Fête de Pourim

Important de lire et étudier les précisions et enseignements sur les données historiques
à l'origine de cette fête
.
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Sauf à Jérusalem (voir plus loin), Pourim a lieu cette année comme ceci:
- le jeûne d'Esther a lieu le 21 février 2013
- puis le soir commence Pourim avec la lecture de la méguila (le rouleau d'Esther) le 23 au soir et Pourim se prolonge le lendemain 24.
- A Jérusalem, cela est reculé d'un jour et Pourim est donc fêté le 24 au soir et 25 et cela se nomme Chouchan Pourim. Lisez toute cette page sur Pourim pour bien comprendre...


La solidité de cette étude est réalisée aussi pour que vous puissiez en faire profiter aisément, à votre tour, les nombreux Juifs qui n'ont pas reçu cet enseignement. Nombreux, autour de vous, ne pourront connaître ces richesses que par vous. Osez.
C'est pour cela que le site s'appelle "Modia" (faire savoir).


C'est la première forme de tsédaqa de Pourim. Partagez cette richesse.


Esther
par notre grand ami
le peintre Charles Filoni
zal


Lettre à vous pour Pourim:

Bé ézrate Hachem Rav Yehoshua Rahamim Dipour : Pourim est souvent vu comme un moment historique et rare, unique, où le sort s’est retourné pour le bien des Juifs. C’est cela, mais c’est beaucoup plus.

1. C’est un épisode d’amour extraordinaire et qui nous enseigne sur l’amour et sur l’amour réussi. Voici comment. Le Roi de Perse est émerveillé de la droiture et de la qualité et de la beauté d’Esther. Quand, audacieuse, elle vient vers lui, il lui dit en persan des phrases merveilleuses au lieu de la repousser: «Qu’y a-t’il vers toi, Reine Esther, et quelle est ta demande. Jusqu’à la moitié du royaume je te le donne». Quel bonheur si c’est la relation que vivent tous les époux! Vraiment, chacun est alors moitié totale avec l’autre. Ce dialogue est encore plus beau que le Cantique des Cantiques car il n’a aucune déception.

2. Et pourquoi en Perse-Iran? C’est vraiment alors la réussite de toute la Création qui commença difficilement entre Adam et Eve. Pour bien comprendre ces dialogues dans leur langue originale, j’ai appris le persan, de même que j’ai appris l’arabe avant notre alya. Rien de politique en cela, simplement travailler et participer à la réussite de la Création de bonté.

3. Mais pourquoi, dans toute l’histoire, cela se passa-t’il uniquement en Iran? Quand on connaît la littérature poétique constante de cette nation, on comprend mieux: dans tous les siècles c’est une littérature d’amour total, délicat, inégalé (Roumi, Hafez, et autres). Même les discours des meetings politiques qui luttent contre les horreurs sont en poèmes d’une beauté allusive inimaginable et que tous les auditeurs captent sans ajout politique précis et sans demander autre chose. Sur You Tube on trouve ces documents filmés comme un retour d’Esther dans sa droiture, sa force, sa pureté: http://www.youtube.com/watch?v=BOR6xTeZBmo.

4. Mais il faut lire les dernières lignes de toute la Bible (II Chroniques 36;22-23) pour comprendre pourquoi notre tradition a remis le message ultime à ce peuple, non pas à un prophète ni à un rav de notre peuple. Voici ce texte stupéfiant: «Dans la première année de Cyrus roi de Perse, à l’époque où devait s’accomplir la parole de Hachém annoncée par Jérémie, Hachém éveilla le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit proclamer dans tout son royaume par la voix (des messagers) et aussi par des missives écrites ce qui suit: Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: Hachém, Dieu du ciel, m’a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c’est Lui qui m’a donné mission de lui bâtir un Temple à Jérusalem, qui est en Judée. S’il est parmi vous quelqu’un qui appartienne à Son peuple, que Hachém son Dieu soit avec lui et qu’il monte (véyaâl, la alya)». Quand on pense au conflit actuel entre une minorité qui a pris le pouvoir en Iran et le mal qu’elle veut faire à Israël et à son peuple et à son droit à Jérusalem, on comprend qu’il y a en ce moment une heure historique comme Pourim.

Je ne rajoute pas, méditons, aimons ce peuple qui a tant aimé le nôtre, qui nous a parlé clairement avec les noms divins et selon l’essentiel de l’attente divine. Quel peuple. Prions pour lui. Et ouvrons la Bible, le Tanakh, pour y relire ces lignes comme message final de toute la Torah et de toute l’histoire humaine. Dans cette ligne, relire sur Modia http://www.modia.org/infos/etudes/pourim.html et les photos, même de la salle de la tombe d’Esther et de Mordékhaï ou de prophètes comme Daniel. Et comme la tombe de Cyrus en Iran. Soyons infiniment et délicatement reconnaissants à ce peuple. Un poète iranien au 14e siècle au nom de son peuple a écrit: «je possède un joyau et je cherche quelqu’un qui puisse le regarder, Goharé dâram béssaheb nazari mi djouyam» (Hafez, Diwan 373,4). Soyons ce regard dont ils ont besoin à leur tour aujourd’hui. Et écoutons la méguila de Pourim dans ces regards vrais et nouveaux. Que notre qualité envers eux leur apporte à leur tour ce qu’ils nous ont autrefois donné. Gratuitement, comme le Créateur le fait. De tout coeur tous ensemble à Pourim. Rav Yehoshua Rahamim Dipour


Plan

1. Etude pour tout savoir et pour réussir intérieurement et extérieurement sur la prochaine fête de Pourim. Cette page-ci est renouvelée
Cinq parties
1.  Une introduction qui donne le sens résumé et les pratiques de la fête.
2. Réponses, tirées de nos Sages, à des questions importantes sur le sens de Pourim.
Voir aussi l'importance psychologique de la téchouva qui est la clef de la réussite de Pourim.

3. Quelques usages pendant la fête.
4. Deux poèmes pour entrer dans l'esprit de la fête. Et un verset important en hébreu, persan et français.

6. Le roman d'amour entre la reine juive et le roi de Perse reprendra-t'il?

2. NOUVEAU. Important de lire et étudier les précisions et enseignements sur les données historiques à l'origine de cette fête.   LIEN ICI.

3. Le texte complet du livre d'Esther et application personnelle en conscience. Avec plusieurs poèmes d'intériorisation

4. Cadeau pour vous pour Pourim.

5. Poèmes nouveaux au coeur pour Pourim
ici, et ici, et ici, et ici

 

1. Introduction et présentation globale.

Pourim, fête exceptionnelle
C'est une fête exceptionnelle à beaucoup d'endroits, et chaque point est plein d'enseignements pour la vie de chacun et pour comprendre notre histoire :

  •  c'est l'exemple le plus extrême de la menace de destruction dont nous avons été délivrés miraculeusement.
  •  c'est le seul livre qui ne comporte pas, apparemment, le nom de D.ieu. Mais, en fait, ce nom est camouflé sous d'autres qui parsèment le récit (le Roi) et D.ieu y  mène l'histoire à Sa manière pour ceux qui ont foi en Sa protection. Nous découvrirons comment se présente à nous cette discrétion. Les événements eux-mêmes traduisent l'aide miraculeuse et il n'y a pas de prodige merveilleux et non naturel : D.ieu mène tout le cours des événements.
  •  le nom "Juif" y est inscrit explicitement et dans le cadre de tout ce qui sera ensuite le destin juif (persécution, intelligence, conseil, promotion, salut, etc).
  •  le rôle de la femme et du couple est essentiel dans ce parcours.
  •  c'est uniquement par la repentance, le jeûne et la téchouva, que le peuple a mérité d'être sauvé.
  •  le retournement de l'histoire ne se fait qu'à la dernière minute.
  •  cet épisode est si important qu'on doit interrompre l'étude de la Torah pour le commémorer et s'en souvenir (traité Méguila 3 a). De même qu'on doit interrompre l'étude de la Torah pour sauver une vie ou pour enterrer un défunt.
  • Pour tous ces motifs, le Rambam dit qu'un jour il ne restera plus que deux livres, la Torah et le livre d'Esther. Nous verrons également plus loin les sens encore plus élevés de cette déclaration.
  • Ce miracle met en valeur le rôle des dirigeants de qualité morale pour le salut du peuple. Prions pour que nous méritions des dirigeants à la hauteur de la femme Esther et du l'homme Mordékhaï (Mardochée). N'oublions pas qu'à cette même date, en 1991, le tyran d'Irak qui se promettait de détruire Israël a vu sa force aérienne réduite à néant. Et, malgré les 39 missiles qui sont arrivés sur la terre d'Israël, il n'y a pas eu mort d'hommes, ce ainsi que l'avaient prédit les Sages. Cela est appelé Pourim dé Eréts Yisrael. 
    N'oublions pas que tout cela se joue dans le contexte de la modestie du féminin que l'on célèbre en ces jours par la bénédiction de la lune. Allez l'étudier sur ce lien-ci.



    (Petite fille déguisée en Reine Esther et sortant de l'école lors de la fête à Jérusalem. Cela est possible en Israël, pas dans n'importe quelle ville au monde!). Et combien de reines et de rois aujourd'hui...


  • Elles n'ont rien à craindre, elles sont bien protégées par ces valeureux Mordékhaï,
    autres Juifs revenus d'Ethiopie:



    Le contexte

    La fête de Pourim se produit après le chabbate Térouma ou Zakhor où on lit les drames qui résultent de la haine d'Amaléq contre Israël (Dévarim 25, 17-19), et le traité Méguila 18 a dit qu'on doit s'en souvenir chaque jour, "Zakhor".
    (Les 10 faits dont on doit se rappeler le souvenir en les disant sont souvent imprimés à la fin de l'office de la prière du matin ; ce sont : 1) la sortie d'Egypte, 2) le chabbate, 3) la manne, 4) ce qu'a fait Âmaléq, 5) la présence au mont Sinaï, 6) ce qu'on fait nos pères dans le désert pour irriter D.ieu en particulier le veau d'or, 7) ce qu'on fait Balaq et Bileâm à notre peuple et que notre D.ieu a transformé, 8) ce qui est arrivé à la prophétesse Myriam, 9) la mitsva de se souvenir de Hachém qui nous donne la force d'agir avec vigueur, 10) le souvenir de Jérusalem).

    Vous vous posez la question (!): pourquoi fête-t'on Pourim dans le mois de Adar II, supplémentaire comme ce fut le cas en 2005, et non pas dans le mois simple et ordinaire de Adar qui le précède.
    Réponse :
    - un mois, celui de Adar II, est ajouté à l'année quand cela est nécessaire pour que le calendrier soit parfait aussi bien du point de vue lunaire que solaire (ce que n'a pas le calendrier lunaire musulman ni le calendrier solaire grégorien). Chacque 19 ans on ajoute un mois les années 3, 6, 8, 11, 14, 17 et 19. Ce cycle là a été fait 304 fois depuis le début du calendrier hébraïque.
    - on ajoute ce mois à la fin de l'année, puisque l'année commence dans la Torah avec le mois qui suit, celui de Nissane, celui de Pessa'h quand la Torah parle pour la première fois de cette fête. Jusque là, tout est clair.
    - en bon Juif qui sait qu'il ne faut pas retarder une mitsva, mais s'empresser de l'accomplir (zérizoute, empressement positif), vous proposeriez de s'empresser de faire Pourim dans le premier mois de Adar. Eh non! Car ce principe de l'empressement est limité par celui de la pertinence du moment, ainsi on ne fait pas la circoncision avant le 8e jour. Et il y a un grand sens à ce que Pourim, libération par intervention divine non visible, soit à proximité de la libération de Pessa'h qui est une intervention divine visible, les deux concernant tout le peuple. cqfd.

    Le 13 adar: jeûne d'Esther, taânite Esther. Mais quand cette date tomberait le Chabbate , le jeûne est reporté, par exemple au 11 Adar. Car on ne mélange pas l'angoisse de ce jeûne et la joie du Chabbate.
    Voir ici le lien pour une étude approfondie sur les jeûnes.

  •  Ce jeûne, qui dure pendant le jour, n'est pas écrit dans la Torah mais fut instauré en souvenir des trois jours de jeûnes qu'a prescrits Esther (Esther 4, 16: "Va rassemmbler tous les Juifs présents à Suse et jeûnez à mon intention; ne mangez ni ne buvez pendant trois jours, ni jour ni nuit, moi aussi avec mes suivantes, he jeûnerai de la même façon. Et puis, je me présenterai au Roi et si je dois périr, je périrai!. Et Mordékhaï se retira et éxécuta strictment ce que lui avait ordonné Esther) et pour nous rappeler que notre changement personnel est efficace quand il est sincère, réel, complet et que alors Hachém l'entend. L'important est la téchouva qui donne son sens au jeûne. La pratique du jeûne sans véritable téchouva est une absurdité et un affront. D'autres Sages le relient au jeûne que nos ancêtres se sont imposés avant d'aller combattre nos ennemis (Esther 9, 2), de même que Moché jeûna avant d'aller attaquer Âmaléq (Chémote 17, 8-13) dont Amane sera un descendant.

  • Ce jeûne s'impose à tous, mais les personnes faibles ou malades en sont dispensées, de même que les nouveaux mariés pendant les 7 jours de bénédictions après le mariage. Les petits enfants ne jeûnent pas mais on les éduque à marquer ce jour par des signes particuliers en particulier dans la nourriture. De même, les proches parents qui accomplissent la mitsva du repas de la circoncision. Les personnes qui ont du mal à jeûner, essayent cependant de respecter les jeûnes de Kippour et d'Esther.

  •  En "souvenir" du demi-chéqél (ma'hatsite hachéqél) que l'on donnait pour le Temple (Chémote 30, 15), et non pas à sa place, l'usage est de donner, avant la prière de min'ha, ce jour là, une contribution pour les oeuvres d'Israël. Ce demi-chéqél est rappelé dans la paracha Chéqalim.

