| accès direct >> | ||||||||||||
| accès direct >> | ||||||||||||
| accès direct >> | ||||||||||||
| accès direct >> | ||||||||||||
| Rechercher ici les thèmes d'études sur le site par un catalogue de photos |
||||||||||||
ANTISEMITISME EN
FRANCE ET EN EUROPE
Par le Pr et Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Page d'accueil
http://www.modia.org
JUILLET 2004. L'AFFAIRE DE LA FAUSSE
AGRESSION DANS LE TRAIN
avec quelques
excellents articles pour suivre l'ensemble de ces phases:
Résumons l'affaire:
Avant l'affaire
Un contexte de centaines d'agressions antisémites quotidiennes en
France, spécialement de la part de la communauté maghrébine
des banlieues. Avec quelques affaires particulièrement violentes:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-372535,0.html
"135 agressions antisémites recensées
par le ministère de l'intérieur, contre 127 pour toute l'année
2003.
et l'exploitation de faits contestés par le Tribunal qui les attribue
simplement à des rixes entre mineurs.
ou l'affaire du 3 janvier 2004, Gabriel Farhi, 34 ans, rabbin du Mouvement
juif libéral de France (MJLF), est blessé d'un coup de couteau
à l'abdomen alors qu'il se trouvait seul dans sa synagogue à
Paris. Trois jours plus tard, sa voiture est incendiée sur le parking
de son immeuble.Au fil de l'enquête, des interrogations apparaissent
sur la réalité de l'agression : la déchirure de sa
chemise est peu compatible avec sa version des faits et le couteau qui aurait
servi à l'agresser provenait de la cuisine du lieu de culte. Le rabbin
maintient sa version. L'enquête n'est toujours pas close
L'affaire du Vendredi 4 juin dans l'après-midi, un adolescent juif,
sorti d'un institut talmudique, est poignardé en pleine rue à
Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Son agresseur aurait crié"Allah
Akbar !" avant de s'enfuir. Il s'avère ensuite que le même
homme a aussi agressé huit autres personnes d'origine arabe, haïtienne,
guinéenne ou portugaise".Cer article nous montre bien les faits
et les tentatives de les neutraliser dans l'information.
L'affaire elle-même
Une femme avec son bébé a prétendu avoir été
agressée par trois arabes, la prenant pour une juive, qui auraient
découpé ses vêtement, ses cheveux, dessiné des
croix gammées sur son ventre. Pendant que les voyageurs n'auraient
porté aucune assistance. Elle se plaint à la police qui envoie
le rapport aux autorités qui les transmettent à l'échelon
politique. Le plus haut niveau de l'Etat affirme son émoi et son
effroi devant cet incident, qui touche toute la société.
L'incident s'est donc produit après une augmentation des agressions
antisémites qui en 6 mois sont égales à toutes celles
de l'an dernier et où, mondialement, la France est vue maintenant
comme antisémite. Et où le Président lui-même
change la ligne politique face au phénomène pour réagir.
Tout la presse a donné l'importance maximale au phénomène
(car une "française " a été touchée).
La société à travers les médias se met en cause..
Ensuite, les policiers font part de leurs doutes sur la version jusqu'à
ce qu'ils découvrent qu'ils ont affaire à une mythmane, mais
qui s'est basée sur des faits véritables pour bâtir
son scénario.
Phase suivante. Une contre réaction se produit. Les milieux arabes
français crient à la persécution, avec une part de
responsabilité envers les juifs. Les journaux essaient d'analyser
le phénomène: on rétrograde, on remet en cause l'obsession
de l'antisémitisme. On exprime que l'affaire a quand même manifesté
un problème de société, particulièrement les
associations juives dont les responsables sont quelque peu gênés
par dans leur expression. Modia a insisté sur le rôle de "fou
du Roi" que cet épisode a joué en dévoilant ce
qui se passe dans toute la société. La question est de ne
plus falsifier et camoufler.
Libération:
Une erreur collective, révélatrice de plusieurs des maux de
notre société:
http://www.liberation.fr/page.php?Article=223646
Libération: Deux communautés indignées,
des Arabes dénoncent leur position de bouc émissaires, les
Juifs des actes antisémites quotidiens:
http://www.liberation.fr/page.php?Article=223647
et les associations communautaires redoutent un recul
de la mobilisation contre le racisme et l'antisémitisme:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-372538,0.html
Soulignons quelques réactions indiquées dans cet article de
Caroline Cordier:
- "Le Président du Conseil régional du culte musulman
de Rhone-Alpes, Kamel Kabtane: l'emballement médiatique et politique
qu'a déclenché ce faux fait divers révèle une
stigmatisation systématique des musulmans. l'islamophobie ambiante
qui règne aujourd'hui en France et où s'engouffrent tous les
médias pour mettre en accusation la communauté musulmane...
l'antisémitisme est quelque chose de très grave, mais aujourd'hui,
quand on aborde ce sujet, ce sont les musulmans qui sont visés...
La communauté musulmane ne peut plus accepter de devenir la cible
de tout le monde, d'être traînée ainsi dans la boue au
moindre fait divers".
- Le Conseil des démocrates musulmans exprime la même colère
en déclarant en avoir assez des "Maghrébins boucs émissaires",
enjoignant au Président de la République de "témoigner
un soutien franc à l'égard des citoyens français d'origine
musulmane dans son discours du 14 Juillet".
- Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP dont les déclarations anti-israéliennes ne se comptent plus, note de Modia), estime que "les jeunes de banlieues sont stigmatisés et jetés en pâture" dans les médias. L'association a condamné"avec force les propos irresponsables tenus par des personnes qui ont profité de cette affabulation pour, une fois de plus, instrumentaliser l'antisémitisme contre une population déterminée (on n'est pas loin du complot juif), alimentant des tensions intercommunautaires". Le MRAP renouvele sa proposition de manifestation contre tous les racismes, pour interpeller "les consciences des politiques, des responsables associatifs, des leaders d'opinion, de la presse devant le danger de lancer publiquement une information qui peut servir à des manipulations de toute sorte".
Dans les associations et institutions juives.
- Le CRIF: "Je suis évidemment désolé qu'on ait
trompé toute l'opinion publique avec cette histoire". a indiqué
Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions
juives de France (CRIF). "Cela n'enlève rien aux agressions
antisémites par centaines de ces derniers temps. Le fait que l'opinion
publique puisse recevoir aussi facilement des informations aussi excessives
montre que la violence et l'intolérance font partie de l'air du temps",
a-t-il ajouté.
- Le président du CRIF de Rhône-Alpes, Alain Jakubowicz, a précisé que "le plus dramatique, -c'était- que cette jeune femme ait cru qu'elle serait crédible en affirmant qu'on l'avait prise pour une juive et que ces agresseurs étaient d'origine black et beur. Et le pire, c'est qu'elle a été jugée crédible, parce que ça se passe tous les jours".
- l'Union des Etudiants juifs de France (Yonathan Arfi, président de l'UEJF): "il ne faudrait pas que certains profitent de cette affaire pour jeter le discrédit sur la lutte contre l'antisémitisme dans son ensemble". "Si les politiques et les médias ont réagi aussi vivement, c'est qu'ils savent qu'un tel scénario d'horreur est malheureusement plausible".
Les politiciens:
- "L'émotion qu'a déclenchée cette information
réelle ou virtuelle est une émotion authentique", Jean-Pierre
Raffarin, Premier ministre.
- le député socialiste Strauss-Kahn a indiqué qu'une
version différente des faits initialement énoncés "ne
changerait rien au fait que c'est la dixième ou vingtième
agression de ce genre".