoire.
- cela est possible car la présence de D.ieu (la chékhina) est toujours avec Israël et l'accompagne dans tous ses ennuis, jusque dans ces enfermements qui neutralisent (les qlipotes).

6. La stratégie hébraïque de D.ieu
Les hébreux au nombre de 70 représentaient par leur qualité et par leur nombre ces nations encapsulées. 
Ils étaient aussi les prototypes humains les plus proches du plan initial de la création par leur qualité et leur perméabilité au plan divin et à sa vie divine.
Ils investirent toute la philosophie de l'Egypte par les richesses ou par les fonctions, y compris la position particulière de Moché mais aussi par l'esclavage, sur tous les plans.
Enfin, ils parvinrent -grâce à l'intervention divine- à en être sortis tous.
C'est pour cela que cet exil et cette libérations sont spéciaux.

7. Le sens de la lutte de Moché, membre du palais
Le propre des forces de toumea tel que nous l'avons défini est de n'avoir en soi aucune force. Elle se déguisent en bien, en belles idéologies culturelles, politiques ou religieuses pour capter la force des idéologies du bien et les travestir de l'intérieur. Le mal a besoin du bien pour se développer. Inversement, Moché a investi ce monde égyptien de l'intérieur pour tenter de le retourner. Il n'est pas parvenu à réaliser ce qu'il a tenter, sauver les Egyptions et le Pharaon de cette perversion, et il a du sortir finalement avec son seul peuple.

8. Le sens de la dispersion dans tous les autres exils
Ce réinvestissement du mal et des saintetés dispersées pour y faire le tri et ramener les choses dans le courant de vie a été aussi le motif de tous les exils et de toutes les dispersions sans nombre.
Cela est exprimé symboliquement en disant que les 4 grands exils se nourrissaient des forces des 4 grands fleuves du Jardin d'Eden, le fleuve Pichone (exil de Babylone), le fleuve Gui'hone (exil de Perse ou Madaï), fleuve de 'Hidéqél (exil de Grèce), fleuve de Pérate (exil de Rome). Les 4 coupes évoquent cela aussi.

9. Les leçons de l'exil d'Egypte
L'importance de la sortie d'Egypte vient de ce que 
- le pouvoir le plus fort a été vaincu,
- toute l'humanité représentée par les hébreux en a été libérée,
- le concours de D.ieu, du leader optimal et du peuple a fonctionné parfaitement.
- cela doit donc nous donner des leçons indestructribles, sur la ligne à suivre, sur la tâche que nous devons réaliser dans le monde :
- cela doit nous donner une confiance absolue (bita'hone, assurance).

10. La tâche actuelle dans l'exil multiple
Aujourd'hui, le peuple juif n'a pas terminé sa fonction de 
- démystifier dans le monde les fausses idéologies idéales, les pouvoir séducteurs qui esclavagisent,
- absorber partout ("ils sont partout", disent à juste titre les antisémites) cette confusion du bon et du pervers pour en libérer le bon.
Des affinités de néchama, d'âme, font que telle partie du peuple juif aura pour fonction de s'intégrer dans telle région du monde dans un exil, puis de s'en extraire après ce tri et dans une élévation et montée vers Jérusalem.
Il s'ensuit que nous devons respecter également les fonctions géographiques et culturelles des juifs dispersés, en y voyant leur nature et leur tâche. La réduction uniforme est absurde, autant que la prétention "d'absorber" (terme israélien de qlita qui, hélas, a été choisi pour désigner le processus de retour au pays et d'intégration comme réduction au semblable qui est celui des antérieurs sur le terrain, processus "égyptien de neutralisation"). Un sionisme ne connaissnt pas assez sa tradition réelle a commis ces erreurs qui posent aujourd'hui de graves et douloureux problèmes. Cela ne diminue en rien les mérites autres inégalables.
La dispersion, pourrait-on dire, a été réussie,
de même l'intégration dans les cultures existantes ;
de même, en grande partie, le dévoilement au monde du message juif.
La tâche actuelle est celle de la sortie de ces exils, non pas comme seul déplacement géographique mais comme élévation du meilleur de ces cultures, comme liaison à la Torah aujourd'hui connue, jusqu'à l'arrivée à la terre d'Israël non comme station de vacances ou de qualité de vie selon les autres modèles culturels, mais comme sanctuaire d'élévation continue, de laboratoire de vie communne dans la présence divine qui est vie, enseignement et fraternité.
Cette cursus, dit le 'Hida dont j'ai présenté fidèlement le commentaire sur la Haggadah, durera jusqu'au temps du Machia'h. Le 'Hida ne faisait que reprendre là l'enseignement des plus grands Sages, formulés en termes plus techniques.

