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sur le site par un catalogue de photos
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Tout la Fête
de Pessa'h
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Vérifier toutes les dates auprès de votre communauté,
demandez lui un calendrier local.
Lire d'abord :
Chémote (Exode) ch. 13 et Bamidbar
(Les Nombres) 15, 41.
© Les textes de Modia sont mis gratuitement à
votre disposition par l'auteur, selon la mitsva obligatoire pour tout
Juif qui est d'étudier et d'enseigner simultanément.
Vous pouvez donc imprimer et dupliquer ces textes pour l'étude
personnelle et de groupe, ou pour l'enseignement. Bien entendu, selon
la Torah, en ne supprimant pas le nom de l'auteur ni l'adresse du
site. Les sites ne peuvent faire qu'un lien vers ces textes sans
les capter. Chacun pourra ainsi accomplir la mitsva : véchinnantam
lé vanéikha (et tu l'enseigneras à tes enfants) et
l'autre mitsva : védibbarta bam (et tu leur parleras dans les mots
de la Torah. Dévarim 6, 7).
Voyez les
règles du Copyright.
Ne pas oublier que, sur votre version imprimée ou
polycopiée, vous perdez tous les liens qui renvoient aux autres
textes de Modia. Or, ils sont indispensables dans l'étude.
Dufour
Pessa'h,
c'est
sortir de toutes nos prisons, matérielles et non matérielles
et aller vers la libération, la pureté et
le vrai, et ensemble. De quoi devons nous nous libérer en nous?
Sur quels malheurs internes devons-nous faire "delete,
effacer, mettre à la poubelle" et passer à autre
chose de mieux?
De
quoi devons nous nous libérer dans nos conformismes endormis?
Nous
libérer
de nos chutes répétées
d'un esclavage à l'autre.

Du
meilleur et du pur en nous-même, prendre vraiment cette
fois-ci notre envol véritable en ce Pessa'h.
Pessa'h, c'est
un renouvellement de la pensée et des actes,
et nous devons commenter la Haggadah en ce sens à
la table du Séder. Donc, pour
réactiver nos méninges
un peu rouillées, je vous propose un bon exercice d'entrainement
avec les pensées simples mais géniales et dérouillantes
de ce bon Juif qu'est Albert Einstein (lien
ici sur ce film de André Abbeloos que nous remercions
et qui circule sur le Net). Chaque Juif y reconnaîtra
l'intelligence juive qui sommeille (!) en lui et qui va se
reéveiller à Pessa'h.
Ouvrez
tous ces liens pour bien préparer Pessa'h:
1.
Sens du mois
de Nissane, mois de la guéoula
Sens de la fête et ses rites
La fabrication des matsotes
à la main (40 photos)
Lettre d'appel pour vivre un vrai
Pessa'h
Lettre d'appel à la tsedaqa
pour Pessa'h |
2. Les commentaires sur la haggada lue ce soir-là
Le commentaire des Principes des Pères.
Beaucoup dont les Sépharades, lisent le Cantique des Cantiques à Pessa'h. |
| 3. Les familles pauvres
qui ont besoin de votre tsedaqa pour passer un bon séder. | 4. Les chants
de la Haggada, dans les différents dialectes et langues juifs,
en transcription et musique |
5. L'an prochain à Jérusalem.
Aujourd'hui Jérusalem.
Les photos
de Jérusalem
La alyah
à Jérusalem |
6. Les tableaux historiques
qui
situent cet événement |
| 7. Tout notre peuple présent
avec
nous pendant ce séder |
8. Penser
dans notre coeur à nos familles meurtries, pendant
ce séder. |
| 9. Le guér
sera présent au séder |
10. Envoyer des cartes animées et musicales à vos amis pour
Pessa'h : Aol,
123Greetings,
Blumountain |
| 11.Sur ce lien, vous trouverez
ce qui s'est passé, dans l'histoire biblique ou juive, à
chaque jour de ce mois de nissane (vie de nos Sages, persécutions,
etc). Et les caractéristiques de chaque jour. |
12. La semaine après le premier jour est appelée 'Hol
ha moed. Qu'est-ce
que cela signifie?
