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sur le site par un catalogue de photos
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L'OUPOUPA, Doukhifate en hébreu,
la huppe fasciée,
est devenue l'Oiseau National
d'Israël.
Pour gagner sûrement la paix.

| Le
28 mai 2008, sont tombés les résultats du vote
national de plus de 150000 Israéliens pour désigner
l'oiseau national.
Peut-être agacés de drôles d'oiseaux qui
les gouvernent et recherchant de l'espoir.
15 jours plus tôt, j'avais photographié cet
oiseau, la doufikhate près
de chez moi
à Jérusalem et je l'avais placé pour
vous sur Modia sans savoir que sa gloire viendrait. Qui est-il?
Et il est déjà nommé dans
le Talmud, dans les middrachim. Et, même,
ce choix unique possède une caractéristique
qui nous renvoie aux grandes amours entre le peuple Juif
et Cyrus, l'Empereur
d'Iran il y a plus de 2000 ans. Et nous redonne l'espoir
de voir refleurir cette union chantée dans le Livre
d'Esther et jusqu'à la dernière page du Tanakh,
la Bible.
Bien plus cet oiseau est aussi un point commun avec la tradition
musulmane de nos voisins. Y-a-t'il
une étincelle de paix
en tout cela? Je le pense. Examinons donc ce dossier très
sérieux. Il nous fera atterrir enfin dans la psychologie
des identités
de la région, seule possibilité pour se comprendre et se
rencontrer. La politique qui ignore ces dimensions est vouée
à l'échec car elle ignore la réalité.
Voyons tout cela.
|
Voici
la Doukhifate (au féminin en hébreu, comme les noms
d'oiseaux). En français, on la nomme la "huppe fasciée".
Dans la science qui classe les animaux, c'est la Upapa epops, prononcez
oupapa épops.
En anglais, le Hoopee. En iranien ou farsi, le hodhod. Tous ces
noms viennent de son chant particulier: poo poo poo; tout est unique
en cet oiseau (tsipor, en hébreu).

(photo de l'auteur)
Le voici
dans la nature, à Jérusalem, près de chez moi.
Il file très vite, ne
se laisse pas approcher, explore, pique de son long bec (maqor, maqorim
au pluriel) le sol, les détritus, ou agrippé sur les
troncs d'arbres pour chercher partout des vermiceaux (toâlim),
limaces, escargots qu'il broie, mange ou porte à ses
petits dans son nid (kén), placé dans les creux des arbres
ou sous les toits des maisons. Ce nid n'a pas une odeur très
agréable, d'autant que les petits savent se défendre
de ceux qui s'en approchent en menaçant et ils déféquent
en leur direction, apprenant aux hommes l'auto-défense. Ils
sont aussi particulier en ceci qu'ils ne ramassent pas la nourriture
sur le sol mais la lancent
en l'air pour la rattraper par le bec avant de la manger, élitisme.
Mais ce qui le caractérise
le plus, c'est la crête
(tsitsite) mobile composée
de
véritables
longues
plumes
qui
se
rabattent
ou se placent verticalement en érection et lui donnent un port
royal.
Sources
Déjà
dans les middrachim, on y fait allusion en disant qu'il ferme sa couronne
devant le Roi Chlomo, Salomon, respectant ainsi le Roi, image du Créateur
complet, chalém.
Le Traité 'Houline du Talmud, page 63a dit ceci: "Ribbi
Yéhouda dit: le chalakh (cormoran) pêche les poissons
dans la mer. La doukhifate (la huppe) a une double crête. La
béraïta
nous dit qu'elle est appelée ainsi parce qu'elle a une crête
double (ouverte, fermée,
ndlr). Elle a apporté le chamir au Temple (hévi chamir
lé Beit ha Miqdach)".
Le Yalkout Chimoni reprend cela aussi dans la paracha Chémini.
Ce chamir
était alors très utile car c'était un petit ver
qui savait casser les
pierres
les
plus
résistantes, comme un diamant et sans utiliser de métal
interdit pour fabriquer certains ustensiles.
