Tout sur la Fête de Pessa'h


Vérifier toutes les dates auprès de votre communauté, demandez lui un calendrier local.

Lire d'abord: Chémote (Exode) ch. 13 et Bamidbar (Les Nombres) 15, 41



Pessa'h,

c'est sortir de toutes nos prisons, matérielles et non matérielles et aller vers la libération,
la pureté et le vrai, et ensemble. De quoi devons nous nous libérer en nous?
Sur quels malheurs internes devons-nous faire "delete, effacer, mettre à la poubelle"
et passer à autre chose de mieux?
De quoi devons nous nous libérer dans nos conformismes endormis?

Nous libérer de nos chutes répétées d'un esclavage à l'autre

Du meilleur et du pur en nous-même, prendre vraiment cette fois-ci notre envol véritable en ce Pessa'h.

La Torah vécue. Espérons et soutenons les efforts qui apparaissent aujourd'hui dans la vie politique en Israël où après des semaines d'obstination à refuser l'autre, apparait le souci de faire des réalisations ensemble et de mieux se comprendre et de moins s'attaquer pour constituer un gouvernement avec de bons postes ministériels; ET UNE SEMAINE AVANT LA FIN DU DÉLAI LES CONCESSIONS RÉCIPROQUES APPARAISSENT POUR CONSTRUIRE. ATTENTION QUAND MÊME !

Pessa'h, c'est un renouvellement de la pensée et des actes, et nous devons commenter la Haggadah en ce sens à la table du Séder. Donc, pour réactiver nos méninges un peu rouillées, je vous propose un bon exercice d'entrainement avec les pensées simples mais géniales et dérouillantes de ce bon Juif qu'est Albert Einstein (lien ici sur ce film de André Abbeloos que nous remercions et qui circule sur le Net). Chaque Juif y reconnaîtra l'intelligence juive qui sommeille (!) en lui et qui va se reéveiller à Pessa'h.

Ouvrez tous ces liens pour bien préparer Pessa'h

1. Sens du mois de Nissane, mois de la guéoula
Sens de la fête et ses rites
La fabrication des matsotes à la main (40 photos)
Lettre d'appel pour vivre un vrai Pessa'h
Lettre d'appel à la tsedaqa pour Pessa'h

2. Les commentaires sur la haggada lue ce soir-là

Le commentaire des Principes des Pères.
Beaucoup dont les Sépharades, lisent le Cantique des Cantiques à Pessa'h.

3. Les familles pauvres qui ont besoin de votre tsedaqa pour passer un bon séder. 4. Les chants de la Haggada, dans les différents dialectes et langues juifs, en transcription et musique
5. L'an prochain à Jérusalem. Aujourd'hui Jérusalem.
Les photos de Jérusalem
La alyah à Jérusalem
6. Les tableaux historiques qui situent cet événement
7. Tout notre peuple présent avec nous pendant  ce séder 8. Penser dans notre coeur à nos familles meurtries, pendant ce séder.
9. Le guér sera présent au séder 10. Envoyer des cartes animées et musicales à vos amis pour  Pessa'h : Aol, 123Greetings, Blumountain
11.Sur ce lien, vous trouverez ce qui s'est passé, dans l'histoire biblique ou juive, à chaque jour de ce mois de nissane (vie de nos Sages, persécutions, etc). Et les caractéristiques de chaque jour. 12. La semaine après le premier jour est appelée 'Hol ha moed. Qu'est-ce que cela signifie?

13. Sens du Ômer que l'on dit dès la fin 
du premier jour de Pessa'h, 
donc le 26 mars après le coucher du soleil
Comment compter le Ômér chaque soir et quel développement personnel y réaliser en chaque jour (cette page sera mise à jour) .

Cette année 2013, voici le calendrier (à vérifier toujours pour les particularités avec le Rav de votre communauté):

Péssa'h, le15 Nissane: le 25 mars au soir Erev 'hag Pessa'h et Séder) et aussi le 26 en diaspora. Le 26 au soir, on commence à dire la prière pour la rosée ("oumorid hattal").

