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Lexique juif
pour comprendre, lire, penser et parler
dans les termes de la tradition juive
par Yehoshua Ra'hamim Dufour
basé sur les livres de nos
Sages
http://www.modia.org
Notes.
1. Le lexique qui vient de tripler de dimension.
Il est indispensable de connaitre les concepts juifs pour pouvoir penser
la Torah, pour vivre la vie juive, pour lire les commentaires et echanger
en Juif. Une etude qui sera fructueuse par ses resultats. Le style est
bref.
2. Selon la loi et le dine Torah, ce lexique, fruit du travail
personnel, ne peut pas être reproduit pour une autre fin que l'usage
personnel de l'étude. Et ce, sous aucune forme.
3. Le son 'H comme dans 'Hanouka est situé
avant la lettre H.
4. Le lexique est en cours d'insertion. Il n'est donc pas complet ni
dans les termes ni dans la mise en page graphique.
A'haronim (voir le Lév
Gompers).
Achga'ha, supervision (achga'ha). Désigne la surveillance
affectueuse et bonne de Hachém, que le terme de Providence traduit
mal ; également, la surveillance de la cacheroute organisée
par les rabbins.
Adafina ou Tafina ou Dafina ou Skhina. Plat mijotant longuement
en étant maintenu à la chaleur et mangé le chabbate
dans la majorité des communautés, en raison de l'interdiction
de cuire pendant le chabbate.
Adam bénoni. Un individu qui appartient à la moyenne
et n'est pas un Sage ni un mécréant, ni un inculte, et qui
essaie quelque peu de faire le bien.
Adam cachér. C'est une personne à qui on peut
faire confiance car elle est scrupuleuse dans l'application de la Torah
et des mitsvotes.
Adam gadol. C'est un grand Sage que l'on respecte.
Afikomén. Traduction : Dessert. Explication : C'est une
partie de la matsa centrale qui est brisée puis enveloppée,
et cachée lors du séder de Pessa'h, et que l'on mange au
dessert. Les enfants se maintiennent éveillés en songeant
à la chercher pour recevoir un cadeau lors de la trouvaille. Références
dans le Tanakh : Chémote 12, 17 et 34. A lire également :
Michna Pessa'him 10,8.
Aggada. Aggada, parties du Talmud non centrées sur les
applications de halakha. Elles ne sont pas que des récits populaires
mais sont pleines d'enseignements précis sur la Torah, et d'enseignements
élevés, ainsi que de morale. Les auteurs cités sont
les maîtres du Talmud.
Ahavate hazzoulate. L'amour du prochain.
Aïne hara Mauvais oeil. regard dépourvu de bienveillance.
qui vit dans le mal intérieur et le projette sur autrui ; il voit
alors le mal chez le prochain et le lui souhaite. Il se poursuit dans la
médisance. le lachone harâ.
Âkédate Yits'haq. Nom d'un livre de R. Yits'haq
Arama.
Akhilate pérace. Consommation d'une demi-miche de pain.
Âlénou léchabéa'h. Traduction : nous
avons l'obligation de louer. Explication : C'est une prière de louange
qui est dite à la fin des 3 offices de la journée, composée
par Yéhoshua. le serviteur et successeur de Moché.
Almane. veuf ; almana. veuve. Pluriel :
almanim.
almanote. Le veuf passe d'abord par l'état de onén,
avant l'enterrement, puis la période des chelochim (30 jours),
puis l'année de deuil, etc.
Alouf. Champion. Très fort. Est utilisé dans le
même sens que gaone, et concerne les grands Sages. Vient de
aléf,
la première lettre de l'alphabet; et la racine veut dire aussi enseigner.
Alyah."Montée" désignant la montée pour
lecture de la Torah ou l'émigration vers la terre d'Israël.Elle
a été continue et permanente dans tous les siècles.
et n'est aucunement une nouveauté datant du sionisme politique qui.
cependant. lui a donné une importance et une extension incomparables
s'inscrivant ainsi dans une trajectoire passée et future.
Âm haarets. Peuple de la terre. Sens : ignorant total.
Ama. C'est une mesure de longueur correspondant à environ
50 centimètres.
Âmida. ou Chémona Êssré. Explication
: C'est le sommet de la prière des trois offices de la journée
qui comporte 19 bénédictions.
Amira léeino yéhoudi. Dire à celui qui
n'est pas juif. Il est interdit de demander à un non juif de faire
pour nous pendant le chabbat un travail que l'on n'a pas le droit de faire.
Ânava. Traduction : humilité. modestie.
Aneché knésséte haguédola. les Sages
de la Grande Assemblée qui ont écrit les principales prières
actuellement en cours. il y a plus de 2500 ans.
Anges . Malakhim.'hayote. ophanim.
Anoussim . Juifs contraints de se convertir sous la pression
matérielle. économique. psychologique et sous la menace
de mort. Le christianime a opéré au long des siècles
de nombreuses conversions forcées de Juifs sous la menace du bûcher
et a souvent mis ses menaces à exécution dans des autodafés
se déroulant en fêtes publiques (voir le tableau de Francisco
Rizi au Musée du Prado à Madrid). Pendant la seconde guerre
mondiale. de nombreux Juifs ont été sauvés gratuitement
par des Justes des nations ; mais. également,de nombreux enfants
juifs sauvés ont été alors soumis aux pressions psychologiques
et aux contraintes pour se convertir. Nombreux de ces enfants ou jeunes
adolescents sont ainsi devenus par la suite membres du clergé. religieuses
et membres de la hiérarchie catholique, autres victimes identitaires
de la Shoa. Appellation désignant le martyr de ceux qui ont été
tués en tant que Juifs. pour la foi juive, pour la non conversion
mais aussi en tant que Juifs quel que soit leur degré de connaissance
ou de sainteté. par exemple toutes les victimes juives de la Shoa.
Âqéda. Explication : C'est le sacrifice d'Avraham
(voir la paracha Vayéra).
Âravotes. Traduction : Saules. Explication : Ce sont 2
branches de saules qui sont placées dans le loulav pour symboliser
une partie du peuple d'Israël qui ne brille pas par ses fruits ni
par ses parfums mais qui fait partie intégrante et nécessaire
de l'unité du corps. On porte aussi à la synagogue une touffe
de 5 branches de saule, à la fin de la fête de Souccote, dont
on frappe le sol en lisant une prière ; cette pratique est déjà
relatée dans la michna Soucca 4, 5-6. Voir aussi :Loulav Souccote
Arbâ kanefote. 4 franges. surnom du petit
tallite.
Ârbite. Traduction : prière du soir.
Arone haqqodéche. Armoire contenant les rouleaux de la
Torah.
Ashkénaze. Juif originaire d'un pays d'Europe. Le mot
signifie l'Allemagne. Il est déjà cité dans la Torah
(Béréchite 10, 3) et dans le Talmud. Il y a beaucoup d'autres
catégories de Juifs, suivant leur origine : parsim (Iran),
témanim
(Yémen), séfaradim (de l'exil d'Espagne), etc.
Âssara harougué malkhoute.
Traduction : Dix assassinés du Roi
Explication : Il s'agit de 10 grands Sages de la tradition juive
qui furent exterminés de façon atroce par les Romains
sous le gouvernement de l'empereur Hadrien (135).
Ces Sages sont :
Ribbi Âqiva ben Yosséf,
Ribbi Chimeône ben Gamliel,
Ribbi Elâzar ben Chamouâ,
Ribbi Elâzar ben Dama,
Ribbi 'Hananya ben hakhinaï,
Ribbi 'Hanaya ben Teradiyone,
Ribbi 'Hutspite hattourguemane.
Ribbi Yéhéchav Sofér,
Ribbi Yichmâel ben Elicha,
Ribbi Yichmael ha Cohén haggadol.
Les commentaires voient dans ce martyre un tiqqoune de la faute
des frères de Yosséf qui le sacrifièrent. Voir
sur ce point :
Middrache Michlé, 1.
Middrache Tehilim Cho'har tov 9, 13:
E ika rabbati 2, 8
Rabbénou Bé'hayé, sur Béréchite 37,
3 et 38, 1 et 43, 15 et 44, 17 et 50, 17 et sur
Dévarim 33, 6.
Tiqouné Zohar 110 b.
Séfér haguilgoulim : aqdamotes 5 et 26 et 34 et 36 et 39.
Âssérète haddibérote.
Traduction : dix paroles. Explication : Ce sont les 10 commandements. Leur
caractère condensé les a fait adopter par de nombreuses autres
cultures comme symbole de la moralité publique minimale. A lire
également : Chémote 20, 2-17 et Dévarim 5, 6-21.
Âtifa. Explication : C'est l'action de recouvrir un plat
chaud le Chabbate pour qu'il maintienne sa chaleur. C'est état s'appelle
îtouf.
On parle aussi de hatmana, action d'enfouir sous quelque chose,
pour cela, par exemple sous une couverture. On dit alors du plat qu'il
est mékhoussé, recouvert. La couverture s'appelle
kissouï.
Atifate haroche. Fait d'avoir la tête couverte.
Atqafta. Objection dans le Talmud.
Atsé 'hayim. Arbres de vie. C'est un autre nom donné
aux rouleaux de la Torah.
Auflauf. En yiddish. un soufflé aux fruits.
Av, Mois de. Explication : C'est
un mois (en été) qui a vu se dérouler les catastrophes
les plus grandes : - promulgation de l'interdiction d'entrée en
terre d'Israël pour la génération du désert qui
avait fauté de façon répétée. - incendie
du premier Temple (en 586 avant l'ère vulgaire) - destruction de
Bétar par les Romains et et interdiction d'enterrer les milliers
de morts. - la charrue est passée sur l'emplacement du second Temple,
après sa destruction, par le Romain Turnus Rufus (année 68
ou 69 ou 70, dans le compte vulgaire). - et de nombreuses autres catastrophes
: exterminations par les croisés, expulsion d'Angleterre en 1290,
en 1306 expulsion de France par Philippe 4, décrêt de l'expulsion
par les rois catholiques d'Espagne, décisions d'extermination des
nazis dans notre génération. Pour nous, elles seront donc
marquées par des commémorations de tristesse et de repentir
dont les halakhotes pratiques peuvent varier d'une communauté à
l'autre. Voir aussi : Mois de Av. Références dans le Tanakh
: Vayiqra (Lévitique ) 26, 39-40. Jérémie 26, 18.
Zacharie 8, 19. A lire également : Michna Taânite 4,6 ; Traité
Taânite 13 a et 29 a
Av Béit dine. Président du tribunal rabbinique.
Avél. Endeuillé.
Avéloute. Deuil. Voir les
rites de deuil.
Avlé tsione. Courant des plus anciens dans le judaïsme.
dont les membres sont sensibles à la destruction du Temple et en
portent le deuil. (Baba Batra 60 b).
Avote mélakha. Les principes du travail. Ce sont les
39 catégories de travaux interdits pendant le Chabbate.
Avote. Pluriel de av. père. Avote désigne
Avraham. Yits'haq et Yaâqov.
Baâl habbrite. Traduction : Participant de l'alliance.
C'est le père de l'enfant qui va être circoncis.
Baâl kéri. Celui qui a eu une éjection de
sperme soit lors d'un rapport, soit lors d'une perte.
Baâl middote. Traduction : possédant des qualités.
homme ayant de grandes qualités dans le comportement effectif.
Baâl qoré. Celui qui a la fonction habituelle
de lire la Torah dans la synagogue.
