Pourim:
1. Etude pour tout savoir et pour réussir intérieurement et extérieurement sur la prochaine fête de Pourim. Cette page est renouvelée
2. NOUVEAU. Important de lire et étudier les
précisions et enseignements sur les données historiques à l'origine de cette fête. LIEN ICI.
3. Le texte complet du livre d'Esther et application personnelle en conscience. Avec plusieurs poèmes d'intériorisation
4. Cadeau pour vous pour Pourim.
5. Poèmes nouveaux au coeur pour Pourim
ici, et ici, et ici, et ici.
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Voici le texte complet du "Rouleau
d'Esther":
1 Ce fut au temps d'Assuérus, de ce même A'hachvéroch (Assuérus)
qui régnait,
de l'Inde à l'Ethiopie, sur cent vingt-sept provinces.
2 En ce temps-là,
le roi A'hachvéroch était établi sur son trône royal,
dans Suse la capitale,
3 il donna, dans la troisième année de
son règne, un festin à l'ensemble de ses grands et de ses serviteurs, à l'armée
de Paras (Perse) et de Madaï (Médie), aux satrapes et aux gouverneurs
des provinces [réunis] en sa présence,
4 étalant la richesse de son
faste royal et la rare magnificence de sa grandeur cela pendant une longue
durée de cent quatre-vingts jours.
5 Lorsque ces jours furent révolus,
le roi donna à toute la population présente à Chouchane
(Suse), la capitale, aux grands comme aux petits, un festin de sept jours dans
les
dépendances
du parc du palais royal.
6 Ce n'étaient que tentures blanches, vertes
et bleu de ciel, fixées par des cordons de byssus et de pourpre sur
des cylindres d'argent et des colonnes de marbre; des divans d'or et d'argent
sur des mosaïques de porphyre, de marbre blanc, de nacre et de marbre
noir.
7 Les boissons étaient offertes dans des vases d'or, qui présentaient
une grande variété; et le vin royal était abondant, digne
de la munificence du roi.
8 On buvait à volonté, sans aucune
contrainte; car le roi avait recommandé à tous les officiers
de sa maison de se conformer au désir de chacun.
9 La reine Vachti donna,
de son côté, un festin aux femmes dans le palais royal appartenant
au roi A'hachvéroch.
10 Le septième jour, comme le cœur du roi était
mis en liesse par le vin, il ordonna à Méhouman, Bizzeta, Harbona, Bigta,
Abagta, Zêtar et Carcas (les sept eunuques qui étaient de service
auprès du roi A'hachvéroch),
11 d'amener devant le roi la reine
Vachti, ceinte de la couronne royale, dans le but de faire voir sa beauté au
peuple et aux grands; car elle était remarquablement belle.
12 Mais
la reine Vachti refusa de se présenter, suivant l'ordre du roi transmis
par les eunuques. Le roi en fut très irrité, et sa colère
s'enflamma.
13 Puis le roi, s'adressant aux sages, initiés à la
connaissance des temps car c'est ainsi que les affaires du roi étaient
portées devant ceux qui connaissent la loi et le droit;
14 et ceux qui
l'approchaient de plus près, c'étaient Carchena, Chêtar,
Admata, Tarchich, Mérés, Marsena, Mémoukhan, les sept seigneurs
qui avaient accès auprès de la personne du roi et tenaient le
premier rang dans le royaume
15 le roi demanda quel traitement méritait,
d'après la loi, la reine Vachti, pour avoir désobéi à l'ordre
du roi A'hachvéroch, communiqué par les eunuques.
16 Alors Mémoukhan
s'exprima ainsi devant le roi et les seigneurs: "Ce n'est pas seulement
envers le roi que la reine Vachti s'est rendue coupable, mais encore contre
tous les grands et contre toutes les nations qui peuplent les provinces du
roi A'hachvéroch;
17 car l'incident de la reine, venant à la connaissance
de toutes les femmes, aura pour effet de déconsidérer leurs maris à leurs
yeux, puisqu'on dira: "Le roi A'hachvéroch avait donné ordre
d'amener la reine Vachti en sa présence, et elle n'est pas venue!"
18
Et aujourd'hui même, les grandes dames de Perse et de Médie, qui
ont appris l'incident de la reine, en parleront à tous les dignitaires
du roi, et de là naîtront force avanies et querelles irritantes.
19 Si donc tel est le bon plaisir du roi, qu'un rescrit royal, émané de
lui et consigné dans les lois de Perse et de Médie, de façon à ne
pouvoir être rapporté, dispose que Vachti ne paraîtra plus
devant le roi A'hachvéroch, et que sa dignité royale sera conférée
par le roi à une autre femme valant mieux qu'elle.
20 L'ordonnance que
rendra le roi sera connue dans tout son royaume, qui est si vaste, et alors
toutes les femmes témoigneront du respect à leurs maris, du plus
grand au plus petit."
21 Cet avis parut excellent aux yeux du roi et des
seigneurs, et le roi agit conformément aux paroles de Mémoukhan.
22
Il expédia des lettres dans toutes les provinces royales, dans chaque
province selon son système d'écriture et dans chaque peuplade
selon son idiome, [pour ordonner] que tout homme serait maître dans sa
maison et s'exprimerait dans la langue de sa nation.
Chapitre (péréq) 2
1 Après ces événements, quand la colère du roi A'hachvéroch
fut
tombée, il se souvint de Vachti, de ce qu'elle avait fait et de la
sentence prononcée contre elle.
2 Alors les courtisans du roi, attachés à son
service, dirent: "Qu'on recherche pour le roi des jeunes filles vierges,
belles de visage,
3 et que le roi institue des fonctionnaires dans toutes les
provinces de son royaume, chargés de rassembler toutes les jeunes filles
vierges, d'un bel extérieur, à Chouchane, la capitale, dans le
palais
des femmes, sous la direction de Hêghé, eunuque du roi, gardien
des femmes, pour que celui-ci leur fournisse les apprêts de leur toilette;
4 et la jeune fille qui plaira le plus au roi, qu'elle devienne reine à la
place de Vachti!" La chose fut approuvée par le roi, et il en décida
ainsi.
