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pour notre terre
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D'autres formes plus légères de bleu. Qu'en dites-vous de vivre
dans ces couleurs?
Et les immenses et géantes explosions d"un rouge presque indécent
dans sa joie, son rire et sa louange:
C'est l'image du bonheur qui nous est proposé, à pleine gerbes.
Imaginez-vous que vous étudiez dans ce cadre où je travaille
depuis 1984.
Nous aimons la terre d'Israël et remercions pour le cadeau reçu,
"donné" pour toujours,
le Jardin d'Eden n'est pas loin où Adam et le Créateur se promenaient
ensemble.
Les étudiants sont en petits groupes dans cette intimité douce
et heureuse.
On n'a aucun besoin d'ouvrir les informations. Lire les psaumes, certainement.
A d'autres heures, ces étudiants enfileront l'uniforme militaire mais,
pour l'instant, on est "dans"
ce qu'est la vraie terre d'Israël. Et eux et nosu les enseignants nous
sommes les mêmes invités
dans cette demeure intime.
Impossible de ne pas ressentir des émotions. Ce n'est
pas la morosité grise et pluvieuse
de certaines capitales où des Juifs continuent à se croire obligés
de persévérer.
Avons-nous jamais fait à quelqu'un ce cadeau que le Ciel nous a donné
en de tels arbres? Jamais.
Et quand nous devons étudier dans la froideur des mathématiques
ou de l'informatique,
même les palmiers raides deviennent fléche rayonnante vers le
ciel.
Vous ne le remarquez peut-être plus, déjà, on s'habitue
si vite au bonheur,
mais cet arbre est pétillant de multiples fleurs jaunes. Baisers riants
des heures de bonheur.
Et le coeur se pince, se noue et se retourne brusquement. Nous devenons soudainement
accablés:
est-ce bien dans cette beauté et ces mains posées ensemble entre
le Ciel et la terre
que se passerait le cauchemar de Juifs expulsés, simplement par un
Pharaon qui est venu passer
quelques heures en avion, après avoir détruit l'Iraq et l'Afghanistan,
et nous demande de donner
notre terre à ces mêmes terroristes qu'il détruit par
centaines et milliers sans aucun sentiments?
Non, ce n'est pas possible, c'est un mauvais rêve. Pas chez nous, pas
par nous, pas sur notre terre.
Vous délirez.
Nous savons ce qui s'est passé dans le monde et ici il y a quelques
années. On nous expulsait effectivement.
Voici ce que les Arabes ont fait entre 1948 et 1967 dans la vieille
ville de Jérusalem
quand Tsahal n'était pas là pour protéger : les Juifs
habitaient ici sur cette belle terre d'Israël et un jour,
le gouvernement de l'époque (jordanien) a fait savoir à ces
habitants qu'ils devaient partir,
voici les dernières heures avant la liquidation de leur implantation
juive.
et voici ce qui est resté le lendemain.
Je n'oublie pas que leurs familles furent toujours, en tous siècles,
expulsées de France, d'Espagne, d'Angleterre, de Pologne, de Russie,
d'Afrique du Nord, etc au cours des âges. Et ce matin, dans ma réunion
de travail, je viens de rencontrer un professeur en Fac qui a fait ses travaux
sur la Choa, et j'ai été à la librairie acheter un livre
de photos sur la destruction du Ghetto de Varsovie. Je comprends pourquoi, bien
sûr: j'ai acheté aussi le journal Maariv et Yehiyote aharonote
et les pages sont pleines de photos de Juifs sur la terre d'Israël que
l'on expulse aujourd'hui même pour, encore une fois, détruire leurs
habitations. Parmi mes arbres en fleurs, monte une souffrance réelle,
et double ou cent fois pis car, cette fois, c'est un gouvernement juif qui les
expulse de cette terre, de leur terre sur laquelle ils vivent dans la Torah,
celle d'Israël.
Et cela devient un cauchemar insupportable comme lorsque Moché n'en croyait
pas ses yeux et ses oreilles devant le Veau d'or ou la révolte de Qorah
et tombait abattu sur le sol.