Baâl téchouva. Actuellement : celui qui revient
à Dieu. à la Torah et à l'amour du prochain. Le sens
véritable de baâl est : "celui qui a atteint et possède"
ce niveau de la Téchouva. ce qui n'est pas le cas de celui qui se
dirige seulement vers.
Baâl téfila. Celui qui mène la prière.
On le nomme aussi chalia'h tsibbour. envoyé du public.
Bal tach'hite. Interdit de détruire.
Bamémadlikine. Passage du début de la michna de
Chabbate
traitant de l'allumage des lumières de Chabbate. et qui est lu le
vendredi soir à la synagogue.
Bar mitsva (Relevant des mistvotes) le garçon est
"bar
mitsva" à l'âge de 13 ans et est considéré
comme adulte pour la prière. la montée à la Torah.
pour le nombre de 10 Juifs nécessaire pour l'assemblée de
prière dite miniane (compte). Désigne aussi ce jeune.
le jour de la cérémonie. La fille est "bat mitsva"
à partir de 12 ans et 9 mois.
Baroukh ché amar. partie de l'office du matin (Cha'harite)
dite
debout après la préparation par les cantiques (zémirote)
et qui indique l'entrée dans l'essentiel de la prière et
de la qéddoucha (sainteté) ; on n'a plus aucune participation
à une quelconque conversation à partir de ce moment.
Bassar bé'halav. Viande dans le lait. Prescriptions interdisant
de mélanger la viande et le lait. Références dans
le Tanakh : Chémote 23, 19 et 34, 26. Dévarim 14, 21.
Bassar taréf. Viande ayant certaines imperfections la
rendant impropre à la consommation juive.
Bat qol. Traduction : écho.Explication : Quand la prophétie
s'est arrêtée en Israël avec les derniers prophètes
Haguaï, Zékharia, Malakhi, des manifestations divines du roua'h
haqqoddéche (esprit du Saint) se sont faites sous la forme d'une
voix céleste. Références dans le Tanakh : Daniel 4,
28. A lire également : Traité Sanhédrine 11 a.
Bédiavad. Après coup. après avoir fait
une action.
Bédikate 'haméts. Examen de la maison pour l'élimination
du 'hamets.
Bédiqa. Examen. inspection. Examen de la femme qui est
attentive envers elle-même pour savoir si elle est sortie de l'état
de nidda. Voir nidda.
Béer Haggola. Le Puits de l’Exil. (voir Maharal).
Béghéd. Vêtement. Souvent prononcé
béguéd.
Synonymes : lévouche. késsoute. méîl.
Il doit traduire la beauté du créateur qui en a donné
une participation à l'homme. La beauté. la propreté.
la dignité, la majesté et la pudeur sont les caractéristiques
du vêtement juif à travers nos textes. L'emblème essentiel
et national est le couvre-chef qui caractérise le Juif à
travers les âges. en référence à la soumission
à la présence de Dieu.
Beghrir. Crêpes. chez les juifs marocains.
Béit dine. Traduction : tribunal. Pluriel : batéi
dine. Explication : Le béit dine est le tribunal rabbinique
rendant la justice selon les critères et les règles de la
Torah (halakha). C'est aussi la composition de ce tribunal. En Israël,
le tribunal rabbinique, pour le distinguer du Béit Hammichpate,
juridiction civile de l'Etat qui juge selon les lois de la Knéssét..
Références dans le Tanakh : Chémote 18, 17-23.
A lire également : Le Traité Sanhédrine.
Béit hammiqddache. Traduction : Temple.
Explication : C'est le Temple, le sanctuaire de Dieu qui se trouve
à Yérouchalayim (II Chroniques 36, 17). On parle de
Béit
miqddache qatan (petit sanctuaire) pour la synagogue, ou pour tout
lieu que l'on veut honorer pour sa qualité de sainteté.
Le premier Temple fut construit par Salomon et détruit par le
Roi Nabuchodonozor après 410 ans en l'an 586 avant l'ère
commune.
Le second Temple commença 50 ans après la destruction
du précédent et fut terminé 20 ans plus tard.
Le troisième Temple commença 20 ans avant l'ère
commune par Hérode et fut détruit en l'an 68-69 ou 70.
Béit knéssét. Traduction : synagogue. A
lire également : Traité Bérakhote, page 6 a et b.
Béit middrache. Maison d'étude. Modia est un béit
middrache sur l'Internet.
Békiqa. Examen. par exemple des animaux cachers.
Bén Iche 'Haï. Nom d'un livre de R. Yosséf
'Hayim, et son titre.
Bénédiction des enfants par les parents
(birkate horim).
C'est une coutume qui remonte à la plus lointaine antiquité
dans le judaïsme : Noa'h (Béréchite 9. 26-27). Yits'haq
(Béréchite 27 et 28). Yaâqov (Béréchite
48 et 49). La formule utilisée pour les garçons est celle
de Yaâqov bénissant ses petits-fils. bénédiction
qui n'eut aucun effet négatif de rivalité ni de jalousie
(Béréchite 48. 20). Pour la fille. la bénédiction
de Ruth (Ruth 4. 11). On les fait suivre généralement de
la bénédiction des Cohanim (Bamidbar 6. 24-26). Ces bénédictions
ont lieu particulièrement chaque vendredi soir avant le premier
repas de Chabbate. mais aussi en toute circonstance particulière.
sous la 'houpa lors du mariage. avant des séparations. C'est un
acte essentiel dans le judaïsme. Souvent les enfants baisent alors
respectueusement le dos des doigts des parents.
Béraïta. Chaque michna écrite postérieurement
à celle de R. Yéhouda hannassi.
Bérakha richona. Première bénédiction
quand il y en a plusieurs à dire car on a mangé des aliments
différents.
Bérakha. Traduction : bénédiction. Au pluriel,
bérakhote.
Explication : L'homme doit bénir avant l'usage des choses et
avant les jouissances (birkhote hannéénine) car l'univers
appartient à D.ieu et non à l'homme et Il le met à
sa disposition. Il bénit également avant la réalisation
des mitsvotes, prescriptions commandées par la Torah.
Références dans le Tanakh : Psaume 24, 1.
A lire également : Traité Bérakhote, 36 a.
Béréchite Traduction : En un commencement de...
Explication : Béréchite est le premier mot de la Bible
(Tanakh), Il désigne aussi le premier des cinq livres de la Torah.
Les nombreux commentaires y trouvent le sens de la création, du
couple, d'Israël et de la Torah. Egalement la première mitsva
qui comprend toutes les autres (fructifiez et multipliez-vous).
Références dans le Tanakh : Jérémie 2,
3 et 27, 5 ; Proverbes 8, 22.
A lire également : Le premier commentaire de Rachi dans
la Torah
Béria. création.
Bérikh kitrakh. Bénédiction dite
quand on sort les rouleaux de l'armoire de la Torah.
Bérite. Bérite, ou brite. Traduction :
alliance.
C'est le lien essentiel entre Dieu et le peuple juif dans le lien à
Avraham (Béréchite 17,9-12). C'est, à partir de là,
le nom donné à la circoncision
(brite mila)
Le sens de base est traité de paix, contrat (Chmouel I 18, 3).
Egalement c'est une coalition ou fédération d'intérêts
dans l'hébreu moderne : les Etats-Unis se nomment Artsote habbrite.
C'est également un lien d'affection : bérite a'him (Amos
1, 9).
Arone ha brite, C'est le coffre dans lequel on mettait les deux
tables de l'alliance (lou'hote habbrite) données à
Moché.
Le Séfer habbrite, livre de l'alliance, c'est le passage
qui décrit cette alliance (Chémote 22 et 23 et 24, 7).
A lire également : Avote 3, 11.
Béssamim. Traduction : arôme, parfum.
Explication :
Moché lutte contre le perfide Qora'h par des parfums. Aharone sauve
le peuple de
l'épidémie mortelle par les parfums consacrés. Le
Cantique des Cantiques se termine
sur le mot bessamim.
Bét knéssét. Synagogue.
Béte miqddache. Temple.
Bétsa. Oeuf. mesure de volume solide correspondant à
environ la taille d'un oeuf.
Bichoul béyom tov. Cuisson pendant un jour de fête
nommé Yom Tov.
Bichoul. Cuisson.
Bilâ hammavéte lanétsa'h.... Début
de la formule récitée en quittant un cimetière. après
s'étre lavé les mains ; c'est le verset de Isaïe 25.
8 : "Il anéantira la mort pour toujours et ainsi Adonoute Hachém
fera sécher toute larme sur tout visage. et l'opprobre de son peuple
Il l'enlèvera de toute la terre. car Hachém a parlé".
Bima. Petite tribune où se place l'officiant à
la synagogue pour diriger la prier et lire la Torah.
Bina. Traduction : compréhension. C'est la sagesse, qui
comporte 50 voies.
C'est aussi le nom de la 3e séfira, étape dans le processus
de descente de la bénédiction
sur le monde..
Biour 'haméts. Elimination du 'hamets.
Biqour 'holim. Traduction : la visite aux malades. Elle est
obligatoire et basée sur l'exemple de Dieu qui rendit visite à
Avraham après la circoncision. Il y a une grande activité
de visite aux malades dans le judaïsme et cela est parfois organisé
par des associations bénévoles.
Références dans le Tanakh : Béréchite 18,
1.
A lire également : Traité Chabbat 127 a.
Birkate Cohanim. Traduction : bénédiction des
prêtres, donnée au peuple par les cohanim lors de la prière.
Elle se trouve dans Bamidbar 6, 24-26. A la synagogue, les cohanim, après
s'être lavé les mains et s'être déchaussés,
se couvrent la tête du tallite devant l'armoire de la Torah,
au lieu nommé Doukhane puis se tournent vers la communauté
pour la bénir. On ne regarde pas les cohanim en train de bénir.
Birkate haggomél. Bénédiction spéciale
prononcée lorsqu'on a échappé à un danger,
que l'on dit devant un miniane de 10 hommes, après avoir été
dans un péril ou hors d'Israël.
A lire également : Traité Bérakhote 54 b.
Birkate hallévana. Bénédiction de
la lune pendant la première partie de sa croissance en début
du mois, de préférence après la havdala faite à
la synagogue. Les usages différent suivant les communautés.
On dit également : Kiddouche hallévanah.
Birkate hammazone. Traduction : bénédiction de
la nourriture. Prière après le repas qui est prescrite dans
la Torah. Références dans le Tanakh : Dévarim 8, 10.
A lire également : Michna Bérakhote 7, 3. Traité Bérakhote
48 b.
Birkhote hacha'har. Bénédiction de l'aurore. Ce
sont les 18 bénédictions dites au lever.
Birkhote hattora. Bénédictions dites avant l'étude
de la Torah.
Birkate horim. Bénédiction des enfants par les
parents.
Bita'hone. Traduction : confiance assurée
Exposons le concept selon le livre de Réchite 'Hokhma.
- Bita'hone (confiance en Dieu) et émouna
(croyance confiante) vont de pair.
- Avraham en est le prototype, jusqu'à la âqéda
(le sacrifice) et sa confiance en la présence de la bonté
dans le monde.
- c'est ce qui caractérise le 'hassid dont le but est
d'adhérer à Dieu lui-même à travers toutes choses
et à tous moments.
- le principe en est que la cause de tout est Hachém, qu'Il
voit tout et mène tout.
- il importe de ne pas nous fier à nos actes bons comme s'ils
pouvaient assurer quoi que ce soit.
- a fortiori, ne miser jamais sur les crédulités, rites
magiques d'aucune sorte.
- le bita'hone exclut l'angoisse, la honte et la crainte envers qui
que ce soit.