5 Or, à Chouchane, la capitale, vivait un homme originaire de Yéhouda
(Judée),
portant le nom de Mordékhaï (Mardochée), fils de Yair, fils
de
Séméi,
fils de Kich, de la tribu de Benjamin.
6 II avait été déporté de
Jérusalem avec les captifs emmenés de Jérusalem en même
temps que Ieconia, roi de Juda, par Nabuchodonosor, roi de Babylone.
7 Il était
le tuteur de Hadassa, c'est-à-dire d'Esther, fille de son oncle, qui n'avait
plus ni père ni mère; cette jeune fille était belle de taille
et belle de visage. A la mort de son père et de sa mère, Mordékhaï l'avait
adoptée comme sa fille.
8 Lors donc que furent publiés
l'ordre du roi et son édit et qu'on réunit nombre de jeunes filles à Chouchane,
la capitale, sous la direction de Hêgaï, Esther fut, elle aussi, emmenée
au palais du roi et confiée à la direction de Hêgaï,
gardien des femmes.
9 La jeune fille lui plut beaucoup et gagna ses bonnes grâces;
aussi s'empressa-t-il de lui procurer les objets nécessaires à sa
toilette et à son entretien, ainsi que les sept suivantes que devait lui
fournir la maison du roi, et il lui témoigna, à elle et à ses
suivantes, une faveur exceptionnelle dans le harem.
10 Esther n'avait fait connaître
ni son peuple, ni son origine, Mordékhaï lui ayant recommandé de
n'en rien faire.
11 Et chaque jour Mordékhaï arpentait les abords de la
cour du harem, pour s'informer du bien-être d'Esther et de ce qui advenait
d'elle.
12 Or, quand arrivait le tour d'une des jeunes filles de se présenter
devant le roi A'hachvéroch, après le délai réglementaire
assigné aux femmes, c'est-à-dire après douze mois révolus,
car ce temps était pris par les soins de leur toilette, dont six mois
pour l'emploi de l'huile de myrrhe et six mois pour l'emploi des aromates et
des essences à l'usage des femmes
13 alors la jeune fille se rendait auprès
du roi, et tout ce qu'elle demandait à emporter avec elle du harem dans
la maison du roi lui était accordé.
14 Le soir elle venait et le
matin elle rentrait dans un autre harem, confié à la surveillance
de Chaachgaz, eunuque du roi, gardien des concubines. Elle ne retournait plus
chez le roi, à moins que celui-ci ne voulût d'elle, auquel cas elle était
mandée nominativement.
15 Lorsque le tour d'Esther, fille d'Abihaïl,
oncle de Mordékhaï, lequel l'avait adoptée comme sa fille, fut
venu de paraître devant le roi, elle ne demanda rien en dehors de ce que
proposait Hêgaï, eunuque du roi, gardien des femmes; et Esther s'attira
les sympathies de tous ceux qui la voyaient.
16 Esther fut donc conduite au roi
A'hachvéroch, dans son palais royal, le dixième mois, qui est le
mois
de Tébêt, la septième année de son règne.
17
Le roi se prit d'affection pour Esther plus que pour toutes les autres femmes;
mieux que toutes les jeunes filles elle gagna ses bonnes grâces et sa bienveillance.
Il posa la couronne royale sur sa tête et la proclama reine à la
place de Vachti.
18 Puis le roi donna un grand festin à tous ses grands
et officiers, festin en l'honneur d'Esther; il accorda des allégements
aux provinces et distribua des cadeaux, dignes de la munificence royale.
19 Lors
du second rassemblement des jeunes filles, Mordékhaï était
assis à la
porte du roi.
20 Esther ne révéla ni son peuple ni son origine,
comme le lui avait recommandé Mordékhaï, Esther se conformant
aux
instructions de Mordékhaï, tout comme si elle était encore
sous
sa tutelle.
21 A cette époque, alors que Mordékhaï se tenait à la
porte du roi, Bigtân et Térech, deux des eunuques du roi, préposés à la
garde du seuil, conçurent un violent ressentiment et cherchèrent à attenter à la
vie du roi Assuérus.
22 Mordékhaï eut connaissance du complot et
en informa la reine Esther, qui en fit part au roi au nom de Mordékhaï.
23 Une enquête fut ouverte, qui confirma la chose; les deux [coupables]
furent pendus à une potence, et le fait fut consigné dans le livre
des annales, en présence du roi.
Chapitre (péréq)
3
1 A la suite de ces événements, le roi A'hachvéroch éleva
Amane, fils de Hamedata, l'Agaghite, en l'appelant à la plus haute dignité,
et lui attribua un siège au-dessus de tous les seigneurs attachés à sa
personne.
2 Tous les serviteurs du roi, admis à la cour royale, s'agenouillaient
et se prosternaient devant Amane, car tel était l'ordre donné par
le roi en son honneur; mais Mordékhaï ne s'agenouillait ni ne
se prosternait.
3 Les serviteurs du roi, admis à la cour royale, dirent à Mordékhaï: "Pourquoi
transgresses-tu l'ordre du roi?"
4 Comme ils lui faisaient cette observation
jour par jour sans qu'il en tînt compte, ils dénoncèrent
le fait à Amane, pour voir si les propos de Mordékhaï auraient
quelque valeur; car il leur avait raconté qu'il était juif.
5
Amand, s'apercevant que Mordékhaï ne s'agenouillait ni se prosternait
devant lui, fut rempli d'une grande colère.
6 Mais il jugea indigne
de lui de s'en prendre au seul Mordékhaï, car on lui avait fait
savoir de quelle nation il était. Amane résolut donc d'anéantir
tous les juifs établis dans le royaume de A'hachvéroch, la nation
entière de Mordékhaï.