Les 4 fils :  ?  ?  ?  ?
Lire préalablement Chémote 12, 26-27, Chémote 13, 8 et Dévarim 6, 20-25.
Le texte de la Haggadah dit : "Béni le Lieu, béni Lui. Béni Celui qui a donné la Torah à Son peuple Yisraël, Béni Lui. En correspondance à 4 fils a parlé la Torah, un est un sage, un est un mauvais, un est naïf et simple, et un ne sait pas questionner".
Nous sommes là devant l'un des passages les plus connus de la Haggadah.
Chacun peut s'interroger sur lui-même et se demander vers quel type il tend davantage. Pour cela, il faut analyser les questions et les réponses concernant chacun des 4 enfants.

Mais s'il ne s'agissait que de cela, le texte eût été rédigé comme la phrase que je viens d'écrire. Or ce n'est pas le cas. Nous arrivons donc à une conception du texte de la Haggadah semblable à celle de la Torah : elle est bâtie dans ses phrases et dans son vocabulaire pour que chaque particularité soit révélatrice d'un ou de plusieurs sens.

Comment peut-on accéder à ces sens ? 
A travers les questions que l'on se posera sur ces phrases et sur ces mots.

Ainsi font tous les grands commentateurs de la Haggadah. Prenons un exemple  qui nous est familier :
le Chla dit sur ce passage :
" des questions difficiles (qouchiyotes) se posent :
- difficulté à comprendre pourquoi le Lieu (Maqom, Dieu) est ainsi associé à ce passage des enfants.
- difficulté à comprendre le doublet : Béni le Lieu, Béni Lui.
- difficulté à comprendre l'autre doublet : Béni Celui qui a donné la Torah à Son peuple Yisraël, Béni Lui.
- difficulté à comprendre pourquoi la Torah dit : elle parle "dans 4 fils" ou "par 4 fils", et non pas "au sujet de"..
- difficulté à comprendre que les réponses données aux questions ici ne soient pas les mêmes que celles données dans la Torah elle-même.
- difficulté à comprendre que l'on ait associé la question du sage au fait que l'on ne doive plus manger après l'afiqoméne.
- difficulté à comprendre car la Torah dit : tu répondras à tes enfants quand ils t'interrogeront au sujet des lois et prescriptions..., et non pas au sujet du sacrifice de Pessa'h. Peut-être est-ce pour cela que l'on parle de lois puis esclavage, puis Pessa'h ?".
Le Chla continue ainsi longuement.
Ces questions sont des chemins nécessaires pour parvenir au sens véritable et non seulement au premier sens superficiel.

Donc,
la Haggadah est un manuel pédagogique pour nous apprendre à étudier, et la première formation du Juif est l'art de se poser beaucoup de questions.

Applications : pratiquer cet exercice sur chaque texte de la Haggadah en essayant de dresser le maximum de questions, le pratiquer aussi en posant aux autres les questions pour obtenir d'eux des réponses, ou pour confronter notre réponse à la leur.