Voyez aussi le middrach Vayiqra Rabba, 22,5,4; Qohelet Rabba 5,5 et
le middrach Téhilim sur le psaume 78. Une précision: Cet oiseau
est classé dans la Torah (Vayiqra 11,19 et en Dévarim14.18) parmi les
animaux qui sont interdits à la consommation alimentaire, cela ne change
nullement tout ce qui est inscrit sur
cette page qui ne concerne pas ce sujet.
Autrefois, cet oiseau ne séjournait que l'été en
Israël
mais, aujourd'hui, il y réside toute l'année et fait
partie du paysage comme de multiples autres espèces splendides
qui ont concouru pour cette élection (bé'hira).

(photo de l'auteur)
Il
mesure de 28 à 32 cm de hauteur, d'un beau plumage doux
qui évolue
du gris au roux lumineux avec des bandes (passim) blanches (lavane)
et noires (cha'hor). Et quand il vole, il lance son beau cri "poo
poo poo". Il
pèse
de 60
à 80 grammes, est très solide sur ses deux pattes
et parvient à
vivre 11 ans en moyenne.
Son nom hébraïque vient de l'araméen et se compose
de dou (double) et khifate qui signifie courbe, arc comme dans
la traduction du
Targoum du Livre de Job 41,12: certains le lisent là comme
le sens de "roseau" (véarmone) mais le dessin
visuel est le même. Son bec
est donc double en longueur,
ou bien il forme un double arc ou roseau courbe. Voyez
le sur ce film. Comme deux becs (maqorim).
Si son bec est abimé, il est capable de durcir sa crête
de plumes et de s'en servir
avec
force.
Voici sa crête qui commence son érection:
et
voici l'érection complète:
Dans le Talmud, on le nomme aussi touria, ce qui veut dire tailleur,
celui qui 'hotsév en hébreu, comme on dit d'un "tailleur"
de pierres, car cet oiseau débite
les écorces
sur les arbres ou broie les coques des escargots pour y trouver
sa nourriture.
Les
votants (bo'harim) israélien lui ont accordé 35%
de leurs voix (qolote). Ensuite, la fauvette (pochoch) n'a eu que
10%. Le
pinson
('ho'hite)
9,8% suivi du tsofite avec 7,6% et le merle (boulboul) 7,2%, et
l'aigle (néchér) n'est arrivé qu'en 7e position
avec 7% des voix, etc. Cela semble
indiquer
que
les
Israéliens sont sensibles à l'effet visuel joint à la
délicatesse
plus qu'à ce qui impose et domine. Pourquoi les votes des
Israéliens se sont-ils orientés en ce sens? Examinons
notre hypothèse.
La
Oupapa, huppe fasciée, dévoile une fois de plus et de façon
unique parmi tous les peuples les mêmes fascinations dans
la culture juive et dans la culture iranienne.
J'ai mis
en évidence cette concordance multimillénaire
inscrite dans le Livre d'Esther (le Roi lui dit: "Esther,
quelle est ta demande? même si c'est la moitié du
royaume cela t'est accordé").
Et, également, dans la totale bonté du Roi
Cyrus, empereur des 126 royaumes remis à lui par le
Créateur et ordonnant
aux Juifs du monde de monter à Jérusalem et
d'y construire le Temple. Et aux autres peuples de respecter
cet ordre et de ne pas nuire à ces Juifs, réalisant cet ordre
divin. On imagine les effets positifs qu'auraient une diplomatie
basée sur les valeurs communes au lieu de se contenter d'alliance
économiques.
Cela, comme étant volonté divine
que ni les Juifs n'ont encore accomplie et que, peut-être
pour ce motif, les nations et parfois l'Iran soi-même éclatent
en colère destructive
face aux Juifs. Mais un jour, on doit l'espérer, les
uns et les autres accompliront la volonté inscrite
dans la Création,
dans la nature et dans la Torah. Tout cela est décrit
sur le site Modia dans les pages suivantes: 1 et 2.
Et il faut bien être conscient de l'importance du Livre juif
antique nomme Pérék Chira sur
les animaux et la nature louant le Créateur et les oiseaux
ont une place de choix. Cela est
une longue étude sur Modia (lien ici).
Dans
ce contexte historique perpétuel et structurel, nous constatons
l'identité du choix des Israéliens, spontanément, de la Oupapa
(Dokhifate) comme oiseau national préféré.