7 Le premier mois, qui est le mois de Nissane,
dans la douzième année du règne d'A'hachvéroch,
on consulta le POUR, c'est-à-dire le sort, devant Amane, en passant
d'un jour à l'autre et d'un mois à l'autre jusqu'au douzième
mois, qui est le mois d'Adar.
8 Puis Amane dit au roi A'hachvéroch : "Il
est une nation répandue, disséminée parmi les autres nations
dans toutes les provinces de ton royaume; ces gens ont des lois qui diffèrent
de celles de toute autre nation; quant aux lois du roi, ils ne les observent
point: il n'est donc pas de l'intérêt du roi de les conserver.
9 Si tel est le bon plaisir du roi, qu'il soit rendu un ordre écrit
de les faire périr, et moi, je mettrai dix mille kikkars d'argent à la
disposition des agents [royaux] pour être versés dans les trésors
du roi."
10 Le roi ôta son anneau du doigt et le remit à Amane,
fils de Hamedata, l'Agaghite, le persécuteur des juifs.
11 Et le roi
dit à Amane: "Je t'abandonne à la fois l'argent et cette
nation, dont tu feras ce que bon te semblera."
12 On convoqua les scribes
du roi le treizième jour du premier mois, et un message fut rédigé,
d'après les prescriptions d'Amane, à l'adresse des satrapes du
roi, des gouverneurs de chaque province et des seigneurs de chaque nation en
conformité avec le système d'écriture de chaque nation
et l'idiome de chaque peuple; le message était écrit au nom du
roi et scellé du sceau royal.
13 Et par les courriers, les lettres furent
expédiées dans toutes les provinces du roi, [ordonnant] de détruire,
exterminer et anéantir tous les juifs jeunes et vieux, enfants et femmes
en un seul jour, à savoir le treizième jour du douzième
mois, qui est le mois d'Adar, et de faire main basse sur leur butin.
14 La
teneur de l'écrit [portait] qu'un ordre fût promulgué dans
chaque province et porté à la connaissance de tous les peuples
de se tenir prêts pour ce jour.
15 Les courriers partirent en toute hâte
par ordre du roi, et dans Chouchane, la capitale; l'édit fut [aussi]
publié.
Le roi et Amane s'attablèrent pour boire, tandis que la ville de Chouchane était
dans la consternation.
Chapitre (péréq)
4
1 Mordékhaï, ayant eu connaissance de tout ce qui s'était passé,
déchira ses vêtements, se couvrit d'un cilice et de cendres et parcourut
la ville en poussant des cris véhéments et amers.
2 Il arriva jusqu'aux
abords de la porte du roi; car il ne pouvait s'approcher de la porte du roi
revêtu
d'un cilice.
3 Et dans chacune des provinces, partout où parvinrent l'ordre
du roi et son édit, ce fut un grand deuil pour les juifs, accompagné de
jeûnes, de pleurs et de lamentations; la plupart s'étendirent
sur un cilice et sur des cendres.
4 Les suivantes d'Esther et ses eunuques vinrent
lui raconter la chose, et la reine en fut toute bouleversée. Elle envoya
des vêtements pour les mettre à Mardochée, en enlevant
son cilice; mais il ne les accepta point.
5 Alors Esther appela Hatac, un des eunuques
du roi qu'on avait attaché à son service, et le dépêcha à Mordékhaï pour
savoir ce que cela voulait dire et pourquoi cette manière d'agir.
6 Hatac se rendit auprès de Mordékhaï, sur la place publique
de
la ville qui s'étendait devant la porte du roi;
7 et Mordékhaï lui fit part de tout ce qui lui était advenu
ainsi que du montant de la somme d'argent qu'Amane avait promis de verser dans
les trésors du roi,
en vue des juifs qu'il voulait faire périr.
8 Il lui remit aussi le texte
de l'ordre écrit qui avait été promulgué à Chouchane
de les exterminer, pour le montrer à Esther et la mettre au courant, et
pour lui recommander de se rendre chez le roi, afin de lui présenter
une supplique et de le solliciter en faveur de son peuple.
9 Hatac revint et rapporta à Esther
les paroles de Mordékhaï.
10 Mais Esther dit à Hatac, en le chargeant
de transmettre sa réponse à Mordékhaï:
11 "Tous les
serviteurs du roi et la population des provinces du roi savent que toute personne,
homme ou femme, qui pénètre chez le roi, dans la cour intérieure,
sans avoir été convoquée, une loi égale pour tous
la rend passible de la peine de mort; celui-là seul à qui le roi
tend son sceptre d'or a la vie sauve. Or, moi, je n'ai pas été invitée à venir
chez le roi voilà trente jours."
12 Les paroles d'Esther ayant été communiquées à Mordékhaï,
13 celui-ci dit de porter cette réponse à Esther: "Ne te berce
pas de l'illusion que, seule d'entre les juifs, tu échapperas au danger,
grâce au palais du roi;
14 car si tu persistes à garder le silence à l'heure
où nous sommes, la délivrance et le salut surgiront pour les juifs
d'autre part, tandis que toi et la maison de ton père vous périrez.
Et qui sait si ce n'est pas pour une conjoncture pareille que tu es parvenue à la
royauté?"
15 Alors Esther fit porter cette réponse à Mordékhaï:
16 "Va rassembler tous les juifs présents à Chouchane, et
jeûnez à mon
intention; ne mangez ni ne buvez pendant trois jours ni jour ni nuit moi aussi
avec mes suivantes, je jeûnerai de la même façon. Et puis
je me présenterai au roi, et si je dois périr, je périrai!"
17
Mordékhaï se retira et exécuta strictement ce que lui avait ordonné Esther.
Chapitre (péréq)
5
1 Le troisième jour, Esther se revêtit de ses atours de reine et
se présenta dans la cour intérieure du palais du roi, en face du
palais du roi. Celui-ci était assis sur son trône royal, dans le
palais de la royauté, vis-à-vis de l'entrée du palais.
2
Lorsque le roi aperçut Esther debout dans la cour, elle éveilla
sa sympathie, et le roi tendit à Esther le sceptre d'or qu'il tenait en
main. Esther s'avança et toucha l'extrémité du sceptre.
