La hiloula de Ribbi Méïr
Baâl ha Nes
Il décéda le 14 Iyar - 29 e jour
du Ômér - 18 mai 2008 au soir et le 19
Découvrez aussi un autre lieu de pélerinage
dans ce Galil, la
tombe de Ribbi Yonatane ben Ouziel (lien ici)
que visitent beaucoup ceux qui souhaitent enfants ou conjoint.
Ceci est une étude historique,
spirituelle et halakhique très solide
qui servira constamment à tous ceux qui étudient
le Talmud
Image de l'auteur en 2002
On comprend que les paysages du Galil (la Galilée) aient
attiré les sages mystiques
il y a un étalement calme de la terre et du ciel.
Mais ils étaient là, aussi et surtout, parce que
les cruels musulmans persécutaient
les Juifs dans la ville sainte de Jérusalem.
(image vers 1970)
Cette fête, non biblique est l'une des
plus populaires
avec la Hiloula
de Ribbi Chiméône bar Yo'haï à Lag
ba Ômér.
Elle témoigne de l'amour indéfectible des générations
envers ses Sages.
Cette tombe se trouve sur les rivages
du Lac de Tibériade : devant le lac et derrière
la beauté des montagnes de Galilée : un paysage
superbe.
Depuis des temps immémoriaux s'y trouve la tombe d'un Sage
qui avait fait le voeu de ne pas se coucher jusqu'à ce
que le Machia'h (Messie) ne vienne et, en conséquence,
il fut enterré debout.
Au long des siècles, la tombe a été référée
à divers Sages du nom de Ribbi Méïr, d'abord
le plus important, si l'on peut dire, celui de la Michna, le Tanna
Ribi Méïr dont la yeshiva se trouvait à Tibériade.
Il décéda le 14 Iyar.
Au 13e siècle, on y parla aussi de Rabbi Méïr
Katsine et de Méïr ben Yaâqov qui monta vers
la terre d'Israël avec la alyah de Ribbi Yé'hiel de
Paris. Egalement Ribbi Méïr ben Yits'haq.
En tous cas, la date du 14 Iyar resta pour la hiloula (fête
célébrant le jour du décès, vu comme
l'achèvement glorieux de la sainteté du Sage) de
ces Ribbi Méïr.
(image fin du 19e siècle)
Ce fut l'occasion pour beaucoup de communautés
de maintenir un lien précis avec la terre d'Israël
et d'aider ceux qui y habitaient à travers des troncs dans
lesquels on mettait la tsédaqa, spécialement
avant chaque allumage des bougies de Chabbate. Certaines communautés,
comme celle de Djerba en Tunisie s'unissaient à la fête
de Tibériade par une grande hiloula avec fleurs et chants
religieux.
(image vers 1930)
Présentation de Ribbi Méïr
Baâl ha Nes
Il est de la génération
de Ribbi Chimeône bar Yohaï :13e
génération des tannaïm qui s'étend
de la chute de Bar Korba à Bétar en 135 (3895) à
l'an 170 (3930). Voici en résumé où se situe
Ribbi Méïr :
La 10e génération des tannaïm, de l'an
70 (3830) à l'an 110 (3870)
Ribbi Yo'hanane ben Zakaï, disciple de Hillel et Ribbi
Chimeône ben Hillel
La 11e génération des
tannaïm
Les 5 grandissimes disciples de Rabbane Yo'hanane ben Zakaï
:
Ribbi Éliêzér Haggadol, à Lydda
Ribbi Yehoshua, à Pékiîne
Ribbi Yossi Haccohén, à Yavné
Ribbi Chimeône ben Natanael
Ribbi Elâzar ben Arakh
La 12e génération
des tannaïm, de l'an 110 à la chute de Bar Korba
à Bétar en 135
- Ribbi Âqiva ben Yossef à Bné Braq
- Onqélos, etc.
La 13e génération
des tannaïm, de 135 (3895) à l'an 170 (3930)
- le grand Ribbi Méïr
- Ribbi Yéhouda
- Ribbi Yossi
- Ribbi Chimeône
- Ribbi Chimeône bar Yohaï
- Ribbi Né'hémia, etc.
