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Règles du Copyright - Traduction et commentaires par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour basés sur les livres de nos Sages
 
Les données historiques de la fête de Pourim


La solidité de cette étude est réalisée aussi pour que vous puissiez en faire profiter aisément, à votre tour, les nombreux Juifs qui n'ont pas reçu cet enseignement. Nombreux, autour de vous, ne pourront connaître ces richesses que par vous. Osez. C'est pour cela que le site s'appelle "Modia" (faire savoir).

C'est la première forme de tsédaqa de Pourim. Partagez cette richesse.

 

Documentation historique sur Pourim


Rembrandt. Assuerus, Hamane et Esther



 
Que s'est-il passé historiquement à Pourim?
C'est important de le connaître car, dans la réalité et non seulement dans la spiritualité détachée du réel mondial, depuis lors la Perse ou l'Iran, et le peuple juif ont une relation unique au monde et c'est une relation qui a un rôle dans le plan divin de la Création et de l'amélioration du monde. Réfléchissons en connnaissant un peu l'histoire.


Où cela s'est-il passé?
Le texte qui le relate est celui du Rouleau (méguilate ) d'Esther.  Esther  a sauvé son peuple avec un homme juif, Mordékhaï, dans Chouchane (Soussa, encore aujourd'hui) la capitale de Perse. La tombe d'Esther et de Mordékhaï est encore de nos jours en Iran à Hamadan. C'est un batiment en briques majoritairement et des pierres, bâti au 13e siècle dans le style islamique sur le bâtiment précédent. L'intérieur est en boiseries et il y a d'anciens rouleaux de la Torah. Nous y reviendrons.

Cet épisode concerne le Roi Xerxès I (486-465 avant l'ère vulgaire). Situons-le. Il arrive dans une courte succession de rois célèbres mondialement. C'est d'abord Cyrus le Grand qui libère de la tutelle  aux Mèdes en -550 et fonde l'Empire perse qui fut probablement le plus vaste de l'histoire et s'étendit depuis la Turquie d'aujourd'hui et  loin à l'Est. Pendant de nombreux siècles, la langue perse fut la langue des élites et administrative jusqu'en Inde et en Chine et dans le Sud extrême-Orient. Il parvint à cela en combinant une autorité centralisée (la sienne) et un système unique dans l'histoire où il reconnait les religions, les diverses conceptions du monde et de la politique et les droits de l'homme qu'il définit dans un cylindre célèbre qui se trouve encore au British Museum.


Cela vaut encore de nos jours à l'Iran d'être le modèle mondial des déclarations des Droits de l'homme et cela est commémoré aux Nations Unies et un poème spirituel du persan médiéval Roumi, donnant une prise de conscience de la base de cela sur la descendance d'un unique ancêtre, Adam, est écrit sur le fronton de ce bâtiment.

En -530, le fils de Cyrus (Cambuses) intégra à son empire l'Egypte et l'Inde mais la Grèce réussissait à garder son indépendance.
En -522, accède au pouvoir Darius premier qui régna jusqu'en -486 mais ses descendants gardèrent le trône jusqu'en -330.

L'histoire commença vite à se compliquer pour les Juifs. Vous comprendrez maintenant ces épisodes en lisant les chapitres 4 et 5 du livre de Ezra dans la Bible. Alors que Cyrus avait exigé la paix entre les peuples et dans le respect de leurs croyances et invité les Juifs du monde entier à rejoindre leur terre d'Israël et à y rebâtir le temple de leur Dieu, déjà comme jusqu'à maintenant, les peuples environnants se liguèrent pour calomnier les Juifs et envoyèrent des lettres d'accusation au Roi pour le leur interdire, pour révoquer les bonnes mesures de Cyrus et les punir.

Voici ce texte:
" Les adversaires de Juda et de Benjamin, ayant appris que ceux qui revenaient de l'exil bâtissaient un sanctuaire à Hachém, Dieu d'Israël, ils se présentèrent à Zérouvavel et aux chefs des familles et leur dirent: "Nous voulons bâtir de concert avec vous, car, comme vous, nous recherchons votre Dieu, et c'est à lui que nous offrons des sacrifices depuis les jours d'Essar-Haddôn, roi d'Assyrie, qui nous a transportés ici." Zorobabel, Yêchoua et les autres chefs des familles d'Israël leur répondirent: "Il ne vous appartient pas de construire avec nous une maison à notre Dieu: nous seuls, tant que nous sommes, nous voulons faire la construction en l'honneur de Hachém, Dieu d'Israël, ainsi que nous l'a ordonné Cyrus, roi de Perse". Alors la population du pays s'appliqua à décourager les habitants de la Judée et à les détourner de bâtir en les intimidant. De plus, ils soudoyaient contre eux des personnages influents pour entraver leur projet, tant que vécut Cyrus, roi de Perse, et jusqu'au règne de Darius, roi de Perse.
(et maintenant nous arrivons à l'époque d'Esther).

Sous le règne d'Assuérus, dès le début de son règne, ils envoyèrent une accusation écrite contre les habitants de Juda et de Jérusalem. Puis, au temps d'Artahchasta, Bichlâm, Mithridate, Tabeêl et consorts écrivirent à Artahchasta, roi de Perse, et la teneur de la missive était écrite en caractères araméens et traduite en araméen. Rehoum, le conseiller, et Chimchaï, le scribe, écrivirent au roi Artahchasta une lettre au sujet de Jérusalem, conçue en ces termes: "A cette heure, Rehoum, le conseiller, Chimchaï, le scribe, et consorts; les Dinéens, Afarsatkéens, Tarpeléens, Afarséens, Arkavéens, Babyloniens, Chouchankéens, Déhavéens et Elamites, et les autres peuplades que Asnappar le grand et le glorieux a déportés et établis dans la ville de Samarie et d'autres territoires en deçà du fleuve, et ainsi de suite. Voici le contenu de la lettre qu'ils ont envoyée au roi Artahchasta: Tes serviteurs, les gens des territoires situés en deçà du fleuve et ainsi de suite. Que le roi sache que les Judéens qui sont partis de chez toi sont arrivés près de chez nous à Jérusalem. Ils rebâtissent cette ville rebelle et mauvaise, réparent les murailles et creusent les fondations. Que le roi sache donc que, si cette ville est rebâtie et les murailles réparées, ils ne paieront plus ni tribut, ni impôts, ni péage, ce qui portera préjudice au trésor royal. Puisque donc nous mangeons le sel du palais, et qu'il ne nous sied pas d'être témoins du tort fait au roi, nous mandons ceci au roi et l'en instruisons, aux seules fins qu'on fasse des recherches dans les archives de tes ancêtres. Tu trouveras dans ces archives et t'assureras que cette cité est une cité rebelle et funeste aux rois et aux provinces, qu'on y a fomenté des révoltes dès les temps antiques, ce qui a causé la destruction de cette cité. Nous faisons savoir au roi que, si cette cité est rebâtie et ses murailles rétablies, la conséquence sera que tu n'auras plus de part au pays en deçà du fleuve." Le roi fit parvenir la notification suivante à Rehoum, le conseiller, Chimchaï, le scribe, et consorts, établis à Samarie et dans les autres territoires en deçà du fleuve: "Salut, etc! La missive que vous nous avez envoyée a été lue distinctement devant moi. Sur l'ordre que j'en ai donné, on a fait des recherches, et on a constaté que cette cité, dès les temps antiques, s'est insurgée contre les rois, et qu'on y a fomenté des révoltes et des séditions. Des rois puissants ont régné à Jérusalem, qui étendaient leur domination sur toute la contrée de l'autre côté du fleuve, et à qui l'on payait des tributs, des impôts et des péages. Prenez donc des dispositions pour paralyser ces gens, afin que cette ville ne soit pas rebâtie jusqu'à nouvel ordre de ma part. Et soyez sur vos gardes pour éviter toute négligence en cette affaire: pourquoi laisser s'aggraver le mal au détriment des rois?" Aussitôt que le contenu de la lettre d'Artahchasta eut été lu devant Rehoum, Chimchaï, le scribe, et consorts, ils se rendirent en toute hâte à Jérusalem auprès des Judéens et les réduisirent à l'inaction, en employant la force et la violence. Dès lors, les travaux du temple de Dieu, à Jérusalem, furent arrêtés jusqu'à la deuxième année du règne de Darius, roi de Perse." Fin du texte.

Il est aussi utile de comprendre quel était le monde religieux persan dans lequel les Juifs et Esther vivaient: la religion perse était alors le Zoroastrisme (lien ici) qui est encore en vigueur partiellement en Iran mais surtout dans les immenses collectivités d'exilés iraniens zoroastristes car ils s'y enfuirent puisqu'ils étaient persécutés par les cruels envahisseurs militaires islamiques arabes et durent fuir pour éviter soit la mort soit la conversion. Cependant, jusque de nos jours, nombre de mots, de croyances, de rites de toute la nation iranienne sont strictement zoroastristes comme le Jour du commencement de l'année et l'islam n'est jamais parvenu à éteindre ces fidélités. Ce qui explique aussi en grande partie la haine et les conflits entre les musulmans  ligués autour de l'Arabie Saoudite et l'Iran, ce qui est encore plus le fondement que la différence entre musulmans sunnites et chiites.Les types d'échanges de cadeaux aux jours de fête comme à Pourim sont aussi communs aux usages zoroastristes qui étaient en vigueur depuis toujours en Iran.