3 Le roi lui dit: "Qu'y a-t-il, reine Esther? Que demandes-tu? Quand ce
serait la moitié du royaume, elle te serait accordée."
4 Esther
répondit: "Si tel est le bon plaisir du roi, que le roi, ainsi qu'Amane,
assiste aujourd'hui au festin que j'ai préparé à son intention."
5
Le roi dit: "Cherchez vite Amane, pour que s'accomplisse le désir
d'Esther." Et le roi se rendit avec Amane au festin préparé par
Esther.
6 Au cours du festin, le roi dit à Esther: "Formule ta demande,
et elle te sera accordée; dis ce que tu souhaites: quand ce serait la
moitié du royaume, tu l'obtiendrais."
7 Esther répliqua et
dit: "Ma demande et ma requête, les voici:
8 si j'ai trouvé grâce
aux yeux du roi et s'il plaît au roi d'agréer ma demande et d'accéder à ma
requête, que le roi veuille se rendre avec Amane au festin que je veux
leur
préparer, et demain je me conformerai à la volonté du roi."
9
Ce jour-là Amane se retira, joyeux et le cœur content mais quand
Amane
vit, à la porte du roi, Mordékhaï qui ne se levait ni ne bougeait
devant lui, il fut rempli de colère contre Mordékhaï.
10 Toutefois
Amane se contint et rentra chez lui; aussitôt il fit venir ses amis et
sa
femme Zérech.
11 Amane leur exposa la splendeur de sa fortune et la multitude
de ses enfants, et comment le roi l'avait distingué et élevé au-dessus
des grands et des officiers royaux;
12 et Amane ajouta: "Bien plus, je suis
le seul que la reine Esther ait invité avec le roi au festin qu'elle a
préparé; et demain encore je suis convié par elle avec le
roi. 13 Mais tout cela est sans prix à mes yeux, tant que je vois ce juif
Mordékhaï assis à la porte du roi."
14 Sa femme Zérech
et tous ses amis lui répondirent: "Qu'on dresse une potence, haute
de cinquante coudées; et demain matin parle au roi; pour qu'on y pende
Mordékhaï. Alors tu iras joyeusement avec le roi au festin." Le conseil
plut à Amane, et il fit dresser la potence.
Chapitre (péréq)
6
1 Cette même nuit, comme le sommeil fuyait le roi, il ordonna d'apporter
le recueil des annales relatant les événements passés, et
on en fit la lecture devant le roi.
2 On y trouva consigné ce fait que
Mordékhaï avait dénoncé Bigtana et Térech, deux des
eunuques du roi, préposés à la garde du seuil, qui avaient
résolu d'attenter à la vie du roi Assuérus.
3 "Quel
honneur, demanda le roi, et quelle dignité a-t-on décernés à Mordékhaï pour
cela? rien n'a été fait pour lui", répondirent
les pages du roi, chargés du service.
4 Le roi interrogea: "Qui est-ce
qui est dans la cour?" Or, Amane venait d'entrer dans la cour extérieure
du palais royal pour demander au roi qu'on pendit Mordékhaï à la
potence, dressée à son intention.
5 Les pages du roi lui dirent "Voilà Amane
qui se tient dans la cour. Qu'il entre!" dit le roi.
6 Amane étant
entré, le roi lui dit: "Que convient-il de faire pour l'homme que
le roi désire honorer?" Et Amane de se dire à part soi: "Est-il
quelqu'un à qui le roi tienne à rendre plus d'honneurs qu'à moi-même?"
7
Amane répondit donc au roi: "S'il est un homme que le roi ait à cœur
d'honorer,
8 qu'on fasse venir un vêtement royal qu'a porté le roi
et un cheval que le roi a monté et sur la tête duquel figure une
couronne royale;
9 que l'on confie le vêtement et le cheval à l'un
des seigneurs du roi, des hauts dignitaires, pour qu'on mette le vêtement à l'homme
que le roi veut honorer, qu'on le promène sur le cheval par la grande
place de la ville, en le faisant précéder de cette proclamation: "Voilà ce
qui se fait pour l'homme que le roi veut honorer!"
10 Va vite, dit le roi à Amane,
prendre le vêtement et le cheval dont tu as parlé, et fais comme
tu as dit à l'égard du juif Mordékhaï, qui est assis à la
porte du roi; n'omets aucun détail de tout ce que tu as proposé."
11
Amane prit donc le vêtement et le cheval, il habilla Mordékhaï et
le promena à cheval par la grande place de ta ville, en s'écriant
devant lui: "Voilà ce qui, se fait pour l'homme que le roi veut honorer!"
12
Puis Mordékhaï retourna à la porte du roi, et Amane gagna précipitamment
sa maison, accablé de tristesse et la tête basse.
13 Amane raconta à sa
femme Zérech et à ses amis tout ce qui lui était advenu;
et ses sages et sa femme Zérech lui dirent: "S'il est de la race
des juifs, ce Mordékhaï devant qui tu as commencé à tomber,
tu ne pourras l'emporter sur lui; au contraire, tu t'écrouleras entièrement."
14
Ils étaient encore en train de s'entretenir avec lui, quand arrivèrent
les eunuques du roi; ceux-ci firent diligence pour conduire Amane au festin qu'Esther
avait préparé.
Chapitre (péréq)
7
1 Le roi et Amane vinrent donc s'asseoir au festin avec la reine Esther.
2 Et
le second jour encore, le roi dit à Esther pendant le festin, à l'heure
du vin: "Fais connaître ta demande; reine Esther, et elle te sera
accordée; dis ce que tu souhaites: quand ce serait la moitié du
royaume, tu l'obtiendrais."
3 La reine Esther répondit en ces termes: "Si
j'ai trouvé grâce à tes yeux, et si tel est le bon plaisir
du roi, puisse-t-on, à ma demande, me faire don de la vie et, à ma
requête, sauver mon peuple!