La 14e et dernière génération
des tannaïm, de 170 (3930), sous Marc-Aurèle
- Ribbi Yéhouda Hannassi, Ribbi Yichmâel ben
Ribbi Yossé Haggalili
Viennent ensuite
... les amoraïm... ou les Maîtres
de la guémara
Donc, Ribbi Méïr est
de la génération des élèves de Ribbi
Âqiva et ses collègues d'étude.
Développons :
Nous arrivons à la 12e génération des
tannaïm qui s'étend de l'an 110 (3870) sous Trajan
à la chute de Bar Korba à Bétar en 135 (3895)
sous Hadrien.
On trouve les grands disciples
de Ribbi Éliêzér Haggadol :
- Ribbi Âqiva ben Yossef à Bné Braq, parfois
nommé Qor'ha.
Il est le disciple de Ribbi Yehoshua ben 'Hanania, de Na'houm
iche Gamzou et de Ribbi Éliêzér.
Il a formé les plus grands de sa génération
dont Ribbi Yichmâel et Ribbi Méïr.
Ses collègues d'étude étaient particulièrement
Ribbi Yehoshua ben 'Hanania, Ribbi Yichmâel ben Élicha,
Ribbi Chimeône ben Azzaï, Ribbi Tarfone.
Il a vécu la destruction du Temple et y a survécu
68 ans. Bien qu'il commençât à s’adonner totalement
à l’étude à l’âge de 40 ans seulement
(et grâce à son épouse Ra'hel399), il parvint
à être l'un des sages du Grand béit dine de
Jérusalem. Il développa la yéshiva de Bnéï
Braq et commença à recueillir l'ensemble des traditions
et les ordonna très bien, "en anneaux comme dans un collier".
Il soutint la révolte de Bar Korba et périt dans
de grandes souffrances avec les 10 martyrs nommés âsséra
arouguéï malkhoute. C'est de lui qu'il est dit
: "il faut attribuer une michna anonyme à Ribbi Méïr,
une tossefta anonyme à Ribbi Né'hémia, un
Sifra anonyme à Ribbi Yéhouda, un Sifré anonyme
à Ribbi Chimeône et tous ces enseignements viennent
de Ribbi Âqiva", leur maître.
- Ribbi Yossé Haggalili dont on ne sait qui fut son
maître mais qui est considéré comme l'un des
plus grands.
- Ribbi Yichmâel ben Élicha, de Kfar Aziz près
du Jourdain, renommé pour sa grande richesse, il établit
sa grande yéchiva nommée Yéchiva devéi
Ribbi Yichmâel et des middrachim portant ce nom ont
été rédigés ; il y inscrivit les 13
middotes qui servent à interpréter la Torah, liste
qui est lue chaque matin dans la prière après la
partie des sacrifices (qorbanote). Il est également
l'un des 10 martyrs.
- Ribbi Tarfone, de Lydda (Baba Qama 14 a, 38), était le
talmid 'havér de Ribbi Âqiva ; parfois cité
également comme l'un de ses maîtres, il est nommé
"le père de tout Yisrael".
- Onqélos, le converti ou prosélyte ou guér
tsédéq, a réalisé le Targoum Onqélos,
une traduction de la Torah en araméen qui éclaircit
de nombreux sens du texte original et qui est lue chaque matin
avec les versets de la section hebdomadaire de la Torah (rappel
de méthode : on lit deux fois chaque verset de la Torah
et une fois sa traduction par Onqélos). D'autres‚ guérim,
convertis, sont nommés Ben Hé Hé ou
Ben Bag Bag, faisant allusion aux deux hé du
nom divin et de leurs "parents" en judaïsme : Abraham et
Sara.
- Ribbi Chimeône ben Azzaï (Baba Qama 13 a, 5), qui
était également versé en nistar, ce qui est
caché, etc.
Dans le traité Roche Hacchana 31 a, 5, on trouve la description
des 10 déplacements du Grand Sanhédrine qui eurent
lieu à cette époque.
Nous arrivons à cette 13e
génération des tannaïm qui s'étend de
la chute de Bar Korba à Bétar en 135 (3895) à
l'an 170 (3930).