- il suscite l'amour
Mots-clefs associés : Réchite 'Hokhma. 'Hovote hallévavote.
A lire également : Etude sur la paracha Miqéts.
Boï cala. Viens. fiancée. Cette expression de l'accueil
du Chabbate est déjà employée par Ribbi 'Hanina dans
le Traité Baba Qama 32 b.
Borer. Arbitre. Boreroute. Arbitrage dans les affaires
civiles.
Bouger le corps pendant l'étude et la prière (choukling.
en yiddish). Dans l'étude. on doit mobiliser tout son corps et nos
Sages disent que sans cela on ne retiendra pas. Dans la prière.
les coutumes sont différentes suivant les communautés. Certains
en font presque une technique d'éveil permanent ; les sépharades
sont très discrets sur cette technique. A lire également
: Traité Êrouvine, pages 53-54.
Bourim. Explication : Chez les juifs de Tunisie, prononciation
de Pourim
Brayk. Explication : Chez les juifs de Tunisie, beignet farci
de pomme de terre.
Brick. Pâte fine de dessert. spécialement chez
les juifs tunisiens. Elles entrent dans la composition des pastelles et
de la mhencha.
Brite mila. Alliance de la circoncision Ablation rituelle
du prépuce qui a lieu 8 jours après la naissance ; c'est
la première et la plus importante de toutes les obligations du Juif.
Elle est exécutée par le père qui peut déléguer
un mohel pour le faire. Un Juif qui n'aurait pas été circoncis
dans l'enfance a l'obligation de se faire circoncire. La circoncision juive
comporte des particularités et une simple circoncision chirurgicale
non exécutée selon les formes n'est pas valable.
Cachèr. Cacheroute. conforme aux prescriptions
de la Torah. sur tous les plans (on peut être cachèr dans
son style de vie. une maison peut être cachère. la nourriture
peut être cachère). La désignation de cacheroute pour
les produits vendus sur le marché relève d'une compétence
et d'une supervision (achga'ha) organisée par les rabbins.
Cadavre. Explication : Voir Névéla.
Cala ou Kala. Terme qui désigne la fiancée.
la nouvelle mariée. la belle-fille. Il s'applique également
au peuple d'Israël face à Dieu. ou à la Chékhina
face à Haqqaddoche baroukh Hou.
Calendrier juif
Explication :
Il est mixte, lunisolaire : lunaire pour les mois et solaire pour les
années.
Mois
Pour la détermination du mois, voir le mot "Molad".
Certains mois sont toujours de 30 jours (et dits malé)
: ce sont les mois de Nissane, Sivane, Av, Tichri, Chévate et Adar
I dans chacune des 7 années embolismiques.
Certains mois sont toujours de 29 jours (et dits 'hassér)
: ce sont les mois de Iyyar, Tamouz, Eloul, Tévéte, Adar
II dans chacune des 7 années embolismiques.
Année
Cela fera que les années auront un nombre de jours variables
:
- entre 353-355 dans les années normales,
- entre 383-385 dans les annnées embolismiques.
Il faut ajuster le cycle de 12 mois au rythme du cycle solaire ; le
motif en est la fixation des fêtes juives qui sont fixées
dans les mois mais qui ont une référence aux saisons également
(téqoufotes). Les fêtes et les mois ne peuvent donc
pas se déplacer sur l'ensemble de l'année à des dates
variables comme dans le calendrier musulman. Par exemple Pâques doit
avoir lieu au printemps.
Ce réajustement se fait de la façon suivante : le cycle
des 12 mois lunaires aboutit en 19 ans à un déficit de presque
209 jours ; on les compense en ajoutant un mois intercalaire à celui
de Adar un certain nombre de fois pendant ces 19 ans, et nommé Adar
II. Cela se réalise aux années 3, 6, 8, 11, 14, 17 et 19,
dites embolismiques.
Saison
Elle se nomme téqoufa (au pluriel : téqoufote).
Dans l'ordre de l'année juive qui commence avec le mois de Tichri
: Téqoufate Tichri correspond à l'automne. Téqoufate
Tévéte correspond à l'hiver. Téqoufate
Nissane correspond au printemps. Téqoufate Tammouz correspond
à l'été.
Précisons une particularité sémantique ; le mot
Téqoufa
veut dire également autre chose : les jours spéciaux de l'année
qui sont
- le plus long en été, au solstice (téqoufate
Tammouz),
- le plus court en hiver, au solstice (téqoufate Tévéte)
- et les deux jours de nuit et jour égaux ; Téqoufate
Nissane à l'équinoxe du printemps, et Téqoufate
Tichri à l'équinoxe d'automne.
Mots-clefs associés : Molad, cycle, nidda.
Cha'harite. Traduction : prière de l'aurore, prière
du matin, instaurée par le patriarche Avraham ; c'est la plus importante
prière de toute la journée. Les autres sont Min'ha
et Ârbite.
Chaâchouîm. Ce qui cause du plaisir ou le plaisir
pris à quelque chose comme la Torah (Psaume 119, 174). En hébreu
moderne, amusements, jouets. Yéléd chaâchouîm,
est un enfant qui fait le plaisir de ses parents.
Chaâtnez. Traduction : mélange de laine et de lin.
Le chaâtnez, mélange de laine et de lin, est interdit
selon la Torah, dans les vêtements.
Références dans le Tanakh : Vayiqra 19, 19 et Dévarim
22, 11.
Chabbate. Traduction : Chomage, cessation d'activité.
Principale fête de sainteté dans le judaïsme (le samedi
selon l'appelation non juive). Chaque jour de la semaine est nommé
dans le calendrier juif en fonction du Chabbat (Jour premier dans
le Chabbat, etc). Le Chabbate rappelle la création du monde et la
sortie d'Egypte. La place de la femme et le couple sont essentiels dans
le Chabbate. Références dans le Tanakh : Chémote 20,
8-10.
Chabbate 'hazone. Chabbate qui précède
Ticheâ
béav, selon les premiers mots de la Haftara (début du
livre d'Isaïe).
Chabbate haggadol. Traduction : Chabbat du grand... chabbate
qui précède Pessa'h et qui annonce le grand événement
de la sortie d'Egypte et s'appuie aussi sur les mots de la Haftarah (Malakhie
4, 5-6).
Chad'hane. Personne qui joue le rôle d'intermédiaire
sage et expérimenté et qui facilite les rencontres pour les
mariages. C'est une très ancienne institution dans la vie juive.
Chaddaï. L'un des noms de Dieu indiquant sa toute puissance.
en particulier dans la procréation. Il est écrit sur la mézouza
en protection de la maison ; il est souvent écrit et porté
en pendentif pour faire penser à cette bénédiction
qu'Il peut accorder.
Chakhén. Voisin.
Chakiroute. Paiement en objets.
Chaléte. dans la cuisine juive. plat à base de
pomme. de mie de pain et de canelle.
Chaloche séoudote. Traduction : les trois repas obligatoires
pendant le Chabbate.
A lire également : Traité Chabbate 117-118.
Chalom âléikhém. Ce chant de soir de Chabbate
trouve sa source dans le Traité Chabbate 119 b.
Chalom âlékhém "La paix sur vous". formule
de bénédiction que l'on dit en arrivant. Beaucoup répondent
: "âlékhem chalom".
Chalom zakhar. Nuit d'étude avant la circoncision.
Chamache. La lumière d'où l'on prend pour allumer
les 8 lumières dans le chandelier de 'Hannouqa. Le gardien de la
synagogue. L'assistant du rabbin.
Chamor. Traduction : garder. Un mot important dans la transmission
divine de la Torah, et rappelé dans le Lékha dodi chanté
au début du Chabbate..
Chana méoubéréte. Année embolismique.
dans laquelle on ajoute un second mois de Adar. pour que le compte exact
du temps et du calendrier soient bien ajustés.
Chaôte zémaniyote. Les heures des temps. Les heures
des prières sont très précises et doivent être
respectées ; des calendriers les précisent.
Chaytl. Perruque en yiddish.
Ché'hita. Abattage rituel des animaux. acte de tuer l'animal
de façon cachère.Traduction : égorgement. Il a été
donné oralement à Moché au Sinaï. Les règles
sont très précises concernant la qualité des animaux,
et des instruments comme le couteau ('halaf), et la dignité
de celui qui le fait.
Références dans le Tanakh : Dévarim 12, 21.
A lire également : Traité 'Houline 27-28.
Chééla. Question ; ouverture d'une discussion
talmudique par un problème posé.
Chéélate 'hakham. Question posée à
un rabbin en consultation pour soumettre à son arbitrage appuyé
sur l'étude de la littérature, un problème de halakha.
On parle aussi de chéélote outechouvotes.
Chéélate chalom. S'interpeler pour se dire le
bonjour. Il est des jours (Ticheâ bé av) ou des circonstances
(en présence d'un cadavre avant l'enterrement) où on se disPense
de chéélate chalom. temporairement.
Chéfâ. Ce flux peut concerner le flux de la bénédiction,
celui d'un courant, celui des menstruations féminines, des louanges,
etc.
Chégaga. Profanation des mitsvotes "par inattention involontaire"
(bichégaga).
Chéhakol : Tout aliment qui a une bénédiction
autre que celle les produits de la terre.
Chéhé'héyanou. "qui nous a fait vivre".
Bénédiction de remerciement avant un premier fruit dans l'année.
ou après toute joie.
Chékhina. Traduction : habitation. C'est la présence
divine. Elle est partout, mais particulièrement dans le Temple,
avec ceux qui étudient, sur la terre d'Israël, dans le
couple. Elle ne va pas de pair avec la tristesse.
A lire également : Traité Baba Batra 25 a.
Chéloche êssré middote. 13 mesures. Désigne
les 13 qualités que Dieu a révélées sur Lui-même
à Moché (Chémote 34. 6-7). Egalement les 13 règles
de raisonnement et d'interprétation de la Torah (voir le Lév
Gompers. 11e session).Références dans le Tanakh : Chémote
34, 6-7).
A lire également : Béraïta dé Ribbi Yichmaël.
Chélochim. Période de 30 jours comportant des
rites particuliers après un décès.
Chém Guédolim. Nom d'un livre de R. 'Hayim Azoulaï
('Hida).
Chém hamméforache. Le nom de 4 lettres que l'on
ne peut pas prononcer.
Chémini Âsérète. Le 22 Tichri, après
le dernier jour de la fête de Souccote arrive Chémini Âtsérète.
En Israël, c'est également la fête de Sim'hate Torah
(et on termine de lire la Torah : Vézote habbérakha.
Hors d'Israël, c'est seulement la fête de Chémini
Âtséréte, qui se prolongera le lendemain dans
la fête de Sim'hate Torah. La caractéristique la plus forte
est le début de la bénédiction pour l'arrivée
de la pluie (tiqqoune haguéchém) lors de la prière
de moussaf.Voir aussi : Souccote
Chémirate haggouf. Vigilance pour la protection corporelle.
Chemitate kessafim. L'annulation des dettes.
Chémouâ qerova : Apprendre le décès
d'un proche seulement dans le mois suivant le décès ; cela
entraîne des règles spéciales pour le deuil.
Chémouâ ré'hoqa. Apprendre le décès
d'un proche seulement après le mois suivant le décès
; cela entraîne des règles spéciales pour le deuil.
Chenate hachemita. L'année sabbatique.
Chéqél. Pièce de monnaie dans la bible.
nommée sélâ dans le talmud. Elle vaut 4 dinars
d'argent et 768 proutotes. Le chéqél haqqoddéche
vaut 2 chéqéls d'argent. Il faut en donner 5 à un
Cohen pour le rachat d'un premier-né (pidione habbén.
