et ici des billets de 5 rials (500 dinars) à l'effigie du Shah Reza, portant l'image de la tombe du prophête Daniel.

La présentation historique de l'Iran
Ce pays s'appela la Perse jusqu'au 21 mars 1935 où elle devint l'Iran. L'archéologie a montré qu'il y avait la présence humaine il y a environ 100.000 ans, et que des cultures y existaient il y a environ 15000 ans et il y a 6000 il présentait une agriculture sophistiquée et développée et de grands centres urbains. Bien que la Perse fut envahie par les Mongols, les Arabes et les Turcs, la Perse a toujours maintenue son identité propre. Et elle a défendu sa langue jusqu'aujourd'hui même si les Arabes lui ont imposé les caractères de l'écriture arabe; et nombreux sont en Iran qui dans le choix de divers signes graphiques préfèrent encore les signes iraniens non arabes. Le persan a rayonné sur toute la région et le persan ou farsi fut à certaines époques la langue administrative et diplomatique jusqu'en Extrême-orient. La langue hindi de l'Inde, l'indonésien,le malais, le thaï, par exemple et bien d'autres comportent aujourd'hui de nombreux mots de farsi.
Les quelques grandes dynasties furent celle des Achaemenids (-559-330) fondée par Cyrus qui décrêta le retour des Juifs à Jérusalem et la reconstruction du Temple. C'est dire l'importance! Ensuite, une période grecque (-300-250) puis les Parthes (jusqu'en 226) puis les dynasties Sassanid (jusqu'en 651), l'invasion de l'Islam jusqu'aux tensions violentes et incessantes jusqu'à maintenant entre Sunnites et Chiites.
Le statut des Juifs fut variable, allant du statut de dhimmi sous l'Islam (domination mais organisation sociale) jusqu'aux persécutions, les conversions forcées, les périodes de calme, de statuts de fonctionnaires, de marchands, de conseillers.
Important pour situer : dans quel monde du calendrier vivent les iraniens
Ici les leaders politico-religieux du régime iranien (photos, CV,présentation, etc).
Tout sur l'Iman Khomeini vu d'Iran (photos CV, écrits, volontés,impact, etc).
L'Iran comme culture.
Les chaînes de TV iraniennes et les horaires et fréquences des nouvelles en français à la radio officielle

Ici le résumé d'une affaire injuste qui a secoué en 1999 la petite communauté juive iranienne, et qui n'est guère différente des craintes qu'elle a eues sous Aman:
10 juin. Un journaliste officiel déclare sur Radio Téhéranque l'Iran n'a pas diffusé de nouvelle de l'arrestation de 13 juifs, mais qu'elle a simplement rapporté une dépêche de la radio israélienne rapportant le fait.
11 juin. Déclaration officielle : ils seront jugés selon les lois de la République islamique (cela veut dire dans la reconnaissance des obligations internationales et donc de la loi islamique), les juifs d'Iran vivent en paix, l'affaire devient une campagne de propagande internationale menée par les USA et Israël (cela veut dire que le courant extrêmiste au pouvoir veut casser à 6 mois des élections la tendance qui monte dans le public iranien de rapprochement avec l'Ouest, en créant un réflexe d'autodéfense nationaliste devant une attaque externe menaçante. Jusqu'ici le silence international voulait éviter ce piège.
11 juin. Manouchehr Eliasi, le représentant de la communauté juive iranienne au parlement Majles, déclare au quotidien modéré Entekhab : "nous demandons officiellement une justice de vérité pour les suspects. Si les résultats de l'enquête prouvent leur culpabilité, ils doivent être condamnés ; mais, au contraire, si leur innocence est démontrée, ils doivent être immédiatement relachés... C'est la première fois que des juifs sont arrêtés en Iran pour espionnage au profit du régime sioniste et nous espérons que cela n'est pas exact et qu'ils seront acquittés... Nous n'avons aucun contact avec le gouvernement israélien parce que nous faisons la distinction entre judaïsme et sionisme"...
12 juin. Des prédicateurs du Vendredi, jour de prière, disent que si la règle islamique est appliquée, la peine de mort pourrait être prononcée. Les plus agressifs parlent de placer les "coupables" devant le mur et de les descendre.
14 juin. Des responsables juifs iraniens affirment leur confiance dans les autorités iraniennes et la justice de leur pays, espèrent le réglement rapide du problème et affirment que les campagnes extérieures sont hostiles au régime iranien. (Il est clair que ces déclarations étaient nécessaires sur le plan intérieur).
Le leader noir américain Jackson qui a toujours été vanté par les autorités iraniennes pour ses initiatives,souvent contestées par le gouvement américain, a tenté d'être reçu par le représentant iranien aux NationsUnies, sans succès.
15 juin. Les autorités iraniennes ont déclarées que d'autres personnes ont été arrêtées en même temps que le 13 juifs pour espionnage dont des musulmans. (Cela indique l'efficacité des pressions internationales qui essaient d'adoucir l'extrêmisme du problème).
Nous avons alors organisé une campagne de prière et rendu compte aux lecteurs, jours par jour, du déroulement de l'affaire qui devint tragique et se termina heureusement par la libération des soi-disant suspects, après des périodes d'emprisonnement diverses.
Nous avons vécu cela au jour le jour comme dans le début de la méguilate Esther. Voici le contexte/
Vous voyez la ville de Shiraz (Shraz), origine des prisonniers.
Dossier. Plan
I - Pourquoi notre souci ?
II - Le problème en Iran :
- comprendre par l'histoire et par la géographie.
- l'actualité.
I - D'abord, pourquoi notre souci très vif ?
Vous savez que, dans l'étude de la Torah que nous réalisons ensemble dans le Beit Middrache qu'est Modia, nous sommes sensibles à la mitsva qui rassemble toutes les autres, le sauvetage et le rachat des prisonniers sous toutes les formes (pidiyone hachevouyime) dans la vie internationale ou dans les violences familiales.
Nous sommes reliés en permanence au site de RonArad et des autres prisonniers et les portons quotidiennement dans nos coeurs et dans nos prières.
Nous savons pourquoi :
Maïmonide, le Rambam, écrit ceci dans MichnéTorah, fascicule Matenote Aniyim, Dons aux pauvres, 8,10 :
"La mitsva de libérer les prisonniers précède la mitsva de subvenir aux besoins des pauvres, de les nourrir, de les vêtir.