Ecoutez ceci, maintenant:
Celui qui est probablement le plus grand poète
iranien (avec Roumi et Hafez) a fait les mêmes choix
au 12e siècle.
Abu Hamid bin Abu Bakr Ibrahim (né en 1145-46 à Nishapour
et décédé vers 1221), Farid Oud Dine
Attar écrivit
son recueil de poème
Mantiqout Taïr (Le Colloque des oiseaux ou le Parlement
des oiseaux), dans lequel il prend les oiseaux comme le modèle
des différentes directions que peut prendre l'intimité de
l'homme envers le Créateur et chaque oiseau incarne
l'une de ces directions bonnes ou mauvaises, les faiblesses
humaines,
ses
fautes, ses excellences.
Et l'oiseau qui les conseille, les exhorte, leur montre le
bon chemin est... la huppe fasciée, notre huppe fasciée.
Sur
ce lien iranien et arabe,
et sur celui-ci, vous
constaterez que le hodhod est bien notre huppe. Voici comment
la miniature iranienne a représenté cette
symphonie et vous
y constatez
que tous les animaux sont orientés vers l'excellence
de la huppe fasciée:

C'est
une sorte de Cantique des Cantiques à travers cette symphonie
symbolique.
Dans
le texte, au
début du poème, les oiseaux sont face à la
huppe et ils essaient de se dispenser de la bonne proposition
d'aller vers leur
épanouissement. Comme tous les peuples ont refusé
la Torah offerte, selon ce que nous disent nos middrachim.
Alors, la huppe tente de les ramener dans la voie du bonheur
et
leur
révèle
les 7 vallées
que tout un chacun va devoir traverser et y vaincre les difficultés:
vallée de l'amour,
de la connaissance traversée par Avraham, de l'indépendance,
de l'unité, de la distraction, de la pauvreté et
de l'anéantissement. La plupart expliquent par mille justifications
que cela leur est impossible et seulement trente parviennent au
but qui est la découverte du Roi oiseau Simorgh. Leur stupéfaction
est grande alors de découvrir qu'ils sont en présence du meilleur
d'eux-mêmes. Ce Simorgh existe, ils ne peuvent pas fusionner avec
lui mais ils peuvent en sa présence découvrir le meilleur d'eux-mêmes,
c'est leur relation. Ainsi, la projection du meilleur de soi retrouvé
par les Israéliens aujourd'hui en choisissant la beauté et toutes
les qualités de la huppe fasciée comme leur propre image positive
réaffirmée.
Ce
poème
est ainsi vécu aujourd'hui spontanément par
les Juifs israéliens
sur la terre sainte qui appartient seulement au Créateur
et la met à la
disposition du peuple Juif, comme dit le premier commentaire
de Rachi sur le début de la Torah, pour y exercer
leur rôle
de bénédiction pour toutes les nations. Comme
l'ordonne aux
Juifs le Roi
Cyrus (Qoréche) au nom de D.ieu.
Mais, hélas, les Juifs en grande partie refusent encore de
réaliser cet ordre écrit explicitement dans la dernière page
de toute la Bible pour bien en souligner qu'il n'y a pas
d'autre enseignement que celui-là.
De cela, (en plus de leur propre responsabilité),
il y a peut-être
un élément
inconscient de colère des peuples
envers cette insoumission, consistant à établir
ailleurs un idéal
de "communautés" locales, allant jusqu'à dire
parfois comme cela fut dit en France devant les autorités
de l'Etat français:
"c'est un mariage entre les Juifs de France et l'Etat
français",
révélant que les Juifs organisent en eux-mêmes
et entre eux là-bas avec l'environnement ce qui se substitue
au mariage du Chir ha Chirim sur
la terre
d'Israël.
Histoires vraiement de couples. Le Grand Rabbin du Maroc
puis de Jérusalem,
Ribbi Chalom Messas, zatsal, a osé en humilité écrire
dans son dernier livre écrit et publié en
Israël: "mes livres précédents étaient
la Torah du Maroc, celui-ci est la Torah d'Israël".
Tout cela nous éclaire sur chacun de nous. Merci à tous.
Que
toutes ces histoires d'oiseaux nous interrogent donc en profondeur,
en intériorité, en pnimioute. Si nous
vivons à ces niveaux,
nous rencontrerons aussi les meilleurs niveaux des autres
qui sont, en cas de nos déficiences ou trahisons,
chargés
par le ciel d'être des épines douloureuses.