Au restaurant, en mangeant, je lis le journal, l'un et l'autre, c'est la même
chose: on voit les photos des hommes s'asseyant devant les engins des destructeurs
pour les arrêter. On n'a pas envoyé des ouvriers du batiment pour
contraindre ces Juifs, mais l'armée comme s'ils étaient "des
ennemis". Trop trop de souffrance. Des jeunes filles, le visage torturé
implorent le ciel en lisant des psaumes. En première page de Yédiyote,
photo remarquable de AP, d'une petite fille de cinq ans, elle porte une pierre
aussi grosse qu'elle devant les pneus d'un véhicule destructeur pour
défendre sa maison. C'est nous cette fille: notre scandale,nous force,
notre innocence, notre amour. Voilà une vraie juive, Myriam, Judith,
Devora en chaque fille vivant ici comme un maillon dans la chaîne depuis
le Sinaï et jusqu'à la réussite de notre histoire.

Cette fille ne lance pas de pierre, ne hait pas, elle est simplement construisant
et ne cède pas devant la force de l'uniforme qui lui enlève la
pierre mais pas la volonté. Nouvelle photo remarquable de Plus 90 dans
Maâriv. Nous la faisons connaître.
En un instant passe en notre souvenir, l'image de ce petit garçon impuissant;
cette petite fille en a fait la conversion mais nous sommes encore loin du bonheur.
Et je vois les images terribles: cette fois ce ne sont pas les Français,
ni les Polonais, ni les Allemands, ni les Jordaniens, ce sont des Juifs qui
ont réduit à cet état la maison familiale de Juifs sur
la terre d'Israël pour qu'ils partent de là.
Voici Madame Ouzeri devant ce qui lui reste de sa maison. Et ce n'est pas le
Roi de Jordanie qui lui a fait cela, ni les Cosaques, ni les SS. C'est nous.
Voilà la douleur.



Il n'y a pas de politique là-dedans.
C'est un jour de "drame dans l'histoire juive" que l'on se comporte
ainsi sur la terre d'Israël.
Comment cette présence divine et d'amour ne se rebellerait-elle pas?
Quelle excuse peut-il y avoir?
S'il y a une différence avec ces images de la vieille ville de Jérusalem
après le passage des Jordaniens

l'insoutenable est encore plus grand, c'est qu'il s'agit de Juifs envers des
Juifs.
A Auschwitz, on disait: "le travail vous rend libre". Ici, aussi horrible,
on appelle cette infamie fraternelle: "processus de paix" ou "feuille
de route".
Sans aucune pudeur devant le cynisme des mots et de la cruauté.
Et cela sur la terre d'Israël qui est un sanctuaire qui n'appartient à
personne si ce n'est au Créateur
et qui y héberge les Juifs à qui Il l'a donnée, comme le
dit Rachi dans le premier commentaire de toute la Torah,
mais afin qu'ils s'y conduisent en respect et selon la Torah.
Tristesse sans limite.
Je n'ai AUCUNE agressivité envers le gouvernement, ce sont des membres
de ma famille,
je suis de ces sentiments des fleurs rouges, bleues et jaunes qui sont autour
de moi,
mais je suis très très très triste qu'ils soient "capables"
de faire cela.
Nous qui étudions et essayons sans cesse de découvrir la Torah,
et notre peuple et de le vivre,
il y a une chose que nous n'avons pas le droit de faire, jamais:
C'est nous détourner et dire: "c'est de la politique, je voudrais
écouter et lire des études sur la Torah, et on est de plus en
plus dans la politique". Il est INTERDIT de dire cela car c'est là
dedans que la Torah est écrite aujourd'hui comme dans les texte. Les
prophètes le disaient, le criaient. Ils annonçaient que le Temple
serait détruit et les Juifs emportés en exil s'ils continuaient
à étudier et prier sans faire face selon la Torah à la
vie qui se passait sur la terre d'Israël.JE vous en supplie, voyez tout
cela comme la Torah aujourd'hui de même que vous lisez la Haggadah de
Pessah ou l'histoire d'Esther. Ce n'étaient pas des films, mais la réalité
comme aujourd'hui. La Torah n'est pas dans les cieux mais ici.
Cela sur une terre qui est tellement miracle, où la moindre graine se
transforme en arbre gigantesque fleuri comme vous le voyez par toutes les photos
de preuves que je vous donne sur le site. Comment ne pleurerait-on pas!. Si
nos tripes ne réagissent pas de douleur, c'est cela qu'il faut traiter
d'urgence et analyser. On comprend soudainement les interpellations et les pleurs
et les colères du Ciel dans les paroles des prophètes, ou les
disparitions soudaines de la présence du Ciel qui nous abandonne parfois
à notre misère. Car nous allons vraiment trop loin.