On y trouve les élèves
de Ribbi Âqiva et ses collègues d'étude :
- le grand Ribbi Méïr (Baba Qama 16 a, ligne
46 ; 23 b...). Son nom d'origine était Ribbi Miacha
; ce nom de Méïr, venant de la racine signifiant
"lumière", lui fut donné parce qu'il illumine les
yeux des Sages. Beaucoup d'enseignements rapportés par
lui sont mis sous le nom de a'hérim omerim, "d'autres
disent" ; Baba Qama 11 a ; 33 a ; cette expression indique qu'il
tient cet enseignement de son maître Élichâ
ben Abouya surnommé a'hér, "l'autre", en
'Haguiga 15 a. Cette expression concerne parfois Ribbi Natane.
Il s'agit de Ribbi Méïr quand il est dit : "un
élève rapporte une tradition de Ribbi Yichmâel
devant Ribbi Âqiva" car il reçut son enseignement
de Ribbi Âqiva et de Ribbi Yichmâel, élève
lui-même de Ribbi Âqiva.
Ses collègues d'étude cités par diverses
sources étaient : Ribbi Yéhouda, Ribbi Yossé
ben 'Halafta dont il s'agit quand on trouve seulement le nom Yossé
(Baba Qama 20 b ; 21 b), Ribbi Chimeône, Ribbi Elâzar
ben Chamouâ, Ribbi Yo'hanane Hassanedélar, Ribbi
Né'hémia.
Qu'elle est la place de Ribbi Méïr
dans nos textes ?
Quand le rédacteur de la Michna, Rabbi intégra
telles quelles, sous leur forme connue, des traditions qui étaient
tellement "admises par tous ou par la plupart" (mouskam lé
kama 'hakhamim) qu'elles ne portaient plus le nom de leur
formulateur et que Rabbi transmit au nom de tous (on les nomme
alors divréï 'hakhamim, paroles des Sages)
; généralement ces michnayotes ne comportent que
leur résumé, sans rapporter en même temps
toutes les discussions dues aux divergences d'opinion (makhloqote,
au pluriel ; makhloqéte, au singulier) ou les commentaires
qui ont pu les accompagner ; elles fournissent presque toujours
la halakha (qui, le plus souvent, vient de la tradition de Ribbi
Méïr, et qui est nommée alors stam ou, au pluriel
michnayote setoumote). Ces michnayotes sont donc assumées
par l’autorité de Rabbi qui, ne nommant pas une source
particulière, assure qu’on peut y éviter toute discussion
superflue.
La guémara complète
la michna mais, à cette guémara qui complète
la michna, il faut aussi ajouter la Tossefta, qui veut dire
"ajout", selon le Séfér Hakkéritoute.
La Tossefta rassemble des traditions que les élèves
de Ribbi Yéhouda Hannassi ont entendu exposer devant lui,
qu'il admettait le plus souvent comme valables, mais que le Maître
n'a pas intégrées dans la michna pour diverses raisons,
en particulier pour l'alléger en quantité et en
simplicité. Ribbi 'Hiya a réalisé cette rédaction,
en particulier parce qu'il constatait que la michna restait fermée
à la compréhension pour beaucoup et qu'il a voulu
en révéler le sens (taâm). Les traditions
qui y sont rapportées viennent surtout de Ribbi Âqiva,
Ribbi Méïr et de Ribbi Né'hémia.
Quand le mot Tossefta est mis seul ou stam , il s'agit de Ribbi
Né'hémia. La Tossefta vient souvent "soutenir" le
point de vue exprimé dans la michna ; on parle alors de
Tossefta déméssayéa et de halakha
bien établie méqouyéméte ;
mais il n'est pas rare qu'elle conteste aussi l'opinion de la
michna et de Rabbi, son organisateur. Comme elle n'est pas dans
la michna, elle ne s'ouvre pas par les expressions : tania,
tanou rabbanane.
Quelques codes majeurs de la michna
où Ribbi Méïr a sa place
Quand il est fait allusion à ces différentes traditions
et à ces différents livres de l'époque de
la michna dans la guémara, un code simple permet de savoir
de quelle tradition on parle :
- les mots stam et matnitine se réfèrent
généralement à la tradition de Ribbi
Méïr ;
le mot stam dans la Tossefta se réfère à
Ribbi Né'hémia ;
le mot dans le Sifri se réfère à la
tradition de Ribbi Yichmâel et eux tous se réfèrent
à la tradition de Ribbi Âqiva, comme il est dit :
stam matnitine Ribbi Méir, stam tossefta Ribbi Né'hémia,
stam sifri Ribbi Yichmâel vékhouléhou aliba
déRibbi Âqiva.
- le mot matnita réfère
aux traditions “extérieures” diverses ou béraïtotes,
c’est-à-dire celles qui n'ont pas été intégrées
dans la michna. Parmi ces béraïtotes, quand son auteur
n'est pas cité, on trouve l'indication ·tanou
rabbanane, les Maîtres ont enseigné ; quand le
rav sera cité immédiatement après, on trouve
l'expression de présentation tania, il est enseigné);
par exemple : tania amar Ribbi Yéhouda, "il a été
enseigné, a dit Ribbi Yéhouda", etc.).
HALAKHA ou décision pratique tirée de la Torah
et confirmée par l'examen qui en est fait dans le Talmud
qui examine toutes les traditions venant de Moché Rabénou
et transmises dans la Michna.
La halakha ne fut pas retenue
selon la démonstration qu'en donna Ribbi Méïr,
non pas parce qu'il se trompait mais parce que son niveau de compréhension
était beaucoup trop au-delà de la mesure de sa génération.
1. Parmi les tannaïm, qui
l'emporte dans la conclusion du débat halakhique ? Et quelle
est la place de Ribbi Méïr ?
(Ceci est le fruit d'une longue recherche dans les écrits
de nos Sages).
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Discussion entre...
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et...
|
la halakha sera selon...
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Âqiva
|
plusieurs 'havérim
|
'havérim
|
|
Âqiva
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un 'havér
|
Âqiva
|
|
Béit Chamaï
|
Béit Hillel
|
Béit Hillel (sauf 6 cas)
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Chimeône
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Yossé
|
Yossé
|
|
Éliêzér
|
Âqiva
|
Âqiva
|
|
Éliêzér
|
Rabbi
|
Rabbi
|
|
Éliêzér ben Chimeône
|
Rabbi
|
Rabbi
|
|
Éliêzér ben Yaâqov
|
autres
|
Éliêzér ben Yaâqov
toujours
|
|
Méïr
|
Chimeône
|
le ma'hmir (le plus sévère)
|
|
Méïr
|
Yéhouda
|
Yéhouda
|
|
Méïr
|
Yossé
|
Yossé
|
|
Rabbi
|
plusieurs'havérim
|
'havérim
|
|
Rabbi
|
son père
|
son père
|
|
Rabbi
|
son père
|
Rabbi (selon le Chla)
|
|
Rabbi
|
un 'haver
|
Rabbi
|
|
seul
|
plusieurs 'havérim
|
'havérim
|
|
Yehoshua
|
Éliêzér
|
Éliêzér
|
|
Yehoshua
|
Éliêzér
|
Yehoshua
|
|
Yehoshua
|
Éliêzér ben Yaâqov
|
Éliêzér ben Yaâqov
|
|
Yehoshua
|
Gamliel
|
Gamliel
|
|
Yehoshua
|
Né'hémia
|
Né'hémia
|
|
Yehoshua ben Lévi
|
autres
|
Yehoshua ben Lévi toujours
|
|
Yéhouda
|
Rabbi
|
Rabbi
|
|
Yo'hanane
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Yéhouda + Chimeône
|
Yéhouda
|
|
Yo'hanane
|
Réche Laqiche
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Yo'hanane , sauf 3 cas
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|
Yossé
|
Né'hémia
|
Yossé
|
|
Yossé
|
plusieurs 'havérim
|
'havérim
|
|
Yossé
|
Rabbi
|
Rabbi
|
|
Yossé
|
un 'haver
|
Yossé
|
Ce tableau pourra toujours vous accompagner en toute étude
du Talmud. Il est inséré dans le Lév Gompers.
Le talmud insiste sur la
grandeur de son épouse Brouria,
reconnue pour ses compétences halakhiques par les grands
de son temps, qui était capable d'étudier en un
seul jour 300 traditions de 300 Sages, apprenait aux étudiants
les méthodes de l'étude, les corrigeait à
ce sujet et donnait à son mari l'interprétation
exacte de versets concernant la prière.
