Premier poème devant la lumière
de la 'hanoukia

Ma maison
Ma maison est bonheur.
Chaque objet est fleur
offerte par le Ciel à mon coeur.
J'entends la présence dense
de l'amour innocent.
Je le reçois, je le comprends.
Huit lumières y dansent.
La matière entre en transe.
Elle admire la lumière orange.
Une seule lueur: Ta présence.
Une seule douceur: l'assurance.
Entre nous, jamais le silence.
Ennemis, violence,
ingratitude et indécence
sont vide et apparence.
Tu nous invites au silence,
au regard de transparence,
à la rencontre de jouissance.
'Hanouka est en chaque instant.
Il emplit toute l'existence.
Entre nous, seulement Ta présence.
Second
poème devant la lumière de la 'hanoukia 
Je n'ai pas de mots
assez beaux
pour parler Torah.
Alors, je suis allé en cachette
filmer la région secrète
du Jardin d'Eden.
C'était un jour à Jérusalem
et Ta porte s'est grande ouverte.
J'avançais, j'avançais, chacune Tu as ouverte.
Tu m'as fait entendre les douceurs secrètes
et lentes. J'ai vu le bonheur immortel.
A chaque instant nous pouvons renaître.
C'est ici, maintenant,
en chaque être,
dehors, dedans, Ton don immense.
Je n'ai pas de mots
assez beaux
devant Ta lumière.
Nous les chantons ensemble.
Troisième poème devant la lumière
de la 'hanoukia
Nous ne sortirons plus du Temple.
Nous ne sortirons plus du Temple.
Il n'a jamais été détruit,
Ce fut une illusion immense.
Chaque jour montent les rires.
Nous sommes tous enfants
au Kotel, à Yérouchalayim.

Beaucoup s'agitent: "devenons post-sionistes,
le judaïsme n'est qu'un mythe,
une ancienne alliance; seulement la démocratie".
Aveugle et sourde cette rumeur,
elle n'a aucune consistance,
aucune autre douceur
que la rage de détruire le coeur
de l'amour, de l'acceptance,
du bonheur à la taille de l'existence.
Leurs cris ne brisent pas le silence
de notre respiration ensemble.
Au coeur du noir, Ta fleur, Ton bonheur.
Il suffit de l'entendre.
Les peuples nous demandent la décence,
l'espérance, Ta douceur immense.
Quatrième poème devant la lumière
de la 'hanoukia
Lumière pour Israël

Lumière pour Israël,
c'est lumière pour toute la terre,
pour chaque parcelle,
pour chaque instant qui devient éternel.

Nous sommes chacun Esther
et nous osons entrer devant le Mélékh (le Roi),
Roi des temps et de tout l'univers.
Nous relions toutes les langues à Ta lumière.
Tu es leur source profonde et fidèle.
Chacun devient Ton étincelle.
Un deux trois quatre cinq six sept,
nous ouvrons l'éventail de Ta lumière,
les couleurs du noir et du 'hochékh (obscurité).
Reviennent à chaque instant la misère,
la haine, la guerre, les horreurs fraternelles.
Nous continuerons nous aussi la guerre
de la confiance en Ta lumière.
Cinquième poème devant la lumière
de la 'hanoukia
Au matin de chaque instant

Au matin de chaque instant,
revenir soudain au bonheur constant
quand la fiancée s'est déclarée,
heureuse et lumineuse,
tout l'univers a viré.
Cet instant est complet,
rien ne manque.
Sixième poème devant la lumière
de la 'hanoukia
Par la 'hanoukia, Tu m'as demandé d'allumer
Ton univers, à moi, minuscule poussière!

