AIMER en connaissant toutes les édotes
(communautés d'origine)

et leur beauté

par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
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Cette page est dédiée à mes nombreux et chers amis des communautés diverses.
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Voici l'essentiel: l'accueil vrai.
Ici, des Juifs originaires d'Ethiopie se montrent à nous tels qu'ils sont:
fraternels entre eux, unis, semblables, aimant Jérusalem, aimant dans les couleurs que le Créateur leur a données comme part de Son image, et accueillant les autres qui vont venir aussi à Jérusalem.

Voilà une êda qui apporte en Israël et à Israël sa douceur et son sens de la dignité, de la pudeur vestimentaire (tsénioute), de la majesté placée en nous par le Créateur. Ils apportent des qualités que la plupart des autres n'ont pas. Reconnaissons-le et apprenons d'eux.
Cette image est une fine broderie qu'ils ont faite. Voyez les détails.




Les Juifs originaires d'Alsace étaient majoritaires en France jusqu'à la déportation puis l'arrivée des Sépharades d'Afrique du Nord. Mais on les trouve aussi bien en Israël qu'en Argentine où beaucoup, prudents comme ils le sont, ont fui en 1870 pour ne pas devenir Allemands. Ils sont amicaux, aimables, serviables, et sont différents des très sérieux yéké. Ils ont les qualités simples et belles de cette 'hanoukia d'étain du 18e siècle. (Notre grande amie, Rina Neher, aujourd'hui zal, nous avait offert de photographier sa collection de 'Hanoukiotes pour les faire connaître des lecteurs de Modia. Elles ont été offertes au Musée de Heikhal Chélomo à Jérusalem par ses héritiers).

Certes, ils n'ont pas vécu au soleil de l'Afrique sous les youyous
mais plutôt dans le décor des illustrations d'Alphone Lévi.
Ici la birkat lévana, bénédiction de la lune.

Ils gardent un attachement viscéral à leur Alsace natale qui apparait sans cesse dans leurs phrases.

Cette coupe d'une famille Lévi alsacienne rend bien leur sens du service et de l'aide communautaire qui les caractérise.


Dans un siddour alsacien de 1800 réalisé alors par les rabbins des villages entourant Strasbourg et Francfort, j'ai été surpris de découvrir des extraits du Zohar, lé chém yi'houd, etc, comme dans les siddourim sépharades. On était loin de la sécheresse du Rinate Israel qu'ils utilisent maintenant. Je m'en suis ouvert au Rav André Neher qui connaît bien l'histoire de sa communauté et de cette région. Il m'a dit qu'il est évident que les Juifs alsaciens avaient ces mêmes caractéristiques avant la fermeture dûe à la discipline qui est tombée sur eux après les affaires de Shabbataï Tsvi et des dérives sexuelles du frankisme puis le rationnalisme scientiste du 19e siècle, mais, pour lui, toute cette contraction n'est pas la véritable âme du Juif alsacien. Il en était d'ailleurs la preuve.
Un excellent site du judaïsme alsacien fait connaître ces traditions.


La délicatesse, la science de la Torah et la dignité des Juifs du Yémen
Nous l'illustrerons pas deux images.
Ce collier féminin qui traduit parfaitement leur spiritualité et leur respect.
En même temps que leur science de transmuter le moindre objet en beauté.



Voyons le détail et la finesse du travail:


Et pourtant, probablement vexés de ne pas avoir leurs qualités,
on les a discriminés. Avec sa gentillesse non agressive, cet enfant dans une protestation déclare sur sa banderole: "Pourquoi nous avez-vous fait cela?". Rien de plus, pas de haine, pas de brisure.

L'admiration est un devoir envers eux.
Ils portent la Torah depuis toujours avec une fidélité exemplaire.


Voici avec quel art les Juifs d'Iran sont capables,
de manifester la beauté, l'harmonie et la perfection du Chabbate
Voici un kos de kiddouche, la coupe pour dire la bénédiction le Chabbate:

C'est le Jardin d'Eden qui est gravé dessus à la main avec des nuances incroyables dans le relief.

Et, au microscope, on perçoit davantage encore:

Ce n'est pas une nuance technique c'est un sens de la nuance,
de l'exactitude et de la vérité chez ces hommes.
Un travail "lé chem chamayim", pour l'amour du Ciel, en direct.
Voilà tout ce que nous pouvons admirer chez ces Juifs différents de nous.
Au lieu des poncifs négatifs sur chaque communauté,
projeter ces qualités sur eux quand nous les rencontrons.