Pourquoi faisons-nous semblant de ne pas le savoir alors
que tout cela est écrit
clairement et explicitement? Le problème n'est ni
politique ni militaire mais d'une fidélité à l'union, à la
meilleure identité du
peuple et des nations. Elles ont les yeux constamment fixés
et exigeants envers les Juifs et nous faisons semblant de
ne pas le comprendre.
Et trahissons en disant que ce sont seulement des problèmes
politiques ou militaires ou d'antisémitisme et de
désinformation.
Les prophètes ont toujours déjoué ces
mystifications.
Les psaumes, le Pérek Chira,
ce choix spontané des Israéliens, en concordance
une fois de plus avec le meilleur d'un seul peuple chargé de
cela par le Ciel (les Iraniens), tout cela est un signe de renouveau
magnifique en cette année des festivités du
60e anniversaire de la recréation de l'Etat d'Israël
par les nations.
Hélas, c'est nous qui n'y avons pas encore apporté la
justice, la fraternité entre nos différentes
composantes. Alors, disent nos textes, à l'inverse
de la destruction du Temple par notre haine fraternelle,
les nations viendront à Jérusalem nous
demander la sagesse révélée dans la
Torah. Une diplomatie d'amélioration de notre relation aux
peuples ne peut pas se contenter de géographie ou de voir
la terre d'Israël comme un salami à découper, ni comme des
négociations se basant sur les intérêts économiques de marché
commun selon la conception de Péres et d'Oslo, spécialement
avec des peuples particuliers qui prennent en comptent l'histoire.
Même
les oiseaux sont là pour nous le rappeler.
Et
le peuple israélien a fait spontanément ce
beau choix de la huppe fasciée, la doukhifate, justement
en des instants où d'autres
oiseaux internes et externes de sinistre augure cherchaient
à dévaster l'héritage. On peut espérer
et avoir confiance et décider et bâtir, donc.
Avançons
encore.
Cet événement
de l'élection de la huppe est un espoir dans les ressources
spirituelles du peuple, justement au moment où les
dirigeants dérapent.
Ah! si nos diplomates prenaient en compte la conscience
anthropologique de leurs interlocuteurs sur ce meilleur
d'eux-mêmes que
les Juifs incarnent, ils attireraient leur attention sur
la célèbre
sourate 17 du Voyage nocturne. Au verset 104, il y est
dit:
"Nous avons dit après lui (Moïse) aux enfants
d'Israël: Habitez
la terre! Et lorsque la vie ultime (l'autre monde) arrivera
à son terme prédestiné, Nous vous ferons
venir en groupes hétérogènes".
Et voici maintenant le commentaire de l'édition
du Qoran éditée par le Dr Salah Ed-Dine Kechrid
(Editions Dar El-Gharb el-Islami, Beyrouth 1984), je le
cite textuellement:
"le (dernier) mot lfif veut dire une masse de gens d'espèces
diverses où se cotoient les bons et les mauvais
et les races les plus variées. Dans ce verset vraiment
prophétique puisqu'il
est bien dit: après Moïse, le lieu de fixation
des fils d'Israël
n'est pas précisé. Il est simplement désigné par "la
terre".
Cela peut aussi bien signifier toute la terre et c'est
la diaspora qui a fait que pas un seul pays au monde n'ait
pas
eu sa minorité juive. Cela peut aussi désigner
l'Etat actuel d'Israël qui annonce en même temps,
toujours d'après ce verset,
que la fin du monde n'est plus très lointaine. Sans être
nous-mêmes prophète, tout porte à croire
que cette terre n'a plus bien longtemps à vivre.
N'est-il pas remarquable que cet état d'Israël
soit peuple de tous les spécimens de
la race humaine et que le verset nous parle de groupes
hétérogènes.
Or, au temps de Moïse, les Juifs formaient une race
homogène".
Fin de cette citation donnée intégralement sans
aucune modification.
