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par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Copyright
D O S S I E R : L'ALTERJUIF
Voici
le lien
sur ce concept nouveau célébré comme définissant
clairement ces collaborations à la destruction du projet concernant
la terre d'Israël. Le problème, ressurgissant aujourd'hui clairement, il importe
de vous fournir l'information pour votre réflexion. Lire
surtout la présentation remarquable faite par Shmuel Trigano. chomping linguica in his house
Plan
de l'étude sur l'alterJuif (cliquez
pour arriver à l'article): |

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[Interview de Pierre Lurçat - Jerusalem Post - 22 mai 2005] Sociologue et philosophe, Shmuel Trigano dirige la revue Controverses publiée aux éditions de l’Eclat, dont un numéro est consacré aux “alterjuifs”. A l’occasion d’une soirée débat organisée à Jérusalem sur le thème de “La déligitimation d’Israël : AlterJuifs et post-sionisme”, par Le Forum Leatid Israël, avec Itshak Adda, Eliézer Cherki, Muriel Darmon, Manfred Gerstenfeld, Pierre-Itshak Lurçat et Shmuel Trigano, il revient sur la signification de ce concept et sur le danger que représentent ces Juifs ennemis d’Israël, il est interviewé par Pierre Lurçat du Jerusalem Post, (22 mai) : Question: Nous souhaitions aborder un des phénomènes les plus importants des années 2000 : ce discours d’intellectuels s’exprimant “en tant que Juifs”, qui a envahi les médias pour faire entendre, au nom de la morale juive et des leçons de la Shoah, une condamnation au fond de l’existence de l’Etat d’Israël, qualifié de bourreau nazi, et des communautés juives accusées de communautarisme. Les discours condamnant Israël à cette époque provenaient aux trois quarts de ces milieux-là. C’est un phénomène considérable qui demande à être analysé. Comment le définir ? Ces milieux sont juifs, à n’en pas douter, mais ils ont choisi de se dissocier du peuple juif en situation d’adversité, pour l’accabler en se revendiquant d’un “autre” judaïsme. Le mot d’alterjuif est l’heureuse invention d’une des membres du comité de rédaction, Muriel Darmon. Les groupes qui se sont formés à cette occasion se définissaient comme “une autre voix juive”, un “judaïsme alternatif”, etc. Face à ce discours, les Juifs tout court sont restés interdits. Nous avons voulu reprendre ce discours point par point et en faire l’analyse critique. Question: C’est un phénomène juif mondial allant des Etats-Unis à Israël. Ce genre de choses n’arrive qu’aux Juifs. On n’a jamais vu un intellectuel arabe se livrer à un tel jeu de massacre sur son propre peuple, se faire l’avocat de son propre abaissement, de surcroît dans une situation aussi grave. Le postsionisme s’y inscrit totalement dans la mesure où son projet est le démantèlement du peuple juif et de l’Etat d’Israël, leur ruine morale, intellectuelle et politique. Le projet postsioniste a ceci de spécifique qu’il s’avance masqué derrière l’idéologie “droit-de-l’hommiste”, qui pourrait bien être une mutation génétique du défunt marxisme, après l’effondrement de l’URSS. Je veux parler du postmodernisme. On y retrouve la même incompréhension du fait national. Ce fut la défaillance la plus grande du marxisme. L’histoire a confondu cette défaillance qui a produit des millions de morts : après 70 ans de communisme, ce sont toutes les vieilles nations de l’Europe de l’Est colonisées par l’URSS, c’est la sainte Russie orthodoxe qui sont réapparues comme si rien ne s’était passé, confirmant la permanence du fait national. C’est à ce moment-là du retour des nations, au moment où un nationalisme virulent secoue le monde arabe, que les postsionistes demandent à Israël de se faire hara-kiri… C’est à cette même contestation de la nation que se livrent les “nouveaux historiens” en déconstruisant le récit national juif, selon des méthodes très douteuses qui n’ont d’universitaire que le nom. Ces intellectuels ont perdu la mesure de la critique intellectuelle ou de la contestation politique. Plus profondément, ils ont perdu le sens de la réalité. Question: - L’explication de la haine de soi est une explication psychologique déresponsabilisante. Sans conteste, il y a une dimension pathologique dans ces discours où transparaît paradoxalement une véritable inflation du moi qui part de la conviction de la toute puissance des Juifs (et d’Israël). Nous avons quelques textes de psychanalystes qui analysent ce syndrome mais nous avons voulu y voir avant tout un acte politique et intellectuel. C’est à ce titre que nous avons analysé avec beaucoup de précision le discours de ces intellectuels et contesté leurs affirmations, qui prennent beaucoup de libertés avec la rigueur intellectuelle et la connaissance historique. Nous avons en effet assisté à une perversion des critères de la morale et de la vérité qui a campé les victimes en coupables et accusé les victimes des coups qu’elles recevaient. Leur responsabilité politique devant la société occidentale est immense car ils ont contribué à étouffer la réalité de l’antisémitisme. Les agressions antijuives annonçaient les émeutes qui ont secoué et secouent la France. En déniant l’existence de l’antisémitisme et en en accusant les Juifs eux-mêmes, ils ont endormi les réflexes de la société et sa vigilance face au djihad mondial. Question: - Ce qui s’est passé ces dernières années peut mieux être contemplé