13. Sens
du Ômer que l'on dit dès la fin
du premier jour de Pessa'h,
donc le 3 avril après le coucher du soleil
Comment
compter le Ômér chaque soir et quel développement
personnel y réaliser en chaque jour (cette page sera mise à
jour) . |
Cette année 2008, voici le
calendrier :
Péssa'h,
le15 Nissane: le 19 avril au soir Erev 'hag Pessa'h et Séder)
et le 20 (et le 21 en diaspora). On commence à dire la
prière pour la rosée (oumorid hattal)
Le 20 au
soir on commence à compter le Ômér.
Le 26 avril (21 Nissane) en Israël est le 7e jour de la fête. Le
27 avril (22 Nissane) est la fin ou Isrou 'hag ; mais ce 27 avril est le dernier
jour de la fête hors d'Israël (yom tov chéni chél
galouyotes).
Quand un Chabbate précède la fête:
- penser à devancer la vente du 'hamets.
- le jeûne des premiers nés la veille est alors également
avancé, et le soir on fait la recherche du 'Hamets.
- alors, avant 10h 15 environ on brûle le 'hamets restant, après
le petit déjeuner, en conservant ce qu'il faut pour les 'halotes de
Chabbate.
on commence à compter
le Ômér (voir ce lien important) .
Un appel pour Pessa'h et un
disque pour préparer. Et des cadeaux pour fêter Pessa'h.
Plan
(images sur la page : la Haggada)
Précision de vocabulaire
Quand on parle de Péssa'h, cela désigne le sacrifice
de l'agneau dans le Temple. On a donc l'habitude de dire "la fête
de Pessa'h" ou "la fête" mais non pas "bon Péssa'h" puisque
le sacrifice n'a plus lieu au Temple.
Le sens
C'EST LE TEMPS DE NOTRE LIBÉRATION, zémane
'hérouténou.
Nous sommes libérés par Hachém, car nous
n'étions pas capables de sortir de l'état d'assimilation
à la splendide culture égyptienne qui tenait notre identité
dans son carcan. Il y a eu la dimension de l'extermination organisée
des Hébreux mais il y a eu également un autre aspect souligné
par d'autres commentaires et par des enluminures au cours des âges.
Comme en tous pays, cette assimilation avait de nombreux côtés
bénéfiques et les juifs étaient appréciés
(ainsi Moché avait accès auprès du Pharaon et ils
purent sans difficulté demander à emprunter des vases précieux
avant de partir dans le désert, ce qui témoigne de relations
heureuses) mais il y avait également les persécutions terribles
; en 50 ans, les juifs connaissent toutes ces étapes mêmes
dans les pays de la haute culture occidentale.
Que cette splendeur ait tourné finalement en cauchemar n'est
pas le motif principal de la libération, c'est plutôt la
suite logique de toutes les assimilations qui n'aboutissent ni à
une greffe, ni à une intégration, ni à un rejet calme
; l'histoire juive est une répétition de ces paradis temporaires
dans les valeurs des autres qui se terminent en cauchemar. Les Juifs
y reçoivent, les Juifs apportent, les Juifs font connaître
leur message et leurs dons, ils éveillent des étincelles
qui se joignent à eux, mais tout cela n'est que transit. Et
le temps passe et se perd.
Mistrayim, l'Egypte d'alors, était le summum de la coordination
impériale des valeurs humaines de l'époque ; ce qui nous
en reste et suscite encore l'émerveillement, peut nous faire comprendre
la
difficulté de proposer à une population intégrée
de quitter pour l'inconnu, les promesses, et surtout pour... le désert...
et en se basant seulement sur la foi dans le message des valeurs ancestrales
et du pôle hypothétique d'Israël et de Jérusalem.
Tout cela est totalement actuel, tant sur le plan culturel, économique,
que personnel. Bien des Juifs qui décident de monter en Israël
ressentent mot pour mot chacun de ces versets. La Torah est historique,
actuelle et perpétuelle.
Il n'est donc pas possible de diviser le monde entre mal et bien, comme
si les autres étaient tout mal et nous tout bien, le problème
est ailleurs : c'est celui d'une fidélité, d'un choix,
d'une capacité d'être vrai chacun, aujourd'hui, face au message
connu et transmis à nous par les générations, avec
la tâche de le réaliser et de le passer aux générations
suivantes avec notre contribution.