Il n'y a pas de mitsva plus grande que le rachat des prisonniers
car le prisonnier est celui qui a faim,
est celui qui a soif,
est celui qui est nu,
est en danger de mort.
Celui qui se ferme les yeux devant cette mitsva transgresse
- les mitsvotes prescrites dans le livre Vayiqra de la Tora (chapitre19, versets 16 et 18 ; chapitre 25, versets 53 et 56 ; s'y reporter),
- les mitsvotes prescrites dans le livre Devarim de la Torah 15, 7
- les mitsvotes prescrites dans les Proverbes 24, 11 (s'y reporter) et beaucoup d'autres mitsvotes.
Il n'y a pas de plus grande mitsva que celle de racheter les prisonniers".
Citation exacte.
Donc, nous ne faisons pas de concessions sur ces cas.
Lisez également :
- Lire dans le Choul'hane Aroukh de Rabbénou Yossef Caro, Ora'h 'Hayim 153 ;
- Lire dans le Choul'hane Aroukh de Rabbénou Yossef Caro, Yoré Déa 251 ;
- Lire dans le Séfér 'Hokhmate adame, règle 145, 152, 1 (le rachat des prisonniers précède mêmel'obligation d'étudier la Torah),
- Lire dans le Séfér 'Hokhmate adame, règle 145 (le rachat des prisonniers précède même l'obligationde donner aux pauvres),
- Lire dans le Séfér 'Hokhmate adame, règle 145 (qui n'assure pas le rachat des prisonniers transgresse de nombreusesautres mitsvotes de la Torah qui sont précisées en ce texte).
Il va de soi que le caractère précis de cette mitsva peut s'étendre aussi, dans la ligne du 'hésséd, dans la ligne de la bonté qui est la caractéristique divine, pourexercer notre aide et nos secours et notre énergie envers les différentes formes de prisons qui enferment des humains.
II - Le problème en Iran, mon analyse :
- comprendre par l'histoire, par la langue, par l'anthropologie, et par la géographie.
La situation des juifs d'Iran est la suivante :
L'Iran a toujours été un pays très sensible au coeur des juifs. Une première clef : ce sont les relations de deux amoureux qui seraient à la fois très passionnés (affectifs,attachés, explosifs et instables) et totalement logiques (menant parallèlement entre eux une politique la plus réaliste des intérêts militaires communs et géostratégiques communs). Supprimer l'un de ces pôles est se condamner à ne rien comprendre.
Ne voir que le problème palestinien tel que le présentent les médias de l'occident est stupide par l'étroitesse des vues.
Cyrus, empereur de Perse (-539) l'emporta sur la Babylonie et permit avec Darius II en -423 la reconstruction du Temple (voyez Ezra 6, 14 et le livre de Ezra et celui de Néhémie et Isaïe 44, 28 - 45,1). Cela est vu dans la tradition comme l'exemple optimal de la relation des nations à Israël et le modèle de l'avenir.
Si vous voulez connaître l'histoire ancienne de la Perse, cliquezici.
Il faut lire le livre de Daniel et celui d'Esther pour être transportésdans ce monde. Le monde de l'époque était centré sur des métropoles avec leur culture et leurs dieux (voyez Ezra 1, 3) mais sans une conception nationaliste comme aujourd'hui. C'était la ville qui était l'unité de communauté et non pas un grand ensemble politique. Un empire pouvait alors être très composite. L'araméen était pratiqué dans toute la région comprenant des empires différents. Cela crée des affinités entre la culture juive et le trésor historique de ces peuples et cela explique aussi les passions d'amours soudaines et brèves entre certains de ces peuples et nous.
Les peuples qui s'estiment leaders du monde et n'ont que quelques centainesd'années d'existence ne peuvent pas réussir à c omprendre ces biens communs historiques des peuples dela région, au delà des divergences. L'attitude de la Syrie en est un exemple où les intérêts des libanais et des palestiniens (deux pseudo-Etats crées par les puissances occidentales) ne représentent nullement les stratégies de la Syrie qui les abandonne chaque fois que ses propres choix doivent se manifester et, alors, la rivalité séculaire avec l'Egypte ou avec l'Iraq réapparait au grand jour. La plupart des politiciens actuels n'ont qu'une conception immédiate et économique de géopolitique et non culturelle ni historique.
Cela est également concret : il y a une splendide tombe du prophète Daniel à Soussa (près de la frontière actuelle avec l'Iraq).
C'est aussi le lieu d'anciennes communautés juives, en Perse et Babylonie (selon les relations changeantes entre ces deux "pays"; avec un dirigeant unique de la grande communauté, le Roche Galouta.
II - Le problème en Iran, mon analyse :
- pour comprendre la culture : allez sur ce site officiel iranien. Eventuellement la langue,ce que je pratique partiellement surtout dans les textes comme d'autres langues de notre région pour être bien inséré et comprendre notre relation-historico-immédiate.
- pour connaître les paysages quotidiens,car ils forment la structure des humains.
- pour comprendre l'actualité.
C'était le pays le plus peuplé de juifs orientaux ; ils étaient 95000 en 1948, date de la fondation de l'Etat d'Israel. Après une première émigration partielle de 55000 jusqu'en1968, selon les statistiques de l'Agence juive et le retour en Iran de 3000, il en restait encore 60000 en 1968 et il en reste actuellement 25000. Shiraz ou Shraz, ville de ces Juifs prisonniers est la 3e ville après Téhéran et Isfahan.
L'Alliance Israélite Universelle et l'ORT (francophones) et le Joint (américain) ont profondément marqué cette communauté. Cela a entrainé aussi une grande assimilation, la diminution de l'encadrement religieux traditionnel et un développement des mariages mixtes.
Les Juifs iraniens avaient obtenus l'égalité des droits par la constitution de 1906 et l'opposition aux Juifs n'était pas violente. Ils avaient le droit d'élire un député à l'assemblée nationale des Majlis mais tout non-Chîte ne pouvait devenir ministre. Ils étaient peu présents dans les fonctions publiques.
Depuis longtemps, l'Iran a une politique indépendante des pays arabes et de l'Occident face à la Palestine ou face à Israël. Elle le marque encore aujour'hui, même par ses périodes d'engagement massif ou destructif aussi bien que dans les périodes d'alliance avec Israël: toujours indépendante et changeante. N'oublions pas qu'en persan, parler se dit "donner des coups", un peu comme notre verbe lédabber (parler) contrairement au verse "omér" qui est doux. Même quand ils dorment les Iraniens ne sont pas en repos, car leur verbe dormir signifie "faire des rêves";-))
En 1921 déjà, l'Iran gérait ses 30000 citoyens de Palestine depuis son consulat d'Egypte. Et, en 1934, l'Iran établit son propre consulat pour cela à Jérusalem.
