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La
lumière essentielle
par le Rav Yéhoshua Rahamim Dufour (Dipour en hébreu)
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Et
voici ce qui se produit, quand s'éteignent les
8 lumières complètes de 'Hanouka
et même celle d'en haut...
C'est ici et maintenant que commence l'essentiel.
Seul un poème peut réussir à le
dire:
Les dernières lumières de la 'hanoukia, la dernière,

s'éteignent. Je les ai accompagnées, fidèle,
jusqu'au dernier grésillement, jusqu'à la dernière étincelle.
Reste un instant une lignée de fumée qui monte vers le ciel...
et c'est tout. Le
sol est pierre, la 'hanoukia reste de fer.
Aucune lumière matérielle.
Mais le miracle est ici, essentiel:
chaque lumière a pris dans mon coeur une place éternelle.
Tout dépend maintenant
de moi: "Ecoute, et regarde, Israël,
en haut, et dehors et dedans, c'est le même sanctuaire.
Entre Lui, Sa Chékhina et toi, une alliance vivante et immortelle.
Nul ne verra jamais le baiser de la confiance certaine".
La fiole d'huile
et sa lumière ont traversé les siècles.
Nous y étions ensemble, avant la dispersion dans l'univers.
Toi et moi sommes restés une 'hanoukia gigantesque.
Son pied et le
chamach étaient toujours à Jérusalem.
Tous les vivants,
plus vivants que nous, l'attestent jusqu'au Ciel:
une fois par an, de notre coeur sort une lumière
et vient allumer la 'hanoukia immobile, bâtie de fer,
mais elle a nos 8 bras, 4 de ciel et 4 de terre.

Personne ne pourra
faire échouer un tel amour sincère.
Chaque année depuis la Création il se renouvelle.
Chaque année, en 8 lumières, D.ieu nous le rappelle.
Chaque battement de coeur, chaque respiration deviennent caresse, confiance
et lumière.
Psychologiquement,
on appellerait cela consistance du Self,
naissance réussie hors de la mère,
confirmation guidée du moi par le père, très discrète,
assurance interne, résistance aux agressions, développement personnel.
Nous sommes une
génération bénie qui voit les merveilles.
Pour la première fois, nous sommes revenus à Jérusalem.
Il y a harmonie entre nos mots dans l'étude et dans la prière
et dans nos actes de chair et nos pas sur la terre.
Des ennemis chaque
jour se renouvellent
comme les nuages qui circulent dans le Ciel
mais le vent ou le tourbillon des nouvelles
ne pourront jamais éteindre dans notre coeur la lumière.
C'est un coeur
unique en nous, entre nous et le ciel,
une fiole d'huile douce, embaumée, éternelle,
un éblouissement qui a commencé au Jardin d'Eden
et nous le regardons ensemble entre Kislev et Tévéte.
Je m'en souviens,
nous étions ensemble au sanctuaire.
La lumière du miqdache et la tienne, c'était la même.
Et je l'ai retrouvée cette année comme tous nos frères.
Pas de 'hilonim ni 'haridim ni datiim: seulement pour tous l'unique lumière.
Il suffira de
méditer pour rencontrer, aimer et se taire.
Il faudra fermer la télé, te regarder, écouter la caresse
et rester comme un phare et son rocher dans la tempête.
Le Temple n'est pas détruit. Nous le sommes de coeur et de chair.
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