La bonté ('héssède)
La fête de Pessa'h n'est pas seulement une ascèse individuelle
mais une cure collective. Comme nous avons bénéficié
gratuitement de la bonté de Hachém, ainsi nous avons
l'obligation de manifester notre bonté par des dons à ceux
qui sont dans le besoin, par la tsédaqa.
La préparation de la fête et le séder
La préparation de la fête et le séder avec l'étude
de la hagada placent chaque membre du peuple devant cette 'pro-vocation'
à travers le récit, les questions, les actes.
Ce n'est pas à proprement parler un scénario de libération
politique, sociale, psychologique, religieuse ; certes, ces dimensions
y sont présentes mais c'est une remise en fonctionnement du monde
et du peuple juif, hors de toute soumission et esclavage subtil à
ce qui n'est pas la Tora, Hachém ; et le lieu où nous avons
à le vivre c'est la terre d'Israël (derniers mots du séder).
Chacun de ces actes du scénario proposé est précis
et sans compromission, et il comporte de multiples dimensions élevées.
Comme il faut connaître de nombreux détails, il est indispensable
de se munir d'un Kitsour Choul'hane Aroukh, livre qui résume
l'ensemble de ces prescriptions pour parvenir à les réaliser
; on en trouve dans toutes les librairies juives, selon le rite auquel
on appartient par la naissance du côté du père, ou
du mari.
Le 'haméts
Il est interdit d'en posséder, d'en tirer profit et d'en consommer
pendant toute la durée de la fête, soit du 14 au 22 nissane
hors de la terre d'Israël , et du 14 au 21 nissane sur la terre
d'Israël.
Le 'haméts, c'est
1) tout ce qui comprend l'une des cinq céréales (blé,
orge, épeautre, seigle, avoine),
2) ayant fermenté,
3) et tout ce qui en est dérivé même s'il y a une
petite quantité de 'haméts (pain, pâtes, whisky,
bière, vinaigre, alcools, moutardes, parfums, médicaments...).
C'est aussi le motif pour lequel on utilise une vaisselle différente
pour Pessa'h ou que l'on cachérise la vaisselle existante. En fonction
de la production de nouveaux produits, ou par le fait que les compositions
des produits changent constamment, il faut demander au rabbinat local la
liste des produits que l'on ne peut pas utiliser. Pouvoir répondre
à ces questions exige qu'il y ait un laboratoire de cacheroute bien
équipé et compétent, ce qui explique que les produits
cachers peuvent être plus chers.
Sens.
C'est le symbole du processus caché de fermentation qui doit
être stoppé: l'orientation constante vers le mal à
accomplir, le yétsér ha râ.
La différence entre ce qui cause le mal et ce qui est
pur est aussi faible que l'écriture des deux mots matsa et 'haméts
en hébreu qui ne se distinguent que par une infime différence
entre le hé et le 'hét.
Ce qui sera cuit sans avoir eu le temps de lever et de fermenter s'appellera
matsa
et pourra se conserver et se consommer pendant la fête de Pessa'h.
Les prescriptions
Précisément, les prescriptions
du 'haméts sont 6 des 24 prescriptions concernant Pessa'h
que le Rambam a précisées et qui concernent pour la plupart
le sacrifice pascal lui-même. Dans l'ordre des versets de la Torah,
nous trouvons ces 8 prescriptions :
Chémote 12, 15 : la nuit précédant la fête,
vous enlèverez tout 'haméts.
Chémote 12, 18 : vous mangerez de la matsa le soir de Pessa'h.
Chémote 12, 19 : on ne trouvera pas de 'haméts
chez vous pendant la fête.
Chémote 12, 20 : vous n'utiliserez aucune forme de 'haméts
pendant toute la fête.
Chémote 13, 3 : vous ne mangerez pas de 'haméts
et n'en tirerez aucun bénéfice pendant toute la fête
sous peine d'être exclu de la communauté.
Chémote 13, 7 : le 'haméts ne sera pas vu en rien
de votre possession pendant la fête.
Chémote 13, 8 : vous raconterez à vos enfants la sortie
d'Egypte pendant la nuit de Pessa'h.
Dévarim 16, 3 : vous ne mangerez pas de 'haméts
ou n'en tirerez pas de bénéfice pendant la soirée
de Pessa'h.