Le 26 au soir on commence à compter le Ômér.
Le 1 avril (21 Nissane) en Israël est le 7e jour de la fête. Le 2 avril (22 Nissane) est la fin ou Isrou 'hag ; mais ce 2 avril est le dernier jour de la fête hors d'Israël (yom tov chéni chél galouyotes).
Quand un Chabbate précède la fête:
- penser à devancer la vente du 'hamets.
- le jeûne des premiers nés la veille est alors également avancé, et le soir on fait la recherche du 'Hamets.
- alors, avant 10h 15 environ on brûle le 'hamets restant, après le petit déjeuner, en conservant ce qu'il faut pour les 'halotes de Chabbate.

on commence à compter le Ômér (voir ce lien important) 

Un appel pour Pessa'h et un disque pour préparer. Et des cadeaux pour fêter Pessa'h.


Plan

(images sur la page : la Haggada)


Précision de vocabulaire
Quand on parle de Péssa'h, cela désigne le sacrifice de l'agneau dans le Temple. On a donc l'habitude de dire "la fête de Pessa'h" ou "la fête" mais non pas "bon Péssa'h" puisque le sacrifice n'a plus lieu au Temple.

Le sens
C'EST LE TEMPS DE NOTRE LIBÉRATION, zémane 'hérouténou.
Nous sommes libérés par Hachém, car nous n'étions pas capables de sortir de l'état d'assimilation à la splendide culture égyptienne qui tenait notre identité dans son carcan. Il y a eu la dimension de l'extermination organisée des Hébreux mais il y a eu également un autre aspect souligné par d'autres commentaires et par des enluminures au cours des âges. Comme en tous pays, cette assimilation avait de nombreux côtés bénéfiques et les juifs étaient appréciés (ainsi Moché avait accès auprès du Pharaon et ils purent sans difficulté demander à emprunter des vases précieux avant de partir dans le désert, ce qui témoigne de relations heureuses) mais il y avait également les persécutions terribles ; en 50 ans, les juifs connaissent toutes ces étapes mêmes dans les pays de la haute culture occidentale.
Que cette splendeur ait tourné finalement en cauchemar n'est pas le motif principal de la libération, c'est plutôt la suite logique de toutes les assimilations qui n'aboutissent ni à une greffe, ni à une intégration, ni à un rejet calme ; l'histoire juive est une répétition de ces paradis temporaires dans les valeurs des autres qui se terminent en cauchemar. Les Juifs y reçoivent, les Juifs apportent, les Juifs font connaître leur message et leurs dons, ils éveillent des étincelles qui se joignent à eux, mais tout  cela n'est que transit. Et le temps passe et se perd.
Mistrayim, l'Egypte d'alors, était le summum de la coordination impériale des valeurs humaines de l'époque ; ce qui nous en reste et suscite encore l'émerveillement, peut nous faire comprendre la difficulté de proposer à une population intégrée de quitter pour l'inconnu, les promesses, et surtout pour... le désert... et en se basant seulement sur la foi dans le message des valeurs ancestrales et du pôle hypothétique d'Israël et de Jérusalem.
Tout cela est totalement actuel, tant sur le plan culturel, économique, que personnel. Bien des Juifs qui décident de monter en Israël ressentent mot pour mot chacun de ces versets. La Torah est historique, actuelle et perpétuelle.
Il n'est donc pas possible de diviser le monde entre mal et bien, comme si les autres étaient tout mal et nous tout bien, le problème est ailleurs : c'est celui d'une fidélité, d'un choix, d'une capacité d'être vrai chacun, aujourd'hui, face au message connu et transmis à nous par les générations, avec la tâche de le réaliser et de le passer aux générations suivantes avec notre contribution

La bonté ('héssède)
La fête de Pessa'h n'est pas seulement une ascèse individuelle mais une cure collective. Comme nous avons bénéficié gratuitement de la bonté de Hachém, ainsi nous avons l'obligation de manifester notre bonté par des dons à ceux qui sont dans le besoin, par la tsédaqa.