Chémote 13. 2).
Chéqér. Mensonge.
Chétiqa. Silence. le fait de se taire. Lire : Pirqé
avote.
Chévér. Traduction : brisure. sonnerie du Chofar.
prolongée mais entrecoupée.
Chévouâ. Serment. voeu.
Chidoukhine. Arrangements précédant le mariage.
Aujourd'hui. c'est aussi l'intervention d'une personne tierce qui recherche
et présente entre eux les candidats au mariage. "Un chiddoukh, c'est
l'action et l'ensemble du processus qui met en relation deux candidats
au mariage, les invite à se rencontrer pour échanger sur
leurs compatibilités et, parfois, arrangement des conditions. Le
terme vient de l'araméen et signifie "arrangé en bon ordre
et dans le calme, le repos et la sérénité". Cette
préoccupation est déjà notée dans Ruth 1, 9.
S'ils se conviennent on parle de ateama.
Chinouya. Interprétation ou réponse dans le Talmud.
Chir hakkavod. Poème composé par Ribbi Yéhouda
hé'hassid (12e siècle) et chantant le monde de la gloire
divine. Il est chanté dans les synagogues ashkénazes à
la fin de l'office du matin le Chabbate. souvent par un enfant.
Chir. Chant. cantique. poème (au pluriel. chirim ou chirote).
Chita. Méthode. opinion partagée par un certain
groupe de Sages dans le Talmud.
Chita Méqoubétséte. Nom d'un livre de R.
Bétsalél Achkénazi.
Chiveâ bérakhote. Sept jours pendant lesquels on
fête les jeunes mariés par un repas et des bénédictions.
Chiveâ. Les sept premiers jours du deuil. après
l'enterrement d'un proche parent au premier degré (père.
mère. frère. soeur. fils. époux ou épouse).
Ces jours comportent des interdictions : chaussures en cuir. saluer. travailler.
étudier la Torah. avoir des relations conjugales. (et jusque 30
jours : couper les cheveux ou la barbe. laver le linge. se marier ; interdiction
de se marier pendant 90 jours pour la veuve). et jusque un an : interdiction
de participer à des festivités. Il y a des coutumes et usages
divers. Les comportements du deuil sont suspendus pendant le Chabbate inclus
dans ces 7 jours.
Chla. (voir Horowitz).
Chli'him. Envoyés. émissaires ; nom souvent donné
aux représentants de communautés d'Israël qui vont dans
les communautés de l'exil pour transmettre des messages d'Israël.
demander l'aide ou inciter à la alya.
Chlocha âssar îqarim. Les 13 principes de foi. Il
n'y a aucune place dans le judaïsme pour des dogmes. disent les Sages.
spécialement Abrabanel. En effet. ce serait réduire la Torah
à seulement quelques points parmi toute la Torah qui est un ensemble.
un corps. où tout est d'égale valeur. Elle est entièrement
parfaite et tout y a également sens. On ne découpe pas des
parties d'un corps pour les mettre dans une vitrine en disant que ce sont
les parties essentielles. C'est le motif pour lequel on veille à
ne pas placer les 10 commandements à une place qui dominerait l'ensemble.
Chaque fois qu'un courant a voulu mettre un principe en place privilégiée
ou en place mineure. il s'est éloigné du judaïsme. a
dévié en secte ou en philosophie universelle. Le judaïsme
est caractérisé par les 613 mitsvotes. les 13 règles
d'interprétation de la Torah mais ce ne sont pas des dogmes.
Chnéï Lou’hote Habbrite. (voir Horowitz).
Cho'héte. Celui qui tue l'animal selon les règles
de la halakha.
Chochvine. Ceux qui accompagnent le marié ou la mariée
vers la 'houpa. En yiddish : unterfierer.
Chofar. Traduction : Corne servant de trompe. L'origine du chofar
est la suivante : comme la veau du veau d'or vint en partie de ce que le
peuple avait mal compté les 40 jours d'absence de Moché et
en avait tiré des conclusions désespérantes, Moché
fit sonner du chofar aux quatre coins du camp le 1e, en montant la seconde
fois. C'est une explication historique.
Mais il y a plus. Le chofar est destiné à remuer par
le son jusqu'au fond des entrailles celui qui l'entend, et déclancher
un réveil, un trouble, un ébranlement, une alarme, un bouleversement,
des larmes et des sanglots, un rappel des enseignements et de la sainteté,
un apaisement. Il fend le coeur et les cieux. Pour cela, sa sonnerie (tokéâ,
tékiotes
au pluriel) agit selon 3 types de sons : prolongés et séparés
(térouâ), brefs et saccadés (chévarim),
longs comme 9 ou 18 petits sons (téquiâ). Il y a des
séries de 30 sonneries pour aller jusqu'à 100. Un autre élément
qui agit est l'ordre des séquences et leur nombre. Tout peut être
résumé dans le mot retour (techouva).
Voir aussi : Eloul
Références dans le Tanakh : Psaume 27
Cholent. Plat typique juif dû à la nécessité
de laisser au chaud un plat pour les différents repas du chabbat
; il se retrouve avec des variantes dans les différentes communautés.
avec des appellations différentes (hamim. etc).
Chou. Utilisé dans le court-bouillon asbane (sépharade).
et le géfilte maguéne (alsacien). le gansnäschereise
d'Europe centrale.
Chouchane habbira. Suse. la capitale ; dans le livre d'Esther.
Choukchouka. Confit de poivrons et de tomates au paprika. spécialement
chez les juifs marocains.
Choulkhane Aroukh. Nom d'un livre de R. Yosséf
Qaro.
Le Choul'hane Âroukh est, avec le Tour et le Sémag,
un livre de base dans l'étude des halakhotes. Il reprend le plan
du Tour.
Il a été écrit par Ribbi Yosséf Caro (1488-1575)
à Saféd.
Le style clair et simple s'aligne sur celui de Maïmonide.
Il y a 4 livres dans le Choul'hane Âroukh
1. Ora'h 'Hayim, qui traite des prières quotidiennes,
du Chabbate et des fêtes de toute l'année ;
2. Yoré Déâ, qui traite de la cachroute,
des lois de nidda (pureté familiale) et tévila
(usage du bain rituel), des voeux, de la tsédaqa ou bienfaisance,
des conversions et du deuil, de ce qui est permis et interdit (Hilkhote
issour vé éter) ;
3. Évén Haêzér, qui traite du mariage
et du divorce ;
4. 'Hochén Michpate, qui traite du droit civil.
Ora'h 'Hayim a 697 simanim ou chapitres, c'est le plus long de
ces 4 livres.
Yoré Déâ a 403 simanim.
Évén Haêzér a 178 simanim, le plus
court des 4 livres.
'Hochén Michpate a 427 simanim.
Les chapitres comportent un nombre très différent de paragraphes
ou séifim (de 2 dans le chapitre bassar à 1056 dans le chapitre
chabbate.
Les deux principaux commentateurs de la page du Choul'hane Âroukh
sont, par livres :
1. Pour le Ora'h 'Hayim :
- le Maghén David, de Rabbi David ben Chmouel Hallévi
(1586-1667)
qui était déjà reconnu comme un brillant talmudiste
dès son enfance ;
- le Maghén Avraham, de Rabbi Avraham Abeli Gombiner
(1637-1683)
qui mérita de voir de nombreux commentaires écrits sur le
sien. Citons aussi Michna Béroura.
2. Pour le Yoré Déâ :
- le Touréï Zahav (Taz), de Rabbi David ben Chmouel
Hallévi (1586-1667) ;
- le Siftéï Cohén, de Rabbi Chabse Haccohen
(1622-1663), élève brillant du Séma
et du Maharam,
nommé le Chakh, qui souffrit des pogromes des cosaques de
Chmielnicki.
3. Pour le Évén Haêzér :
- le Béit Chmouel, de Rabbi Chmouel Phoébous
(fin du 17e siècle) ;
- le 'Hélkate Mé'hoqéq, de
Rabbi Moshé
Lima (1605-1658) qui ne couvre pas l'ensemble du Évén
Haêzér.
4. Pour le 'Hochén Michpate :
- le Séfér Méirate Êynayim (Séma),
de Rabbi Yehoshua Falk (1550-1614), élève du Rama
et du Maharchal, qui a fait un commentaire sur l'ensemble du Choul'hane
Âroukh ;
- le Siftéï Cohén, de Rabbi Chabse Haccohén
(1622-1663).
Nous trouvons aussi dans la colonne extérieure le Béer
Haggola, du Rav Moshé Rivkés (dcd vers 1672).
De Vilna, il se réfugia temporairement à Amsterdam pendant
les pogromes de Chmielnicki et y publia son livre, qui est une somme des
références, talmudiques ou plus récentes, pour chaque
halakha du Choul'hane Âroukh. Il fait donc
le lien entre l'étude du talmud et le Choul'hane Âroukh.
Le Choul'hane Âroukh est le livre de base de la halakha.
Mais n'oublions pas que le Choul'hane Âroukh est un résumé
du commentaire de Marane sur le Tour, commentaire dont le
nom est le Béit Yossef. En cas de difficulté sur la
compréhension ou en cas d'étonnement sur une halakha, il
faut se reporter au Béit Yossef, qui donne la formulation la plus
précise.
Au second niveau, il sera utile d'étudier le Tour.
Choul'hane. Table.
Choura. Ligne. Après l'enterrement. l'endeuillé
passe du statut de onéne à celui de avél. Alors. au
cimetière. les hommes se mettent en deux rangées entre lesquelles
l'endeuillé sortira. pour l'entourer. Il y a des détails
particuliers selon les communautés. Chacun veille à ne pas
imposer aux endeuillés ses propres coutumes. à ne pas susciter
de discussion sur l'usage à suivre. et à agir avec délicatesse.
Chéqiâ. Début du coucher du soleil. On dit
aussi chéquiâte hachéméche.
Chtibél ou Chtiblekh. Petite maison d'étude
et de prière ouverte en permanence dans les comunautés 'hassidiques.
Circoncision. Explication : Voir Brite mila.
Clal. Règle. principe. généralité.
Conversion. Convertis. Voir Guér.
Coutume (minhag)
I - Qu'est-ce qu'un minhag ou coutume ? Quelle en est la validité
?
En ce qui concerne les us et coutumes ou minhaguim (minhag,
au singulier), il n'est pas toujours clair de savoir s'ils sont référés
à la Torah ou non (Houline 28 a, Meguila 31). Cette question touche
à la plus vive sensibilité populaire car toute coutume est
la forme la plus affective du lien entre les générations
familiales (Voir Meguila 19 b, Êrouvine 21 b, Berakhote du talmud
de Jérusalem 1, 5, 3 b). Il nous faut donc avancer
très prudemment et sérieusement dans l'analyse.
II - Force du minhag.
L'expression : minhag avotéihém béyadéhém
(le minhag des ancêtres est dans leurs mains, Chabbate 38 b, Irouvine
104 b, Taânite 28 b), sous-entendrait que les descendants l'ont reçu
en héritage et ne peuvent le modifier (Qiddouchine 37 b.) ; osons
dire que, dans les débats de la vie courante, cela est souvent utilisé
comme un argument d'autorité très simple pour défendre
sa propre pratique, quelle qu'elle soit. Le traité Sanhédrine
20 b s'exprime avec force : minhag avotéinou torah hi, la
coutume de nos ancêtres, est Torah.
Également l'expression : Minhag Yisrael Torah hi (Maté
Éphraïm 610) ou Minhag avotéinou, minhagane chél
Yisrael.
