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Fête de Pourim
Mon cadeau pour vous.

par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Site Modia : http://www.modia.org
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A Pourim, on offre des cadeaux à ses amis dans la joie de la délivrance qui s'est réalisée en Perse pour les Juifs et qui est l'annonce de la délivrance totale. Je vais vous faire plaisir.

D'abord une petite histoire typiquement juive. Un Juif est en train de lire son journal, son ami qui entre dans la pièce est stupéfait: "
- Quoi! tu lis ce journal antisémite! Mais tu es devenu fou, ou maso.
- Mais non, regarde comme je suis heureux.
- Je ne te comprends pas.
- C'est simple: quand je lis les journaux de la communauté, je suis déprimé, je ne vois que le récit de nos ennuis dans le monde et les menaces de nos ennemis. Depuis que je lis les journaux antisémistes, je rayonne: ils me disent que nous sommes tous riches, que nous menons le monde et le dominons, que nous sommes les plus intelligents, tu ne peux pas imaginer toutes les qualités que nous avons. Je suis heureux depuis!
C'est l'humour juif. Invincible. Ne lachant pas le bonheur dans la pire adversité.
Il fallait un tel culot à Esther et à Mordekhaï pour oser affronter les plus grandes interdictions, assurés de la victoire, mais aussi ajustant leur conduite à la droiture.

Allons avec les Juifs de Perse fêter Pourim.
Voici une pièce unique: une miniature dessinée par un Juif iranien en Iran il y a environ cent ans. L'espoir de la rencontre entre la reine et le roi. Le texte dit: voici la bénédiction que donna Yaâqov à Gad, et à Achér, et à Naftali (au verso), ses enfants. L'originalité de ce texte montre bien la fidélité de ces Juifs: le texte est en persan mais il est écrit en caractères hébraïques et non pas dans l'écriture arabe imposée par les envahisseurs arabes dominateurs. Défense à la fois du pays d'accueil, la Perse, et aussi de l'authenticité juive intacte. C'est ainsi qu'on retourne le sort.



Entrons dans leur fête après la délivrance. Ils sortent de la cachette leurs ustensiles pour les bénédictions:

Une coupe de kiddouch:

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Détail de la gravure:


Le plat de dessous de la coupe de kiddouch:

Voici une coupe de havdala de Juifs iraniens:



Et associons toute cette beauté fine à la joie du retour au pays.
Ici la structure de l'orchestre dans la rue de Tel Aviv

et voici la joie de la femme et de l'homme, en deux sculptures géantes au Musée de Jérusalem.

 

Et voici une histoire d'humour juif authentique du temps de la persécution nazie:
C'est Hitler qui visite un hôpital et tous les malades y compris les fous sont rassemblés pour l'écouter parler de la gloire du nouveau régime et de la sienne. Il leur dit: nous dominerons le monde entier et je serai le maître du monde. Un fou l'interrompt et lui dit: moi je le suis déjà!

Un vrai Mordekhaï face à Amane!

Bonne fête de Pourim!


Et en remerciement à Esther qui a cru en la victoire de l'amour et de la vie,
je lui offre ce poème de Rumi que je lui écris en persan de ma main.
Peut-être cette pensée l'a-t'elle soutenue dans sa solitude?

1. Dar échgh, ké djoz méi-é baghâ, kordane nist
2. djoz djâne dâdane, dalil-e djâne bordane nist.
3. Goftam ké : "to râ chénâssam, ânega miram".
4. Goftâ ké : chénâssâyé ma râ, mordane nist".
Traduction:
1. En amour, rien ne vaut si ce n'est boire le vin vital
2. et si l'âme ne donne pas la vie, il n'est plus rien qui reste.
3. Je dis: "toi, je t'ai connu et de ce temps-là je vais en mourir (d'amour).
4. Il me dit en ses profondeurs antiques: "me connaître ne fait jamais mourir".


Je ris: mon écriture en français est tellement peu lisible et en hébreu, en persan, en arabe ou en hindi ou en sanscrit, elle est assez belle. Comme Avraham notre père, j'aime ces civilisations qui ont gardé la mémoire millénaire. Bientôt ils reconnaîtront qu'on a les mêmes racines. Très bientôt. La preuve. En Iran, ils veillent avec affection sur le tombeau d'Esther et Mordékhaï et du prophête Daniel ;-))

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