L'arrivée de la dynastie Pahlévi depuis 1925 améliora encore les relations avec les Juifs.
Depuis la création de l'Etat d'Israel, le sioniste y a été actif. Certes, l'Iran a voté par solidarité contre l'Etat d'Israel mais en même temps il bâtissait des liens sous le couvert de la protection des biens iraniens en Israel-Palestine. Dès le 11 mars 1949, l'Iran s'oppose aux pays arabes en reconnaissant Israël, ce qui est considérable. On ne peut pas ignorer ce particularisme qui existe depuis Cyrus (ou peut-être même avant) et qui reste une ligne de fonds, peut-être avec rôle dans la guéoula globale. Réfléchissons et ne soyons pas simpliste.
En fait, ce n'est pas seulement l'originalité islamique de l'Iran qui l'amène à se différencier des pays arabes ni même le fait que les Iraniens ne sont pas arabes (pas plus que la majorité des Egyptiens d'ailleurs, fait souvent oublié); ce n'est pas seulement le fait que sa langue et sa culture ne sont pas arabes, ce qui est important ; c'est le fait que l'Iran n'oublie pas que les Arabes ont été des envahisseurs en Iran, des destructeurs d'une culture millénaire, des dominateurs et qu'ils ont des prétentions précises sur les régions pétrolifères très riches du Khuzestan, de Shatt-el-Arab (jonction du Tigre et de l'Euphrate sur la côte) et du Golfe persique que les arabes nomment "le Golfe arabe" ! (voir la carte ci-dessus). Cela est l'essentiel. Ajoutez des îles disputées, qui sont des forteresses de protection. La lutte pour le pétrole et ses taux est l'arme de cette guerre.
Donc l'Iran se garde de ses voisins qui utilisent l'Islam pour se rapprocher d'elle afin de la détruire, comme nous le voyons dans le conflit Iraq-Iran. Le conflit Iran-Israël est peu de choses face à ces intérêts vitaux menacés. Le problème est le même que celui des sources d'eau en Israël qui sont visées par les Palestiniens et le monde arabe sous le couvert de la constitution d'une entité politique palestinienne. Cela est bien plus fort que les idéologies de quelques leaders brillants et gauchistes en Israël ; c'est aussi vital que la suppression de l'air pour la respiration.
On comprend alors que dans les périodes de conflit les plus vifs entre l'Iran et Israël, il a été découvert maintes fois que l'Iran demandait des armes à Israël pour se protéger de ses menaçants voisins arabes et les obtenait secrètement. C'est toute cette compréhension qui est importante. Les ennemis respectifs étaient les mêmes.
Il n'est pas sérieux d'aller s'installer en Israël (comme je l'entends parfois), sans y voir autre chose de plus que d'éviter des désagréments de voisinages ou fiscaux en France ou à Miami, et sans prendre en considération ni le sens de la Torah ni sa situation dans ce monde-là dont la méguila d'Esther nous montre le film.
Qui ne veut pas entrer dans des politiques si complexes ferait mieux de ne pas s'occuper de ce qu'est le Moyen-Orient, et ne pas tenter de se prononcer au Café Flore ou du Commerce à des milliers de kilomètres sans comprendre les populations locales, depuis des millénaires en conflit. On le voit par les échecs cuisants des Américains dans leurs opérations-fléche contre l'Iran ou l'Iraq qui se terminent presque toujours dans le retrait et le ridicule. Que peut faire l'imposante flotte contre ces subtilités continentales et mentales ? L'Occident est utilisé par l'Iran mais il est vu également comme un élément externe qui vient compliquer la géopolitique historique et éternelle de la région.
Il est donc logique pour l'Iran de jouer constamment de l'alliance avec les pays islamiques et arabes et de s'allier à Israël pour défendre sa vie.
Toute alliance renforcée entre l'un et l'autre des leaders du monde arabe est ressentie par l'Iran comme un danger réel (rappelez-vous la réaction de l'Iran aux alliances entre Nasser et l'Iraq et l'augmentation immédiate des coopérations secrètes alors entre l'Iran et Israël).
Par contre, le conflit palestinien contre Israël est également utile pour l'Iran car il destabilise la région et oriente les forces dans une autre direction. Tant que l'Iraq, la Syrie et les divers mouvements d'indépendance sont géographiquement orientés vers le Sud et l'Ouest de la région (Israël), l'Iran respire davantage par rapport à ses voisins, redoutables depuis des siècles et des millénaires. L'aide aux mouvements islamiques au Liban par l'Iran qui maintient la Syrie dans ce bourbier est très fructueuse pour détourner l'Iraq et la Syrie de la frontière iranienne.
De plus, maintenir en activité le 'hesbollah et autres mouvements incontrôlables à proximité de la Syrie est contraindre celle-ci à vivre sur la défensive car tous ces pays arabes savent que ces mouvements islamiques extrémistes ne sont pas seulement orientés contre Israël mais, surtout, sont des armes de subversion de l'Iran contre les pays arabes, comme on le voit à chaque pélerinage en Arabie saoudite. Ce n'est pas en Israël que l'Iran veut exporter la Révolution islamique.
Quelle naïveté, disons plutôt quelle malveillance, que celle des occidentaux qui feignent de croire qu'il y a un accord de toute la région pour promouvoir le peuple palestinien, entité nouvelle qui n'a jamais eu d'histoire, car chacune de ses composantes était toujours reliée à ses familles régionales différentes et souvent hostiles, qui du Caire, qui de Syrie, qui du Liban, qui de Transjordanie.Personne n'est dupe ici. Et on voit les leaders du soi-disant peuple palestiniens aller chercher leurs soutiens selon leurs appartenances dans tel ou tel pays et non dans tel autre. Et tous ces Etats redoutent honnêtement le jour où un nouvel Etat viendrait déséquilibrer le jeu millénaire et bien connu des forces et affaiblir Israël qui est un tampon alternatif entre tous ces frères belliqueux qui ont un seul rêve : dominer les autres pour retrouver leur gloire ancestrale abolie.