Cachérisation pratique
Avant la fête, c'est une activité méticuleuse
d'élimination de ce 'haméts sur tous les plans que
les Juifs entreprennent.
Les services rabbiniques compétents ont établi des listes
de produits de consommation capables de répondre aux exigences
de cette période.
De même, les ustensiles de cuisine qui sont en contact
avec le 'haméts devront subir l'un des deux procédés
dits de "cachérisation" pour en être débarrassés
: l'immersion dans de l'eau bouillante (agala) ou le passage par
le feu (liboune).
La agala
Elle se réalise de la façon suivante pour les objets
en métal ou en inox d'une seule pièce, sans fente et sans
trous :
1. l'ustensile à cachériser est totalement nettoyé
en ayant démonté les parties qui le nécessitent.
2. on n'utilise pas l'ustensile à cachériser pendant
les 24 heures qui précèdent.
3. le récipient dans lequel on plongera sera lui-même
préalablement cachérisé pour Pessa'h.
4. ce récipient restera sur le feu car l'eau contenue doit rester
en ébullition pendant toute la cachérisation et il faut toujours
attendre que l'ébullition ait repris quand on a immergé un
récipient qui a refroidi l'eau.
5. on immerge l'ustensile cachérisé dans de l'eau froide
ou on le rince à l'eau froide après l'immersion dans l'eau
bouillante.
6. Si un ustensile est lui-même trop grand pour entrer dans l'autre,
on le remplit d'eau que l'on porte à ébullition et qui doit
déborder alors. Si ce sont des objets trop longs pour entrer, on
introduit alternativement les différentes parties.
7. Les ustensiles en faïence, porcelaine et terre ne peuvent pas
être cachérisés.
8. Les éviers en inox sont arrosés d'eau bouillante puis
d'eau froide.
9. Les tables de cuisine peuvent être arrosé d'eau bouillante
et ensuite recouvertes d'une nappe.
On nettoie parfaitement les réfrigérateurs, sans les
cachériser.
Il faut demander conseil à des personnes ayant étudié
pour parvenir à bien réaliser ces techniques, et pour résoudre
les problèmes particuliers ; de nombreux livres fournissent ces
indications simples et nécessaires.
Le problème est souvent simplifié en ayant une vaisselle
particulière pour Pess'ah, ce qui ne dispense nullement de l'élimination
du 'haméts.
Le liboune
Il s'applique aux ustensiles qui absorbent le goût des aliments
(grilles, broches, etc) et on les chauffe directement à la flamme
jusqu'à une température qui fait jailler des étincelles
qui on touche alors l'ustensile.
Bédiqate 'haméts
On a d'abord veiller à nettoyer toutes les zones de la maison
où du 'haméts a pu être introduit pendant l'année
(armoires, coins, sacs, poches, livres lus en mangeant, endroits où
les enfant ou... des petites souris auraient pu emporter du h'améts,
dit la guémara, par exemple).
Le soir du 14 nissane, se fait habituellement
la cérémonie de la dernière inspection, dite bédiqate
'haméts, après la prière de arbite,
juste à la tombée de la nuit. Elle est accompagnée
d'une bénédiction:
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam
achér qiddéchanou bémmistvotav vétsivanou âl
biour 'haméts
(Béni es-tu... A. E. Roi du monde qui nous a sanctifiés
par tes mitsvotes et nous a ordonné au sujet de l'élimination
du 'haméts)
et d'une formule de renonciation en araméen ou dans la langue
locale (bittoul):
Kal 'hamira véhamia déka birchouti, déla 'hazité
ou déla biarté, oudéla yadana lé, livtil véléhévé
kéafra déareâ
qui dit : "tout levain ou 'haméts qui se trouvent en ma
possession, que je les aie vus ou pas, que je les aie supprimés
ou pas, que je connaisse ou non leur existence, qu'ils soient annulés
et efqér (abandonnés sans propriétaires) et
comme la poussière de la terre". Pour que la bénédiction
ne soit pas vaine si on ne trouve plus de 'haméts (lévatala),
on place quelques morceaux de 'hamets que celui qui cherche
devra trouver.
Le lendemain matin, une répétition est faite à
partir d'un peu de 'haméts qui avait été conservé
et qui est mangé avant la fin du 1/3 de la journée. C'est
le biour 'haméts. On brûle (séréfate
'haméts) un peu de ce qui reste ou on le jette.
