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Hiloula le 26 Sivane par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Ici, deux pages qui expliquent
le sens juif des pélerinages sur les tombes des Sages, avec de
nombreuses photos:
Près de la tombe de Ribbi Yonatane ben Ouziel, la nature participe à la renaissance, à l'espoir et à la foi calme qui sont le message du Sage.
Poème Nous avons foi dans le Rocher éternel.
Approche de la tombe du Sage Nous montons de Tibériade, au delà de Tsfate, vers la région de Âmouqa, et au loin s'estompe le lac de Kinéret, et les courbes montagnes deviennent rondes et pierres,
mais la végétation donne une note douce comme la lumière.
Au loin, modeste et gentillette, une maison carrée au toit blanc et rond, c'est la tombe de Ribbi Yonatane ben Ouziel. Ici viennent tous ceux qui espèrent des enfants, et l'amour éternel. Il a promis de peiner auprès du Ciel pour les satisfaire.
Deux entrées, pour que chacun soit recueilli dans sa prière.
Et, dans la même petite pièce, l'intimité des voeux pour chacun dans le silence. Pas un mot ne s'entend, chacun est révérence, respect, pureté, espérance.
Message écrit par la tradition envers le Sage Il était l'un des disciples brillants de Hillél ha Zaqén, il y a environ 2000 ans. On rapporte qu'il avait 80 étudiants dont 30 méritaient que la Chékhina repose sur eux comme elle le fit sur Moché Rabbénou, 30 autres qui méritaient que la lumière du soleil les éclaire comme ce fut le cas pour Yehoshua disciple lunaire qui recevait cette lumière par le reflet de Moché, et 20 autres un peu moindres. Mais le plus grand de tous fut Ribbi Yonatane ben Ouziel et la lumière l'entourait quand il étudiait. Et Chamaï le révérait. Il n'est pas nommé explicitement dans le Talmud mais les enseignements nombreux donnés au nom de "Béit Hillel" (la yeshiva de Hillel) sont l'expression de son enseignement. Il reçut du prophète 'Haggaï le texte de sa traduction des livres des prophètes, en araméen (langue courante à l'époque). Une voix céleste dit: "qui ose révèler les secrets?", et il répondit : "c'est moi, Ribbi Yonatane ben Ouziel, mais je le fais seulement pour qu'il n'y ait pas de dissensions et de disputes (ma'hloqéte) parmi le peuple sur le texte". Quand il termina, la voix céleste se fit entendre à nouveau et cria : "dayékha! cela te suffit!". La tradition dit qu'il resta célibataire ou qu'il fut marié
mais ne fut pas gratifié d'enfants. De là, s'est développé
le sens particulier de ce pélerinage, où les témoignages
sont nombreux de ce que le mérite du Sage une fois qu'il ait atteint
le sommet de la Gloire, ait fait bénéficier ceux qui le
visitent et viennent dans l'attitude que sa vie enseigne. Que cela soit bon signe que cette année débouche sur une re-naissance pour tout Israël. |