Le Shah brisa lui-même cet équilibre d'oscillations constantes en prenant un engagement trop unilatéral avec Israël quand, en 1963, il s'allia totalement avec Israël pour la Révolution Blanche de développement alliant aussi la coopération totale sur le plan militaire, technologique et économique. Ainsi, toute vérité trop simple, excessive et trop unilatérale est dangereuse au Moyen-Orient. Cela s'éarrêta pour des raisons internes et non envers Israël.
Israël apprécie le pétrole iranien et l'Iran le savoir technologique israélien mais il est inutile de le faire savoir. Cela est aussi souvent le cas entre les autres pays arabes et Israël derrière les déclarations belliqueuses aux Nations Unies.
La politique apparemment de droite nationaliste du Likoud, spécialement avec les niet entêtés de Shamir, savait très bien s'adapter en coulisse à ces contradictions psychologiques, pour le plus grand bonheur de ces pays qui avançaient économiquement et militairement sans perdre les rênes de leur propre jeu politique.
Ainsi, même le Shah autorisa l'aviation soviétique à survoler son territoire pendant la Guerre de Kippour pour aider l'Egypte!
N'oublions jamais que, dans ses pires heures contre Israël qu'il traitait de Satan et dont il exigeait la suppression, l'ayatolah Khomeini ne pouvait pas s'empêcher d'attaquer le Président Sadam Hussein en le traitant de "sioniste infidèle" et de créer des troubles en Arabie Saoudite ! Et, toujours, des enquêtes de journoux et des indiscrétions faisaient état (à tort ou à raison !) de livraison d'armes israéliennes à l'Iran à ces mêmes époques.
Inversement, une politique idéologiquement occidentale en cette région mène à des catastrophes de fait après avoir posé le principe d'avoir toujours raison depuis Neptune. Vanité des vanités occidentales.
Donc, si on ne va pas fausser ce jeu, il est probable que l'apparent incident actuel devrait se résoudre, derrière le drame, écrivais-je à l'époque et ce fut le cas. Mais, il faut aussi l'aide du Ciel et des dérapages et accidents sont toujours possibles.
Et il y eut, certes, des périodes d'attaques contre la communauté, spécialement depuis le lien du gouvernement Mossadeq avec les mouvements islamiques. On sait que le Chah reconnut à nouveau Israël le 30 janvier 1960, ce qui créa un vif conflit depuis entre l'Iran et les pays arabes.
La suite de l'histoire récente est connue de tous, les liens étroits entre l'Iran du Chah et Israël, la compagnie El Al faisant partie de la vie iranienne ainsi que les experts agricoles et techniques d'Israël, la chute du Chah en février 1979 et le khomeinisme qui est au pouvoir,

et ici sa tombe grandiose dans le grand style iranien ancestral.
Enfin le début de libéralisation dans la législation précédente qui a créé actuellement des tensions internes vives entre le Président élu qui a été éliminé par les élections suivantes et les gardiens de la révolution qui ont placé au pouvoir leur leader exécutif, Mahmud AHMADI-NEJAD:
Qui ne veut que penser l'Iran qu'à travers les paramètres occidentaux ne comprendra rien. Un seul exemple, voici la prière du Vendredi à l'Université de Téhéran. Quelle est l'université occidentale ou israélienne qui rassemble autant d'étudiants pour la prière que là?
Derrière tout cela, Israël est en fait le prétexte qui cache le véritable problème : la lutte acharnée pour le leadership sur le monde islamique de la région entre les soi-disant "frères" : l'Egypte, la Syrie, l'Iraq, l'Arabie Saoudite, l'Iran, la Lybie, le Soudan, l'Iraq. Ce problème est millénaire, car toujours la terre d'Israël a été le lieu géographique de rencontre des armées de la région s'affrontant, souvent sur le territoire comme à Meggido, même avant l'Islam. Même le combat entre Napoléon et les Turcs en 1799 se fit à Meggido,et de même la chute des Turcs par les Anglais avec Allenby en 1918. La région a la politique de sa géographie, voyez la carte ci-dessous.
Lisez ce document datant de 3500 ans sur ces guerres entre ces empires dont le champ de bataille était à Meggido sur la terre actuelle d'Israël.
Les divisions entre l'islam sunnite et chiîte ont servi aussi ces luttes. De même, le problème israélien/palestinien est une aubaine cultivée pour diviser les autres influences et tenter de reprendre le leadership pour chacun. Ne pas y parvenir est la meilleure façon de faire perdurer la drôle de paix qui n'est pas la guerre.
Nous avons une seule demande au Ciel : que la France des idées claires et simples ne vienne pas toucher au jeu de ces subtils joueurs d'échecs, et que les Etats-Unis se contentent de parader et de ratisser économiquement comme ils le font, ici comme ailleurs, sans vouloir dicter : sinon, ils aboutiraient à des interventions massives et destructrices suivies de retraits dans la honte dès le premier massacrede combattants américains. J'écrivais cela en 1999! Ils jouent tous aux échecs avec les règles du jeu de domino. Et, cyniquement, ils y voient d'abord un marché d'armes à finalité économique, et les USA en 1986 ont reconnu s'être alignés envers l'Iran sur la politique israélienne et lui avoir livré des armes au plus fort de l'opposition !
Cette géo-stratégie alternative, double et complexe, que j'ai décrite est toujours camouflée par les medias occidentaux et spécialement français, qui brandissent la seule question du droit d'un peuple à une terre (ce qui n'est jamais dit en France concernant les Corses ou les Basques, ou d'autres) où l'on divise en deux camps absurdes : d'une part les ayatollas ou les Juifs religieux et, d'autre part, la démocratie qui serait incarnée pour eux par les gouvernants d'Egypte ou de Syrie ou par l'autorité palestinienne!!!
Il faut donc connaître avec précision cet environnement immense où Israël est noyé et pris en sandwich, à la jonction entre ces conquérants multiples qui disent être semblables seulement pour mieux se contrôler et s'abattre réciproquement:

(carte du site gouvernemental http://www.pmo.gov.il/english/policy/middleeast.html)
Il faut donc situer tout incident concernant Israël et le peuple juif dans le contexte de ces luttes et des autres signes, sans vouloir y chercher une causalité étroite.
Exemple : le 8 juin 1999, Téhéran reconnait l'emprisonnement des 13 Juifs. Le même jour, Téhéran a pris d'autres initiatives : à Bagdad, dans un quartier d'opposants au régime de l'Iran, ce dernier réussit a faire sauter un bus portant de nombreux opposants tuant un leader candidat à la direction des Mudjahines, 6 hauts responsables et de nombreux opposants iraniens. De même, des bombes ont explosé devant leur quartier général.