Un exemple d'étude continuée.
Prenons la première question du Chla :  difficulté à comprendre pourquoi le Lieu (Maqom, Dieu) est ainsi associé à ce passage des enfants.
1.
D.ieu est nommé le maqom parce que tout n'a d'existence qu'en Lui. Nous sommes un lieu à l'intérieur de Son lieu, si l'on peut dire. Philosophiquement, cela s'appelle le panenthéisme. Non pas que tout est D.ieu mais tout tient son existence de Celui qui est seul l'existant.
Vivre plus près de Lui, ou dans une conscience plus grande de ce qu'Il nous a révélé de Lui est acquérir un plus-d'être.

2.
Il s'ensuit une conception de la terre, de l'espace qui sont reliés à l'espace spirituel, ou monde d'en-haut. 
Il s'ensuit aussi qu'un lieu est particulièrement relié à cet espace d'en-haut, c'est la terre d'Israël, comme Avraham l'a découvert et c'est ce vers quoi il se dirige pour le sacrifice avec son fils Yits'haq, vers le Mont Moria qui deviendra Jérusalem. C'est la base de tout le judaïsme. 
Chaque Juif qui prie s'oriente mentalement vers la terre d'Israël, puis vers Jérusalem, puis vers le Lekh lékha et à la paracha Dévarim). Cette étude de ce thème nous permettra de mieux comprendre ce passage de la Haggadah.

3.
Mais nous savons, par de multiples commentaires sur les parachiyotes que le sens est donné dans la Torah par 3 medias : l'histoire (sipour), les lettres (séfér) et les chiffres (séfar ou guématriyotes). Ainsi, nos sages nous indiquent que maqom vaut 186 , ce qui est la somme des quatre lettres du Nom quand chacune est en position optimale, au carré, soit youd  (10x10), et (5x5), et vav (6x6), et (5x5) qui font effectivement 186 - la guématria de  maqom. Et l'image des 4 fils se comprend alors : chaque homme, fait à l'image de D.ieu et à Sa ressemblance devrait constituer ainsi une image partielle de ce Nom, d'où les 4 fils.
Nous avons pris cet exemple unique et simple pour montrer combien la Haggadah, comme le texte de la Torah, est lisible aux différents niveaux du sens et à tous les niveaux de la Torah. Chacun, suivant ses connaissances en Torah, pourra donc élargir sa compréhension de la Haggadah, s'il se pose de façon systématique les questions.
Revenant aux dimensions relationnelles, nous percevons la nécessité de respecter l'autre, de l'écouter spécialement lors de ses commentaires pendant cette soirée.
Et, surtout, nous souvenir que nous sommes chacun un peu le sage, le mauvais, le naïf et simple, et celui qui ne sait pas questionner, ainsi que je l'ai décrit dans le poème de Pessa'h : Esclavages ramages.
 

Le rachâ, le fils mauvais
Le texte qui le concerne est celui-ci. 
"Le mauvais, que dit-il ? Quel est ce service âvoda pour vous (Chémote 12, 26). Pour vous, et pas pour lui. Et puisqu'il s'exclut lui-même de la collectivité, il détruit l'essentiel. Et alors toi émousse-lui ses dents et dis-lui : c'est pour cela que Hachém a agi pour moi quand je sortis de l'Egypte Chémote 13, 8), moi et pas lui. Et s'il avait été là-bas, il n'aurait pas été sauvé."
Il faut essayer d'analyser chacune des nuances spéciales de ce texte pour rencontrer les questions et les messages qu'il  veut nous transmettre.
Pourquoi vient-il en seconde position, juste après le 'hakham, le sage .
Pourquoi est-il classé comme mauvais alors qu'il demande comme le sage "pour vous" ?
Pourquoi estime t-on qu'il s'exclut alors qu'on n'a pas dit cela du sage ?
Pourquoi lui réponde si durement au lieu de l'éduquer par la douceur ?
Pourquoi lui dire des choses si extrêmes et révoltantes ?
Pourquoi s'en prendre à ses dents ?
N'oublions pas qu'il fait partie du peuple et qu'il doit être sauvé et le sera car les quatre enfants forment un seul corps ; on ne dit pas qu'il est condamné mais on lui dit seulement : "si tu avais été".