4 Car nous avons été vendus
moi-même et mon peuple, pour être détruits, exterminés,
anéantis. Si du moins nous avions été vendus pour être
esclaves ou servantes, j'aurais gardé le silence; assurément
le persécuteur n'a pas le souci du domage causé au roi.
5 Le roi
Assuérus se récria et dit à la reine Esther: "Qui
est-il, où est-il, celui qui a eu l'audace d'agir de la sorte?
6 Cet
homme, répliqua Esther, cruel et acharné; c'est ce méchant
Amane que voilà!" Amane fut atterré en présence du
roi et de la reine.
7 Le roi s'était dans sa colère, levé du
festin pour gagner le parc du palais, tandis qu'Amane se redressa pour demander
grâce de la vie à la reine Esther, car il voyait que sa perte était
résolue par le roi.
8 Comme le roi revenait du parc du palais dans la
salle du festin, [il vit] Amane qui s'était laissé tomber sur
le divan occupé par Esther: "Comment, s'écria le roi, tu
vas jusqu'à faire violence à la reine en ma présence,
dans mon palais!" L'ordre en fut donné par le roi, et on voila
le visage d'Amane.
9 Alors Harbona, un des eunuques, dit devant le roi: "Ne
voilà-t-il pas que la potence, préparée par Amane pour
Mardochée, qui a parlé pour le salut du roi, se dresse dans la
maison d'Amane, haute de cinquante coudées! Qu'on l'y pende!" s'écria
le roi.
10 On attacha donc Amane à la potence qu'il avait préparée
pour Mordékhaï. Et la colère du roi s'apaisa.
Chapitre (péréq)
8
1 Le même jour, le roi A'hachvéroch fit don à la reine
Esther
de la maison d'Amane, persécuteur des juifs, et Mordékhaï se
présenta
devant le roi, Esther ayant raconté ce qu'il était pour elle.
2
Le roi ôta son anneau, qu'il avait fait enlever à Amane, et le remit à Mordékhaï;
et Esther préposa Mordékhaï à la maison d'Amane.
3 Puis
Esther
revint à la charge pour parler au roi; elle se jeta à ses pieds
et, en pleurant, le supplia d'annuler le funeste dessein d'Amane, l'Agaghite,
et le projet qu'il avait formé contre les Juifs.
4 Le roi tendit le sceptre
d'or à Esther, qui, s'étant relevée, se tint debout devant
le roi,
5 et dit: "Si tel est le bon plaisir du roi et si j'ai trouvé grâce
devant lui, si la chose paraît convenable au roi et s'il a quelque bienveillance
pour moi, qu'on écrive à l'effet de révoquer les lettres,
transmettant la pensée d'Amane, fils de Hamedata, l'Agaghite, qui a écrit
de perdre les Juifs établis dans toutes les provinces du roi;
6 car comment
pourrais-je être témoin de la calamité qui atteindrait mon
peuple, et comment pourrais-je être témoin de la ruine de ma race?"
7
Le roi A'hachvéroch dit à la reine Esther et au Juif Mordékhaï: "Déjà,
j'ai
fait don à Esther de la maison d'Amane; lui-même, on l'a pendu à la
potence, pour avoir dirigé un attentat contre les Juifs;
8 eh bien! écrivez
vous-mêmes, au nom du roi, en faveur des Juifs, comme vous le jugerez bon,
et signez avec l'anneau royal, car un ordre écrit au nom du roi et muni
du sceau royal ne peut être rapporté."
9 Sur l'heure même,
on convoqua les secrétaires du roi, c'était dans le troisième
mois, qui est le mois de Sivane, le vingt-troisième jour du mois et on écrivit,
tout comme Mordékhaï l'ordonna, aux Juifs, aux satrapes, aux gouverneurs
et aux préfets des provinces qui s'étendaient de l'Inde à l'Ethiopie
cent-vingt-sept provinces en s'adressant à chaque province suivant son
système d'écriture et à chaque peuple suivant son idiome,
de même aux juifs selon leur écriture et selon leur langue.
10 Il
fit écrire au nom du roi A'hachvéroch et sceller avec l'anneau
du roi;
puis il expédia les lettres par des courriers à cheval, montés
sur des coursiers rapides, appartenant au service de l'Etat et élevés
dans les écuries royales.
11 [Il déclarait] que le roi autorisait
les Juifs, dans chaque ville, à se rassembler et à défendre
leur vie, en exterminant, en tuant et en détruisant tout attroupement
de populace qui les attaquerait, y compris les femmes et les enfants, et à faire
main basse sur leur butin;
12 et cela en un seul et même jour, dans toutes
les provinces du roi A'hachvéroch, à savoir le treizième jour
du douzième mois, qui est le mois d'Adar.
13 La teneur de l'écrit
portait qu'un édit fût promulgué dans chaque province et
porté à la connaissance de tous les peuples pour que les juifs
se tiennent prêts, pour ce jour, à se venger de leurs ennemis.
14
Les courriers, montés sur des coursiers rapides, appartenant au service
de l'Etat, partirent sur l'ordre du roi, en toute diligence et avec précipitation,
et l'édit fut publié dans Chouchane, la capitale.
15 Cependant
Mordékhaï sortit de chez le roi en costume royal, bleu d'azur et
blanc, avec une grande couronne d'or et un manteau de byssus et de pourpre, et
la ville de Chouchane
fut
dans la jubilation et dans la joie.
16 Pour les Juifs, ce n'étaient que
joie rayonnante, contentement, allégresse et marques d'honneur.
17 Dans
chaque province, dans chaque ville, partout où parvinrent l'ordre du roi
et son édit, il y avait pour les juifs joie et allégresse, festins
et jour de fête. Un grand nombre parmi les gens du pays se firent Juifs,
tant la crainte des Juifs s'était emparée d'eux.