La préparation de la fête et le séder
La préparation de la fête et le séder avec l'étude de la hagada placent chaque membre du peuple devant cette 'pro-vocation' à travers le récit, les questions, les actes.
Ce n'est pas à proprement parler un scénario de libération politique, sociale, psychologique, religieuse ; certes, ces dimensions y sont présentes mais c'est une remise en fonctionnement du monde et du peuple juif, hors de toute soumission et esclavage subtil à ce qui n'est pas la Tora, Hachém ; et le lieu où nous avons à le vivre c'est la terre d'Israël (derniers mots du séder).

Chacun de ces actes du scénario proposé est précis et sans compromission, et il comporte de multiples dimensions élevées.
Comme il faut connaître de nombreux détails, il est indispensable de se munir d'un Kitsour Choul'hane Aroukh, livre qui résume l'ensemble de ces prescriptions pour parvenir à les réaliser ; on en trouve dans toutes les librairies juives, selon le rite auquel on appartient par la naissance du côté du père, ou du mari.

Le 'haméts
Il est interdit d'en posséder, d'en tirer profit et d'en consommer pendant toute la durée de la fête, soit du 14 au 22 nissane hors de la terre d'Israël , et du 14 au 21 nissane sur la terre d'Israël.

Le 'haméts, c'est 
1) tout ce qui comprend l'une des cinq céréales (blé, orge, épeautre, seigle, avoine),
2) ayant fermenté, 
3) et tout ce qui en est dérivé même s'il y a une petite quantité de 'haméts (pain, pâtes, whisky, bière, vinaigre, alcools, moutardes, parfums, médicaments...). 
C'est aussi le motif pour lequel on utilise une vaisselle différente pour Pessa'h ou que l'on cachérise la vaisselle existante. En fonction de la production de nouveaux produits, ou par le fait que les compositions des produits changent constamment, il faut demander au rabbinat local la liste des produits que l'on ne peut pas utiliser. Pouvoir répondre à ces questions exige qu'il y ait un laboratoire de cacheroute bien équipé et compétent, ce qui explique que les produits cachers peuvent être plus chers.

Sens.
C'est le symbole du processus caché de fermentation qui doit être stoppé:  l'orientation constante vers le mal à accomplir, le yétsér ha râ.
La différence entre ce qui cause le mal et ce qui est pur est aussi faible que l'écriture des deux mots matsa et 'haméts en hébreu qui ne se distinguent que par une infime différence entre le et le 'hét.
Ce qui sera cuit sans avoir eu le temps de lever et de fermenter s'appellera matsa et pourra se conserver et se consommer pendant la fête de Pessa'h.

Les prescriptions
Précisément, les prescriptions du 'haméts sont 6 des 24 prescriptions concernant Pessa'h que le Rambam a précisées et qui concernent pour la plupart le sacrifice pascal lui-même. Dans l'ordre des versets de la Torah, nous trouvons ces 8 prescriptions :
Chémote 12, 15 : la nuit précédant la fête, vous enlèverez tout 'haméts.
Chémote 12, 18 : vous mangerez de la matsa le soir de Pessa'h.
Chémote 12, 19 : on ne trouvera pas de 'haméts chez vous pendant la fête.
Chémote 12, 20 : vous n'utiliserez aucune forme de 'haméts pendant toute la fête.
Chémote 13, 3 : vous ne mangerez pas de 'haméts et n'en tirerez aucun bénéfice pendant toute la fête sous peine d'être exclu de la communauté.
Chémote 13, 7 : le 'haméts ne sera pas vu en rien de votre possession pendant la fête.
Chémote 13, 8 : vous raconterez à vos enfants la sortie d'Egypte pendant la nuit de Pessa'h.
Dévarim 16, 3 : vous ne mangerez pas de 'haméts ou n'en tirerez pas de bénéfice pendant la soirée de Pessa'h.

Cachérisation pratique
Avant la fête, c'est une activité méticuleuse d'élimination de ce 'haméts sur tous les plans que les Juifs entreprennent.
Les services rabbiniques compétents ont établi des listes de produits de consommation capables de répondre aux exigences de cette période.

De même, les ustensiles de cuisine qui sont en contact avec le 'haméts devront subir l'un des deux procédés dits de "cachérisation" pour en être débarrassés : l'immersion dans de l'eau bouillante (agala) ou le passage par le feu (liboune).