Voici le Roi Darius avec son fils Xerxes I derrière lui:



On y voit déjà le fameux sceptre que l'empereur tendra à Esther pour l'autoriser à entrer. En face du Roi, c'est  Pharnaces, le gouverneur du palais. Ces documents gravés sont dans l'immense et fameuse ville de l'époque qui a conservé le palais Persépolis.



Donc, le premier descendant de Darius, dans ce contexte, fut le roi de l'histoire d'Esther, ce fut Xerxes I  (de -486 à -465) nommé Khachâyâr Châh en persan.
On retrouve sur ce bas-relief la coiffe droite typique de Xerxes, le Roi du rouleau d'Esther:



Comme son père, Xerxes tient en mains une fleur. Elle est probablement le lotus parfait; elle a 12 pétales comme les douze mois de l'année. Cela correspond à la conception qu'il est le Roi des rois du monde (Châane Châh), titre et fonction relevant de la volonté divine.
Cette conception qui définit le Roi ou Empereur de Perse est reconnue par le dernier chapitre de toute la Bible et il est important de préciser qu'une plaque commémorative était toujours placée sur le mur est du Temple reconnaissant ces mérites du Roi de Perse et son rôle conséquent envers les Juifs, afin de soulever leur reconnaissance et obédience (Traité Ména'hote du Talmud).
Un jour, nous l'espérons, la diplomatie juive et  israélienne retrouvera enfin ses sources et cela seulement permettra de renouer un dialogue qui donne un fondement multi-millénaire à la primauté de la Perse dans l'histoire et à la paix avec Israël.

Ce titre de Roi des rois (Châane Châh) a continué à être porté par les souverains de la Perse même quand la domination et l'occupation de la Perse par l'islam guerrier fut stabilisée. Cette fonction de Roi des rois est exprimée dans les multiples miniatures persanes par le trône à 6 cotés qui symbolise l'univers. Tout cela est nécessaire pour comprendre vraiment l'importance mondiale de l'histoire d'Esther. Et la volonté iranienne de rivalité avec les autres empires régionaux ou avec la prétention américaine de domination dans cette région du monde. Qui ignore cette histoire et cette anthropologie est incapable de piloter toute politique en ces régions. Et l'actualité d'aujourd'hui est encore strictement ce scénario, dramatiquement perverti.

Ici, une fête dite bazm-é-mey, ou majles-é-sharâb (banquet du vin) où le Roi sur son trône à 6 côtés, va déguster le vin spirituel de la source de la vie des mondes. Et n'oublions pas que ces dessins iraniens ont subsisté dans leur idéologie en milieu islamique.  Les poèmes sont innombrables chez l'immense poète mystique et classique et populaire iranien Haféz (14e siècle) qui chantent tout cela. J'ai réalisé une longue étude sur ce sujet dans les sources graphiques. Et il n'est pas inutile de réaliser que cette forme à 6 côtés est celle du centre de l'étoile de David autour duquel rayonnent les  petits triangles.


Dans différentes civilisations antiques, cette position centrale dans l'hexagramme était le symbole de la complétude comme on le voir dans une sculpture romaine à Baalkeck au Liban où Bacchus domine dans cette surface centrale.

Encore une fois, qui ignore ou veut ignorer ces dimensions anthropologiques qui sont présentent dans les identités de l'Orient de millénaires en millénaires ne peut rien comprendre ni rien gérer des conflits et aspirations et menaces de ce monde. Hélas, nous sommes vraiment dans un conflit des civilisations entre des cultures (politiques et religieuses)  qui ont seulement quelques siècles et des siècles de conquête et pensent gouverner encore par leur légère avancée technologique, spécialement dans le domaine des armes alors que des cultures muti-millénaires (Chine, Inde, Iran) accèdent à leur tour à ces domaines modernes mais ont des identités et sagesses et ont maintenant décidé d'en terminer avec la domination occidentale. Et comme toujours Israël et le peuple juif, minusculement placés au coeur de ce conflit, depuis le livre de Ezra et celui d'Esther, et la sortie d'Egypte, est sommé de se tenir à la hauteur. La Bible nous a déjà, depuis des milliers d'années, averti sur ces dynamiques constantes.
Mais, notre drame est que les politiciens actuels même en Israël ne prennent leur modèle que du côté de l'Occident dominateur, et les leaders religieux refusent d'assumer les dimensions de modernités qui sont le développement de la Création du Créateur. Le peuple se trouve alors, dans ce contexte, sans véritables  conducteurs. Et la seule étude dite religieuse uniquement, sans mise en pratique dans la vie concrètecontemporaine, n'est pas juive.

La langue parlée alors était, certes, le vieux persan mais la langue administrative était l'araméen, donc une double structure, comme aujourd'hui entre l'arabe littéraire officiel et les multiples formes d'arabe parlé dans les pays arabes. Le langage entre Xerxes et Esther fut donc le langage parlé et il est très émouvant de pouvoir le lire en persan, de même que notre hébreu nous permet en totalité de lire les textes hébraïques écrits depuis des millénaires. C'est uniquement le propre de quelques langues comme l'hébreu, le chinois, le persan que cela. Encore un point commun. Et l'hébreu est le plus stable depuis des millénaires.
Mais l'écriture fut, dans les actes officiels gravés, le plus souvent le cunéiforme gravé comme on le voit sur le cylindre de Cyrus :


ou sur les innombrables monuments de Persépolis et autres.




Voici quelques images de ce palais de Takht-jamshid (Persépolis, selon le mot grec) où a dû être Esther. Cette fois, vous allez vivre autrement la fête de Pourim: en la visualisant.


Vous imaginez le décor, la puissance, la majesté, les forces en présence.

Maintenant, vous pouvez imaginer être dans le face à face avec le Roi des rois, en la compagnie d'Esther:

C'est bien à ce Xerxes I, (Assuérus, A'hachvéroch, Khachâyâr Châh) que les habitants de la région firent parvenir leurs plaintes mensongères contre les Juifs, très peu de temps après son accession au trône, vers -485. Et ce roi tentait alors de conquérir la Grèce, convoqua ses princes et chefs de tous types pour prendre conseil. Cela est rapporté dans la chronique que l'auteur grec Hérodote à consacré à l'histoire de la Perse sous un oeil bienveillant.

Et cdette convocation correspond également à la grande réunion convoquée par Xerxès et qui est rapportée dans le Livre d'Esther dès les premiers versets:
"Ce fut au temps d'Assuérus, de ce même Assuérus qui régnait, de l'Inde à l'Ethiopie, sur cent vingt-sept provinces. En ce temps-là, le roi Assuérus était établi sur son trône royal, dans Suse la capitale, il donna, dans la troisième année de son règne, un festin à l'ensemble de ses grands et de ses serviteurs, à l'armée de Perse et de Médie, aux satrapes et aux gouverneurs des provinces [réunis] en sa présence, étalant la richesse de son faste royal et la rare magnificence de sa grandeur cela pendant une longue durée de cent quatre-vingts jours..."

Il faut à la fois aller jusqu'à cette intériorité pour rencontrer le Livre d'Esther et être vraiment aussi dans la vérité de l'actualité d'alors qui est encore celle d'aujourd'hui. Nous sommes bien au-delà des innombrables émissions d'information ou de désinformation ou, au contraire, de réflexion uniquement spirituelle. Maintenant, nous sommes pris dans ce que le Choukhane Arouk pose comme une obligation: étudier et prier simultanément dans tous les niveaux des textes et de l'être.

Lisez aussi le chapitre 5 de Néhémie pour comprendre les rapports entre les provinces locales (satrapes) et le centre du royaume. Vous y découvrirez exactement les mêmes dynamiques et les mêmes menaces qu'aujourdhui, mais aussi les magnifiques décisions qu'une partie du peuple prenait dans des conditions combien plus difficiles qu'aujourd'hui.

Esther  avait tout lieu de craindre  en se présentant pour faire sa demande car le roi Xerxes n'était pas un faible. Des troubles éclataient aussi à Babylone et en Egypte et il les écrase. Mais, surtout, il voulait venger l'échec de son père Darius I vaincu par les Grecs à la fameuse bataille de Marathon en -490, seulement quelques années avant l'accession de Xerxes au trône. Il franchit les Dardanelles, emporta la victoire aux Thermopyles,  grâce à une supériorité numérique incommensurable (on parle de 300000 à 1 million de fantassins qui réussirent ainsi à écraser les redoutables fantassins grecs)  et réussit à atteindre Athènes qu'il brûla et détruisit, mais il fut vaincu à son tour en revenant quand il rencontra la flotte grecque à Salamis dans l'isthme de Corinthe où elle s'était placée pour défendre le Péloponèse qui est le Sud de la Grèce. Il se replia alors dans son palais de  Persépolis qu'il développa avec luxe et majesté, il prit conseil de ses sages et princes (le grand rassemblement du début du Livre d'Esther) et Hérodote raconte avec grands détails toute son histoire et qu'il s'occupe surtout ensuite de la gestion de son grand harem.