Abbayé l'amora emploie la formule naqtinane (est
admis chez nous) pour indiquer qu'il va donner à l'appui du problème
une tradition de halakha reçue de sa tradition, et Rachi le précise
: massoréte avotéinou,minhag avotéinou, la
tradition transmise par nos pères, de génération en
génération.
III - Risques
Les Sages ont été sensibles au risque d'immobilisme ou
de transmission de coutumes erronées qui pouvait en découler
car la fidélité affective à des erreurs récentes
des dernières générations peut ainsi conduire à
des traditions nouvelles contraires à la Torah ; c'est pourquoi
les Sages ont apporté des règles sûres et faciles à
comprendre pour trier le pur de la fantaisie crédule ou de l'imitation
des coutumes locales d'autres
peuples, surtout quand on invoque le principe exact mais parfois mal
compris : minhag mévatél halakha (la coutume annule
la halakha, Yérouchalmi Yévamote).
En fait, ce principe exact ne s'applique que pour un minhag qui est
"antique". Le Séfér
Hakkéritoute (4, 3, 19) le dit explicitement, en reprenant
la suite de ce texte : minhag ché amrou ché mévatél
halakha minhag vatiqine
un minhag dont on dit qu'il annule la halakha est le minhag ancien,
minhag
vatiqine :et ce n'est pas seulement celui que l'on a vu pratiquer soi-disant
"depuis toujours".
Et le Séfér Hakkéritoute ajoute nettement et délicatement
l'adage :
aval minhag ché eïn lo réaya mine hatTorah eïno
élla kétoêh béchiqoul haddaâte:mais
le minhag qui n'a en lui rien de la Torah n'est rien d'autre qu'une faute
dejugement.
IV - Le minhag ancien
Il faut donc distinguer entre ce que l'on appelle un minhag vatiqine
(qui vient des anciens) et celui que l'on a vu pratiquer par les générations
précédentes mais qui pouvaient être des usages qui
se sont détériorés lors de l'assimilation qui a marqué
ces générations occidentalisées qui faisaient
beaucoup de compromis. Le minhag vatiqine est celui qui remonte à
la tradition effective et continue.
Donc, seul un talmid 'hakham (disciple des Sages) instruit dans
toute la tradition de la Torah et dans l'histoire de la tradition d'une
communauté particulière peut se prononcer sur ces questions,
et les particuliers confrontés à ce problème ne doivent
pas s'en référer à leur seule fidélité
affective envers leurs proches, ni à leur jugement
insuffisamment éclairé. On ne peut se permettre de se
tromper en ce qui concerne la Torah elle-même.
V - "Le" critère
Donc, la base de jugement est ce que dit le texte du Yérouchalmi
: certes, le minhag annule la halakha mais à condition qu'il s'agisse
d'un minhag vatiqine ; mais un minhag qui n'a en lui rien de la Torah (chééine
lo réiya min hattora) n'est rien d'autre qu'une erreur de jugement
(éino
ella kataoute béchqoul hadaâte).
VI - Le discernement
Les principes de discernement sont donc bien posés par la tradition
qui a toujours été affrontée à ces questions.
Spécialement, comme on le dit quaand on découvre des coutumes
d'une communauté, et que l'on ignore.
VII - Règles
Le Rav Ôvadia Yossef, Richone létsione, recense
24 règles s'appliquant aux minhaguim, dont celles-ci :
- ce que la Torah permet, si on y applique des interdits, ils viennent
des rabbins qui sont des Sages et décisionnaires reconnus et habilités
(talmidéï
'hakhamim, posseqim)et ce ne sont pas les particuliers qui ont la compétence
pour se prononcer à leur sujet ;
- quand un minhag est en contradiction avec une prescription de la
Torah, on ne peutpas lui appliquer la règle minhag mévatél
halakha, (le minhag annule la halakha) ;
- un minhag qui ajoute des interdits qui conduisent à faire
des transgres sions de la Torah, c'est une mitsva que de l'annuler, etc.
La technicité et la gravité du problème exigent
donc une grande connaissance des règles en la matière.
VIII - Conclusions
En fait, la source de la majorité de ces coutumes diverses vient
de la dispersion du peuple juif, car lorsque le Sanhédrine, le
Béit dine Haggadol, existait à Jérusalem
et assurait l'unité, il n'y avait pas de disputes au sujet de ces
coutumes : il en établissait la validité et leur diversité
éventuelle ne faisait que correspondre clairement aux
différentes voies de la transmission qui sont une nécessité
comme nous le verrons en fin de ce texte.
Yérouchalmi Yevamote, 12.
Cycle mensuel de la femme. Pour déterminer l'entrée
et la sortie de l'état de nidda. la tradition a distingué
plusieurs types de cycles menstruel de la femme (véssét)
: le cycle régulier (véssét haaflaga qavouâ).
le cycle irrégulier (véssét chéeïno
qavouâ). le cycle fixé par l'avertissement de réactions
corporelles (véssét haggouf). Les deux conjoints doivent
acquérir une formation pour bien connaître ces questions.
les repérer et les gérer dans leur relation pour que la vie
du couple soit dans la pureté et la sainteté. Des calendriers
pratiques spécialisés permettent de tenir ces comptes facilement.
Voir nidda.
Daf Yomi. Feuille quotidienne. Un rite s'est instauré
dans le monde actuel d'étudier
chaque jour la même page de Talmud dans toutes les communautés
et de parcourir ainsi tout le Talmud en 7 ans.
Dafina ou Tafina ou Adafina. ou
Skhina.
Plat mijotant longuement en étant maintenu à la chaleur et
mangé le chabbat. dans la majorité des communautés.
en raison de l'interdiction de cuire pendant le chabbat.
Dafina. plat de Chabatte composé de viande. pommes de terre.
pois chiches. riz. ail. huile et paprika. spécialement chez les
juifs marocains. qui mijote longuement après cuisson.
Dag. Poisson.Dam bétsim. Sang dans les oeufs.
entrainant des problèmes de consommation permise ou non
Daqqa. Chez les Juifs en Tunisie, coup frappé
à la Daqqa/porte ou à la fenêtre de bonne heure pour
réveiller ceux qui doivent venir à la prière du matin,
cha'harite. On crie alors "déqaqa!".
Darkéi Chalom. Chemins de la paix. C'est la science du
comportement qui crée la paix entre les hommes. spécialement
chez les non-Juifs par une qualité des attitudes et des actes envers
eux de la part des Juifs. Par exemple : il faut secourir les pauvres des
autres nations. visiter leurs malades et enterrer leurs morts aussi bien
que ceux d'Israël (Traité Guittine. page 61).
Davar haavéd. Action susceptible de causer une perte
financière.
Dayane haémète. Juge de vérité.
C'est l'appellation utilisée dans la bénédiction que
l'on dit à l'occasion de la mort d'un proche ou d'un Sage. ou lors
de l'audition d'une nouvelle très triste. Béit Yossef et
Choul'hane Aroukh. 340.
Dayane. Juge au tribunal rabbinique. Pluriel.
dayanim.
Ils composent un béit dine. tribunal. La fonction est
la dayanoute. La Torah décrit les qualités exigées
des juges Chémote 18. 13-26. Dévarim 16. 18-30. Le Talmud
discute longuement de ces fonctions et du nombre de juges nécessaire
suivant les types de jugement (Traité Sanhédrine).
Déluge. Le 27 Kislév, c'est la fin des
40 jours du déluge, selon Ribbi Eliézér,
quand Noa'h avait 600 ans. Elles avaient commencé à
tomber le 17 'Hechvane. Les eaux ont continué à monter
en soulevant l'arche (Béréchite 7, 18) pendant 150 jours
jusqu'à la fin du mois de Yiyar (7, 24).
Le 28 Kislév, c'est la fin des 40 jours du déluge, selon
Rachi.
Dérabbanane. Ce sont les prescriptions formulées
par les rabbins et qui n'étaient pas explicitement écrites
dans la Torah ; elles précisent la Torah ou forment des haies de
protection à la pratique de la Torah, par exemple manger des herbes
amères le soir de Pessa'h (Traité Pessa'him 120 a).
C'est aussi, dans la discussion talmudique, l'avis de l'ensemble des
Sages anonymes
opposé à l'avis d'un seul enseignant (tanna).
Rabbane veut dire nos Sages, nos rabbins.
Dans une discussion talmudique entre plusieurs types de partenaires,
l'expression
rabbanane batraé réfère au dernier Sage nommé
précédemment.
Dérékh Eréts.
C'est un comportement moral dans tout ce qui constitue la vie sociale
avec une priorité donnée a la paix, le respect d'autrui,
la bonne entente, la courtoisie, l'harmonie, etc. et sur toute
autre considération importante. Cela suppose un contrôle du
langage, le souci de ne pas blesser autrui, de la mettre en valeur et de
préserver son honneur.
Cette qualité a précédé dans la création
même la Torah, c'est dire son importance (Vayiqra Rabba 9, 3).
Elle doit se manifester envers tout humain.
A partir de là, comme une application, l'expression "dérkh
éréts" est utilisée dansd'autres contextes :
- le comportement humain, en général, ou celui de telle
ou telle tranche d'âge.
- la profession.
- la relation sexuelle.
Il s'ensuit de nombreuses conséquences dans l'exercice des qualités
(middotes) :
- ne pas donner de surnoms,
- ne pas railler, ne pas faire d'humour qui humilie,
- ne pas appeler quelqu'un par son nom quand il est en position supérieure
ou importante,
- respecter les personnes âgées et les parents,
- ne pas entrer à l'improviste chez soi ou dans une pièce,
même par rapport à son conjoint,
- être digne et propre dans la tenue,
- remercier, donner des bénédictions,
- ne pas se mettre dans des situations de proximité avec des
personnes de l'autre sexe qui peuvent être mal interprétées.
Il ne faut pas penser qu'il s'agit simplement de "morale sociale" évidente
mais, en fait, c'est l'attitude même du créateur envers ses
créatures, envers Avraham qu'Il visite quand il est malade, envers
ses partenaires dont Il prend conseil, envers Moché ou les prophètes
qu'Il appelle et nomme avant de leur transmettre des consignes, etc. C'est
donc dans la Torah que le Juif apprend ces règles.
Le Traité Dérékh Eréts (2 volumes),
placé à la fin de l'Ordre des Dommages (Néziqim)
développe
ces questions à l'aide de nombreuses situations de la vie de nos
Sages. Mais presque toutes les pages du Talmud ou du Middrache
et des Pirqé Avote parlent de cette question.
Mots-clefs associés : Guémiloute 'hassadim.
Références dans le Tanakh : Lire le commentaire sur la
paracha Vayé'hi.
A lire également : Bérakhote 61... Chabbat 113...
Dévarim chébétsineâ. Des choses que
l'on réalise en privé et ne sont pas portées à
la connaissance d'autres.
Minhag, voir coutume
'Hag Traduction : Fête Explication : Ce terme indique une célébration
('haguim, au pluriel), qui revient circulairement ; ce sont les fêtes
de pélerinage : Pessa'h, Chavouôte et Souccote (donc, dans
cette perspective du pélerinage qui revient, Roche hachanah et Yom
Kippour ne font pas partie des 'haguim).
'Hakham. 'Hakham.Explication :Ce terme définit :- un
Sage en Torah. (pluriel : 'hakhamim).- une personne douée d'intelligence
et de discernement.- un enseignant de qualité.- un expert. Expressions
:- 'Hakham bacha, chef de la communauté juive dans les pays musulmans.