  • C'est aussi ce 13 Adar que les Juifs de Perse qui habitaient des villes ouvertes et non entourées de murailles ont lutté contre leurs ennemis et ils ont fêté leur victoire le lendemain ; tandis que, dans les villes fortifiées et plus puissantes où il y avait plus d'ennemis, le combat a été plus long et la fête n'a pu avoir lieu que le 15 Adar. On garde ces coutumes de célébrations en faisant la différence entre les villes qui étaient fortifiées ou non au temps de Yehoshua. Cela entraîne un calendrier différent selon les villes en Israël pour célébrer Pourim. A Jérusalem, la fête est ainsi le lendemain de la fête dans les autres villes. Poser la question de votre ville à votre rabbin local.

  •  Ce jour du 13 Adar, à Jérusalem, beaucoup mettent le tallite et les téfilines à min'ha.

  • Beaucoup disent aussi le psaume 22 de la biche de l'aurore, en ce jour du jeûne d'Esther, car Esther y aurait trouvé la force. Nous avons analysé cette dynamique sur la page de Yom Kippour.
     
  • Le 14 adar : Pourim pour les villes "ouvertes", non fortifiées au temps de Yehoshua.  Ir pérazote est une ville non fortifiée, ouverte, sans murailles ni fortifications. Voyez Livre d'Esther 9,19. Et le Prophète Zacharie 2,8. Pirza, c'est la campagne. C'est, aujourd'hui, la majorité des villes du nouvel Etat d'IsraEL qui fêtent donc Pourim un jour avant Jérusalem, par exemple.

  •  On va à la synagogue lire ou entendre le livre d'Esther que l'on déroule entièrement comme le rouleau d'une lettre avant de commencer à le lire. 
  •  On envoie des cadeaux comestibles aux amis (michloa'h manote), et des cadeaux symboliques à deux personnes qui sont éprouvées (matanote laévionim).
  •  On marque la fête du renversement du sort par un repas joyeux.
  •  Il y a beaucoup d'usages particuliers en cette fête. 
  •  On est un mois avant Pessa'h.


  • Le repas d'Esther, par Charles Filoni, zal

    Le 15 adar : Pourim Chouchane habbira, de Suse. - ou Pourim des villes ayant été entourées par un rempart au temps de Yéhoshua, Pourim démouqfim. ou pour les habitants des villes entourées de rempart, ha yochevim bé ârim mouqefotes 'homa. Cela concerna Jéricho, Jérusalem, Acco, Tsaf, Acco, etc.

    Si le 15 Adar tombe un Chabbate, on divise la fête en trois parties (Pourim méchoulache) à Jérusalem : 
    1) le yom chichi, on lit la méguila le soir donc jeudi soir et le matin donc vendredi matin on donne la tsédaqa aux affligés (noténim matanote la évionim);
    2) le Chabbate, on lit Va yavo Amaléq et on dit, dans la prière des offices ou du repas, Al ha nissim  et on peut ajouter un supplément au repas habituel de Chabbate (marbim qétsate ba séouda);
    3) le yom richone ou dimanche, on fait le repas de Pourim et on envoie les cadeaux de nourriture (michloa'h manotes), et on ne dit pas Al ha nissim.
    Si Pourim tombe un yom richone (dimanche), on avance le jeûne au jeudi précédent. Les habitants des villes fortifiées comme Jérusalem fêtent Pourim le 15 Adar.

    Lecture

  • On lit le livre d'Esther dans un rouleau écrit par un sofér, un scribe, et non dans un livre imprimé (si cela est possible). Nous verrons pourquoi.
  •  

  • (image Judaica. SweetChild)
  • Qui doit (latsét lidé 'hova) écouter et entendre la lecture de la Méguila d'Esther ? Les femmes et les hommes et les garçons à partir de l'âge de leur bar mistva (13 ans et un jour) et les filles à partir de l'âge de leur bat mitsva (12 ans). Il faut en lire ou en entendre TOUS les mots, c'est pour cela qu'il vaut veiller au silence pendant la lecture malgré l'ambiance de fête et malgré les expressions de colère que l'on manifeste chaque fois APRÈS QUE se dit le nom de l'ennemi Amane. Veiller à ne commencer ces manifestations qu'après la lecture du nom de Amane, et non pas avant ni pendant, à revenir ensuite immédiatement au silence pour que tous entendent bien le lecteur.Il est important de respecter les consignes données pour cela et de ne pas se laisser aller aux manifestations personnelles qui empêcheraient le public d'entendre quelques mots, ce qui abolirait leur obligation d'entendre toute la méguila.
  • Si l'homme a lu ou entendu la lecture à la synagogue, il se fera un devoir de délicatesse de la relire à la maison pour son épouse et ses proches qui n'auraient pas pu s'y rendre. Cela est particulièrement important en cette fête où le rôle saint et puissant de la femme est mis en évidence car elle-même doit entendre la méguila.
  • Même les endeuillés (avélim) vont écouter la méguila à la synagogue.
  • On dit les bénédictions debout.
  • On écoute la méguila d'Esther deux fois, une fois le soir et une fois le matin.  Comme on devrait la lire soi-même, il faut avoir l'intention explicite de déléguer le lecteur pour qu'il nous remplace. Sinon la mitsva n'est pas réalisée.
  • Avant de lire la méguila (le rouleau), on  déroule (pochét) entièrement le rouleau. Généralement on le replie (méqappélét) trois fois sur lui-même.
  • Le soir, on fait quatre bénédictions (voir Tou bi Chevate dans les fêtes pour comprendre comment sont bâties les bénédictions) ; 3 bénédictions avant la lecture : âl miqra méguila (de lire la méguila), ché âssa nissim laavoténou (qui a fait des miracles pour nos pères), ché hé'héyanou(qui nous a fait vivre). Et une bénédiction ensuite (harav éte rivénou, qui lutte pour nos combats) après avoir enroulé (golélim)le rouleau .
  • Le matin, les Sépharadim ne disent que les 2 premières bénédictions.
  • Pendant la lecture, tout le public dit ensemble quelques versets qui seront lus ensuite par le lecteur de la communauté (comme iche yéhoudi, un homme juif, etc).

  • On lit d'un seul souffle le nom des 10 fils d'Amane (Esther 9, 6-9).
    Voici le début de la méguila: "Va yéhi bimé... Et ce fut dans les jours de...



    Hormis la première page, on s'arrange généralement pour commencer toute page par le mot hamélékh, le roi:

    Cette organisation de l'écriture est sépharade. Cela se remarque surtout à la base de la lettre chine qui est large tandis que dans l'écriture achkénaze, elle repose sur une point. Regardez la différence entre la forme de la lettre lamed dans le mot hamélékh ou ci-dessous dans l'écriture achkénaze.
    D'autres communautés ont d'autres variantes graphiques dans les lettres qui ne changent rien au texte du Tanakh.
    Vous remarquez aussi, dans le texte, les petites tiges au-dessus des lettres, on appelle cela un tag, au pluriel des taguim. Observez bien que le nombre n'est pas le même suivant les lettres. Elles mettent les lettres en contact avec le Haut et ont des sens mystiques importants.

    Particularités dans les prières

  • On ajoute un passage "âl hanissim" dans la prière après le repas (le birkate hammazone) et dans la âmida (partie centrale de la prière collective).
  • La prière de Ârbite, prière du soir, commence par le psaume 22 sur la biche de l'aurore.
  • On ajoute des demi kaddiche.
  • Le matin, on garde les téfillines jusqu'à la fin de la lecture de la méguila.

  • Coutume de l'envoi de cadeaux (Esther 9, 22) et la tsédaqa

  • On envoie pendant la journée deux cadeaux alimentaires à un ami (michloa'h manote).
  • On envoie des cadeaux à, au moins, deux pauvres ou à des affligés (matanote laéviyonim).
  • Ce jour-là, on doit donner à tout pauvre qui le demande (Choul'hane Âroukh, Ora'h 'Hayim 694, 3 : kol ha pochéte yad noténim lo).
  • Les sommes dépensées pour le festin de Pourim doivent être inférieures aux sommes données aux pauvres.
  • Même le pauvre doit donner à plus pauvre que lui.

  • Il faut rappeler que tout Juif doit donner le dixième de ses bénéfices en tsédaqa (dons de bienfaisance) et peut aller jusqu'à 20% (voir les rubriques tsédaqa et maâssér dans la page du moteur de recherche, partie intitulée "vie sociale).

    Les vêtements et le repas de Pourim
    On célèbre la fête de Pourim par un grand repas, un festin arrosé de vin pour louer D.ieu de ces miracles (Esther 9, 22: "Mordékhaï mit par écrit ces événements et expédia des lettres à tous les Juifs, proches ou éloignés, dans toutes les provinces du roi Assuérus, leur enjoignant de s'engager à observer, année par année, le quatorzième jour du mois d'Adar et le quinzième jour, c'est-à-dire les jours où les Juifs avaient obtenu rémission de leurs ennemis, et le mois où leur tristesse s'était changée en joie et leur deuil en fête à en faire des jours de festin et de réjouissances et une occasion d'envoyer des présents l'un à l'autre et des dons aux pauvres. "). Les lumières doivent être abondantes à la maison (cf. le Choulkhane Aroukh). Il y a des coutumes diverses, de manger ou de ne pas manger de viande. Selon Rabbah, la boisson doit mener jusqu'au point où on confond (traité Méguila 7 b) dans une même joie la malédiction d'Amane l'ennemi (Arour Amane) et la bénédiction de Mordékhaï (Baroukh Mordékhaï). Cela ne s'applique pas aux femmes. Mais il faut garder le contrôle pour ne pas dépasser ce stade car c'est un jour de lumière et non de tristesse (layéhoudim hayéta ora vé sim'ha vé sasson véiqar). La joie doit toujours rester conforme à une vie de Torah et de mistvotes. Les coutumes alimentaires sont nombreuses, souvent on prend un repas végétarien.
     On se déguise en ce jour où le sort a viré, tout en gardant justement les limites de tsénioute (pudeur) dues à la sainteté. On ne se déguise pas dans les vêtements de l'autre sexe. On veille à porter des vêtements de jours de fêtes. Ces déguisements doivent rester dans le cadre de la signification de la fête et ne pas se transformer en un carnaval, ni en personnages symboliques non juifs qui n'ont rien à voir avec les événements célébrés.


    Soirée de bienfaisance à Pourim dans la société juive américaine au 19e siècle!

    Lectures

  • Préparer soigneusement la lecture de la Méguila, le livre d'Esther.

  • Lire le traité Méguila qui est très court.
    Si, le Chabbate précédent, on n'a pas entendu le passage de la Torah qui ordonne de se souvenir d'Amalék, on demande au lecteur de nous le relire.

    Réponses, tirées de nos Sages, à des questions importantes sur le sens de Pourim

    1e question. Pourquoi parle t-on toujours du sod (du secret) à propos de Pourim ?
    L'histoire semble raconter des événements qui ont pu se passer dans des cultures diverses à des époques variées. Le fait que les précisions historiques ne soient pas données indique simplement qu'il s'agit de la préoccupation du Roi (Dieu, Haqqaddoche Baroukh Hou) envers Son peuple Yisraël. Il n'est pas nommé pour référer à Sa présence secrète ou invisible dans l'histoire. Les hommes s'agitent et doivent agir mais, finalement, c'est Lui qui se réserve le timing et le tempo de la direction de l'histoire. Ainsi sa présence peut être comprise comme efficace, effective mais secrète. Pour bien exprimer cela, il est nommé sous une forme allusive (HaMélékh, le Roi, 159 fois) mais aussi son nom de quatre lettres et sous d'autres formes apparait 41 fois dans les combinaisons des lettres initiales et finales des mots. Cela ne s'apprend que dans la relation directe de maître à élève et non pas anonymement sur un site internet.
    Cet enseignement donné dans le Livre d'Esther sur la présence secrète ou invisible de D.ieu dans l'histoire est capital pour les Juifs. La pression constante envers Israël de la part de tant de pays, de religions, et la virtuosité intellectuelle des Juifs, font qu'ils sont à l'affût permanent des informations politiques sur Israël, et des analyses interminables. En fait, ils ne se rendent pas comptent qu'ils se pensent des laïcs mais ils ont gardé toutes les qualités intellectuelles que les générations précédentes exerçaient sur la Torah, ils ont changé le livre sans changer la méthode.
    Et, alors, ils risquent d'oublier que ce ne sont pas les analystes psychologiques, sociologiques ou politiques, ni les Chefs de partis ou d'Etats qui font véritablement l'histoire. Elle leur est proposée, mais chaque fois qu'elle tourne trop mal, Hachém se réserve d'intervenir après ou avant les catastrophes pour sauver sa Création et son peuple. Sans cela, nous aurions disparu depuis de nombreux siècles comme les autres peuples.
    Cela est décrit clairement dans le Livre des Rois, lisez-le. En deux tomes.

    2e question. En quoi cet épisode est-il différent des autres pour qu'on dise que cette fête restera à la fin des temps quand toutes les autres n'auront plus leur raison d'être ?
    Il y a eu des rares moments de l'histoire où la patience de D.ieu a desespéré de la conduite des hommes qui continuent à dégrader Son beau projet. Ainsi, Il est intervenu pour faire sortir Son peuple d'Egypte et opérer ainsi une nouvelle Création du monde et de l'homme. De même au Sinaï. Mais on peut dire que la part de l'homme Moché a été considérable.
    Ici, à Pourim, nos Sages nous démontrent par des analyses complexes que c'est le désir fort de D.ieu qui a besoin d'élever Sa créature à une proximité stupéfiante avec Lui comme la rencontre d'Esther et du Roi, comme l'aboutissement du Cantique des Cantiques ; et c'est cela qui intervient cette fois dans l'histoire. Cette déclaration d'amour, cet activisme divin n'a son pareil en aucune autre fête, en aucune autre période de l'année.
    Cette intensité est démontrée par le fait de dérouler totalement le rouleau avant même la lecture, c'est une lettre d'amour immense, c'est la bénédiction qui emplit tout, du début à la fin.
    On  dit qu'il y a alors une lumière dans le monde comme il n'y en a dans aucune autre fête. Voilà pourquoi cette fête restera toujours.
    Donc,  tout ce que l'on a appris sur la Torah comme projet de beauté, d'amour, et ce à quoi nous tenons à rendre sensible sur le site Modia passe, au moment de Pourim, du caché (sens du nom d'Esther) au dévoilé dans la réalité.