Le Traité Êrouvine 53 b-54 a écrit : Brouria
(la femme de Ribbi Méïr) rencontra un étudiant
qui étudiait à voix basse. Elle l'admonesta : “ne
sais-tu pas qu'il est écrit : bien ordonnée avec
tout et offrant pleine sécurité (II Samuel 23, 5)
? Si elle est en ordre avec les 248 organes du corps, elle est
en sécurité dans les cœurs, sinon elle ne le sera
pas”.
Où se trouve la tombe de Ribbi Méïr
Baâl ha Nes ?
Près de Tibériade (Tibérias),
à quelques kms de Tsafte, Saféd. C'est le Sud des
monts de Galilée. Yehoshua y a remporté une
victoire (Livre de Yéhohua 11, 5-7).
(source
de la carte. lien)
Les tombes
de la région de Tibérade
- Mérone
On y trouve dans un secteur de quelques centaines de mètres
:
- ensemble, la tombe de Ribbi Chimeône bar Yohaï ;
son fils Ribbi Eleâzar, Ribbi Yits'haq.
- à proximité, la tombe de Ribbi Yava Saba et celle
de Ribbi Ada Saba.
- un peu plus loin, celle de Hillél hazzaqén et
celles de ses étudiants.
- puis celle de Ribbi Yo'hanane hassandélar.
- plus au Nord, celles de Ribbi Yossi ben Qisma, Ribbi Elâzar
ben 'Hasma, Ribbi Yéhouda ben Bétira.
- plus au Sud, les tombes de Chammaï hazzaqén, de
sa femme et de ses élèves. La grotte des Cohanim
et ce que l'on nomme le siège d'Eliahou hannavi.
- près de la route, la tombe de Rav hammanouna Saba.
C'est donc une extraordinaire concentration des plus grands
maîtres de la Michna et du Talmud.
- à Tsafate
(Saféd), il y a aussi les tombes de :
- 'Hanna et ses sept fils, des tannaïm,
- Ribbi Yits'haq
Louria, le Ari, son maître, R. Moché Cordovéro
dont nous
étudions Tomér Dévora pendant le Ômér,
et R. Chlomo Alkabéts le rédacteur du Lékha
Dodi, Rabbénou Yosséf Caro, R. Moché Alchékh,
R. Yits'haq Abouav, etc.
A Tibériade,
à proximité également, on trouve les tombes
de nombreux Sages dont :
- Bilha et Silpa,
- Ribbi Eliâzér haggadol,
- Ribbi Méïr baâl hannés (décédé
le 14 Iyar),
- les élèves de Rav,
- Ribbi 'Haya, rédacteur du Talmud,
- Ribbi Âqiva,
- le Rambam, le Chla haqqaddoche dont nous étudions les
commentaires sur chaque paracha.
On comprend donc le sens particulier de cette
région, dont on dit aussi que c'est de Galilée que
naîtra le Messie, le Machia'h.
Le sens du pélerinage
sur les tombes des Sages
1. Le judaïsme pense qu'il n'y a jamais, jusqu'à la
résurrection des morts, une séparation totale
des restes du corps d'avec la personnalité, le néféche
du défunt.
2. Donc, c'est un lieu où la présence des qualités
du Sage subsiste et peut se transmettre à celui qui vient
péleriner dans une intention de téchouva
(retour).
3. De plus, le traité Bérakhote décrit comment,
de leurs tombes, les Sages se soucient de nous et intercèdent
pour nous ; il n'est donc pas répréhensible de recourir
à leur aide pour qu'ils interviennent auprès de
D.ieu car les prières ne sont pas adressées à
ces Sages eux-mêmes.
4. La mort d'un Sage prive certes ses proches de sa présence
visible et sensible, mais c'est aussi un "mariage" ( hilloula
terme employé en Bérakhote 31 a) ce qui veut
dire une union complète entre son potentiel, son être
et D.ieu. Et cela se fête.
Ainsi, à Djerba, en Tunisie, la célébration
de la hilloula de Ribbi Chimeône bar Yo'haï était
importante et célébrée avec l'ornementation
de la grande ménora pyramidale que l'on promenait.
La hiloula du Rambam fut appelée Maïmouna puis Mimouna,
et se célébrait à la sortie de la fête
de Péssa'h au Maroc.
(La tombe de Ribbi Méïr Baâl ha
Nes vers 1920 avec les deux yeshivotes, une askénaze et
une sépharade)
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