Chapitre (péréq)
9
1 Donc, le douzième mois, qui est le mois d'Adar, le treizième
jour du mois, où l'exécution de l'ordre du roi et de son édit
venaient à échéance le jour même où les ennemis
des Juifs avaient espéré prendre le dessus sur eux ce fut le contraire
qui eut lieu, les Juifs allant, eux, prendre le dessus sur ceux qui les haïssaient.
2 Les Juifs se rassemblèrent dans leurs villes respectives, sur toute
l'étendue des provinces du roi A'hachvéroch, pour s'attaquer à ceux
qui complotaient leur perte: personne ne leur tint tête, car ils inspiraient
de la terreur à tous les peuples.
3 Et tous les préfets des provinces,
les satrapes, les gouverneurs, les fonctionnaires du roi prêtèrent
main-forte aux juifs, car la crainte de Mordékhaï s'était emparée
d'eux.
4 C'est que Mordékhaï était influent dans le palais du roi,
et sa renommée se répandait dans toutes les provinces, tant la
personne de Mordékhaï allait en grandissant.
5 Les Juifs exercèrent
donc des sévices parmi tous leurs ennemis, en frappant du glaive, en tuant,
en détruisant, et ils traitèrent à leur gré ceux
qui les haïssaient.
6 Dans Chouchane, la capitale, les Juifs tuèrent ainsi
et exterminèrent cinq cents hommes;
7 en outre, Parchandata, Dalphôn,
et Aspata, 8 Porata, Adalia et Aridata, 9 Parmachta, Arissai, Aridai et Vaïzata,
10 les dix fils d'Amane, fils de Hamedata, persécuteur des juifs,
ils les
mirent à mort; mais ils ne portèrent pas la main sur le butin.
11 Le jour même, le compte des victimes tombées à Chouchane,
la
capitale, fut communiqué au roi;
12 et celui-ci dit à la reine
Esther: "A Chouchane, la capitale, les Juifs ont tué et exterminé cinq
cents hommes ainsi que les dix fils d'Amane: que n'auront-ils pas fait dans les
autres provinces du roi! As-tu encore une demande à présenter,
elle te sera accordée; un souhait à exprimer, il sera réalisé."
13
Esther répondit au roi: "Si tel est le bon plaisir du roi, qu'il
soit permis aux Juifs, dans Chouchane, de faire demain encore ce qu'ils ont fait
aujourd'hui,
et que les dix fils d'Aman soient pendus à la potence."
14 Le roi
ordonna de procéder de la sorte: un édit fut publié à Chouchane,
et on pendit les dix fils d'Amane.
15 Les Juifs, présents à Chouchane,
se rassemblèrent donc encore le quatorzième jour du mois d'Adar
et firent périr à Chouchane trois cents hommes; mais ils ne touchèrent
pas au butin.
16 Les autres Juifs, établis dans des provinces du roi,
s'étaient rassemblés pour défendre leur vie et se mettre à l'abri
de leurs ennemis et avaient tué soixante-quinze mille de ceux qui les
haïssaient, sans mettre la main sur le butin.
17 Le treizième jour du mois d'Adar; puis ils avaient pris du repos; le
quatorzième
jour et en avaient fait un jour de festin et de joie;
18 tandis que les Juifs,
dans Chouchane, s'étaient rassemblés le treizième et le quatorzième
jours et avaient pris du repos le quinzième jour, dont ils avaient fait
un jour de festin et de joie. 1
9 C'est pourquoi les Juifs des campagnes, qui
habitent des villes ouvertes, font du quatorzième jour du mois d'Adar
un jour de joie, de festin, un jour de fête, et s'envoient réciproquement
des cadeaux.
20 Mordékhaï mit par écrit ces événements
et expédia des lettres à tous les juifs, proches ou éloignés,
dans toutes les provinces du roi Assuérus,
21 leur enjoignant de s'engager à observer,
année par année, le quatorzième jour du mois d'Adar et le
quinzième jour,
22 c'est-à-dire les jours où les Juifs avaient
obtenu rémission de leurs ennemis, et le mois où leur tristesse
s'était changée en joie et leur deuil en fête à en
faire des jours de festin et de réjouissances et une occasion d'envoyer
des présents l'un à l'autre et des dons aux pauvres.
23 Les juifs érigèrent
en coutume ce qu'ils avaient commencé de faire et ce que Mordékhaï leur
avait recommandé par écrit; 24 car Amane, fils de Hamedata,
l'Agaghite, persécuteur de tous les juifs, avait formé le dessein
d'anéantir les juifs et consulté le Pour, c'est-à-dire le
sort, à l'effet de les perdre et de les détruire; 25 et quand la
chose parvint à la connaissance du roi, il donna l'ordre écrit
que le mauvais dessein qu'Amane avait conçu contre les Juifs retombe
sur sa tête et qu'on le pende, lui et ses fils, à la potence.
26 C'est
pourquoi, on appela ces jours-là POURIM, du nom de Pour; et c'est pourquoi
aussi, en vertu de toutes les instructions de cette missive, de tout ce qu'ils
avaient vu eux-mêmes et de ce qui leur était advenu,
27 les Juifs
reconnurent et acceptèrent pour eux, pour leurs descendants et pour tous
ceux qui se rallieraient à eux l'obligation immuable de fêter ces
deux jours-là, suivant la teneur des écrits et à la date
fixée, année par année,
28 de commémorer et de célébrer
ces jours de génération en génération, dans chaque
famille, dans chaque province et dans chaque ville, et de ne pas laisser disparaitre
ces jours de Pourim du milieu des Juifs ni s'en effacer le souvenir du milieu
de leurs descendants.
29 Puis la reine Esther, fille d'Abihaïl, et le Juif
Mordékhaï écrivirent de nouveau, usant de toute leur autorité pour
donner force de loi à cette seconde missive de Pourim.
30 Et on expédia
des lettres à tous les Juifs dans les cent vingt-sept provinces de l'empire
d'Assuérus, comme un message de paix et de vérité,
31 à l'effet
d'instituer ces jours de Pourim à leur date, comme le Juif Mordékhaï et
la reine Esther les avaient acceptés pour leur compte et pour le compte
de leurs descendants, en ce qui concerne les jeûnes et les supplications
y afférentes.