La agala
Elle se réalise de la façon suivante pour les objets en métal ou en inox d'une seule pièce, sans fente et sans trous :
1. l'ustensile à cachériser est totalement nettoyé en ayant démonté les parties qui le nécessitent.
2. on n'utilise pas l'ustensile à cachériser pendant les 24 heures qui précèdent.
3. le récipient dans lequel on plongera sera lui-même préalablement cachérisé pour Pessa'h.
4. ce récipient restera sur le feu car l'eau contenue doit rester en ébullition pendant toute la cachérisation et il faut toujours attendre que l'ébullition ait repris quand on a immergé un récipient qui a refroidi l'eau.
5. on immerge l'ustensile cachérisé dans de l'eau froide ou on le rince à l'eau froide après l'immersion dans l'eau bouillante.
6. Si un ustensile est lui-même trop grand pour entrer dans l'autre, on le remplit d'eau que l'on porte à ébullition et qui doit déborder alors. Si ce sont des objets trop longs pour entrer, on introduit alternativement les différentes parties.
7. Les ustensiles en faïence, porcelaine et terre ne peuvent pas être cachérisés.
8. Les éviers en inox sont arrosés d'eau bouillante puis d'eau froide.
9. Les tables de cuisine peuvent être arrosé d'eau bouillante et ensuite recouvertes d'une nappe.
On nettoie parfaitement les réfrigérateurs, sans les cachériser.
Il faut demander conseil à des personnes ayant étudié pour parvenir à bien réaliser ces techniques, et pour résoudre les problèmes particuliers ; de nombreux livres fournissent ces indications simples et nécessaires.
Le problème est souvent simplifié en ayant une vaisselle particulière pour Pess'ah, ce qui ne dispense nullement de l'élimination du 'haméts.

Le liboune
Il s'applique aux ustensiles qui absorbent le goût des aliments (grilles, broches, etc) et on les chauffe directement à la flamme jusqu'à une température qui fait jailler des étincelles qui on touche alors l'ustensile.

Bédiqate 'haméts
On a d'abord veiller à nettoyer toutes les zones de la maison où du 'haméts a pu être introduit pendant l'année (armoires, coins, sacs, poches, livres lus en mangeant, endroits où les enfant ou... des petites souris auraient pu emporter du h'améts, dit la guémara, par exemple). 
Le soir du 14 nissane, se fait habituellement la cérémonie de la dernière inspection, dite bédiqate 'haméts, après la prière de arbite, juste à la tombée de la nuit. Elle est accompagnée d'une bénédiction: 
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam achér qiddéchanou bémmistvotav vétsivanou âl biour 'haméts
(Béni es-tu... A. E. Roi du monde qui nous a sanctifiés par tes mitsvotes et nous a ordonné au sujet de l'élimination du 'haméts)
et d'une formule de renonciation en araméen ou dans la langue locale  (bittoul):
Kal 'hamira véhamia déka birchouti, déla 'hazité ou déla biarté, oudéla yadana lé, livtil véléhévé kéafra déareâ
qui dit  : "tout levain ou 'haméts qui se trouvent en ma possession, que je les aie vus ou pas, que je les aie supprimés ou pas, que je connaisse ou non leur existence, qu'ils soient annulés et efqér (abandonnés sans propriétaires) et comme la poussière de la terre". Pour que la bénédiction ne soit pas vaine si on ne trouve plus de 'haméts (lévatala), on place quelques morceaux de 'hamets  que celui qui cherche devra trouver.
Le lendemain matin, une répétition est faite à partir d'un peu de 'haméts qui avait été conservé et qui est mangé avant la fin du 1/3 de la journée. C'est le biour  'haméts. On brûle (séréfate 'haméts) un peu de ce qui reste ou on le jette.
Précision pour les resquilleurs :
On ne peut pas se dispenser d'éliminer le 'haméts et de faire la cérémonie d'élimination (bédiqate 'haméts) par l'artifice d'aller habiter pendant la fête à l'hôtel ou ailleurs. Il faut avoir quitté son domicile 30 jours avant la fête pour être dispensé ;-))

Vente du 'haméts
Il est possible de vendre du 'haméts (mékhirate 'haméts) que l'on ne peut pas éliminer (par exemple, une cave de boisson ou un hangar de farine...). Demander la procédure à un rabbin.