    3e question. Si cela est le rôle d'Esther, pourquoi intervient Mordékhaï ?
    Nos commentaires des parachotes montent souvent combien le salut du monde ne se fait et ne se fera que par la mise en gestation des qualités féminines de l'humanité que représente également le peuple d'Israël. Mais cela ne peut se faire que si l'homme au masculin est lui-même un être qui essaie de mettre au premier plan de sa relation la pureté et non la violence, la possession, la brutalité, le pouvoir. Or cela est infiniment rare. Mor-dékhaï signifie en araméen "homme-pur". Seul, ce couple parfaitement coordonné de la femme Esther et de l'homme pur peut autoriser le désir divin à se réaliser.  Sinon, la violence ou la pulsion masculine aussi bien que la prison où l'on enferme la femme dans l'humanité, empêchent cette union d'amour entre Dieu et la Création qui atteint son apogée à Pourim.

    4e question. Mais alors, pourquoi Amane le persécuteur, le fourbe ?
     La qualité de relation entre ces trois partenaires est de l'ordre de ce que l'on appelle la qéddoucha. On le traduit par "la sainteté", c'est exact mais insuffisant. La qéddoucha est toujours une séparation. Qui veut aimer ainsi n'aime pas selon les modèles de la société, cela est clair. Le peuple juif est un peuple qui choisit de "n'être pas comme les autres", c'est cela la qéddoucha.
    Mais rien n'agace plus la masse que ce qui se distingue d'elle ; c'est l'une des nombreuses causes de l'antisémitisme constant.
    Une première forme de cet agacement antisémite. Il y a, depuis Moché et le peuple dans le désert jusqu'à maintenant, un débat et une tension entre ceux qui veulent être comme les autres peuples et comme les autres cultures et comme les autres hommes, et cette Torah qu'a transmise Moché de faire la différence, marquée par la circoncision, la cacheroute, etc.
    Une seconde forme de cet agacement antisémite est de l'ordre de la persécution. Le Juif qui comprend et accepte le projet va rencontrer ipso facto une rébellion intense de l'intérieur du peuple souvent (pensez à Qora'h et aux adversaires de David dont il parle sans cesse dans ses psaumes), mais surtout de l'extérieur (cela est résumé par les termes d'Âmaléq et Amane).
    Un abcès va se former, dont nous participons. Il ne s'agit pas d'accuser les autres. Et tous les prophètes, comme dans le livre d'Esther, nous montrent qu'il n'y a qu'un remède qui en vient à bout : la persévérance dans une téchouva (pénitence) totale et jusqu'au dernier moment.

    5e question. Pourquoi un rouleau et non pas un livre, aujourd'hui.
    Le rouleau (méguila) n'est pas du tout maintenu de nos jours par conservatisme ni parce que c'était le media de l'époque car il y avait aussi des plaques, etc.  Le rouleau fait comprendre que les événements se "déroulent" au sens propre, que la bénédiction ou le projet de bonheur et d'amour "ira jusqu'au bout de son rouleau", qu'on ne peut pas arrêter ce rouleau qui roule et débiroule, et tantôt s'écroule et toujours débouche en lumière victorieuse.
    De plus, en hébreu le mot rouleau "méguila" est lié au sens de "guilouille" (qui se découvre). C'est l'essentiel du sens de ce rouleau. La vérité gagne. 
    Et il y a trois façons de nommer cet épisode d'Esther. 
    Il est appelé méguila, comme on vient de l'expliquer. 
    Il est nommé séfér (livre), quand il s'agit de l'histoire qui n'a pas encore mis en jeu sa dynamique de transformation. 
    On l'appelle aussi iguérète (lettre-message,) quand la fonction du rouleau est réalisée, et que le message est reçu. Les analyses plus précises montrent encore que ce dévoilement est, jusque dans le mot "méguila", exactement le programme divin décrit ci-dessus.
    Enfin, le sens en est que ce rouleau de l'amour, de la libération et de l'union entre D.ieu et son peuple ira sans interruption de génération en génération, toujours.
    En tout cela, je n'ai fait que retransmettre intégralement l'enseignement de la tradition sans aucun ajout. Je ne fais pas de l'interprétation à la sauce philosophique ou psychologique de la Torah.

    6e question. Pourquoi l'importance du repas, de la nourriture et du fin lors de cette fête ?
    L'avalanche de bénédiction de lumière symbolisée par le rouleau ne se déroule qu'à plusieurs conditions :

  •  la première condition est la base: c'est la tsédaqa ou le don de bienfaisance qui va de pair avec le changement de ce que nous avons dans le coeur (ce que l'on appelle la téchouva). Sans cela, rien ne se produira. La justice sociale est loin d'être atteinte dans notre peuple et les écarts sont scandaleux. Les oeuvres de Torah doivent être les premières à être aidées car elles enseignent justement tout cela. A condition qu'elles enseignent l'intériorité de la Torah et non seulement la connaissance intellectuelle.
  •  la seconde condition est le repas (akhila) et la boisson (chtiya) qui comportent dans l'hébreu des lettres du nom de D.ieu et qui sont une concrétisation physique et complète de l'intégration de la bénédiction. De plus, le mot "vin", en hébreu, est lié dans l'écriture au sens de "sod, secret" et au chiffre de 70, et il nous indique que nous nous plaçons en cette fête, à la limite du concret et de son renouvellement par  les secrets du Créateur qui se déversent sur son peuple en ce moment. 
  • Ce chiffre de 70 réfère, dans la même ligne aux 70 ans de l'exil en Babylonie, à la fin desquels, comme en cette fête, la délivrance a pu se réaliser car le mal avait terminé sa puissance sur le peuple et a dû capituler. On est alors à la limite du mal et de la lumière ; en ce moment-là, on dit qu'on confond "béni soit Mordékhaï" et " Maudit soit Amane" ; il ne s'agit pas de l'ivresse brutale mais de la prise réciproque entre ces deux éléments ; il ne s'agit pas non plus d'une concience lucide mais d'une confusion, simplement pour bien manifester que cela ne vient pas de nous mais d'en-Haut.
  • la troisième condition est le déroulement effectif de toute la méguila pour aller jusqu'au bout du processus.

  • 7e question. Pourquoi cette fête se passa t-elle dans l'exil ?
    C'est en raison de ce que l'on vient de dire : cela démontre la prise des forces négatives sur le peuple, au lieu qu'il soit entièrement investi de la lumière de son Créateur et amant. Mais cet exil (galoute) est nécessaire pour y saisir ces forces, pour y percevoir aussi les étincelles de la Présence divine et de Sa lumière, et pour inverser le rapport des forces.
    Cela s'exprime par plusieurs acteurs de l'histoire : Esther la cachée (c'est le sens de son nom), l'enfermement dans le harem, les manigances et fourberies et persécutions (représentées par le monde de Amane et sa maison d'infamie), l'impuissance de ceux qui vivent dans le bien, et contre qui semble toujours gagner avec évidence la médisance (lachone ha râ),et le regard qui interprète mal (le âyine ha râ).
    Il faudrait avoir le courage de se dire, en ces heures de grande difficulté pour Israël où nous lirons la méguila, que c'est le signe du dernier combat, la "lutte finale" comme le nommait cette idéologie qui était un succédanné embrouillé des meilleurs concepts du judaïsme.
    De la même manière, il fallait redescendre en Egypte avant d'atteindre le Sinaï et Jérusalem.
    Il va de soi que cela nous enseigne que la dispersion n'est pas un temps d'acculturation et de réussite sociale mais une phase temporaire dont la destination est la terre d'Israël, lieu-sanctuaire du peuple juif dans son intimité avec son amant-Créateur avant d'en dévoiler la lumière comme bénédiction pour le bien des nations, et de faire ainsi le renouvellement de la création.
    Quand ce passage se fait, on dit qu'on passe de la galoute (éxil) à la guéoula (libération achevée, qui a elle-même des phases).

    8e question. Qui est donc cet Amane ?
    Il faut bien comprendre que Amane était le plus grand des magiciens (même problème en Egypte), on dirait aujourd'hui le plus grand des informateurs de médias qui prétendait dire la vérité sur tout et créer la culture de ses droits qu'il appelle droits et devoirs du peuple. C'est un leader politique et culturel. Pourim nous apprend la vanité totale de ces prétendus nouveaux dieux arrogants dont nous ne devons pas avoir peur. 

    Esther et Mordékhaï sont les deux exemples qui nous enseignent comment leur résister et réagir. Etudions bien la tactique de Esther et Mordékhaï: elle est une utilisation subtile et très méthodique de la prière, du jeûne, de l'étude, de l'intelligence, et de la combinaison des qualités masculines et féminines dans le peuple... loin des styles politiques habituels, de même que Moché n'entra en rien dans le type de combat que lui proposait Qora'h

    Le style non juif est celui d'Amane, c'est pour cela que son nom revient 54 fois, de même que les lettres des noms de ses 10 enfants (plénitude du mal) font 54. Ce chiffre se dit Dane en hébreu : c'est l'ordre de la "justice" dure, mise au bénéfice des intérêts des puissants et des idéologues qui travaillent pour leur compte. 
    Ce système est aboli par la puissance de celui qui se nomme Ra'hamim (miséricordieux) et qui contrôle cet ordre de la justice injuste pour faire gagner la bonté sur laquelle le monde a été créé; le peuple d'Abraham a pour tâche de rappeler cela et de le manifester.

    9e question. Pourquoi seulement 10 fils de Amane furent-ils pendus? Sur les 208!
    Le Rav Mordékhaï Eliahou éclaire cette question dans les bulletins distribués dans les synagogues (Maâyané ha yéchouâ). Le Traité Méguila 15b présente ce nombre d'enfants de Amane.
    Je vous donne le texte: Il est dit en Esther 5,11 "Et Amane leur a raconté la magnificence de sa richesse et le grand nombre de ses fils". De quoi s'agit-il. Rav a dit : 30. Dix sont morts, 10 ont été pendus, 10 ont été réduits à la mendicité. D'autres Sages disent: ils étaient 70 réduits à mendier, car I Samuel 2,5 dit "ceux qui avaient été rassasiés ont fini par se louer pour avoir du pain". Ne lis pas "sévéîm" (rassasiés) mais "chiveîm", 70. Et Rami, fils de Abba, a dit: ils étaient au total 208, car il est écrit "vérov, et le grand nombre des ses fils", et le mot vérov signifie aussi 208 en guématria. On lui a objecté: "mais ce mot vaut 214!" Et Rav Na'hmane ben Yits'haq a répondu, c'était exact car le mot vérov ici n'a pas le vav, qui a valeur 6, donc c'est bien 208. (Fin de citation, revenons à l'explication du Rav Eliahou).
    Ce sont ces 10-là parmi tous les enfants qui ont été pendus, pour le motif suivant. Le Roi Koréche avait donné l'ordre de bâtir le second Temple et de reprendre la vie normale selon la Torah sur la terre d'Israël. Mais, sous la royauté de Ahachvéroche, dit Rachi, les 10 fils de Amane ont diffusé des lettres (on dirait aujourd'hui des mails) interdisant cette construction car ils étaient contre l'implantation des Juifs sur la terre d'Israël (yéchouv érets yisrael). Devant le bruit de tout cela, le roi craint de faire appliquer ses mesures d'autorisaion. Ils les bloqua (îqév), les gela. Il fallut attendre Darius pour que la mesure devienne effective.
    Le Troisième Temple descendra du Ciel, comme il est dit en Roche ha Chana 30a, Soucca 41a et Rachi sur ces passages. Fin de la réponse du Rav.
    J'ajoute que c'est aux hommes de préparer pour que le Ciel donne la bénédiction, c'est un enseignement sûr.
    Il est clair que les nations, ou les partisans de l'interdiction de l'établissement des Juifs sur toute la terre d'Israël, ne connaissent pas ces enseignements classiques de la tradition juive. Et, comme les fils d'Amane, ils trouvent de bonnes raisons à leur yeux, de toute évidence, et en toute honneteté pour interdire aux Juifs. C'est l'actualité la plus criante à l'approche de ce nouveau Pourim. Il est sûr que le problème ne se résoudra pas avec les cieux ouverts comme lors de la sortie d'Egypte, mais de façon inattendue comme à Pourim et comme à chaque guerre où Israël minoritaire et menacé l'emporta. Tous ces opposants ont donc tort. Ils ne peuvent pas découper la Torah avec des ciseaux pour en prendre ce qui leur plait et rejeter le reste.
    Et ceux qui accordent tout le crédit au grand frère européen ou américain ou à l'ennemi arabe, pourront méditer beaucoup en ce Pourim sur la confiance que l'on doit avoir en notre destin, sur le devoir que l'on doit manifester envers notre destin et envers Celui qui, seul, mène l'histoire.
    Que des gens malveillants, car il en est quelques uns, ne me disent pas que je promets le sort des enfants d'Amane à ceux qui s'opposent à la présence des Juifs dans les implantations de Judée-Samarie. Il n'y a même pas à répondre à ceux qui sont bêtes et méchants, et on ne les changera pas. Ils mourront comme ils sont. Car ce sont eux qui se détruisent ainsi sans faire confiance à Celui qui mène la vie et le bonheur des hommes par le rôle qu'Il a voulu donner aux Juifs sur Sa terre. Qu'ils discutent avec Lui! La Torah en mains. Ce n'est pas de la politique. La Méguila de Pourim nous a appris de l'exemple des fils d'Amane, c'est tout. Pour réfléchir, utiliser notre intelligence et notre droiture, cela suffit. L'histoire juive est la base de notre formation, pas le dernier manifeste d'un parti actuel.

    10e question. Pourquoi doit-on faire des cadeaux à une personne ou à deux, et non à plus, et offrir au moins deux choses ?
    Cette question, apparemment insignifiante et traitant de détails, touche en fait les points les plus élevés et les plus importants dont ce n'est pas le lieu adapté ici pour l'enseignement. Disons simplement que cela exprime la volonté de face à face entre les hommes, comme cela doit l'être entre le peuple et Son D.ieu. Le judaïsme est une anthropologie totale du couple. 

    11e question. Pourquoi dit-on que, le jour de Pourim, on doit donner à quiconque demande une tsédaqa ?
    C'est exact: on donne une tsédaqa à toute personne qui tend la main (noténim tsédaqa lékhol pochéte yado). Alors qu'habituellement on doit examiner ce que l'on donne et à qui on donne car c'est le monde de la justice injuste et terrible et il faut prendre garde (le dine). Aujourd'hui, c'est l'ordre de Hachém Ra'hamim (le miséricordieux) Lui-même.