32 L'ordre d'Esther fortifia ces règles relatives à Pourim;
et il fut consigné dans un document écrit.
Chapitre (péréq)
10
1 1 Ensuite le roi A'hachvéroch imposa un tribut aux pays de terre ferme
et
aux îles de la mer.
2 Quant aux hauts faits de sa force et de sa puissance
et à l'exposé détaillé de la grandeur de Mordékhaï,
que le roi lui avait conférée, ils sont notés dans le livre
des Chroniques des rois de Madaï et de Paras.
3 Car le Juif Mardochée
venait en second après le roi A'hachvéroch; il était grand
aux
yeux des Juifs, aimé de la foule de ses frères; il recherchait
le bien de son peuple et défendait la cause de toute sa race.
Ici, audition du Livre d'Esther
en hébreu avec bénédictions
(askénaze, Cantor Rabinovicz.
Lien http://www.613.org/meg.ram)
enregistrement possible
Nouveau!
Ici, enregistrement des bénédictions initiales de la lecture du Livre d'Esther selon la tradition
sépharade, par le Rav Zécharia Zermati,
de Jérusalem. Cette partie est extraite du CD-Rom intitulé
"La lecture de la Méguila d'Esther" avec précisions
halakhiques et de lecture et les pioutim ou cantiques de la
fête de Pourim, et la lecture de toute la méguila.
Durée 66 minutes.
En vente, 15 euros, à Paris, toutes librairies juives:
Colbo, Maor, Maison du Talith,BibliEurope, etc.
En vente en Israël: Gallia, Mazal tov, Librairie séfaradite,
etc 40 chéqels.ou l'auteur 02.6732919.
Voir aussi ses autres enregistrements et publications sur les
pages http://www.modia.org/infos/calendrier/eloul.html
http://www.modia.org/infos/israel/zermati.html
http://www.modia.org/tora/maitres-asken.html
|
Ce texte, en hébreu, du livre d'Esther comporte presque exactement le 1/100e du nombre
des lettres de tout le Tanakh (la Bible) qui en comprend 1.159.705.
En effet, il a 11600 lettres.
Il est le 21e livre du Tanakh, comporte 10 chapitres, 167 versets, 3045 mots,
11600 lettres!
Et 41 noms divins sont présents mais cachés dans les lettres initiales ou finales du
texte: 13 fois (guématria de "ahavah", amour) le nom de 4 lettres, par exemple.
Application personnelle du message d'Esther:
Maintenant
que nous avons bien lu le livre d'Esther
et maintenant que nous y avons
compris comment le monde vire au mal ou au bien,
et avons reçu les règles sûres pour faire échouer
l'histoire en tragédie
ou pour faire réussir l'histoire en paix, harmonie, bonheur,
sur l'exemple de l'action de ces personnages,
Voici l'examen de conscience à réaliser (précisez
vous mêmes
vos critères,
selon le livre d'Esther; par exemple):
1. Donc, pour faire échouer sûrement l'histoire mondiale et
juive et faire mourir mes frères juifs, comme Amane, et comme cela
se produire dans le peuple juif par certains réellement aujourd'hui, je
ferai:
-
dominer la femme, l'avilir de multiples façons et ne pas la respecter (comme
envers
Vachti
et
les
épouses
des
conseillers
du
roi).
-
ne pas payer mes dettes, comme le roi tardait de le faire.
- être ingrat.
- être dominé par la recherche du pouvoir (sous de multiples formes et même dans
les métiers d'apparent service) comme
Amane.
-
utiliser le bien public
pour le pouvoir, la gloire, l'argent, et non pour le service et pour l'éducation égale de tout membre du peuple.
- soutenir habilement les persécuteurs de notre peuple en courtisans
si cela garantit
l'approche
des
puissants
du moment, quand on sait pertinement qui a établi des plans qui ont
apporté des
centaines de victimes innocentes et qui sont déterminés à continuer
pour leur gloire internationale, ou pour quelque motif politique ou idéologique
que ce soit.
- ne pas oser prendre des risques personnels pour servir le peuple là où il est
menacé.
- détruire le patrimoine historique et moral du peuple juif.
- ne pas construire notre peuple, ne pas être vigilant, engagé, ne pas être sur
place là où sa vie joue.
- s'isoler dans une étude qui n'agit pas également dans la rectitude morale effective,
ni dans l'action pour le peuple.
- ne pas écouter les vrais leaders spirituels du peuple qui ont prouvé par
leur vie, leur rectitude et leur sauvegarde active du peuple.
- ne pas travailler à l'unité du peuple, une unité autour des valeurs morales
du peuple juif .
2. Pour être sûrs de sauver notre peuple, comme Esther et Mordékhaï.
-
réfléchir, comme le roi.
- oser comme Esther et Mordéhaï.
- être un "homme" et non un "salaud" (ceci n'est
pas un mot d'injure vulgaire, mais la définition de ce comportement ainsi défini
par Sartre), un passif qui concourt vraiment ainsi à
la mort et à la pauvreté et à la détresse de ses
frères.
- oser faire le bien même si on s'y sent minoritaire et solitaire et
condamné.
- être actifs et militants
sur les questions de vie de notre peuple et pas seulement participer à l'ambiance
de la communauté.
- s'identifier aux enjeux de notre destin (ce qui est en fait le destin de toute l'humainité, des descendants de l'unique Adam. Les agir en concret et non pas rester
dans les théories et le rôle de spectateur.
- modifier moralement
notre vie, examen de conscience et rectification profonde et sincère.
-
vivre avec des Sages véritables et non pas fréquenter les gens qui visent la réussite
du profit, de l'exploitation des autres.
- agir en frères et soeurs avec tous et
non en intérêts personnels ou de groupe familial ou communautaire restraint et spécifique.
-
avoir le souci de tout le peuple, absolument.
- avoir l'amour de "tout"
le peuple et de toute l'humanité également.
