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Livre d'or

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Vie dans la souccah pendant la fête de Souccote

(Fête des cabanes)

par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
à partir des ouvrages de nos Sages
Photos et calligraphie de l'auteur

http://www.modia.org 
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Les études théoriques ne suffisent pas, la Torah est vie, elle est sur terre et non pas dans les cieux. Elle est pour la vivre ici et ensemble. Donc, je vous invite dans ma souccah, à Jérusalem.

Voici, nous descendons dans le jardin. Je me souviens du bon jardin où nous étions en famille en France et il est venu ici avec moi en Israël.

Nous arrivons à côté de la souccah.

Soyez les bienvenus, je vous accueille avec les Ouchpizines, qui emplissent la souccah, les ancêtres du peuple.

Vous regardez le mur du fond, sous le plafond transparent du sékhah. Sur la toile sont imprimées des images de la sortie d'Egypte et de l'arrivée dans le désert du Sinaï. J'ai dessiné cette spirale multicolorée qui représente la vie divine descendant à travers le sékhah et emplissant notre univers qui semble fragile. Mais la souccah nous enseigne: la fragilité n'est qu'apparente; comme disait un poète, l'essentiel est visible pour le coeur, ce dessin le rappelle et ce bijou au dessus de lui comme une couronne nous rappelle la beauté et puissance de ce qui gouverne. A sa gauche, j'ai dessiné en cascade les mots de la Création qui se déploient un à un en s'ajoutant chaque jour de la semaine.

 

Tout à droite, cette photo que j'ai prise dans la nuit où le cristal de sélénite lumineux nous assure que nous pouvons "saisir" la lumière. Faisons-le:

C'est la Création entière qui se renouvelle à Souccote, et elle concerne tous les humains présents en Adam, puis Adam et Eve ('Hava) et tous leurs descendants dont nous sommes. Les différents peuples de la Création viennent à Jérusalem à Souccote, marchent, chantent et apportaient des présents à l'époque du Temple. Je l'ai représenté par ce dessin de Hassan Massoudy qui me l'a dessiné en 1981 et où il a inscrit en arabe: "tous les humains sont libres et égaux". Il a continué depuis ses magnifiques calligraphies de louanges conjuguant aussi de merveilleuses pensées de tous les peuples (lien). C'est lui rendre hommage aussi.

Celui qui a le mieux exprimé cela me semble être le poète persan du 12e siècle Saadi dans son Golestan (Le jardin des roses) écrit à Shiraz, ville toute fleurs digne de célébrer l'amour entre Esther et le Roi au nom de toute la Création et du rôle du peuple en cela. Voici ma traduction de ses paroles (chapitre 1, 10):
"Les fils d'Adam, les humains, sont membres d'une seule source, race, corps dans la Création d'une même essence et âme.
Si un membre de ce corps commence à souffrir, tous les autres membres ne sont plus en santé.
Si vous ne ressentez pas la souffrance des autres humains ni leurs besoins,
alors vous ne méritez pas d'être nommés fils d'Adam, êtres humains"
C'est un splendide poème et il a été gravé sur le mur du Hall des Nations à l'ONU à New York, avec justesse.

Ecouter le poème

 

Tout cela est exactement Souccote et la souccah. Aussi j'ai dessiné hier soir en farsi ce poème en calligraphie iranienne et le mets ici pour vous.
Avec une pensée particulière pour l'Iran qui, un jour reprendra conscience de son rôle magnifique et unique dans la Création ainsi qu'il est exposé dans la dernière page de tout le Tanakh, la Bible. Allez la lire.

 

C'est dans tout ce contexte de la Création et de la re-Création à réussir que se place notre peuple et son rite de Souccotes pour en garder conscience, depuis le désert. Nous y sommes encore. J'ai placé ce tableau de Roee Suffrin montrant Moché Rabbénou (Moïse et le peuple souvent rebelle et refusant de comprendre et se divisant et se perdant sans cesse au milieu des autres peuples qui ont leur fonction mais une autre que celle du peuple juif).


Et, chacun à sa place et en son temps, j'ai placé ma famille, et toute famille, toutes familles:

avec le souhait que tous nous soyons réceptifs de cette énergie vitale et créatrice dans l'expérience de la souccah

et vous y êtes aussi:

Vous passez donc la fête de Souccote à Jérusalem et m'avez rendu visite dans ma souccah et dans sa dynamique.
Dans un texte bref et très émouvant le Ari z"al écrit que le temps de la souccah est "le secret des jours, celui de la réparation de la faute d'Adam et que cela prend un temps immense dans lequel nous sommes".