Il a laissé aussi une grande inscription, capitale dans l'histoire des langues de cette région: l'inscription de Xerxes qui présente le même texte en cunéiforme, à gauche en ancien persan, au centre en babylonien et à droite en Elamite. Elle est située dans notre contexte à 5 kilomètres au sud-est de Hamadam dans un carrefour de routes entre l'empire persan et babylonien qui était vu aussi comme ayant un sens saint.  on la nomme "trésor rédigé", Ganjnameh:


Voici la tombe de Xerxes, majestueusement gravée et immense dans la montagne, comme celle de  son père Darius:



Maintenant, voyons ce qui est resté du souvenir d'Esther dans l'histoire de la Perse

Les Juifs pourraient, bien évidemment avoir des souvenirs, des connaissances pour ce qui s'est passé dans leur communauté. Non, aujourd'hui, ce sont les Iraniens qui ont un grand culte pour Esther. Et cela depuis des siècles. Ils vénèrent sa tombe qui, en même temps que celle de Mordékhaï alors que la majorité des Juifs ignorent où elle est située, qu'elle existe, et ce sont les habitants du peuple où cela s'est déroulé qui la vénèrent, gardent avec honneur sa tombe, l'entretiennent, avec une fidélité incroyable. Ils l'ont même inscrite au patrimoine natonal. Ils y voient aussi le signe de leur élection, de leur multimillénarité culturelle alors que les autres religions actuelles étaient encore inconnues, enfoncées dans le paganisme tribal. Cette fierté est puissante chez les Iraniens et il est fréquent que les textes nationaux essayent de ne pas insérer des mots arabes car cela ravive le souvenir de l'invasion arabe et musulmane, bien postérieure à leur gloire nationale antique et constante et non oubliée. Par exemple, dans l'hymne national iranien le plus populaire, Ey Irane, que tous connaissent (lien ici), il n'y a que trois mots issus de l'arabe alors que le poids de l'occupation a intégré 40% de mots arabes dans toute la langue persane jusqu'à maintenant et des auteurs essaient toujours de ne mettre aucun mot arabe dans leur oeuvre. Ferdowzi est praticulièrement vénéré pour cette réussite quand il raconte l'histoire persane avant l'islam.

Où est donc située la ville de Hamadam où je vous y emmène maintenant auprès de la tombe d'Esther et de Mordékhaï? Cette ville de Hamadan se trouve à l'Ouest de l'Iran, côté Iraq, au-dessus de Borujerd, des villes qui avaient des communautés juives depuis toujours. A 330 km à l'Ouest de Téhéran. Hamadan a un glorieux passé: ce fut Hagmatana etEcbatana des empires parthes et mèdes. La ville est dans un bel environnement domminé par le Mont Alvand  qui atteint les 3570 mètres et domine de ses rocs de granit la vielle et la région deplus de 1600 mètres, comme les meilleurs sites d'escalades des Alpes. En conséquence, le climat peut fournir des étés chauds mais aussi des hivers neigeux.
Voici la carte d'Iran pour situer Hamadan. Sans trahir la géographie, je l'ai symbolisée en colombe de la paix, qui viendra, par le mérite d'Esther et Mordékhaï; la ville de Suse (Chochane la capitale alors était située sur le dessin en dessous de la lettre I du mot Iran sur ce dessin.




Voici des photos de l'approche de la tombe d'Esther et Mordékhaï, sa forme typique du bâtiment rénové au moyen-âge. Elle est signalée dans des écrits juifs dès le 12e siècle dans un journal de voyage de Benjamain de Tolède.

Maintenant elle est dans un cadre extérieur rénové pour le 2500 anniversaire de l'empire perse, par l'architecte Yassi Gabbai (lien ici avec d'autres photos)

Plus loin une immense étoile de David. en style moderne, disons, très contrastant. La ville est autour.


Gardons l'approche centrée sur l'impression séculaire:


Déplaçons l'angle de vue légèrement:

Avançons encore:


Montons les marches:

Si vous êtes ici au moment de Pourim, vous y rencontrerez beaucoup de Juifs iraniens, ils vous offriront des cadeaux et des gâteaux faits de riz, de sucre, sucre et safran. Et vous les verrez aussi donner des pièces d'or et d'argent à leurs enfants. Cela se fait aussi chez les Iraniens de temps immémoriaux pour la fête du Jour de l'an, Nowrouz, qui tombe approximativement aux mêmes dates.

Voyez une très belle photo de la porte d'entrée en pierre par David Leslie (lien ici).

Voici les deux tombes recouvertes d'un coffret de bois sous les tentures, celle de Mordékhaï à droite, celle d'Esther à gauche:

Des inscriptions dominent les tombes et devant elles il y a un long couloir large qui sert de salle de prières, et de réunion.



Cette tombe est un des seuls endroits en Iran où un monument national porte des caractères hébraïques.

Vous y rencontrerez peut-etre le rabbin et même le dirigeant Khatami en conversation:

A quelques kilomètres de Hamadan, à Toysarkan, vous pouvez aussi visiter la tombe du prophète Habacuc.


Voici un extrait de son livre dans la Bible: "...Et cependant moi, grâce à Hachém, je retrouverai le bonheur, je me délecterai en Dieu qui me protège. Dieu, mon Seigneur, est ma force; il rend mes pieds agiles comme ceux des biches, et il me fait cheminer sur les hauteurs...."

et prolongeons notre visite dans ce pays de prophètes juifs:

    Voici aussi quelques photos de la tombe du prophète Daniel à Soussa (Suze). Cela , à l'occasion de Pourim, vous fera comprendre l'importance de la relation entre le judaïsme et la Perse puis l'Iran moderne.

 










  • image free sur Wikipedia.

et si le courage vous en dit, poussez jusqu'en Irak qui est proche, sur la tombe du prophète Ezekiel à Kifl, près de Bagdad:


C"est un choc que de rencontrer là-bas tous ces prophètes mais cela ne nous surprendra plus si nous nous souvenons que Avraham et Sarah sont venus aussi de ces régions.

 

Mais, n'oublions pas:  tout cela a pu avoir lieu parce que le roi Cyrus changea l'histoire quand il autorisa les Juifs à revenir à Jérusalem et à y reconstruire le Temple. C'est dire à quel point ce lien est particulier.

Voici le texte de l'Edit de Cyrus à la fin de la Bible, Livre II des Chroniques (Divréi ha yamim 2). Cyrus il y prescrit à tout Juif de "monter" à Jérusalem et d'y rebâtir le Temple de Hachém. Et il ordonne aussi aux nations et spécialement aux nations arabes de ne rien faire contre ce peuple que D.ieu a choisi, contrairement au mal qu'ils voudraient lui faire. Lire tout ce dernier chapitre.
J'ai calligraphié à la main ce texte dans sa traduction en persan, en écriture farsi actuelle, en l'accompagnant de ce dessin d'une miniature persane juive ancienne; elle symbolise parfaitement ce départ vers Jérusalem.



Voici la traduction: "Dans la première année de Cyrus, roi de Perse, à l'époque où devait s'accomplir la parole de Hachém annoncée par Jérémie, Hachém éveilla le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit proclamer dans tout son royaume, par la voix (des hérauts) et aussi par des missives écrites, ce qui suit: Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: Hachém, D.ieu du Ciel, m'a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c'est Lui qui m'a donné mission de Lui bâtir un Temple à Jérusalem qui est en Judée. S'il est parmi vous quelqu'un qui appartient à Son peuple, que Hachém son D.ieu, soit avec lui pour qu'il monte".
Que chaque Juif croyant entende enfin ce texte adressé personnellement à chaque Juif depuis quelques millénaires et auquel il affirme croire.

Voici le même texte en hébreu (II Chroniques 36,22-23):


Voici l'enluminure de Fouquet (Bibliothèque Nationale, Paris, hors copyright européen) sur le Roi Cyrus ordonnant à tous les Juifs de retourner à Jérusalem rebâtir le Temple.


Et voici son cylindre ( au British Museum) racontant sa victoire sur Nabuchodonozor, roi de Babylone, lui procurant le premier empire gigantesque de l'Iran à la Chine. Il est vu aussi comme un cylindre des droits antiques de l'homme.


Et voici la tombe de Cyrus en Iran:


Pour essayer de vous permettre d'imaginer plus facilement la beauté de Persépolis de Xerxes et Esther, voici quelques photos de la ville de Ispahan (Esfahan, en iranien, ou persan, ou farsi). Elles feront comprendre pourquoi on l'appelle "Esfahan, nesfé djahâne", Ispahan, moitié de la beauté du monde. On comprend alors pourquoi le Créateur, dans cette étape importante de l'amélioration de la Création a voulu que cela se passe en Iran, en Perse.






et que, de là seulement, on soit reparti vers Jérusalem.. avec l'accord et l'ordre des nations.



