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Débat 
La loi actuelle du retour aété faite pour assurer le caractère juif de l'Etat.
Or, de fait, certaines alyotesnon contrôlées ont un pourcentage important de non-juifs quichange les proportions dans le pays.
Quelles sont les positions?


Le point du vue du ministrede l'intégration, présenté par le quotidien Haaretz. 29-11-99



Le point de vue de  menacent le caractère juif du pays", titrait ainsi le derniernuméro de
l'hebdomadaire Yom Le Yom, du puissant parti ultra-orthodoxe Shass(17
députés sur 120 à la Knesset) membre de la coalitiongouvernementale. 

Selon le ministère de l'Intérieur, sur un total de quelque800.000
immigrants de l'ex-URSS venus s'installer en Israël durant lesdix
dernières années, 208.000 n'étaient pas juifs. 

De plus, cette proportion ne cesse de s'accroître, puisqu'elleserait
maintenant de la moitié, selon le ministère. 

Les ultra-orthodoxes s'en alarment et réclament une révisionde la Loi
du Retour. 

Aux yeux de la loi israélienne, est considéréecomme juive toute
personne de religion juive ou de mère juive. Mais la Loi duRetour
accorde la nationalité israélienne non seulement àdes juifs, mais aussi
à leurs conjoints ou proches parents non juifs. 

L'enjeu est considérable. Pour les ultra-orthodoxes, les nonjuifs qui
viennent s'installer en Israël --même les travailleurs étrangers,estimés
à 250.000, qui y vivent temporairement-- renforcent, en effet,la
laïcisation du pays, un phénomène qu'ils combattent. 

Le débat lancé par les partis religieux a suscitédimanche un véritable
esclandre lors d'une réunion du Conseil des ministres. 

"Theodor Herzl (le fondateur du sionisme) se retournerait dans sa tombe
s'il apprenait que 50% des immigrants venant s'installer dans l'Etatjuif
sont des non juifs", a lancé le ministre de la Santé,le rabbin Shlomo
Beniziri, membre du Shass, qui a proposé un révisionde la Loi du Retour.

"Je ne permettrai pas qu'on touche à la Loi du Retour. C'estle fondement
de l'Etat. Aussi longtemps que je serai Premier ministre, il n'en serapas
question", a répliqué Ehud Barak en tapant du poing surla table, selon
les médias. 

Le député Shmuel Halpert, de la Liste Unifiée dela Torah (LUT), a-t-il
récemment soutenu que "des centaines de milliers d'immigrantsnon
juifs risquent de devenir une cinquième colonne", provoquantdes
protestations indignées. 

Un rabbin du Shass est revenu un peu plus tard à la charge endénonçant
publiquement "la luxure et la dépravation de l'immigration"russe,
suscitant un nouveau tollé. 

Il s'exprimait lors d'une manifestion publique contre la vente du porc,
aliment interdit par la religion juive mais appréciédes immigrants
d'ex-URSS, juifs ou non. 

"De tels propos sont carrément racistes", a déclaréà l'AFP le député
Roman Bronfman, apparenté travaillliste et lui même originairede
l'ex-URSS. 

"Le fait que 50% des immigrants ne soient pas juifs au regard de la
religion et de l'Etat provient du fait que dans l'ex-URSS comme en
Occident, il y a 50% de mariages mixtes. Mais un Etat qui veut une
immigration juive ne peut pas renoncer à eux", souligne-t-il. 

"Il est absurde que des gens qui n'ont qu'un grand-père juifet n'ont
aucun autre lien avec le judaïsme puissent bénéficierde la Loi du
Retour", réplique le rabbin Abraham Ravitz, députéde la LUT. 

Il a proposé de modifier la loi sur ce point précis, touten se démarquant
des attaques contre l'immigration de l'ex-URSS. 

Le juriste Claude Klein défend le même point de vue: "Tôtou tard, il va
falloir modifier la Loi du Retour en amendant le paragraphe qui permetà
des personnes qui n'ont qu'un grand-père juif d'en profiter". 

"Lorsque ce paragraphe a été inscrit dans la loi, en 1970,personne
n'imaginait la venue de centaines de milliers de non juifs", ajoutece
professeur de Droit de l'université hébraïque deJérusalem.
 


 
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