Et croyez bien qu'il n'y a en moi, en tout cela, que ce que j'ai dit: rien de
politique, rien d'agressif. Je vous dois de l'expliquer: depuis mon alyah en
1983, je n'ai jamais appartenu à aucun groupe ou parti politique en Israël,
ne suis allé à aucune manifestation. Professionnellement, j'analyse
la psychologie de ce qui se passe, simplement pour aider. Dans la Torah, j'essaie
de comprendre et de placer l'action dans son axe. Et dans le comportement, seraient
témoins beaucoup que j'ai subi plus de préjudices que je ne suis
capable d'en faire à autrui quand il faut se défendre pour vivre.
C'est même mon problème. Tout ceci, uniquement, pour enlever ces
questions éventuelles et se placer uniquement face à l'intolérable
fraternel et à la première action en Israël d'une telle violence
que l'on déplore dans l'histoire contre les Juifs et que l'on nomme ailleurs
antisémitisme et pogromes.
Non, il y a déjà eu deux autres faits intolérables entre
nous dans l'histoire récente d'Israël: quand le gouvernement de
gauche a tiré sur les Juifs du paquebot Altaléna et en a tué
plusieurs pour des divergences politiques, et quand un juif ayant des idées
politique de droite a tué sur un autre Juif qui était Chef du
gouvernement. Trois actes aussi lamentables.
Voilà, simplement, amicalement, je vous ai fait vivre quelques heures
en Israël. Dans la présence et la Torah.
Et je n'oublie pas les Arabes. Autour de nous passent des étudiantes
arabes qui parlent en arabe. Les unes semblables extérieurement aux israéliens
et israéliennes. D'autres, ostensiblement pudiques sous leur foulard
et les vêtements couvrants et regardant avec un mépris souvent
compréhensible des étudiantes qui s'exhibent comme si elles étaient
en maillot au bord de la mer. Cela fait mal aussi parfois. Mes étudiants
arabes se savent compris et respectés et ils entendent que j'ai fait
ce qu'il faut pour être capables de leur enseigner les méthodes
psychothérapiques en tenant compte des paramètres psychologiques
et culturels de leur peuple et de leur religion.
Nous n'aurons aucune solution avec eux tant que nous ne serons pas notre Torah
connue et vécue et sincère.Pourquoi?
J'ai lu le Coran et ses commentaires, en arabe, et en vivant tous ces événement
fous, je pense souvent à la 18e sourate, celle de la caverne qui parle
ainsi de nous:
"Ils n'en ont aucun savoir, pas plus que leurs ancêtres. Quelle énormité
sort ainsi de leurs bouches puisqu'ils ne disent que des mensonges. Peut-être
vas-tu te tuer de chagrin à leur suite s'ils n'ajoutent pas foi à
ce discours. Nous avons fait de ce qui est sur terre une parure pour elle (c'est
bien ce que nous voyons autour de nous)".
Et dans le verset 104 de la sourate précédente du voyage nocturne
il est dit: "Nous avons dit après lui (Moché) aux fils d'Israël:
habitez la terre (la dispersion des Juifs) et lorsque la vie finale (le monde
à venir) arrivera à son terme prédestiné, nous vous
ferons venir en groupes hétérogènes".
Et je vous montre le commentaire du Dr Salah Ed-Dine Kechrif publié en
1984 à Beyrouth sur ce dernier mot : "le mot veut dire une masse
de gens d'espèces diverses où se cotoient les bons et les mauvais
et les races les plus variées. Dans ce verset vraiment prophétique
puisqu'il est bien dit 'après Moïse', le lieu de fixation des fils
d'Israël n'est pas précisé. Il est simplement désigné
par 'la terre'. Cela peut dire aussi bien signifier toute le terre et c'est
la diaspora qui a fait que pas un seul pays au monde n'ait pas sa minorité
juive. Cela peut désigner aussi l'Etat actuel d'Israël qui annonce
en même temps, toujours d'après ce verset, que la fin du monde
n'est plus très lointaine. Sans être nous-même prophète,
tout porte à croire que cette terre n'a plus bien longtemps à
vivre. N'est-il pas remarquable que cet Etat d'Israël soit peuplé
de tous les spécimens de la race humaine et que le verset nous parle
de 'groupes hétérogènes'. Or, au temps de Moïse, les
Juifs formaient une race homogène." (Fin de la citation du Dr Salah
Ed-Dine Kechrif, sans en avoir modifié un seul mot).