Franchisson là-bas les siècles: après 1948, l'Iran n'a pas rompu avec Israël nouvellement créé, l'a reconnu de facto et est entré en grande coopération, ce qui lui a valu de grands ennuis avec le monde arabe. Un jour, la lune de miel reviendra.

Voici qui suscitera encore votre étonnement: des billets de 5 rials (500 dinars) à l'effigie du Shah Reza, portant l'image de la tombe du prophète Daniel.




  • La présentation historique actuelle de l'Iran

    Ce pays s'appela la Perse jusqu'au 21 mars 1935 où elle devint l'Iran. L'archéologie a montré qu'il y avait la présence humaine il y a environ 100.000 ans, et que des cultures y existaient il y a environ 15000 ans et il y a 6000 il présentait une agriculture sophistiquée et développée et de grands centres urbains. Bien que la Perse fut envahie par les Mongols, les Arabes et les Turcs, la Perse a toujours maintenue son identité propre. Et elle a défendu sa langue jusqu'aujourd'hui même si les Arabes lui ont imposé les caractères de l'écriture arabe; et nombreux sont en Iran qui dans le choix de divers signes graphiques préfèrent encore les signes iraniens non arabes. Le persan a rayonné sur toute la région et le persan ou farsi fut à certaines époques la langue administrative et diplomatique jusqu'en Extrême-orient. La langue hindi de l'Inde, l'indonésien,le malais, le thaï, par exemple et bien d'autres comportent aujourd'hui de nombreux mots de farsi.
    Les quelques grandes dynasties furent celle des Achaemenids (-559-330) fondée par Cyrus qui décrêta le retour des Juifs à Jérusalem et la reconstruction du Temple. C'est dire l'importance! Ensuite, une période grecque (-300-250) puis les Parthes (jusqu'en 226) puis les dynasties Sassanid (jusqu'en 651), l'invasion de l'Islam jusqu'aux tensions violentes et incessantes jusqu'à maintenant entre Sunnites et Chiites.
    Le statut des Juifs fut variable, allant du statut de dhimmi sous l'Islam (domination mais organisation sociale) jusqu'aux persécutions, les conversions forcées, les périodes de calme, de statuts de fonctionnaires, de marchands, de conseillers.

    Important pour situer : dans quel monde du calendrier vivent les iraniens
    Ici les leaders politico-religieux du régime iranien (photos, CV,présentation, etc).
    Tout sur l'Iman Khomeini vu d'Iran (photos CV, écrits, volontés,impact, etc).
    L'Iran comme culture.
    Les
    chaînes de TV iraniennes et les horaires et fréquences des nouvelles en français à la radio officielle

    Ici le résumé d'une affaire injuste qui a secoué en 1999 la petite communauté juive iranienne, et qui n'est guère différente des craintes qu'elle a eues sous Aman:

    10 juin. Un journaliste officiel déclare sur Radio Téhéranque l'Iran n'a pas diffusé de nouvelle de l'arrestation de 13 juifs, mais qu'elle a simplement rapporté une dépêche de la radio israélienne rapportant le fait.
    11 juin. Déclaration officielle : ils seront jugés selon les lois de la République islamique (cela veut dire dans la reconnaissance des obligations internationales et donc de la loi islamique), les juifs d'Iran vivent en paix, l'affaire devient une campagne de propagande internationale menée par les USA et Israël (cela veut dire que le courant extrêmiste au pouvoir veut casser à 6 mois des élections la tendance qui monte dans le public iranien de rapprochement avec l'Ouest, en créant un réflexe d'autodéfense nationaliste devant une attaque externe menaçante. Jusqu'ici le silence international voulait éviter ce piège.
    11 juin.  Manouchehr Eliasi, le représentant de la communauté juive iranienne au  parlement Majles, déclare au quotidien modéré Entekhab : "nous demandons officiellement une justice de vérité pour les suspects. Si les résultats de l'enquête prouvent leur culpabilité, ils doivent être condamnés ; mais, au contraire,  si leur innocence est démontrée, ils doivent être immédiatement relachés... C'est la première fois que des juifs sont arrêtés en Iran pour espionnage au profit du régime sioniste et nous espérons que cela n'est pas exact et qu'ils seront acquittés... Nous n'avons aucun contact avec le gouvernement israélien parce que nous faisons la distinction entre judaïsme et sionisme"...
    12 juin. Des prédicateurs du Vendredi, jour de prière, disent que si la règle islamique est appliquée, la peine de mort pourrait être prononcée. Les plus agressifs parlent de placer les "coupables" devant le mur et de les descendre.
    14 juin. Des responsables juifs iraniens affirment leur confiance dans les autorités iraniennes et la justice de leur pays, espèrent le réglement rapide du problème et affirment que les campagnes extérieures sont hostiles au régime iranien. (Il est clair que ces déclarations étaient nécessaires sur le plan intérieur).
    Le leader noir américain Jackson qui a toujours été vanté par les autorités iraniennes pour ses initiatives,souvent contestées par le gouvement américain, a tenté d'être reçu par le représentant iranien aux NationsUnies, sans succès.
    15 juin. Les autorités iraniennes ont déclarées que d'autres personnes ont été arrêtées en même temps que le 13 juifs pour espionnage dont des musulmans. (Cela indique l'efficacité des pressions internationales qui essaient d'adoucir l'extrêmisme du problème).
    Nous avons alors organisé une campagne de prière et rendu compte aux lecteurs, jours par jour, du déroulement de l'affaire qui devint tragique et se termina heureusement par la libération des soi-disant suspects, après des périodes d'emprisonnement diverses.
    Nous avons vécu cela au jour le jour comme dans le début de la méguilate Esther
     


    II - Le problème en Iran, mon analyse :
    - comprendre par l'histoire et par la géographie.
    C'est aussi le lieu d'anciennes communautés juives, en Perse et Babylonie (selon les relations changeantes entre ces deux "pays"; avec un dirigeant unique de la grande communauté, le Roche Galouta. 

    II - Le problème en Iran, mon analyse :
    - pour comprendre la culture : allez sur ce site officiel iranien. Eventuellement la langue,ce que je pratique partiellement surtout dans les textes comme d'autres langues de notre région pour être bien inséré et comprendre notre relation-historico-immédiate.
    - pour connaître les paysages quotidiens,car ils forment la structure des humains.

    - pour comprendre l'actualité.
    C'était le pays le plus peuplé de juifs orientaux ; ils étaient 95000 en 1948, date de la fondation de l'Etat d'Israel. Après une première émigration partielle de 55000 jusqu'en1968, selon les statistiques de l'Agence juive et le retour en Iran de 3000, il en restait encore 60000 en 1968 et il en reste actuellement 25000. Shiraz ou Shraz, ville de ces Juifs prisonniers   est la 3e ville après Téhéran et Isfahan. 
    L'Alliance Israélite Universelle et l'ORT (francophones) et le Joint (américain) ont profondément marqué cette communauté. Cela a entrainé aussi une grande assimilation, la diminution de l'encadrement religieux traditionnel et un développement des mariages mixtes. 
    Les Juifs iraniens avaient obtenu l'égalité des droits par la constitution de 1906 et l'opposition aux Juifs n'était pas violente. Ils avaient le droit d'élire un député à l'assemblée nationale des Majlis mais tout non-Chîte ne pouvait devenir ministre. Ils étaient peu présents dans les fonctions publiques.
    Depuis longtemps, l'Iran a une politique indépendante des pays arabes et de l'Occident face à la Palestine ou face à Israël. Elle le marque encore aujour'hui, même par ses périodes d'engagement massif ou destructif aussi bien que dans les périodes d'alliance avec Israël: toujours indépendante et changeante. N'oublions pas qu'en persan, parler se dit "donner des coups", un peu comme notre verbe lédabber (parler) contrairement au verbe "omér" qui est doux. Même quand ils dorment les Iraniens ne sont pas en repos, car leur verbe dormir signifie "faire des rêves";-)) 
    En 1921 déjà, l'Iran gérait ses 30000 citoyens de Palestine depuis son consulat d'Egypte. Et, en 1934, l'Iran établit son propre consulat pour cela à Jérusalem.
    L'arrivée de la dynastie Pahlévi depuis 1925 améliora encore les relations avec les Juifs.