J'ai compris en écoutant vraiment un soir mon frère
dans sa langue persane étrangère:
"az to harakat, az Khodâ barakat,
de toi, humain, vient le mouvement,
et alors de D.ieu descend la bénédiction plénière".
Comme chacune des étoiles dans le ciel,
chaque être est une facette de Ta lumière,
chacun est nécessaire.
Dans la 'hanoukia, j'avance la main vers une nouvelle lumière
et je crée la fraternité humaine
universelle.
 Ta Création jubile depuis le mot "Béréchite"
jusqu'au dernier "Israël".
(Photo du Rav Chalom Messas, zatsal, Grand Rabbin du Maroc,
puis Grand Rabbin de Jérusalem et Président de tous
les tribunaux rabbiniques, et de qui nous avons reçu la
sémikha
de Rav. Cette photo fut prise quand il disait avec modestie (anava)
et humour: "les
gens me demandent à moi, à moi des bénédictions!!")?
Que nous gardions tous ses enseignements et son amour pour tout
Israël. Il envoya
une lettre à chaque rabbin d'Israël pour leur demander à tous
de descendre dans la rue pour partager avec tous la Torah qui est
celle de tout le peuple d'Israël. Sa demande n'a pas encore été
réalisée; que l'avancée vers chaque nouvelle
mèche à allumer nous
rappelle ce partage nécessaire qui, seul, peut sauver Israël.
C'est la première mitsva urgente aujourd'hui; par Modia,
nous appliquons son enseignement de fraternité. Que son
souvenir soit bénédiction,
à commencer par sa grande famille fidèle. La photo
du Rav est de Boussidan. Toutes les autres photos sont de l'auteur.
Lire ici les pages consacrées
au Rav
Chalom Messas.)
Septième poème devant la
lumière de la 'hanoukia
Je n'abandonnerai jamais les fleurs.
Je l'ai dit depuis mon enfance première
car elles sont des baisers,
devant chacun de nos pas, déposés par le Ciel.
Toi aussi, chaque matin,

et chaque soir Tu allumes l'immense hanoukia de tout
l'univers
Le peuple juif allume tes 'hanoukiotes en chaque peuple depuis
Jérusalem.
Ils guettent si nous sommes amoureux et fidèles
et ne nous pardonnent pas nos trahisons.
Ils ont raison,
même s'ils sont trop cruels.
Retrouvons nos coeurs de lumière
fidèle et certaine.
Et, surtout, modeste,
comme la flamme indispensable mais légère.
Voyons à chaque pas, dans chaque création, Ta lumière:
Chaque juif quand il allume Ta lumière
est shofar pour toute la terre et pour tout le ciel
et il déclanche la symphonie heureuse dans tout l'univers.
Note. C'est
pour cela que de nombreux psaumes sont intitulés "la ménatséa'h"
(pour le chef des chantres ou pour le chef
d'orchestre).
Ne nous éloignons plus jamais des multiples 'hanoukiotes
de lumières qui sont présentes dans tout l'univers,
humains, bêtes, rivières, plantes, nuages et toute
oeuvre de chaque humain partout sur la terre.

(photos prises dans la lumière, à Jérusalem)
Le phare, Ton phare, le "chamach" au dessus de la hanoukia, c'est
Jérusalem.


Nous allons vers la huitième lumière
au delà des 7 jours de la semaine
poème
devant la lumière de la 'hanoukia Nous sommes tous prédestinés à autant de lumière.
A chacun, la même part immense du Ciel.
Comme chaque lumière à égale distance de la première,
sachons nous accorder la même part des richesses
comme sur la 'hanoukia pour chaque égale lumière.
La terre et le Ciel sont trop grands pour nous montrer indifférents
ou cruels.
Nul besoin de collectionner, nous resterons passagers.
Comme chaque pierre du Kotel
chacun est aussi important, qu'il soit grand ou qu'il soit
faible.
Et sans lui tout s'écroule et s'affaisse.
Prenons
le temps de méditer sur les zones où il
faut laisser pénétrer la lumière
dans notre peuple. Je propose un point important: le
respect de la femme; en effet, une dégradation
continue se manifeste dans les publicités utilisant
la femme présentée de plus en plus dans
des postures dégradantes. Je ne parle pas des
exhibitions scandaleuses de leur corps dans les zones
livrées aux voyeurs mais plus encore des positions
où elles apparaissent de plus en plus comme
esclaves abattues, traînées sur le sol,
déprimées, abruties, idiotes, etc. Inadmissible.
Et cela devient comme une mode à devoir accepter.
Non! à ce qui ne veut voir de la femme que sa
seule extériorité sans sa personnalité et
non davantage encore à ce qui montre sa personnalité sous
une forme dégradante. Pauvres hommes qui n'acceptent
pas leur infériorité et pensent s'en
tirer ainsi. Le judaïsme a une conception très
digne et très élevée de la femme.
Déployons cette réalité dans sa
lumière. Etudiez
cela sur Modia, en famille, entre amis.
Combien de fois j'ai été témoin de
cette scène à l'université Bar-Ilan: deux étudiantes
arabes marchant dans un port droit et digne et portant
leur féminité avec fierté et pudeur et regardant d'un
regard étonné et méprisant des étudiantes juives exhibant
de ci-de là leur corps vers tous les regards sans conscience
de leur valeur. Triste. Remettre dans la vraie lumière.
Ce 5e jour.
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