Mais, heureusement, la souccah est temps privilégié et le nom lui-même de "soucca", en hébreu est composé de ce qui exprime la plus grande union possible entre les noms de D.ieu: lettres khaf et vav qui font la guématria du nom de Hachém, et les lettres samekh et qui font la guématria du nom Eloqim. En ces jours de souccah, nous parvenons -par notre action accompagnée par la conscience de la pnimioute (l'intériorité) de ce qui s'y déroule comme nous avons essayé de le faire ici ensemble- nous contribuons à l'union de nombreuses dimensions les plus élevées.
Que cela soit donc bénédiction pour tous les humains, qui sont avec nous les membres du même corps voulu par D.ieu dans Sa Création. et que chacun et vous y vivions l'épanouissement de l'union personnelle la plus intime, la plus large et la plus réussie, dans la paix et le bonheur. Amen.

Et repaissez-vous sur Modia des photos des merveilles de la tendresse et de la beauté qu'il y a dans Sa Création permanente.



Maintenant, comment maintenir et développer la vie expérimentée en plénitude pendant la fête de Souccote

La souccah n'est pas une seule étude, n'est pas un seul rite, nous l'avons vu. La souccah n'est pas non plus une étape, comme une marche d'escalier est oubliée ensuite après l'avoir dépassée.
La souccah est le retour à une expérience de réalité qu'il faut maintenir ensuite et constamment.
Pour le ressentir davantage, je l'exprime par quelques dessins.

Nous avons compris que notre souccah, n'est pas notre petite cabane au Canada blottie au fond des bois, mais elle est en fait un retour vécu à l'expérience de la Création initiale et "d'être tous ensemble dans la seule présence créatrice de nos êtres". On est donc loin de l'actualité continue des médias qui nous tient au courant de tout ce qui divise et détruit au lieu de construire et de respecter l'unité vitale; leur vocabulaire l'exprime parfaitement: les "partis" politiques (miflaga, en hébreu, ce qui veut dire se diviser, inversion perverse de ce que devrait être la politique comme gestion du bien commun), les "divisions" militaires, les "sections", les "cellules", etc.

Donc, gardons visuellement présente l'unité créée et rejoignons toujours l'autre en entrant dans ce qui n'est pas sa bulle fermée et isolée mais est la bulle commune de la seule vie reliée à la Présence créatrice.

.

Et, dans le duo de toute rencontre ou de toute vie commune, regardons-nous en complicité de cette même appartenance:

 

Et gardons toujours une image commune et égale et complémentaire et chaleureuse et non pas haineuse de tout notre genre humain où chacun, comme les tribus des hébreux dans le désert, où chacun est membre vital de la beauté de l'ensemble. Les conflits ne changent rien à cette réalité de la Création.

Il faut donc continuer à vivre intérieurement dans la souccah toute l'année et dans chaque rencontre, et aussi lorsqu'on est seul ou seule ou isolé ou isolée. Et merci au Créateur pour les fleurs qui nous rappellerons tout au long de l'année ces présences et complémentarités. Elles sont nombreuses sur Modia pour ne pas l'oublier. C'est la Torah écrite dans l'espace. Comme uneTorah est péssoula (nulle) si une seule de ses lettres est abimée.

 

Merci Souccah !



Conclusions de vie à partir de la souccah.

1. Dans la souccah, ma maison n'est pas séparée du monde d'En-haut par un plafond de béton.
Ce monde terrien où je marche sans ailes devient un avec l'immensité céleste. C'est le retour à la vraie structure et à la vraie dynamique de la Création où D.ieu a "crée et le Ciel et la terre", comme le dit le premier verset de la Torah. C'est pourquoi nous allons dès ce Chabbate, cette semaine, recommencer à lire et à étudier la premiere paracha, celle de Béréchite (allez sur le lien, ici).