    Depuis la création de l'Etat d'Israel, le sioniste y a été actif. Certes, l'Iran a voté par solidarité contre l'Etat d'Israel mais en même temps il bâtissait des liens sous le couvert de la protection des biens iraniens en Israel-Palestine. Dès le 11 mars 1949, l'Iran s'oppose aux pays arabes en reconnaissant Israël, ce qui est considérable. On ne peut pas ignorer ce particularisme qui existe depuis Cyrus (ou peut-être même avant) et qui reste une ligne de fonds, peut-être avec rôle dans la guéoula globale. Réfléchissons et ne soyons pas simpliste.
    En fait, ce n'est pas seulement l'originalité islamique de l'Iran qui l'amène à se différencier des pays arabes ni même le fait que les Iraniens ne sont pas arabes (pas plus que la majorité des Egyptiens d'ailleurs, fait souvent oublié); ce n'est pas seulement le fait que sa langue et sa culture ne sont pas arabes, ce qui est important ; c'est le fait que l'Iran n'oublie pas que les Arabes ont été des envahisseurs en Iran, des destructeurs d'une culture millénaire, des dominateurs et qu'ils ont des prétentions précises sur les régions pétrolifères très riches du Khuzestan, de Shatt-el-Arab (jonction du Tigre et de l'Euphrate sur la côte) et du Golfe persique que les arabes nomment "le Golfe arabe" !  (voir la carte ci-dessus). Cela est l'essentiel. Ajoutez des îles disputées, qui sont des forteresses de protection. La lutte pour le pétrole et ses taux est l'arme de cette guerre.
    Donc l'Iran se garde de ses voisins qui utilisent l'Islam pour se rapprocher d'elle afin de la détruire, comme nous le voyons dans le conflit Iraq-Iran. Le conflit Iran-Israël est peu de choses face à ces intérêts vitaux menacés. Le problème est le même que celui des sources d'eau en Israël qui sont visées par les Palestiniens et le monde arabe sous le couvert de la constitution d'une entité politique palestinienne. Cela est bien plus fort que les idéologies de quelques leaders brillants et gauchistes en Israël ; c'est aussi vital que la suppression de l'air pour la respiration.
    On comprend alors que dans les périodes de conflit les plus vifs entre l'Iran et Israël, il a été découvert maintes fois que l'Iran demandait des armes à Israël pour se protéger de ses menaçants voisins arabes et les obtenait secrètement. C'est toute cette compréhension qui est importante. Les ennemis respectifs étaient les mêmes.  Il n'est pas sérieux d'aller s'installer en Israël (comme je l'entends parfois), sans y voir autre chose de plus que d'éviter des désagréments de voisinages ou fiscaux en France ou à Miami, et sans prendre en considération ni le sens de la Torah ni sa situation dans ce monde-là dont la méguila d'Esther nous montre le film.

    Qui ne veut pas entrer dans des politiques si complexes ferait mieux de ne pas s'occuper de ce qu'est le Moyen-Orient, et ne pas tenter de se prononcer au Café Flore ou du Commerce à des milliers de kilomètres sans comprendre les populations locales, depuis des millénaires en conflit. On le voit par les échecs cuisants des Américains dans leurs opérations-fléche contre l'Iran ou l'Iraq qui se terminent presque toujours dans le retrait et le ridicule. Que peut faire leur imposante flotte contre ces subtilités continentales et mentales ? L'Occident est utilisé par l'Iran mais il est vu également comme un élément externe qui vient compliquer la géopolitique historique et éternelle de la région.
    Il est donc logique pour l'Iran de jouer constamment de l'alliance avec les pays islamiques et arabes et de s'allier à Israël pour défendre sa vie. 
    Toute alliance renforcée entre l'un et l'autre des leaders du monde arabe est ressentie par l'Iran comme un danger réel (rappelez-vous la réaction de l'Iran aux alliances entre Nasser et l'Iraq et l'augmentation immédiate des coopérations secrètes alors entre l'Iran et Israël).

    Par contre, le conflit palestinien contre Israël est également utile pour l'Iran car il destabilise la région et oriente les forces dans une autre direction. Tant que l'Iraq, la Syrie et les divers mouvements d'indépendance sont géographiquement orientés vers le Sud et l'Ouest de la région (Israël), l'Iran respire davantage par rapport à ses voisins, redoutables depuis des siècles et des millénaires. L'aide aux mouvements islamiques au Liban par l'Iran qui maintient la Syrie dans ce bourbier est très fructueuse pour détourner l'Iraq et la Syrie de la frontière iranienne. 
    De plus, maintenir en activité le 'hesbollah et autres mouvements incontrôlables à proximité de la Syrie est contraindre celle-ci à vivre sur la défensive car tous ces pays arabes savent que ces mouvements islamiques extrémistes ne sont pas seulement orientés contre Israël mais, surtout, sont des armes de subversion de l'Iran contre les pays arabes, comme on le voit à chaque pélerinage en Arabie saoudite. Ce n'est pas en Israël que l'Iran veut exporter la Révolution islamique.
     

    Quelle naïveté, disons plutôt quelle malveillance, que celle des occidentaux qui feignent de croire qu'il y a un accord de toute la région pour promouvoir le peuple palestinien, entité nouvelle qui n'a jamais eu d'histoire, car chacune de ses composantes était toujours reliée à ses familles régionales différentes et souvent hostiles, qui du Caire, qui de Syrie, qui du Liban, qui de Transjordanie. Personne n'est dupe ici. Et on voit les leaders du soi-disant peuple palestinien aller chercher leurs soutiens selon leurs appartenances dans tel ou tel pays et non dans tel autre. Et tous ces Etats redoutent honnêtement le jour où un nouvel Etat viendrait déséquilibrer le jeu millénaire et bien connu des forces et affaiblir Israël qui est un tampon alternatif entre tous ces frères belliqueux qui ont un seul rêve : dominer les autres pour retrouver leur gloire ancestrale abolie.

    Le Shah brisa lui-même cet équilibre d'oscillations constantes en prenant un engagement trop unilatéral avec Israël quand, en 1963, il s'allia totalement avec Israël pour la Révolution Blanche de développement alliant aussi la coopération totale sur le plan militaire, technologique et économique. Ainsi, toute vérité trop simple, excessive et trop unilatérale est dangereuse au Moyen-Orient. Cela s'arrêta pour des raisons internes et non contre Israël.  

    Israël apprécie le pétrole iranien et l'Iran le savoir technologique israélien mais il est inutile de le faire savoir. Cela est aussi souvent le cas entre les autres pays arabes et Israël derrière les déclarations belliqueuses aux Nations Unies.
    La politique apparemment de droite nationaliste du Likoud, spécialement avec les niet entêtés de Shamir, savait très bien s'adapter en coulisse à ces contradictions psychologiques, pour le plus grand bonheur de ces pays qui avançaient économiquement et militairement sans perdre les rênes de leur propre jeu politique. 

    Ainsi, même le Shah autorisa l'aviation soviétique à survoler son territoire pendant la Guerre de Kippour pour aider l'Egypte!
    N'oublions jamais que, dans ses pires heures contre Israël qu'il traitait de Satan et dont il exigeait la suppression, l'ayatolah Khomeini ne pouvait pas s'empêcher d'attaquer le Président Sadam Hussein en le traitant de "sioniste infidèle" et de créer des troubles en Arabie Saoudite ! Et, toujours, des enquêtes de journaux et des indiscrétions faisaient état (à tort ou à raison !) de livraison d'armes israéliennes à l'Iran à ces mêmes époques. 

    Inversement, une politique idéologiquement occidentale en cette région mène à des catastrophes de fait après avoir posé le principe d'avoir toujours raison depuis Neptune. Vanité des vanités occidentales.

    Et il y eut, certes, des périodes d'attaques contre la communauté, spécialement depuis le lien du gouvernement Mossadeq avec les mouvements islamiques. On sait que le Chah reconnut à nouveau Israël le 30 janvier 1960, ce qui créa un vif conflit depuis entre l'Iran et les pays arabes. 

    La suite de l'histoire récente est connue de tous, les liens étroits entre l'Iran du Chah et Israël, la compagnie El Al faisant partie de la vie iranienne ainsi que les experts agricoles et techniques d'Israël, la chute du Chah en février 1979 et le khomeinisme qui est au pouvoir,

    et ici sa tombe grandiose dans le grand style iranien ancestral.
    Enfin le début de libéralisation dans la législation précédente qui a créé actuellement des tensions internes vives entre le Président élu qui a été éliminé par les élections suivantes et les gardiens de la révolution qui ont placé au pouvoir leur leader exécutif, Mahmud AHMADI-NEJAD:


    Qui ne veut que penser l'Iran qu'à travers les paramètres occidentaux ne comprendra rien. Un seul exemple, voici la prière du Vendredi à l'Université de Téhéran. Quelle est l'université occidentale ou israélienne qui rassemble autant d'étudiants pour la prière que là?

    Voici le site des Juifs iraniens: http://www.iranjewish.com/pic.htm

    Derrière tout cela, Israël est en fait le prétexte qui cache le véritable problème : la lutte acharnée pour le leadership sur le monde islamique de la région entre les soi-disant "frères" : l'Egypte, la Syrie, l'Iraq, l'Arabie Saoudite, l'Iran, la Lybie, le Soudan, l'Iraq. Ce problème est millénaire, car toujours la terre d'Israël a été le lieu géographique de rencontre des armées de la région s'affrontant, souvent sur le territoire comme à Meggido, même avant l'Islam. Même le combat entre Napoléon et les Turcs en 1799 se fit à Meggido, et de même la chute des Turcs par les Anglais avec Allenby en 1918. La région a la politique de sa géographie, voyez la carte ci-dessous.
    Lisez ce document datant de 3500 ans  sur ces guerres entre ces empires dont le champ de bataille était à Meggido sur la terre actuelle d'Israël.

    Les divisions entre l'islam sunnite et chiîte ont servi aussi ces luttes. De même, le problème israélien/palestinien est une aubaine cultivée pour diviser les autres influences et tenter de reprendre le leadership pour chacun. Ne pas y parvenir est la meilleure façon de faire perdurer la drôle de paix qui n'est pas la guerre.

    Nous avons une seule demande au Ciel : que la France des idées claires et simples ne vienne pas toucher au jeu de ces subtils joueurs d'échecs, et que les Etats-Unis se contentent de parader et de ratisser économiquement comme ils le font, ici comme ailleurs, sans vouloir dicter : sinon, ils aboutiraient à des interventions massives et destructrices suivies de retraits dans la honte dès le premier massacre de combattants américains. J'écrivais cela en 1999! Ils jouent tous aux échecs avec les règles du jeu de domino. Et, cyniquement, ils y voient d'abord un marché d'armes à finalité économique, et les USA en 1986 ont reconnu s'être alignés envers l'Iran sur la politique israélienne et lui avoir livré des armes au plus fort de l'opposition ! 

    Cette géo-stratégie alternative, double et complexe, que j'ai décrite est toujours camouflée par les medias occidentaux et spécialement français, qui brandissent la seule question du droit d'un peuple à une terre (ce qui n'est jamais dit en France concernant les Corses ou les Basques, ou d'autres) où l'on divise en deux camps absurdes : d'une part les ayatollas ou les Juifs religieux et, d'autre part,  la démocratie qui serait incarnée pour eux par les gouvernants d'Egypte ou de Syrie ou par l'autorité palestinienne!!!

    Il faut donc connaître avec précision cet environnement immense où Israël est noyé et pris en sandwich, à la jonction  entre ces conquérants multiples qui disent être semblables seulement pour mieux se contrôler et s'abattre réciproquement:


    (carte du site gouvernemental http://www.pmo.gov.il/english/policy/middleeast.html)

     Il faut donc situer tout incident concernant Israël et le peuple juif dans le contexte de ces luttes et des autres signes, sans vouloir y chercher une causalité étroite.
    Exemple : le 8 juin 1999, Téhéran reconnait l'emprisonnement des 13 Juifs. Le même jour, Téhéran a pris d'autres initiatives : à Bagdad, dans un quartier d'opposants au régime de l'Iran, ce dernier réussit a faire sauter un bus portant de nombreux opposants tuant un leader candidat à la direction des Mudjahines, 6 hauts responsables et de nombreux  opposants iraniens. De même, des bombes ont explosé devant leur quartier général.

    La simultanéité des deux faits peut être interprétée comme un avertissement sur l'audace du gouvernement iranien, capable de défier.
    Mais l'interprétation, probablement exacte est encore trop simple car les 30000 opposants iraniens hébergés en Iraq se révèlent aussi  comme une arme interne redoutable placée dans le coeur même de l'Iraq par l'Iran. Ainsi, ils ont déjà tenté d'assassiner de nombreux responsables iraqiens dont Odai  le propre fils de Saddam Hussein. 

    De plus, il faut connaître également la réalité des attaques antisémites qui s'exercent actuellement de façon officielle dans un certain nombre de ces pays qui ont signés des accords avec Israël  Ces médias ne peuvent s'exprimer qu'en obédience à leurs gouvernements. Leurs textes sont donc une tactique gouvernementale également.
    Il faut absolument lire  ces pages pour connaître la structure des poncifs antisémites actuels de la région qui allient l'antisémitisme classique de l'époque hitlérienne et de l'antisémitisme religieux européen séculaire en l'appliquant au Juif actuel qu'est l'Israélien relié à sa terre politiquement et religieusement. LE seul juif bon dans ces campagnes est celui qui se désidentifie, et qui hait ses propres attachements.
    Comme dans le courant révisionniste européen, la démonstration utilisée joue d'une apparence de connaissance scientifique alors qu'elle est une ignorance crasse de la sociologie historique et de l'anthropologie, une malhonneteté claire et des glissements dans les débats de l'actualité politique. L'ignorant tombe sous le matracage ainsi organisé.


    Tout ceci pour simplement comprendre quel est le contexte de la réalité et dans quel environnement vivent ces Juifs le jour où un gouvernement décide de les inculper. On est loin des discours des articles complaisants pour lecteurs occidentaux qui se basent sur des options logiques sans aucun lien avec la réalité.
    C'est dans ces contextes que se jouent nos Pourim.

    Derrière cela, il y a un passé de très grande estime entre la mémoire iranienne et la mémoire juive.



    Les données brutes iraniennes officielles :

    Population: 68.959.931 (July 1998 est.) 
    note: includes 607,252 non-nationals (July 1998 est.) 

    Age structure: 
    0-14 years: 43% (male 15,371,060; female 14,513,782) 
    15-64 years: 53% (male 18,469,620; female 17,810,596) 
    65 years and over: 4% (male 1,428,471; female 1,366,402) (July 1998est.) 

    Population growth rate: 2.04% (1998 est.) 

    Birth rate: 31.37 births/1,000 population (1998 est.) 

    Death rate: 6.19 deaths/1,000 population (1998 est.) 

    Net migration rate: -4.79 migrant(s)/1,000 population (1998 est.) 

    Sex ratio: 
    at birth: 1.05 male(s)/female 
    under 15 years: 1.06 male(s)/female 
    15-64 years: 1.04 male(s)/female 
    65 years and over: 1.05 male(s)/female (1998 est.) 

    Infant mortality rate: 48.95 deaths/1,000 live births (1998 est.) 

    Life expectancy at birth: 
    total population: 68.25 years 
    male: 66.83 years 
    female: 69.74 years (1998 est.)

    Total fertility rate: 4.31 children born/woman (1998 est.) 

    Nationality: 
    noun: Iranian(s) 
    adjective: Iranian 

    Ethnic groups: Persian 51%, Azerbaijani 24%, Gilaki and Mazandarani8%, Kurd 7%, Arab 3%, Lour 2%, Baloch 2%, Turkmen 2%, other 1% 

    Religions: Shi'a Muslim 89%, Sunni Muslim 10%, Zoroastrian, Jewish,Christian, and Baha'i 1% 

    Languages: Persian and Persian dialects 58%, Turkic and Turkic dialects26%, Kurdish 9%, Louri 2%, Balochi 1%, Arabic 1%, Turkish 1%, other 2% 

    Literacy: 
    definition: age 15 and over can read and write 
    total population: 72.1% 
    male: 78.4% 
    female: 65.8% (1994 est.) 

     Government

    Country name: 
    conventional long form: Islamic Republic of Iran 
    conventional short form: Iran
    local long form: Jomhuri-ye Eslami-ye Iran 
    local short form: Iran 

    Data code: IR 

    Government type: theocratic republic

    National capital: Tehran 

    Administrative divisions: 25 provinces (ostanha, singular—ostan); Ardabil,Azarbayjan-e Gharbi, Azarbayjan-e Sharqi, Bushehr, Chahar, Mahall va Bakhtiari, Esfahan, Fars, Gilan, Hamadan, Hormozgan, Ilam,Kerman, Kermanshahan, Khorasan, Khuzestan, Kohkiluyeh va Buyer Ahmadi, Kordestan, Lorestan, Markazi, Mazandaran, Semnan, Sistanva Baluchestan, Tehran, Yazd, Zanjan 
    note: there may be three new provinces named Gorgan, Qom, and Qazvin 

    Independence: 1 April 1979 (Islamic Republic of Iran proclaimed) 

    National holiday: Islamic Republic Day, 1 April (1979) 

    Constitution: 2-3 December 1979; revised 1989 to expand powers of the presidency and eliminate the prime ministership 

    Legal system: the Constitution codifies Islamic principles of government 

    Suffrage: 15 years of age; universal 

    Executive branch
    Chief of state: supreme leader (rahbar-e moazam) and functional chief of state—

    Leader of the Islamic Revolution Ayatollah Ali Hoseini-KHAMENEI (since 4 June 1989) 
    et le gouvernement à Pourim 5766 ou 2006 (lien):

    Supreme Leader Ali Hoseini-KHAMENEI, Ayatollah
    President
    Mahmud AHMADI-NEJAD
    Speaker of the Islamic Consultative Assembly (Majles) Qolam Ali HADAD-ADEL
    Secretary of the Cabinet Masud ZARIBAFAN
    First Vice Pres. Parviz DAVUDI
    Vice Pres. for Atomic Energy Qolam Reza AQAZADEH-Khoi
    Vice Pres. for Cultural Heritage & Tourism Esfandiar Rahim MASHAIE
    Vice Pres. for Environmental Protection Fatemeh JAVADI
    Vice Pres. for Legal & Parliamentary Affairs Ahmad MUSAVI
    Vice Pres. for Martyrs & War Veterans Affairs Hosein DEHQAN
    Vice Pres. for Physical Education Mohammad ALI-ABADI
    Vice Pres. for Management & Planning Farhad RAHBAR
    Min. of Agricultural Jihad Mohammad Reza ESKANDARI
    Min. of Commerce Masud MIR-KAZEMI
    Min. of Communication & Information Technology Mohammad SOLEIMANI
    Min. of Cooperatives Mohammad Nazemi ARDAKANI
    Min. of Defense & Armed Forces Logistics Mostafa Mohammad NAJAR
    Min. of Economic Affairs & Finance Davud DANESH-JAFARI
    Min. of Education Mahmud FARSHIDI
    Min. of Energy Parviz FATAH
    Min. of Foreign Affairs Manuchehr MOTAKI
    Min. of Health Kamran BAQERI-LANKARANI
    Min. of Housing & Development Mohammad SAIDI-KIA
    Min. of Industries & Mines Ali Reza TAHMASBI
    Min. of Intelligence & Security Qolam Hosein MOHSENI-EJEI
    Min. of Interior Mostafa PUR-MOHAMMADI
    Min. of Islamic Culture & Guidance Mohammad Hosein SAFAR-HARANDI
    Min. of Justice Jamal KARIMI-RAD
    Min. of Labor & Social Affairs Mohammad JAHROMI
    Min. of Petroleum Kazem VAZIRI-Hamaneh
    Min. of Roads & Transportation Mohammad RAHMATI
    Min. of Science, Research, & Technology Mohammad Mehdi ZAHEDI
    Min. of Welfare & Social Security Parviz KAZEMI
    Governor, Central Bank of Iran Ebrahim SHEIBANI
    Head of Interest Section in the US Ali JAZINI
    Permanent Representative to the UN, New York Mohammad Javad ZARIF-Khonsari

    Legislative branch: unicameral Islamic Consultative Assembly or Majles-e-Shura-ye-Eslami(270 seats; members elected by popular vote to
    serve four-year terms) 
    elections: last held 8 March and 19 April 1996 (next to be held NAMarch 2000) 
    election results: percent of vote—NA; seats—NA 

    Judicial branch: Supreme Court 

    Political parties and leaders: Iran has no political parties; the mostimportant political "groupings" are—Tehran Militant Clergy
    Association, Secretary General Ayatollah Mohammad EMAMI-KASHANI; MilitantClerics Association, Mehdi MAHDAVI-KARUBI and
    Mohammad Asqar MUSAVI-KHOINIHA; Servants of Reconstruction (G-6), MohammadHASHEMI-RAFSANJANI, Hosein MARASHI 

    Political pressure groups and leaders: groups that generally support the Islamic Republic include Ansar-e Hizballah, Mojahedin of the Islamic Revolution, Muslim Students Following the Line of the Imam, and the Islamic Coalition Association; opposition groups include the Liberation Movement of Iran and the Nation of Iran party; armed political groups that have been almost completely repressed by the government include Mojahedin-e Khalq Organization (MEK), People's Fedayeen, DemocraticParty of Iranian Kurdistan; the Society for the Defense of  Freedom 

    International organization participation: CCC, CP, ECO, ESCAP, FAO,G-19, G-24, G-77, IAEA, IBRD, ICAO, ICC, ICRM, IDA, IDB, IFAD, IFC, IFRCS, IHO, ILO, IMF, IMO, Inmarsat, Intelsat, Interpol,IOC, IOM (observer), ISO, ITU, NAM, OIC, OPEC, PCA, UN, UNCTAD, UNESCO, UNHCR, UNIDO, UPU, WCL, WFTU, WHO, WMO, WToO 

    Diplomatic representation in the US: none; note—Iran has an Interests Section in the Pakistani Embassy, headed by Faramarz
    FATH-NEJAD; address: Iranian Interests Section, Pakistani Embassy,2209 Wisconsin Avenue NW, Washington, DC 20007; telephone: [1]
    (202) 965-4990 

    Diplomatic representation from the US: none; note—protecting power in Iran is Switzerland 

    Flag description: three equal horizontal bands of green (top), white,and red; the national emblem (a stylized representation of the word Allah) in red is centered in the white band; ALLAH AKBAR (God is Great) in white Arabic script is repeated 11 times along the bottom edge of the green band and 11 times along the top edge of the red band 


    Il est remarquable de constater que  le site officiel iranien ne cite aucunement Israel dans les pays avec lesquels il est en conflit :
    Disputes—international: Iran and Iraq restored diplomatic relations in 1990 but are still trying to work out written agreements settling outstanding disputes from their eight-year war concerning border demarcation, prisoners-of-war, and freedom of navigation and sovereignty over the Shatt al Arab waterway; Iran occupies two islands in the PersianGulf claimed by the UAE: Lesser Tunb (called Tunb as Sughra in Arabic by UAE and Jazireh-ye Tonb-e Kuchek in Persian by Iran) andGreater Tunb (called Tunb al Kubra in Arabic by UAE and Jazireh-ye Tonb-e Bozorg in Persian by Iran); it jointly administers with theUAE an island in the Persian Gulf claimed by the UAE (called Abu Musa in Arabic by UAE and Jazireh-ye Abu Musa in Persian by Iran)—over whichIran has taken steps to exert unilateral control since 1992, including access restrictions and a military build-up on the island; the UAEhas garnered significant diplomatic support in the region in protesting these Iranian actions; Caspian Sea boundaries are not yet determined among Azerbaijan, Iran, Kazakhstan, Russia, and Turkmenistan  Illicit drugs: illicit producer of opium poppy for the domestic andinternational drug trade; net opiate importer but also a key transshipment point for Southwest Asian heroin to Europe 
    Conclusion: comme disent nos Sages, "La Torah n'est pas dans les Cieux, elle est sur terre, dans nos mains, elle nous a été donnée et nous l'avons reçue".
    La Torah et ses fêtes ne sont pas "une spiritualité" mais une avancée concrète de toute la Création vers la réussite heuruse pour tous du plan divin, avec la connaissance de ce plan et des règles morales de réussite.
    Le rôle des Juifs se limite à cela et à être canal de la bénédiction pour le monde entier, depuis...
    ne dites pas un seul autre endroit. Selon la Torah, c'est depuis la terre qui est celle du Saint béni soit-il, depuis Jérusalem son centre.
    J'ai déjà été invité à passer des fêtes gratuitement dans d'autres pays où mes invitants juifs disaient que ce lieu était celui de la bénédiction pour le monde en cette fête du calendrier juif. Avec remerciements, je suis resté à Jérusalem avec ce qui en est dit dans la Torah. Je ne la change pas.
    Et dans ces contextes difficiles, que ce Pourim soit une révolution spirituelle en chacun de nous, et il nous est dit alors que les ennemis se retireront. Et ils nous demanderont alors de jouer notre rôle sur la terre d'Israël. Il faudra bien qu'un jour les Juifs qui croient dans la Torah et l'enseignent mettent en pratique ce qu'ils enseignent sur ce point. Ne découpons pas la Torah aux ciseaux. Et on n'y vient pas seulement pour lieu de retraite ni pour fuir des inconvénients ou des "ras-le-bol", on y vient pour y vivre et pour vivre à fond le plan de la Torah. Ce sera un dur combat, oui, non pas un lieu de repos. Car c'est l'oeil du cyclone.
    Le lien avec les nations est fait, ô combien, mais le retour de tout cela à Jérusalem n'est pas encore réussi et ne dépend que de nous.
    Pendant ce temps là, Esther et Mordékhaï vont vénérés en leur tombeau en Iran, comme Myriam et Aharon en Jordanie. Ne perdons pas espoir.


    1. Le roman d'amour entre la reine juive et le roi de Perse reprendra-t'il?

    On ne peut pas voir seulement le rouleau d'Esther comme une histoire de persécution qui se termine bien pour les Juifs. En effet, toute la Torah commence par la Création du monde et de l'homme Adam, source de tous les peuples et projet divin. La Torah est inscrite dans la révélation de ce qui est nécessaire pour y parvenir après que les humains aient si souvent compliqué et détruit.
    Dans ce contexte, le rapport d'Israël à la dispersion est essentiel. C'est le rapport à l'Egypte (et le Maharal de Prague insiste sur le fait que Moché allait devant Pharaon pour tenter de le faire revenir à l'ordre essentiel et monter à ce qui sera Jérusalem mais il refusa, et on connaît la suite).
    C'est aussi le rapport à toute la dispersion et le Rambam, Maïmonide, insiste sur le fait qu'elle a eu un rôle et un temps qui consistaient à rassembler les étincelles dispersées et à les ramener au summum de leur être dans le peuple.
    Les 70 membres du Sanhédrine, conscients de ces rapports essentiels, connaissaient les 70 langues principales et pouvaient se passer d'interprètes; ils les reliaient ainsi au coeur de la Création, Jérusalem, qui est aussi le canal de la bénédiction. Il est écrit que les puissants des nations rivalisaient d'ambition pour posséder une maison sur la terre d'Israël. Et les non-Juifs apportaient des sacrifices et des offrandes au Temple.