Il
serait temps que, simultanément, nous allions au meilleur
de nous-mêmes en fidélité et sachions
parler au meilleur des autres peuples, et surtout que nous
connaissions ce meilleur qu'ils ont
dans leur propre tradition pour bâtir avec nous. Le
Talmud nous enseigne que nous devons reconnaître les dons
que le Créateur a réparti dans les autres nations. C'est
ce que faisaient les Sages du Sanhédrine
capables de parler toutes les langues et cultures de leurs
interlocuteurs
directement
et en profondeur sans interprètes. Au lieu d'en rester à
la débilité du courant post-sioniste et post-identité et
post-connaissance de l'histoire
et de
l'anthropologie
qui balayent tout cela sous le nom de "mythes" et
n'ont plus qu'une seule capacité de parler avec autrui
en cas de conflit: la désintégration personnelle
et le dérapage vers les extrêmismes
destructeurs quand les valeurs de l'identité de soi et des autres
sont niées.
Le
choix des Israéliens dans la OUPOUPA,
Doukhifate en hébreu, la huppe fasciée, est
un grand signe d'espoir. Concrétisons-le. Nous avons
tout pour réussir le bonheur, et tous ensemble, chacun
dans sa propre fidélité, sous son propre drapeau.
Ce sera aussi beau que la huppe fasciée
qui réussit à ramener chacun dans le bon et beau
chemin du meilleur de soi. La négation du meilleur de soi entraîne
par projection la négation du meilleur d'autrui et la guerre de
destruction générale.

Baroukh
Hachém pour cette re-découverte à travers cet épisode du
choix de la huppe!
Test
projectif
Les Israéliens ont choisi cet oiseau comme symbole
israélien.
Comprenons donc ce symbole qui les caractérise en
bien: qu'ont-ils recherché, qu'ont-ils mis en valeur.
Le poète iranien a fait
comme ces Israéliens: il a rassemblé de nombreux
types d'oiseaux qui ont exprimé à la huppe
(hodhod) qu'il leur faut un roi comme partout afin de réussir
et ne pas continuer dans ce désordre. Ainsi, de la
situation en Israël. Alors,
la huppe leur dit qu'il faut avancer dans un processus qui
leur fera découvrir ce Roi qu'il nomme Simorgh et
qu'il va leur donner des conseils quand ils vont préciser
leur demande. Il agit
en
remarquable
psychothérapeute collectif.
Chaque oiseau se réjouit du projet, comme aujourd'hui
face aux promesses des hommes politiques et des leaders de
parti
ou spirituels qui ont tous la meilleure et unique voie (à
leurs yeux) à proposer.
Contrairement à ces politiciens, il leur précise
qu'il faudra avancer en épurant leurs attitudes (les
7 vallées à
traverser au milieu d'épreuves).
Alors, comme dans le peuple juif aujourd'hui, et depuis toujours
même avec Moïse, ils se mettent à objecter
car chacun plaide pour ce qu'il a été et ne
veut pas changer ni s'améliorer,
ils veulent rester loin. Finalement 30, comme ceux qui ont
accompagné
Moïse ou Ezra, un groupe part vers le roi Simorgh et
ils y parviennent, comme nous en "Israël" sans
la définir en slogans. Et là,
ils découvrent
qu'il n'y a pas possibilité de voir ce roi Simorgh auprès
de qui ils auraient voulu devenir des esclaves à nouveau,
ni sur le plan politique, scientifique, psychologique, artistique,
et même
sur le plan religieux. Et ils découvrent que ce Simorgh
dans sa beauté, c'est simplement
eux-mêmes. Les trente qui arrivent comprennent alors
cette
évidence qu'en persan Si est 30 et Morgh veut dire "oiseau".
Ces 30 oiseaux viennent de vivre jusqu'au bout le Lekh lékha:
"va vers toi-même", en groupe.
Conclusion: si, dans l'inconscient, cette Doukhifate,
cette huppe
fasciée a
tant de qualités, et que tant d'Israéliens
l'ont choisie comme le modèle d'eux-mêmes, il
y a beaucoup d'espoir et de positif à l'horizon: les
forces morales et humaines et divines
sont intactes dans la multiplicité bigarée
des Israéliens.
En effet, ils ont manifesté une patience inimaginable
envers les ennemis, envers les roquettes, envers les dirigeants
ne dirigeant pas et
prenant pour eux les avantages par la corruption; puis, maintenant
leur patience est arrivée à bout mais ils gardent
la dignité millénaire.