Je pense à tout cela dans ces douleurs et ces joies. Simplement pour
dire que si nous vivions selon ce que nous sommes, nous recevrions ipso facto
le respect de tous les peuples car la preuve de la Présence serait flagrante
dans notre peuple. Et si les ennemis se manifestaient encore, ils seraient supprimés
comme je vous le disais hier : "pour découvrir cela, lisez dans
le Second Livre des Chroniques les versets 31,20 a 32,23. C'est clair et net.
Et le bonheur de tous assuré".
Etudier, étudier voilà notre solution et vivre ce que nous découvrons.
Sans peur.
Dans le bus qui me ramène à Jérusalem, je regarde les images
aussi émouvantes du Ghetto de Varsovie dans le livre Guiborim "Héros
et désespérés" . Nos frères juifs d'alors sont
l'exemple de ce que nous vivons: le bonheur d'être-qui-nous-sommes comme
un peuple qui a reçu tout cela, et douleur de ce que l'on nous impose
en ce moment et qui traduit le manque d'éducation de notre peuple sur
son identité. Mais toujours le bonheur domine, comme dans cette photo
de ce combattant juif du Ghetto devant les ennemis qui venaient de le capturer.
Et nous serons fidèles à ce sourire même dans la douleur
car l'erreur ne gagnera jamais très longtemps. Ils penseront que nous
levons les bras par défaite alors que nos doigts chantent et dansent
même à l'heure des horreurs.
Il vit en nous ensemble le Gardien d'Israël. Et nous attendons le bonheur
promis.

La prière pour la terre d'Israël, selon
le Roi David
Lisez le psaume 85.
Au niveau du sens littéral, il répond exactement aux besoins de
l'heure et des intelligences et des coeurs ; retour à l'idéal
ancien, regret des fautes, pardon, confiance en la bonté devant la colère
méritée, supplication envers Celui qui seul peut nous améliorer
et nous faire revenir à la vraie vie, appel à la tendresse, confiance,
et alors seulement (contrairement aux programmes politiques de bas niveau),
se réalise le paysage des idéaux vantés ; car nous serons
en Sa présence, et alors Il agira.
Mais aussi, ceux qui ont accès aux enseignements profonds de la tradition y trouveront sur chaque mot des synthèses lumineuses et pleines de force.
Voici notre traduction :
1. Au chef des chantres, par les fils de Qora'h. Chant.
2. Tu as voulu, Hachém, Ta terre, Tu es revenu vers les restes
de Yaâqov.
3. Tu as enlevé le péché de Ton peuple, tu as couvert tous
leurs péchés, pour toujours.
4. Tu as contenu toute Ton indignation, Tu es revenu sur Ton mouvement de colère.
5. Fais-nous revenir, D.ieu de notre salut, retire Ta colère de nous.
6. Seras-Tu pour toujours irrité contre nous ? Feras-tu durer Ta colère
de génération en génération ?
7. Est-ce que Toi Tu ne reviendrais pas pour nous faire revivre ? et Ton peuple
se réjouira en Toi .
8. Fais-nous voir, Hachém, Ta bonté, et Ton salut Tu nous
le donneras.
9. J'écouterai ce que prescrira le D.ieu, Hachém, car il
décrètera la paix vers Son peuple et vers ceux qui le révèrent
de tendresse. Et ils ne reviendront plus vers leurs stupidités.
10. Mais Il est près pour ceux qui Le craignent Son salut, pour qu'habite
Sa gloire dans notre pays.
11. Amour et vérité se sont rencontrés, justice et paix
se sont embrassées.
12. Vérité de la terre jaillira, et la justice depuis les cieux
brillera.
13. Oui vraiment, Hachém donnera tout ce qui est bon, et notre
terre donnera sa moisson.
14. Justice devant Lui se tiendra et mettra en route Son action.
(le texte suivant comportant des lettres saintes, ne le déposer que dans
un lieu respectable)

Aidons-nous les uns les autres, en réciprocité.
Merci de ces heures ensemble.
Soyez indulgents aussi, ce n'est pas facile de se confier ainsi, dans le déroulement
des instants, sans la précision prudente.
Et pour pour que nous avançions, utilisez les textes de Modia pour les
partager avec d'autres, communiquez les adresses des pages à vos amis.
Revenons aux belles photos des arbres fleuris. Ils parlent dans beaucoup de
psaumes de louanges.
La délicatesse de cette présence que l'on touche ici en Israël,
j'ai essayé de vous
la traduire dans le poème Délicatesse (lien ici).