    Dans tout ce contexte, la relation avec la Perse a une intensité particulière, non seulement pour cet amour entre le Roi (image du Roi du monde) et Esther. Ce n'est donc pas seulement une histoire de persécution qui se termine. Je vous laisse méditer sur le sens de ce lien. Réfléchissons à quelques éléments.
    La Perse (ou l'Iran d'aujourd'hui, puisque ce nom ne fut changé il y a seulement 70 ans) a comme Israel et le peuple juif, de nombreux points communs:
    - une langue multi-millénaire qui est encore parlée aujourd'hui comme elle l'était hier, et tout connaisseur du persan (farsi) est capable de lire les textes anciens comme chez les Juifs ils lisent également la Torah et le journal du jour dans la même langue. N'importe quel iranien dévore les poèmes d'amour de Rumi, poète du 13e siècle. C'est dans ces niveaux de participation commune à l'actualité et au passé antique en une immédiateté commune que l'on peut se comprendre. Par contre, ni les Italiens ni les Grecs d'aujourd'hui ne peuvent lire leurs textes anciens avec la même facilité, ni les Indiens face au sanscrit, ni les chinois, etc.
    - comme l'hébreu a été répandu dans le monde à travers le texte de la Torah, le persan fut longtemps une langue administrative et diplomatique sur toute l'Asie. Et de multiples pays ont gardé dans leur langue les mots de persan, jusqu'en Indonésie. Par exemple, saphir, paradis...
    - le souvenir d'Esther et de Mardochée ou du prophète Daniel est présent dans la culture iranienne et les mausolées de leur tombe sont des monuments historiques dont le pays est fier.
    - comme pour les Juifs, les Perses ou Iraniens présentent leur histoire comme ayant subi l'invasion et l'occupation par les Arabes. Et il est clair que, puisque l'islam a été imposé par l'épée, les conversions forcées et le sang, les rapports avec les conquérants venus de La Mecque restent encore très tendus et tournent au carnage épisodiquement lors des grands pélerinages.
    - Les envahisseurs islamiques n'ont pas réussi à supprimer totalement les anciennes religions perses (zoroastriens) qui subsistent encore aujourd'hui. Point commun avec le judaïsme. Et ils vénèrent les lieux du passé pr-islamique, ainsi que les noms qui y sont reliés.

    La violence d'Amman et celle de l'Islam conquérant éclatent périodiquement en Iran, à la fois dans des rites religieux sanguinaires ou dans l'explosion anti-israélienne aussi bien que dans les explosions de jeunes enfants envoyés nettoyer les champs de mine en victimes délibérées. Cela tient-il plus de l'iranisme ou de l'islamique qui trouve qu'il n'y a pas plus grand bonheur que de mourir en martyr? Tout est complexe, et la langue iranienne adore les longs fils de dépendances successives. Donc, non aux simplifications.
    Il est probable qu'un jour -et ce sera un grand pas vers la guéoula finale- les Iraniens entendront le goût de la vie et abandonneront pour toujours le goût de la mort qui leur a été amené de l'extérieur; ils seront alors fidèles à leur sens de la beauté terrestre qui illumine dans leurs monuments autant que dans leurs tapis ou miniatures. Ils écouteront alors le principe de la Torah: tout la religion est pour que "vous viviez" et ils écouteront aussi leur principal poète Rumi dans son enseignement que je reproduis ici et traduis (poème 311) où il montre bien qu'il faut sortir d'un piège que l'on se dresse tout le temps au coeur même de l'amour et de la religion:
    1. En amour, rien ne vaut si ce n'est boire le vin vital
    2 et si l'âme ne donne pas la vie, il n'est plus rien qui reste.
    3. Je dis: "toi, je t'ai connu et de ce temps-là je vais en mourir (d'amour).
    4 Il me dit en ses profondeurs antiques: "me connaître ne fait jamais mourir".
    Disons "Amen" à ce projet de civilisation où l'exaltation, enfin, ne sera plus mortifère pour personne. Et que ce Pourim soit aussi une libération intérieure pour l'Iran. Et qu'ils ressentent l'émotion qui est passée entre le roi de Perse et la reine Esther.

    Esther aurait pu dire au Roi qu'elle apportait ce poème en demandant la vie pour son peuple.

    En hommage et liaison positive, je transcris maintenant ce poème dans la langue farsi originale, en ce poème âgé de 8 siècles et lu par tout iranien. Que ce soit notre point de rencontre en cette fête de Pourim, nous avons de quoi nous parler en choisissant la vie (acher ti'hiou) au milieu de ces courants religieux qui dégustent la mort et s'imaginent avoir trouvé cela dans la parole de D.ieu lue dans la Bible qu'ils n'ont pas su lire. Ils en ont fait un autre testament, mot devenu mortifère comme l'histoire l'a démontré. Ayons donc la patience divine, et sachons regarder aussi les beautés que chaque peuple a su cultiver, lui seul plus que d'autres.

    1. Dar échgh, ké djoz méi-é baghâ, kordane nist
    2. djoz djâne dâdane, dalil-e djâne bordane nist.
    3. Goftam ké : "to râ chénâssam, ânega miram".
    4. Goftâ ké : chénâssâyé ma râ, mordane nist".
    Traduction:
    1. En amour, rien ne vaut si ce n'est boire le vin vital
    2. et si l'âme ne donne pas la vie, il n'est plus rien qui reste.
    3. Je dis: "toi, je t'ai connu et de ce temps-là je vais en mourir (d'amour).
    4. Il me dit en ses profondeurs antiques: "me connaître ne fait jamais mourir".

    (le poème en persan, écriture de l'auteur, en hommage à Esther qui a cru en la victoire de la vie).

    Comme pour les Juifs, il est difficile pour les Perses et les Iraniens d'être ainsi tendus entre des mondes différents, entre le passé multimillénaire et les autres empires qui les pressent, entre soi et les autres en qui on se fond en falsifiant. A travers tout cela, c'est le tiqqoun de Caïn et Abel. On avance, très lentement.

    Un nouveau pas sera franchi dans la reconnaissance (en tous les sens du termes) quand les islamistes et les Arabes en particulier prendront au sérieux le texte de la sourate du Qoran, nommée "le voyage nocturne", qui annonce le retour des Juifs vers leur terre depuis la dispersion comme un signe du salut final. Voyez sur cette page de Modia le long exposé de ce texte pour la reconnaissance de Jérusalem.
    Nous sommes à cette époque. Il suffirait que les voisins arabes lisent également ce passage et ses commentaires. Alors, l'alliance avec la Perse et l'Iran serait dégagée de tous ces freins et le Proche-Orient apporterait la bénédiction au monde. Et le rôle de nos voisins dans cette amélioration serait mis en valeur.

    A chacun de réfléchir et d'apporter à sa façon à la construction commune. Combien nécessaire!


    Dans le cours de la visite de Bush, en 2008, au milieu des enjeux qui s'y déroulaient, je vous transmettais des nouvelles et je vous faisais part de comment j'ai vécu ces moments: je les ai placés à l'intérieur du psaume 23 (Hachém est mon berger, je ne manquerai jamais de rien". Et, dans la réalité de notre contexte, pour porter ma prière dans le respect de la Création environnante, j'ai dessiné ce psaume sur fond du vert islamique qui nous environne et avec la lumière, et pour la transformation de la complexité en bien, comme dit la paracha "Bo, viens vers Pharaon" (viens avec moi vers Pharaon), j'ai dessiné ce psaume dans la langue farsi de l'Iran et dans l'écriture arabe de nos voisins. C'est ainsi, comme Esther, en Iran, venir dire en farsi au Roi des Rois et Roi de tous les peuples, que nous avons confiance en Lui sans cesse et même dans la possibilité des hommes de comprendre. Esther a ainsi gagné. Lisez ici cet épisode audacieux. Nous le renouvelons.

    Voici la traduction du psaume:
    "Psaume de David. Hachém est mon berger, je ne manquerai de rien. Dans de vertes prairies, il me fait camper, il me conduit au bord des eaux paisibles. Il restaure mon âme, me dirige dans les sentiers de la justice, en faveur de Son nom. Dussé-je suivre la sombre vallée de la mort, je ne craindrais aucun mal, car Tu serais avec moi; Ton soutien et Ton appui seraient ma consolation. Tu dresses la table abondante devant moi, à la face de mes ennemis. Tu parfumes d'huile ma tête. Ma coupe est pleine à déborder. Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront toute ma vie durant, et j'habiterai de longs jours dans la maison de Hachém".

    Et allez étudier ici ce psaume: lien

     

    Plan du dossier Pourim

    1. Etude pour tout savoir et pour réussir intérieurement et extérieurement sur la prochaine fête de Pourim. Cette page-ci est renouvelée
    Cinq parties
    1.  Une introduction qui donne le sens résumé et les pratiques de la fête.
    2. Réponses, tirées de nos Sages, à des questions importantes sur le sens de Pourim.
    Voir aussi l'importance psychologique de la téchouva qui est la clef de la réussite de Pourim.

    3. Quelques usages pendant la fête.
    4. Deux poèmes pour entrer dans l'esprit de la fête. Et un verset important en hébreu, persan et français.

    6. Le roman d'amour entre la reine juive et le roi de Perse reprendra-t'il?

    2. NOUVEAU. Important de lire et étudier les précisions et enseignements sur les données historiques à l'origine de cette fête.   CLIQUEZ ICI

    3. Le texte complet du livre d'Esther et application personnelle en conscience. Avec plusieurs poèmes d'intériorisation

    4. Cadeau pour vous pour Pourim

    5. Poèmes nouveaux au coeur pour Pourim
    ici, et ici, et ici, et ici

     


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