    12e question. Le livre d'Esther veut-il nous donner un encouragement sur la victoire définitive du bien ?
    C'est cela, mais aussi bien plus. Ce livre d'Esther nous enseigne surtout :

  •  comment faire quand le mal semble l'emporter et quand le bien semble menacé et impuissant;
  •  comment opter pour certaines armes propres au bien, et comment les utiliser;
  •  comment essayer d'être un "humain de pureté" intérieure, en soi-même, dans la relation à la femme, dans la relation sociale;
  •  comment être obstiné jusqu'à la victoire finale, même dans l'opproche, l'incompréhension, la solitude, la persécution;
  •  comment garder la confiance en D.ieu, et dans les vrais amis;
  •  comment ne pas ou ne plus trahir;
  •  mais tout cela est possible seulement parce qu'on aura reçu une éducation dans l'enfance (ou une formation tardive à l'âge adulte), qui nous montrent les formes et les traces de la Présence de D.ieu et de son action dans le déroulement de la vie. C'est cela la clef du livre d'Esther et c'est pour cela qu'il ne sera jamais aboli. L'étude nous dévoile comment ces actes d'un D.ieu, jamais nommé apparemment, sont déchiffrables.

  • Le livre d'Esther possède de multiples clefs qui se dévoilent avec évidence dans la relation directe avec un enseignant, car le judaïsme exige que la transmission se fasse dans la relation.
    Je n'en donnerai simplement que deux exemples volontairement très importants, mais limités, dans la somme des enseignements de ce rouleau  :
  •  Esther est la cachée, la non dévoilée, la victime, Israël et la femme, et l'humanité bafouée. Mais le compte des lettres hébraïques (le chiffre, comme on dit en langage diplomatique, ou la guématria) nous disent aussi que c'est le même chiffre que chochana, la rose qui est le nom d'Israël en beauté de sa nature (comprenez l'importance des roses sur le site, secret dévoilé !). Lisez le premier verset du chapitre 2 du Cantique des Cantiques.
  •  Esther et Mordékhaï sont un prototype exemple de l'humain, de la femme et de l'homme. En hébreu, non seulement l'homme est fait à l'image de D.ieu et à Sa ressemblance mais le nom "homme" sous plusieurs formes est à la fois la caractéristique de l'homme et celle de D.ieu (adam, iche). La division que veulent imposer les stéréotypes qui se croient éclairés dans la société israélienne, entre ceux qui seraient religieux et ceux qui s'occuperaient de l'homme est donc une idée absurde et débile dans le monde juif. En ce sens de l'unité des champs, Esther et Mordékhaï ont la même guématria que le grand nom de Dieu en 72 lettres qui se répète 13 fois comme les 13 qualités de Ra'hamim. Cela n'est pas un "code", c'est une réalité dévoilée et enseignée pour en tirer des conséquences dans la relation quotidienne.
  •  Ces exemples non apparents se comptent par dizaines et dizaines dans le livre d'Esther, c'est justement sa caractérisque qui nous montre ce qu'est le monde dans son rapport des vraies dynamiques qui sont enseignées explicitement au peuple juif par la Torah, mais qui ne semblent pas apparentes pour qui n'a pas encore étudié les textes qui sont son propre héritage qui lui appartient

  • Cela suffit ici d'avoir fait allusion à quelques exemples.

    13e question. Si le livre d'Esther est, donc, un dévoilement du sens véritable, est-ce que le nombre d'apparition du nom des personnages est significatif ?
    Je vous laisse réfléchir aux données suivantes, et vérifier vos connaissances. Ce sera une bonne base pour se questionner lors de la fête :
    Le livre d'Esther comporte presque exactement le 1/100e du nombre des lettres de tout le Tanakh (la Bible) qui en comprend 1.159.705. En effet, il a 11600 lettres.
    Il est le 21e livre du Tanakh, comporte 10 chapitres, 167 versets, 3045 mots, 11600 lettres!
    Et 41 noms divins sont cachés dans les lettres initiales ou finales du texte: 13 fois le nom de 4 lettres, par exemple. Cherchez-les.

    Fréquence des noms de personnes dans le rouleau d'Esther (vérifiez!):
     

    Hammélékh (le Roi) 159 fois
    Esther 53 (le 1/3 de 159) fois
    Mordékhaï 53 (le 1/3 de 159) fois
    A'hachvéroche (Assuérus) 28 fois
    Vachti 9 fois
    Hamane 54 fois
    Zéréche, femme d'Amane 4 fois

    Assimilation personnelle
    Tout cela demande une méditation profonde intime qui devrait éveiller en nous un courage immense pour la réussite du projet de la Torah, de nos relations, de notre  vie, de notre projet éducatif ou conjugal, non pas selon les critères envahissants des jugements médiatiques et politiques ou de la bonne bourgeoisie qui aime s'exhiber, mais pour une réussite d'un niveau de qualité, de pureté, de bonheur, d'ensoleillement bien plus grands, et cela dans le concret des pensées, des réalisations et des sentiments. Et ensemble, non pas selon la forme individuelle ou seulement familiale de la bourgeoisie occidentale non juive.

    Lisez pour ces thèmes de la pureté, de la rencontre et du temps, le poème de Térouma (Amitié si pure).
    C'est bien pour cela que, lors de cette fête, nous lâchons avec dérision les vêtements habituels pour adopter le déguisement de Pourim, pour manifester que notre habit est bien autre chose : une autre lumière, celle de la peau qui était "or (lumière)" et  non pas la "peau ôr" de notre carapace (lisez sur cela la paracha Tétsavé). On comprend que mettre le déguisement de Pourim n'est pas du tout entrer dans les déguisement des héros des films de télévision, Bateman et compagnie ou de l'actualité ou des fées. Cela resterait dans le jeu de l'histoire apparente des médias habituels, ou des mythes, et n'aurait pas entendu le message autre et impérieux de Haqqaddoche baroukh Hou envers Son peuple Esther. Et n'oublions jamais que son peuple est au féminin, comme la Torah, comme la terre d'Israël, etc.
    La boisson est là aussi pour casser nos repères mais sans plus et sans nous éloigner de ce projet de qéddoucha.

    Préparation
    Il faut donc veiller à la préparation de la fête d'Esther pour ne pas en faire un mini carnaval étranger ou enfantin. La place des enfants est grande mais c'est parce que nous avons à laisser parler nous aussi notre innocence juive.

    Reportez-vous au poème de Térouma (Amitié si pure) qui décrit ce regard. 
    Lisez surtout le Cantique des Cantiques. Tout cela étant relié, vous pouvez entrer dans le rouleau d'Esther.
    Lisez-le bien à l'avance pour le connaître et en suivre le sens lors de la lecture à la synagogue. Ce sera pour vous une expérience très forte de lucidité, d'espoir et de force.
     



     
    Deux poèmes et un dessin de l'auteur:

     (Photo de l'auteur ©)

    Or  Pourim

    Dans l'attente 
    de la descente
    de Or, lumière
    totale de Pourim,
    qui ouvrira
    les portes fermées
    que nous sommes
    incapables d'ouvrir
    par nous-mêmes.

    La porte dure
    deviendra
    un rouleau
    de lumière
    déroulé
    jusqu'en bas
    et la lumière
    brisera toutes
    les écorces,
    saisira toute étincelle
    enfermée
    et lui donnera la liberté, 
    secondes tables de l'alliance renouvelée.
    La lumière n'éclatera jusqu'au bout que 
    s'il y a ce jour-là de Pourim
    tsédaqa, téchouva, repas, boisson, dons
    aux amis et aux affligés pour intégrer l'élevé
    dans notre réalité.

    Vivre hors de toute ordure.
    Regarder OR, Ta lumière pure.
    Y marcher fort en certitude
    et recevoir Ta complétude.

     

     


     

    Un dessin de l'auteur:
    Sur le verset de Esther 8,17:
    en hébreu:
    " la Yédoudim hayéta ora vé sim'ha vé sassone viqar"
    en persan: "Barôyé Yéhoudiha boud nour ou châdi vou chôdmani vou ekhtérom..."
    comme ils l'ont probablement dit aussi alors devant tous les habitants, dévoilant depuis lecaché (Esther-sétér) placé dans la langue profane le secret (sod) du bon final qui se dévoile dans l'hébreu.
    Et en français: "pour les Juifs, ce fut lumière et joie et réjouissance et gloire".

    Sur Modia, vous avez déjà pu apprendre l'hébreu, l'araméen, lire l'écriture antique de l'hébreu avant sa forme actuelle prise de l'écriture de l'araméen, lire les manuscrits anciens sépharades, un peu de ladino, le sens des noms juifs, la langue parlée des Tunes, etc, etc, et voici que vous parvenez à lire la langue parlée par Esther et Mordékhaï dans la ville du roi de Perse! C'est le Juif, cette dispersion et ses retrouvailles.
    "Barôyé (Pour) Yéhoudiha (les Juifs) boud (ce fut) nour (lumière) ou (et) châdi (joie) vou (et) chôdmani (allégresse) vou (et) ekhtérom (gloire, respect)...".

    (Autres dessins de l'auteur: http://www.modia.org/galerie/dessins.html)

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      USAGES

    Cette partie n'est pas la plus importante. Elle répond simplement à des questions que l'on pourrait se poser sur les pratiques différentes.
     

  • Dans beaucoup de communautés, on fait du bruit avec les pieds, la voix ou des crécelles quand on nomme Amane. Les Sages n'apprécient pas cette coutume car le silence ne revient pas immédiatement et l'on perd l'audition de certains mots et la mitsva n'est plus réalisée. Cette coutume repose sur le fait qu'il faut effacer le souvenir d'Amalec. (image Sweetchild de crécelles)
  • Au Chabbate précédent Pourim (Chabbate Zakhor), les Sépharades lisent le poème Mi khamokha vé éïne kamokha. Parfois, le public lit les derniers versets tous ensemble en hébreu ou dans la langue locale.
  • Dans beaucoup de communautés, on organise des petites représentations théâtrales sur le thème de Pourim.
  • La coutume ancestrale est aussi de se déguiser pour Pourim, spécialement par un masque sur le visage car la vérité des êtres s'est révélée et les masques sont tombés. On ne se déguise jamais avec des vêtements de l'autre sexe.
  • La nourriture a un grand rôle dans les cadeaux et par le repas de mitsva car toutes les phases importantes du livre d'Esther se sont jouées au cours d'un repas. On envoie aussi de la nourriture car le repas n'était pas secret mais, au contraire, la victoire des Juifs a créé une peur chez leurs ennemis et ils pouvaient se déplacer sans crainte.
  • On ne dit pas le hallél malgré le fait que c'est un grand miracle et cela pour deux motifs : tout le livre est un grand hallél, et on ne dit pas de hallél pour les miracles qui ne se sont pas passés en terre d'Israël.
  • S'il y a une circoncision (mila) le jour de Pourim, on la fait avant la lecture de la méguila, pour que ce nouveau Juif puisse être associé à la joie.


     
    Depuis la Perse à l'Iran, le peuple juif a une relation très particulière à ce peuple et à ses gouvernements. Réfléchissons en connnaissant un peu l'histoire.

    Toute cette suite importante se trouve sur la page suivante par ce lien: texte très précis avec photos des lieux et des mausolées de la tombe du prophète Daniel et de Esther et Mordékhaï en Iran. Et essai de comprendre..
    J'ai réalisé l'hommage ci-dessous sur tapis persan et j'ai écrit le texte en persan dans un cadre qui a la découpe du mausolée de la tombe d'Esther et Mordékhaï. Les deux arbres de vie et les deux fleurs symbolisent ces personnages magnifiques en duo. Le texte est celui de la méguilate Esther. Son nom en haut. Et, en-dessous: "Un homme juif était dans Chouchane (Soussa, encore aujourd'hui) la capitale et son nom Mordékhaï". Cette tombe est à Hamadan. C'est un batiment en briques majoritairement et des pierres, bâti au 13e siècle dans le style islamique sur le bâtiment précédent. L'intérieur est en boiseries et il y a d'anciens rouleaux de la Torah. Esther y est dite épouse de Khashayarch, nom persan du roi cité dans la méguila. J'insèrerai, si D.ieu veut, prochainement les dimensions historiques de cet épisode qui concerne le Roi Xerxès I (486-465 avant l'ère vulgaire). Cette ville de Hamadan se trouve à l'Ouest de l'Iran, côté Iraq, au-dessus de Borujerd, des villes qui avaient des communautés juives depuis toujours. A 330 km à l'Ouest de Téhéran.

    Lire ce dessin de droite à hauche et de haut en bas. Le persan s'écrit ainsi, comme l'hébreu, c'est une langue originale et antique comme l'hébreu mais le conquérant arabe lui a imposé de l'écrire en caractères arabes qui ne correspondent nullement à cette langue qui n'a pas la structure des racines à trois lettres de l'arabe: viol continu qui torture et éclate encore dans la lutte entre les pays chiites contre les sunnites.
    J'ai écrit en farsi (persan) sur ce dessin le nom Esther, en haut; au centre: "un homme juif était dans Chouchane la capitale" et en ba: "et son nom: Mordékhaï".
  • Assuerus, the name of two different persons in the Bible: 1. In I Esdr., iv, 6, and Esth., i, 17, it corresponds to the Hebrew 'Achàshw?rôsh, and the September, and denotes Xerxes I, the King of Persia. It was to him that the Samaritans addressed their complaints against the inhabitants of Jerusalem soon after 485 B.C., i.e. in the beginning of his reign. Intent upon his pleasures and a war with Egypt, the king seems W have disregarded these charges. The report of Herodotus (VII, viii) that Xerxes convoked a council of his nobles, in the third year of his reign, to deliberate about the war against Greece agrees with Esth., i, 3, telling of the great feast given by the king to his nobles in the third year of his reign. In the seventh year of his reign, after the return of Xerxes from his war against Greece, Esther was declared queen. In the twelfth year of the king's reign, Esther saved the Jews from the national ruin contemplated by Aman. II. Another Assuerus occurs in the Greek text of Tob., xiv, 15 , in conjunction with Nabuchodonosor; the taking of Ninive is ascribed to these two. In point of fact, Assyria was conquered by Cyaxares I, the King of Media, and Nabopolassar, the King of Babylonia, and father of Nabuchodonosor. Hence the Assuerus of Tob., xiv, 15, is Cyaxares I; his name is coupled with Nabuchodonosor because the latter must have led the troops of his father in the war against Assyria. The same Cyaxares I is probably the Assuerus ('Achàshw?rôsh) mentioned in Dan., ix, 1, as the father of Darius the Mede. Most probably Darius the Mede is Cyaxares II, the son of Astyages, the King of Media. The inspired writer of Dan., ix, 1, represents him as a son of Cyaxares I, or Assuerus, instead of Astyages, on account of the glorious name of the former. This could be done without difficulty, since, in genealogies, the name of the grandson was often introduced instead of that of the son.

    et voici la carte d'Iran pour situer Hamadan. Je l'ai symbolisée en colombe de la paix, qui viendra, par le mérite d'Esther et Mordékhaï:


  • Voici des photos de l'approche de la tombe, sa forme typique, etc.


