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Lettre de 'Hanouka - La fête des lumières

par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour à partir des ouvrages de nos Sages.

Il est dédié à tous ceux qui, en Israël ou hors d'Israël sont confiants dans l'issue du combat que mènent contre notre peuple nombreux politiciens, terroristes et médias, persécuteurs temporaires. Nous ne vivons pas de leur lumière

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Une lettre de méditation pour essayer de nous améliorer personnellement: la première, la seconde.

Ce qui est essentiel à 'Hanouka, ce n'est pas seulement de se réunir pour fêter entre amis. Chaque peuple se réunit ainsi avec des éclairages et des monuments et arbres éclairés. Paris, ville lumière, etc.
A nous il est demandé de regarder la lumière au moins une demi-heure. C'est beaucoup, c'est long.
Pourquoi cette méditation à nous demandée pendant les huit soirs de 'Hanouka?

Pourquoi? Parce qu'il est "clair" que nous ne pensons pas à "la lumière". Nous discutons de politique ou de sport ou de religions, ou de travail, ou de gains, ou d'achats etc, MAIS "LA LUMIERE" ?
'Hanouka remet nos pendules à l'heure: nous devons nous centrer sur ce pôle "la lumière". Nous sommes tellement éloignés de cette proposition qu'elle nous semble bizarre. Et pourtant, et pourtant... dès la Création, c'est cela qui a été mis dans le monde, même les froids scientifiques le confirment.
Et la Torah est lumière, Tora or. Sur le site Modia, j'essaie de rendre sensible à cet élément par les images multiples de présence de la lumière dans les paysages de Jérusalem et dans les images de fleurs, dans l'infiniment petit où la lumière est toujours présente. Voyez cette page, ici.

Les Juifs donnent souvent à leurs enfants le nom de la lumière (sous différentes formes en hébreu ou sous le correspondant en d'autres langues) : Orli (lumière à mes yeux) cf le prophète Mikha ou Michée 7,8 , Claire (en français), Parivash (en iranien, visage merveilleux)...

Aux différentes fêtes, on allume des lumières, des bougies, mais à 'Hanouka on doit la regarder. C'est-à-dire la découvrir. Comme 'Hanna, cette femme qui -contrairement à l'entourage qui ne comprenait pas sa "flamme"- priait avec une ardeur infaillible et qui a réussi (voyez le début du livre I de Samuel). Nos Sages disent que le mot 'Hanouka est composé des lettres de 'Hanna et du nom kaf vav dont la guématria est correspondante au nom de D.ieu. 'Hanna a aussi la composante numérique de l'écriture d'un nom de D.ieu. Tout cela pour nous dire que la lumière divine est présente avec nous, mais nous sommes distraits.

A 'Hanouka, on nous rappelle que les cultures environnantes nous font des propositions constantes qui nous distraient de cette lumière et veulent la remplacer. Les Sages disent, dans le Talmud, pour exprimer cela que celui qui vit hors d'Israël adopte inévitablement les dieux de cette terre.
Mais partout il y a des mirages qui nous détournent. Ainsi, nos médias sont pleins des dinosaures de la politique qui tentent à nous accaparer continuellement chacun par leur force apparente.





(mammouthus sur paleoportal.org et sur damisela.com).
Et nous nous laissons prendre. Le judaïsme est une rebellion contre cela: non à la puissance culturelle et politique dominante dans ses valeurs apparentes, non à l'Egypte d'alors, non à la puissance romaine, non à la puissance grecque; et de même pour les tigres culturels de papier qui étendent leur hégémonie sur le monde actuel; et il ne reste rien aujourd'hui de ces puissants totalitaires d'hier sinon quelques reconstructions hypothétiques dans les musées (les psaumes nous chantent cela souvent), risibles en leur puissance révélée:




Osons voir leur vide derrière leur discours séducteur. Sachons être minoritaires. Les Juifs sont toujours minoritaires et rebelles (sinon ils sont fatalement courtisans). Ceux qui veulent retourner en Egypte ou y rester pour plaire à ces monstres admis, notre Torah nous montre qu'ils y meurent comme eux et disparaissent dans l'histoire.

La lumière d'Israël n'est pas celle des nouvelles modes, les technologies de pointe, l'intelligence commerciale, etc. sa lumière, c'est "LA" lumière: nous ne la découvrons que si nous nous centrons sur sa particularité, et que les autres puissances ne nous proposent pas. Il faut la regarder et la méditer pour cela. Exercice nécessaire.
Parfois, des cultures ou religions se constituent pour nous la prendre: risible et vain, elle ne peut pas être prise, et on ne fait pas une religion de ce que l'on vole en tuant ou en rabaissant le porteur de la lumière. Et surtout pas en voulant se substituer au peuple choisi par D.ieu pour cette seule fonction.

La lumière devra donc être vécue en fidélité: fidélité de recherche d'abord, fidélité de maintien comme envers un ami que tous accusent faussement pour nous en détourner, fidélité pour laquelle il faudra aussi combattre car 'Hanouka fut un combat. On se bat pour la santé d'un enfant ou d'un être aimé, ainsi nous devons nous battre "pour cette lumière" attaquée. 'Hanouka nous rappelle tout cela. La lumière et moi, Ta lumière et moi, rien ne nous séparera.
La lumière que nous avons est celle qui agit la Création constamment depuis son intérieur (voyez le début de la Torah). Elle est proposée en nous-même quand, en regardant la 'Hanoukia, elle s'éveille. Elle est développée clairement dans le texte de la Torah pour l'y découvrir et en vivre.
Reprenons donc le contact très personnel avec cette lumière: car chacun en est une antenne particulière.

Et nous ne le possédons pas dans un coffre-fort: car Israël est or la goyim, lumière pour les peuples (Isaïe 42,6 et 49,6). Et les peuples iront aussi dans Ta lumière (Isaïe 60,1-3).
Mais c'est de Sion (ki mi tsione) que sort la lumière de la Torah (tétsé Torah), d'AUCUN AUTRE lieu au monde, et la parole de Hachém (ou devar Hachém) sort de Jérusalem (mirouchalayim). Voyez cette page qui présente cette lumière de Jérusalem, ici.

Voyez le résultat qui sera le fruit de cet exercice fructueux de saisir LA lumière par la méditation en la regardant: vous le verrez décrit dans le psaume 27,1 et Isaïe 60,19-20.
Et les lumières des astres sont là aussi pour nous rappeler cette lumière, à l'heure où il y a ténèbres (Psaume 136,7).
Alors, pratiquant ces méditations personnelles, vous parviendrez à dire avec Isaïe 60,1 chaque fois que nécessaire: "lève-toi, ma lumière, qoumi ori".

Et demandons la lumière pour les dirigeants d'Israël, pour qu'ils abandonnent la corruption, pour qu'ils se détournent de l'abandon de la terre de bénédiction, pour qu'ils organisent l'éducation de ces valeurs, pour qu'ils restent indépendants des pouvoirs extérieurs, pour qu'ils soient une lumière pour les peuples par leur qualité morale et qu'ainsi les nations les révèrent et voient dans notre peuple seulement une source de bénédiction. Et que tous les Juifs du monde soient des antennes de cette lumière, rendant les antisémites incapables de proférer leurs accusations.

Nous prenons la lumière de 'Hanouka pour allumer depuis le chamach, cette lumière isolée, placée un peu plus haut. En ce sens, voici le lever du soleil, ce matin du second jour, sur Jérusalem, devant ma fenêtre. Nous recevons la lumière depuis Sa force créatrice. Elle est la seule source, puissante, inégalable. Splendide.




Enfin, approfondissons notre connaissance de ce qu'est cette lumière en nous reportant à toutes ces références et en allant aux autres passages suivants de la Torah et du Tanakh:
Béréchite: 1,3...
Chémote, l'Exode 10,23
Psaumes: "dans Ta lumière, nous verrons La lumière 4,7 - 36,10 - 37,6 - 43,3 - 47, 4 - 56,14 - 89,16 - 97,11 - 112,4 - 119,105.
Proverbes 4,18 - 6,23 - 13,9 - 16,15
Job 33,30
Isaïe 2,5 - 30,26 - 42,6 et 49,6 - 58,10
Habacuc 3,11

Voici une bonne méthode pour ancrer en vous ces dimensions positives: apprendre à mémoriser ces expressions.

Retour à la page de tous les liens pour 'Hanouka, ici.
Dans cette optique, voici un poème écrit en hébreu comme il est venu, comme s'il était dit par Elqana à son épouse 'Hanna (Début du Premier Livre de Samuel). Les commentaires profonds sur 'Hanouka parlent souvent d'eux. A la lumière des deux lumières du second jour.


Traduction approximative de ce poème qui en perd le jeu des sonorités de l'hébreu:

'Hanouka 2. Chant de Elqana à 'Hanna.

Je n'ai aucun droit, aucune autorisation
de me distraire de ta lumière que Eloqim a placé en toi;
avec évidence est tombée sur moi l'obligation d'aimer ta lumière
à partir du moment où Eloqim a retiré pour moi le rideau qui la cachait.

Par ta lumière, Eloqim m'enseigne Son secret intérieur.
Depuis lors, j'aime me lever de bonne heure pour voir surgir l'aurore.
Quand je te rencontre, quand je pense à toi
et vois ta lumière, immédiatement, chaque fois,
je me souviens que Eloqim existe, et que toute la lumière du monde rayonne à partir de Lui.

Mais il a découvert pour moi, rien que vers moi
le secret de ta lumière, le secret de Sa lumière qu'il a placé en la tienne, secret rien que pour moi.
Et moi, j'ai l'obligation d'apprendre cette Torah secrète.
Il m'a dit: sache qui Je suis, sache par elle; quelle beauté présente!

Je connais une source étonnante, dans un jardin gardé secret pour les autres,
même toi tu n'en connais pas la beauté de son eau,
et le Créateur m'a créé pour te conduire
hors de la prison, hors de la peur. J'ouvrirai et tu sortiras.

Chacun reçoit ainsi un jardin secret
pour se promener à deux en compagnie d'Eloqim.
Les humains, chaque jour, proposent des lumières secondaires,
par milliers de milliers, pour cacher la lumière divine.
Je n'oublierai pas, j'ai une lampe dans ma main: toi, ma lumière.

(demain, ici, peut-être, un autre poème...).


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