avec le recul. Les alterjuifs ont bénéficié d’une couverture médiatique quasi totale, tout en se plaignant d’être victimes de la censure “communautaire”. Ils ont pris en otage l’expression de la voix juive en se présentant en professeurs de morale juive, à un moment où l’Europe, et notamment la France chiraquienne, faisaient entendre une condamnation d’Israël, complaisante envers la cause arabe, pour des raisons à la fois internes (la présence d’une communauté arabo-musulmane très importante) et externe (s’opposer aux Américains). Aucune autre opinion n’a pu s’exprimer en ces jours-là. La voix des alterjuifs apportait une confirmation de la condamnation. La pire des choses était que l’acte d’accusation était dressé par des voix juives. Mais au fond, c’est vieux comme le monde… - Pourquoi les alterjuifs consacrent-ils tant d’efforts à vouloir priver les Juifs du droit de parler de la Shoah? C’est que la Shoah les gêne beaucoup. Elle les gêne parce qu’elle rappelle que les Juifs ont été détruits dans la Shoah en tant que peuple, tandis que leur vision pseudo-éthique d’un Israël “conscience” de l’humanité ne résiste pas à cette confrontation. L’alterjudéité concerne en général des milieux juifs qui se sont éloignés de la vie juive. C’est leur droit, néanmoins ils ressentent une existence juive au grand jour comme une menace et une agression envers leur façon d’être, une monstruosité. Avez-vous remarqué que ce sont les Juifs vivants qui dérangent l’ordre du monde ? Les Juifs ont l’indécence de vivre après la Shoah et de rendre un coup quand ils le reçoivent ! - Existe-t-il un lien entre le phénomène alterjuif et la réalité politique israélienne ? - Il ne faut pas oublier que le fléau en question est venu d’Israël. Depuis la fin des années 1990, les postsionistes et autres nouveaux historiens se sont livrés à une entreprise méthodique de destruction symbolique d’Israël, accrédités par les chaires universitaires qu’ils occupent. Le coup ne pouvait pas être plus fatal. Si Israël le dit… Sachez que ces livres sont automatiquement traduits en France. Comment voulez-vous que réagisse le public qui reçoit ces ouvrages ? Il les prend au sérieux. Il ne fait pas de doute qu’une société israélienne dont les élites produisent un discours autodestructeur de ce type-là, est gravement malade. Question: Le danger concerne l’image de soi. On ne respecte que les gens qui se respectent. Montrer un tel visage, c’est lancer aux ennemis d’Israël, hélas fort nombreux, un signal très clair les poussant à l’attaque, en leur donnant le sentiment qu’il ne reste plus qu’à donner l’estocade finale pour en finir avec les Juifs. Par ailleurs, leur discours pseudo-moral se fonde sur une injustice à base de mépris ethnique : ils pleurent le malheur palestinien - “péché originel” d’Israël - mais restent cois sur l’injustice dont le monde séfarade a été victime de la part du monde arabe. L’Etat d’Israël n’a aucune dette envers le monde arabe et les Palestiniens. Il y a eu un échange de populations et des spoliations bien plus importantes pour les Juifs issus du monde arabe. Leur souffrance, leur mémoire, leurs intérêts sont profondément bafoués par ce discours autoaccusatoire. C’est comme s’ils n’existaient pas alors qu’ils constituent la majorité de la population israélienne. Les dimensions symboliques et culturelles sont capitales sur le plan politique : avant de détruire quelqu’un, on ruine son image morale, son prestige de telle sorte que le frapper devient “normal”. C’est ce qui est en jeu aujourd’hui : tous ces discours augurent-ils d’une entreprise de destruction à venir d’Israël ?
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Aujourd'hui,
tous ces problèmes de médisance qui ont soulevé le
peuple juif dès sa création autour de Moché Rabénou,
Moïse, reprennent une actualité dramatique
et ne sont pas historiques seulement, intellectuels seulement,
ni spirituels seulement. Le
Monde diplomatique, souvent critique envers Israël, va
jusqu'à écrire: "Voici quelques extraits
de son entretien avec Ari Shavit, qui a été outré par
les propos de Burg". Mais, de facto, on plait ainsi par ces actes dans un monde où les forces réelles veulent affaiblir Israël. On appelle cela maintenant la pensée des alterjuifs. La manipulation des textes n'est pas vérité. Il y a ainsi un courant de livres et médias qui entrent dans le dispositif des campagnes anti-israéliennes qui ne dépassent pas le mauvais journalisme; à oublier car cela ne fait pas honneur au débat intellectuel, encore moins à une formation valable sur la tradition. Il
faut quand même situer les acteurs inégaux de ce débat pour
éviter le ridicule: Moché ben
Na'hmane, est nommé aussi Na'hmanide, ou Bonastroug Da Porta
(1194-1270). Médecin de profession. Eminent commentateur
de la Torah et du Talmud. Halakhiste et caballiste. Auteur
de plus
de 50 ouvrages. Cousin de Rabbénou Yona de Girondi,
auteur de Chaâréi hattéchouva. Reconnu
comme la plus grande autorité séfarade de son époque,
et Grand Rabbin de Catalogne, il n'hésita pas à lacher
tout cela pour monter en terre d'Israël à 66
ans malgré l'état de désolation qui
y régnait. Dans le conflit opposant les rabbins français
aux tenants de Maïmonide. il essaya de trouver un compromis
et bâtit un programme de formation des jeunes en yeshiva
qui pourrait satisfaire les exigences des deux camps. Son
influence a été et reste considérable.
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3.
CES JUIFS QUI DETESTENT L’ETAT DES JUIFS.
Les contenus inconscients sont régis par les processus primaires du principe de plaisir, tendu vers la réalisation du désir. Dans “L’avenir d’une illusion”, Freud définit ce terme comme suit: ” Nous appelons illusion une croyance, quand, dans la motivation de celle-ci, la réalisation d’un désir est prévalent, et nous ne tenons pas compte, ce faisant, des rapports de cette croyance à la réalité.” Nous allons donc tenter un bref exercice d’écoute analytique des thèmes récurrents dans le discours de l’antisionisme juif, pour y repérer l’émergence de désirs, sous, et par, l’expression politique. On pourra y déchiffrer des scénarios, issus de ces structures élémentaires du symbolique que sont les fantasmes originaires. Au fondement de toute psyché humaine, ils offrent un ordre épistémique nécessaire à la saisie du monde comme apte à signifier, en ses versants intérieur, extérieur et relationnel, et c’est sur leur présence opaque que le sujet élaborera le conscient, le verbal et la rationalité. A propos du rêve, Freud écrit qu’il “serait un substitut d’une scène infantile modifiée par le transfert dans un domaine récent. La scène infantile ne peut réaliser sa propre réapparition, elle doit se contenter de revenir en tant que rêve.” Considérons les discours de l’antisionisme juif comme littéralement hantés par des scènes fantasmatiques perturbantes, insistantes, envahissantes, qui reviennent comme illusions par des ruses intellectuelles souvent brillantes. Théorie de la culpabilité généralisée. La culpabilité est la chose du monde juif la mieux partagée! Plusieurs raisons à cette idiosyncrasie: d’abord, le judaïsme a élevé la quête éthique à la catégorie de finalité existentielle et épistémologique. Pour J. Chasseguet-Smirgel, il est la première culture à avoir aboli les sacrifices humains et il a apporté la morale à l’humanité, en faisant un idéal, lié au messianisme, donc inaccessible. Voilà pour le Surmoi culturel. Ensuite, son long exil a confiné le peuple juif dans le rôle d’objet de l’Histoire, dénué de Droits et de moyens défensifs, livré au caprice du Prince quand ce n’était pas au déchainement des foules. Voilà pour l’apprentissage de la sublimation. Corollairement, le peuple juif a été abreuvé de mépris, considéré comme son propre cadavre par la chrétienté, réduit à la misérable dépendance des dhimmis en terres d’Islam: situation hautement propice à provoquer l’autodépréciation jusqu’à la fameuse haine de soi. Voilà pour le narcissisme collectif mortifié. Dans “L’homme Moise”, Freud remarque que, sous les coups du sort, le peuple juif réussit a éviter de mettre en doute le principe de son élection en les tenant pour les châtiments de ses transgressions, et qu’il garda ainsi une position active, ouverte sur l’espoir de changer l’Histoire. Les victimes de maltraitance, ou les otages, qui s’efforcent de deviner ce que veut leur agresseur pour s’y adapter, tentent pareillement de limiter leur impuissance. S’auto-punir préventivement peut aussi être un moyen d’échapper à la déréliction de la passivité. Pour le peuple juif, le prix de l’indépendance étatique se compte en nombre de guerres et de vagues de terreur, qui n’ont, hélas, pas encore pris fin. Le fait de devoir assumer une agressivité militaire si longtemps interdite par l’Histoire et recouvrée dans l’extrême urgence, génère à son tour un sentiment de culpabilité, qui explique une étonnante empathie générale pour l’ennemi et aussi, à mon avis, que la génération des fondateurs du pays ait su tout faire, sauf transmettre la fierté de ce qu’elle a fait! En outre, la plupart des citoyens israéliens sont soumis à un long service militaire, qui implique, pour chaque parent, la culpabilité de ne pouvoir protéger ses enfants d’un danger de mort. Certes, ceci vaut seulement pour les Israéliens, mais les Juifs diasporiques ressentent une culpabilité parallèle à laisser ces derniers assurer la défense d’un Etat dont perdure la vocation de refuge pour l’ensemble des Juifs. Le
discours juif haineux contre Israel offre un vaste matériau
médiatique, littéraire, artistique, académique,
cinématographique, abondamment diffusé, mais
quelques extraits représentatifs suffisent à l’analyse,
tant il s’avère répétitif et
stéréotypé. Voyons donc les conséquences
de cette théorie généralisée
de la culpabilité: “Le Juif croit qu’être objectif, c’est assumer la subjectivité de son ennemi”, écrit E.Amado Levi-Valensi. S’identifiant à son ennemi, il va, comme s’il était topiquement à la place de l’Autre, mettre tout à l’envers,- ordre évènementiel, logique situationnelle, chaine des signifiants. La technique de Michel Warshawski est un classique du genre:“Ce n’est pas l’opération militaire ...par un commando palestinien et l’enlèvement du caporal G.Shalith qui ont poussé le gouvernement israélien à lancer son offensive sanguinaire contre Gaza”; -(remarquons la dignité du militaire d’un côté, contre l’horreur du sanguinaire de l’autre!)-“ce sont...les dizaines de morts palestiniens..., qui ont poussé ces militants palestiniens à rompre la trêve”. Nourit Peled, elle, emploie les métaphores de la Shoa pour taxer l’occupation d’“ apogée du pogrom”, aux “ portes de l’enfer”, sans les “ Justes du Monde pour sauver les victimes de Gaza”. Mettant à nu le mécanisme de la projection par inversion en miroir, elle ose écrire :” Les enfants israéliens sont élevés dans un racisme inconnu dans le monde civilisé...Depuis 40 ans, ils ont appris à haïr leurs voisins simplement parce qu’ils sont leurs voisins.” Le “simplement” suffit à traduire le déni total de la réalité, qui pose la question de savoir si l’auteur est schizoïde et ne perçoit pas cette réalité, ou si sa manipulation rhétorique est intentionnelle et perverse. Etre ou ne pas être. Pour les Nouveaux-Historiens, le crime originel d’Israel-Etat est un débordement d’être, qui a causé sa partition d’avec l’environnement, son apparition comme entité séparée, et l’exclusion de l’Autre. A l’abri du signifiant “historiens” érigé en tabou, ils se dressent en accusateurs publics, calqués sur le modèle des Juifs diasporiques puisque ils partagent tous une même visée: se dédouaner de la négativité attachée par les antisémites à une identité sioniste qui mêle dangereusement Juifs et Israéliens, et Israéliens de tous bords. Les nombreux émules de Chomsky (USA), les Steven Rose (GB), les Ronnie Kasrils (S-Afr), les Morin et les Balibar (Fr), s’imaginent qu’en dirigeant les processus médiatiques de dénonciation d’Israel, ils s’acquièrent la reconnaissance sociale de leur innocence, et l’autorisation à se fondre dans le magma universaliste qu’ils appellent de leurs vœux. Comme l’a si bien montré Muriel Darmon, ces “Alterjuifs” garantissent, pour leur part, la valeur de leur savoir sur Israel, non par un diplôme, mais par leur identité, “en tant que Juifs”, alors même qu’ils revendiquent de couper tout lien de solidarité de groupe. Du coup, ils réduisent paradoxalement leur posture politique à un règlement de compte familial! Pour Ilan Pappé, “les dirigeants israéliens conçoivent leur Etat en termes ethniques, raciaux, et sont donc des racistes à tous points de vue”. A tel point qu’il recourt au tour de passe-passe de remplacer systématiquement le qualificatif “juif” par celui de “ raciste et colonialiste”. Le scandale, c’est l’exclusion: l’Etat, avec sa fonction paternelle de législateur, est le tiers-personnage qui a brisé la fusion avec l’environnement antérieur, substitut du contenant maternel ou de la dyade mère-enfant. Il a forcé l’enfant à s’individuer, ce qui a crée l’Autre, en l’expulsant. Mieux vaudrait renoncer à l’identité, pour rétablir l’harmonie de la fusion/confusion des origines. L’adoption des concepts palestiniens, comme celui de Nakba, rétablit la symbiose mentale avec l’imago maternelle.Le mouvement politique fondé par Pappé, “Un homme-Une voix”, veut une nation indifférenciée, sans altérité, où tous sont le même. A l’inverse, quand Pappé s’en prend à l’Etat en fonction paternelle, - Etat qui porte en outre le nom du peuple désigné dans le Tana’h comme “ Segoula”!-, il en appelle au boycott universitaire pour lui imposer d’être exclus à son tour. Puis le boycotteur se plaint d’être en retour boycotté par sa propre université, sans doute par vengeance paternelle! Anat Gov, qui participa au projet d’une Charte de l’Israélianité, définit l’harmonie au niveau de la communication par cette formule: “La maison, c’est là où, quand je parle, on ne me demande pas “d’où es-tu?”. Ce qui fait de cette maison particulière un “lieu commun”. Des histoires de famille. Avec Guidon Levy, se précisent les réminiscences des histoires de famille. Journaliste et auteur, entre autres, d’œuvres théâtrales, il module l’intolérable de la violence séparatrice sur un mode encore plus extrémiste que celui de la Nouvelle-Histoire. Dans le “Monologue de Bassam Aramin”, il réduit le conflit israélo-palestinien aux souvenirs du récitant, présenté comme le père de la jeune Abir, “tuée très probablement par la police des frontières”, et par l’oxymore de “combattant de la Paix”. Dans ce monologue de la victime, l’agresseur n’apparait que par les représentations qu’elle a ou qu’elle veut donner de lui. J’extraie quelques phrases exemplaires du texte: “Lors d’une manifestation à Khalkhoul...je n’ai pas pu m’enfuir comme les autres enfants et les soldats m’ont rattrapé...Des soldats effrayants, très grands...J’ai fini par m’enfuir et j’ai pensé qu’il fallait que je me venge...En prison, j’ai voulu lire des livres...J’ai commencé à comprendre notre problème, notre histoire et celle des Juifs: l’esclavage en Egypte, comment ils ont souffert pendant la Shoa, et comment nous payons le prix de leurs souffrances...Pas mal de choses que j’avais vues dans le film sur la Shoa, je les ai vues après dans la vie réelle.” Une scène destructurante se déroule ici en filigrane: l’auto-affirmation de l’enfant (la manifestation) a été réprimée par des parents brutaux (les soldats très grands), eux-mêmes victimes de violences (l’esclavage, la Shoa). Seule la vengeance pourra réparer la blessure narcissique infantile. Au sortir d’une éducation dont il n’a pas intégré les valeurs (en prison, les livres), l’enfant devenu grand est incapable de la moindre empathie envers ses parents (payer le prix de leurs souffrances). Il veut prendre leur place de victimes, et ne leur laisser que celle des agresseurs, (la Shoa...dans la vie réelle), en projetant sur eux sa propre colère, qui le déborde. Certes, il s’agit du texte mis dans la bouche du personnage palestinien, victime père de la jeune victime, mais c’est l’auteur Guidon Levy qui l’écrit, selon sa représentation subjective du Bassam Aramin réel. Une fois de plus, nous nous trouvons dans la galerie des glaces des identités projetées. S’ajoute un élément dont il est difficile de ne pas tenir compte: Guidon Levy, la journaliste Amira Haas, qui s’est, littéralement, transférée à Gaza, de nombreux membres de la gauche radicale israélienne, sont fils de survivants de la Shoa. Or, en dénonçant ce qu’ils appellent des massacres ou le génocide des Palestiniens, ils s’identifient à leurs parents dans l’opposition au bourreau, mais en tenant l’Etat d’Israel pour ce bourreau, ils s’opposent à leurs parents qui participent de l’Etat , et ils courent le risque de les livrer à l’actuel agresseur terroriste. L’historienne Hanna Yablonka prétend poser à ces survivants, au nom de la société israélienne, la question: “Que nous avez-vous fait?”. Car elle soutient la thèse que l’Etat d’Israel aurait conçue, de par l’omniprésence de leurs témoignages, une paranoïa transposée de l’Allemagne nazie sur le monde arabe. L’ambivalence émotionnelle éprouvée par la génération suivante induit, en toute transparence, un tel code de lecture politique. Et quand la Shoa n’est pas directement en héritage, la dynamique inconsciente reste cependant comparable, qu’il s’agisse des trotskistes du Matzpen, autrefois prêts à espionner pour la Syrie, ou de Vanounou, l’espion interne du nucléaire israélien , converti au christianisme et refusant de parler hébreu, ou encore de ces artistes, écrivains, universitaires, qui dépeignent à l’envi une société israélienne fondée sur la discrimination: les fils de parents qui se sentirent humiliés par l’Etat d’Israel, s’identifient aux victimes du même Etat, mais ce faisant, ils trahissent le judaïsme à forte charge identitaire de leurs parents, ce qui revient à les rejeter. Le scénario est bien celui des conflits familiaux nourris de rivalités œdipiennes, dont les affects de rancœur et de culpabilité circulent entre les générations sans être consciemment assumés. Ils sont alors déplacés vers le collectif, sur l’Etat-Père et la société-Mère, par le biais d’un symbolique saturé des séquelles des grands traumatismes historiques, et des traumatismes individuels de la migration. Guidon Levy, comme Abraham Burg, opèrent un déplacement supplémentaire: ils isolent un groupe, les colons, comme source de la violence à l’intérieur de l’Etat israélien, ce qui leur permet de les livrer à la vindicte du Surmoi justicier en tant que frères ennemis, - ce que sont les Israéliens pour les Juifs diasporiques antisionistes,- et d’endosser eux-mêmes le rôle des anges. Les anges ne sont pas toujours les préfères, c’est bien pour cela qu’ils doivent être angéliques. Ils leur faut séduire des parents sévères, indifférents ou immatures. Livrer leurs frères à la colère parentale peut jouer comme protection apotropaïque. Les organisations comme Shalom A’hshav ne me semblent pas exemptes de cette tactique préventive. L’ange peut aussi devenir un enfant battu, inhibé sous les coups jusqu’à la paralysie mortifère, tel ce philosophe de l’Université de Tel-Aviv qui, au lendemain de plusieurs attentats-suicides à Haïfa, prônait l’absence totale de réaction. Apparemment, il n’avait pas même pu sauvegarder en lui l’ultime noyau rationnel, abrité sous les fragments psychotiques d’un Moi terrorisé, que décrit Sandor Ferenczi. Le Juif nouveau est arrivé. Le cas d’Avraham Burg est significatif, puisque ce fils d’un député connu d’un parti religieux, lui-même député socialiste, fut en charge de deux postes de haute responsabilité, comme Président de la Knesset et comme Directeur de l’Agence Juive. Le titre de son livre a le mérite d’en annoncer le contenu: “Vaincre Hitler: pour un judaïsme plus humaniste”, -encore que l’articulation entre les deux versants ne soit pas frappée du sceau de l’évidence.Veut-il dire qu’un judaïsme insuffisamment humaniste a provoqué le phénomène hitlérien, ou bien que le nazisme ne disparaitra que lorsqu’un judaïsme vraiment humaniste lui ôtera toute raison d’être? A présent, à la une de grands quotidiens occidentaux comme Le Monde, sur les écrans des télévisions françaises, interviewé par Ari Shavith dans Haaretz, dialoguant avec A. Finkielkraut, il va répandant la nouvelle: le sionisme est mort! Bonne nouvelle somme toute, car, et c’est la réponse à notre question, elle empêche définitivement la victoire posthume d’Hitler qu’aurait constituée une Europe enfin judenrein, au cas où toute sa population juive aurait cédé au charme de la terre ancestrale. Bonne nouvelle aussi pour le reste du monde, puisque, je cite, “un Etat juif, c’est de l’explosif!”. On n’est plus là dans la subjectivité d’autrui, mais dans ses pires délires. Le déni de la réalité procède d’abord par inversion de ses paramètres, puis par leur mise en opposition manichéenne. Par exemple, Burg se fait le chantre de l’Europe, véritable “utopie biblique”, quoique laïque, paradis du grand mélange, où il s’imagine heureux comme ses grands-parents le furent... en Allemagne! Du côté d’Israel, par contre, il faudrait “humaniser cette société”, car il voit “l’identité israélienne comme bourreau”, il “sent très fort” l’approche des Lois de Nuremberg, il voit un “militarisme prussien”, un “Anschluss israélien”, la barrière sécuritaire “ comme le mur romain, comme la muraille de Chine”, -chacun appréciera la pertinence des métaphores,- avec “quelque chose de xénophobe” et “d’extrêmement fou”. Pour lui, le Goush Emounim vaut le Hamas, et le danger théocratique est déjà au pouvoir à Jérusalem. Par contre, on devrait résoudre le danger atomique iranien par la confiance. Si Sederot est mentionnée, c’est que Burg y entend “des voix...nous détruirons et nous expulserons”. Après quoi l’on a droit au vocabulaire rituel sur les Palestiniens, ”camps d’internement, ghetto de Kalkilia, entassement de tous les Arabes dans des wagons”, et, tous les boulets rouges étant bons à tirer, “goulag de Jénine”! Pour finir, le lapsus débrouille les pistes: alors que la diaspora est bénéfiquement cosmopolite, pas le moindre universalisme en Israel, où Burg se sent “enfermé dans le shtettl”. Donc, shtettl et Etat d’Israel, c’est tout comme, et il faut un nouveau judaïsme, selon le nouveau St-Paul sur son chemin de...Paris! Or,
Burg, dans son entretien avec Shavith, fournit explicitement
plusieurs repères dans son histoire personnelle.
Ce n’est pas à son père qu’il
se réfère, mais à sa mère et à son
grand-père, et il regrette de s’être
renié longtemps, par “infidélité aux
principes”, c’est à dire à son
Idéal du Moi. ”Aujourd’hui, je vis avec
ma vérité”, dit-il narcissiquement.
Au moment où Shavith lui reproche d’être
un pacifiste qui voulut acheter une usine de chars, sa
rhétorique prend un souffle aussi prophétique
que cynique: Burg répond avoir voulu “contrôler
une affaire qui transforme les épées en socs
de charrue”. Sur le procès qui l’oppose à l’Agence
Juive pour l’usage contesté d’une voiture
allouée à vie, il dit que Dans “L’Univers contestationnaire”, à propos de Mai 68, B.Grunberger et J. Chassseguet-Smirgel montrent comment la prégnance du narcissisme opère un “évitement de l’Oedipe”, fréquemment tenté à l’adolescence, lequel contourne la situation conflictuelle et ses corrélats, que sont le sens de la réalité, de la Loi, de la différence des générations, de la maturation. Leur narcissisme grandiose d’enfant merveilleux, amène Burg et ses semblables à aller vagabonder dans l’ailleurs de l’universalisme, - qui figure sans doute pour eux l’ “avènement d’un monde de l’indifférence”, dont parle Adorno, ou le neutre, selon Roland Barthes. Lieu béni, où les étrangers déroulent des tapis rouges et tournent micros et caméras vers ces héros échappés de l’antre sioniste pour mieux en témoigner! Cherchez le Père. On voit que, comme le judaïsme pour l’antisémite, c’est la partie-liée qu’il entretient avec l’instance paternelle symbolique qui rend insupportable l’Etat d’Israel à ceux qui veulent abolir la dimension de la subjectivité, en ses limites, ses intentions et sa responsabilité. Or, la résurgence d’Israel dans l’historicité apparait comme le triomphe d’un sens obstinément porté. J’y rattacherai le paradoxe énoncé par Winnicott: l’objet hai est confirmé comme relevant de la réalité, en ce qu’il survit aux attaques de l’enfant. Il me semble que l’Etat d’Israel, mis en place de bouc émissaire des nations, mais n’en continuant pas moins d’exister, de se défendre, de croître et de prospérer, remplit, pour ses fils rebelles, la même fonction de butée, face à leurs fantasmes de fusion archaïque, de mégalomanie narcissique, ou d’impasse conflictuelle. La déformation d’un texte équivaut à un meurtre, dit Freud dans “L’homme Moise”: les déformations discursives concernant l’Etat d’Israel sont autant de tentatives de l’anéantir. C’est ce que traduit le registre apocalyptique des théories antisionistes, qui rejoint celui d’Ahmadinejad: le titre d’un livre de Warshawski est “ A tombeau ouvert”, celui d’un article de Nurit Péled, “La mort gouverne ici!”, Burg voit le sionisme mort, et Zand renvoie le peuple juif à la catégorie du non-être! Mais, que des processus psychiques primaires s’infiltrent massivement dans leurs conceptions du monde, ne décharge pas ces personnes de leur irresponsabilité morale et pratique, vis à vis de leur propre peuple, mais aussi du Moyen-Orient, des organismes idéologiques qui les instrumentalisent, et d’eux-mêmes. Car pour conclure, je veux vous faire partager la surprise qui fut la mienne en parcourant un site internet conjoint à un groupe islamiste et au journal turinois “Il Manifesto”. Au bas des prudences oratoires d’Amos Oz au salon du livre israélien à Paris, précisant qu’il n’est patriote que pour l’hébreu et non pour son pays, un commentaire s’exclamait qu’avec un ami tel que Dr Amos, de la Paix Maintenant, et Mister Oz, chantre de la “langue biblique” au détriment de la leur, les Arabes israéliens n’ont plus besoin d’ennemis! Puis Ouri Avnery, fidèle ami d’Arafat, évoquait le souvenir de la proclamation de l’Indépendance d’Israel en ces mots: ”Heureux, ce soir-là? Non, triste, très triste...Car mon rêve était mort.” Rêve d’un Etat sans qualité juive, bien sûr! Et pourtant....Parce qu’il ose soutenir, dans le même article, que la notion d’apartheid ne convient pas à la situation israélienne, un internaute de Francfort l’accusait de...racisme et de sionisme! Et ajoutait: “Amira Hass n’est pas beaucoup mieux!”. Mais pour faire virer l’humour au noir, il suffit de rappeler qu’en 1933, il se trouva des Juifs pour s’inscrire au parti nazi, probablement parce qu’ils se sentaient incapables de tenir bon face à la haine de ce que Freud appelle “la masse compacte”. Ils furent désignés du sobriquet de “raus mit uns!”, les “dehors, nous autres!”. Il n’y eut pas de dehors. D’où la valeur de notre Etat.
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4. Actualité constante de la paracha Korah dans la vie juive. Les faits et l'analyse.
Le
Talmud de Babylone a analysé avec précision comment
fonctionne l'attitude de certains Juifs qui rejoignent les
attentes de l'ennemi
et vont dans leur camp dénoncer mensongèrement
les Juifs. Le Talmud leur trouve même une excuse s'ils
ont été humiliés par leurs frères;
mais ce n'est certainement pas le cas d'Avraham Burg, fils d'un
des humains les plus moraux, les plus intelligents, les plus
courtois, et les plus admiré parmi
les Juifs, son père Yossef Burg, et par tous les Israéliens,
et pour ce seul motif Burg a pu ainsi se faire une carrière
politique sur un plateau, né avec cette cuillère
en or dans la bouche. Est-ce pour ce trop de valeur chez le père
qu'il adopte cette conduite ostensible de révolte à l'opposé? M.
Burg n'a jamais mâché ses mots, mais, dans un
entretien publié vendredi 8 juin dans le quotidien Haaretz,
ce politicien reconverti dans les affaires va jusqu'à qualifier
Israël, pays qu'il a quitté pour vivre en France, de "ghetto
sioniste". Il considère qu'il est temps de dénoncer
la théorie de Théodor Herzl, estimant qu'après
la création d'Israël, le sionisme aurait dû être
aboli. Lorsqu'on lui demande ce qu'il pense d'un Etat juif démocratique,
il indique : "C'est confortable, c'est sympa, c'est de la
guimauve, c'est rétro. Cela donne un sentiment de plénitude,
mais c'est de la nitroglycérine." Ce militant du dialogue avec les Palestiniens qualifie la société israélienne de "paranoïaque", pense que "la clôture de séparation procède de cette paranoïa" et s'insurge contre "la xénophobie". Il constate que "de nombreuses lignes rouges ont été franchies au cours des dernières années". Il y a, selon lui, "de bonnes chances que la prochaine Knesset interdise les relations sexuelles avec les Arabes. Nous sommes déjà morts mais nous ne le savons pas encore. Tout cela ne marche plus". (Ce délire n'a évidemment eu aucune réalité dans la suite de l'histoire, mais le but était atteint: les dégâts dans l'opinion publique européenne. ndlr Modia). M. Burg compare l'état de la société israélienne à l'encontre des Arabes à celui de l'Allemagne lors de la montée du nazisme, mettant en avant "le caractère central du militarisme dans notre identité. La place des officiers de réserve dans la société. Le nombre d'Israéliens armés dans les rues. Où va cet essaim de gens armés ? Ils disent publiquement "les Arabes dehors !"". Se définissant comme un citoyen du monde, il qualifie l'occupation de la Cisjordanie "d'Anschluss" et prédit "une explosion sans fin". Et de conclure : "La réalité israélienne n'est pas excitante, mais les gens ne veulent pas l'admettre. Nous sommes au pied du mur. Demandez à vos amis s'ils sont sûrs que leurs enfants vont vivre ici. Au maximum, 50 % diront oui. Autrement dit, l'élite israélienne est déjà partie, et sans élite, il n'y a pas de nation." Michel Bôle-Richard Voici une réaction des Communautés juives en France: UNION
DES CONSEILS DES COMMUNAUTES JUIVES DE L’ILE
DE FRANCE Voici
mon analyse littéraire, à la
lueur des enseignements qui nous ont ouvert la vigilance critique. Et cela nous permet alors de pratiquer le rite du bouc émissaire sur autrui : nous le chargeons ainsi de nos défauts que nous ne voulons pas reconnaitre en nous, et nous disons que c'est lui qui est comme ceci ou cela. En fait, chaque fois que nous n'aimons pas un trait que nous remarquons chez autrui, nous devrions nous poser la question : n'est-ce pas un trait qui me caractérise quelque peu ? Projeter ainsi notre mal sur autrui vise à nous en soulager; mais alors, le mal reste ainsi en nous, nous avons simplement compliqué la relation. La
tradition connaît tout cela depuis des millénaires
et l'exprime par cette phrase de Qiddouchine 70 a : Ce
phénomène est si puissant qu'elle dit "quiconque, kol " disqualifie
autrui... Pas de divergence entre la psychologie et le judaïsme
car il s'agit du même être vivant créé." (fin
de la citation, se reporter à tout le commentaire). Il n'a plus de limites dans les fantasmes: Le Monde remarque qu'il y a, selon Burg, "de bonnes chances que la prochaine Knesset interdise les relations sexuelles avec les Arabes. Nous sommes déjà morts mais nous ne le savons pas encore. Tout cela ne marche plus". Il a raison, cela ne marche plus dans sa proche et en lui. Le délire total. Le Monde continue: "M. Burg compare l'état de la société israélienne à l'encontre des Arabes à celui de l'Allemagne lors de la montée du nazisme". L'injure est immonde, les discours les plus fous actuels qui soulèvent l'indignation des Nations Unies contre les attaquants verbaux envers Israël ne vont même pas jusque là. Je ne suis pas sûr que Mr Burg ait passé les années que j'ai passées à l'étude de l'arabe, du persan, du Qoran, des commentaires et de la culture arabe, iranienne et musulmane, avant même mon alyah et depuis, afin de bien comprendre autrui ici et dans la région, de le respecter, de découvrir le bien et non seulement de le voir en conflit ou en ennemi. Ce n'est pas pour autant que je m'identifierai à des ennemis quand il y en a dans ces cultures. Combien de fois, j'ai interpelé des activistes juifs antiisraéliens et découvert qu'ils ignorent tout de la culture arabe; simplement ils sont dans ces mécanismes internes à eux-mêmes que décrit Burg envers soi. Et l'ennemi ne va pas jusque là. Et
Le Monde, en arrive à la conclusion de Burg: "de
conclure : "La réalité israélienne n'est
pas excitante, mais les gens ne veulent pas l'admettre. Nous sommes
au pied du mur. Demandez à vos amis s'ils sont sûrs
que leurs enfants vont vivre ici. Au maximum, 50 % diront oui.
Autrement dit, l'élite israélienne est déjà partie,
et sans élite, il n'y a pas de nation." Son
livre, cela lui fera plaisir, a fait parler de lui, et a laissé un
grand vide. Un vide total, celui de la réalité et
de la pensée. A côté de ce vide, il y a l'immense
et enseignant héritage pour tous du père Yossef Burg. C'est un épisode très triste dans la vie du peuple d'Israël, mais la Torah nous avait prévenu de ces problèmes qui surgiraient dans notre famille et comment les résoudre, sans laisser les destructeurs garder le pouvoir.
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Lire aussi. et Liens -
D'abord, le numéro de la Revue CONTROVERSES n° 4
: « Les ALTERJUIFS ». Février 2007. Ed.
de l’Eclat. 4 avenue Hoche, 75008 Paris. Elle étudie
les cas de la littérature de E. Morin, Rony Brauman,
Théo Klein, Jean Daniel, Gisèle Halimi, Esther Benbassa, Michel
Warshawski, Guy Sorman et autres… Lien. - Cet article sur
le site de l'Union des Patrons et Professionnels Juifs de France,
concernant l'activité de Juifs contre Israël accusée
faussement de meurtre horrible comme au moyen-âge, mais
cette foi par des Juifs (lien
ici). |
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