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La lumière
essentielle
Et voici ce qui se produit, quand s'éteignent
les 8 lumières complètes de 'Hanouka
et même celle d'en haut...
C'est ici et maintenant que commence l'essentiel.
Seul un poème peut réussir à le dire:
Les dernières lumières
de la 'hanoukia, la dernière

s'éteignent. Je les ai accompagnées, fidèle,
jusqu'au dernier grésillement, jusqu'à la
dernière étincelle.
Reste un instant une lignée de fumée qui
monte vers le ciel...
et c'est tout. Le sol est pierre, la 'hanoukia reste de
fer.
Aucune lumière matérielle.
Mais le miracle est ici, essentiel:
chaque lumière a pris dans mon coeur une place
éternelle.
Tout dépend maintenant
de moi: "Ecoute, et regarde, Israël,
en haut, et dehors et dedans, c'est le même sanctuaire.
Entre Lui, Sa Chékhina et toi, une alliance vivante
et immortelle.
Nul ne verra jamais le baiser de la confiance certaine".
La fiole d'huile et sa lumière
ont traversé les siècles.
Nous y étions ensemble, avant la dispersion dans
l'univers.
Toi et moi sommes restés une 'hanoukia gigantesque.
Son pied et le chamach étaient toujours à
Jérusalem.
Tous les vivants, plus vivants que nous, l'attestent jusqu'au
Ciel:
une fois par an, de notre coeur sort une lumière
et vient allumer la 'hanoukia immobile, bâtie de
fer,
mais elle a nos 8 bras, 4 de ciel et 4 de terre.

Personne ne pourra faire
échouer un tel amour sincère.
Chaque année depuis la Création il se renouvelle.
Chaque année, en 8 lumières, D.ieu nous
le rappelle.
Chaque battement de coeur, chaque respiration deviennent
caresse, confiance et lumière.
Psychologiquement, on appellerait
cela consistance du Self,
naissance réussie hors de la mère,
confirmation guidée du moi par le père,
très discrète,
assurance interne, résistance aux agressions, développement
personnel.
Nous sommes une génération
bénie qui voit les merveilles.
Pour la première fois, nous sommes revenus à
Jérusalem.
Il y a harmonie entre nos mots dans l'étude et
dans la prière
et dans nos actes de chair et nos pas sur la terre.
Des ennemis chaque jour
se renouvellent
comme les nuages qui circulent dans le Ciel
mais le vent ou le tourbillon des nouvelles
ne pourront jamais éteindre dans notre coeur la
lumière.
C'est un coeur unique en
nous, entre nous et le ciel,
une fiole d'huile douce, embaumée, éternelle,
un éblouissement qui a commencé au Jardin
d'Eden
et nous le regardons ensemble entre Kislev et Tévéte.
Je m'en souviens, nous étions
ensemble au sanctuaire.
La lumière du miqdache et la tienne, c'était
la même.
Et je l'ai retrouvée cette année comme tous
nos frères.
Pas de 'hilonim ni 'haridim ni datiim: seulement pour
tous l'unique lumière.
Il suffira de méditer
pour rencontrer, aimer et se taire.
Il faudra fermer la télé, te regarder, écouter
la caresse
et rester comme un phare et son rocher dans la tempête.
Le Temple n'est pas détruit. Nous le sommes de
coeur et de chair.
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