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Réponse à des questions fréquentes, sous forme d'étude par Yehoshua Ra'hamim Dufour
Cette page sera en évolution continue.
Question : sur quoi se base-t'on pour attribuer le nom à un enfant juif ? 1er cas, pour honorer un Sage que l'on remercie.
2e cas, pour honorer le grand-père ou la grand'mère
3e cas, pour orienter le destin que D.ieu manifeste déjà
4e cas, pour réorienter le destin quand s'y révèle
un obstacle majeur
Question : Le changement du nom de Yitro dans la Torah. Dans le deuxieme livre de Moshe ( Les Noms) le nom Reouël se transforme en Jetro (ioud tav reich vav).Pouvez-vous me donner une explication quant à ce changement radical de nom ? En vous remerciant d'avance, recevez mes salutations distinguées. (Signature) Réponse La réponse à votre question se trouve dans le middrache
Rabba sur Chémote, ch. 27, 8.
Pour comprendre le sens de ces changements de noms, reportons nous à
notre étude ci-dessous sur le nom de Yehoshua.
Question : Le changement du nom de Yehoshua dans la Torah. Dans la paracha Chéla'h lékha (Bemidbar 13, 16), il est dit : Moché nomma Hochéâ Bin-Noun : Yéhoshua . Or dans la paracha Behaâlotkha, ce dernier portait déjà ce nom : vayaâne Yéhoshua Bin-Noun mécharéte Moché mibbéhourav... ; et l'explication que l'ordre chronologique des parachiyotes n'est pas respecté ne me satisfait pas. Merci de me répondre. (Cette question m'a été posée dans le Groupe de discussion du site The Sephardi Connection) : Réponse 1. Votre question porte sur les versets Bamidbar 13, 8 ("pour la tribu d'Ephraim, Hochea fils de Noun") et 13,16 ("Tels sont les noms des hommes que Moché envoya explorer la region. Moché avait nommé Hochéâ fils de Noun : Yehoshua"). Effectivement, reportons-nous aux chapitres qui précèdent celui-ci : les chapitres 17, ou 32 ou 33 de Chemote (l'Exode) et il est déjà nommé sous son nouveau nom Yehoshua. Donc la question est pertinente et remarquable. 2. C'est par les questions qu'on apprend le mieux. Elle vont nous fournir deux clefs de méthode. a) Plutôt que de donner une réponse sophistiquée, ou pleine de métaphores et de middrachim, nous devons faire comme Rachi : nous placer dans une méthode rigoureuse, comme nous le faisons sur le site chaque fois que je developpe la méthode de Rachi. Il faut regarder le contexte qui donne la solution ; nous aurons alors l'hypothèse que ce rappel du changement de nom a un sens par rapport à la question des explorateurs. b) il
faut aller chercher la source du commentaire de Rachi car son commentaire
n'est qu'un poteau indicateur ; il dit ceci sur le verset 13, 16 :
hitpallel âlav ya yochiakha meatsate meraglim
Rachi se base là sur les pages 34 a et 34 b du traité Sota du Talmud qui en traitent longuement. Il y est ajouté : "c'est pourquoi il est écrit : parce que mon serviteur Caleb a été animé d'un autre esprit". Cela nous montre que, pour réussir à ne pas tomber dans le travers des autres explorateurs, Hochéâ a reçu un élément supplémentaire, la lettre youd de son nom, et il est rappelé ici que c'est cela qui l'a sauvé. Pourquoi ? Il fallait qu'il soit protégé, comme son ancêtre Yossef reçut aussi le même youd pour être protégé. Le Targoum de Yonatane explique que l'humilité de Hochéâ aurait pu faire qu'il ne soit pas opposé aux autres explorateurs. Il est dit qu'il reçu cette lettre de la force du nom très élevé de Hachém qui en constitue la première partie, YA, porteuse des composantes du monde d'en haut. Il ne fallait pas moins que cela pour qu'il puisse faire face a la masse. On ne peut pas se sortir de ces situations par soi-seul, même celui qui serait doué, et même un Sage. J'ajoute pour faire comprendre : ainsi le juif ne fait pas seulement une libération nationale, il libère son identité nationale qui comporte à l'intérieur les lettres du nom de Hachém dans le nom yéhoudi (juif), de même que la terre d'Israël n'est aucunement une terre parmi toutes les autres ayant par hasard ce nom-là, elle a un nom qui signifie Chir El (chant de Dieu) : le programme à réaliser est informé par cela et porté par cela ; en être inconscient ne change rien : car c'est cette réalité qui porte réellement le peuple de générations en générations. Ainsi, le changement de nom a certes été fait auparavant, mais on nous rappelle qu'il visait ce moment-ci. De plus, cela est dit dans le verset où le mot employé est "vayiqra" : reportez-vous au commentaire de la paracha Vayiqra, sur le sens de ce mot, c'est un appel plein de tendresse, et vers quelqu'un, non pas "au sujet" de quelqu'un : ce qui se passe-là dépasse Hocheâ, et se situe dans la sollicitude de Hachém pour son peuple. Ainsi de chacun de nous et du peuple aujourd'hui. Il faut faire entrer en jeu, dans notre compréhension, ce partenaire essentiel de l'histoire. Et cela, dès le choix des noms juifs pour les enfants ou pour soi-mùeme quand on a à en choisir un. Rabbénou Hayim ben Âtar (voir le lexique) écrit dans son livre Or haHayim que Moché aurait pu prier pour son disciple sans changer son nom ; mais, immédiatement, selon la méthode du contexte, vous verrez que Moché parle du nom des autres explorateurs. Il voyait donc bien en chaque nom le programme qui allait se réaliser dans la dynamique des actes de chacun, et il vit qu'il fallait mettre en oeuvre dans le nom de Hocheâ tout le potentiel dont était implicitement porteur Hocheâ ; et il le met en valeur en ce moment de l'action. Et c'est pour celui-ci, muni de toutes ses forces face aux exigences de l'heure, qu'il se doit de prier, ce qu'il fait en ce verset. Voici ce que nous apprend la tradition : nous avons donc le devoir de prier pour nos proches et pour ceux qui ont des fonctions de responsabilités, et pour tous ceux qui ont un manque. Et, ce dont nous avons nous-mêmes besoin ne sera exaucé que si nous le demandons pour ceux qui en manquent. Celui qui ne le fait pas est nommé "un pécheur".