La simultanéité des deux faits peut être interprétée comme un avertissement sur l'audace du gouvernement iranien, capable de défier.
Mais l'interprétation, probablement exacte est encore trop simple car les 30000 opposants iraniens hébergés en Iraq se révèlent aussi comme une arme interne redoutable placée dans le coeur même de l'Iraq par l'Iran. Ainsi, ils ont déjà tenté d'assassiner de nombreux responsables iraqiens dont Odai le proprefils de Saddam Hussein.
De plus, il faut connaître également la réalité des attaques antisémites qui s'exercent actuellement de façon officielle dans un certains nombre de ces pays qui ont signés des accords avec Israël Ces médias ne peuvent s'exprimer qu'en obédience à leurs gouvernements. Leurs textes sont donc une tactique gouvernementale également.
Il faut absolument lire ces pages pour connaître la structure des poncifs antisémites actuels de la région qui allient l'antisémitisme classique de l'époque hitlérienne et de l'antisémitisme religieux européen séculaire en l'appliquant au Juif actuel qu'est l'Israélien relié à sa terre politiquement et religieusement. LE seul juif bon dans ces campagnes est celui qui se désidentifie, et qui hait ses propres attachements.
Comme dans le courant révisionniste européen, la démonstration utilisée joue d'une apparenc e de connaissance scientifique alors qu'elle est une ignorance crasse de la sociologie historique et de l'anthropologie, une malhonneteté claire et des glissements dans les débats de l'actualité politique. L'ignorant tombe sous le matracage ainsi organisé.
Tout ceci pour simplement comprendre quel est le contexte de la réalité et dans quel environnement vivent ces Juifs le jour où un gouvernement décide de les inculper. On est loin des discours des articles complaisants pour lecteurs occidentaux qui se basent sur des options logiques sans aucun lien avec la réalité.
C'est dans ces contextes que se jouent nos Pourim.
Derrière cela, il y a un passé de très grande estime entre la mémoire iranienne et la mémoire juive.
Vous trouverez ici les archives quotidiennes du problème de l'arrestation des Juifs iraniens en 1999-2000: le dossier et la suite ( dossier)
et voici la fin de cet important dossier.
Les données brutes iraniennes officielles :
Population: 68.959.931 (July 1998 est.)
note: includes 607,252 non-nationals (July 1998 est.)
Age structure:
0-14 years: 43% (male 15,371,060; female 14,513,782)
15-64 years: 53% (male 18,469,620; female 17,810,596)
65 years and over: 4% (male 1,428,471; female 1,366,402) (July 1998est.)
Population growth rate: 2.04% (1998 est.)
Birth rate: 31.37 births/1,000 population (1998 est.)
Death rate: 6.19 deaths/1,000 population (1998 est.)
Net migration rate: -4.79 migrant(s)/1,000 population (1998 est.)
Sex ratio:
at birth: 1.05 male(s)/female
under 15 years: 1.06 male(s)/female
15-64 years: 1.04 male(s)/female
65 years and over: 1.05 male(s)/female (1998 est.)
Infant mortality rate: 48.95 deaths/1,000 live births (1998 est.)
Life expectancy at birth:
total population: 68.25 years
male: 66.83 years
female: 69.74 years (1998 est.)
Total fertility rate: 4.31 children born/woman (1998 est.)
Nationality:
noun: Iranian(s)
adjective: Iranian
Ethnic groups: Persian 51%, Azerbaijani 24%, Gilaki and Mazandarani8%, Kurd 7%, Arab 3%, Lour 2%, Baloch 2%, Turkmen 2%, other 1%
Religions: Shi'a Muslim 89%, Sunni Muslim 10%, Zoroastrian, Jewish,Christian, and Baha'i 1%
Languages: Persian and Persian dialects 58%, Turkic and Turkic dialects26%, Kurdish 9%, Louri 2%, Balochi 1%, Arabic 1%, Turkish 1%, other 2%
Literacy:
definition: age 15 and over can read and write
total population: 72.1%
male: 78.4%
female: 65.8% (1994 est.)
Government
Country name:
conventional long form: Islamic Republic of Iran
conventional short form: Iran
local long form: Jomhuri-ye Eslami-ye Iran
local short form: Iran
Data code: IR
Government type: theocratic republic
National capital: Tehran
Administrative divisions: 25 provinces (ostanha, singular—ostan); Ardabil,Azarbayjan-e Gharbi, Azarbayjan-e Sharqi, Bushehr, Chahar, Mahall va Bakhtiari, Esfahan, Fars, Gilan, Hamadan, Hormozgan, Ilam,Kerman, Kermanshahan, Khorasan, Khuzestan, Kohkiluyeh va Buyer Ahmadi, Kordestan, Lorestan, Markazi, Mazandaran, Semnan, Sistanva Baluchestan, Tehran, Yazd, Zanjan
note: there may be three new provinces named Gorgan, Qom, and Qazvin
Independence: 1 April 1979 (Islamic Republic of Iran proclaimed)
National holiday: Islamic Republic Day, 1 April (1979)
Constitution: 2-3 December 1979; revised 1989 to expand powers of the presidency and eliminate the prime ministership
Legal system: the Constitution codifies Islamic principles of government
Suffrage: 15 years of age; universal
Executive branch:
Chief of state: supreme leader (rahbar-e moazam) and functional chief of state—

Leader of the Islamic Revolution Ayatollah Ali Hoseini-KHAMENEI (since 4 June 1989)
et le gouvernement à Pourim 5766 ou 2006 (lien):
| Supreme Leader |
Ali Hoseini-KHAMENEI, Ayatollah |
President
|
Mahmud AHMADI-NEJAD |
| Speaker of the Islamic Consultative Assembly (Majles) |
Qolam Ali HADAD-ADEL |
| Secretary of the Cabinet |
Masud ZARIBAFAN |
| First Vice Pres. |
Parviz DAVUDI |
| Vice Pres. for Atomic Energy |
Qolam Reza AQAZADEH-Khoi |
| Vice Pres. for Cultural Heritage & Tourism |
Esfandiar Rahim MASHAIE |
| Vice Pres. for Environmental Protection |
Fatemeh JAVADI |
| Vice Pres. for Legal & Parliamentary Affairs |
Ahmad MUSAVI |