Le jeûne des aînés
Les premiers-nés mâles, après l'âge de 13 ans, jeûnent la veille de Péssa'h en souvenir de la tristesse qu'a dû produire la mort des premiers-nés des Egyptiens qui sont morts dans le processus  nécessaire pour la libération du peuple des bné Yisrael. C'est une mesure qui montre l'immense moralité du peuple juif, et qui continue à le faire plusieurs millénaires après ces événements. Que cela soit médité et cité à la louange du peuple juif.

La matsa
Inversement, nous avons l'obligation de manger de la matsa non fermentée le soir du repas de Péssah, le Séder. On appelle matsa chémoura, cette matsa de choix, préparée selon les exigences les plus strictes.

Légumes à Péssa'h
Quelques produits ne posent pas de problèmes s'ils sont lavés préalablement : les fruits et légumes frais, les poissons. De même les boissons d'eau minérale naturelle.
Les Achkénazes, et quelques communautés sépharades, ne mangent pas de riz pendant Pessa'h parce que la forme rappelle celle des 5 céréales interdites.

L'allumage des lumières de la fête
Les femmes seules ou les hommes seuls doivent allumer les lumières avant l'entrée de la fête.
Pour la femme, cette obligation fait partie de ses charges spécifiques comme les lois de nidda, la 'halla ou prélèvement de pâte pendant la fabrication du pain de chabbate et l'allumage des lumières du chabbate et des fêtes (voir le traité Chabbate page 31b). (Les femmes sont dispensées de certaines mitsvotes liées au temps).
Les commentaires les plus élevés sur la fête insistent aussi sur un élément féminin important dans cette fête dont la bonté totale, plus qu'en tout autre jour de l'année ou de la semaine, est symbolisée par le personnage de Ra'hel, aboutissement dernier de l'accomplissement du peuple.



COMMUNICATION IMPORTANTE

Comment faire quand Pessa'h arrive immédiatement après le Chabbate! Voici, mais avec ces données assurez vous ensuite auprès de votre rabbin:

1. Le jeudi:
- Le jeûne des premiers-nés y aura lieu mais avec moins de rigueur que de coutûme.
- Le soir, on fait la recherche du 'hamets comme d'habitude dans tous les détails habituels.

2. Le Vendredi:
- Le matin, on brûle le 'hamets mais sans dire la formule "kol 'hamira" car l'interdiction totale n'aura lieu que le lendemain matin vers 11 heures (demander l'heure locale précise au rabbin).
- on prépare tout ce qu'il faut pour mettre sur le plateau du séder. Et on prépare tout ce qu'il faut car il est sûr qu'on ne prépare RIEN pendant le Chabbate pour la fête du lendemain!!!
- on prévoit d'allumer une bougie qui tiendra 48 heures comme on le fait pour les jours de fête pour que l'on y ait de la lumière à prendre là à la fin de Chabbat pour allumer la havdala et les lumières de Yom tov (jour de fête).
- pour la bénédiction sur le pain pendant

3. Le Chabbate:
- on prie très tôt pour terminer le vrai repas (séouhah chniya) avant l'heure de la fin du 'hamets (indiquée par le rabbin local ou régional).

 

Le repas du "Séder" (séder = l'ordre des choses)
- En 15 étapes, en 15 montées comme il y a 15 psaumes des montées (chir hamaâlote),
- nous allons faire individuellement et ensemble, et les uns par l'aide des autres (leur enseignement et leurs questions),
- ce processus de libération.
Il faut se stimuler les uns les autres à trouver le sens des symboles utilisés ; beaucoup préparent cet exercice en lisant les commentaires de nos Sages.
Une fois franchie la première étape de la soirée, celle-ci sera nommée à nouveau à chaque fois avant d'aborder la suivante. Chaque étape est un rite concret d'acte et de parole qui doivent nous faire réfléchir pour nous élever, en sachant que derrière leur simplicité apparente les Sages ont inscrit les enseignements les plus élevés.