- Talmid 'hakham, élève des Sages, nom donné à
celui qui a atteint un niveau élevé dans la connaissance
de la Torah, selon la tradition exacte. - Chéélate 'hakham,
consultation par question posée à un Sage et qui comporte
sa réponse. A lire également : Proverbes 1, 10. Lamentations
de, 14.
'Hala. partie du pain que l'on prélève lors de
la fabrication. en souvenir des rites du Temple (Bamidbar 15. 18-21). Le
Talmud en définit la quantité comme la 1/24 e partie de la
pâte servant à faire le pain.
'Halav Yisrael. c'est un lait qui a été préparé
selon toutes les règles de la cachroute.
'Halitsa. enlever sa chaussure. Dans le rite de yiboum. mariage dans
lequel le frère du défunt épouse sa femme ; il y renonce
par le rite de 'halitsa.
'Hallal. vide.
'Haloutsa. veuve dégagée de l'obligation d'être
épousée par le frère de l'époux défunt
(Dévarim 25. 5-10). Cet époux est nommé yavam. et
la pratique 'halitsa. Références dans le Tanakh : Dévarim
25, 5-10.
'Haméts levain. Tous les aliments susceptibles de lever
sont appelés 'haméts et sont interdit pendant la semaine
de la fête de Pessa'h. La recherche du 'haméts s'appelle bédiqate
'haméts. et son élimination se nomme biour 'haméts.
(Chémote 12. 15).
'Hamsa. cinq. dessin de la main avec les cinq doigts. référant
à la 5e lettre de l'alphabet hébraïque qui est le signe
du nom de Dieu. Pendentif portant se dessin et utilisé pour se rappeler
cette présence et protection.
'Hanouka Explication :Fête juive des lumières durant 8
jours à partir du 25 Kislév.
'Hanoukate habayite. fête à l'occasion de l'emménagement
dans un nouveau domicile.
'Hanoukiya. chandelier particulier de la fête de 'Hanouka.
'Hara Explication :Chez les juifs de Tunisie, quartier juif, ghetto.
'Hara Kbira Explication : Chez les juifs à Djerba en Tunisie,
nom du plus grand quartier juif. Le second était 'Hara Sghira et
le plus petit 'Homt Souq.
'Hassidisme
Histoire
Le 'hassidisme est un mouvement qui a pris naissance en Russie blanche
et en Pologne après les terribles persécutions quand le peuple
était abattu, dans la misère et souvent inculte. Plus de
200.000 juifs avaient péri dans les massacres de Chmielnitzki en
1648-9, par exemple.
Caractéristiques
Des leaders charismatiques se sont levés, ont présenté
un enseignement caractérisé par la continué de l'étude
traditionnelle et de la pratique des mitsvotes mais avec une insistance
primordiale sur le côté chaleureux et affectif ('hassidoute),
l'enthousiasme et la ferveur intérieure et extérieure (hitlahavoute),
l'amour (ahava) de D.ieu, du prochain, des rites et de la création,
un prosélytisme dans la communauté, une vie communautaire
avec un style de vie commun, des techniques de chant (niggoune), de méditation
et d'orientation des intentions dans la prière (cavanna), etc.
Le Rebbe
Ces leaders ont organisé des communautés centrées
autour de leur charisme, de leur orientation et de leur orientation. Leur
rôle va bien au delà du rôle classique du Roch Yeshiva,
du talmid 'hakham, du tsaddiq mais le Rebbe est vu comme le modèle,
le canal de la bérakha (bénédiction). Les fondateurs
sont à l'origine de véritables dynasties de maîtres
dont les fonctions se transmettent héréditairement de manière
monarchique.
Sur tous ces points il y a des différeences entre chaque courant
du 'hassidisme.
Décimées par la Choa, ces communautés ont eu une
remarquable renaissance. Les courants contemporains de retour au judaïsme
('hazara bitéchouva) fournissent d'importantes forces à certains
courants comme les Loubavitch.
Localisation
Certains courants sont défavorables à la montée
actuelle sur la terre d'Israël (Satmar), la majorité sont favorables,
plusieurs courants sont très favorables et engagés.Presque
tous ont des communautés puissantes en nombre et rayonnement en
Israël et dans d'autres pays ; une circulation rapide et continue
existe entre ces centres.
Pays
Le 'hassidisme avait donc commencé en Russie blanche avec Rabbi
Chnéour Zalmane de Lyadi et Dov Beer. Il se développa
en Galicie avec Rabbi Méïr, Rabbi Yisraël de Riskine et
Rabbi Elimélékh de Lizensk.
En Pologne ses promoteurs pricipaux furent le Voyant de Loubline, Rabbi
Lévi de Berditchév et le Kotsér Rebbe.
En Hongrie, commença le courant de Rabbi Moché Teitelbaum
et de Rabbi Tsvi de Dinov.
Nomination
Les communautés sont souvent nommées par le nom de leur
ville d'origine qui désignent également la dynastie.
Dynasties
Les plus connues de ces dynasties sont Alexander, Apta-Koupichnitz,
Belz, Berditchév, Bobov, Chernobyl-Dkever, Dinov-Bluzhov, Dinov-Mounkatch,
Ger ou Gour, Hanipol, 'Houst, Kaliv, Karline-Stoline, Kossov-Viznitz, Liadi,
Loubavitch, Mézéritch, Modzhitz, Nechiz-Novominsk, Prémychlane-Nadverna,
Qotsq, Radomsk, Ropchitz, Salenter, Sanz, Satmar-Sighéte-Oujel,
Vilna, Vorki-Amchinov.
Vie interne
On le voit, il s'agit de toute une société qui a sa presse,
ses publications, ses circuits continus de déplacement, ses immenses
réunions mondiales à l'occasion des mariages ou enterrements
ou nominations du successeur. Chaque groupe a des rites particuliers et
célèbre avec ferveur les anniversaires de son propre courant
dans l'histoire.
On parle couramment des nouvelles l'Alexander Rebbe, du Belzer Rebbe,
du Gerer Rebbe, du Satmarer Rebbe, etc.
Noms actuels
Dans notre génération, voici quelques noms des grands
Rebbe selon les courants.
Leurs nouvelles et actes parcourent la presse spécialisée
ou, souvent, nationales : Alexander : R. Avraham Ména'hem Danziguér,
l'Alexander Rebbe (Bné Braq). Belz : R. Issakhar Dov, le Belzer
Rebbe.
Chernobyl : R.David Twersky, le Skever Rebbe.
Gour : R. Pin'has Ména'hem Alter, le Gere Rebbe.
Kalev : R. Ména'hem Mendel Taub, le Kalever Rebbe.
Karline : R. Baroukh Meïr Chochét, le Stoliner Rebbe.
Loubavitch : R. Ména'hem Mendel Schneerson, le Loubavitcher
Rebbe (1902-1994).
Mézéritch : R. Na'houm Dov Brayer (Jérusalem).
Novominsk : R. Yaâqov Perlow, le Novominsker Rebbe (New York).
Prémichlane-Nadverna : R. Moché Léifer (Nex York).
Satmar : R. Moché Teitelbaum, le Satmarer Rebbe (New York).
Viznitz : R.Mordékaï, le Viznitzer Rebbe (New York-Bné
Braq).
Vorki : R. Yossef Kaliche, le Amchinover Rebbe.
Merci de me signaler les erreurs, compléments, et de participer
à l'actualisation.
A lire également : Avraham Yaakov Finkel. The great Chasidic
Masters.. Ed. Aronson.
USA Avraham Yaakov Finkel. Contemporary Sages. Ed. Aronson. USA. Calendrier
Hassidique. Ed. Beit Loubavitch. Paris.
'Hatane. terme qui désigne le fiancé qui va vers la cérémonie
du mariage. ou le gendre.
'Hatouna. cérémonie du mariage. Voir 'Houpa.
'Hatsote hayom. midi. 'Hatsote halaila. minuit.
'Hazane. au départ le terme indiquait le gardien des lieux de
la communauté. celui qui annonce les heures des offices et sonne
du chofar. ainsi que l'enseignant primaire (?ichna Chabbate 1. 3) ; il
désigne actuellement celui qui anime l'office en chantant. La 'hazanoute
est la discipline organisée et enseignée des chants de synagogue.
Le terme strict qui indique celui qui anime au nom des autres qui prient
est le chalia'h tsibbour. l'envoyé du public. A lire également
: Michna Chabbate 1, 3.
'Hazaqa. présomption de possession légale d'un bien. souvent
établie simplement par l'usage continu de ce bien. sans qu'on aie
la preuve juridique de cette possession. A lire également : Traité
Baba Batra.
'Hazara. répétition à haute voix de la prière
par le Chaliya'h tsibour (meneur qui représente la collectivité)
ou 'Hazane. après que chacun l'ait dite en silence.
'Hazone. vision prophétique. C'est une vision en rêve
ou en imagination (Isaïe 29, 7). De là, une vision prophétique
(Isaïe 1, 1). Ôd 'hazone la moêd, veut dire que ce que
l'on espérait n'est pas encore arrivé ('Habaqouq 2, 3).
'Hédér Ecole juive de premier niveau pour les enfants
; sla. dans les pays de langue arabe.
'Hélév. Voir Sang et Névéla.
'Hérém de Yehoshua bin Noune. C'est une coutume de quelques
communautés anciennes de Jérusalem d'une formule dite devant
le cortège funèbre et indiquant. lors de l'enterrement d'un
homme. que ses proches descendants ne l'accompagnent pas vers la tombe
mais seulement des personnes moins proches. 'Hérém. signifie
"exclusion. interdit prononcé sur".
'Hésséd. bonté. Avraham a découvert que
le monde est fondé sur la bonté et non d'abord sur les forces
physiques. à l'aimage du Créateur. En conséquence.
chaque juif a le devoir de se comporter ainsi envers son prochain. envers
les pauvres comme Dieu l'a fait envers Avraham en le visitant quand il
était malade. travailler à la paix entre les créatures.
ce que l'on appelle guémiloute 'hassadim (Pirké avote 1.
12-15). En conséquence. 'hésséd est aussi l'une des
séfirotes dans la qabala. Mots-clefs associés : Guémiloute
'hassadim. Références dans le Tanakh : Voir le commentaire
de la paracha Vayé'hi. A lire également : Pirké avote
1, 12-15.
'Hévra qaddicha société sainte ; nom de l'association
volontaire qui se charge d'organiser les enterrements.
'Hilloul chabbate. profanation du Chabbate. On distingue la profanation
du Chabbate par inattention involontaire (bichégaga). et par volonté
délibérée (bézadone).
'Hilloul hachém, profanation ou diffamation souvent publique
du Nom divin, que ce soit dans le langage grossier et méprisant
envers la Torah, dans l'exposé de théories, ou dans l'exemple
donné par des actes nettement répréhensibles. A lire
également : Bérakhote 19 b. Kiddouchine 40 a.
'Hochéne Michpate. Voir Choul'hane Âroukh.
'Hokhma. sagesse. C'est d'abord la sagesse, sous toutes ses formes
: spiritualité, discernement, expérience longue ayant donné
l'intelligence des choses et des êtres avec pondération, exactitude
et efficacité. C'est aussi l'expertise. La seconde des séfirotes.
'Hokhma nistara, sagesse cachée, c'est la science du sod (secret)
de la Torah, la qabala.
'Hokhma yévanite, la philosophie grecque.
