Fête de Pourim - Mon cadeau pour vous


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A Pourim, on offre des cadeaux à ses amis dans la joie de la délivrance qui s'est réalisée en Perse pour les Juifs et qui est l'annonce de la délivrance totale. Je vais vous faire plaisir.

D'abord une petite histoire typiquement juive. Un Juif est en train de lire son journal, son ami qui entre dans la pièce est stupéfait:
"- Quoi! tu lis ce journal antisémite! Mais tu es devenu fou, ou maso.
- Mais non, regarde comme je suis heureux.
- Je ne te comprends pas.
- C'est simple: quand je lis les journaux de la communauté, je suis déprimé, je ne vois que le récit de nos ennuis dans le monde et les menaces de nos ennemis. Depuis que je lis les journaux antisémistes, je rayonne: ils me disent que nous sommes tous riches, que nous menons le monde et le dominons, que nous sommes les plus intelligents, tu ne peux pas imaginer toutes les qualités que nous avons. Je suis heureux depuis! "

C'est l'humour juif. Invincible. Ne lachant pas le bonheur dans la pire adversité.
Il fallait un tel culot à Esther et à Mordekhaï pour oser affronter les plus grandes interdictions, assurés de la victoire, mais aussi ajustant leur conduite à la droiture.

Allons avec les Juifs de Perse fêter Pourim.
Voici une pièce unique: une miniature dessinée par un Juif iranien en Iran il y a environ cent ans. L'espoir de la rencontre entre la reine et le roi. Le texte dit: voici la bénédiction que donna Yaâqov à Gad, et à Achér, et à Naftali (au verso), ses enfants. L'originalité de ce texte montre bien la fidélité de ces Juifs: le texte est en persan mais il est écrit en caractères hébraïques et non pas dans l'écriture arabe imposée par les envahisseurs arabes dominateurs. Défense à la fois du pays d'accueil, la Perse, et aussi de l'authenticité juive intacte. C'est ainsi qu'on retourne le sort.



Entrons dans leur fête après la délivrance. Ils sortent de la cachette leurs ustensiles pour les bénédictions:

Une coupe de kiddouch:

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Détail de la gravure:


Le plat de dessous de la coupe de kiddouch:

Voici une coupe de havdala de Juifs iraniens:



Et associons toute cette beauté fine à la joie du retour au pays.
Ici la structure de l'orchestre dans la rue de Tel Aviv

et voici la joie de la femme et de l'homme, en deux sculptures géantes au Musée de Jérusalem.

 

Et voici une histoire d'humour juif authentique du temps de la persécution nazie:
"C'est Hitler qui visite un hôpital et tous les malades y compris les fous sont rassemblés pour l'écouter parler de la gloire du nouveau régime et de la sienne. Il leur dit: nous dominerons le monde entier et je serai le maître du monde. Un fou l'interrompt et lui dit: moi je le suis déjà!"

Un vrai Mordekhaï face à Amane!

Bonne fête de Pourim!


Et en remerciement à Esther qui a cru en la victoire de l'amour et de la vie,
je lui offre ce poème de Rumi que je lui écris de ma main en persan.
Peut-être cette pensée l'a-t'elle soutenue dans sa solitude?

1. Dar échgh, ké djoz méi-é baghâ, kordane nist
2. djoz djâne dâdane, dalil-e djâne bordane nist.
3. Goftam ké : "to râ chénâssam, ânega miram".
4. Goftâ ké : chénâssâyé ma râ, mordane nist".
Traduction:
1. En amour, rien ne vaut si ce n'est boire le vin vital
2. et si l'âme ne donne pas la vie, il n'est plus rien qui reste.
3. Je dis: "toi, je t'ai connu et de ce temps-là je vais en mourir (d'amour).
4. Il me dit en ses profondeurs antiques: "me connaître ne fait jamais mourir".


Je ris: mon écriture en français est tellement peu lisible mais en hébreu, en persan, en arabe ou en hindi ou en sanscrit, elle est assez belle. Car ce sont des langues reliées encore directement aux sources de l'humanité. Comme Avraham notre père, j'aime ces civilisations qui ont gardé la mémoire millénaire. Bientôt elles reconnaîtront qu'on a les mêmes racines. Très bientôt. La preuve. En Iran, ils veillent avec affection sur le tombeau d'Esther et Mordékhaï et du prophète Daniel ;-))

Je vous emmène dans cette symphonie de joie devant ma fenêtre, de tels cadeaux du Ciel, à Jérusalem. Nous avons obéi à l'ordre de Cyrus qui est le dernier mot de toute la Bible, alors la nature y danse avec nous. Sûrsde cette victoire d'Esther et deMordékhaï avec le Roi de Perse, victoire qui ne dépend que de notre qualité, dansons-là déjà avec toute la nature, dans la joie:
il suffit d'un pour commencer, moi ou to, chacun ou chacune estEsther la volontaire en tous les sens du terme:

nous réussissons à deux, chaque Esther à son Mordekhaï, au moins en soi-même:

d'autres duos s'élèvent de même:

 


Et d'autres Esther et Mordékhaï sortent de leur détresse et de leur tristesse:

Nous voici déjà quatre comme les quatre lettres prometteuses, ou bien c'est moi-même qui m'éveille en mes quatre dimensions corporelles:

en mes quatre forces spirituelles:

 

Cette fois, nous dépassons les limites simples de la main en 5 (bras, jambes, tête et coeur ensemble),
nous sommes 6 comme la réalité spirituelle, comme la réalité complète jusqu'à l'axe qui féconde et qui aime, comme dans les six branches de l'étoile de David, le maguén, en moi et en chacun tout notre être s'élève:

Quelle jubilation, nous atteignons les 8 lumières comme dans la fête de 'Hanouka qui vainct tous les briseurs de notre identité réelle:


Est-ce possible de monter encore? Mais oui, la 'hanoukia interne des Juifs et Juifs à 9 lumières et le Roi permet à Esther d'entrer et lui dit: "Qui a-t'il, Reine Esther et qu'elle est ta demande? Jusqu'à la moitié de Mon royaume, Je te la donne". Ainsi le Créateur de tout l'univers a promis à Israël la paix, le bonheur et la réussite de toute la Création, mais il suffirait de vivre dans la Torah et sur la terre du Saint tel qu'Il le demande. La réponse et la paix et le bonheur sont en nos seules mains, ainsi que l'échec.


Voici la complétude de tout l'être, de chaque être: en ses 10 composantes, les dix commandements, les 10 doigts pour travailler et caresser, les 10 marches de descente de la bénédiction si nous le voulons. Et le Ari, que son souvenir soit bénédiction, nous dit seulement quelques mots sur Esther dans Chaâr ha Liqoutim mais ils sont de perle:  Esther par sa guématria est le youd de la réalisation finale du nom Adon... et cette pointe si fine et imperceptible reçue depuis le Maître infini apporte au monde tout ce qui lui est nécessaire.

Les Juifs des communautés orientales chantent aussi chaque Chabbate son poème "Lé miftsa" dans lequel la lettre youd est double en guématria comme le couple (10 en une lettre et 20 en trois lettres écrites). Ainsi de notre capacité totale de faire naître la lumière à partir de la plus petite étincelle que nous avons reçue et qui nous demande en noums-êmes de croître jusqu'à la merveille.

 

Nous avons reçu tout le message vital de Pourim. En cadeau. Il est à la fois spirituel, artistique, émotionnel, corporel, personnel, du couple, collectif, dans le peuple et avec tous les autres peuples, en paix universelle.  C'est la réussite de la Création en dehors de la haine. Et cela commence d'abord en nous-mêmes: découvrir et comprendre et accepter notre richesse interne et personnelle. Et celle de l'autre de même. De moi, de nous, de tous les autres de même. Nous sommes un seul Adam. Simplement, à toutes les richesses semblables (et défauts) que nous partageons avec les autres également, le Créateur devant l'échec temporaire a voulu nous donner une lumière supplémentaire qui sert au niveau de toute la Création. Voilà pourquoi la Torah et Pourim se passent au niveau des peuples ensemble, en Perse comme le Temple était aussi lieu de sacrifices et d'offrandes pour tous les peuples. Le peuple juif a simplement un rôle de rappel et de facilitation de la descente des bénédictions.
Mais Esther et Mordékhaï et la communauté juive en Perse nous rappellent que ce salut et cette réussite de la Création passent d'abord par la droiture interne de chacun, dans une reconnaissance sincère des valeurs transmises sur la réalité. Le judaïsme appelle cela "téchouva, retour".

Cette dernière image de cadeau avec les 11 colombes a le nombre 11 des parfums brûlés au Temple de Jérusalem. Nous lisons chaque matin dans la prière de Cha'harite leur liste affectueusement.Parvenus à cette plénitude, nous accomplissons le dernier verset du Cantique des Cantiques: "Fuis, évade toi, mon bien-aimé, fuis vers les montagnes des parfums".

Je vous souhaite à chacun de vivre ce programme de Pourim.
Et que l'affection revienne entre les peuples frères qui cohabitent sur cette peitite noix qu'est la terre. Les guerres sont ridicules de stupidité et de bassesse vulgaire alors que le don reçu par tous ensemble est éblouissant de la vraie lumière. Ne jugeons pas les régimes de pensée, ni les politiques, ni les religions, ni les idéologies: comme entre le Roi de Perse et Esther, osons réussir le meilleur de nous-mêmes ensemble. C'était le rôle du Temple et le Roi Cyrus l'avait compris éminemment. Comprenons-le également.

Une fois de plus, en pleine conscience de cela, et en hommage, j'écris en persan la dernière page de la Bible, du Tanakh qui explique cela. Jusqu'au dernier mot.

 

Et n'accordons pas plus, au bla-bla-bla des querelles politiciennes et des guerres où on cherche à nous enrôler de toutes part, que ce qu'elles valent, et qui est magnifiquement démontré par ce dessin de l'humour iranien:

 


Lire aussi sur ce lien ce message d'espoir sur la paix entre l'Iran-la Perse et Israël. L'union unique entre l'Iran et Israël, entre la Reine Esther et le Roi, va t'elle refleurir?