Précision pour les resquilleurs :
On ne peut pas se dispenser d'éliminer le 'haméts
et de faire la cérémonie d'élimination (bédiqate
'haméts) par l'artifice d'aller habiter pendant la fête
à l'hôtel ou ailleurs. Il faut avoir quitté son domicile
30 jours avant la fête pour être dispensé ;-))
Vente du 'haméts
Il est possible de vendre du 'haméts (mékhirate
'haméts) que l'on ne peut pas éliminer (par exemple,
une cave de boisson ou un hangar de farine...). Demander la procédure
à un rabbin.
Le jeûne des aînés
Les premiers-nés mâles, après l'âge de 13
ans, jeûnent la veille de Péssa'h en souvenir de la tristesse
qu'a dû produire la mort des premiers-nés des Egyptiens qui
sont morts dans le processus nécessaire pour la libération
du peuple des bné Yisrael. C'est une mesure qui montre l'immense
moralité du peuple juif, et qui continue à le faire plusieurs
millénaires après ces événements. Que cela
soit médité et cité à la louange du peuple
juif.
La matsa
Inversement, nous avons l'obligation de manger de la matsa non fermentée
le soir du repas de Péssah, le Séder. On appelle matsa
chémoura, cette matsa de choix, préparée
selon les exigences les plus strictes.
Légumes à Péssa'h
Quelques produits ne posent pas de problèmes s'ils sont lavés
préalablement : les fruits et légumes frais, les poissons.
De même les boissons d'eau minérale naturelle.
Les Achkénazes, et quelques communautés sépharades,
ne mangent pas de riz pendant Pessa'h parce que la forme rappelle celle
des 5 céréales interdites.
L'allumage des lumières de la fête
Les femmes seules ou les hommes seuls doivent allumer les lumières
avant l'entrée de la fête.
Pour la femme, cette obligation fait partie de ses charges spécifiques
comme les lois de nidda, la 'halla ou prélèvement
de pâte pendant la fabrication du pain de chabbate et l'allumage
des lumières du chabbate et des fêtes (voir le traité
Chabbate page 31b). (Les femmes sont dispensées de certaines mitsvotes
liées au temps).
Les commentaires les plus élevés sur la fête insistent
aussi sur un élément féminin important dans cette
fête dont la bonté totale, plus qu'en tout autre jour de l'année
ou de la semaine, est symbolisée par le personnage de Ra'hel, aboutissement
dernier de l'accomplissement du peuple.
COMMUNICATION IMPORTANTE
Comment faire? Cette année où Pessa'h arrive immédiatement après le Chabbate!
Voici, mais avec ces données assurez vous ensuite auprès de votre
rabbin:
1. Le jeudi:
- Le jeûne des premiers-nés y aura lieu mais avec moins de rigueur que
de coutûme.
- Le soir, on fait la recherche du 'hamets comme d'habitude dans
tous les détails habituels.
2. Le Vendredi:
- Le matin, on brûle le 'hamets mais sans dire la formule "kol 'hamira"
car l'interdiction totale n'aura lieu que le lendemain matin vers
11 heures (demander l'heure locale précise au rabbin).
- on prépare tout ce qu'il faut pour mettre sur le plateau du séder. Et
on prépare tout ce qu'il faut car il est sûr qu'on ne prépare RIEN
pendant le Chabbate pour la fête du lendemain!!!
- on prévoit d'allumer une bougie qui tiendra 48 heures comme on
le fait pour les jours de fête pour que l'on y ait de la lumière
à prendre là à la fin de Chabbat pour allumer la havdala et les lumières
de Yom tov (jour de fête).
- pour la bénédiction sur le pain pendant
3. Le Chabbate:
- on prie très tôt pour terminer le vrai repas (séouhah chniya) avant
l'heure de la fin du 'hamets (indiquée par le rabbin local ou régional).
|
Le repas du "Séder"
(séder = l'ordre des choses)
- En 15 étapes, en 15 montées comme il y a 15 psaumes
des montées (chir hamaâlote),
- nous allons faire individuellement et ensemble, et les uns par l'aide
des autres (leur enseignement et leurs questions),
- ce processus de libération.
Il faut se stimuler les uns les autres à trouver le sens des
symboles utilisés ; beaucoup préparent cet exercice en lisant
les commentaires de nos Sages.