- travailler à la construction rapide et urgente et vitale du peuple tout
entier autour de son patrimoine de valeurs comme Mordékhaï réussit à le faire.
Le livre d'Esther nous l'assure: sans cela, nous serons des acteurs positifs
de la destruction de notre peuple: AUJOURD'HUI.
C'est un examen terrible et terriblement exigeant et concret pour tous les JUIFS,
partout dans le monde sur trois points:
1. Il ne s'agit pas du facile "soutien épisodique à Israël" dans
la planque, dans des spectacles de comiques ou dans des réceptions
ou des diners avec des hautes personnalités qui flattent notre orgueil
et assurent leur nocivité, et dans les intérêts
de pouvoir,
de la gloire, de l'argent, ni dans une étude de la Torah qui isole
de l'action directe pour le peuple.
2. Aujourd'hui des voix s'élèvent en Israël dans deux directions nouvelles ne
correspondant pas à l'enseignement du Rouleau d'Esther (méguilate Esther):
un courant puissant dans les institutions et les médias et soutenu par
les puissances étrangères: il organise au plus vite et comme projet politique
affirmé la destruction de l'unité territoriale d'Israël, la destruction des
institutions de Torah comme nature et projet du peuple, le don de la terre
aux force externes terroristes et est indifférent aux centaines de morts
aussi bien civils que dans l'armée que sa ligne produit et ceux qui se plaignent
sont durement traités.
3. Aujourd'hui aussi, un courant s'élargissant et présent hors des institutions se coupe
pour la première fois de la forme étatique de l'Etat d'Israël et de ses politiques,
et déclare que le gouvernement et même l'Etat actuel est ennemi du peuple
juif et de l'Etat juif et ne craignant plus les possibles répressions juridiques
de méréd (rébellion à l'Etat) ou de assata (incitation à la violence), il refuse l'égalité des droits basiques avec les citoyens arabes et de les employer puisqu'ils
ont une politique hostile à l'Etat mais aussi à la vie des citoyens et tuent.
Ces 3 immenses courants se placent en dehors des enseignements clairs de
Pourim et du Livre d'Esther étaient insérés dans les nations et nous indiquent que la seule nécessité à l'heure
du danger vital (et il existe actuellement en Israël et de par le monde
musulman et de par le monde occidental), c'est une autre voie définie comme
: morale, de Torah
et unitaire centrée autour d'un "retour radical nommé pour cela jeûne, arrêt
qui stoppe, larmes et prière".
Celui-là seul peut arrêter une nouvelle fois
la destruction du meilleur: nos vies, notre existence reconnue et reconnue
comme collectivité et nation. Nous sommes à nouveau au moment vital ou mortel
des défis qui furent ceux du Temple et de la Choa qui échouèrent et celui
de l'époque
d'Esther
et Mordékhaï qui a réussi. Vraiment, et ne nous fermons pas les yeux comme
avant la destruction du Temple ou de la Choa. Et n'ayons pas l'outrecuidance
de ne pas le faire et de violer l'enseignement et l'aide divins en ne faisant
de Pourim qu'une fête de déguisements, de nourriture, de cadeaux, de rite
formel et de carnaval! Pourim
est totalement et uniquement un rite de "retour-téchouva effective" face
à notre tendance effective d'auto-destruction qui enflamme le besoin et la
détermination de nous détruire chez d'autres peuples et d'en faire une fête,
aujourd'hui idéologique et nommée "chalom" dans la perversion intellectuelle
la plus cynique. A nous de faire notre profond examen de conscience; cela
est vital, à une heure vitale. J'écris cela dans le calme et la pondération
et dans l'affection pour tous envers chacun de peuple et envers les autres
nations et cultures qui ont aussi leur meilleur et leur même volonté d'auto-destruction. C'est
ce que le judaïsme appelle le Yetser ha ra, l'instinct de mal placé en tous
et chacun comme l'instinct du bien et mis en nous par D.ieu et il a dit:
"tu choisiras la vie". Le Rav Chalom Messas, zal, avec sa connaissance
des êtres, disait que malgré la Torah, l'affection et l'éducation, devant
les êtres obstinés, on ne peut rien faire: ne soyons pas ces obstinés qui
détruisent tout. C'est l'interpellation dernière de la Torah avant la catastrophe.
Nous sommes tous un seul corps, (celui de la Création divine, tous un seul
Adam dit le judaïsme ) et, lorsqu'une seule partie de corps quelle qu'elle
soit est gravement malade, tout le corps est en danger; cela est même écrit
dans
les
paroles
de Roumi
sur le fronton de l'ONU. Réussissons donc cette révolution interne. C'est
à notre seul niveau que cela se joue. Et Sodome aurait été sauvé s'il y avait
eu une minorité qui auraient réalisé ce travail à l'intérieur d'eux-mêmes,
cela est écrit et transmis pour notre enseignement.
Vivons cette fois un Pourim anti-répétition des erreurs, un Pourim anti-obstination.
Bas les masques!
Essayons de prendre notre envol comme ces perroquets en liberté ces jours-ci devant
ma fenêtre.

Alors seulement (et cela ne dépend que de nous en rectitude de moralité dans l'identité juive d'Esther et Mordékhaï et non pas des accords politiques, des lobbies, des progrès de nos armes sophistiquées), les nations entendront sincèrement ce que peint l'enluminure
de Fouquet (Bibliothèque Nationale, Paris, hors copyright européen)
sur le Roi Cyrus ordonnant à tous les Juifs de retourner à Jérusalem
rebâtir le Temple.

Et nous serons le peuple décrit dans le Cantique des Cantiques: par nous, les bourgeons sont vus sur la terre, le chant de la tourterelle (lettres hébraïques de Torah) est entendu.

(Photo de l'auteur)
Voir également sur le site Modia :
Comment
prier
Ce qu'est
la prière, et la rina comme l'une des 10 formes de prière.
La page
des divers textes sur la prière avec les traductions des prières.
Comment prier pour les enfants : la prière
de Chla .
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