'Hol. ce mot signifie ce qui est différent de la sainteté
qui caractérise la vie juive. et lui est étranger. Celui
qui se revendique comme 'hiloni pour dire qu'il n'a pas de croyance et
ne veut pas vivre selon la Torah. va plus loin que se définir comme
laïc (terme occidental opposé à clerc) ; il fait choix
d'être étranger aux valeurs de la culture juive qu'il définit
par ignorance selon la définition occidentale de la religion. Il
y a ceux qui en sont conscients et militent intensément pour cela
et pour bâtir un Israël étranger à sa culture
traditionnelle ; il y a la majorité des 'hilonim qui le sont simplement
par ignorance et par participation sociologique au groupe dans lequel ils
sont nés et où. en Israël. on a voulu délibérément
"ne pas" leur transmettre leur héritage. Cela se jouant sur plusieurs
générations et dans les fidélités affectives
aussi bien que dans les luttes politiques. et les conflits intercommunautaires.
la solution ne sera que dans les darkhé chalom. la volonté
de vie selon la paix ensemble. et l'estime réciproque. Dans la conscience
d'être un seul corps et tous dans un processus progressif de rassemblement.
'Hom ché hayad solédéte bo, c'est la température
minimale que la main ne peut pas supporter dans un liquide chaud. Pendant
le chabbat, il est permis de chauffer un liquide jusqu'à cette température
seulement. C'est environ 45 degrés.
'Hoq léYisrael. livre comportant le texte de la Torah selon
une répartition journalière qui est accompagnée chaque
jour d'un passage de la michna. de la guémara. du Zohar et de halakha.
pour en faire un étude quotidienne.
'Houpa. partie de tentures supportée par quatre colonnes sous
laquelle se réalisa la cérémonie du mariage. Cela
symbolise les cieux. car le mariage devrait se dérouler directement
sous le ciel. Par extension. le mariage qui s'y déroule et qui synthétise
actuellement les fiançailles (éroussine) et le mariage (nissouïne).
Il se déroule selon des coutumes diverses (accomlpagnement. tourner
autour du mari. briser un verre) mais comporte quelques phases essentielles
: la lecture du contrat protégeant spécialement les droits
de la femme (la kétouba) et les obligations du mari. les bénédictions.
la déclaration de mariage et la bague passée au doigt.
'Houst. Rabbins 'Hassidiques. Explication : Le 9 Adar 1929, ce fut
la hiloula de Rabbi Yisraël Yaâqov Leifér, de 'Houst,
en Tchécoslovaquie. Il est la 6e génération depuis
Rabbi Méïr de Prymichlane, élève du Baâl
Chém Tov, après Rabbi Aharone Léb, Rabbi Yits'haq
de Kaliche, Rabbi Méïr de Prymichlane, Rabbi Issakhar Ber (dit
Reb Bertche), et son père Rabbi Mordékhaï de Nadverna
en Hongrie (décédé en 1894 et dit Reb Mord'hélé)
qui écrivit Maamar Mordékhaï sur la Torah et fut considéré
comme un faiseur de miracles. Mots-clefs associés : Voir Baâl
Chem Tov, Belz, Berditchév, Braslav, Chernobyl, Eizik, 'Houst, Gour,
Lipqin, Mendel, Prémychlane, Satmar, Schneersohn, Vitznitz.
'Hovote hallévavote. Traduction : Devoirs des coeurs. Explication
: C'est le nom d'un livre de moussar (morale de vie) de Ribbi Ba'hya ben
Yosséf ibn Paqouda, sépharade (16e siècle). Il est
lu dans toutes les communautés pendant le mois de Eloul pour revenir
au juste regard sur la vie et faire pénitence avec Roche Hachanna.
Ce livre est une prise de position contre une conception étroite
du judaïsme qui regarde d'abord les obligations des actes à
poser, alors que les mitsvotes des coeurs sont aussi importantes et donent
leur sens à toutes les autres.
Les chapitres sont :
- l'unité de Dieu (hayi'houd),
- la contemplation (habbé'hina),
- le service de Dieu (âvodate haEloqim),
- la confiance (habbita'hone),
- l'unité dans l'action (yi'houd hammaâssé),
- la soumission (hakkéniâ),
- le retour (hattéchouva),
- l'examen de conscience ('héchbone hannéféche),
- l'ascèse (happérichoute),
- l'amour de Dieu (ahavate Hachém). Le livre emprunte aussi à
des sources non juives, chrétiennes parfois, souvent musulmanes
et grecques parfois. Mots-clefs associés : Rechite 'Hokhma.
Hachkava. nomination séfarade de la prière en l'honneur
d'un défunt pour le repos de leur âme. Les achkénazes
emploient davantage le terme de yizkor (se souvenir) ou hazkarate néchama
(faire souvenir de l'âme). La hachkava se dit dans diverses circonstances.
après la montée à la Torah. à la demande et
dans le service de Yizkor qui se déroule le dernier jour de Pessa'h.
le second jour de Chvouôte. à Yom Kippour et à Chémini
Âtsérète.
Hachkava. prière de souvenir envers les défunts chez
les sépharades. Les ashkénazes utilisent l'expression El
malé Ra'hamim.
Hachmaâte kol. entendre un son ; c'est l'interdit de jouer d'un
instrument pendant le Chabbat.
Hadassim. Traduction : Myrtes
Ce sont trois branches de myrtes qui embaument et sont placées
dans le loulav pour symboliser une partie du peuple d'Israël qui apporte
à l'ensemble même s'il ne donne pas de fruits.
Haftara. passage des prophètes lu à la synagogue le chabbat.
après la lecture de la Torah. Il lui est exactement parallèle.
la plupart du temps. Cela a été introduit aux époques
d'interdiction de la lecture de la Torah par les persécuteurs. Celui
qui lit la haftara s'appelle le maftir.
Hagâlate kélim. C'est le fait de plonger des ustensiles
dans l'eau bouillante pour les cachériser. Bamidbar 31. 22-23.
Hagbaa. action de lever le rouleau de la Torah pour le montrer à
toute l'assistance. C'est un rôle très important.
Haggada. Récit de la sortie d'Egypte, lu et commenté
lors du rite du Sédér de Péssa'h.
Hag haqqatsir. Traduction : Fête de la moisson
C'est un autre nom de la fête de Chavouôte qui se déroule
à l'époque de la moisson.
Voir aussi : Chavouôte
Haggahote Maïmouniyote. Voir Maharam.
Hakafote. action de tourner autour. Cela se fait à la fête
de Hochaâna Rabba autour de la Torah. Egalement au tour de la tombe
lors de l'enterrement.
Hakétiya. dialecte juif spécifique du Maroc et qui est
composé d'hébreu. arabe et espagnol et écrit en caractères
hébraïques.
Hakhanate Chabbate. C'est la préparation du Chabbat.
Hakhcharate habbassar. C'est la cachérisation de la viande.
Hakhnassate oré'him. C'est l'accueil des invités.
L'exemple en est Avraham avinou. Références dans le Tanakh
: Béréchite 18, 1-8.
Halakha. C'est la somme des règles de la pratique de vie qui
découlent de la Torah et explicitées par la Michna et par
le Talmud. Elle a été transmise par Moché, de qui
ont découlé de multiples traditions d'analyse de texte et
de raisonnement. Le Sanhédrine, tribunal des Sages, faisait la synthèse
et l'unité de la halakha. Depuis la disparition du Sanhédrine,
il y a plusieurs Ecoles. Seuls les grands Sages peuvent fixer la halakha
qui demande une connaissance immense. Chaque jour le juif doit étudier
la halakha pour être capable de vivre effectivement selon la Torah.
Halala. C'est une femme née d'une union entre un Cohen et une
femme qui lui est interdite.
Hallél. suite des psaumes 113 à 118 de louange que l'on
dit au premier jour du mois sous une forme abrégée, ou en
entier (ligmor éte hahallél) les deux jours de Pessa'h, aux
9 jours de Souccote, à Chavouôte, et en diverses circonstances.
Le Talmud Pessa'him 118 nomme hallél haggadol le psaume 136.
Halvaya. escorte du défunt vers le cimetière. On dit
aussi Halvayate hammét (escorte du défunt). C'est un devoir
de la plus grande importance pour rendre hommage au défunt, pour
réaliser un acte de pure bonté (guémiloute 'hassadim)
pour lequel on ne recevra pas de remerciement ; mais aussi, parce que le
cadavre garde jusqu'aà la résurrection des morts un lien
avec le néphéche (l'âme) du défunt, selon
nos textes et les plus grads Sages. C'est le motif pour lequel on se rend
sur les tombes des proches et des tsaddiqim.
Hamapil. c'est l'une des bénédictions dites avant le
sommeil.
Hamichpate haîvri. Nom d'un livre de R. Moché Elone.
Hamichpate haîvri. Nom d'un livre de R. Na'houm Raqover.
Hargachote. sensations. Terme désignant les différentes
sensations internes qui indiquent à la femme qu'elle est susceptible
d'être nidda à l'approche du cycle menstruel. Voir nidda.
Harira. soupe de légumes secs à la coriandre et au citron.
spécialement chez les juifs marocains.
Haskala. illumination. C'est une conception qui prône la culture
profane comme dans la "période des lumières" (18e siècle
et suite) en occident.
Hatov véhamétiv. bénédiction récitée
quand des bonnes choses surviennent.
Havdala. séparation. cérémonie qui marque la séparation
du chabbat (domaine de la sainteté, qoddéche) et des jours
de la semaine (domaine du 'hol). Après le chabbate. on dit 4 bénédictions
: sur le vin (guéfène). les odeurs (béssamim). la
lumière (or). la séparation entre le domaine de la sainteté
et celui du profane (hammavdil). Il y a différentes coutumes liées
à la havdala (forme de la bougie, rire, gestes avec le doigt trempé
dans le vin, chants pour le prophète Elie, etc.). A lire également
: Traité Bérakhote 33 a.
Héikhal. palais divin.
Héir kol péné hammizra'h. moment où la
lumière du jour jaillit sur tout l'orient.
Hékhal haqqoddéche. Saint sanctuaire du Saint. nom donné
à
l'armoire dans laquelle on range les rouleaux de la Torah. et devant laquelle
se placent les cohanim pour donner leur bénédiction. Le nom
fait référence au hékhal du Temple. réservé
aux Cohanim
Henna ou hénné. Cérémonie des communautés
séfarades et orientales. se déroulant surtout avant le mariage,
mais aussi parfois avant la bar mitsva dans laquelle on teint au henné
les mains, les pieds et les cheveux des femmes.
Hespèd. C'est l'éloge d'un défunt.
Hétér Iska. C'est un contrat d'affaire passé devant
une autorité rabbinique.
Higayone. C'est
- une pensée, une idée,
- une activité ou un processus logique,
- une lecture cursive,
- une méditation,
- un son musical (psaume 92, 4).
On voit par là que la pensée juive est toujours à
la fois rationnelle, multiple et poétique, comme l'exprime aussi
le mot taâm (voir le Lév Gompers, page 200).
Hilkhote Néziqéï Mamone. Ce sont des halakhotes
concernant les dommages d'argent.
Hiloula, louange. Fête populaire pour l'anniversaire du décès
d'un Sage dont la mort est considérée comme un mariage. C'est
aussi le nom de la date de ce décès ou le pélerinage
sur la tombe de ce Sage, par exemple sur la tombe de Ribbi Chimeône
bar Yohaï à Mérone.
Hine. C'est une mesure de volume liquide correspondant à environ
4 litres, dans le Talmud.
Hirhour. méditation. action de penser. ou lecture en silence.
Hitbodédoute. isolement dans la méditation pour se rapprocher
de Haqqadoche baroukh Hou. Ce concept est important dans la caballe et
le 'hassidisme.
Hitlahavoute. Enthousiasme, ferveur (dans la prière ou dans
la confiance).