Suivons le commentaire du 6. Et comme cela se passait dans la réalité et pas seulement dans la tête ni dans le coeur, il n'aurait pas été sauvé dans la réalité.
7. De même, pendant la cérémonie du sédér nous devons des choses concrètes, signes de notre fidélité dans la réalité et, à travers elles, nous sommes sauvés dans la réalité.
8. Sa position qui se veut supérieure ne conduit qu'à la mort.
9. Des gens comme lui, qui s'estiment en avance ne font que retarder le salut.
Hormis la phrase où j'incite à entendre ces discours dans l'actualité, tout cela est strictement dit il y a plusieurs siècles par nos Sages.

Mais n'a-t-il pas posé la même question que le 'hakham ?
Le contenu est apparemment le même, mais il y a une petite différence capitale : il ne dit pas 'Hachém notre Dieu". Il voit le judaïsme comme un code social, il élimine Dieu, il est lui le pouvoir et l'intelligence, c'est un athée sûr de lui et qui affirme qu'il élimine Dieu. C'est en cela qu'il arrache l'essentiel. Au lieu d'être une pensée éclairée, il se définit elle-même comme étant la lumière, cela c'est l'obscurité et la non-vie : en effet, en Béréchite 1, 5 quand Eloqim crée le jour Il est nommé, mais quand il crée la nuit Il ne l'est pas. C'est cela qui différencie le mauvais du sage.
Il est important de voir que des attitudes que l'on pourrait estimer modernes étaient déjà fréquentes il y a quelques millénaires au point que l'on ait éprouvé la nécessité de les introduire dans la Haggadah.

Nous verrons demain (si Dieu veut) pourquoi on s'en prend alors à ses dents.

Emousse-lui ses dents
L'expression haqhé éte chinav est généralement traduite par "agace-lui ses dents". 
1. Cette traduction perd tout le sens ; en effet, le verbe haqha veut dire émousser, rendre moins coupant, moins incisif, moins aigu, moins tranchant, moins destructeur. Cela nous indique donc la tâche éducative que nous avons à accomplir envers ceux qui agissent comme le rachâ dans notre  peuple (ce qui veut dire, évidemment, envers nous même quand nous dépistons ces attitudes de pensée ou de réactiuon en nous). Non pas les exclure, non pas les qualifier de noms d'oiseaux, même s'ils traitent de 'fanatiques' ceux qui, simplement, essayent de vivre la Torah. Mais adoucir l'agressivité et la profanation.
2. Certes, le texte nous dit que c'est être rachâ, mais il n'y est pas dit à quelqu'un : "tu es un rachâ". La nuance est capitale. Au contraire, la réponse réintègre ce rachâ dans l'épopée collective, à travers la réponse donnée.
3. Prenons maintenant le sens non plus au niveau de l'histoire mais dans les formes linguistiques des lettres, seconde méthode que nous connaissons dans la Torah. Le 'Hida cite le commentaire en ce sens du Rav Naftali. Il fait remarquer que les deux mots Na'hache (NHCh, serpent) et  Satane (ChTN, le provocateur) comportent au coeur de leur être, dans la lettre centrale le mot péché 'HT ('héte : h dans le mot serpent et T dans le mot Satane) ; et chacune des lettres qui restent dans leurs deux mots forment le mot "dent" chéne ; donc 2 fois, dent et dent ; voilà pourquoi il est dit : "agace-lui ses dents". 
4. Donc, quelqu'un  qui parle ainsi (l'autre, ou moi-même) est alors tout entier dent-péché-serpent et satane. Et il a besoin de quelqu'un qui soit capable de lui adoucir les dents.

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