  • Cette tombe est un des seuls endroits en Iran où un monument porte des caractères hébraïques.
  • C'est Cyrus qui autorisa les Juifs à revenir à Jérusalem et à y reconstruire le Temple. C'est dire à quel point ce lien est particulier. J'apporterai beaucoup de précisions historiques sur cela.


    Voici le texte de l'Edit de Cyrus à la fin de la Bible, Livre II des Chroniques (Divréi ha yamim 2): il y prescrit à tout Juif de "monter" à Jérusalem et d'y rebâtir le Temple de Hachém. Et il ordonne aussi aux nations et spécialement aux nations arabes de ne rien faire contre ce peuple que D.ieu a choisi, contrairement au mal qu'ils voudraient lui faire. Lire tout ce dernier chapitre.
    J'ai calligraphié à la main ce texte dans sa traduction en persan, en farsi, comme le Roi Cyrus a dû l'écrire et le dessin est celui d'une miniature persane juive ancienne; elle symbolise parfaitement ce départ vers Jérusalem.



    Voici la traduction: "Dans la première année de Cyrus, roi de Perse, à l'époque où devait s'accomplir la parole de Hachém annoncée par Jérémie, Hachém éveilla le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit proclamer dans tout son royaume, par la voix (des hérauts) et aussi par des missives écrites, ce qui suit: Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: Hachém, D.ieu du Ciel, m'a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c'est Lui qui m'a donné mission de Lui bâtir un Temple à Jérusalem qui est en Judée. S'il est parmi vous quelqu'un qui appartient à Son peuple, que Hachém son D.ieu, soit avec lui pour qu'il monte".
    Que chaque Juif croyant entende enfin ce texte adressé personnellement à chaque Juif depuis quelques millénaires et auquel il affirme croire.

    Voici le même texte en hébreu (II Chroniques 36,22-23):


    Voici l'enluminure de Fouquet (Bibliothèque Nationale, Paris, hors copyright européen) sur le Roi Cyrus ordonnant à tous les Juifs de retourner à Jérusalem rebâtir le Temple.


    Et voici son cylindre ( au British Museum) racontant sa victoire sur Nabuchodonozor, roi de Babylone, lui procurant le premier empire gigantesque de l'Iran à la Chine. Il est vu aussi comme un cylindre des droits antiques de l'homme.


    Et voici la tombe de Cyrus en Iran:


    Et voici quelques photos de la ville de Ispahan (Esfahan, en iranien, en persan, en farsi). Elles feront comprendre pourquoi on l'appelle "Esfahan, nesfé djahâne", Ispahan, moitié de la beauté du monde. On comprend alors pourquoi le Créateur, dans cette étape importante de l'amélioration de la Création a voulu que cela se passe en Iran, en Perse.






    et que, de là seulement, on soit reparti vers Jérusalem...



    Et, après 1948, l'Iran n'a pas rompu avec Israël nouvellement créé, l'a reconnu de facto et est entré en grande coopération, ce qui lui a valu de grands ennuis avec le monde arabe. Un jour, la lune de miel reviendra. Il y a sens à cela, nous le verrons dans la page historique à venir.
    • Voici aussi quelques photos de la tombe du prophête Daniel à Soussa (Suze). Cela vous fera comprendre l'importance de la relation entre le judaïsme et la Perse puis l'Iran moderne.

     


  • image free sur Wikipedia.
  • et ici des billets de 5 rials (500 dinars) à l'effigie du Shah Reza, portant l'image de la tombe du prophête Daniel.




  • La présentation historique de l'Iran

    Ce pays s'appela la Perse jusqu'au 21 mars 1935 où elle devint l'Iran. L'archéologie a montré qu'il y avait la présence humaine il y a environ 100.000 ans, et que des cultures y existaient il y a environ 15000 ans et il y a 6000 il présentait une agriculture sophistiquée et développée et de grands centres urbains. Bien que la Perse fut envahie par les Mongols, les Arabes et les Turcs, la Perse a toujours maintenue son identité propre. Et elle a défendu sa langue jusqu'aujourd'hui même si les Arabes lui ont imposé les caractères de l'écriture arabe; et nombreux sont en Iran qui dans le choix de divers signes graphiques préfèrent encore les signes iraniens non arabes. Le persan a rayonné sur toute la région et le persan ou farsi fut à certaines époques la langue administrative et diplomatique jusqu'en Extrême-orient. La langue hindi de l'Inde, l'indonésien,le malais, le thaï, par exemple et bien d'autres comportent aujourd'hui de nombreux mots de farsi.
    Les quelques grandes dynasties furent celle des Achaemenids (-559-330) fondée par Cyrus qui décrêta le retour des Juifs à Jérusalem et la reconstruction du Temple. C'est dire l'importance! Ensuite, une période grecque (-300-250) puis les Parthes (jusqu'en 226) puis les dynasties Sassanid (jusqu'en 651), l'invasion de l'Islam jusqu'aux tensions violentes et incessantes jusqu'à maintenant entre Sunnites et Chiites.
    Le statut des Juifs fut variable, allant du statut de dhimmi sous l'Islam (domination mais organisation sociale) jusqu'aux persécutions, les conversions forcées, les périodes de calme, de statuts de fonctionnaires, de marchands, de conseillers.

    Important pour situer : dans quel monde du calendrier vivent les iraniens
    Ici les leaders politico-religieux du régime iranien (photos, CV,présentation, etc).
    Tout sur l'Iman Khomeini vu d'Iran (photos CV, écrits, volontés,impact, etc).
    L'Iran comme culture.
    Les
    chaînes de TV iraniennes et les horaires et fréquences des nouvelles en français à la radio officielle

    Ici le résumé d'une affaire injuste qui a secoué en 1999 la petite communauté juive iranienne, et qui n'est guère différente des craintes qu'elle a eues sous Aman:

    10 juin. Un journaliste officiel déclare sur Radio Téhéranque l'Iran n'a pas diffusé de nouvelle de l'arrestation de 13 juifs, mais qu'elle a simplement rapporté une dépêche de la radio israélienne rapportant le fait.
    11 juin. Déclaration officielle : ils seront jugés selon les lois de la République islamique (cela veut dire dans la reconnaissance des obligations internationales et donc de la loi islamique), les juifs d'Iran vivent en paix, l'affaire devient une campagne de propagande internationale menée par les USA et Israël (cela veut dire que le courant extrêmiste au pouvoir veut casser à 6 mois des élections la tendance qui monte dans le public iranien de rapprochement avec l'Ouest, en créant un réflexe d'autodéfense nationaliste devant une attaque externe menaçante. Jusqu'ici le silence international voulait éviter ce piège.
    11 juin.  Manouchehr Eliasi, le représentant de la communauté juive iranienne au  parlement Majles, déclare au quotidien modéré Entekhab : "nous demandons officiellement une justice de vérité pour les suspects. Si les résultats de l'enquête prouvent leur culpabilité, ils doivent être condamnés ; mais, au contraire,  si leur innocence est démontrée, ils doivent être immédiatement relachés... C'est la première fois que des juifs sont arrêtés en Iran pour espionnage au profit du régime sioniste et nous espérons que cela n'est pas exact et qu'ils seront acquittés... Nous n'avons aucun contact avec le gouvernement israélien parce que nous faisons la distinction entre judaïsme et sionisme"...
    12 juin. Des prédicateurs du Vendredi, jour de prière, disent que si la règle islamique est appliquée, la peine de mort pourrait être prononcée. Les plus agressifs parlent de placer les "coupables" devant le mur et de les descendre.
    14 juin. Des responsables juifs iraniens affirment leur confiance dans les autorités iraniennes et la justice de leur pays, espèrent le réglement rapide du problème et affirment que les campagnes extérieures sont hostiles au régime iranien. (Il est clair que ces déclarations étaient nécessaires sur le plan intérieur).
    Le leader noir américain Jackson qui a toujours été vanté par les autorités iraniennes pour ses initiatives,souvent contestées par le gouvement américain, a tenté d'être reçu par le représentant iranien aux NationsUnies, sans succès.
    15 juin. Les autorités iraniennes ont déclarées que d'autres personnes ont été arrêtées en même temps que le 13 juifs pour espionnage dont des musulmans. (Cela indique l'efficacité des pressions internationales qui essaient d'adoucir l'extrêmisme du problème).
    Nous avons alors organisé une campagne de prière et rendu compte aux lecteurs, jours par jour, du déroulement de l'affaire qui devint tragique et se termina heureusement par la libération des soi-disant suspects, après des périodes d'emprisonnement diverses.
    Nous avons vécu cela au jour le jour comme dans le début de la méguilate Esther. Voici le contexte/
    Vous voyez la ville de Shiraz (Shraz), origine des prisonniers.

    Dossier. Plan
    I - Pourquoi notre souci ?
    II - Le problème en Iran :
    - comprendre par l'histoire et par la géographie.
    - l'actualité.

    I - D'abord, pourquoi notre souci très vif  ?
    Vous savez que, dans l'étude de la Torah que nous réalisons ensemble dans le Beit Middrache qu'est Modia, nous sommes sensibles à la mitsva qui rassemble toutes les autres, le sauvetage et le rachat des prisonniers sous toutes les formes (pidiyone hachevouyime) dans la vie internationale ou dans les violences familiales.
    Nous sommes reliés en permanence au site de RonArad et des autres prisonniers et les portons quotidiennement dans nos coeurs et dans nos prières.
    Nous savons pourquoi :
    Maïmonide, le Rambam, écrit ceci dans MichnéTorah, fascicule Matenote Aniyim, Dons aux pauvres, 8,10 :
      "La mitsva de libérer les prisonniers précèdela mitsva de subvenir aux besoins des pauvres,  de les nourrir, de les vêtir.
     Il n'y a pas de mitsva plus grande que le rachat des prisonniers
     car le prisonnier est celui qui a faim,
     est celui qui a soif,
     est celui qui est nu,
     est en danger de mort.
     Celui qui se ferme les yeux devant cette mitsva transgresse 
     - les mitsvotes prescrites dans le livre Vayiqra de la Tora (chapitre19, versets 16 et 18 ; chapitre 25, versets 53 et 56 ; s'y reporter), 
     - les mitsvotes prescrites dans le livre Devarim de la Torah 15, 7 
     - les mitsvotes prescrites dans les Proverbes 24, 11 (s'y reporter) et beaucoup d'autres mitsvotes.
      Il n'y a pas de plus grande mitsva que celle de racheter les prisonniers". 
     Citation exacte.
    Donc, nous ne faisons pas de concessions sur ces cas.
    Lisez également :
      - Lire dans le Choul'hane Aroukh de Rabbénou Yossef Caro, Ora'h 'Hayim 153 ;
      - Lire dans le Choul'hane Aroukh de Rabbénou Yossef Caro, Yoré Déa 251 ;
     - Lire dans le Séfér 'Hokhmate adame, règle 145, 152, 1 (le rachat des prisonniers précède mêmel'obligation d'étudier la Torah),
     - Lire dans le Séfér 'Hokhmate adame, règle 145 (le rachat des prisonniers précède même l'obligationde donner aux pauvres),
     - Lire dans le Séfér 'Hokhmate adame, règle 145 (qui n'assure pas le rachat des prisonniers transgresse de nombreusesautres mitsvotes de la Torah qui sont précisées en ce texte).

    Il va de soi que le caractère précis de cette mitsva peut s'étendre aussi, dans la ligne du 'hésséd, dans la ligne de la bonté qui est la caractéristique divine, pourexercer notre aide et nos secours et notre énergie envers les différentes formes de prisons qui enferment des humains.
     


    II - Le problème en Iran, mon analyse :
    - comprendre par l'histoire et par la géographie.

    La situation des juifs d'Iran est la suivante :
    L'Iran a toujours été un pays très sensible au coeur des juifs. Une première clef : ce sont les relations de deux amoureux qui seraient à la fois très passionnés (affectifs,attachés, explosifs et instables) et totalement logiques (menant parallèlement entre eux une politique la plus réaliste des intérêts militaires communs et géostratégiques communs). Supprimer l'un de ces pôles est se condamner à ne rien comprendre. 
    Ne voir que le problème palestinien tel que le présentent les médias de l'occident est stupide par l'étroitesse des vues.

    Cyrus, empereur de Perse (-539)  l'emporta sur la Babylonie et permit avec Darius II en -423 la reconstruction du Temple (voyez Ezra 6, 14 et le livre de Ezra et celui de Néhémie et Isaïe 44, 28 - 45,1). Cela est vu dans la tradition comme l'exemple optimal de la relation des nations à Israël et le modèle de l'avenir.
    Si vous voulez connaître l'histoire ancienne de la Perse, cliquez ici.
    Il faut lire le livre de Daniel et celui d'Esther pour être transportésdans ce monde. Le monde de l'époque était centré sur des métropoles avec leur culture et leurs dieux (voyez Ezra 1, 3) mais sans une conception nationaliste comme aujourd'hui. C'était la ville qui était l'unité de communauté et non pas un grand ensemble politique. Un empire pouvait alors être très composite. L'araméen était pratiqué dans toute la région comprenant des empires différents. Cela crée des affinités entre la culture juive et le trésor historique de ces peuples et  cela explique aussi les passions d'amours soudaines et brèves entre certains de ces peuples et nous.
    Les peuples qui s'estiment leaders du monde et n'ont que quelques centainesd'années d'existence ne peuvent pas réussir à c omprendre ces  biens communs historiques des peuples dela région, au delà des divergences. L'attitude de la Syrie en est un exemple où les intérêts des libanais et des palestiniens (deux pseudo-Etats crées par les puissances occidentales) ne représentent nullement les stratégies de la Syrie qui les abandonne chaque fois que ses propres choix doivent se manifester et, alors, la rivalité séculaire avec l'Egypte ou avec l'Iraq réapparait au grand jour. La plupart des politiciens actuels n'ont qu'une conception immédiate et économique de géopolitique et non culturelle ni historique.
    Cela est également concret : il y a une splendide tombe du prophète Daniel à Soussa (près de la frontière actuelle avec l'Iraq).
    C'est aussi le lieu d'anciennes communautés juives, en Perse et Babylonie (selon les relations changeantes entre ces deux "pays"; avec un dirigeant unique de la grande communauté, le Roche Galouta. 