| Vice Pres. for Martyrs & War Veterans Affairs |
Hosein DEHQAN |
| Vice Pres. for Physical Education |
Mohammad ALI-ABADI |
| Vice Pres. for Management & Planning |
Farhad RAHBAR |
| Min. of Agricultural Jihad |
Mohammad Reza ESKANDARI |
| Min. of Commerce |
Masud MIR-KAZEMI |
| Min. of Communication & Information Technology |
Mohammad SOLEIMANI |
| Min. of Cooperatives |
Mohammad Nazemi ARDAKANI |
| Min. of Defense & Armed Forces Logistics |
Mostafa Mohammad NAJAR |
| Min. of Economic Affairs & Finance |
Davud DANESH-JAFARI |
| Min. of Education |
Mahmud FARSHIDI |
| Min. of Energy |
Parviz FATAH |
| Min. of Foreign Affairs |
Manuchehr MOTAKI |
| Min. of Health |
Kamran BAQERI-LANKARANI |
| Min. of Housing & Development |
Mohammad SAIDI-KIA |
| Min. of Industries & Mines |
Ali Reza TAHMASBI |
| Min. of Intelligence & Security |
Qolam Hosein MOHSENI-EJEI |
| Min. of Interior |
Mostafa PUR-MOHAMMADI |
| Min. of Islamic Culture & Guidance |
Mohammad Hosein SAFAR-HARANDI |
| Min. of Justice |
Jamal KARIMI-RAD |
| Min. of Labor & Social Affairs |
Mohammad JAHROMI |
| Min. of Petroleum |
Kazem VAZIRI-Hamaneh |
| Min. of Roads & Transportation |
Mohammad RAHMATI |
| Min. of Science, Research, & Technology |
Mohammad Mehdi ZAHEDI |
| Min. of Welfare & Social Security |
Parviz KAZEMI |
| Governor, Central Bank of Iran |
Ebrahim SHEIBANI |
| Head of Interest Section in the US |
Ali JAZINI |
| Permanent Representative to the UN, New York |
Mohammad Javad ZARIF-Khonsari |
Legislative branch: unicameral Islamic Consultative Assembly or Majles-e-Shura-ye-Eslami(270 seats; members elected by popular vote to
serve four-year terms)
elections: last held 8 March and 19 April 1996 (next to be held NAMarch 2000)
election results: percent of vote—NA; seats—NA
Judicial branch: Supreme Court
Political parties and leaders: Iran has no political parties; the mostimportant political "groupings" are—Tehran Militant Clergy
Association, Secretary General Ayatollah Mohammad EMAMI-KASHANI; MilitantClerics Association, Mehdi MAHDAVI-KARUBI and
Mohammad Asqar MUSAVI-KHOINIHA; Servants of Reconstruction (G-6), MohammadHASHEMI-RAFSANJANI, Hosein MARASHI
Political pressure groups and leaders: groups that generally supportthe Islamic Republic include Ansar-e Hizballah, Mojahedin of the
Islamic Revolution, Muslim Students Following the Line of the Imam,and the Islamic Coalition Association; opposition groups include the
Liberation Movement of Iran and the Nation of Iran party; armed politicalgroups that have been almost completely repressed by the government
include Mojahedin-e Khalq Organization (MEK), People's Fedayeen, DemocraticParty of Iranian Kurdistan; the Society for the Defense of
Freedom
International organization participation: CCC, CP, ECO, ESCAP, FAO,G-19, G-24, G-77, IAEA, IBRD, ICAO, ICC, ICRM, IDA,
IDB, IFAD, IFC, IFRCS, IHO, ILO, IMF, IMO, Inmarsat, Intelsat, Interpol,IOC, IOM (observer), ISO, ITU, NAM, OIC, OPEC, PCA,
UN, UNCTAD, UNESCO, UNHCR, UNIDO, UPU, WCL, WFTU, WHO, WMO, WToO
Diplomatic representation in the US: none; note—Iran has an Interests Section in the Pakistani Embassy, headed by Faramarz
FATH-NEJAD; address: Iranian Interests Section, Pakistani Embassy,2209 Wisconsin Avenue NW, Washington, DC 20007; telephone: [1]
(202) 965-4990
Diplomatic representation from the US: none; note—protecting power in Iran is Switzerland
Flag description: three equal horizontal bands of green (top), white,and red; the national emblem (a stylized representation of the word Allah) in red is centered in the white band; ALLAH AKBAR (God is Great) in white Arabic script is repeated 11 times along the bottom edge of the green band and 11 times along the top edge of the red band
Il est remarquable de constater que le site officiel iranien ne cite aucunement Israel dans les pays avec lesquels il est en conflit :
Disputes—international: Iran and Iraq restored diplomatic relationsin 1990 but are still trying to work out written agreements settling outstanding disputes from their eight-year war concerning border demarcation,prisoners-of-war, and freedom of navigation and sovereignty over the Shatt al Arab waterway; Iran occupies two islands in the PersianGulf claimed by the UAE: Lesser Tunb (called Tunb as Sughra in
Arabic by UAE and Jazireh-ye Tonb-e Kuchek in Persian by Iran) andGreater Tunb (called Tunb al Kubra in Arabic by UAE and Jazireh-ye Tonb-e Bozorg in Persian by Iran); it jointly administers with theUAE an island in the Persian Gulf claimed by the UAE (called Abu Musa in Arabic by UAE and Jazireh-ye Abu Musa in Persian by Iran)—over whichIran has taken steps to exert unilateral control since 1992, including
access restrictions and a military build-up on the island; the UAEhas garnered significant diplomatic support in the region in protestingthese
Iranian actions; Caspian Sea boundaries are not yet determined among Azerbaijan, Iran, Kazakhstan, Russia, and Turkmenistan
Illicit drugs: illicit producer of opium poppy for the domestic andinternational drug trade; net opiate importer but also a key transshipment
point for Southwest Asian heroin to Europe
Conclusion: comme disent nos Sages, "La Torah n'est pas dans les Cieux, elle est sur terre, dans nos mains, elle nous a été donnée et nous l'avons reçue".
La Torah et ses fêtes ne sont pas "une spiritualité" mais une avancée concrète de toute la Création vers la réussite heuruse pour tous du plan divin, avec la connaissance de ce plan et des règles morales de réussite.
Le rôle des Juifs se limite à cela et à être canal de la bénédiction pour le monde entier, depuis...
ne dites pas un seul autre endroit. Selon la Torah, c'est depuis la terre qui est celle du Saint béné soit-il, depuis Jérusalem son centre.
J'ai déjà été invité à passer des fêtes gratuitement dans d'autres pays où mes invitants juifs disaient que ce lieu était celui de la bénédiction pour le monde en cette fête du calendrier juif. Avec remerciements, je suis resté à Jérusalem avec ce qui en est dit dans la Torah. Je ne la change pas.
Et dans ces contextes difficiles, que ce Pourim soit une révolution spirituelle en chacun de nous, et il nous est dit alors que les ennemis se retireront. Et ils nous demanderont alors de jouer notre rôle sur la terre d'Israël. Il faudra bien qu'un jour les Juifs qui croient dans la Torah et l'enseignent mettent en pratique ce qu'ils enseignent sur ce point. Ne découpons pas la Torah aux ciseaux. Et on n'y vient pas seulement pour lieu de retraite ni pour fuir des inconvénients ou des "ras-le-bol", on y vient pour y vivre et pour vivre à fond le plan de la Torah. Ce sera un dur combat, oui, non pas un lieu de repos. Car c'est l'oeil du cyclone.
Le lien avec les nations est fait, ô combien, mais le retour de tout cela à Jérusalem n'est pas encore réussi et ne dépend que de nous.
Pendant ce temps là, Esther et Mordékhaï vont vénérés en leur tombeau en Iran, comme Myriam et Aharon en Jordanie. Ne perdons pas espoir.
1. Le roman d'amour entre la reine juive et le roi de Perse reprendra-t'il?
On ne peut pas voir seulement le rouleau d'Esther comme une histoire de persécution qui se termine bien pour les Juifs. En effet, toute la Torah commence par la Création du monde et de l'homme Adam, source de tous les peuples et projet divin. La Torah est inscrite dans la révélation de ce qui est nécessaire pour y parvenir après que les humains aient si souvent compliqué et détruit.
Dans ce contexte, le rapport d'Israël à la dispersion est essentiel. C'est le rapport à l'Egypte (et le Maharal de Prague insiste sur le fait que Moché allait devant Pharaon pour tenter de le faire revenir à l'ordre essentiel et monter à ce qui sera Jérusalem mais il refusa, et on connaît la suite).
C'est aussi le rapport à toute la dispersion et le Rambam, Maïmonide, insiste sur le fait qu'elle a eu un rôle et un temps qui consistaient à rassembler les étincelles dispersées et à les ramener au summum de leur être dans le peuple.
Les 70 membres du Sanhédrine, conscients de ces rapports essentiels, connaissaient les 70 langues principales et pouvaient se passer d'interprètes; ils les reliaient ainsi au coeur de la Création, Jérusalem, qui est aussi le canal de la bénédiction. Il est écrit que les puissants des nations rivalisaient d'ambition pour posséder une maison sur la terre d'Israël. Et les non-Juifs apportaient des sacrifices et des offrandes au Temple.
Dans tout ce contexte, la relation avec la Perse a une intensité particulière, non seulement pour cet amour entre le Roi (image du Roi du monde) et Esther. Ce n'est donc pas seulement une histoire de persécution qui se termine. Je vous laisse méditer sur le sens de ce lien. Réfléchissons à quelques éléments.
La Perse (ou l'Iran d'aujourd'hui, puisque ce nom ne fut changé il y a seulement 70 ans) a comme Israel et le peuple juif, de nombreux points communs:
- une langue multi-millénaire qui est encore parlée aujourd'hui comme elle l'était hier, et tout connaisseur du persan (farsi) est capable de lire les textes anciens comme chez les Juifs ils lisent également la Torah et le journal du jour dans la même langue. N'importe quel iranien dévore les poèmes d'amour de Rumi, poète du 13e siècle. C'est dans ces niveaux de participation commune à l'actualité et au passé antique en une immédiateté commune que l'on peut se comprendre. Par contre, ni les Italiens ni les Grecs d'aujourd'hui ne peuvent lire leurs textes anciens avec la même facilité, ni les Indiens face au sanscrit, ni les chinois, etc.
- comme l'hébreu a été répandu dans le monde à travers le texte de la Torah, le persan fut longtemps une langue administrative et diplomatique sur toute l'Asie. Et de multiples pays ont gardé dans leur langue les mots de persan, jusqu'en Indonésie. Par exemple, saphir, paradis...
- le souvenir d'Esther et de Mardochée ou du prophète Daniel est présent dans la culture iranienne et les mausolées de leur tombe sont des monuments historiques dont le pays est fier.
- comme pour les Juifs, les Perses ou Iraniens présentent leur histoire comme ayant subi l'invasion et l'occupation par les Arabes. Et il est clair que, puisque l'islam a été imposé par l'épée, les conversions forcées et le sang, les rapports avec les conquérants venus de La Mecque restent encore très tendus et tournent au carnage épisodiquement lors des grands pélerinages.
- Les envahisseurs islamiques n'ont pas réussi à supprimer totalement les anciennes religions perses (zoroastriens) qui subsistent encore aujourd'hui. Point commun avec le judaïsme. Et ils vénèrent les lieux du passé pré-islamique, ainsi que les noms qui y sont reliés.
- Les occupants arabes (qui accusent tant les autres d'occupation, par projection) ont imposé l'écriture arabe si jolie dans sa calligraphie, mais si mal adaptée à la structure linguisitque du persan. Et cela pose des problèmes que les nationalistes iraniens ne camouflent pas et, chaque fois qu'ils le peuvent, ils adoptent dans l'écriture les formules ou la graphie de l'ancienne langue et refusent d'adopter les petits signes d'adjonction de l'arabe. Cet entêtement multiséculaire est à rapprocher de la psychologie juive.
Tout le conflit entre les Chiites et les Sunnites, la guerre iraqo-iranienne, etc. sont à voir dans cette juste compréhension anthropologique. Il n'y a aucun sens à voir le monde du Proche-Orient à travers la seule histoire diplomatique des deux siècles derniers. Je me souviens avoir éclairé quelque peu des responsables de l'ONU en mission allant d'une capitale à l'autre dans la région sans cesse et qui étaient ignorants de toutes ces rivalités multi-millénaires. Ils comprirent enfin que le conflit israélien n'était qu'un outil pour continuer les rivalités historiques afin de prendre le leadership sur les 3 ou 4 autres grands empires qui furent toujours en conflit entre eux.
Ne pas prendre en compte l'anthropologie historique en cette région est passer à côté de tout sens véritable.
Nous pourrions aussi insister sur les parallèles des deux langues.
Tout ceci n'est qu'une piste car il faudrait aller beaucoup plus en recherche et réflexion pour comprendre les affinités et complémentarités, et parvenir à nous demander: qu'est-ce qui a fait que c'est entre ces deux peuples que s'est jouée la rencontre de sauvetage entre le Roi Assuérus et Esther, et non pas en un autre pays. Et pourquoi c'est Cyrus le roi de Perse qui, seul, a fait se réaliser la reconstruction du Temple, projet de bénédiction le plus important pour Israël et pour tous les peuples et pour l'ensemble de la Création.
Il reste que, actuellement, voilà deux grandes civilisations (Israël et la Perse) que l'arabisme et l'islamisme n'ont pas réussi à vaincre et qui maintiennent vivante leur appartenance à leur source, et même leur lien commun écrit dans le texte du Tanakh et dans les monuments en Iran, et même leurs épisodes cummuns face à la même puissance politico-religieuse qui, aujourd'hui comme hier veut conquérir par le glaive et le sang, avec une idéologie mortifère de djihad promettant le paradis et les 70 vierges aux candidats assassins.
Le paradoxe est que ces deux civilisations-victimes passent entre elles par des phases d'amour et par une phase actuelle de violence de la part de l'Iran qui est avant tout une hyperexcitation islamique, et une façon de reprendre le leadership sur le reste des conquérants islamiques de leur propre patrimoine. La situation est très confuse et ambivalente. Et on voit comment et combien en Iraq ces affrontements sont violents et ne respectent aucun lieu sacré. Et là il n'y a plus de Juifs à accuser ni à utiliser.
Il y a un affrontement supplémentaire avec la christocratie économique de Bush, c'est encore un autre problème! Tout est possible dans les idéologies sur cette planète.
La violence d'Amman et celle de l'Islam conquérant éclatent périodiquement en Iran, à la fois dans des rites religieux sanguinaires ou dans l'explosion anti-israélienne aussi bien que dans les explosions de jeunes enfants envoyés nettoyer les champs de mine en victimes délibérées. Cela tient-il plus de l'iranisme ou de l'islamique qui trouve qu'il n'y a pas plus grand bonheur que de mourir en martyr? Tout est complexe, et la langue iranienne adore les longs fils de dépendances successives. Donc, non aux simplifications.
Il est probable qu'un jour -et ce sera un grand pas vers la guéoula finale- les Iraniens entendront le goût de la vie et abandonneront pour toujours le goût de la mort qui leur a été amené de l'extérieur; ils seront alors fidèles à leur sens de la beauté terrestre qui illumine dans leurs monuments autant que dans leurs tapis ou miniatures. Ils écouteront alors le principe de la Torah: tout la religion est pour que "vous viviez" et ils écouteront aussi leur principal poète Rumi dans son enseignement que je reproduis ici et traduis (poème 311) où il montre bien qu'il faut sortir d'un piège que l'on se dresse tout le temps au coeur même de l'amour et de la religion:
1. En amour, rien ne vaut si ce n'est boire le vin vital
2 et si l'âme ne donne pas la vie, il n'est plus rien qui reste.
3. Je dis: "toi, je t'ai connu et de ce temps-là je vais en mourir (d'amour).
4 Il me dit en ses profondeurs antiques: "me connaître ne fait jamais mourir".
Disons "Amen" à ce projet de civilisation où l'exaltation, enfin, ne sera plus mortifère pour personne. Et que ce Pourim soit aussi une libération intérieure pour l'Iran. Et qu'ils ressentent l'émotion qui est passée entre le roi de Perse et la reine Esther.
Esther aurait pu dire au Roi qu'elle apportait ce poème en demandant la vie pour son peuple.
En hommage et liaison positive,
je transcris maintenant ce poème dans la langue farsi originale, en ce poème âgé de 8 siècles et lu par tout iranien. Que ce soit notre point de rencontre en cette fête de Pourim, nous avons de quoi nous parler en choisissant la vie (acher ti'hiou) au milieu de ces courants religieux qui dégustent la mort et s'imaginent avoir trouvé cela dans la parole de D.ieu lue dans la Bible qu'ils n'ont pas su lire. Ils en ont fait un autre testament, mot devenu mortifère comme l'histoire l'a démontré. Ayons donc la patience divine, et sachons regarder aussi les beautés que chaque peuple a su cultiver, lui seul plus que d'autres.
1.
Dar échgh, ké djoz méi-é baghâ, kordane nist
2. djoz djâne dâdane, dalil-e djâne bordane nist.
3. Goftam ké : "to râ chénâssam, ânega miram".
4. Goftâ ké : chénâssâyé ma râ, mordane nist".
Traduction:
1. En amour, rien ne vaut si ce n'est boire le vin vital
2. et si l'âme ne donne pas la vie, il n'est plus rien qui reste.
3. Je dis: "toi, je t'ai connu et de ce temps-là je vais en mourir (d'amour).
4. Il me dit en ses profondeurs antiques: "me connaître ne fait jamais mourir".

(le poème en persan, écriture calligraphique de l'auteur, en hommage à Esther qui a cru en la victoire de la vie).
Comme pour les Juifs, il est difficile pour les Perses et les Iraniens d'être ainsi tendus entre des mondes différents, entre le passé multimillénaire et les autres empires qui les pressent, entre soi et les autres en qui on se fond en falsifiant. A travers tout cela, c'est le tiqqoun de Caïn et Abel. On avance, très lentement.
Un nouveau pas sera franchi dans la reconnaissance (en tous les sens du termes) quand les islamistes et les Arabes en particulier prendront au sérieux le texte de la sourate du Qoran, nommée "le voyage nocturne", qui annonce le retour des Juifs vers leur terre depuis la dispersion comme un signe du salut final. Voyez sur cette page de Modia le long exposé de ce texte pour la reconnaissance de Jérusalem.
Nous sommes à cette époque. Il suffirait que les voisins arabes lisent également ce passage et ses commentaires. Alors, l'alliance avec la Perse et l'Iran serait dégagée de tous ces freins et le Proche-Orient apporterait la bénédiction au monde. Et le rôle de nos voisins dans cette amélioration serait mis en valeur.
A chacun de réfléchir et d'apporter à sa façon à la construction commune. Combien nécessaire!