Les 15 étapes de libération, dans la soirée du Sédér de Pessa'h, sont décrites dans le livre de la Haggadah de Pessa'h :

1- le kiddouche (qaddéche),
2- le lavage des mains (our'hats),
3- la consommation de céleri (carpass),
4- la brisure de la matsa (ya'hats),
5- le récit de la haggada (maguide),
6- le lavage des mains avant le repas (ra'htsa),
7- la bénédiction sur le pain (motsi),
8- la bénédiction précise sur la matsa (matsa),
9- la consommation de la laitue amère (maror),
10- la consommation de maror et de 'harossète (korékh),
11- le repas (chouk'hane orékh),
12- le découvrement de la partie de matsa cachée (tsafoune),
13- la bénédiction après le repas (barékh),
14- la récitation du hallél (hallél),
15- le récit de l'accomplissement (nirtsa).
Nous reviendrons sur ce Séder.

Sur ce lien avec le site de l'Alliance israélite universelle, le texte de la Haggadah en hébreu et en français.

La disposition de la table
Il y aura sur la table 
- 3 matsote chémourote (pluriel de matsa) séparées. On utilise pour cela, des tissus, généralement brodés, 

ou on a confectionné de beaux ustensibles de présentation.
- des récipients séparés ou un plat à compartiments

sur lequel seront disposés  :
- un morceau de viande généralement grillée qui rappelle le Péssa'h, le sacrifice au Temple.
-  un oeuf dans sa coque et bouilli, qui rappelle le sacrifice de 'haguiga et le deuil de la destruction du Temple.
- le maror, ou herbes amères, souvent de la laitue ou des endives, qui rappellent l'amertume de la vie d'esclavage en Egypte, même si l'apparence était belle au départ comme toute situation des Juifs en exil, même de nos jours.
- de l'eau salée ou vinaigrée , et du céleri (carpas) que l'on trempera dans cette eau ; c'est le souvenie amère de la vente de Yossef par ses frères, dont la chemise a été trempée dans le sang et qui est l'une des raisons des duretés de l'exil en Egypte.
- le 'harosséte, excellente pâte qui est toujours la perle de chaque maitressse de maison et qui est composée suivant les régions de pommes, amandes, cannelles, fruits mélangés dans du vin ; cela représente la bonté divine, la douceur de la terre d'Israël et aussi le mortier des briques d'Egypte transformé ainsi en douceurs.
Ces objets sont disposés sur le plat de façon diverse suivant les coutumes et suivant les sens élevés que l'on donne à ces dispositions.

La semaine de fête, 'hol ha moêd péssa'h
Chaque jour on se rend à la synagogue, comme le chabbat, pour prier ensemble collectivement dans la joie de la libération et lire la Tora.

Le Ômér
A partir du premier soir, le lendemain, on commence à compter sept semaines,
et à la fin on apportait une offrande dite Ômer (lire Vayiqra, 23, 15).
Ce compte précis chaque jour (jour et semaines, dès la tombée de la nuit) comprend de nombreuses significations très belles et de très haut niveau que l'on trouvera dans les commentaires de nos Sages. Les femmes n'ont pas "l'obligation" de compter ces jours, car leur rapport au temps est très différent de celui de l'homme ; le judaïsme a une réflexion très profonde sur ces réalités, très éloignée des projections rapides et faciles que l'on peut faire sur un sujet si important.
Le 33e jour de l'Ômère est la fête dite de Lag baÔmér où on célèbre en grande joie la hiloula (jour du décès comme entrée dans la gloire d'En-Haut) de Rabbi Chimeône bar Yo'haï. C'est un peu le modèle de l'union que le peuple juif et chacun devraient avoir avec le Créateur. Rabbi Chimeône bar Yo'haï est la source de la tradition du Zohar.


Calendrier du Omer pour la première semaine:

Premier jour, commence le mardi soir 30 mars
Second jour, commence le mercredi soir 31 mars
Troisième jour, commence le 1 avril au soir
Quatrième jour, commence le 2 avril au soir,
etc.