2. Dans la souccah, ma maison n'est pas séparée du monde d'En-haut par un plafond de béton. L'être humain se découvre participant des deux univers.
Ma "vie" se découvre être un mouvement continu et constant de la respiration montante et descendante.
Nous commençons alors à comprendre le dernier verset des psaumes où nous nous associons au monde et à sa respiration constante de montée et de descente: "kol ha néchama téhallélya hallélouya", toute l'âme Te loue, hallélouya. Et nos Sages nous enseignent qu'il faut lire et comprendre: "kol ha néchima (respiration) téhallélya hallélouya, toute la respiration te loue, hallélouya".
Nous comprenons maintenant que la soucca nous remet dans l'instant de la Création, mais de plus elle nous redonne la respiration holistique et complète, physique, matérielle et corporelle. Double mouvement à désormais ne plus perdre en chaque double mouvement de la respiration. C'est un yoga juif de vie.
Si cette approche que vous donne le judaïsme vous a touché,
vous pouvez continuer à avancer en cette ligne de notre sagesse juive par l'étude sur la respiration où chaque moment de notre vie et la respiration de toute la présence divine sont simultanées (lien http://www.modia.org/hebreu/corps.html#respiration).

3. Le Juif et la Juive découvrent alors que leur position dans le monde n'est cet espace seulement horizon où on court en voiture avec comme seule échappée vers le haut les instants devant les écrans de télévision ou de cinéma. Les Juifs ne sont pas simplement des défenseurs de la nature contre une civilisation qui la détruirait, ils sont bien plus, ils sont participants simultanément de la double dimension de l'univers, la terrienne et la céleste definie par le premier verset de la Torah et le tout étant relié à sa source le Créateur qui propose plus qu'un spectacle matériel aux dimensions infinies mais Il propose à l'humain d'être conscient que tout cela est relation.
Et, en conséquence, cette relation est beauté infinie.
C'est pour cela que sur Modia, il y a sans cesse ces contacts et ces rappels par les photos.
C'est pour cela que Moché Rabbénou (Moïse) demande à Betsalel, l'artiste de mettre devant le peuple le sens de la relation à D.ieu sous forme stylée de beauté. Il est indispensable, donc selon cette logique de Torah, dans la souccah et au sortir de la souccah de redécouvrir une sensibilité esthétique juive de tout l'univers, des humains et de toute chose. Lisez pour cela, notre nouvelle étude sur l'art juif. (Lien).

Dans le monde présent nous avons à rester présents à tous ces paramètres et à toutes ces dynamiques
car
la pression des medias est de continuellement nous ramener au seul horizontal de l'information sur ce qui se déroule (crise du capitalisme et des bourses, conflits politiques et guerres, luttes idéologiques, visualisation des besoins en consommation).
Il  n'y a pas de solution ni de salut à ces seuls niveaux coupés de la Vie et du flux de la morale de vie. En Israël, les deux extrêmes  existent car c'est le laboratoire de la vie à perdre ou à gagner: le capitalisme le plus cruel camouflé en beaux mots de beaux partis politiques et dans aucun pays actuel développé il n'y a le tiers de la population sous le seuil de pauvreté n'ayant pas à manger, avec toutes les dérives qui l'expliquent et en découlent. Cela est prouvé par les statistiques identiques et les plus officielles de tous les instituts de recherches étatiques ou privés qui arrivent à ces mêmes données.
Mais, dans le même temps, nul pays n'a une aussi grande densité de personnes qui y donnent leur vie pour le bien commun, dans la croyance en la force et la Présence immensemment bonne et agissante. La Torah l'assure, comme de Sodome, il suffit de plusieurs personnes vivant vraiment et sans violence de programme de cette Présence, holistiquement, pour que la Vie gagne sur les pantins de mort. Ils disparaitront comme des bulles emportées par le vent. Et non pas par des programmes politiques jouant à leurs règles perverties.

Quatre points de développement personnel à réaliser.
Soyons nous-mêmes: multidimensionnels. (en dynamiques de Souccotes et Simhat Torah)
Restons reliés dynamiquement à ces dimensions.
Développons personnellement ces liens.
Développons ces communications entre nous. Avec égalité. Le trésor donné à l'humanité n'est absolument seulement pour quelques uns. La colère du Ciel est toujours annoncée pour ceux qui essaient d'en changer les règles. C'est l'ensemble du peuplevivant dans la justice et la fraternité et la paix qui sera ce messager de bonheur nous disent nos textes. Cela pour toute l'humanité et pour nous mêmes, ensemble.

 




 

 

et préparons les autres fêtes
de Souccote: