Ribbi Yonatane ben Ouziel - Hiloula
le 26 Sivane
Près de la tombe de Ribbi Yonatane ben
Ouziel, la nature participe à la renaissance
à l'espoir et à la foi calme qui sont le message
du Sage.
Poème
Nous avons foi dans le Rocher éternel.
Et si nous sommes souvent tenaces et rebelles,
c'est que nous avons été brûlés par
tant de guerres.
Notre coeur a la force rouge et noire des luttes sanguinaires
et nous avons reçu tant de chocs et de coups cruels.
Mais nous sommes sûrs, calmes et fidèles.
Et faits de pierre douce imprégnée de soleil.
Si les fleurs près de moi sortent parfois ménora
et forme de femme, et courbes de lèvres et de paupières,
et chant des bras, parfaite ménora,
c'est que vient peut-être le temps de notre seul être.
Et moi, même si je pique
et des souffrances devint épine,
Même si je sèche
et mon ventre ne s'apaise
de tes promesses éternelles
qui hantent mes rêves,
je reste belle, mon Israël.
Et si je devins pierre dure et sèche
des poussières et des longues ères,
et même si je crisse et craque
des espoirs que tu blesses,
je reste volcan dedans
et toi flamme qui danse.
Tu seras voile, ma fleur... et moi ton vaisseau éternel.
Le Créateur nous a placés si près,
trésor l'un pour l'autre en Sa lumière.
Il est distrait parfois mais nous avons foi.
Le monde ne sait pas le baiser délicieux
de la fleur et de la pierre, un et solitaires,
comme çà, dans le froid ou dans le soleil.
Lui sait pourquoi, et Ribbi Yonatane ben Ouziel.
Approche de la tombe du Sage
Nous montons de Tibériade, au delà
de Tsfate, vers la région de Âmouqa, et au loin s'estompe
le lac de Kinéret,
et les courbes montagnes deviennent rondes et pierres,

mais la végétation donne une note
douce comme la lumière.

Au loin, modeste et gentillette, une maison carrée
au toit blanc et rond, c'est la tombe de Ribbi Yonatane ben Ouziel.
Ici viennent tous ceux qui espèrent des enfants, et l'amour
éternel. Il a promis de peiner auprès du Ciel pour
les satisfaire.

Deux entrées, pour que chacun soit recueilli
dans sa prière.

Et, dans la même petite pièce, l'intimité
des voeux pour chacun dans le silence.
Pas un mot ne s'entend, chacun est révérence, respect,
pureté, espérance.

Message écrit par la tradition envers
le Sage
Il était l'un des disciples brillants de
Hillél ha Zaqén, il y a environ 2000 ans. On rapporte
qu'il avait 80 étudiants dont 30 méritaient que
la Chékhina repose sur eux comme elle le fit sur Moché
Rabbénou, 30 autres qui méritaient que la lumière
du soleil les éclaire comme ce fut le cas pour Yehoshua
disciple lunaire qui recevait cette lumière par le reflet
de Moché, et 20 autres un peu moindres. Mais le plus grand
de tous fut Ribbi Yonatane ben Ouziel et la lumière l'entourait
quand il étudiait. Et Chamaï le révérait.
Il n'est pas nommé explicitement dans le Talmud mais les
enseignements nombreux donnés au nom de "Béit
Hillel" (la yeshiva de Hillel) sont l'expression de son enseignement.
Il reçut du prophète 'Haggaï
le texte de sa traduction des livres des prophètes, en
araméen (langue courante à l'époque). Une
voix céleste dit: "qui ose révèler les
secrets?", et il répondit : "c'est moi, Ribbi
Yonatane ben Ouziel, mais je le fais seulement pour qu'il n'y
ait pas de dissensions et de disputes (ma'hloqéte)
parmi le peuple sur le texte". Quand il termina, la voix
céleste se fit entendre à nouveau et cria : "dayékha!
cela te suffit!".
La tradition dit qu'il resta célibataire
ou qu'il fut marié mais ne fut pas gratifié d'enfants.
De là, s'est développé le sens particulier
de ce pélerinage, où les témoignages sont
nombreux de ce que le mérite du Sage une fois qu'il ait
atteint le sommet de la Gloire, ait fait bénéficier
ceux qui le visitent et viennent dans l'attitude que sa vie enseigne.
Que par ses mérites et ses demandes, et par son exemple,
tous ceux qui ont besoin de trouver la plénitude de leur
néchama, y accèdent rapidement et qu'ils atteignent
une descendance de bné Torah. Amen!
Que cela soit bon signe que cette année débouche
sur une re-naissance pour tout Israël.
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