Une fois franchie la première étape de la soirée,
celle-ci sera nommée à nouveau à chaque fois avant
d'aborder la suivante. Chaque étape est un rite concret d'acte et
de parole qui doivent nous faire réfléchir pour nous élever,
en sachant que derrière leur simplicité apparente les Sages
ont inscrit les enseignements les plus élevés.
Les 15 étapes de libération,
dans la soirée du Sédér de Pessa'h, sont décrites
dans le livre de la Haggadah de Pessa'h :
1- le kiddouche (qaddéche),
2- le lavage des mains (our'hats),
3- la consommation de céleri (carpass),
4- la brisure de la matsa (ya'hats),
5- le récit de la haggada (maguide),
6- le lavage des mains avant le repas (ra'htsa),
7- la bénédiction sur le pain (motsi),
8- la bénédiction précise sur la matsa (matsa),
9- la consommation de la laitue amère (maror),
10- la consommation de maror et de 'harossète (korékh),
11- le repas (chouk'hane orékh),
12- le découvrement de la partie de matsa cachée (tsafoune),
13- la bénédiction après le repas (barékh),
14- la récitation du hallél (hallél),
15- le récit de l'accomplissement (nirtsa).
Nous reviendrons sur ce Séder.
Sur ce lien avec le site de l'Alliance israélite universelle,
le texte de la
Haggadah en hébreu et en français.
La disposition de la table
Il y aura sur la table
- 3 matsote chémourote (pluriel de matsa) séparées.
On utilise pour cela, des tissus, généralement brodés,
ou on a confectionné de beaux ustensibles de présentation.
- des récipients séparés ou un plat à compartiments
sur lequel seront disposés :
- un morceau de viande généralement grillée qui
rappelle le Péssa'h, le sacrifice au Temple.
- un oeuf dans sa coque et bouilli, qui rappelle le sacrifice
de 'haguiga et le deuil de la destruction du Temple.
- le maror, ou herbes amères, souvent de la laitue ou
des endives, qui rappellent l'amertume de la vie d'esclavage en Egypte,
même si l'apparence était belle au départ comme toute
situation des Juifs en exil, même de nos jours.
- de l'eau salée ou vinaigrée , et du céleri (carpas)
que l'on trempera dans cette eau ; c'est le souvenie amère de la
vente de Yossef par ses frères, dont la chemise a été
trempée dans le sang et qui est l'une des raisons des duretés
de l'exil en Egypte.
- le 'harosséte, excellente pâte qui est toujours
la perle de chaque maitressse de maison et qui est composée suivant
les régions de pommes, amandes, cannelles, fruits mélangés
dans du vin ; cela représente la bonté divine, la douceur
de la terre d'Israël et aussi le mortier des briques d'Egypte transformé
ainsi en douceurs.
Ces objets sont disposés sur le plat de façon diverse
suivant les coutumes et suivant les sens élevés que l'on
donne à ces dispositions.
La semaine de fête,
'hol
ha moêd péssa'h
Chaque jour on se rend à la synagogue, comme le chabbat, pour
prier ensemble collectivement dans la joie de la libération et lire
la Tora.
Le Ômér
A partir du premier soir, le lendemain, on commence à compter
sept semaines,
et à la fin on apportait une offrande dite Ômer
(lire Vayiqra, 23, 15).
Ce compte précis chaque jour (jour et semaines, dès la
tombée de la nuit) comprend de nombreuses significations très
belles et de très haut niveau que l'on trouvera dans les commentaires
de nos Sages. Les femmes n'ont pas "l'obligation" de compter ces jours,
car leur rapport au temps est très différent de celui de
l'homme ; le judaïsme a une réflexion très profonde
sur ces réalités, très éloignée des
projections rapides et faciles que l'on peut faire sur un sujet si important.
Le 33e jour de l'Ômère est la fête dite de
Lag
baÔmér où on célèbre en grande
joie la hiloula (jour du décès comme entrée
dans la gloire d'En-Haut) de Rabbi Chimeône bar Yo'haï.
C'est un peu le modèle de l'union que le peuple juif et chacun devraient
avoir avec le Créateur. Rabbi Chimeône bar Yo'haï
est
la source de la tradition du Zohar. |
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