Incompréhensible, le dédain de certains -les mêmes qui aujourd'hui encore,
n'ont qu'une obsession de livrer le pays et de l'abandonner à l'ennemi au pris de tant de victimes.
Incompréhensible ce dédain envers les Sépharades qui comportent les plus grands noms
de toute la tradition étudiée par toutes les communautés.
Et ces Sages étaient souvent de brillants hommes d'affaires ou médecins, poètes, grammairiens, etc.
Incompréhensible, est le seul qualificatif qui s'impose.

Je ne qualifierai cette communauté que par trois images:

Un sceau de juge rabbinique marocain de Ribbi Moché ben Yit'haq Der'i (1774-1842) qui symbolisera cette compétence suprême dans la Torah.

L'image de Ribbi Yaâqov Abou'hatséra, qui résume les qualités de nombreux rabbins de cette communauté qui n'avaient pas passé un examen sur quelques parties de la halakha mais recevaient la sémikha pauce qu'ils étaient également au sommet de la compétence dans la cachroute, du rôle de mohel, de halakhiste, de commentateur de la Torah à tous ses niveaux jusqu'à la caballe, et cela dans la simplicité.


La troisième image est celle d'un Sage actuel de cette lignée de qualité, R. Chalom Messas, zal, reconnu unanimement comme ayant aimé avec la même égalité tout Juif de toute fonction et de toute communauté:


Mais voici la 'hanoukiate marocaine typique qui peut avoir des dimensions plus grandes:

Toujours les oiseaux au sommet, les fenêtres typiques.



Une communauté est nommée, parmi beaucoup d'autres, par le Ari au début de son ouvrage comme indispensable pour manifester les portails de la prière et de la présence. C'est celle des Juifs d'Italie, comme il parle de ceux de Catologne, etc. Je l'indique pour sortir de la séparation qui n'a aucun sens en deux catégories: les Achkénaes et les Sépharades alors qu'il y a une multiplicité de communautés différentes depuis des siècles ou des millénaires.
Voilà une communauté qui existait déjà au temps du Temple, qui a subsisté. Elle a manifesté des qualités uniques pour la diffusion de tous les livres juifs des autres communautés, et s'est manifesté par un sens esthétique remarquable dont je vais donner quelques exemples.
Ce Arone ha qodéche qui est dans la Synagogue sépharade à Jérusalem


et ces 'hanoukiotes italiennes du 18e et 19e siècle, quotidiennes mais qui gardent les mêmes perfections, et que j'ai pu photographier grâce à l'amabilité de différentes personnes que je remercie pour vous car ils m'ont permis de rassembler ainsi un ensemble pour cette page.


Ici on voit mieux le geste de Aharone, et les deux colonnes du Temple.

Celle-ci appartient probablement aussi à une famille Lévi:
On discerne mieux ici la qualité et finesse du travail:


L'élégance majestueuse:

Toujours la coquille du 18e mais légère.

Et dans certaines régions la forme triangulaire reste modeste,
comme certaines 'hanoukiotes, curieusement du Sud marocain, Rissani.




Souvent, la droiture devient perfection et n'a aucunement besoin des fioritures.
Nous sommes à la fin du 17e siècle. Et ce sont les deux colonnes de Yakhine et Boaz.
Ainsi nous sommes face au Temple:




Certaines ont voulu garder le dessin présent sur l'arche de Titus.


Tout ceci uniquement pour rencontrer et apprécier la beauté de ces Juifs d'Italie.
Que nous puissions ainsi, en chacun rencontré, penser à la tradition si riche et noble
qu'il porte en lui et dont il est le véhicule aujourd'hui.
A nous de le découvrir derrière l'uniformité du vêtement contemporain.
Et pour mieux se former à cette découverte,
je vous invite à ouvrir les liens qui sont sur
la page des différentes communautés, ici.

Ne voyez pas des objets,
voyez les êtres qu'ils expriment
et qui sont les étincelles de l'unique âme commune qui nous rassemble
et qui est à l'image des qualités du Créateur.
Ne jamais faire de ces objets, des matières pour musées.

A vous de développer vos amitiés dans TOUTES les communautés.

Continuer cette étude sur la page de la fraternité.


 
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