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 © Cette page peut être imprimée et polycopiée pour l'étude et l'enseignement gratuit, selon les conditions du copyright 
Dufour

Ribbi Yonatane ben Ouziel
Hiloula le 26 Sivane

par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Site Modia www.modia.org
Ces pages sont une étude historique,  spirituelle et halakhique très solide
qui servira constamment à tous ceux qui étudient le Talmud. Elles témoignent de notre amour envers les Sages avec qui nous passons tellement d'heures à recevoir leurs enseignements sur la Torah.

Ici, deux pages qui expliquent le sens juif des pélerinages sur les tombes des Sages, avec de nombreuses photos:
retour à la page de Ribbi Chiméône bar Yo'haï à Lag ba Ômér.
Ici, retour à la page de Ribbi Méïr baâl ha Ness.


Près de la tombe de Ribbi Yonatane ben Ouziel, la nature participe à la renaissance, à l'espoir et à la foi calme qui sont le message du Sage.


(Photo de l'auteur prise près de la tombe de R. Yonatne ben Ouziel)

Poème

Nous avons foi dans le Rocher éternel.
Et si nous sommes souvent tenaces et rebelles,
c'est que nous avons été brûlés par tant de guerres.

Notre coeur a la force rouge et noire des luttes sanguinaires
et nous avons reçu tant de chocs et de coups cruels.
Mais nous sommes sûrs, calmes et fidèles.
Et faits de pierre douce imprégnée de soleil.

Si les fleurs près de moi sortent parfois ménora
et forme de femme, et courbes de lèvres et de paupières,
et chant des bras, parfaite ménora,
c'est que vient peut-être le temps de notre seul être.
 
Et moi, même si je pique
et des souffrances devint épine,
Même si je sèche
et mon ventre ne s'apaise
de tes promesses éternelles
qui hantent mes rêves,
je reste belle, mon Israël.
 
Et si je devins pierre dure et sèche
des poussières et des longues ères,
et même si je crisse et craque
des espoirs que tu blesses,
je reste volcan dedans
et toi flamme qui danse.

Tu seras voile, ma fleur... et moi ton vaisseau éternel.
Le Créateur nous a placés si près,
trésor l'un pour l'autre en Sa lumière.
Il est distrait parfois mais nous avons foi.
Le monde ne sait pas le baiser délicieux
de la fleur et de la pierre, un et solitaires,
comme çà, dans le froid ou dans le soleil.
Lui sait pourquoi, et Ribbi Yonatane ben Ouziel.


Approche de la tombe du Sage

Nous montons de Tibériade, au delà de Tsfate, vers la région de Âmouqa, et au loin s'estompe le lac de Kinéret, et les courbes montagnes deviennent rondes et pierres,

mais la végétation donne une note douce comme la lumière.

Au loin, modeste et gentillette, une maison carrée au toit blanc et rond, c'est la tombe de Ribbi Yonatane ben Ouziel. Ici viennent tous ceux qui espèrent des enfants, et l'amour éternel. Il a promis de peiner auprès du Ciel pour les satisfaire.

Deux entrées, pour que chacun soit recueilli dans sa prière.

Et, dans la même petite pièce, l'intimité des voeux pour chacun dans le silence. Pas un mot ne s'entend, chacun est révérence, respect, pureté, espérance.

 

Message écrit par la tradition envers le Sage

Il était l'un des disciples brillants de Hillél ha Zaqén, il y a environ 2000 ans. On rapporte qu'il avait 80 étudiants dont 30 méritaient que la Chékhina repose sur eux comme elle le fit sur Moché Rabbénou, 30 autres qui méritaient que la lumière du soleil les éclaire comme ce fut le cas pour Yehoshua disciple lunaire qui recevait cette lumière par le reflet de Moché, et 20 autres un peu moindres. Mais le plus grand de tous fut Ribbi Yonatane ben Ouziel et la lumière l'entourait quand il étudiait. Et Chamaï le révérait. Il n'est pas nommé explicitement dans le Talmud mais les enseignements nombreux donnés au nom de "Béit Hillel" (la yeshiva de Hillel) sont l'expression de son enseignement.

Il reçut du prophète 'Haggaï le texte de sa traduction des livres des prophètes, en araméen (langue courante à l'époque). Une voix céleste dit: "qui ose révèler les secrets?", et il répondit : "c'est moi, Ribbi Yonatane ben Ouziel, mais je le fais seulement pour qu'il n'y ait pas de dissensions et de disputes (ma'hloqéte) parmi le peuple sur le texte". Quand il termina, la voix céleste se fit entendre à nouveau et cria : "dayékha! cela te suffit!".

La tradition dit qu'il resta célibataire ou qu'il fut marié mais ne fut pas gratifié d'enfants. De là, s'est développé le sens particulier de ce pélerinage, où les témoignages sont nombreux de ce que le mérite du Sage une fois qu'il ait atteint le sommet de la Gloire, ait fait bénéficier ceux qui le visitent et viennent dans l'attitude que sa vie enseigne.

Que par ses mérites et ses demandes, et par son exemple, tous ceux qui ont besoin de trouver la plénitude de leur néchama, y accèdent rapidement et qu'ils atteignent une descendance de bné Torah. Amen!

Que cela soit bon signe que cette année débouche sur une re-naissance pour tout Israël.