Comme la huppe, ils pressentent qu'ils sont beaux et ne renoncent
pas à leur beauté individuelle et collective
et qu'elle est en eux et dévoilée au mieux
dans la sagesse et délicatesse
et force et beauté et fierté de la huppe. C'est
ce qu'elle a dit aux autres "oiseaux": "Ce
roi Somorgh est près
de nous et nous sommes loin de lui". C'est: découvrez
par le Lekh lékha (reviens à toi-même),
le contraire des anti-sionistes qui veulent s'identifier
aux autres et n'y parviendront jamais
même à leur cheville car ils ne sont qu'eux-mêmes,
des Juifs.
Quel
bénéfice ce serait si, au lieu de négocier
faussement tout en tuant massivement des divers côtés,
on se mettait d'accord "aussi" pour découvrir
le meilleur de chacun et le meilleur commun comme j'ai essayé
de le faire dans cette étude.
La
huppe n'a pas méprisé les autres "oiseaux" comme
s'ils n'étaient qu'erreur, mais elle a misé
sur le meilleur placé en eux et qu'ils peuvent peut-être
atteindre. En tout cas, constater chez autrui qu'il reconnait
le meilleur de ce que l'on a en nous-mêmes annule beaucoup
la relation d'ennemi
à ennemi. Desproges, le remarquable humoriste français,
a voulu faire comprendre cela quand il a dit: "l'ennemi
est un c.. car il croit que c'est nous l'ennemi alors que
c'est
lui". Machinerie diabolique et mortifère jusqu'au
bout. Au contraire, quand on peut dire à un musulman
que l'on sait qu'il est écrit dans son livre à la
sourate 50, verset 16:
"Oui (dit D.ieu), nous avons effectivement créé l'Homme.
Nous savons les mauvaises pensées que fait naître
en lui son âme
bestiale et Nous sommes plus près de lui que sa veine
jugulaire"...
cela veut dire comme la huppe disait à tous: "je
sais que si vous le voulez, tous vous pouvez arriver au meilleur
de
vous qui est quasi uni à D.ieu Lui-même".
Alors les relations peuvent commencer à s'améliorer.
Les
Israéliens ont tenu à voter, sans attendre
l'élection du
nouveau Chef de gouvernement, pour un oiseau qui représente
le meilleur d'eux-mêmes, et du projet de la Création.
Et, ensemble, ils se sont vus dans ce miroir de la Doukhifate. Soyons
en conscients, et heureux, et positifs. Et
cette fois, c'est sûr, nous allons comprendre le Pérek
Chira (lien).Il est dit que le Roi Salomon comprenait
le langage des oiseaux, tout le Proche-Orient le sait dans
ses traditions diverses, c'est déjà un grand point commun.
Soyons comme lui en cela. Ensemble.
Cette élection fut un arc-en-ciel après l'orage et
le cyclone!
|
Maintenant
avançons encore dans notre échange au coeur de l'anthropologie
régionale
Je vous disais que, bien plus, cet oiseau est aussi un point commun avec
la tradition musulmane de nos voisins. Examinons le dossier.
Il
y a 114 sourates (chapitres) dans le Qoran et 6236 ayat (versets).
Allons à la sourate 27 An-naml, celle des fourmis (némalim,
en hébreu, vous voyez que nos langues sont cousines).
Voici ce que dit le verset 16 et suivants: " Souléimane
(le Roi Salomon) hérita
de David et dit: O gens! On nous a enseigné le langage
des oiseaux et on nous a donné part de toutes choses.
C'est là vraiment une
générosité évidente... On rassembla
pour Salomon ses armées de
Génies, d'Humains et d'oiseaux qu'on mettait en rang au
fur et
à mesure... Il promena parmi les oiseaux un regard investigateur
et dit: Qu'ai-je à ne point voir la huppe (hodhod), ou
bien serait-elle parmi les absents... Elle se posa non loin
et dit: J'ai embrassé
de mon savoir ce qui a échappé au tien et je te
rapporte de Saba une nouvelle sûre. J'ai trouvé qu'ils
avaient pour roi une femme, qu'elle avait été dotée
de toutes sortes d'avantages et qu'elle avait un trône
superbe...".
Chacun connait l'épisode de Salomon et la Reine de Saba.