    II - Le problème en Iran, mon analyse :
    - pour comprendre la culture : allez sur ce site officiel iranien. Eventuellement la langue,ce que je pratique partiellement surtout dans les textes comme d'autres langues de notre région pour être bien inséré et comprendre notre relation-historico-immédiate.
    - pour connaître les paysages quotidiens,car ils forment la structure des humains.

    - pour comprendre l'actualité.
    C'était le pays le plus peuplé de juifs orientaux ; ils étaient 95000 en 1948, date de la fondation de l'Etat d'Israel. Après une première émigration partielle de 55000 jusqu'en1968, selon les statistiques de l'Agence juive et le retour en Iran de 3000, il en restait encore 60000 en 1968 et il en reste actuellement 25000. Shiraz ou Shraz, ville de ces Juifs prisonniers   est la 3e ville après Téhéran et Isfahan. 
    L'Alliance Israélite Universelle et l'ORT (francophones) et le Joint (américain) ont profondément marqué cette communauté. Cela a entrainé aussi une grande assimilation, la diminution de l'encadrement religieux traditionnel et un développement des mariages mixtes. 
    Les Juifs iraniens avaient obtenus l'égalité des droits par la constitution de 1906 et l'opposition aux Juifs n'était pas violente. Ils avaient le droit d'élire un député à l'assemblée nationale des Majlis mais tout non-Chîte ne pouvait devenir ministre. Ils étaient peu présents dans les fonctions publiques.
    Depuis longtemps, l'Iran a une politique indépendante des pays arabes et de l'Occident face à la Palestine ou face à Israël. Elle le marque encore aujour'hui, même par ses périodes d'engagement massif ou destructif aussi bien que dans les périodes d'alliance avec Israël: toujours indépendante et changeante. N'oublions pas qu'en persan, parler se dit "donner des coups", un peu comme notre verbe lédabber (parler) contrairement au verse "omér" qui est doux. Même quand ils dorment les Iraniens ne sont pas en repos, car leur verbe dormir signifie "faire des rêves";-)) 
    En 1921 déjà, l'Iran gérait ses 30000 citoyens de Palestine depuis son consulat d'Egypte. Et, en 1934, l'Iran établit son propre consulat pour cela à Jérusalem.
    L'arrivée de la dynastie Pahlévi depuis 1925 améliora encore les relations avec les Juifs.

    Depuis la création de l'Etat d'Israel, le sioniste y a été actif. Certes, l'Iran a voté par solidarité contre l'Etat d'Israel mais en même temps il bâtissait des liens sous le couvert de la protection des biens iraniens en Israel-Palestine. Dès le 11 mars 1949, l'Iran s'oppose aux pays arabes en reconnaissant Israël, ce qui est considérable. On ne peut pas ignorer ce particularisme qui existe depuis Cyrus (ou peut-être même avant) et qui reste une ligne de fonds, peut-être avec rôle dans la guéoula globale. Réfléchissons et ne soyons pas simpliste.
    En fait, ce n'est pas seulement l'originalité islamique de l'Iran qui l'amène à se différencier des pays arabes ni même le fait que les Iraniens ne sont pas arabes (pas plus que la majorité des Egyptiens d'ailleurs, fait souvent oublié); ce n'est pas seulement le fait que sa langue et sa culture ne sont pas arabes, ce qui est important ; c'est le fait que l'Iran n'oublie pas que les Arabes ont été des envahisseurs en Iran, des destructeurs d'une culture millénaire, des dominateurs et qu'ils ont des prétentions précises sur les régions pétrolifères très riches du Khuzestan, de Shatt-el-Arab (jonction du Tigre et de l'Euphrate sur la côte) et du Golfe persique que les arabes nomment "le Golfe arabe" !  (voir la carte ci-dessus). Cela est l'essentiel. Ajoutez des îles disputées, qui sont des forteresses de protection. La lutte pour le pétrole et ses taux est l'arme de cette guerre.
    Donc l'Iran se garde de ses voisins qui utilisent l'Islam pour se rapprocher d'elle afin de la détruire, comme nous le voyons dans le conflit Iraq-Iran. Le conflit Iran-Israël est peu de choses face à ces intérêts vitaux menacés. Le problème est le même que celui des sources d'eau en Israël qui sont visées par les Palestiniens et le monde arabe sous le couvert de la constitution d'une entité politique palestinienne. Cela est bien plus fort que les idéologies de quelques leaders brillants et gauchistes en Israël ; c'est aussi vital que la suppression de l'air pour la respiration.
    On comprend alors que dans les périodes de conflit les plus vifs entre l'Iran et Israël, il a été découvert maintes fois que l'Iran demandait des armes à Israël pour se protéger de ses menaçants voisins arabes et les obtenait secrètement. C'est toute cette compréhension qui est importante. Les ennemis respectifs étaient les mêmes.  Il n'est pas sérieux d'aller s'installer en Israël (comme je l'entends parfois), sans y voir autre chose de plus que d'éviter des désagréments de voisinages ou fiscaux en France ou à Miami, et sans prendre en considération ni le sens de la Torah ni sa situation dans ce monde-là dont la méguila d'Esther nous montre le film.

    Qui ne veut pas entrer dans des politiques si complexes ferait mieux de ne pas s'occuper de ce qu'est le Moyen-Orient, et ne pas tenter de se prononcer au Café Flore ou du Commerce à des milliers de kilomètres sans comprendre les populations locales, depuis des millénaires en conflit. On le voit par les échecs cuisants des Américains dans leurs opérations-fléche contre l'Iran ou l'Iraq qui se terminent presque toujours dans le retrait et le ridicule. Que peut faire l'imposante flotte contre ces subtilités continentales et mentales ? L'Occident est utilisé par l'Iran mais il est vu également comme un élément externe qui vient compliquer la géopolitique historique et éternelle de la région.
    Il est donc logique pour l'Iran de jouer constamment de l'alliance avec les pays islamiques et arabes et de s'allier à Israël pour défendre sa vie. 
    Toute alliance renforcée entre l'un et l'autre des leaders du monde arabe est ressentie par l'Iran comme un danger réel (rappelez-vous la réaction de l'Iran aux alliances entre Nasser et l'Iraq et l'augmentation immédiate des coopérations secrètes alors entre l'Iran et Israël).

    Par contre, le conflit palestinien contre Israël est également utile pour l'Iran car il destabilise la région et oriente les forces dans une autre direction. Tant que l'Iraq, la Syrie et les divers mouvements d'indépendance sont géographiquement orientés vers le Sud et l'Ouest de la région (Israël), l'Iran respire davantage par rapport à ses voisins, redoutables depuis des siècles et des millénaires. L'aide aux mouvements islamiques au Liban par l'Iran qui maintient la Syrie dans ce bourbier est très fructueuse pour détourner l'Iraq et la Syrie de la frontière iranienne. 
    De plus, maintenir en activité le 'hesbollah et autres mouvements incontrôlables à proximité de la Syrie est contraindre celle-ci à vivre sur la défensive car tous ces pays arabes savent que ces mouvements islamiques extrémistes ne sont pas seulement orientés contre Israël mais, surtout, sont des armes de subversion de l'Iran contre les pays arabes, comme on le voit à chaque pélerinage en Arabie saoudite. Ce n'est pas en Israël que l'Iran veut exporter la Révolution islamique.
     

    Quelle naïveté, disons plutôt quelle malveillance, que celle des occidentaux qui feignent de croire qu'il y a un accord de toute la région pour promouvoir le peuple palestinien, entité nouvelle qui n'a jamais eu d'histoire, car chacune de ses composantes était toujours reliée à ses familles régionales différentes et souvent hostiles, qui du Caire, qui de Syrie, qui du Liban, qui de Transjordanie.Personne n'est dupe ici. Et on voit les leaders du soi-disant peuple palestiniens aller chercher leurs soutiens selon leurs appartenances dans tel ou tel pays et non dans tel autre. Et tous ces Etats redoutent honnêtement le jour où un nouvel Etat viendrait déséquilibrer le jeu millénaire et bien connu des forces et affaiblir Israël qui est un tampon alternatif entre tous ces frères belliqueux qui ont un seul rêve : dominer les autres pour retrouver leur gloire ancestrale abolie.

    Le Shah brisa lui-même cet équilibre d'oscillations constantes en prenant un engagement trop unilatéral avec Israël quand, en 1963, il s'allia totalement avec Israël pour la Révolution Blanche de développement alliant aussi la coopération totale sur le plan militaire, technologique et économique. Ainsi, toute vérité trop simple, excessive et trop unilatérale est dangereuse au Moyen-Orient. Cela s'éarrêta pour des raisons internes et non envers Israël.  

    Israël apprécie le pétrole iranien et l'Iran le savoir technologique israélien mais il est inutile de le faire savoir. Cela est aussi souvent le cas entre les autres pays arabes et Israël derrière les déclarations belliqueuses aux Nations Unies.
    La politique apparemment de droite nationaliste du Likoud, spécialement avec les niet entêtés de Shamir, savait très bien s'adapter en coulisse à ces contradictions psychologiques, pour le plus grand bonheur de ces pays qui avançaient économiquement et militairement sans perdre les rênes de leur propre jeu politique. 

    Ainsi, même le Shah autorisa l'aviation soviétique à survoler son territoire pendant la Guerre de Kippour pour aider l'Egypte!
    N'oublions jamais que, dans ses pires heures contre Israël qu'il traitait de Satan et dont il exigeait la suppression, l'ayatolah Khomeini ne pouvait pas s'empêcher d'attaquer le Président Sadam Hussein en le traitant de "sioniste infidèle" et de créer des troubles en Arabie Saoudite ! Et, toujours, des enquêtes de journoux et des indiscrétions faisaient état (à tort ou à raison !) de livraison d'armes israéliennes à l'Iran à ces mêmes époques. 

    Inversement, une politique idéologiquement occidentale en cette région mène à des catastrophes de fait après avoir posé le principe d'avoir toujours raison depuis Neptune. Vanité des vanités occidentales.

    Donc, si on ne va pas fausser ce jeu, il est probable que l'apparent incident actuel devrait se résoudre, derrière le drame, écrivais-je à l'époque et ce fut le cas. Mais, il faut aussi l'aide du Ciel et des dérapages et accidents sont toujours possibles.

    Et il y eut, certes, des périodes d'attaques contre la communauté, spécialement depuis le lien du gouvernement Mossadeq avec les mouvements islamiques. On sait que le Chah reconnut à nouveau Israël le 30 janvier 1960, ce qui créa un vif conflit depuis entre l'Iran et les pays arabes. 

    La suite de l'histoire récente est connue de tous, les liens étroits entre l'Iran du Chah et Israël, la compagnie El Al faisant partie de la vie iranienne ainsi que les experts agricoles et techniques d'Israël, la chute du Chah en février 1979 et le khomeinisme qui est au pouvoir,

    et ici sa tombe grandiose dans le grand style iranien ancestral.
    Enfin le début de libéralisation dans la législation précédente qui a créé actuellement des tensions internes vives entre le Président élu qui a été éliminé par les élections suivantes et les gardiens de la révolution qui ont placé au pouvoir leur leader exécutif, Mahmud AHMADI-NEJAD:


    Qui ne veut que penser l'Iran qu'à travers les paramètres occidentaux ne comprendra rien. Un seul exemple, voici la prière du Vendredi à l'Université de Téhéran. Quelle est l'université occidentale ou israélienne qui rassemble autant d'étudiants pour la prière que là?

    Voici le site des Juifs iraniens: http://www.iranjewish.com/pic.htm

    Derrière tout cela, Israël est en fait le prétexte qui cache le véritable problème : la lutte acharnée pour le leadership sur le monde islamique de la région entre les soi-disant "frères" : l'Egypte, la Syrie, l'Iraq, l'Arabie Saoudite, l'Iran, la Lybie, le Soudan, l'Iraq. Ce problème est millénaire, car toujours la terre d'Israël a été le lieu géographique de rencontre des armées de la région s'affrontant, souvent sur le territoire comme à Meggido, même avant l'Islam. Même le combat entre Napoléon et les Turcs en 1799 se fit à Meggido,et de même la chute des Turcs par les Anglais avec Allenby en 1918. La région a la politique de sa géographie, voyez la carte ci-dessous.
    Lisez ce document datant de 3500 ans  sur ces guerres entre ces empires dont le champ de bataille était à Meggido sur la terre actuelle d'Israël.

    Les divisions entre l'islam sunnite et chiîte ont servi aussi ces luttes. De même, le problème israélien/palestinien est une aubaine cultivée pour diviser les autres influences et tenter de reprendre le leadership pour chacun. Ne pas y parvenir est la meilleure façon de faire perdurer la drôle de paix qui n'est pas la guerre.

    Nous avons une seule demande au Ciel : que la France des idées claires et simples ne vienne pas toucher au jeu de ces subtils joueurs d'échecs, et que les Etats-Unis se contentent de parader et de ratisser économiquement comme ils le font, ici comme ailleurs, sans vouloir dicter : sinon, ils aboutiraient à des interventions massives et destructrices suivies de retraits dans la honte dès le premier massacrede combattants américains. J'écrivais cela en 1999! Ils jouent tous aux échecs avec les règles du jeu de domino. Et, cyniquement, ils y voient d'abord un marché d'armes à finalité économique, et les USA en 1986 ont reconnu s'être alignés envers l'Iran sur la politique israélienne et lui avoir livré des armes au plus fort de l'opposition ! 

