Extrait du livre de Poèmes
L'amour au-delà de l'amour
par Yéhoshua Rahamim Dufour

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Sept poèmes de 'Hanouka

Le 11 décembre au soir et le 12 décembre, ce sont les 8 lumières complètes de 'Hanouka.



Nouvelles et méditation au 11 décembre pour réaliser la lumière
1 - Ce soir du 11 décembre et le 12, nous sommes dans la ligne du dernier effort et du dernier espoir assuré: nous avons réalisé l'ACTE d'allumer la lumière déjà 8 fois, non pas comme un automatisme mais comme une efficience, une efficacité qui réunit la tête lucide, la main qui agit, le coeur qui participe et le corps qui s'engage.
Pour Israël, quelle lumière devons-nous faire rayonner avant la grande victoire de demain soir?
Bien entendu, celle de l'unité qui partage entre nous tous la richesse de notre bien commun: nous sommes le peuple qui étant uni a reçu ensemble la vie complète de la révélation au Sinaï. C'est notre seule richesse; et non pas la joie de savoir que telle nouvelle société de high tech fait des bénéfices fabuleux et telle autre dans la vente mondiale d'armement ou que telle banque israélienne a augmenté ses bénéfices de quelques dizaines de pourcentage sur ses clients.
Notre problème numéro 1 qui doit recevoir la lumière, c'est celui du respect vrai des autres dans notre famille: les pauvres, les rescapés de la Choa, les vieux, les Juifs venus d'Ethiopie, les millions d'enfants qui volontairement ne reçoivent pas l'éducation juive ni un bon niveau scolaire général non seulement par la faute du gouvernement mais tout autant par la faute des groupes idéologiques constitués (religieux ou non) qui perdent leur temps à s'affirmer en monopole de D.ieu et de sa Torah ou d'Israël au lieu de partager leurs connaissances avec tous car elles sont le capital commun.

Trop facile de s'en prendre seulement au gouvernement; d'autant que nous savons tous ce que valent leurs mots-maux suivis de l'impuissance délibérée dans l'action (pauvreté, incapacité de conduite une guerre de défense au Sud Liban, ou face au Hamas, etc). Les services de renseignements militaires diffusent leur analyse: en 2008, ce ne sera plus seulement Sdérote qui aura reçu des milliers (oui) de roquettes sans vo-lon-té d'arrêter cela, Achkélone sera également atteinte. Et chacun sait qu'il y a là-bas des équipements stratégiques vitaux. Les réponses? L'opéra d'Annapolis et... rien d'autre.
La lumière pour l'éducation ne dépend plus seulement du gouvernement mais de nous tous, de notre conviction et détermination: en effet, les 50 jours de grêve sont dépassés par les enseignants qui affirment se battre non pour leur seul salaire mais pour le pays. La réponse (accrochez vos ceintures) est venue du plus grand philosophe israélien: Olmert a déclaré que les enseignants ont raison et que le gouvernement a raison et qu'il va s'occuper désormais de cette crise mais uniquement sur le plan philosophique. Voilà une nouvelle définition du rôle de chef d'Etat. Il pense probablement que nous sommes à Pourim et non pas à Hanouka.
Donc, la lumière viendra sûrement d'ailleurs car on est au fond de l'abîme chez les politiciens mais elle viendra de chacun de nous: en effet, même 10 justes auraient sauvé la cité corrompue de Sodome. Nous en sommes là. Il ne s'agit pas seulement d'organiser une nouvelle activité spectaculaire qui ne servira à rien mais que le coeur soit vraiment vainqueur. C'est là qu'est la lumière, nulle part ailleurs.
Vous en voulez une preuve?
A Paris, en 1984, quelques mois avant notre alyah en Israël (ce que personne ne savait), il me fut demandé une conférence par les organisations communautaires juives à l'occasion d'un de leurs congrès. J'allais la commencer devant cette assemblée de dignitaires actifs quand on me demanda d'attendre quelques minutes car, me dit-on, "un événement unique va se dérouler". Et de nombreux responsables dirigeants montèrent sur la tribune et solennellement "jurèrent le serment de ne pas renouveler leur mandat mais de passer la main et de réaliser immédiatement leur alyah". Un moment qui vous prend aux tripes et vous renverse, vous vivez le basculement de l'histoire au premier degré. Eh bien, ils sont encore là-bas!!!!!!!!!!! Et ils en ont encouragés d'autres à partir. Finalement, je les remercie car ils nous ont enseigné et démontré ce que chacun nous faisons. Nous sommes des comiques tragiques; ce ne sont pas nos ennemis qui détruisent mais seulement nous.
Nous avons vraiment TOUT reçu pour réussir tous ensemble et alors nos ennemis nous respecteraient.

Donc la lumière doit surgir en nous et non pas dans les nouvelles du journal télévisé ou de papier.
A moi comme à vous, nous qui sommes tous trop loin de la lumière, aidons-nous pour nous brancher sur notre capital de lumière interne et REALISONS la dans tous les sens du terme. C'est simple mais, comme m'a dit un jour un de mes fils âgé alors de 15 ans: "Papa, tu ne sais pas comme c'est compliqué d'être simple". Faisons cet effort pour "la lutte fi-na-le aujourd'hui et demain" en allumant la dernière lumière de Hanouka. Et demandons-nous, individuellement et en famille: quelle lumière réaliser? Et réalisons-la.


Je vous ai invité à allumer ma 'hanoukia. Et nous avons regardé sa lumière ensemble, NOTRE lumière.

"Objection votre honneur, me direz vous peut-être. OK, l'urgence n'est pas Olmert mais moi; pourtant je vous objecte (pour me défiler) que l'urgent c'est de penser au péril iranien. Mon objection est imparable".

Je vous réponds:
"C'est précisément Cyrus -empereur de Perse et dominant le monde- qui autorisa les Juifs à revenir à Jérusalem et à y reconstruire le Temple. Pourquoi veut-on l'oublier. C'est dire à quel point ce lien est particulier.


Voici le texte de l'Edit de Cyrus qui est la fin de la Bible, Livre II des Chroniques (Divréi ha yamim 2): il y prescrit à tout Juif de "monter" à Jérusalem (c'est cela "réaliser la lumière") et d'y rebâtir (ainsi) le Temple de Hachém. Et il ordonne aussi aux nations et spécialement aux nations arabes de ne rien faire contre ce peuple que D.ieu a choisi, contrairement au mal qu'ils voudraient lui faire. Lire tout ce dernier chapitre.
J'ai calligraphié à la main ce texte dans sa traduction en persan, en farsi, comme le Roi Cyrus a dû l'écrire pour bien réaliser cela dans le concret car ici, à Jérusalem, nous vivons dans un judaïsme situé non pas dans des communautés spirituelles mais dans le concret de ces peuples avec leurs langue et écriture et psychologie. Voici:

Et voici la traduction: "Dans la première année de Cyrus, roi de Perse, à l'époque où devait s'accomplir la parole de Hachém annoncée par Jérémie, Hachém éveilla le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit proclamer dans tout son royaume, par la voix (des hérauts) et aussi par des missives écrites, ce qui suit: Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: Hachém, D.ieu du Ciel, m'a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c'est Lui qui m'a donné mission de Lui bâtir un Temple à Jérusalem qui est en Judée. S'il est parmi vous quelqu'un qui appartient à Son peuple, que Hachém son D.ieu, soit avec lui pour qu'il monte". C'est le dernier mot de TOUTE LA BIBLE!
Montons donc réellement avec la lumière enfin trouvée EN NOUS.
Que chaque Juif croyant entende enfin ce texte adressé personnellement à chaque Juif depuis quelques millénaires et auquel il affirme croire.


Voici le même texte en hébreu (II Chroniques 36,22-23):



 

Premier poème devant la lumière de la 'hanoukia



Ma maison

Ma maison est bonheur.
Chaque objet est fleur
offerte par le Ciel à mon coeur.

J'entends la présence dense
de l'amour innocent.
Je le reçois, je le comprends.

Huit lumières y dansent.
La matière entre en transe.
Elle admire la lumière orange.

Une seule lueur: Ta présence.
Une seule douceur: l'assurance.
Entre nous, jamais le silence.

Ennemis, violence,
ingratitude et indécence
sont vide et apparence.

Tu nous invites au silence,
au regard de transparence,
à la rencontre de jouissance.

'Hanouka est en chaque instant.
Il emplit toute l'existence.
Entre nous, seulement Ta présence.


Second poème devant la lumière de la 'hanoukia

Je n'ai pas de mots
assez beaux
pour parler Torah.

Alors, je suis allé en cachette
filmer la région secrète
du Jardin d'Eden.

C'était un jour à Jérusalem
et Ta porte s'est grande ouverte.
J'avançais, j'avançais, chacune Tu as ouverte.

Tu m'as fait entendre les douceurs secrètes
et lentes. J'ai vu le bonheur immortel.
A chaque instant nous pouvons renaître.

C'est ici, maintenant,
en chaque être,
dehors, dedans, Ton don immense.

Je n'ai pas de mots
assez beaux devant Ta lumière.
Nous les chantons ensemble.


Troisième poème devant la lumière de la 'hanoukia

Nous ne sortirons plus du Temple.

Nous ne sortirons plus du Temple.
Il n'a jamais été détruit,
Ce fut une illusion immense.

Chaque jour montent les rires.
Nous sommes tous enfants
au Kotel, à Yérouchalayim.

Beaucoup s'agitent: "devenons post-sionistes,
le judaïsme n'est qu'un mythe,
une ancienne alliance; seulement la démocratie".

Aveugle et sourde cette rumeur,
elle n'a aucune consistance,
aucune autre douceur

que la rage de détruire le coeur
de l'amour, de l'acceptance,
du bonheur à la taille de l'existence.

Leurs cris ne brisent pas le silence
de notre respiration ensemble.
Au coeur du noir, Ta fleur, Ton bonheur.


Il suffit de l'entendre.
Les peuples nous demandent la décence,
l'espérance, Ta douceur immense.


Quatrième poème devant la lumière de la 'hanoukia

Lumière pour Israël


Lumière pour Israël,
c'est lumière pour toute la terre,
pour chaque parcelle,
pour chaque instant qui devient éternel.

Nous sommes chacun Esther
et nous osons entrer devant le Mélékh (le Roi),
Roi des temps et de tout l'univers.

Nous relions toutes les langues à Ta lumière.
Tu es leur source profonde et fidèle.
Chacun devient Ton étincelle.

Un deux trois quatre cinq six sept,
nous ouvrons l'éventail de Ta lumière,
les couleurs du noir et du 'hochékh (obscurité).


Reviennent à chaque instant la misère,
la haine, la guerre, les horreurs fraternelles.
Nous continuerons nous aussi la guerre
de la confiance en Ta lumière.


Cinquième poème devant la lumière de la 'hanoukia

Au matin de chaque instant


Au matin de chaque instant,
revenir soudain au bonheur constant
quand la fiancée s'est déclarée,
heureuse et lumineuse,
tout l'univers a viré.

Cet instant est complet,
rien ne manque.



Sixième poème devant la lumière de la 'hanoukia

Par la 'hanoukia, Tu m'as demandé d'allumer
Ton univers, à moi, minuscule poussière!




J'ai compris en écoutant vraiment un soir mon frère
dans sa langue persane étrangère:

"az to harakat, az Khodâ barakat,
de toi, humain, vient le mouvement,
et alors de D.ieu descend la bénédiction plénière".

Comme chacune des étoiles dans le ciel,
chaque être est une facette de Ta lumière,
chacun est nécessaire.

Dans la 'hanoukia, j'avance la main vers une nouvelle lumière
et je crée la fraternité humaine
universelle.

Ta Création jubile depuis le mot "Béréchite"
jusqu'au dernier "Israël".

(Photo du Rav Chalom Messas, zatsal, Grand Rabbin du Maroc, puis Grand Rabbin de Jérusalem et Président de tous les tribunaux rabbiniques, et de qui nous avons reçu la sémikha de Rav. Cette photo fut prise quand il disait avec modestie (anava) et humour: "les gens me demandent à moi, à moi des bénédictions!!")? Que nous gardions tous ses enseignements et son amour pour tout Israël. Il envoya une lettre à chaque rabbin d'Israël pour leur demander à tous de descendre dans la rue pour partager avec tous la Torah qui est celle de tout le peuple d'Israël. Sa demande n'a pas encore été réalisée; que l'avancée vers chaque nouvelle mèche à allumer nous rappelle ce partage nécessaire qui, seul, peut sauver Israël. C'est la première mitsva urgente aujourd'hui; par Modia, nous appliquons son enseignement de fraternité. Que son souvenir soit bénédiction, à commencer par sa grande famille fidèle. La photo du Rav est de Boussidan. Toutes les autres photos sont de l'auteur.
Lire ici les pages consacrées au Rav Chalom Messas.)



Septième poème devant la lumière de la 'hanoukia

Je n'abandonnerai jamais les fleurs.
Je l'ai dit depuis mon enfance première
car elles sont des baisers,
devant chacun de nos pas, déposés par le Ciel.


Toi aussi, chaque matin,

et chaque soir Tu allumes l'immense hanoukia de tout l'univers



Le peuple juif allume tes 'hanoukiotes en chaque peuple depuis Jérusalem.
Ils guettent si nous sommes amoureux et fidèles
et ne nous pardonnent pas nos trahisons.
Ils ont raison,
même s'ils sont trop cruels.

Retrouvons nos coeurs de lumière
fidèle et certaine.
Et, surtout, modeste,
comme la flamme indispensable mais légère.

Voyons à chaque pas, dans chaque création, Ta lumière:

Chaque juif quand il allume Ta lumière
est shofar pour toute la terre et pour tout le ciel
et il déclanche la symphonie heureuse dans tout l'univers.

Note. C'est pour cela que de nombreux psaumes sont intitulés "la ménatséa'h" (pour le chef des chantres ou pour le chef d'orchestre).

Ne nous éloignons plus jamais des multiples 'hanoukiotes de lumières qui sont présentes dans tout l'univers, humains, bêtes, rivières, plantes, nuages et toute oeuvre de chaque humain partout sur la terre.


(photos prises dans la lumière, à Jérusalem)


Le phare, Ton phare, le "chamach" au dessus de la hanoukia, c'est Jérusalem.



 


Nous allons vers la huitième lumière

au delà des 7 jours de la semaine
poème devant la lumière de la 'hanoukia

Nous sommes tous prédestinés à autant de lumière.
A chacun, la même part immense du Ciel.

Comme chaque lumière à égale distance de la première,
sachons nous accorder la même part des richesses
comme sur la 'hanoukia pour chaque égale lumière.

La terre et le Ciel sont trop grands pour nous montrer indifférents ou cruels.
Nul besoin de collectionner, nous resterons passagers.
Comme chaque pierre du Kotel
chacun est aussi important, qu'il soit grand ou qu'il soit faible.
Et sans lui tout s'écroule et s'affaisse.


Prenons le temps de méditer sur les zones où il faut laisser pénétrer la lumière dans notre peuple. Je propose un point important: le respect de la femme; en effet, une dégradation continue se manifeste dans les publicités utilisant la femme présentée de plus en plus dans des postures dégradantes. Je ne parle pas des exhibitions scandaleuses de leur corps dans les zones livrées aux voyeurs mais plus encore des positions où elles apparaissent de plus en plus comme esclaves abattues, traînées sur le sol, déprimées, abruties, idiotes, etc. Inadmissible. Et cela devient comme une mode à devoir accepter. Non! à ce qui ne veut voir de la femme que sa seule extériorité sans sa personnalité et non davantage encore à ce qui montre sa personnalité sous une forme dégradante. Pauvres hommes qui n'acceptent pas leur infériorité et pensent s'en tirer ainsi. Le judaïsme a une conception très digne et très élevée de la femme. Déployons cette réalité dans sa lumière. Etudiez cela sur Modia, en famille, entre amis.
Combien de fois j'ai été témoin de cette scène à l'université Bar-Ilan: deux étudiantes arabes marchant dans un port droit et digne et portant leur féminité avec fierté et pudeur et regardant d'un regard étonné et méprisant des étudiantes juives exhibant de ci-de là leur corps vers tous les regards sans conscience de leur valeur. Triste. Remettre dans la vraie lumière. Ce 5e jour.


Etude sur la Rencontre et autres poèmes :
Les pirogues | L'oiseau bout du doigt | Libellule | Quand tu pleurais | Spirales de foin | Rien que oui | Tes yeux de feuille | Ecoute | Quand je t'approche | Si je viens | L'ami | Miroir d'eau | Je connais des hommes et des femmes


Autres thèmes :
Etude | Lettre | Enfance | Rencontre | Poèmes de Yémima | Déchirement | Exil | Auschwitz | Combat | Guetteur | Double Eden | Jérusalem


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