Ce que nous apprenons ici, de la tradition de nos voisins et
cousins
musulmans régionaux, c'est que la huppe est considérée
comme la sagesse même et plus élevée encore
en cette dimension que la sagesse du Roi Salomon lui-même,
si cela est possible.
Alors
j'attire l'attention sur ces faits:
- spontanément, et sans rien connaître de toutes
ces traditions, ni les votants ni la Société de
Protection israélienne de la Nature
qui a suscité ce vote, ni le Président de l'Etat
qui en a donné les résultats, 155.000 Israéliens
ont choisi cet animal comme l'oiseau national alors qu'il
est placé à un tel niveau
dans l'estime de leurs voisins et dans leur tradition et
dans leur texte vénéré, sans savoir
qu'également ces traditions
et les leurs sont toutes basées sur un fond
commun qui est celui de la sagesse et donnent les
références identiques. Même
leurs émissions
religieuses télévisées se centrent
sur ces thèmes de la huppe: voyez-y la
présence de notre huppe, et
ici, et ici.
-
nous nous éloignons donc, pour la première
fois et enfin, de la simple lutte politique et sécuritaire
qui fut celle des sionistes politiques laïcs qui ont
fondé l'Etat avec courage.
Et on se place, enfin, au niveau du fonds commun, mais non
pas dans des querelles religieuses; en fait, dans la sagesse,
exprimée par ce symbole et qui a été placé par
le Créateur
en toute région également.
- Y-a-t'il
une étincelle
de paix en tout cela? Je le pense. Il nous faut atterrir
enfin dans la psychologie et la connaissance anthropologique
des identités
de la région, seule possibilité pour se comprendre
et se rencontrer. Toute politique qui ignore ces dimensions est
vouée à l'échec
car elle ignore la réalité profonde des identités
des peuples. Et ces identités hurlent aujourd'hui, de
façon souvent pathologique, pour être reconnues.
Par l'étude de ce dossier que je fournis à tous
ceux qui y puiseront des outils de compréhension et de
dialogue, et qui sont engagés
souvent dans des luttes et conflits sérieux, j'espère
contribuer quelque peu, bé ezrate Hachem, aux avancées
communes. En Novembre prochain aura lieu à Téhéran une
conférence ouverte aux différentes religions dans
leur rapports aux médias (lien). Surprenante initiative,
quand on entend souvent de là des discours menaçants,
radicaux et prônant la destruction d'Israël. Mais
il n'y a pas de doute que, toujours, dans l'ensemble du monde
et là-bas
aussi il y a des traditions et des personnes de la plus haute
qualité. Prions donc pour que la sagesse
de chacun et la sagesse commune nous fassent avancer et ne négligeons
aucun signe de progrès, d'abord en nous-même et
dans la communication avec autrui, tout en étant réalistes
et responsables.
Le Talmud lui-même nous montre tant d'exemples de ces dialogues
entre les Sages et les armées et pouvoirs étrangers menaçants.
Bien plus, pour mener leur rôle de bénédiction
pour tous les peuples, les Sages du Sanhédrine étaient
capables de comprendre chaque étranger
dans sa langue et sa culture; le Talmud est bourré de ces citations.
Nous avons à retrouver
leur modèle
de cette attitude envers les autres, et aussi et d'abord entre
nous car nous sommes si divisés et intolérants
et si peu fraternels et si peu solidaires et si peu éducatifs
et si peu avides de justice les uns envers les autres.
Nous
avons grand besoin de ce que "signifie" la doukhifate.
Merci à la Société protectrice de la nature en Israël.
Et relisons
le psaume 37 (lien ici avec commentaire), tout
y est dit sur le rapport de la sagesse, de la justice et
de l'acceptation de notre habitation sur la
terre.
|
Voici
le tombeau du poète Farid
Oud Dine Attar (l'auteur du poèmes sur la huppe) dont
l'architecture et la beauté, nous rappellent quelque chose.
Nous ne pouvons pas reprocher à
quiconque
d'aimer
Jérusalem;
à nous
seulement de l'aimer autant et plus.
Rivalisons
dans la beauté et la sagesse de la huppe, doukhificat,
hoopee, hodhod.
Que nous sommes chacun.
|
-- |