Hochaâna Rabba. Traduction : Implorations (hochaânotes,
au pluriel).
C'est la fin de la fête de Souccote. C'est 'Hol hammoêd.
Les hochaânotes ont lieu car la décision finale prise par
le Ciel à notre encontre à Kippour devient exécutive
aujourd'hui. Il est encore temps de revenir, de faire techouva. C'est donc
à la fois un jour impressionnant, mais c'est aussi un jour de joie
car on revient et on se réjouit de la bonne direction prise. Il
y a des coutumes particulières ce jour-là.
Hod. splendeur. Nom de l'une des séfirotes.
Hotsaa Traduction : sortie. C'est l'interdiction de transporter des
objets du domaine privé au domaine public et inversement, pendant
le Chabbat.
Hou haya. véHou hové véHou yiyé : Il était.
et Il est. et Il sera.
Inauguration du Temple. Explication : Le 25 Kislév, ce fut la
fin de la préparation des matériaux du sanctuaire (voir Chémote
Rabba 52, 2), et l'inauguration du Temple par les 'Hachmonaïm
Intermariage. C'est le mariage d'un juif avec un ou une non-juifs.
Il est interdit (Chémote 34. 16) car il conduirait à l'abandon
de la participation à l'alliance entre le peuple d'Israël et
son Dieu par mélange des croyances et "adoration" d'autres "divinités".
Issour kélim. interdiction de mélanger les espèces
dans l'agriculture.
Îqarim, principes, voir Chlocha âssar îqarim.
Îrbouv. Explication : C'est le mélange, par exemple d'eau
chaude et froide le Chabbat.
Îrouï mikéli. Explication : Cela concerne l'eau ou
un liquide le chabbat (voir également kéli). Si on fait couler
l'eau brûlante directement sur un aliment pour le cuire ainsi, on
parle de îrouï mikéli.Si l'eau qui a été
chauffée s'est refroidie, on parle de nozél mévouchal
tsonéne.
Issour kélim. Explication : Interdiction de mélanger
les espèces dans l'agriculture.
Îyoune séfarade Traduction : Examen séfarade du texte talmudique
Explication : C'est une méthode d'étude du Talmud qui
consiste aussi à mettre en évidence toutes les règles
structurales du texte, de la langue (particularités, manques, adjonctions),
du raisonnement, et les caractéristiques des interlocuteurs dans
une intention : comprendre le message effectif est un préalable
nécessaire, avant d'entrer dans tout approfondissement sophistiqué
sur un point particulier du message.
Jiziya. impôts spéciaux imposés aux juifs dans
les pays arabes en raison du statut de dhimmi. statut de "protection" des
juifs et des non musulmans en pays arabes. Cette dite "protection" concédée
se traduisait de fait par une autonomie communautaire et cultuelle mais
aussi par de nombreuses contraintes et vexations.
Juderia. quartier juif en Espagne.
Kaâs. La colère est fréquente dans nos textes traditionnels,
sous divers termes : kaâs, roguéz, qétséf, 'hara,
itmarméroute... Elle est citée des centaines de fois dans
le Talmud, les middrachim et le Zohar. Elle est vue comme une réaction
de l'instinct qui est provoquée par les fautes obstinées
du peuple et par sa mauvaise foi, par son manque de persévérance.
Parfois, le mot est relié au chagrin (Lamentations 1, 18 ; 2, 23).
Voyez Rachi sur Devarim 29, 19 ; 31, 20 ; 32, 27. Les Proverbes 17, 25
disent que la bêtise que manifeste un enfant suscite la colère
du père et l'amertume de la mère. Les textes insistent sur
son effet destructeur (Bérakhote 63 b) sur toute la collectivité.
Il y a des colères valorisées qui apportent la bénédiction
et descolères blâmées qui sont destructrices comme
un incendie qu'on ne peut arrêter. C'est un moment où la qéddoucha
et le soutien de Hachém, l'intériorité, la sagesse
ne sont plus pris en compte, sont éloignés, et on l'assimile
alors à l'idôlatrie, à la faute, à l'écart.
Elle éloigne la qéddoucha et entraîne l'homme à
s'en éloigner. Elle est assimilée à une drogue de
mort, sam mavéte.Elle évolue vers la haine. La colère
silencieuse est la pire de toutes car elle est comme un serpent qui observe
en silence et tue. Il faut se détourner de celui qui est en colère.
On prie le matin, après la lecture du sacrifice d'Avraham, pour
que la colère soit surmontée par Ra'hamim, la miséricorde.C'est
dans la colère que l'on découvre qui est l'homme.
Il faut donc veiller à l'éviter, particulièrement
le Chabbate qui est le temps de la qéddoucha. Celui qui fait téchouva
de cette caractéristique qui est une anti-qéddoucha, apporte
la qéddoucha.
Kabbalate chabbate. Réception du Chabbate. On y dit les psaumes
95 à 99 et 29 dont les lettres initiales ont la guématria
du mot néféche, puis le Lékha dodi et les psaumes
92 et 93..
Kahal. l'assemblée. Il s'agit de collectivités organisées
pour se faire représenter auprès des autorités civiles.
Egalement. une assemblée de personnes qui prient ou étudient
ensemble et sur qui règne la chékhina. résence divine
; on la désigne alors par l'appellation de qahal qaddoche.
Kaporéte. C'est le couvercle d'or posé sur le coffre
qui renferme les tables de l'alliance (lou'hote habbrite) et sur lequel
étaient les deux séraphins.
Par extension, on nomme béit hakkaporéte, le saint des
saints.
On désigne, par analogie, le rideau qui est suspendu devant
le arone haqqodéche où sont placés les rouleaux de
la Torah dans la synagogue.
Références dans le Tanakh : Chémote 25, 17..
Kappara pardon. réparation. sacrifice de demande de pardon avant
Yom Kippour et consistant dans l'aveu des fautes. On parle. au pluriel.
de kapparotes quand ces fautes sont déplacées symboliquement
sur une volaille sacrifiée. Cette coutume très ancienne est
louangée ou critiquée par différents Sages.
Karète. retranchement du peuple. banissement.
Karpas. céleri. Dans le Sédér de Péssa'h.
le chef de famille prend un peu de persil ou céleri et le trempe
dans l'eau salée. dit une bénédiction et distribue.
Même si cela repose sur des coutumes ancienes de repas. la façon
originale de le faire a pour but de susciter l'attention de l'enfant lors
de la cérémonie.
Kavana. c'est l'intention de la pensée et du coeur dans la réalisation
de la mitsva ou de la prière. Elle est obligatoire pour qu'il
y ait réalisation de la mitsva. Cela a été amplifié
comme connaissance et comme technique dans les courants 'hassidiques et
dans la qabale. Des livres de prières portent en mention les cavanotes
appropriées au texte. Il faut une formation particulière
auprès de Sages compétents pour apprendre ces kavanotes.
sans quoi non seulement on erre mais on produit des profanations. (Pluriel.
kavanote).
Kebab. brochettes.
Kéhila. communauté (pluriel. kéhilote).
Kélala. malédiction. Références dans le
Tanakh : Dévarim 11, 26.
Kéli (voir également eau). Différents types
de
récipients, selon la cachroute du Chabbate. Le kéli richone
est le récipient dans lequel l'eau, préparée pour
le Chabbate, a été chauffée, il est donc sur le feu.
Le kéli chéni est le récipient dans lequel on a versé
le liquide (nozél) l'eau qui a été chauffée
dans le premier récipient. Le Kéli chélichi est
un
troisième récipient qui reçoit du deuxième
récipient. On parle de a'hzarate kéli quand on a retiré
un récipient de la source chauffante et qu'on l'y remet.
Kéli chéni. récipient second. C'est le récipient
dans lequel on verse le liquide qui était dans le premier récipient
placé sur le feu pendant le chabbat.
Kéli richone. récipient premier. C'est celui qui est
mis sur le feu pendant le chabbat.
Kériâ. déchirure obligatoire du vêtement
de l'endeuillé. accompagné d'une bénédiction
(dayane ha éméte. juge de vérité). Ce rite
précis concerne les 7 proches du défunt.
Kériate chémâ âl hammita. C'est la lecture
du Chémâ Yisraël accompagnée de psaumes avant
de s'endormir. Les enfants ont une version abrégée. Traité
Bérakhote 60 b.
Kériate séfér Tora. lecture du rouleau de la Torah.
Kérouv. chérubin ; pluriel. kérouvim. chérubins.
Keswa ek kbira. magnifique robe brodée d'or des parures des
juives du Maroc.
Kétér. couronne. L'une des séfirotes.
Kétonète passim. la robe de Yossef que ses frères
couvrirent de sang pour la présenter à leur père.
Kétonéte. tunique. comme celle de Joseph.
Kétouba. contrat de mariage juif. écrit en araméen
et protégeant la femme. indiquant ses droits. les obligations du
mari et les dédommagements en cas de divorce. A lire également
: Traité Kétouvote.
Kevod av vaém. respect envers le père et envers la mère.
C'est l'un des 10 commandements (âssérète haddibérote).
Chémote 20. 2-17 et Dévarim 5. 6-21.
Kévod habbériote. attention effective à la dignité
de la personne humaine dans la relation à autrui.
Kézayite. mesure de volume solide correspondant à environ
la taille d'une grosse olive. dans le Talmud.
Khligh. dans la cuisine juive. confit de petits morceaux de boeuf mijotés
lentement.
Kiddouche Hachém. martyre. par lequel on sanctifie le
Nom divin. sanctification du Nom. Kiddouche Hachém, sanctification
du Nom. Il y a une dimension intérieure de sanctification du Nom
qui peut être en jeu dans tout acte suivant l'intention caractérisée
par sa pureté, par sa gratuité, par l'amour de Hachém
et pour Sa seule gloire. Cela autant dans la prière, que dans la
réalisation de mitsvotes, et particulièrement dans les mitsvotes
concernant le prochain.
Appellation désignant le martyr de ceux qui ont été
tués en tant que juifs, pour la foi juive, pour la non conversion
mais aussi en tant que juifs quel que soit leur degré de connaissance
ou de sainteté, par exemple toutes les victimes juifs de la Shoa.
Kikar. mesure de poids correspondant à environ 25 kilogs. dans
le Talmud.
Kiniane. acte d'engagement.
Kinote. lamentations.
Kippour ou Yom Kippour. Traduction : Jour du pardon
Fête juive qui arrive le 10 Tichri, en septembre-octobre, 10
jours après le jour de l'an, Roche Hachana. C'est un jour de convocation
de tout le peuple par le chofar, un jour de mortification et jeune, de
pénitence pour nous purifier, obtenir le pardon et modifier notre
vie. La réparation effective des torts faits à autrui est
la condition de tout. Il s'agit d'être sensible à la demande
de retour exprimée par Dieu à l'homme.
Références dans le Tanakh : Vayiqra chapitres 16
et 18, Isaïe 57, 14-30 et 58, le livre de Jonas.
Kitsour Choul'hane Âroukh. Nom d'un livre de R. Chlomo Ganszfield.
Kittél. grande blouse blanche. signe de pureté que les
ashkénazes revêtent le soir de Pessa'h. à Kippour et
parfois au mariage et dans lequel ils seront aussi enterrés.
Klal Yisrael. l'ensemble du peuple juif.
Knèdles. dans la cuisine juive. boulettes composées de
pain. de pomme de terre et assaisonnées.
Knéssét haguédola. Nom d'un livre de R. 'Hayim
Benvéniste.
Kofér béîqar. celui qui nie un principe essentiel
du judaïsme.
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