Question : le nouveau nom, un coup de pouce ? (nouvelle question posée par le même lecteur) Le changement de nom dans la tradition biblique produit un changement
de cause à effet : dans le cas d'Abraham, par exemple, le changement
a lieu après une série d'épreuves et ce changement
est définitif.
D'autre part, devrait-on voir là un enseignement valable pour les générations de l'exil et la nôtre ? Cela serait certainement en accord avec la position de Nahmanide, pour qui Israël est un commandement, et non un choix. Une opinion que d'autres sages ne partageaient pas. Réponse Votre réaction nous fait parvenir à l'éclairage
particulier de chacun, ce que l'on appelle le niveau middrache qui
est comme 600.000 étincelles ou interprétations toutes vraies
et différentes. Effectivement, ce changement de lettre dans
le nom de Hochéâ-Yehoshua nous montre que la présence
divine exerce une protection et une action positive qui dynamise l'homme
sur sa trajectoire.
Ainsi, nous voyons ces coups-de-pouce continus donnés par le Ciel. Et les prophètes rappellent toujours au peuple cette assurance fondamentale que Hachém mènera son projet jusqu'au bout ; j'ai traduit cette pédagogie en images sur le site Modia : - première phase : le don de la création où le
traité 'Houline nous explique que le bleu est continu depuis
la réalité de la mer jusqu'au bleu du ciel, et jusqu'à
la pierre de saphir bleu qui est devant le trône de la gloire. Cela
est expliqué dans le commentaire de la paracha.
- deuxième phase : sous cette création; j'ai placé le logo Modia constitué de la Torah car elle vient nous apprendre le mode d'emploi de cette création, - troisième étape : si vous cliquez sur l'image centrale de la création, vous verrez s'ouvrir les phases des prophètes qui expliquent que la présence de Hachém parmi nous et parmi Sa création fera réussir l'un et l'autre jusqu'au bout. Et cela est dit de la lune comme symbole. Je vous laisse aller regarder cela et y lire les phrases des prophètes. Ainsi votre remarque et vos questions ont fait expliquer ces grandes choses. Votre étonnement de voir le nom completé et, ensuite, évoquer à nouveau le souvenir de l'étape dépassée (Hochéâ) est aussi developpé dans le Middrache Rabba de Chémote (6, 1) : La lettre youd est allé protester encore en disant : "si
je suis ainsi supprimé, est-ce que toute la Torah ne risque pas
d'être un jour supprimée ?"
Ainsi, les pertes apparentes nous sont expliquées par la Torah comme des gestations pour le bénéfice de l'homme et de la femme. Revoyez aussi, en ce sens, sur le site Modia, cette image de la lune ouverte en cliquant sur le rond central de la page d'accueil, et ce qu'en dit le prophète Isaie dans les versets qui entourent l'image. Yehoshua Ra'hamim
Question : comment se fait aujourd'hui le changement de prénom ? Je
Question : le prénom Yael Je voudrais vous demander la signification du prénom YAEL. Merci de me répondre. Réponse Ce mot, transcrit en français pourrait faire croire qu'il est composé de 2 noms de Dieu (comme dans alelou"ya" et "el") mais l'écriture est différente, YAEL est composé de trois lettres : iêl (youd, ayine, laméd). C'et le nom du bufflon (nom scientifique : capra beden), cette sorte de forte chèvre courte sur pattes avec deux immenses cornes recourbées vers l'arrière et qui vit dans les montagnes qu'elle escalade et descend à toute allure. C'est un animal de pureté, force, beauté et non agressif. Et on les voit se servir de leur cornes dans les jeux de la période des amours. Mais c'est surtout le nom donné, à partir de tout cela, à une femme qu'on aime, (comme on dirait en français "ma gazelle, ma biche", etc.) Voyez Michlé, Proverbes 5, 19. On voit ce nom porté par des personnages du Tanakh (Chofetim,
Livre des Juges chapitres 4 et 5).
Comme chaque nom est aussi lié à un verset qui commence
par sa première lettre et se termine par sa dernière lettre,
voyez le verset des psaumes 119, 16. On dit son propre verset avant de
terminer la prière dite âmida (ou des 19 bénédictions
que l'on dit 3 fois par jour), pour ne pas l'oublier en liaison avec ce
que Haqqaddoche Baroukh Hou nous demande pour accomplir tout notre destin
et bien connaître tout notre nom, ce qui veut dire toutes nos potentialités
et les réaliser avec son aide.
Yehoshua Ra'hamim
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