    Cette géo-stratégie alternative, double et complexe, que j'ai décrite est toujours camouflée par les medias occidentaux et spécialement français, qui brandissent la seule question du droit d'un peuple à une terre (ce qui n'est jamais dit en France concernant les Corses ou les Basques, ou d'autres) où l'on divise en deux camps absurdes : d'une part les ayatollas ou les Juifs religieux et, d'autre part,  la démocratie qui serait incarnée pour eux par les gouvernants d'Egypte ou de Syrie ou par l'autorité palestinienne!!!

    Il faut donc connaître avec précision cet environnement immense où Israël est noyé et pris en sandwich, à la jonction  entre ces conquérants multiples qui disent être semblables seulement pour mieux se contrôler et s'abattre réciproquement:


    (carte du site gouvernemental http://www.pmo.gov.il/english/policy/middleeast.html)

     Il faut donc situer tout incident concernant Israël et le peuple juif dans le contexte de ces luttes et des autres signes, sans vouloir y chercher une causalité étroite.
    Exemple : le 8 juin 1999, Téhéran reconnait l'emprisonnement des 13 Juifs. Le même jour, Téhéran a pris d'autres initiatives : à Bagdad, dans un quartier d'opposants au régime de l'Iran, ce dernier réussit a faire sauter un bus portant de nombreux opposants tuant un leader candidat à la direction des Mudjahines, 6 hauts responsables et de nombreux  opposants iraniens. De même, des bombes ont explosé devant leur quartier général.

    La simultanéité des deux faits peut être interprétée comme un avertissement sur l'audace du gouvernement iranien, capable de défier.
    Mais l'interprétation, probablement exacte est encore trop simple car les 30000 opposants iraniens hébergés en Iraq se révèlent aussi  comme une arme interne redoutable placée dans le coeur même de l'Iraq par l'Iran. Ainsi, ils ont déjà tenté d'assassiner de nombreux responsables iraqiens dont Odai  le proprefils de Saddam Hussein. 

    De plus, il faut connaître également la réalité des attaques antisémites qui s'exercent actuellement de façon officielle dans un certains nombre de ces pays qui ont signés des accords avec Israël  Ces médias ne peuvent s'exprimer qu'en obédience à leurs gouvernements. Leurs textes sont donc une tactique gouvernementale également.
    Il faut absolument lire  ces pages pour connaître la structure des poncifs antisémites actuels de la région qui allient l'antisémitisme classique de l'époque hitlérienne et de l'antisémitisme religieux européen séculaire en l'appliquant au Juif actuel qu'est l'Israélien relié à sa terre politiquement et religieusement. LE seul juif bon dans ces campagnes est celui qui se désidentifie, et qui hait ses propres attachements.
    Comme dans le courant révisionniste européen, la démonstration utilisée joue d'une apparenc e de connaissance scientifique alors qu'elle est une ignorance crasse de la sociologie historique et de l'anthropologie, une malhonneteté claire et des glissements dans les débats de l'actualité politique. L'ignorant tombe sous le matracage ainsi organisé.


    Tout ceci pour simplement comprendre quel est le contexte de la réalité et dans quel environnement vivent ces Juifs le jour où un gouvernement décide de les inculper. On est loin des discours des articles complaisants pour lecteurs occidentaux qui se basent sur des options logiques sans aucun lien avec la réalité.
    C'est dans ces contextes que se jouent nos Pourim.

    Derrière cela, il y a un passé de très grande estime entre la mémoire iranienne et la mémoire juive.



    Vous trouverez ici les archives quotidiennes du problème de l'arrestation des Juifs iraniens en 1999-2000: le   dossier et la suite ( dossier)
    et voici la fin de cet important dossier.



    Les données brutes iraniennes officielles :

    Population: 68.959.931 (July 1998 est.) 
    note: includes 607,252 non-nationals (July 1998 est.) 

    Age structure: 
    0-14 years: 43% (male 15,371,060; female 14,513,782) 
    15-64 years: 53% (male 18,469,620; female 17,810,596) 
    65 years and over: 4% (male 1,428,471; female 1,366,402) (July 1998est.) 

    Population growth rate: 2.04% (1998 est.) 

    Birth rate: 31.37 births/1,000 population (1998 est.) 

    Death rate: 6.19 deaths/1,000 population (1998 est.) 

    Net migration rate: -4.79 migrant(s)/1,000 population (1998 est.) 

    Sex ratio: 
    at birth: 1.05 male(s)/female 
    under 15 years: 1.06 male(s)/female 
    15-64 years: 1.04 male(s)/female 
    65 years and over: 1.05 male(s)/female (1998 est.) 

    Infant mortality rate: 48.95 deaths/1,000 live births (1998 est.) 

    Life expectancy at birth: 
    total population: 68.25 years 
    male: 66.83 years 
    female: 69.74 years (1998 est.)

    Total fertility rate: 4.31 children born/woman (1998 est.) 

    Nationality: 
    noun: Iranian(s) 
    adjective: Iranian 

    Ethnic groups: Persian 51%, Azerbaijani 24%, Gilaki and Mazandarani8%, Kurd 7%, Arab 3%, Lour 2%, Baloch 2%, Turkmen 2%, other 1% 

    Religions: Shi'a Muslim 89%, Sunni Muslim 10%, Zoroastrian, Jewish,Christian, and Baha'i 1% 

    Languages: Persian and Persian dialects 58%, Turkic and Turkic dialects26%, Kurdish 9%, Louri 2%, Balochi 1%, Arabic 1%, Turkish 1%, other 2% 

    Literacy: 
    definition: age 15 and over can read and write 
    total population: 72.1% 
    male: 78.4% 
    female: 65.8% (1994 est.) 

     Government

    Country name: 
    conventional long form: Islamic Republic of Iran 
    conventional short form: Iran
    local long form: Jomhuri-ye Eslami-ye Iran 
    local short form: Iran 

    Data code: IR 

    Government type: theocratic republic

    National capital: Tehran 

    Administrative divisions: 25 provinces (ostanha, singular—ostan); Ardabil,Azarbayjan-e Gharbi, Azarbayjan-e Sharqi, Bushehr, Chahar, Mahall va Bakhtiari, Esfahan, Fars, Gilan, Hamadan, Hormozgan, Ilam,Kerman, Kermanshahan, Khorasan, Khuzestan, Kohkiluyeh va Buyer Ahmadi, Kordestan, Lorestan, Markazi, Mazandaran, Semnan, Sistanva Baluchestan, Tehran, Yazd, Zanjan 
    note: there may be three new provinces named Gorgan, Qom, and Qazvin 

    Independence: 1 April 1979 (Islamic Republic of Iran proclaimed) 

    National holiday: Islamic Republic Day, 1 April (1979) 

    Constitution: 2-3 December 1979; revised 1989 to expand powers of the presidency and eliminate the prime ministership 

    Legal system: the Constitution codifies Islamic principles of government 

    Suffrage: 15 years of age; universal 

    Executive branch
    Chief of state: supreme leader (rahbar-e moazam) and functional chief of state—

    Leader of the Islamic Revolution Ayatollah Ali Hoseini-KHAMENEI (since 4 June 1989) 
    et le gouvernement à Pourim 5766 ou 2006 (lien):

    Supreme Leader Ali Hoseini-KHAMENEI, Ayatollah
    President
    Mahmud AHMADI-NEJAD
    Speaker of the Islamic Consultative Assembly (Majles) Qolam Ali HADAD-ADEL
    Secretary of the Cabinet Masud ZARIBAFAN
    First Vice Pres. Parviz DAVUDI
    Vice Pres. for Atomic Energy Qolam Reza AQAZADEH-Khoi
    Vice Pres. for Cultural Heritage & Tourism Esfandiar Rahim MASHAIE
    Vice Pres. for Environmental Protection Fatemeh JAVADI
    Vice Pres. for Legal & Parliamentary Affairs Ahmad MUSAVI
    Vice Pres. for Martyrs & War Veterans Affairs Hosein DEHQAN
    Vice Pres. for Physical Education Mohammad ALI-ABADI
    Vice Pres. for Management & Planning Farhad RAHBAR
    Min. of Agricultural Jihad Mohammad Reza ESKANDARI
    Min. of Commerce Masud MIR-KAZEMI
    Min. of Communication & Information Technology Mohammad SOLEIMANI
    Min. of Cooperatives Mohammad Nazemi ARDAKANI
    Min. of Defense & Armed Forces Logistics Mostafa Mohammad NAJAR
    Min. of Economic Affairs & Finance Davud DANESH-JAFARI
    Min. of Education Mahmud FARSHIDI
    Min. of Energy Parviz FATAH
    Min. of Foreign Affairs Manuchehr MOTAKI
    Min. of Health Kamran BAQERI-LANKARANI
    Min. of Housing & Development Mohammad SAIDI-KIA
    Min. of Industries & Mines Ali Reza TAHMASBI
    Min. of Intelligence & Security Qolam Hosein MOHSENI-EJEI
    Min. of Interior Mostafa PUR-MOHAMMADI
    Min. of Islamic Culture & Guidance Mohammad Hosein SAFAR-HARANDI
    Min. of Justice Jamal KARIMI-RAD
    Min. of Labor & Social Affairs Mohammad JAHROMI
    Min. of Petroleum Kazem VAZIRI-Hamaneh
    Min. of Roads & Transportation Mohammad RAHMATI
    Min. of Science, Research, & Technology Mohammad Mehdi ZAHEDI
    Min. of Welfare & Social Security Parviz KAZEMI
    Governor, Central Bank of Iran Ebrahim SHEIBANI
    Head of Interest Section in the US Ali JAZINI
    Permanent Representative to the UN, New York Mohammad Javad ZARIF-Khonsari

    Legislative branch: unicameral Islamic Consultative Assembly or Majles-e-Shura-ye-Eslami(270 seats; members elected by popular vote to
    serve four-year terms) 
    elections: last held 8 March and 19 April 1996 (next to be held NAMarch 2000) 
    election results: percent of vote—NA; seats—NA 

    Judicial branch: Supreme Court 

    Political parties and leaders: Iran has no political parties; the mostimportant political "groupings" are—Tehran Militant Clergy
    Association, Secretary General Ayatollah Mohammad EMAMI-KASHANI; MilitantClerics Association, Mehdi MAHDAVI-KARUBI and
    Mohammad Asqar MUSAVI-KHOINIHA; Servants of Reconstruction (G-6), MohammadHASHEMI-RAFSANJANI, Hosein MARASHI 

    Political pressure groups and leaders: groups that generally supportthe Islamic Republic include Ansar-e Hizballah, Mojahedin of the
    Islamic Revolution, Muslim Students Following the Line of the Imam,and the Islamic Coalition Association; opposition groups include the
    Liberation Movement of Iran and the Nation of Iran party; armed politicalgroups that have been almost completely repressed by the government
    include Mojahedin-e Khalq Organization (MEK), People's Fedayeen, DemocraticParty of Iranian Kurdistan; the Society for the Defense of
    Freedom 

    International organization participation: CCC, CP, ECO, ESCAP, FAO,G-19, G-24, G-77, IAEA, IBRD, ICAO, ICC, ICRM, IDA,
    IDB, IFAD, IFC, IFRCS, IHO, ILO, IMF, IMO, Inmarsat, Intelsat, Interpol,IOC, IOM (observer), ISO, ITU, NAM, OIC, OPEC, PCA,
    UN, UNCTAD, UNESCO, UNHCR, UNIDO, UPU, WCL, WFTU, WHO, WMO, WToO 

    Diplomatic representation in the US: none; note—Iran has an Interests Section in the Pakistani Embassy, headed by Faramarz
    FATH-NEJAD; address: Iranian Interests Section, Pakistani Embassy,2209 Wisconsin Avenue NW, Washington, DC 20007; telephone: [1]
    (202) 965-4990 

    Diplomatic representation from the US: none; note—protecting power in Iran is Switzerland 

    Flag description: three equal horizontal bands of green (top), white,and red; the national emblem (a stylized representation of the word Allah) in red is centered in the white band; ALLAH AKBAR (God is Great) in white Arabic script is repeated 11 times along the bottom edge of the green band and 11 times along the top edge of the red band 


    Il est remarquable de constater que  le site officieliranien ne cite aucunement Israel dans les pays avec lesquels il est en conflit :
    Disputes—international: Iran and Iraq restored diplomatic relationsin 1990 but are still trying to work out written agreements settling outstanding disputes from their eight-year war concerning border demarcation,prisoners-of-war, and freedom of navigation and sovereignty over the Shatt al Arab waterway; Iran occupies two islands in the PersianGulf claimed by the UAE: Lesser Tunb (called Tunb as Sughra in
    Arabic by UAE and Jazireh-ye Tonb-e Kuchek in Persian by Iran) andGreater Tunb (called Tunb al Kubra in Arabic by UAE and Jazireh-ye Tonb-e Bozorg in Persian by Iran); it jointly administers with theUAE an island in the Persian Gulf claimed by the UAE (called Abu Musa in Arabic by UAE and Jazireh-ye Abu Musa in Persian by Iran)—over whichIran has taken steps to exert unilateral control since 1992, including
    access restrictions and a military build-up on the island; the UAEhas garnered significant diplomatic support in the region in protestingthese
    Iranian actions; Caspian Sea boundaries are not yet determined among Azerbaijan, Iran, Kazakhstan, Russia, and Turkmenistan 

    Illicit drugs: illicit producer of opium poppy for the domestic andinternational drug trade; net opiate importer but also a key transshipment
    point for Southwest Asian heroin to Europe 

    Conclusion: comme disent nos Sages, "La Torah n'est pas dans les Cieux, elle est sur terre, dans nos mains, elle nous a été donnée et nous l'avons reçue".
    La Torah et ses fêtes ne sont pas "une spiritualité" mais une avancée concrète de toute la Création vers la réussite heuruse pour tous du plan divin, avec la connaissance de ce plan et des règles morales de réussite.
    Le rôle des Juifs se limite à cela et à être canal de la bénédiction pour le monde entier, depuis...
    ne dites pas un seul autre endroit. Selon la Torah, c'est depuis la terre qui est celle du Saint béné soit-il, depuis Jérusalem son centre.
    J'ai déjà été invité à passer des fêtes gratuitement dans d'autres pays où mes invitants juifs disaient que ce lieu était celui de la bénédiction pour le monde en cette fête du calendrier juif. Avec remerciements, je suis resté à Jérusalem avec ce qui en est dit dans la Torah. Je ne la change pas.
    Et dans ces contextes difficiles, que ce Pourim soit une révolution spirituelle en chacun de nous, et il nous est dit alors que les ennemis se retireront. Et ils nous demanderont alors de jouer notre rôle sur la terre d'Israël. Il faudra bien qu'un jour les Juifs qui croient dans la Torah et l'enseignent mettent en pratique ce qu'ils enseignent sur ce point. Ne découpons pas la Torah aux ciseaux. Et on n'y vient pas seulement pour lieu de retraite ni pour fuir des inconvénients ou des "ras-le-bol", on y vient pour y vivre et pour vivre à fond le plan de la Torah. Ce sera un dur combat, oui, non pas un lieu de repos. Car c'est l'oeil du cyclone.
    Le lien avec les nations est fait, ô combien, mais le retour de tout cela à Jérusalem n'est pas encore réussi et ne dépend que de nous.
    Pendant ce temps là, Esther et Mordékhaï vont vénérés en leur tombeau en Iran, comme Myriam et Aharon en Jordanie. Ne perdons pas espoir.


    1. Le roman d'amour entre la reine juive et le roi de Perse reprendra-t'il?

    On ne peut pas voir seulement le rouleau d'Esther comme une histoire de persécution qui se termine bien pour les Juifs. En effet, toute la Torah commence par la Création du monde et de l'homme Adam, source de tous les peuples et projet divin. La Torah est inscrite dans la révélation de ce qui est nécessaire pour y parvenir après que les humains aient si souvent compliqué et détruit.
    Dans ce contexte, le rapport d'Israël à la dispersion est essentiel. C'est le rapport à l'Egypte (et le Maharal de Prague insiste sur le fait que Moché allait devant Pharaon pour tenter de le faire revenir à l'ordre essentiel et monter à ce qui sera Jérusalem mais il refusa, et on connaît la suite).
    C'est aussi le rapport à toute la dispersion et le Rambam, Maïmonide, insiste sur le fait qu'elle a eu un rôle et un temps qui consistaient à rassembler les étincelles dispersées et à les ramener au summum de leur être dans le peuple.
    Les 70 membres du Sanhédrine, conscients de ces rapports essentiels, connaissaient les 70 langues principales et pouvaient se passer d'interprètes; ils les reliaient ainsi au coeur de la Création, Jérusalem, qui est aussi le canal de la bénédiction. Il est écrit que les puissants des nations rivalisaient d'ambition pour posséder une maison sur la terre d'Israël. Et les non-Juifs apportaient des sacrifices et des offrandes au Temple.

    Dans tout ce contexte, la relation avec la Perse a une intensité particulière, non seulement pour cet amour entre le Roi (image du Roi du monde) et Esther. Ce n'est donc pas seulement une histoire de persécution qui se termine. Je vous laisse méditer sur le sens de ce lien. Réfléchissons à quelques éléments.
    La Perse (ou l'Iran d'aujourd'hui, puisque ce nom ne fut changé il y a seulement 70 ans) a comme Israel et le peuple juif, de nombreux points communs:
    - une langue multi-millénaire qui est encore parlée aujourd'hui comme elle l'était hier, et tout connaisseur du persan (farsi) est capable de lire les textes anciens comme chez les Juifs ils lisent également la Torah et le journal du jour dans la même langue. N'importe quel iranien dévore les poèmes d'amour de Rumi, poète du 13e siècle. C'est dans ces niveaux de participation commune à l'actualité et au passé antique en une immédiateté commune que l'on peut se comprendre. Par contre, ni les Italiens ni les Grecs d'aujourd'hui ne peuvent lire leurs textes anciens avec la même facilité, ni les Indiens face au sanscrit, ni les chinois, etc.
    - comme l'hébreu a été répandu dans le monde à travers le texte de la Torah, le persan fut longtemps une langue administrative et diplomatique sur toute l'Asie. Et de multiples pays ont gardé dans leur langue les mots de persan, jusqu'en Indonésie. Par exemple, saphir, paradis...
    - le souvenir d'Esther et de Mardochée ou du prophète Daniel est présent dans la culture iranienne et les mausolées de leur tombe sont des monuments historiques dont le pays est fier.
    - comme pour les Juifs, les Perses ou Iraniens présentent leur histoire comme ayant subi l'invasion et l'occupation par les Arabes. Et il est clair que, puisque l'islam a été imposé par l'épée, les conversions forcées et le sang, les rapports avec les conquérants venus de La Mecque restent encore très tendus et tournent au carnage épisodiquement lors des grands pélerinages.
    - Les envahisseurs islamiques n'ont pas réussi à supprimer totalement les anciennes religions perses (zoroastriens) qui subsistent encore aujourd'hui. Point commun avec le judaïsme. Et ils vénèrent les lieux du passé pré-islamique, ainsi que les noms qui y sont reliés.
    - Les occupants arabes (qui accusent tant les autres d'occupation, par projection) ont imposé l'écriture arabe si jolie dans sa calligraphie, mais si mal adaptée à la structure linguisitque du persan. Et cela pose des problèmes que les nationalistes iraniens ne camouflent pas et, chaque fois qu'ils le peuvent, ils adoptent dans l'écriture les formules ou la graphie de l'ancienne langue et refusent d'adopter les petits signes d'adjonction de l'arabe. Cet entêtement multiséculaire est à rapprocher de la psychologie juive.
    Tout le conflit entre les Chiites et les Sunnites, la guerre iraqo-iranienne, etc. sont à voir dans cette juste compréhension anthropologique. Il n'y a aucun sens à voir le monde du Proche-Orient à travers la seule histoire diplomatique des deux siècles derniers. Je me souviens avoir éclairé quelque peu des responsables de l'ONU en mission allant d'une capitale à l'autre dans la région sans cesse et qui étaient ignorants de toutes ces rivalités multi-millénaires. Ils comprirent enfin que le conflit israélien n'était qu'un outil pour continuer les rivalités historiques afin de prendre le leadership sur les 3 ou 4 autres grands empires qui furent toujours en conflit entre eux.
    Ne pas prendre en compte l'anthropologie historique en cette région est passer à côté de tout sens véritable.
    Nous pourrions aussi insister sur les parallèles des deux langues.
    Tout ceci n'est qu'une piste car il faudrait aller beaucoup plus en recherche et réflexion pour comprendre les affinités et complémentarités, et parvenir à nous demander: qu'est-ce qui a fait que c'est entre ces deux peuples que s'est jouée la rencontre de sauvetage entre le Roi Assuérus et Esther, et non pas en un autre pays. Et pourquoi c'est Cyrus le roi de Perse qui, seul, a fait se réaliser la reconstruction du Temple, projet de bénédiction le plus important pour Israël et pour tous les peuples et pour l'ensemble de la Création.
    Il reste que, actuellement, voilà deux grandes civilisations (Israël et la Perse) que l'arabisme et l'islamisme n'ont pas réussi à vaincre et qui maintiennent vivante leur appartenance à leur source, et même leur lien commun écrit dans le texte du Tanakh et dans les monuments en Iran, et même leurs épisodes cummuns face à la même puissance politico-religieuse qui, aujourd'hui comme hier veut conquérir par le glaive et le sang, avec une idéologie mortifère de djihad promettant le paradis et les 70 vierges aux candidats assassins.
    Le paradoxe est que ces deux civilisations-victimes passent entre elles par des phases d'amour et par une phase actuelle de violence de la part de l'Iran qui est avant tout une hyperexcitation islamique, et une façon de reprendre le leadership sur le reste des conquérants islamiques de leur propre patrimoine. La situation est très confuse et ambivalente. Et on voit comment et combien en Iraq ces affrontements sont violents et ne respectent aucun lieu sacré. Et là il n'y a plus de Juifs à accuser ni à utiliser.
    Il y a un affrontement supplémentaire avec la christocratie économique de Bush, c'est encore un autre problème! Tout est possible dans les idéologies sur cette planète.

    La violence d'Amman et celle de l'Islam conquérant éclatent périodiquement en Iran, à la fois dans des rites religieux sanguinaires ou dans l'explosion anti-israélienne aussi bien que dans les explosions de jeunes enfants envoyés nettoyer les champs de mine en victimes délibérées. Cela tient-il plus de l'iranisme ou de l'islamique qui trouve qu'il n'y a pas plus grand bonheur que de mourir en martyr? Tout est complexe, et la langue iranienne adore les longs fils de dépendances successives. Donc, non aux simplifications.
    Il est probable qu'un jour -et ce sera un grand pas vers la guéoula finale- les Iraniens entendront le goût de la vie et abandonneront pour toujours le goût de la mort qui leur a été amené de l'extérieur; ils seront alors fidèles à leur sens de la beauté terrestre qui illumine dans leurs monuments autant que dans leurs tapis ou miniatures. Ils écouteront alors le principe de la Torah: tout la religion est pour que "vous viviez" et ils écouteront aussi leur principal poète Rumi dans son enseignement que je reproduis ici et traduis (poème 311) où il montre bien qu'il faut sortir d'un piège que l'on se dresse tout le temps au coeur même de l'amour et de la religion:
    1. En amour, rien ne vaut si ce n'est boire le vin vital
    2 et si l'âme ne donne pas la vie, il n'est plus rien qui reste.
    3. Je dis: "toi, je t'ai connu et de ce temps-là je vais en mourir (d'amour).
    4 Il me dit en ses profondeurs antiques: "me connaître ne fait jamais mourir".
    Disons "Amen" à ce projet de civilisation où l'exaltation, enfin, ne sera plus mortifère pour personne. Et que ce Pourim soit aussi une libération intérieure pour l'Iran. Et qu'ils ressentent l'émotion qui est passée entre le roi de Perse et la reine Esther.

    Esther aurait pu dire au Roi qu'elle apportait ce poème en demandant la vie pour son peuple.

    En hommage et liaison positive, je transcris maintenant ce poème dans la langue farsi originale, en ce poème âgé de 8 siècles et lu par tout iranien. Que ce soit notre point de rencontre en cette fête de Pourim, nous avons de quoi nous parler en choisissant la vie (acher ti'hiou) au milieu de ces courants religieux qui dégustent la mort et s'imaginent avoir trouvé cela dans la parole de D.ieu lue dans la Bible qu'ils n'ont pas su lire. Ils en ont fait un autre testament, mot devenu mortifère comme l'histoire l'a démontré. Ayons donc la patience divine, et sachons regarder aussi les beautés que chaque peuple a su cultiver, lui seul plus que d'autres.

    1. Dar échgh, ké djoz méi-é baghâ, kordane nist
    2. djoz djâne dâdane, dalil-e djâne bordane nist.
    3. Goftam ké : "to râ chénâssam, ânega miram".
    4. Goftâ ké : chénâssâyé ma râ, mordane nist".
    Traduction:
    1. En amour, rien ne vaut si ce n'est boire le vin vital
    2. et si l'âme ne donne pas la vie, il n'est plus rien qui reste.
    3. Je dis: "toi, je t'ai connu et de ce temps-là je vais en mourir (d'amour).
    4. Il me dit en ses profondeurs antiques: "me connaître ne fait jamais mourir".


    (le poème en persan, écriture de l'auteur, en hommage à Esther qui a cru en la victoire de la vie).

    Comme pour les Juifs, il est difficile pour les Perses et les Iraniens d'être ainsi tendus entre des mondes différents, entre le passé multimillénaire et les autres empires qui les pressent, entre soi et les autres en qui on se fond en falsifiant. A travers tout cela, c'est le tiqqoun de Caïn et Abel. On avance, très lentement.

    Un nouveau pas sera franchi dans la reconnaissance (en tous les sens du termes) quand les islamistes et les Arabes en particulier prendront au sérieux le texte de la sourate du Qoran, nommée "le voyage nocturne", qui annonce le retour des Juifs vers leur terre depuis la dispersion comme un signe du salut final. Voyez sur cette page de Modia le long exposé de ce texte pour la reconnaissance de Jérusalem.
    Nous sommes à cette époque. Il suffirait que les voisins arabes lisent également ce passage et ses commentaires. Alors, l'alliance avec la Perse et l'Iran serait dégagée de tous ces freins et le Proche-Orient apporterait la bénédiction au monde. Et le rôle de nos voisins dans cette amélioration serait mis en valeur.

    A chacun de réfléchir et d'apporter à sa façon à la construction commune. Combien nécessaire!


    Dans le cours de la visite de Bush, en 2008, au milieu des enjeux qui s'y déroulaient, je vous transmettais des nouvelles et je vous faisais part de comment j'ai vécu ces moments: je les ai placés à l'intérieur du psaume 23 (Hachém est mon berger, je ne manquerai jamais de rien". Et, dans la réalité de notre contexte, pour porter ma prière dans le respect de la Création environnante, j'ai dessiné ce psaume sur fond du vert islamique qui nous environne et avec la lumière, et pour la transformation de la complexité en bien, comme dit la paracha "Bo, viens vers Pharaon" (viens avec moi vers Pharaon), j'ai dessiné ce psaume dans la langue farsi de l'Iran et dans l'écriture arabe de nos voisins. C'est ainsi, comme Esther, en Iran, venir dire en farsi au Roi des Rois et Roi de tous les peuples, que nous avons confiance en Lui sans cesse et même dans la possibilité des hommes de comprendre. Esther a ainsi gagné. Lisez ici cet épisode audacieux. Nous le renouvelons.

    Voici la traduction du psaume:
    "Psaume de David. Hachém est mon berger, je ne manquerai de rien. Dans de vertes prairies, il me fait camper, il me conduit au bord des eaux paisibles. Il restaure mon âme, me dirige dans les sentiers de la justice, en faveur de Son nom. Dussé-je suivre la sombre vallée de la mort, je ne craindrais aucun mal, car Tu serais avec moi; Ton soutien et Ton appui seraient ma consolation. Tu dresses la table abondante devant moi, à la face de mes ennemis. Tu parfumes d'huile ma tête. Ma coupe est pleine à déborder. Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront toute ma vie durant, et j'habiterai de longs jours dans la maison de Hachém".
    Etudier ici ce psaume: cliquez ici